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À la Une

À la UnePolitique

États-Unis: vers un «couronnement» de Kamala Harris à Chicago

by Sam's Londele 19 août 2024
written by Sam's Londele

La ville de Chicago, dans l’Illinois, accueille la convention nationale du Parti démocrate américain du 19 au 22 août. C’est habituellement lors de ce rendez-vous qu’est validé le choix du candidat démocrate à la présidentielle et celui de son colistier par un vote des délégués du parti. Mais cette fois, Kamala Harris et Tim Walz ont été désignés en amont, par un vote en ligne en août dernier, à la suite du désistement de Joe Biden.

Des couronnements. C’est ce que sont les conventions du Parti démocrate depuis les années 1970, après que les manifestations violentes de 1968 eurent troublées la dernière convention « ouverte » du parti. Afin de s’assurer du maintien de cette tradition à la suite du retrait de Joe Biden, le Comité national démocrate a organisé un vote virtuel début août destiné à paver la voie à la vice-présidente Kamala Harris et à son colistier. Il s’agissait d’éviter les éventuels problèmes juridiques concernant les bulletins de vote dans l’Ohio, où la date limite pour envoyer le nom du candidat officiellement désigné était le 7 août. Il s’agissait aussi de surmonter le problème de légitimité pour la candidate qui remplaçait Joe Biden au pied levé. Kamala Harris promettait de « gagner » le vote des délégués qui s’étaient engagés pour Joe Biden. Quant aux projets de contestation en justice par le camp républicain, qui accusait Kamala Harris d’avoir « volé » la candidature à Joe Biden ont fait long feu. « Une action en justice aurait sans doute été possible en amont de la convention, mais pas après », estime François de Chantal, professeur en études américaines à l’université Paris-Cité.

Kamala Harris, le choix de l’unité

Nombreux étaient les candidats démocrates pressentis pour succéder à Joe Biden dans la course : du gouverneur de Californie Gavin Newsom au Secrétaire aux Transports Pete Buttigieg, en passant par la gouverneure du Michigan Gretchen Whitmer. Mais outre que Kamala Harris, en tant que vice-présidente, était la seule à pouvoir récupérer aisément les fonds amassés par le président, « le fait que [Joe Biden] lui ait annoncé son soutien rendait très compliqué toute concurrence », souligne Ludivine Gilli, directrice de l’Observatoire de l’Amérique du Nord à la Fondation Jean Jaurès. Les délégués [chargés de choisir le candidat du parti] sont légalement libres de leur vote, « mais leur ralliement, en plus de celui des hiérarques du parti et des financeurs ayant été massif et immédiat, l’incertitude n’a pas duré », confirme François de Chantal.

Par ailleurs, les dates limites imposées dans chaque État américain pour désigner un candidat ont clairement profité à Kamala Harris et son colistier. « Cela a favorisé en quelque sorte la voie la plus légitime, la plus simple, la moins difficile sur le plan procédurier, celle de la vice-présidente », analyse Ludivine Gilli. Il y avait pourtant un risque : celui de la division du parti entre les modérés et les progressistes. L’obstacle a en partie été surmonté par le choix de son colistier, Tim Waltz. « Le choix a été rendu public avant la convention, ce qui est inhabituel et évidemment un moyen d’unir le parti en amont » en particulier face à Donald Trump, explique François de Chantal.

I am proud to announce that I've asked @Tim_Walz to be my running mate.

As a governor, a coach, a teacher, and a veteran, he's delivered for working families like his.

It's great to have him on the team.

Now let’s get to work. Join us:https://t.co/W4AE2WlMTj

— Kamala Harris (@KamalaHarris) August 6, 2024

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Lors de ces quatre jours de convention, il s’agira de porter au-dehors cette image d’unité. Les discours, qui se dérouleront en soirée, en « prime time » sont fait pour ça. En général, le candidat à la présidence est l’orateur du dernier soir. Un large éventail de personnalités du parti, gouverneurs, membres du Congrès et anciens responsables sont amenés à s’exprimer ou simplement s’afficher aux côtés des candidats. « L’enjeu est aussi d’adresser aux électeurs, les messages sur lesquels ils vont faire campagne, y compris pour améliorer la vie quotidienne des Américains, et cela servira à entretenir la dynamique qui a été lancée » avec la désignation de Kamala Harris et Tim Walz, explique Ludivine Gilli.

