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À la Une

À la UneAfrique

Le président angolais João Lourenço exige un cessez-le-feu à partir du 16 mars 2025 dans l’Est de la RDC

by admin9775 16 mars 2025
written by admin9775

Le président angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, a exhorté ce samedi les parties en conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) à observer un cessez-le-feu à partir de minuit, le 16 mars 2025. Cette initiative vise à créer un climat propice aux discussions directes prévues le 18 mars à Luanda entre le gouvernement congolais et le mouvement AFC/M23.

Dans un communiqué publié par la présidence angolaise, João Lourenço, qui joue un rôle clé de médiateur dans ce processus de paix, a appelé les belligérants à cesser toutes les hostilités, y compris les attaques contre les civils et l’occupation de nouvelles positions dans la zone de conflit. « Le cessez-le-feu devrait inclure toutes les actions hostiles possibles contre la population civile et la conquête de nouvelles positions, dans l’espoir de créer un climat de détente favorable aux pourparlers de paix », indique le texte.

Une trêve pour faciliter les négociations

Cette trêve intervient à la veille de négociations historiques entre Kinshasa et l’AFC/M23, prévues à Luanda le 18 mars. Ces discussions marqueraient la première fois que le gouvernement congolais accepterait de s’asseoir à la table des négociations avec les rebelles du M23, que Kinshasa accuse d’être soutenus par le Rwanda.

Une source diplomatique de la sous-région a expliqué que les autorités angolaises tenaient à obtenir ce cessez-le-feu avant même l’ouverture des discussions. Cependant, aucune réaction officielle des deux camps n’a encore été enregistrée à l’heure où ces lignes sont écrites.

Tensions persistantes sur le terrain

Malgré les appels à la trêve, la situation sur le terrain reste tendue. Au Sud-Kivu, dans le territoire de Kabare, des combattants de l’AFC/M23 ont été signalés depuis vendredi, et des affrontements sporadiques ont été rapportés. Au Nord-Kivu, des tirs ont encore été entendus hier à Kashebere, dans le territoire de Walikale, témoignant de la persistance des violences.

Les autorités congolaises affirment respecter leurs engagements tout en se réservant le droit de protéger les populations en cas d’agression. De leur côté, les rebelles du M23 soutiennent qu’ils respectent un cessez-le-feu depuis mars 2024 et ne réagissent qu’en cas d’attaque, une version contestée par Kinshasa.

Préparatifs pour les pourparlers de Luanda

Les pourparlers de Luanda, organisés sous l’égide de l’Angola, sont considérés comme une étape cruciale dans la recherche d’une résolution durable au conflit qui ravage l’Est de la RDC depuis des années. Une réunion préparatoire des ministres des Affaires étrangères de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) et de l’EAC (Communauté de l’Afrique de l’Est) est également prévue le 17 mars à Harare pour établir un cadre plus contraignant en vue des discussions.

Cependant, des incertitudes subsistent quant à la composition des délégations. L’AFC/M23 affirme que son équipe est prête à se rendre à Luanda, mais attend une notification officielle de la médiation angolaise, assortie de garanties sécuritaires. La participation de Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa, respectivement coordonnateur et coordonnateur adjoint du mouvement, reste également conditionnée à ces assurances.

Un espoir de paix sous conditions

Vendredi, João Lourenço a reçu au Palais présidentiel de Luanda un envoyé spécial du président congolais Félix Tshisekedi. Bien qu’aucun détail n’ait été divulgué sur cette rencontre, elle aurait porté sur les questions de sécurité et de stabilité dans l’Est de la RDC.

Alors que la communauté internationale suit de près ces développements, l’appel à un cessez-le-feu et les négociations prévues à Luanda représentent un espoir pour des millions de Congolais affectés par ce conflit. Reste à voir si les parties parviendront à surmonter leurs divergences et à s’engager sur la voie de la paix.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

La RDC plaide pour une réponse régionale coordonnée face à la crise sécuritaire dans l’Est

by admin9775 16 mars 2025
written by admin9775

Le samedi 15 mars, Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’État aux Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC), a appelé à une réponse régionale concertée et efficace pour faire face à la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est du pays. Cet appel a été formulé lors de la réunion consultative des ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), organisée à Nairobi.

