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À la Une

À la UnePolitique

Un remaniement gouvernemental imminent en RDC : vers un exécutif resserré et plus inclusif

by admin9775 27 juillet 2025
written by admin9775

Plusieurs sources concordantes indiquent qu’un important remaniement ministériel est en préparation en République démocratique du Congo. Judith Suminwa devrait être maintenue au poste de Première ministre, mais à la tête d’une équipe gouvernementale plus compacte et plus inclusive.

Lors de ce qui semble avoir été le dernier Conseil des ministres de l’actuelle équipe, le président Félix Tshisekedi a exprimé sa reconnaissance aux membres du gouvernement. Selon des ministres présents, le chef de l’État a adressé ses « vœux de succès » à ceux qui seront reconduits et sa « gratitude pour les services rendus » à ceux qui quitteront leurs fonctions.

Cette restructuration gouvernementale s’inscrit dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement complexe. Une source proche de la présidence explique que l’objectif principal est de renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale tout en élargissant la base politique. « Le nouveau gouvernement sera plus resserré mais plus ouvert à différentes forces sociopolitiques du pays », précise cette source.

Des consultations préalables ont été menées dès mars dernier avec plusieurs formations politiques, bien que les principaux leaders de l’opposition n’y aient pas participé. Parallèlement, des appels se multiplient pour l’organisation d’un dialogue national sous l’égide conjointe de la CENCO et de l’ECC, afin de trouver des solutions durables aux multiples crises que traverse le pays.

Le président Tshisekedi, qui a déjà dépêché une délégation pour participer à ces échanges, attend désormais les conclusions finales de ce processus. Ces discussions pourraient influencer la composition du futur gouvernement, alors que la RDC fait face à d’importants défis sécuritaires dans l’Est du pays et à des pressions socio-économiques croissantes.

Les observateurs politiques s’interrogent sur le degré d’ouverture réel de ce futur gouvernement et sur sa capacité à répondre efficacement aux urgences nationales. L’annonce officielle du remaniement, attendue dans les prochains jours, marquera une étape importante dans la vie politique congolaise

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Violents combats à Kazinga et Showa malgré l’accord de Doha : les tensions persistent au Nord-Kivu

by admin9775 26 juillet 2025
written by admin9775

De violents combats ont éclaté ce samedi dans la localité de Kazinga, située dans le secteur d’Osso Banyungu au territoire de Masisi, opposant les rebelles de l’AFC/M23 aux combattants wazalendo. Ces affrontements surviennent en violation flagrante de la déclaration de cessez-le-feu signée à Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles.

Selon des sources sécuritaires locales, la situation reste particulièrement tendue dans la région.

En effet, après avoir repoussé les rebelles jusqu’à Bukombo vendredi, les combattants de l’APCLS (Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain) dirigés par Janvier Karairi ont dû abandonner leurs positions à Showa ce samedi matin face à une offensive rebelle renforcée. Les wazalendo se sont repliés vers Ngesha et Burora après plusieurs heures d’échanges de tirs nourris.

Showa, localité stratégique comprenant trois villages (Showa, Muhondo et Changara), représente un enjeu majeur dans ce conflit qui persiste malgré les engagements de paix. Les observateurs notent avec inquiétude que les armes continuent de parler dans la région alors que les signataires de l’accord de Doha s’étaient engagés à un cessez-le-feu immédiat et permanent.

Selon plusieurs sources locales, les combats ont débuté vers 1h du matin et se sont poursuivis jusqu’à 16h, notamment dans les localités de Luke et Katobotobo. Les rebelles auraient avancé jusqu’aux abords du village de Ngululu, désormais vidé de ses habitants qui ont fui en direction de Humura. La société civile locale, rapporte que des civils ont été tues et d’autres blessés Dautres affrontements ont été rapportés dans le groupement Nyamaboko 1. Dans cette zone, les éléments du M23 auraient pris le contrôle des villages de Mulema et Katahandwa (groupement Buabo), ainsi que Shoa dans le groupement Banyungu.

