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À la Une

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Bombardements à Mugunga : À Goma, une délégation gouvernementale « appelle à la fin de l’omerta de la communauté internationale »

by Ruben Yale 10 mai 2024
written by Ruben Yale

Une délégation Gouvernementale conduite par le Ministre des Actions humanitaires Modeste Mutinga et celui des droits humains Fabrice Puela, est arrivée à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, dans l’Est de la République, afin de compatir avec les victimes de récents bombardements perpétrés par le M23/RDF à Mugunga dans l’Ouest de la ville.

Accompagnée de deux (2) élus du Nord-Kivu dont Mumbere Bwanapuwa et Patrick Munyomo, la délégation a rendu visite aux blessés de bombardements qui poursuivent les soins à l’hôpital CBCA NDOSHO et l’hôpital provincial du Nord-Kivu, avant de leur rassurer de la prise en charge par le Gouvernement de tous les frais liés aux soins ainsi que l’enterrement digne de ceux qui ont perdu la vie.

« Le Gouverneur nous a communiqué le bilan à ce jour qui est fixé à 35 morts et 37 blessés. Nous avons décidé d’organiser les obsèques le samedi prochain, des délégations de Kinshasa nous rejoindront également le samedi. Toutes les dispositions sont prises pour que ces obsèques soient dignes de fils du pays qui ont perdu leur sang pour l’intégrité de notre territoire », a dit le Ministre des Actions humanitaires Modeste Mutinga.

Dans la foulée, le Ministre des Droits humains Fabrice Puela a interpellé la communauté internationale pour son ambivalence par rapport à la situation qui prévaut dans l’Est de la RDC, victime d’une agression injuste du Rwanda. Il a appelé à la fin de l’omerta de la communauté internationale pour que les droits des congolais soient respectés.

« Nous en appelons à la fin de l’omerta internationale. Le sang des congolais vaut le sang des ukrainiens ; et il est inadmissible que la communauté internationale ne s’intéresse au Congo que pour les matières premières », a-t-il dit.

Le bilan des bombardements des camps de déplacés à Mugunga, dans l’Ouest de la ville de Goma, est passé de 14 à 35 morts et 37 blessés selon les chiffres fournis par le Gouverneur militaire du Nord-Kivu.

David Lupemba

Actu 7 via CONGO PUB Online

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À la Une

Ligue 1/Play-down : Sanga Balende trébuche face à US Tshikunku à Lubumbashi (1-2)

by Ruben Yale 10 mai 2024
written by Ruben Yale

L’équipe de Sa majesté Sanga Balende de Mbuji-Mayi est tombée dans le piège de l’Union Sportive Tshikunku de Kananga, dans un match comptant pour la troisième journée des poursuites des Play-down au stade Kibassa Maliba de Lubumbashi.

Les Anges et Saints de la capitale diamentifere n’ont pas été à la hauteur de battre les corbeaux Kanangais de l’Union sportive Tshinkunku. Après sa victoire de deux buts à un (2-1) face à US Panda B52, les protégés du Coach Ndonda Mutombo ont sombré avec arme à la main contre les noirs et blancs de Kananga.

La première réalisation de Tshikunku a été signée par Luvunu Anita bien servi par Nkunku à la 21 ème de la première période. Un but à zéro (1-0), c’est le score étriqué qui sanctionne la fin de la première période.

Au retour du repos, l’équipe de Tshikunku ne baisse pas les bras, des actions se multiplient pour enfin obtenir un penalty qui a été transformé par Nkunku pour le deuxième but à la 76 ème minute, deux à zéro (2-0), la joie était immense.

Dans la foulée, les Bajelus ne ba Nsatu se réveillent comme un roi déchu pour réduire le score grâce à Mukendi Mukengela à la 81 ème minute sur un coup-franc direct.

Deux buts à un, ce score demeure inchangé jusqu’à la fin de cette rencontre. L’équipe de l’US Tshikunku réalise enfin son rêve de battre Sanga Balende après plusieurs années.