Le matin et le début d’après-midi sont consacrés aux « caucus et conseils », des réunions entre membres du parti dédiés aux questions concernant les sujets de campagne et certaines catégories d’électeurs (la ruralité, la pauvreté, les femmes, les Noirs, les Hispaniques, etc.) Les délégués finalisent et adoptent généralement un programme résumant les valeurs du Parti démocrate. « Il s’agit de faire le point sur toute une série de sujets qui sont extrêmement importants pour le Parti et pour leurs électeurs » résume Ludivine Gilli qui cite par exemple le climat, thème qui mobilise la base, mais qui est le grand oublié des discours.

Le spectre de 1968

Si dans l’enceinte, on entendra peu de voix discordantes, il n’en sera pas de même à l’extérieur des bâtiments de la convention. Un groupe d’organisations de gauche, la « Coalition to March on the DNC » [la coalition pour la marche contre la convention, ndlr] a obtenu l’autorisation de manifester contre le soutien de l’administration démocrate en Israël dans sa guerre à Gaza. Le théâtre sera le même que les violentes manifestations de 1968 qui avaient troublé la convention démocrate cette année-là, le « Grant Park » de Chicago. Mais la comparaison s’arrête ici. « Les policiers s’entraînent depuis un an pour la convention et ils respecteront les droits constitutionnels de manifester », a expliqué le surintendant de la police Larry Snelling à la télévision locale WGN9.

Dans l’État-pivot du Michigan, une partie de l’importante communauté arabo-musulmane menace de ne pas donner sa voix au parti démocrate pour protester contre la politique de l’administration Biden. Kamala Harris pourrait-elle profiter de la convention pour se démarquer de Joe Biden sur la question israélo-palestinienne ? « Ce qui est attendu de la part des manifestants, c’est qu’elle s’oppose à l’envoi d’armes. Est-ce qu’elle ira jusque-là ? C’est loin d’être sûr », estime Ludivine Gilli.

RFI via CONGO PUB Online

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19 août 2024 0 comments
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À la UneSociété

L’ONU condamne les attaques contre les populations civiles et les humanitaires en RDC

by Sam's Londele 19 août 2024
written by Sam's Londele

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, ce lundi 19 août, le coordonnateur humanitaire résidant du système des Nations Unies en RDC , Bruno Lemarquis, déplore l’escalade des attaques contre les populations civiles et les acteurs humanitaires dans ce pays.

« 6 travailleurs humanitaires ont été tués et 11 enlevés entre janvier et juin de cette année, avec plus de 200 incidents ayant directement ciblé les humanitaires sur le terrain », indique Bruno Lemarquis.

Entre janvier et juillet 2024, plus de 630 civils ont été tragiquement tués dans les territoires de Mambasa et Irumu, en Ituri, et dans les territoires de Beni et Lubero au Nord-Kivu, déplore M. Lemarquis.

Tueries dans le silence 

Le coordonnateur humanitaire en RDC condamne par ailleurs l’indifférence de la communauté internationale face cette situation catastrophique :

« Malgré la gravité de ces tueries et de ces souffrances, le monde ne s’est suffisamment pas indigné face à cette situation catastrophique. Cette absence d’indignation collective, cette tolérance, questionne profondément notre humanité et notre capacité à prévenir et à agir contre la violence systématique qui décime des vies innocentes. C’est pour cela que j’appelle cette crise non seulement l’une des plus négligées au monde, mais également l’une des plus tolérées ». 

Il lance un cri d’alarme, afin que les voix de ceux qui souffrent soient écoutées et entendues et que des mesures concrètes soient prises pour mettre fin à ce cycle de violence insupportable qui dure depuis des décennies et pour protéger les plus vulnérables.

Déplacements massifs 

Les attaques armées ont occasionné des dizaines de milliers de nouveaux déplacés et la suspension temporaire de l’assistance humanitaire dans certaines zones.