La cheffe de la diplomatie congolaise a insisté sur l’importance d’une coordination régionale pour résoudre la crise, en particulier dans la mise en œuvre des décisions prises lors du Sommet conjoint EAC-SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) du 8 février dernier. Elle a également encouragé les pays membres de l’EAC à s’engager activement dans l’application de ces décisions, notamment en ce qui concerne le retrait des forces rwandaises et du groupe armé M23 des zones touchées par le conflit.

Une feuille de route claire et des mesures concrètes

Thérèse Kayikwamba Wagner a plaidé pour l’adoption d’une feuille de route précise, assortie de délais fixes, visant à instaurer un cessez-le-feu inconditionnel et à garantir le retrait des forces étrangères et des groupes armés. Elle a également souligné la nécessité de rétablir les conditions de sécurité pour les populations civiles, en appelant à la réouverture des aéroports de Goma (Nord-Kivu) et de Kavumu (Sud-Kivu), ainsi qu’à l’ouverture d’un corridor humanitaire pour faciliter l’acheminement de l’aide.

Ces propositions s’inscrivent dans un contexte où l’Est de la RDC continue de faire face à des défis humanitaires et sécuritaires majeurs, marqués par des violences persistantes et des déplacements massifs de populations.

Soutien international et sanctions contre le Rwanda

La ministre a par ailleurs exprimé sa gratitude envers la communauté internationale pour son soutien indéfectible à la RDC dans cette période de crise. Elle a salué les sanctions imposées par certains pays contre le Rwanda, accusé d’être impliqué dans le conflit aux côtés du groupe armé M23. Thérèse Kayikwamba Wagner a réitéré l’importance de la coopération internationale pour parvenir à une résolution durable de la crise, tout en appelant à une solidarité accrue de la part des partenaires régionaux et internationaux.

Un engagement renouvelé pour la paix

Cette réunion à Nairobi témoigne de l’engagement renouvelé de la RDC à travailler avec ses partenaires régionaux et internationaux pour rétablir la paix et la stabilité dans l’Est du pays. La ministre a rappelé que la résolution de cette crise passe par une approche collective et une volonté politique forte de la part de tous les acteurs concernés.

Alors que la situation dans l’Est de la RDC reste préoccupante, les appels de Thérèse Kayikwamba Wagner pour une action coordonnée et une feuille de route claire résonnent comme un rappel urgent de la nécessité d’agir rapidement et efficacement pour mettre fin à des décennies de conflit et de souffrance.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneSport

Six Nations: la France sacrée après un combat acharné et une série de records contre l’Écosse

by admin9775 16 mars 2025
written by admin9775

Au terme d’un choc de haut vol, le XV de France a terrassé l’Écosse (35-16) lors de la dernière journée du Tournoi des Six Nations ce samedi 15 mars au Stade de France. Les Bleus décrochent leur second titre de l’ère Galthié dans la compétition après le Grand Chelem réalisé en 2022, le second seulement depuis 2011 et le 27e de l’histoire de l’équipe de France.

C’était une soirée où rien ne pouvait arrêter les Bleus. Après 40 premières minutes traversées dans la douleur et une courte avance au score, le XV de France a activé la marche avant pour ne laisser aucune chance à l’Écosse et s’adjuger un nouveau sacre dans le Tournoi des Six Nations. En prime, les Bleus se sont payés plusieurs records ce soir à Saint-Denis pour couronner en beauté une édition 2025 du Tournoi terminée en trombe et qui marquera une étape majeure dans leur route vers le Mondial 2027.

Dans un Stade de France déjà en fusion avant même l’entrée des joueurs sur la pelouse, la Marseillaise a résonné comme rarement pour accompagner les Français vers ce nouveau sacre tant attendu. Surtout qu’avec le carton plein de l’Angleterre face au Pays de Galles (68-14) et le point du bonus offensif largement en poche pour les Anglais, la France était fixée sur son sort avant même de fouler la pelouse du Stade de France et avait son destin en mains.