Frank Kalonji

Actu 7 via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Trois comptables publics poursuivis par la Cour des comptes pour « faute de gestion »

by Ruben Yale 9 mai 2024
written by Ruben Yale

Trois comptables publics comparaissent depuis le 7 mai 2024 devant les juges de la Cour des comptes pour « faute de gestion ».

À l’audience publique de mardi 7 mai 2024, le greffe renseigne qu’il s’est agi des « audiences publiques en matière de discipline budgétaire et financière de 3 affaires dont les requérants sont tous des comptables publics principaux ».

La salle d’audiences Léon Kengo Wa Dondo a servi de cadre à cette affaire, en présence du Premier Président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga, de l’Inspecteur général des Finances, Jules Alingete, et plusieurs autres personnalités invitées pour la circonstance.

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Les prévenus sont poursuivis pour des faits graves notamment « faute de gestion et violation du règlement général sur la comptabilité publique ».

L’affaire opposant Bienvenue Moyaka au ministère public a été renvoyée au 7 juin prochain par la Cour des Comptes à la suite de la demande de la défense qui justifie l’absence de son client pour des raisons santé.

Dans la deuxième affaire, le ministère public reproche au prévenu Lyombo Bosengele, comptable public principal au ministère des Finances, la transmission tardive des comptabilités mensuelles au cours de la période allant de 2020 à 2023.

Le ministère public estime que le retard de transmission viole les dispositions des articles 28 et 33 du règlement de la comptabilité publique.

« La non transmission ou la transmission tardive sont constitutives de faute de gestion. Il n’y a pas de confusion. », a rappelé le Procureur général.

Pour les avocats de la partie défenderesse, leur client ne travaillait pas dans des conditions favorables. Ils appellent ainsi la Cour des comptes à déclarer un non-lieu pour l’infraction retenue contre leur client.

« Les frais de fonctionnement qui devraient être mis à disposition du comptable public principal ne l’ont pas été » , a soutenu l’avocat de la défense.

La Cour a renvoyée l’affaire au 7 juin prochain pour rendre ses arrêts.

Dans la troisième affaire opposant le ministère public au comptable Mulundani Diangoyi, ce dernier est, lui aussi, poursuivi pour faute de gestion.

A l’issue des plaidoiries, la défense a sollicité à la Cour de déclarer un non-lieu pour l’infraction mise à la charge de leur client. Les avocats du comptable public appellent ainsi les membres de la Cour à considérer cette audience comme un moyen de faire des recommandations à l’accusé. L’affaire a également été renvoyée au 14 juin prochain pour son verdict.

Il faudrait noter que ces audiences de la Cour des comptes interviennent après l’étape pédagogique sur la vulgarisation de la loi organique n°18/024 relative à la Cour des Comptes.

Olivier KAFORO

Zoomeco via CONGO PUB Online

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À la UneEnvironnement

Vague de chaleur à Kinshasa : le ministère de l’Environnement recommande l’hydratation à la population

by Sam's Londele 9 mai 2024
written by Sam's Londele

Le ministère de l’Environnement et Développement rural a demandé, mercredi 8 mai, à la population kinoise de bien s’hydrater en cette période de fortes chaleurs.

Il a fait cette recommandation après avoir constaté, depuis quelques semaines, de fortes chaleurs allant jusqu’à 39 degrés dans la capitale congolaise et d’autres villes du pays.

Dans son communiqué, le ministre de l’Environnement a également proposé à la population congolaise, touchée par ces pics de chaleur inhabituelle, d’éviter la prise d’alcool et d’autres boissons gazeuses.

Et parmi les mesures à long terme, il a demandé à chaque citoyen de planter au moins un arbre chaque mois, parce que les arbres contribuent à atténuer les effets du changement climatique en absorbant le dioxyde de carbone de l’atmosphère, favorisent la restauration de la biodiversité et améliorent la qualité de l’air que nous respirons.

Pour le ministère de l’Environnement, planter des arbres permet d’assurer un avenir durable pour les générations futures.

Il a en outre préconisé de rester le plus possible à l’ombre ou dans un endroit frais.