« Au premier semestre 2024, environ 7,3 millions de personnes étaient déplacées en RDC. Ce qui correspond à plus de 400 000 nouvelles personnes déplacées depuis décembre 2023 », note Bruno Lemarquis.

Ces déplacements massifs de populations, générés par les conflits armés, couplés aux conditions de vie précaires qui en résultent, selon lui, créent un terreau fertile à la violence sexuelle contre les femmes et les filles et à la prostitution comme moyen de survie. A cela s’ajoute la propagation rapide d’épidémies telles que le choléra, la rougeole et la variole simienne dans les zones affectées par ces violences.

Il réaffirme l’engagement des Nations Unies et des ONG locales et internationales à apporter l’aide nécessaire aux populations affectées par les crises, en étroite coordination avec les autorités nationales.

« Cependant, le plan de réponse humanitaire pour 2024 est financé à seulement 35%, ce qui signifie que des centaines de milliers de personnes vulnérables sont laissés pour compte », fait-il remarquer. 

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Beni-Butembo : la dégradation des réseaux mobiles accentue l’insécurité

by Sam's Londele 19 août 2024
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Les habitants des villes de Beni et Butembo ainsi que des territoires de Beni et Lubero, déjà lourdement affectés par l’insécurité, font face à une nouvelle épreuve : la dégradation des services de communication fournis par les réseaux de téléphonie cellulaire. Le désagrément dure depuis quatre jours, ont rapporté des sources locales dimanche 18 août. 

Cette situation complique davantage la vie quotidienne des habitants et exacerbe les risques liés à l’insécurité dans une région, où la connectivité est cruciale. 

Sous la menace constante des groupes armés, les habitants de Beni, Butembo et Lubero s’appuient souvent sur les réseaux cellulaires pour alerter les forces de sécurité.

Mais depuis quatre jours, la faible qualité du réseau est devenue un frein à cet atout. David Wambale, avocat et habitant de la région, partage sa frustration :

« Nous nous trouvons dans une zone très insécurisée; au point que le téléphone cellulaire se révèle être un outil indispensable pour pouvoir appeler les secours, en cas de besoin. Malheureusement, on est dans l’impossibilité de joindre son correspondant. On est plus que déçu!»

La dégradation des communications impacte aussi les services de santé, rendant les urgences difficiles à gérer, explique le docteur Baba Mutuza, responsable de la clinique Dieu est Grand de Beni :

« Comme personnel soignant, médecin de surcroît, c’est très compliqué! Quand vous devez gérer des urgences et qu’il y a des malades qui saignent ou des malades victimes d’accidents graves, c’est encore plus compliqué quand une femme est grosse et qu’on a besoin de vous au bloc opératoire. Si on n’arrive pas à vous joindre, c’est la vie des gens qui est menacée ».

Radio Okapi n’a pas pu obtenir, à ce sujet, la réaction des responsables des compagnies de téléphonie cellulaire. 

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À la UneScience et Technologie

Le Sénégal franchit une étape historique avec le lancement de son premier satellite GAINDESAT-1a

by Sam's Londele 18 août 2024
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Le Sénégal a placé avec succès son premier satellite en orbite, a annoncé le président Bassirou Diomaye Faye, jugeant que ce lancement marque un pas majeur vers la « souveraineté technologique » du pays.

Nommé GAINDESAT-1A, ce satellite a décollé depuis la base de lancement de Vandenberg en Californie, a indiqué le dirigeant sénégalais sur le réseau social X vendredi soir.

Transporté par une fusée SpaceX Falcon 9 , ce satellite fait partie d’une mission spatiale qui a permis d’envoyer,depuis les États-Unis, 115 autres petits satellites en orbite dans le cadre de la mission Transporter 11.

GAINDESAT-1A, a été construit par le Sénégal en collaboration avec le Centre spatial universitaire de Montpellier (France). Le nanosatellite est conçu pour surveiller le territoire sénégalais et collecter des informations pour les services économiques et environnementaux du pays.