Lancés comme des diables au coup d’envoi, les Français ont mis la pression d’entrée, comme sur ce ballon porté permettant Thomas Ramos d’ouvrir le score sur pénalité (3-0, 4e) et de continuer à faire grimper son compteur de points en bleu. Au son des cornemuses présentes dans les tribunes, les Écossais ont eux montré leur solidité défensive dès les premiers chocs. Mais la furia bleue n’a cessé de s’abattre sur le XV du Chardon, passant même tout près de l’essai sur une course en solitaire de Moefana sur l’aile droite (7e), conclue par un ballon rasant un peu trop long pour aplatir.

Une première période disputée dans la douleur

Inspiré par son coéquipier, Louis Bielle-Biarrey a surgi à son tour comme une fusée dans les secondes suivantes pour transmettre à Romain Ntamack, lui aussi trop juste pour déborder la défense écossaise (9e). Ce n’était que partie remise, puisque après avoir repoussé la joie du public français pendant un bon quart d’heure, les Écossais ont fini par laisser Yoram Moefana se faufiler pour aller inscrire le premier essai du match (10-0, 18e). Bien plus que suffisant pour entendre rugir à nouveau l’hymne français dans les gradins.

Un mauvais geste de Mauvaka (19e) est venu ternir la bonne dynamique française, permettant à l’Écosse d’ouvrir à son tour son compteur (10-3, 20e). Mais rien ne semblait pouvoir dévier ces Bleus de leur course : une fulgurance au pied de Maxime Lucu a fait croire au second essai, manqué de peu, au public tricolore. Bien campés dans le camp écossais, les Bleus ont récupéré une nouvelle pénalité (13-3, 26e) permettant au Toulousain Thomas Ramos de culminer à 438 points marqués et de dépasser le record en équipe de France détenu jusqu’à présent par Frédéric Michalak (436 points).

Le XV du Chardon est ensuite revenu talonner les Français avec un essai de Graham qui a bien échappé aux plaquages de la défense bleue (13-10, 29e). Monopolisant le ballon dans le camp français, les Écossais ont donné des sueurs froides au Stade de France dans les dernières minutes de la première période, redoublant d’efforts pour finalement revenir à hauteur sur pénalité (13-13, 36e) et prouver que la victoire devrait être arrachée de haute lutte. Thomas Ramos est venu redonner l’avantage aux siens sur un nouveau coup de pied (16-13, 38e), mais les Écossais ont continué de malmener la défense française en allant aplatir à nouveau avant de voir leur essai annulé pour un pied posé en touche. Au grand soulagement des supporters français, bien décidés à passer une soirée de fête.

Les joueurs de l'équipe de France face à l'Écosse lors de la dernière journée du Tournoi des Six Nations, le 15 mars 2025 au Stade de France.
Les joueurs de l’équipe de France face à l’Écosse lors de la dernière journée du Tournoi des Six Nations, le 15 mars 2025 au Stade de France. © Stephanie Lecocq / REUTERS

Des Bleus records et irrésistibles après la pause

L’équipe de France savait qu’elle devait en faire beaucoup plus pour s’adjuger le Tournoi, après un premier acte très disputé où les Écossais ont su contrarier leur jeu. Mais tout semblait aligné pour ces Bleus, soulagés par un « LBB » précieux qui a profité d’une bonne récupération de Ramos pour aller inscrire le second essai français (23-13, 43e). Le jeune dynamiteur (21 ans) s’est offert en prime le luxe d’égaler le record centenaire de l’Anglais Cyril Lowe en 1914 et de l’Écossais Ian Smith en 1925 (Cinq Nations à l’époque) en marquant son 8e essai dans une même édition du Tournoi.

Damian Penaud s’est ensuite fendu d’une passe en cloche à lui-même pour passer tout près d’un essai splendide (53e). Le maul français a commencé son travail de démolition en marchant sur la défense écossaise, retranchant leurs adversaires devant leur ligne. Thomas Ramos s’est chargé de confirmer la très bonne lancée des Bleus en allant ajouter un nouvel essai au score français après le bon service de Penaud (30-16, 57e). Inarrêtable dans cette seconde période, le XV de France a alourdi le score sans laisser le temps à l’Écosse de souffler grâce au travail de Bielle-Biarrey, laissant Moefana filer sur son aile (35-16, 62e) pour faire exulter le Stade de France.