Cette nouvelle escalade militaire soulève des questions sur l’efficacité réelle du processus de paix et la volonté des belligérants de respecter leurs engagements. Les populations civiles, prises au piège de ces affrontements, subissent de plein fouet les conséquences humanitaires de cette reprise des combats, avec des déplacements massifs et un accès limité à l’aide humanitaire.

Les autorités provinciales et nationales n’ont pas encore réagi officiellement à cette nouvelle violation du cessez-le-feu, alors que la communauté internationale suit avec attention l’évolution de la situation dans cette région instable de l’est de la RDC.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneEconomie

L’IGF et les PCA des entreprises publiques renforcent leur collaboration pour une meilleure gouvernance

by admin9775 26 juillet 2025
written by admin9775

Le Comité de direction de l’Inspection Générale des Finances (IGF) a reçu ce jeudi une délégation des présidents des conseils d’administration (PCA) des entreprises et établissements publics. Cette rencontre, initiée par les PCA eux-mêmes, visait à établir un cadre de dialogue permanent entre les acteurs clés du contrôle interne et externe dans le secteur public.

Un dialogue constructif pour une gestion plus efficace

La réunion a permis des échanges francs sur les défis communs liés à la gouvernance des entreprises publiques. Kayemba, PCA de la MIBA, s’est dit satisfait des discussions :
« Ce fut un échange de très haute qualité. Il était essentiel que nous clarifions nos rôles respectifs et identifiions les synergies pour renforcer la transparence et l’efficacité de la gestion publique. »

Complémentarité des contrôles interne et externe

Les participants ont insisté sur :

  1. Le rôle des PCA en tant que garants du contrôle interne et de la bonne gouvernance au sein des entreprises publiques
  2. La mission de l’IGF comme organe de contrôle externe essentiel pour la régulation financière
  3. La nécessité d’une collaboration renforcée pour prévenir les détournements et optimiser la performance

Vers une harmonisation des mécanismes de contrôle

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large visant à :

  • Améliorer la redevabilité des dirigeants publics
  • Standardiser les procédures de contrôle
  • Faciliter le partage d’informations entre institutions

Prochaines étapes : Les deux parties ont convenu de poursuivre ces concertations afin d’élaborer des guides méthodologiques communs et d’organiser des formations conjointes pour les administrateurs et inspecteurs.

Cette initiative marque une avancée significative dans la modernisation de la gestion des finances publiques en RDC, alors que le gouvernement accentue ses efforts pour lutter contre la corruption et améliorer la performance des entreprises d’État.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Léon Nembalemba « Papa Molière » libéré après audition au parquet de Kinshasa/Gombe

by admin9775 26 juillet 2025
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Léon Nembalemba, plus connu sous le surnom de « Papa Molière », a retrouvé sa liberté ce vendredi après avoir été entendu par les magistrats du parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe. L’ancien député national de la circonscription de la FUNA avait été interpellé plus tôt dans la journée lors d’une opération menée par des hommes en civil se présentant comme des agents des services de sécurité.

L’opération, bien que réalisée sans mandat apparent, a été ultérieurement validée par les autorités judiciaires comme s’inscrivant dans le cadre d’une procédure légale. Le procureur près le parquet de Kinshasa/Gombe a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire contre l’ancien parlementaire, précisant que « M. Nembalemba est poursuivi pour des infractions de presse clairement définies par le code pénal. La justice suit son cours normal, dans le strict respect des procédures ».