Selon l’Union africaine, le Sénégal est devenu la 12e nation du continent à lancer son satellite dans l’espace.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneEducation

Raissa Malu se rassure du déroulement des travaux en sous-commissions à Bibwa

by Sam's Londele 18 août 2024
written by Sam's Londele

La Ministre de l’Education nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU-NCI), Raissa Malu Dinanga, a rendu visite le samedi 17 aout 2024, aux membres des sous-commissions en pleins travaux dans le cadre de la commission paritaire Gouvernement-banc syndical des enseignants dont le lancement des travaux a eu lieu le 10 aout 2024 à Bibwa, dans la commune de la N’Sele.

L’arrivée de la Ministre de l’EDU-NCI au village Venus de Bibwa où les travaux se déroulent les travaux en sous-commissions est intervenue quelques heures après qu’elle a clôturé la Réunion annuelle d’évaluation de l’Inspection générale de l’EDU-NCI au site touristique Village Ayongo dans la bourgade de Kinkole (Kinshasa).

Par cet acte, Raïssa Malu a tenu à encourager les représentants de différents syndicats des enseignants qui prennent part aux travaux de la Commission paritaire Gouvernement- Intersyndicale des enseignants pour un travail efficient.

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’EDU-NCI a passé en revue les quatre sous-commissions mises en place où elle a encouragé et motivé les participants qui réfléchissent sur l’amélioration des conditions socio-professionnelles de l’enseignant congolais ainsi que l’amélioration de la qualité des enseignements à dispenser aux enfants de la République Démocratique du Congo (RDC).

Des questions essentielles

Lors de son passage à la sous-commission « Carrière et Retraite », l’autorité de tutelle de l’EDU-NC a appris que les travaux se déroulent normalement.

La ligne directrice adoptée par les membres de cette sous-commission a été la « communication du Président de la République lors de la 6ème réunion du Conseil des ministres ».

Le Chef de l’État avait instruit les ministères concernés sur l’amélioration des conditions socio-professionnelles de l’enseignant.

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Félix Tshisekedi avait également instruit pour que l’enseignant obtienne le statut d’agent public de l’État, en plus de son statut particulier.

Les membres de la sous-commission ont par ailleurs fait le constat de l’application partielle des textes qui régissent le métier d’enseignant.

Des recommandations ont été formulées, recommandations à soumettre à la grande commission de ces assises de Bibwa.

La Ministre d’État, Ministre de l’EDU-NCI a ensuite visité la sous-commission « Statut particulier de l’enseignant » qui, à l’entrée de l’autorité dans la salle, cogitait sur la disposition réglementaire du détachement d’un enseignant et son retour en fonction alors qu’il avait été remplacé.

La troisième sous-commission visitée par la Ministre d’État Raïssa Malu a été celle de « Santé et cantine scolaire ». Les deux sujets importants de ce groupe de travail concernent les mutuelles et services de santé ainsi que la couverture de santé universelle. La question de la santé de l’enseignant y est abordée.

Raïssa Malu a ensuite suivi un résumé succinct du travail effectué par la sous-commission « Rémunération ». Les deux objectifs de ce dernier groupe de travail sont l’évaluation des engagements pris par le Gouvernement en mars 2024 ainsi que l’élaboration d’une feuille de route des actions prioritaires sur la rentrée scolaire.

En toute fin de son passage au village Venus de Bibwa où se déroulent les travaux de la Commission paritaire, la Ministre d’État s’est entretenue avec l’équipe médicale qui veille sur la bonne santé des participants.

L’on note que la présence de cette équipe est une innovation et une précaution prise par le ministère de l’EDU-NC, organisateur de la Commission Paritaire.

Le ministère de l’EDU-NC a tenu à la présence d’une équipe médicale sur le site où se réunissent les syndicalistes venus de l’ensemble du territoire national. Chaque soir, cette équipe effectue des visites dans les locaux des participants hébergés au village Venus à Bibwa afin d’apporter des réponses à d’éventuelles questions de santé.

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Pour rappel, les représentants du Gouvernement et ceux des enseignants se réunissent depuis le 10 août afin d’échanger sur les différentes questions relatives à l’amélioration des conditions socioprofessionnelles de l’enseignant de la RDC.