« La population   doit se protéger contre le soleil, en portant des chapeaux, des vêtements légers de couleur claire ainsi que des lunettes de soleil. Par rapport aux habitudes quotidiennes, le Ministre recommande de limiter les activités à l’extérieur pendant le pic de chaleur généralement compris entre 12 et 15 heures pour la ville de Kinshasa », a noté ce ministère.

Il a par ailleurs insisté sur la protection des personnes vulnérables, en l’occurrence les femmes enceintes, les personnes âgées, les enfants, les personnes souffrant de maladies chroniques.

Sur ce, il a précisé que les personnes vivant avec un handicap dont les albinos sont exposées à des risques accrus de complications liées à la chaleur excessive. 

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

La réduction du déficit énergétique au cœur de la 7e conférence sur l’énergie qui s’ouvre ce jeudi à Kolwezi

by Sam's Londele 9 mai 2024
written by Sam's Londele

La 7e conférence sur l’énergie s’ouvre ce jeudi 9 mai à Kolwezi dans la province du Lualaba. Selon son initiateur, l’opérateur économique Eric Monga, cette rencontre se veut un cadre de réflexion pour réduire le déficit énergétique en République démocratique du Congo, notamment en faisant recours aux énergies renouvelables. 

Au cours de cette conférence, les experts vont réfléchir sur les modalités à mettre en place pour « canaliser cet effort de fournir l’énergie aux populations congolaises » pour que le pays devienne indépendant du point de vue énergétique.

« Pour l’instant, les efforts de l’accès à l’énergie pour la population, l’économie ainsi que l’Etat est quand même faible pour la RDC et ce, à côté de plus grandes réserves qui puissent exister tant en renouvelables qu’en non renouvelables et aussi par rapport à la transition énergétique », regrette Eric Monga.

Les participants vont aussi réfléchir sur la transition énergétique.

« Nous voulons nous mettre tous ensemble encore pour voir ce qu’il faut enclencher pour avoir cette flamme afin que l’accès à l’énergie puisse être amélioré. Il y a d’une part la population qui veut cette énergie et d’autre part les opérateurs qui veulent investir dans ce secteur et l’Etat qui doit aussi faire sa part de travail. Et au bout de ces réflexions, on veut donner encore d’autres recommandations à l’Etat, aux opérateurs économiques mais aussi à la population », a ajouté Eric Monga.

Il fait aussi remarquer que depuis quasiment plus de quarante ans, on accroit moins de 10 mégawatts par année. Ce qui est insignifiant pour un pays comme la RDC qui a des besoins urgents.

La 7ème édition de la Conférence nationale sur l’énergie en République Démocratique du Congo, organisée par la Fédération des entreprises du Congo et DRC NRJ, se tiendra du 9 au 11 mai à Kolwezi.

Cette édition met l’accent sur plusieurs thématiques essentielles pour le secteur énergétique en RDC, notamment :

Nouvelles capacités énergétiques dans le pays,
Régulation du secteur énergétique,
Développement énergétique en Afrique,
Contrats d’achat d’énergie.

En plus de ces sujets, la conférence abordera également des questions liées à la transition énergétique, aux batteries au lithium et aux contraintes environnementales.

Des experts animeront les sessions et un débat ministériel clôturera les réflexions, avec des recommandations adressées aux parties prenantes telles que le Gouvernement, les investisseurs et les consommateurs.

En outre, des visites sont prévues au barrage hydroélectrique de Busanga ainsi qu’à la station solaire de Lumbwe.

Evaluer les besoins énergétiques

Ces assises visent à dresser un  état des lieux   du  secteur  énergétique et  à évaluer  les besoins  actuels et futurs  des  consommateurs notamment les mines, les industries ainsi que les ménages.

Une occasion pour toutes ces structures d’échanger sur la problématique d’électricité en RDC.

Le secteur privé est capital pour le développement énergétique en RDC. Mais les opérateurs économiques regrettent que la loi relative à la libéralisation du secteur de l’électricité reste encore théorique.

L’Assemblée nationale a voté en 2013, la loi libéralisant le secteur de l’électricité, faisant ainsi perdre à la Société nationale d’électricité (SNEL) le monopole de production et de commercialisation de l’énergie électrique en RDC. Selon les députés, l’objectif était d’améliorer, grâce à la concurrence, la qualité du service de desserte en électricité dans le pays.
 