Bien plus appliqués en défense, les Français n’ont laissé que des miettes aux Écossais, qui se sont cognés inlassablement au rideau défensif bleu sans trouver aucune faille. Morts-de-faim et implacables jusqu’au bout, les joueurs de Fabien Galthié ont filé vers le sacre devant leur public en transe, qui hurlait déjà des « On est champions ! » à pleins poumons quelques minutes avant le coup de sifflet final.

Célébrés par tout un stade, qui a réservé une belle ovation générale au capitaine blessé Antoine Dupont lors de son arrivée sur le podium, les joueurs du XV de France ont brandi le trophée sur la pelouse illuminée par le feu d’artifice lancé au-dessus de l’enceinte. C’est le deuxième titre remporté par les Bleus de Fabien Galthié dans la compétition après le Grand Chelem réalisé en 2022, et le 27e au total dans l’histoire de l’équipe de France.

« C’est le second Tournoi que la France gagne depuis 2011, donc c’est un moment qui n’est pas banal. On est très heureux et la mission est accomplie », a simplement souligné Grégory Alldritt après la victoire. « On a marqué 30 essais dans cette compétition, c’est un record. On sent que l’on pose des problèmes offensivement », s’est félicité Fabien Galthié, en référence au précédent record d’essais marqués dans le Tournoi (29) détenu par l’Angleterre depuis 2001. Une équipe de France décidément de tous les records ce soir, que le sélectionneur français juge « meilleure que celle de 2023, notamment parce qu’elle est aussi passée par cette déception (à la Coupe du monde.

RFI

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À la UneProvince

La société civile du Nord-Kivu appelle à des limites claires dans les négociations avec le M23

by admin9775 16 mars 2025
written by admin9775

 La société civile des territoires de Beni, Butembo et Lubero, dans la province du Nord-Kivu, a exprimé ses préoccupations et recommandations concernant les efforts diplomatiques en cours pour résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Lors d’une déclaration faite ce samedi 15 mars, ces forces vives ont appelé le gouvernement congolais à se fixer des limites claires à ne pas dépasser dans le cadre des négociations annoncées avec la rébellion du M23.

L’option militaire privilégiée, mais des négociations sous conditions

Richard Kirimba, vice-président de la société civile du territoire de Beni, a réaffirmé que l’option militaire reste, selon lui, la meilleure solution pour mettre fin à l’insécurité causée par le M23, un groupe rebelle soutenu par l’armée rwandaise. Cependant, face à l’annonce de pourparlers de paix sous l’égide de l’Angola, il a plaidé pour que ces négociations ne fragilisent ni la souveraineté ni l’intégrité de la RDC.

« Il serait important de se fixer des limites à ne pas dépasser : ne pas ouvrir la brèche à la déstabilisation de l’ordre constitutionnel chèrement acquis en RDC ; s’abstenir de signer des engagements exposant davantage à la violation de l’intégrité et de la souveraineté nationale de la RDC ; veiller à ce que le processus de dialogue ou de négociation ne soit pas un prétexte ou une justification pour consacrer l’impunité en blanchissant les crimes commis », a déclaré Richard Kirimba.

Des craintes liées à l’intégrité de l’armée et du territoire

La société civile a également insisté sur le fait que le dialogue ne doit pas permettre « l’introduction de nouveaux éléments étrangers dans l’armée congolaise » en dehors des cadres légaux de recrutement, afin de ne pas « détruire l’appareil sécuritaire du pays ». Elle a exprimé des craintes quant à l’éventuelle « implantation de populations non congolaises sur le territoire national » à l’issue de ces négociations, une préoccupation récurrente dans cette région frontalière du Rwanda.

Un contexte tendu à la veille des négociations

Ces recommandations interviennent alors que des négociations directes sont prévues mardi 18 mars entre le gouvernement congolais et le groupe rebelle M23, sous la médiation du président angolais João Lourenço. Ces pourparlers, annoncés comme une étape cruciale pour résoudre la crise, suscitent à la fois de l’espoir et de la méfiance parmi les populations locales, qui subissent depuis des années les conséquences des violences et des déplacements massifs.