Cette commission paritaire se tient à quelques jours de la rentrée des classes fixée au 2 septembre 2024.

Olivier KAFORO

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Le Liban plongé dans le noir faute de fuel pour ses centrales électriques

by Sam's Londele 18 août 2024
written by Sam's Londele

Les Libanais, qui ne recevaient déjà que deux à quatre heures d’électricité par jour depuis plus de quatre ans, sont plongés dans un black-out total depuis samedi, après l’arrêt de toutes les centrales électriques à cause du manque de fuel.

La seule source de carburant pour les unités de production d’électricité au Liban est l’Irak. Ce pays fournit depuis deux ans un million et demi de tonnes de pétrole dans des conditions avantageuses.

Ce processus est cependant perturbé depuis trois mois en raison de complications juridiques et légales. Il est aggravé par des différends entre le ministère de l’Énergie, la compagnie nationale d’électricité et la Banque du Liban, qui exige d’être couverte par une loi votée au Parlement avant de débloquer les fonds nécessaires, dans un contexte d’assèchement des réserves en devises de la Banque centrale.

La situation est tellement grave que le fonctionnement de l’aéroport international de Beyrouth et du port de la capitale risquait d’être sérieusement compromis.

Pour éviter l’effondrement total du réseau électrique et le ralentissement des activités des deux seules portes du Liban vers le monde extérieur, une solution partielle et provisoire a été trouvée ce dimanche.

Une des principales centrales, celle de Zahrani, a été alimenté avec 2 000 tonnes de fuel, pour lui permettre de produire 150 mégawatts, 5% des besoins du pays, pour faire fonctionner l’aéroport pendant une semaine.

La population, elle, devra compter sur les seuls générateurs de quartier et les panneaux photovoltaïques, qui produisent déjà plus du tiers des besoins des Libanais.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Kasaï Oriental : vers la construction d’une cimenterie à Katanda

by Sam's Londele 18 août 2024
written by Sam's Londele

La cité de Katanda, chef-lieu du territoire qui porte le même nom, au Kasaï Oriental, va bientôt accueillir officiellement une cimenterie de la la société WIH Kasaï Cement SAS. La cérémonie de pose de la première pierre pour la construction de cette cimenterie, interviendra le 24 août prochain. L’information a été donnée à l’autorité provinciale par le groupe chinois ayant gagné ce marché, le samedi 17 août 2024.

À en croire la Cellule de communication du Gouvernorat du Kasaï Oriental, ce grand événement qui fait partie de déclencheurs du développement de la province, va réunir plusieurs personnalités qui viendront de l’étranger et de Kinshasa. L’on note, entre autres, la présence de l’ambassadeur de la Chine, quelques membres du gouvernement central, des élus nationaux et bien d’autres.

Golden Construction, ensemble avec son alliée, la société «WIH Kasaï Cement SAS», détient 14 titres d’exploitation du calcaire dans le site de Katanda où la cimenterie sera implantée.

Les études préalables dudit site estiment une première phase de production annuelle de plus ou moins 300.000 tonnes, pour atteindre dans sa phase finale, une production annuelle de 1,2 million de tonnes d’ici la fin de l’année 2027. Cela, permettra de réduire sensiblement le prix du ciment et limiter son importation, sans oublier la création de l’emploi et le développement communautaire.

L’autorité provinciale, qui s’emploie depuis son arrivée à la tête du Kasaï Oriental pour le décollage de la province, a salué cette bonne nouvelle qui offre une occasion aux Est-kasaïens la possibilité de construire à moindre coût comme le veut le chef de l’exécutif provincial.

Merveille Mpandanjila

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Opération « Coup de poing » : le gouverneur Bumba supervise les travaux de curage de la rivière Mososo et l’évacuation des déchets à Kintambo

by Sam's Londele 18 août 2024
written by Sam's Londele

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a supervisé, samedi, les travaux de curage de la rivière Mososo, à la 1ʳᵉ rue Limete et au pont Forgeron, mais aussi assisté à l’évacuation des déchets disséminés à la décharge pirate de Kintambo, en diagonale de la station sur l’avenue OUA. 