Les charges retenues contre « Papa Molière », surnommé également « Le Grand Nyawu », concernent principalement :

  1. Des déclarations publiques considérées comme diffamatoires à l’encontre d’institutions étatiques
  2. Des accusations portées contre des personnalités gouvernementales
  3. Des propos qualifiés d’outrageants tenus lors de rassemblements politiques

Ces faits, qui remonteraient à plusieurs mois, ont fait l’objet d’un examen approfondi lors de son audition. Bien que libéré, l’ancien élu reste soumis à la procédure judiciaire en cours. Ses avocats ont immédiatement fait part de leur intention de contester vigoureusement ces accusations, qu’ils qualifient de « tentative d’intimidation politique ».

Cette affaire intervient dans un contexte politique tendu, alors que plusieurs figures de l’opposition font face à des poursuites similaires. Les observateurs s’interrogent sur l’opportunité de telles procédures à quelques mois des échéances électorales, tandis que les autorités judiciaires insistent sur la nécessité de faire respecter la loi sans considération politique.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

Le CRP sensibilise les miniers aux nouvelles taxes sur les carburants industriels

by admin9775 26 juillet 2025
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Le Comité de suivi des prix des produits pétroliers (CRP) a mené une mission de sensibilisation les 23 et 24 juillet derniers dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba. Cette opération visait à expliquer aux entreprises minières les nouvelles dispositions de l’Arrêté interministériel sur la taxation des carburants utilisés dans le secteur extractif.

La tournée a débuté par des rencontres avec les responsables de la Gécamines à Lubumbashi, avant de se poursuivre à Kolwezi auprès des sociétés minières privées. Théodore Nana Mungiele, Conseiller en charge du suivi des prix administrés auprès du Vice-Premier ministre de l’Économie nationale, a souligné l’importance de cette démarche : « Notre objectif était de clarifier les modifications fiscales désormais intégrées dans les prix des carburants industriels ».

Cette initiative gouvernementale s’inscrit dans le cadre de la réforme visant à distinguer clairement :

  • Les carburants subventionnés pour la consommation domestique
  • Les carburants à usage industriel soumis à une taxation spécifique

Le CRP entend ainsi mettre fin aux confusions et assurer une application équitable des nouvelles mesures fiscales dans ce secteur clé de l’économie congolaise. Cette opération de vulgarisation marque une étape importante dans la politique de transparence et de responsabilisation des acteurs miniers, appelés à s’adapter aux nouvelles exigences réglementaires.

Les entreprises minières ont accueilli favorablement ces échanges, qui leur permettent de mieux comprendre le cadre fiscal applicable à leurs activités. Le gouvernement, par cette démarche proactive, démontre sa volonté d’accompagner les opérateurs économiques dans la mise en œuvre des réformes tout en garantissant l’équité fiscale.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UneMonde

La France va reconnaître l’État de Palestine en septembre

by admin9775 26 juillet 2025
written by admin9775

Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé sur son compte X, jeudi 24 juillet, que la France allait reconnaître l’État de Palestine en septembre prochain lors de l’Assemblée générale des Nations unies. La France deviendra ainsi la première puissance du G7 à prendre une telle mesure, que le groupe Hamas a qualifié d’« étape positive », alors que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a fustigé une décision qui « récompense la terreur ».

« Fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proche-Orient, j’ai décidé que la France reconnaîtra l’État de Palestine. J’en ferai l’annonce solennelle à l’Assemblée générale des Nations unies, au mois de septembre prochain. L’urgence est aujourd’hui que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue. La paix est possible », écrit le chef de l’État français sur les réseaux sociaux.

La France coprésidera alors avec l’Arabie saoudite une conférence internationale au niveau des chefs d’État et de gouvernement visant à relancer la solution dite « à deux États », palestinien et israélien. Depuis ce printemps, le président français avait plusieurs fois avancé cette reconnaissance. Elle devait initialement avoir lieu le mois dernier lors d’une conférence à New York avec l’Arabie Saoudite, mais le déclenchement de la guerre entre Israël et l’Iran l’avait conduit à renoncer. Paris avait également temporisé ces derniers temps, évoquant la difficulté de faire une reconnaissance unilatérale, en raison du statut de la France comme membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Avec cette décision, la France sera le premier membre du Conseil de sécurité à reconnaître l’État de Palestine.