Depuis le vote de cette loi, on assiste sur le terrain à l’engagement accru des opérateurs du secteur privé dans le domaine de l’énergie.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online
 

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À la UneAfrique

Inondations au Kenya : au moins 44 cas de choléra signalés

by Sam's Londele 9 mai 2024
written by Sam's Londele

Les terribles inondations au Kenya commencent à déboucher sur une épidémie de Choléra.

Déjà 44 cas signalés dans le Comté de la Rivière Tana, le plus impacté par la vague de crue, et l’inquiétude grandit avec le risque la prolifération de maladies transmises par les eaux.

Dans un communiqué publié mardi, l’Organisation mondiale de la santé a souligné les efforts de collaboration avec les autorités kényanes et d’autres agences, afin de répondre aux problèmes de santé exacerbés par les inondations dans le pays.

Dans un communiqué publié mardi, l’Organisation mondiale de la santé a souligné les efforts de collaboration avec les autorités kényanes et d’autres agences, afin de répondre aux problèmes de santé exacerbés par les inondations dans le pays.

« Quarante-quatre cas de choléra ont été signalés dans le comté de Tana River, l’une des régions les plus touchées par les inondations. Le gouvernement du Kenya a mis en place une réponse d’urgence multisectorielle, dirigée par le Centre d’opérations d’urgence en cas de catastrophe du Kenya, situé dans la capitale du pays, Nairobi. « Le Dr Pius Mutuku, médecin épidémiologiste au ministère de la Santé, a déclaré.

Il a confirmé que l’impact des inondations a entraîné la fermeture de 14 établissements de santé et une pénurie des principales usines de traitement de l’eau « entraînant une pénurie d’eau potable pour 3 000 personnes ».

Bien que le comté de Tana River soit l’un des plus durement touchés par le déluge, les médias locaux rapportent que l’impact des inondations s’étend au-delà de Tana River, affectant plus d’un quart de million de personnes à travers le Kenya, avec un nombre stupéfiant de 238 décès signalés.

La secrétaire principale à la santé du Kenya, Mary Muthoni, a lancé un avertissement sévère au sujet de la crise imminente que représentent les maladies d’origine hydrique si l’on n’y remédie pas rapidement. Aux côtés de responsables de la santé, elle a distribué des produits de purification de l’eau à Nairobi, soulignant la double menace des sources d’eau contaminées et des maladies d’origine alimentaire exacerbées par les inondations.

L’OMS a réaffirmé son engagement à soutenir les efforts d’intervention d’urgence du gouvernement, soulignant l’importance d’un endiguement rapide pour prévenir l’escalade des flambées de maladies. Pour soutenir ces efforts, l’OMS a acheté des kits de choléra, des kits inter-agences et des kits de pneumonie pour les distribuer dans les comtés clés, avec une capacité de traitement d’environ 10 000 personnes.

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À la UneSociété

Jules Alingete démontre le bien-fondé de la patrouille financière au Conseil économique et social

by Sam's Londele 9 mai 2024
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Jules Alingete, Inspecteur Général et chef de service de l’Inspection générale des Finances (IGF), a expliqué le bien-fondé de la patrouille financière instaurée par l’institution qu’il dirige.

Invité par le Président du Conseil économique et social (CES), le mardi 7 mai 2024, pour participer à l’Assemblée consultative avec pour central thème « Les enjeux et atouts de la patrouille financière en RDC », le flic financier a affirmé que ce mode de contrôle a impacté la gestion financière de l’État congolais de manière significative.

« Nous avons fait l’exercice de démontrer le bien-fondé de la patrouille financière, les modalités pratiques ainsi que les résultats obtenus depuis que ce mode de contrôle a été approuvé par son Excellence Monsieur le Président de la République et mis en pratique au niveau du pouvoir central et les entreprises du Portefeuille de l’Etat, des établissements publics de provinces et des entités territoriales décentralisées », a déclaré Jules Aligente.

