Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) auraient intensifié l’usage de drones d’attaque de type Wing Loong II dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon plusieurs sources sécuritaires, au moins trois appareils auraient été acquis entre décembre 2025 et janvier 2026. Leur déploiement se serait intensifié depuis la proposition de cessez-le-feu formulée le 18 février sous l’impulsion du président angolais João Lourenço.
Un drone de combat longue endurance
Le Wing Loong II, conçu en Chine, est un drone MALE (moyenne altitude, longue endurance) capable d’emporter jusqu’à 500 kg de charges, incluant des missiles guidés.
Parmi ses caractéristiques généralement avancées :
- une autonomie pouvant atteindre environ 30 heures de vol ;
- une vitesse maximale avoisinant les 370 à 400 km/h ;
- une capacité d’opérer à haute altitude, hors de portée de certaines défenses anti-aériennes classiques ;
- des frappes de précision grâce à des systèmes de guidage embarqués.
Ces drones sont utilisés par plusieurs pays en Afrique et au Moyen-Orient dans des contextes de lutte contre des groupes armés.
Intensification des frappes et inquiétudes humanitaires
D’après des sources locales, les frappes viseraient des positions supposées de l’AFC/M23. Toutefois, des organisations humanitaires et des acteurs locaux font état de victimes civiles dans certaines zones touchées, ce qui alimente les inquiétudes quant aux risques collatéraux.
À Kinshasa, certains cercles sécuritaires estiment que l’introduction de ces drones renforcerait significativement la capacité de projection et de frappe des FARDC, modifiant l’équilibre tactique sur le terrain. Cette perception d’une supériorité militaire accrue pourrait expliquer l’intensification des opérations observées ces dernières semaines.
Un contexte diplomatique fragile
Malgré les efforts de médiation régionale et internationale, notamment angolais, les combats se poursuivent sur plusieurs fronts dans l’est du pays. La montée en puissance des moyens aériens intervient dans un contexte où les négociations restent officiellement à l’ordre du jour, mais semblent fragilisées par la dynamique militaire en cours.
La situation demeure évolutive, avec des enjeux à la fois sécuritaires, humanitaires et diplomatiques majeurs pour la région des Grands Lacs.
Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online






