« Il faut enfin bâtir l’État de Palestine »

« L’urgence est aujourd’hui que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue », a martelé le président français. Dans ce contexte, « il faut enfin bâtir l’État de Palestine, assurer sa viabilité et permettre qu’en acceptant sa démilitarisation et en reconnaissant pleinement Israël, il participe à la sécurité de tous au Proche-Orient », a-t-il ajouté.

En franchissant le pas de la reconnaissance, la France entend « apporter une contribution décisive à la paix au Proche-Orient » et « mobilisera tous ceux de ses partenaires internationaux qui souhaitent y prendre part », écrit également Emmanuel Macron dans une lettre adressée au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le ministre des Affaires étrangères français a déclaré que le Consul de la France à Jérusalem a remis une lettre du président Macron à l’Autorité palestinienne et que « la France procèdera à la pleine reconnaissance de l’État de Palestine en septembre. Le président de la République s’y est engagé, je confirmerai cet engagement à la tribune des Nations unies ce lundi », écrit Jean-Noël Barrot sur son compte X.

Depuis des mois, Emmanuel Macron avait évoqué l’hypothèse de la reconnaissance par la France d’un État palestinien, notamment en rentrant de sa visite en Égypte en avril où il avait dénoncé la situation humanitaire inacceptable à Gaza.

Dans l’espoir de faire bouger les choses et de mobiliser les partenaires internationaux d’ici septembre, Emmanuel Macron s’engage et ne pourra pas reculer. Ce, au moment où les négociations pour un cessez-le-feu à Gaza ont encore échoué et avant une conférence au niveau ministériel sur le sujet la semaine prochaine à New York.

Réactions palestiniennes et israéliennes

Le vice-président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Hussein al-Cheikh, a salué dans la foulée l’annonce de la France, remerciant le président français. « Cette position reflète l’attachement de la France au droit international et son soutien aux droits du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de notre État indépendant », a-t-il déclaré. Dans les rues, des Palestiniens ont déclaré à l’AFP qu’ils espéraient que d’autres pays suivraient désormais cet exemple.

Le Hamas a également réagi dans la soirée, y voyant « une étape positive dans la bonne direction pour rendre justice à notre peuple palestinien opprimé et soutenir son droit légitime à l’autodétermination », et appelant « tous les pays du monde – surtout les nations européennes et celles qui n’ont pas encore reconnu l’État de Palestine – à suivre l’exemple de la France ».

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a estimé que la décision de la France « récompense la terreur » et constitue une menace existentielle pour Israël. Il a déclaré dans un communiqué que cette initiative du président Macron « risque de créer un autre proxy iranien, tout comme Gaza l’est devenu », ce qui serait « une rampe de lancement pour anéantir Israël – et non pour vivre en paix à ses côtés ». « Soyons clairs : les Palestiniens ne cherchent pas à obtenir un État aux côtés d’Israël, ils cherchent un État à la place d’Israël », a-t-il ajouté.

Le vice-Premier ministre israélien et ministre de la Justice Yariv Levin a lui qualifié la déclaration du président Macron de « tache noire dans l’histoire française et d’aide directe au terrorisme ». Il a également déclaré que la « décision honteuse » de la France signifiait qu’il était désormais « temps d’appliquer la souveraineté israélienne » en Cisjordanie, territoire qu’Israël occupe depuis 1967.

Au moins 142 pays membres de l’ONU ont reconnu l’État palestinien

Les trois quarts des États membres de l’ONU reconnaissent l’État de Palestine, proclamé par la direction palestinienne en exil à la fin des années 1980, un acte diplomatique désormais réalisé par dix pays depuis le début de la guerre à Gaza. 