Pour le Président du Conseil économique et social, ces moments d’échanges avec le responsable de l’Inspection générale des finances est d’une importance capitale.

« Il était tout à fait normal compte tenu de la qualité du travail du CES et de la mission qui est la sienne, qu’il remplit avec plus d’efficacité, que nous puissions passer ces moments ensemble avec les conseillers de la République pour qu’il apporte des précisions, des informations nécessaires afin que les conseillers de la République puissent, à leur tour, préparer leurs avis en toute connaissance », a affirmé le Président du CES, Jean-Pierre Kiwakana.

Au cours de cette séance, sept (7) sous-thèmes ont été développés notamment :

– Les différents types de contrôle des finances publiques;
– ⁠Conditions d’efficacité du contrôle a posteriori;
– ⁠Limites de l’efficacité du contrôle a posteriori ;
– ⁠Atouts du contrôle a posteriori;
– ⁠Atouts du contrôle concomitant;
– Les modalités pratiques de l’exercice de la patrouille financière;
– ⁠Les résultats de la patrouille financière.

Mitterrand MASAMUNA

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Assemblée nationale : Voici le calendrier réaménagé de l’élection du bureau définitif

by Sam's Londele 9 mai 2024
written by Sam's Londele

Après plusieurs tractations, le président du bureau d’âge de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, a dévoilé le calendrier réaménagé de l’élection du bureau définitif de cette chambre basse du Parlement.

Le calendrier se présente comme suit :

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Négociations sur un cessez-le-feu à Gaza : les raisons du blocage israélien

by Sam's Londele 9 mai 2024
written by Sam's Londele

L’armée israélienne a frappé des cibles dans la bande de Gaza, mercredi, après s’être emparé du principal point de passage de la frontière avec l’Égypte, à Rafah. La veille, Israël a refusé une proposition de cessez-le-feu, acceptée par le Hamas, incluant un retrait israélien du territoire et un échange d’otages et de prisonniers palestiniens. L’État hébreu affirme pourtant vouloir continuer à négocier. France 24 revient sur les raisons du blocage.

S’agit-il de la dernière étape avant une opération israélienne de grande envergure à Rafah ? Ou bien une manière de faire plier, une bonne fois pour toute, le Hamas sur la question des otages ?

L’armée israélienne a mené, mercredi 8 mai, des frappes contre la ville palestinienne de Rafah, surpeuplée, après avoir pris, la veille, le contrôle du point de passage entre l’Égypte et le sud de Gaza, principale porte de l’acheminement d’aide humanitaire dans l’enclave. Quelque 1,4 million de Gazaouis vivent entassés à Rafah dont la population a été multipliée par six, depuis le début de l’offensive israélienne à Gaza, le 13 octobre, en réponse aux attaques meurtrières du Hamas sur le sol israélien.  

Depuis des semaines, les alliés d’Israël, États-Unis en tête, tentent de convaincre l’État hébreu de renoncer à son projet d’offensive terrestre de grande envergure à Rafah, agitant le risque d’une nouvelle catastrophe humanitaire. Malgré la pression internationale, Israël a opposé le 7 mai une fin de non-recevoir à une proposition de cessez-le-feu négociée au Caire, et acceptée par le Hamas. Un accord qui prévoyait pourtant un échange entre des prisonniers palestiniens détenus par Israël et les 33 otages du mouvement islamiste palestinien, dont les familles réclament ardemment le retour.   

Désaccord sur les conditions de libération des otages

Lundi soir, le Hamas a annoncé aux médiateurs qatari et égyptien qu’il acceptait la proposition de trêve dans la bande de Gaza. Ce feu vert avait provoqué de vives réactions dans l’enclave palestinienne et notamment à Khan Younès, où de jeunes gazaouis s’étaient rassemblés dans la rue pour exprimer leur joie. Des espoirs rapidement douchés par le cabinet israélien. Le bureau du Premier ministre a affirmé que cette proposition était « loin des exigences israéliennes », tout en annonçant l’envoi d’une délégation « auprès de la médiation pour épuiser les possibilités de parvenir à un accord » de trêve.