La société civile du Nord-Kivu a appelé à une vigilance accrue pour s’assurer que ces négociations ne compromettent pas les intérêts fondamentaux de la RDC. Elle a également réitéré son soutien à une solution durable qui garantisse la paix, la sécurité et la stabilité dans la région, tout en préservant la souveraineté nationale.

Un appel à la prudence et à la responsabilité

En conclusion, Richard Kirimba a souligné l’importance de ne pas sacrifier les principes constitutionnels et les droits des populations locales au nom d’un accord de paix précipité. « Nous devons veiller à ce que ces négociations ne soient pas une porte ouverte à de nouvelles vulnérabilités pour notre pays. La paix ne doit pas se faire au détriment de notre souveraineté et de notre intégrité territoriale », a-t-il insisté.

Alors que la RDC s’apprête à engager des discussions cruciales avec le M23, les voix de la société civile du Nord-Kivu rappellent que tout accord doit être fondé sur la justice, la transparence et le respect des droits des Congolais.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Ouverture de la session parlementaire de mars : Sécurité et contrôle budgétaire au cœur des débats

by admin9775 15 mars 2025
written by admin9775

La session parlementaire ordinaire de mars s’ouvre ce samedi 15 mars 2025 au Palais du peuple à Kinshasa. Dans un contexte marqué par l’offensive du M23/AFC, soutenu par le Rwanda, et la chute de Goma et Bukavu, cette session sera consacrée au contrôle budgétaire, à la légifération et aux questions sécuritaires. Les députés et sénateurs reprennent leurs activités après trois mois de vacances parlementaires, conformément à l’article 115 de la Constitution.

Un contexte sécuritaire critique 

La session s’ouvre dans un climat de tension extrême, alors que l’Est de la RDC est en proie à une agression armée. Le groupe rebelle M23/AFC, soutenu par le Rwanda, a récemment pris le contrôle de Goma et Bukavu, plongeant la région dans une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent. Ces événements ont poussé le gouvernement congolais à engager des négociations directes avec le groupe armé, tout en appelant à une mobilisation nationale et internationale.

Les priorités du Sénat 

Lors de la réunion du bureau du Sénat ce vendredi, Modeste Bahati Lukwebo, président du Sénat, a souligné le rôle crucial du Parlement en cette période de crise :
« Le Parlement devra jouer un rôle important en cette période de crise où la RDC fait face à une menace existentielle. Nous devons nous concentrer sur les questions sécuritaires et renforcer la diplomatie parlementaire pour appuyer le Président de la République dans sa quête de la paix. »

Le Sénat entend ainsi travailler sur des propositions législatives visant à renforcer la sécurité nationale et à soutenir les efforts diplomatiques du gouvernement.

L’Assemblée nationale en mode contrôle 

Du côté de l’Assemblée nationale, l’opposition parlementaire a annoncé son intention d’exercer un contrôle rigoureux sur les actions du gouvernement. Christian Mwando, député de l’opposition, a déclaré :
« Nous veillerons à ce que chaque décision prise par le gouvernement soit transparente et conforme aux intérêts du peuple congolais. La situation sécuritaire et la gestion des ressources publiques seront au cœur de nos préoccupations. »

Après la conférence des présidents tenue vendredi soir, l’Assemblée nationale s’est déclarée prête à relancer ses activités dès ce samedi.

Les défis à relever :

  1. Sécurité et défense nationale :
    Les parlementaires devront examiner les mesures urgentes pour contrer l’avancée du M23/AFC et sécuriser les zones occupées.
  2. Contrôle budgétaire :
    La gestion des ressources publiques, notamment dans un contexte de crise, sera scrutée pour éviter les détournements et garantir une utilisation optimale des fonds.
  3. Diplomatie parlementaire :
    Le Parlement entend soutenir les efforts diplomatiques du gouvernement pour mobiliser la communauté internationale contre l’agression rwandaise.

Cette session parlementaire s’annonce cruciale pour la RDC, alors que le pays traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente. Les députés et sénateurs auront la lourde tâche de légiférer et de contrôler l’action gouvernementale dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire. Leur travail sera déterminant pour rétablir la paix, protéger la souveraineté nationale et garantir une gestion transparente des ressources publiques.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

La RDC renforce son dispositif contre l’exportation illégale de minerais par le M23 et le Rwanda

by admin9775 15 mars 2025
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Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a annoncé, lors du Conseil des ministres de ce vendredi, une série de mesures drastiques pour lutter contre l’exportation illégale de minerais par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda. Ces décisions visent à tarir une source de financement essentielle pour les groupes armés et à rétablir la transparence dans le commerce des ressources minières.