Selon le décompte et les vérifications de l’AFP, au moins 142 pays sur les 193 membres de l’ONU ont désormais reconnu l’État palestinien, en comptabilisant la France après l’annonce du président Emmanuel Macron. Ce n’est pas le cas de la plupart des pays d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, de l’Australie et la quasi-totalité des pays d’Océanie, du Japon ou encore la Corée du Sud, ainsi que d’une poignée de pays en Afrique et en Amérique latine.

Keir Starmer annonce un «entretien d’urgence» entre Paris, Londres et Berlin

Un « entretien d’urgence » entre Paris, Londres et Berlin se tiendra ce vendredi 25 juillet sur la situation à Gaza, a annoncé jeudi le Premier ministre britannique Keir Starmer. « Je tiendrai demain (vendredi) un appel d’urgence avec les partenaires de l’E3 (groupe qui rassemble la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ndlr), au cours duquel nous discuterons de ce que nous pouvons faire de toute urgence pour arrêter les massacres et fournir à la population la nourriture dont elle a désespérément besoin », a déclaré Keir Starmer dans un communiqué.

La situation à Gaza « a atteint un nouveau seuil critique et continue d’empirer. Nous assistons à une catastrophe humanitaire », a insisté le dirigeant britannique. Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin aux souffrances des plus de deux millions d’habitants du territoire palestinien, soumis à un blocus qui les prive d’une aide humanitaire vitale.

Paris, Londres et Berlin s’accordent « sur la nécessité urgente pour Israël de changer de cap et de permettre à l’aide dont Gaza a désespérément besoin d’entrer sans délai », a encore affirmé Keir Starmer. Il a également insisté sur le fait que l’existence d’un État de Palestine est « un droit inaliénable du peuple palestinien ». « Un cessez-le-feu à Gaza nous mettra sur la voie de la reconnaissance d’un État palestinien et d’une solution à deux États qui garantira la paix et la sécurité pour les Palestiniens et les Israéliens », a-t-il ajouté.

RFI

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À la UneSociété

Arrestation du coordonnateur intérimaire de la FRIVAO pour détournement de fonds

by admin9775 26 juillet 2025
written by admin9775

Bolukolo Osony Chancard, coordonnateur intérimaire du Fonds de Réparation pour les Victimes des Atrocités (FRIVAO), a été interpellé ce vendredi par la Cellule Nationale de Renseignements Financiers (CENAREF) dans le cadre d’une enquête pour détournement de plusieurs millions de dollars.

Selon des sources judiciaires proches du dossier, l’accusé serait impliqué dans plusieurs malversations graves. Il est notamment soupçonné d’avoir créé de fausses victimes afin de détourner des fonds destinés aux réparations, violant ainsi un arrêt de la Cour pénale internationale sur la transparence des indemnisations. Ces agissements constitueraient également une infraction au décret présidentiel régissant les missions de la FRIVAO.

Le parcours de Bolukolo Osony Chancard révèle des liens étroits avec l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba, actuellement lui-même en procès pour des affaires similaires. Nommé à ce poste stratégique par Mutamba lors de son passage au ministère, Bolukolo occupait auparavant la fonction de chargé des courriers au cabinet du ministère de la Justice. Il est par ailleurs un cadre actif de la Nouvelle Organisation Générale des Élus Congolais (NOGEC), le parti politique de l’ancien ministre.

Cette arrestation s’inscrit dans un contexte politique particulièrement sensible. Elle intervient alors que le comité précédent de la FRIVAO avait été suspendu par ordonnance présidentielle, et que des critiques récurrentes s’élèvent sur la gestion opaque des fonds destinés aux victimes des violences en RDC.

Les autorités judiciaires prévoient de présenter l’accusé devant un juge d’instruction dans les prochains jours. La CENAREF a confirmé que l’enquête se poursuit activement pour déterminer l’ampleur exacte des détournements et identifier d’éventuels complices.