Selon le Hamas, cette proposition est un accord en trois phases, d’une durée de 42 jours chacune, incluant un retrait israélien complet de la bande de Gaza, le retour des déplacés et un échange d’otages, dont 132 sont toujours retenus à Gaza, contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël, dans le but à terme de parvenir à un « cessez-le-feu permanent ».

L’offre du Hamas comprend la libération de 33 otages, « morts ou vivants », à raison de trois par semaine alors qu’Israël exige la libération de 33 otages vivants, à raison de trois tous les trois jours, a indiqué le média israélien Haaretz.

« L’ensemble du cabinet de guerre israélien a rejeté les dernières propositions du Hamas, déclarant que les conditions pour les libérations graduées des otages n’étaient pas acceptables », a souligné sur France 24 Marc Lefèvre, porte-parole du mouvement La Paix Maintenant, association française proche du mouvement israélien Shalom Archav, qui milite pour une solution à deux États.   

« La proposition du Hamas visait à torpiller l’entrée de nos forces à Rafah », a réagi pour sa part Benjamin Netanyahu dans une déclaration vidéo, qualifiant le contrôle du point de passage avec l’Égypte d’ »étape très importante vers la destruction des capacités militaires restantes du Hamas » et notamment « des quatre bataillons terroristes » présents dans cette zone.

Trêve vs cessez-le-feu

Outre les modalités de libération des otages, l’autre point d’achoppement majeur concerne la nature même de la demande du Hamas : un cessez-le-feu et non une trêve. Car le mouvement islamiste palestinien affirme que cet accord doit permettre une cessation durable des hostilités. Une condition qui va à rebours de l’objectif initial défendu par Benjamin Netanyahu, à savoir la destruction pure et simple du Hamas.

Pour le Premier ministre israélien le maintien de la pression militaire sur le Hamas est essentiel pour permettre le retour des otages israéliens. Une stratégie contre-productive selon Oliver McTernan, directeur de l’organisation britannique Forward Thinking, spécialiste de la médiation.

« Ces pressions ont tendance à renforcer la résistance et représentent un grand danger pour la vie des otages. (…) Sans cessez-le-feu, il est impossible de garantir leur sécurité, de faire en sorte qu’ils puissent être réunis et de permettre leur retour », déplore-t-il. 

Mardi, le Hamas a annoncé le décès d’une otage des suites des blessures liées aux bombardements israéliens.

Calcul politique

Dans son propre pays, l’approche de Benjamin Netanyahu est loin de faire l’unanimité. Depuis des mois, des manifestations ont lieu pour réclamer le retour immédiat des israéliens détenus depuis le 7 octobre par le Hamas.

Mardi, des familles d’otages étaient à nouveau réunies à Tel-Aviv et Jérusalem. Certains de ces manifestants ont appelé le Premier ministre à accepter la proposition d’accord de cessez-le-feu pour mettre fin à leur attente.

« Nous sommes prêts à des compromis pour ramener les otages, mais si nous n’avons pas le choix, nous intensifierons l’opération dans toute la bande – au sud, au centre, et au nord », a déclaré le ministre de la Défense, Yoav Gallant.

24

Derrière ces déclarations, le cabinet de guerre israélien, mis en place par Benjamin Netanyahu le 11 octobre 2023 pour gérer l’attaque du Hamas contre Israël, demeure partisan d’une ligne dure face au Hamas. C’est le cas en particulier de deux de ses membres les plus extrêmes : Bezalel Smotrich, ministre des Finances et Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, fervents défenseurs de l’offensive de grande envergure à Rafah.  

Mercredi, les États-Unis, premier partenaire militaire d’Israël, ont eux aussi accentué la pression contre le gouvernement Netanyahu, annonçant la suspension de livraison de munitions et de bombes face aux « inquiétudes » sur Rafah. Il y a un mois, Washington avait autorisé le transfert de plusieurs milliards de dollars de matériel militaire à Israël tout en exprimant publiquement leur opposition au projet d’offensive terrestre dans cette zone.  