L’Est de la RDC, riche en minerais stratégiques comme le coltan, est en proie à des conflits armés depuis des décennies. Les rebelles du M23, accusés d’être soutenus par le Rwanda, exploitent illégalement ces ressources pour financer leurs activités. Kinshasa dénonce un trafic organisé qui alimente l’économie de guerre des groupes armés et profite à Kigali.

Mesures clés annoncées :

  1. Classement des sites miniers en « zones rouges » :
    Les sites de Rubaya (Masisi) et Nyabibwe (Kalehe), riches en coltan, ont été déclarés « zones rouges », interdisant toute exploitation ou exportation non autorisée. Rubaya représente à lui seul 15 à 30 % de la production mondiale de coltan.
  2. Suspension des certificats CIRGL pour le Rwanda :
    La RDC exige la suspension des certificats de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) pour les exportations rwandaises, estimant qu’ils facilitent la commercialisation de minerais pillés en RDC.
  3. Saisie des minerais rwandais :
    Kinshasa demande la confiscation des minerais exportés par le Rwanda en attendant un audit international de sa chaîne d’approvisionnement.
  4. Pression internationale :
    La RDC veut forcer la CIRGL à retracer l’origine des minerais rwandais et exige un audit indépendant pour vérifier qu’ils ne proviennent pas des zones contrôlées par le M23.

Objectifs de la RDC :

  • Transparence dans la chaîne d’approvisionnement : Un audit international doit prouver que les minerais rwandais sont en réalité congolais.
  • Affaiblir les rebelles : Bloquer les exportations illégales pour tarir les financements du M23.
  • Mobiliser la communauté internationale : Obtenir un soutien accru pour faire pression sur le Rwanda.

Réactions internationales 

Le ministre des Mines a salué les récentes sanctions contre des responsables rwandais et les décisions de l’Union européenne de revoir son protocole d’accord sur les minerais stratégiques avec le Rwanda. Ces actions renforcent la position de la RDC sur la scène internationale.

Ces mesures marquent une étape importante dans la lutte de la RDC contre l’exploitation illégale de ses ressources. Leur succès dépendra de la coopération internationale et de la capacité de Kinshasa à les faire appliquer. Le Conseil des ministres a pris acte de ces décisions et s’est engagé à suivre leur mise en œuvre avec l’appui des partenaires internationaux.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la Une

Les États-Unis valident un financement clé pour le projet de TotalEnergies au Mozambique

by admin9775 15 mars 2025
written by admin9775

‘agence américaine de crédit à l’exportation (US EXIM) a approuvé jeudi un prêt de 4,7 milliards de dollars au groupe français TotalEnergies pour son mégaprojet gazier dans la province du Cabo Delgado, au Mozambique. Ce gigantesque projet avait été suspendu en 2021, après une attaque jihadiste.

La relance de financement promis était fondamentale pour TotalEnergies. Le projet de gaz naturel liquéfié (GNL) mozambicain a été interrompu il y a 4 ans et le prêt déjà approuvé à l’époque durant le premier mandat de Donald Trump, devait repasser devant les différentes instances de la banque publique américaine US EXIM. Cela n’avait pas pu se faire pendant le mandat de Joe Biden. L’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche semble avoir accéléré le processus avec notamment la nomination d’un nouveau conseil d’administration. 

Il était nécessaire d’amender ce prêt, avait indiqué mardi le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, à Bloomberg pour « fixer la date d’achèvement en 2030 afin de refléter » que depuis 2021, « nous avions dû arrêter » le projet.