Cette affaire pourrait avoir des répercussions politiques importantes, alors que le procès de Constant Mutamba bat son plein. Les observateurs attendent désormais les réactions officielles de la NOGEC et des proches de l’ancien ministre de la Justice.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

L’AFC/M23 pose ses conditions avant la reprise des négociations de Doha

by admin9775 26 juillet 2025
written by admin9775

Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi à l’hôtel Serena de Goma, l’AFC/M23 a exposé ses exigences préalables à sa participation à la deuxième phase des négociations de paix prévues à Doha dans les prochains jours.

Des exigences claires
Benjamin Mbonipa, secrétaire permanent de l’AFC/M23, a été catégorique : « Sans la libération de nos 700 prisonniers avant le 27 juillet, nous ne voyons pas l’intérêt de nous rendre à Doha ». Le mouvement rebelle considère cette mesure comme un préalable indispensable pour donner suite à la Déclaration de principes signée récemment.

Un accord en danger
Mbonipa a mis en garde contre le risque de voir l’accord de Doha devenir « un simple document symbolique » si les engagements ne sont pas concrétisés. Il a également dénoncé des violations du cessez-le-feu par les forces gouvernementales depuis la signature de l’accord.

Sur le terrain, les combats persistent
Malgré les discussions de paix, les affrontements se poursuivent :

  • L’agglomération de Mulema (territoire de Masisi) est passée sous contrôle rebelle ce vendredi après de violents combats
  • Les tentatives des wazalendo pour reprendre Luke et Katobotobo se sont soldées par un échec
  • Les populations locales vivent dans la crainte d’une extension des combats

Une vision pour la paix
L’AFC/M23 réaffirme son attachement au dialogue comme seule solution durable, mais insiste sur la nécessité :

  • D’un processus transparent et véridique
  • De mesures concrètes de confiance
  • De l’inclusion de tous les acteurs, y compris l’ancien président Joseph Kabila

Prochaines étapes
Tous les regards sont désormais tournés vers Kinshasa pour voir si le gouvernement répondra à l’ultimatum concernant la libération des prisonniers, condition sine qua non posée par les rebelles pour leur participation aux prochaines négociations.

La situation reste extrêmement volatile, avec d’un côté des discussions de paix qui peinent à produire des effets concrets, et de l’autre une recrudescence des combats sur le terrain qui menace les populations civiles et remet en question la crédibilité du processus engagé à Doha.

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À la UneSociété

Le Chef d’État-Major Général des FARDC suspend toutes les sorties à l’étranger pour les officiers

by admin9775 26 juillet 2025
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Le Chef d’État-Major Général des FARDC, le Général Jules Banzamba Lembwe, a pris une mesure exceptionnelle ce lundi en suspendant immédiatement toutes les autorisations de sortie du territoire pour les officiers de l’armée congolaise. Cette décision, consignée dans un télégramme officiel, s’applique à l’ensemble des commandants d’unités et des états-majors sans exception.

Le document précise clairement qu’à compter de ce jour, tout déplacement à l’étranger est formellement interdit jusqu’à nouvel ordre. Les commandements militaires ont reçu des instructions strictes pour faire appliquer rigoureusement cette mesure, impliquant l’annulation ou le report de tous les voyages prévus.

Plusieurs raisons expliqueraient cette décision inédite. Selon des sources militaires, il s’agirait avant tout de maintenir l’ensemble du commandement opérationnel sur le territoire national, alors que les tensions sécuritaires persistent dans l’Est du pays. La mesure permettrait également de prévenir toute fuite d’informations sensibles et de renforcer la discipline interne au sein des FARDC.

Les conséquences sont immédiates pour les officiers concernés. Stages à l’étranger, missions officielles et permissions hors des frontières doivent être annulés sans délai. Cette décision intervient dans un contexte géopolitique particulièrement sensible, marqué par le procès de l’ancien président Kabila, les négociations délicates avec le M23 et l’évolution des tensions dans la région des Grands Lacs.