Pour le politologue Pascal Boniface, Israël est aujourd’hui « à la croisée des chemins ». « Benjamin Netanyahu est coincé entre les pressions très fortes de son allié américain, qui lui demande de ne pas faire cette opération sur Rafah, et les pressions de ses deux alliés extrémistes Smotrich et Ben-Gvir qui menacent de quitter le gouvernement, occasionnant la chute du cabinet. Il y aurait alors de nouvelles élections et Benjamin Netanyahu perdrait le pouvoir » analyse le directeur et fondateur de l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques). « Nous en sommes là et nous ne savons pas quelle option le Premier ministre va choisir » conclut-il.  

Selon un récent sondage de la chaîne israélienne Channel 12, 58 % des Israéliens sont favorables à la démission immédiate du Premier ministre Benjamin Netanyahu. En cas d’élections anticipées, le parti de son rival Benny Gantz emporterait la mise au Parlement, selon la même étude, loin devant le Likoud, de Benjamin Netanyahu.

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À la UneSociété

Recommandations des sous-traitants : l’ARSP donne une leçon à la FEC sur la légalité des listes transmises aux entreprises principales

by Sam's Londele 8 mai 2024
written by Sam's Londele

Le Directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) a, sans atermoiements, apporté de l’éclairage à la Fédération des entreprises du Congo (FEC) sur les fondements légaux du processus des recommandations des sous-traitants aux entreprises principales.

L’ARSP, depuis quelques temps, recommande des entrepreneurs sous-traitants auprès de plusieurs sociétés principales pour leur permettre d’accéder aux marchés.

En réponse à la correspondance du directeur général de la FEC portant refus de mettre à la disposition de l’ARSP, la liste des sous-traitants éligibles dans le secteur de Télécommunications, Miguel Kashal Katemb, à travers sa lettre consultée ce mercredi 08 mai par Actu30.cd, a souligné que son établissement est en droit de recommander des sous-traitants éligibles.

Selon Miguel Kashal Katemb qui a cité les dispositions combinées de l’article 5 point 1 et point 3 du Décret n 20/025 du 12 octobre 2020 modifiant et complétant le Décret n°18/019 du 24 mai 2018 portant création, organisation et fonctionnement de l’ARPS, cette dernière a, notamment, pour mission d’une part, de concevoir, assurer la mise en œuvre et le suivi-évaluation de la politique nationale ainsi que des politiques sectorielles du contenu local et, d’autre part, de veiller au respect de l’application des conditions requises dans la conclusion des contrats et dans l’exercice des activités de sous- traitance dans le secteur privé.

« L’ARSP, en s’appuyant sur les dispositions sus rappelées, est en droit de concevoir et de conclure avec les entreprises principales des contrats spécifiques de développement en leur sein des politiques sectorielles du contenu local visant l’ensemble des activités axées sur accès aux marchés, la croissance des capacités locales, l’utilisation des ressources humaines et matérielles locales, le transfert des technologies, l’utilisation des biens et services locaux et la création des valeurs additionnelles à l’économie nationale« , a-t-il écrit.

Il a précisé également que, sans préjudice pour toute entreprise principale de mener, en toute indépendance, un processus transparent relatif à l’attribution des marchés de sous-traitance, l’ARSP évalue certains marchés spécifiques et communique en recourant à sa banque de données après examen conjoint du dossier avec l’entreprise principale concernée, une liste des sous-traitants éligibles en tenant compte de leurs qualifications et de leurs expertises pour leur inscription dans la base des données restreinte de cette entreprise principale.

« Le recours à cette approche, aussi bien conforme à la législation sur la sous-traitance qu’à la vision du Chef de l’Etat, est justifié par le souci de mettre fin aux pratiques odieuses développées au sein des entreprises principales consistant à confisquer, à leur propre profit, les grands marchés de sous-traitance au détriment des sociétés promues par les congolais« , a-t-il expliqué.

Il a signifié que l’ARSP reste et demeure dans ses missions en vue de réguler les activités de la sous-traitance commandées par les entreprises privées opérant dans tous les secteurs de l’économie nationale avec finalité ultime, l’émergence d’une vraie classe moyenne congolaise.

Corneille Lubaki

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