Si les Américains soutiennent ce mégaprojet gazier, c’est parce qu’ils y ont de nombreux intérêts, explique Patrick Pouyanné à Bloomberg. « Pourquoi US EXIM nous soutient ? Parce que la plupart des contrats ont été attribués à des entreprises américaines, et à des entrepreneurs américains », dit Patrick Pouyanné. « Ce projet, c’est 16 000 emplois aux États-Unis. On a hérité du projet de la compagnie Anadarko et on a gardé tous les contrats américains. »

Plus de 40 % des contrats du projet ont été attribués à des entreprises américaines. Les travaux reprendront, mais aucune date n’est avancée pour l’instant. TotalEnergies l’a redit en début d’année, « la priorité est de rétablir la paix et la sécurité au Cabo Delgado ».

Un projet contesté

Ce gigantesque projet de GNL était bloqué depuis 2021 en raison de violences qui avaient frappé le nord du Mozambique. Il est depuis contesté, non seulement pour ses effets néfastes sur l’environnement et le climat, mais aussi en raison des graves exactions qui commises, selon des enquêtes de plusieurs médias, contre la population civile locale par les forces de sécurité mozambicaines en charge de protéger le site de TotalEnergies.

Dans le monde entier, comme aux États-Unis, l’annonce du prêt accordé par EXIM, suscite l’indignation. « Le projet Mozambique LNG est cauchemardesque, compte tenu des violations des droits de l’homme, de ses impacts climatiques et des dégâts environnementaux qui en résulteront », alerte Collin Rees, membre de l’ONG environnementale Oil Change International qui lutte pour la fin des énergies fossiles. « Mais pour l’administration Trump ce projet représente un test important. C’est comme une porte qu’on ouvre aux énergies fossiles d’Afrique. »

RFI

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À la UneAfrique

Les États-Unis déclarent Ebrahim Rasool, l’ambassadeur d’Afrique du Sud, «persona non grata»

by admin9775 15 mars 2025
written by admin9775

L’ambassadeur sud africain aux États-Unis déclaré persona non grata. C’est ce qu’a annoncé le secrétaire d’État Marco Rubio vendredi soir 14 mars via son compte X, accusant l’ambassadeur de « haïr » le président américain Donald Trump. Des propos sans ambages, alors que les relations entre les deux pays sont toujours plus houleuses.

Le secrétaire d’État Marco Rubio a précisé que l’ambassadeur Ebrahim Rasool « nourrit les tensions raciales et que l’administration Trump n’a plus rien à lui dire ». Un post agrémenté d’un article du site ultra-conservateur Breitbart, rapportant que Ebrahim Rasool avait accusé Donald Trump d’être à la tête d’un mouvement suprémaciste blanc mondial. 

Ebrahim Rasool, 62 ans, a présenté ses lettres de créance le 15 janvier 2025. À ce moment-là, Joe Biden était encore en poste, Donald Trump ayant prêté serment cinq jours plus tard. Dans une interview accordée le 14 janvier au média sud-africain SABC News, Ebrahim Rasool avait reconnu que sa tâche serait ardue, et qu’il serait nécessaire de remettre les compteurs à zéro et de reconstruire la relation entre les deux pays. Car Ebrahim Rasool connaît bien les États-Unis. Il y avait déjà été ambassadeur entre 2010 et 2015, sous l’administration de Barack Obama. 

Cette décision est un nouveau coup de boutoir infligé à la relation entre Washington et Pretoria. En février, le président américain avait déclaré la suspension de tous les financements à la nation arc-en-ciel, à cause d’une loi d’expropriation des terres qui, selon Donald Trump, opprimerait la minorité banche sud-africaine. Ce que Pretoria a toujours nié.

En février, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré vouloir aller aux États-Unis, reconnaissant que « tout a semblé dérailler » entre lui et Donald Trump depuis un premier appel entre les deux hommes, au retour du président américain au pouvoir.

RFI

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À la UnePolitique

Tshisekedi salue l’initiative de l’Angola et insiste sur des actions concrètes pour la paix

by admin9775 14 mars 2025
written by admin9775

Ce jeudi 13 mars, le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a participé à un sommet des chefs d’État et de gouvernement organisé par visioconférence. Ce sommet, axé sur la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, a permis au président congolais de réaffirmer sa position sur la nécessité d’actions concrètes pour résoudre la crise.

Dans son discours, Félix Tshisekedi a salué l’initiative du président angolais, João Lourenço, qui a convoqué une réunion le 11 mars pour relancer les processus de paix de Luanda et de Nairobi. Ces processus, visant à apaiser les tensions dans la région des Grands Lacs, sont considérés comme essentiels pour mettre fin au conflit avec le groupe rebelle M23.