Les observateurs s’interrogent désormais sur la durée de cette mesure exceptionnelle et ses éventuelles dérogations, notamment pour des raisons humanitaires ou médicales. Le Général Banzamba, par cette initiative radicale, envoie un message clair tant à la hiérarchie militaire qu’aux partenaires internationaux de la RDC : en cette période cruciale, l’armée congolaise se recentre sur ses priorités nationales et renforce son dispositif interne.

Cette décision sans précédent pourrait marquer un tournant dans la gestion des FARDC, alors que le pays traverse une phase particulièrement sensible de son histoire politico-militaire. La durée de cette suspension et ses impacts réels sur les relations militaires internationales de la RDC restent à évaluer dans les prochaines semaines.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

La RD Congo stagne dans le classement FIFA de juillet 2025

by admin9775 26 juillet 2025
written by admin9775

La sélection nationale de République Démocratique du Congo occupe actuellement la 61e place mondiale et la 11e position africaine dans le dernier classement FIFA publié ce mois de juillet 2025. Avec un total de 1412,10 points, les Léopards enregistrent même une légère baisse de 4,82 points par rapport au classement précédent.

Cette position modeste place la RD Congo derrière l’Afrique du Sud (56e mondial) et devant le Burkina Faso (63e), avec un écart de 31,21 points à combler pour espérer intégrer le top 10 africain. Les performances récentes de l’équipe nationale expliquent en partie cette stagnation, avec des résultats mitigés lors des derniers matchs officiels : une défaite 1-0 contre le Sénégal et un match nul 1-1 contre la Tanzanie en éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, compensés par une victoire 2-1 face au Soudan.

À l’échelle régionale, la RD Congo se positionne comme 3e force de la zone CECAFA, derrière l’Ouganda (88e mondial) et la Tanzanie qui ne figure pas dans le top 20 africain. Cette situation contraste avec le meilleur classement historique des Léopards, qui avaient atteint la 28e place mondiale en 2017.

Les prochaines échéances, notamment les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 et les qualifications pour la CAN 2025, offriront à la sélection congolaise l’opportunité de redresser la barre. Pour retrouver une place parmi l’élite du football africain, les Léopards devront impérativement enchaîner les bons résultats, améliorer leur coefficient face aux nations mieux classées et tirer profit des compétitions continentales à venir comme le CHAN 2024.

Ce classement intermédiaire souligne les défis qui attendent la sélection congolaise dans sa quête de renouveau. Alors que le Maroc et le Sénégal confirment leur domination sur le continent, la RD Congo doit urgemment retrouver son mordant pour prétendre à nouveau jouer les premiers rôles dans le football africain. La route vers la reconnaissance internationale s’annonce encore longue pour les Léopards, qui devront faire preuve de constance et d’ambition dans les mois à venir.

Top 20 africain – Classement FIFA juillet 2025

  1. Maroc – 12e mondial (1698,72 pts)
  2. Sénégal – 18e (1635,10 pts)
  3. Égypte – 34e (1518,79 pts)
  4. Algérie – 36e (1503,80 pts)
  5. Nigeria – 44e (1484,26 pts)
  6. Côte d’Ivoire – 45e (1483,45 pts)
  7. Tunisie – 49e (1471,10 pts)
  8. Cameroun – 51e (1466,97 pts)
  9. Mali – 54e (1454,72 pts)
  10. Afrique du Sud – 56e (1443,31 pts)
  11. RD Congo – 61e (1412,10 pts)
  12. Burkina Faso – 63e (1388,03 pts)
  13. Cap-Vert – 73e (1343,68 pts)
  14. Ghana – 76e (1333,33 pts)
  15. Gabon – 80e (1306,60 pts)
  16. Guinée – 81e (1292,63 pts)
  17. Zambie – 83e (1285,32 pts)
  18. Angola – 85e (1279,55 pts)
  19. Ouganda – 88e (1269,37 pts)
  20. Guinée équatoriale – 93e (1251,59 pts)

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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