Tshisekedi a toutefois insisté sur le fait que les décisions prises lors de ces réunions doivent se traduire en actions tangibles sur le terrain. Dans un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence congolaise, il a déclaré : « Cette démarche qu’il [le président angolais] assume pleinement et avec détermination témoigne de la volonté de l’Angola d’accompagner notre région vers une sortie de crise. Il est crucial que les décisions prises à cette occasion se traduisent rapidement en actions concrètes sur le terrain. »

Le président congolais a ainsi réitéré son engagement à soutenir les efforts de médiation régionaux, tout en soulignant que les discours et les promesses doivent désormais laisser place à des résultats visibles pour les populations affectées par le conflit.

L’Angola, sous l’impulsion de son président, a également annoncé des contacts en vue de négociations directes entre le gouvernement congolais et le M23. Ces discussions, prévues pour débuter le 18 mars prochain, représentent une étape importante dans la recherche d’une résolution pacifique du conflit.

Tshisekedi a accueilli favorablement cette initiative, tout en rappelant que toute négociation doit s’inscrire dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Il a également insisté sur la nécessité de désarmer les groupes rebelles et de garantir la sécurité des civils dans l’est du pays.

Le président congolais a profité de cette tribune pour appeler la communauté internationale à soutenir les efforts de paix en RDC. Il a souligné que la stabilisation de l’est du pays est non seulement cruciale pour la RDC, mais aussi pour toute la région des Grands Lacs, qui souffre des conséquences de ce conflit prolongé.

Félix Tshisekedi reste déterminé à trouver une solution durable à la crise dans l’est de la RDC. Tout en saluant les initiatives diplomatiques de l’Angola, il insiste sur la nécessité de passer des paroles aux actes. Pour lui, la paix ne pourra être rétablie que si les décisions prises lors des sommets régionaux se concrétisent par des actions rapides et efficaces sur le terrain.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Kinshasa : cinq hauts gradés devant la justice militaire

by admin9775 14 mars 2025
written by admin9775

À partir de ce jeudi 13 mars 2025, cinq généraux de l’armée et de la police congolaises comparaissent devant la Haute Cour militaire de Kinshasa. Ils sont accusés d’avoir fui Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, lors de l’offensive des rebelles du M23/AFC. Parmi les accusés figurent le vice-gouverneur policier du Nord-Kivu, deux chefs de l’armée et de la police, un commandant d’unité et un conseiller militaire.

Les charges retenues contre eux incluent la lâcheté, la violation des consignes et la perte d’importants équipements militaires, notamment cinq chars T55. Ces officiers, formés dans de prestigieuses écoles militaires au Congo et à l’étranger, auraient abandonné leurs troupes sans commandement en quittant Goma à bord d’un bateau privé.

Selon les éléments du dossier, ces généraux n’auraient pas respecté l’ordre du président Félix Tshisekedi, qui exigeait que les troupes restent à Goma pour défendre la ville « armes à la main jusqu’au sacrifice suprême ». Leur fuite aurait entraîné la perte de munitions et de matériel militaire, affaiblissant la position des forces loyalistes face aux rebelles.

Le procès s’est ouvert en présence du ministre de la Justice et Garde des Sceaux, qui a ordonné la mise en accusation des officiers. Le procureur général de l’armée a souligné la gravité des faits et a demandé que les prochaines audiences se tiennent à huis clos, dès le 20 mars 2025, pour examiner les détails de l’affaire.

Les accusés encourent la peine de mort, mais leurs avocats restent optimistes. Maître Chicha Bokolombe, l’un des défenseurs, a déclaré que les dossiers semblaient « vides » et que ses clients avaient été interpellés « par les caprices des services ». Il a également demandé une liberté contrôlée pour les accusés, détenus dans des conditions difficiles à la prison militaire de Ndolo.

Ce procès intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la RDC, où les rebelles du M23 continuent de menacer la stabilité régionale. Il soulève des questions sur la discipline au sein des forces armées congolaises et sur la capacité de l’État à rétablir l’ordre dans une zone en proie à des conflits récurrents.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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