Ces travaux sont lancés dans le cadre de l’opération « Coup de poing » visant à débarrasser la ville de Kinshasa de plus de 3 millions de déchets et permettre aux Kinois de vivre dans un environnement sain. 

Le premier citoyen de la ville a appelé les uns et les autres à la prise de conscience collective pour éradiquer l’insalubrité dans la ville.

« Avec le projet Kinshasa Ezo Bonga, nous voulons changer la donne. L’insalubrité coûte énormément d’argent. Le Trésor public a mobilisé beaucoup d’argent pour les engins de collecte des immondices, le curage des rivières, le coût de la main d’œuvre, les carburants, etc. Tout cela coûte énormément à la ville. Si nous ne prenons pas conscience pour mieux faire, surtout en matière de gestion des déchets, nous allons toujours dépenser sans être à l’abri de l’insalubrité. Notre démarche n’est pas seulement d’assainir, mais aussi de sensibiliser les Kinois que nous sommes, afin d’en finir avec l’insalubrité. Nous devons éradiquer cette mentalité de vivre dans un milieu malsain. Ici, à Forgeron, la situation est effroyable. C’est un choc ! Les gens meurent chaque fois qu’il pleut. Nous devons être interpellés. Notre objectif est de faire en sorte qu’aucun Kinois ne perde la vie même quand il y aura des pluies torrentielles », a déclaré Daniel Bumba Lubaki.

Le gouverneur de Kinshasa veut définir une politique « sérieuse » aux fins de trouver des solutions structurelles au problème d’insalubrité dans la capitale congolaise.

Dans la foulée, il a invité tous les Kinois, les dirigeants des différentes entités de la ville, rues, quartiers et communes à mettre tout en œuvre pour la réussite de cette opération qui s’inscrit dans la vision du chef de l’État de « faire de la capitale congolaise une ville propre et agréable à vivre pour tous ».

« Je voudrai que tout Kinois comprenne que nous avons décrété une guerre contre l’insalubrité et les immondices. Nous devons nous lever tous. Kinshasa Ezo Bonga est notre affaire à tous. Kinshasa va changer avec notre intelligence et notre volonté. L’immobilisme n’a plus de place », a-t-il exhorté.

Accompagné du vice-gouverneur Eddy Iyeli, des ministres provinciaux, de son cabinet et des experts environnementaux, le gouverneur a visité la station de transfert des déchets de l’OUA dans la commune de Kintambo, pour s’assurer du bon fonctionnement des travaux d’évacuation des immondices qui s’y effectuent.

James Arjoun M.

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

La SADC réitère son appui politique, diplomatique et militaire afin de résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC

by admin9775 18 août 2024
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Les dirigeants de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont apporté leur appui politique, diplomatique et militaire à la RDC, ce samedi 17 août à Harare, à l’issue du 44è sommet de cette communauté, renseigne la Cellule de Communication de la Présidence.

Les travaux du 44e sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la SADC ont abordé les questions d’économie, d’énergie ainsi que des questions de paix et de sécurité au sein de la sous-région.

Au sujet des questions sécuritaires au sein de la SADC, la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo a été au centre des discussions pendant les travaux de la Troïka de l’organe ainsi qu’au cours des travaux de la plénière des Chefs d’Etat.

Selon la ministre d’Etat aux affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, « les dirigeants de l’Afrique australe ont apporté leur appui politique, diplomatique et militaire à la RDC. L’engagement continu de la SADC par rapport à la SAMI/DRC; la présence de la Force de la force militaire de la SADC au Nord-Kivu ainsi que l’engagement au sein de la SAMI/DRC des troupes combattantes de l’Afrique du Sud, du Malawi et de la Tanzanie figurent parmi les décisions prises par les chefs d’Etat en faveur de notre pays », a déclaré Mme Thérèse Kayikwamba.

La ministre d’État aux affaires étrangères a aussi ajouté que la SADC a exprimé son engagement et fait part de sa préoccupation face à l’épidémie de Mpox qui frappe la RDC.

La SADC soutient une riposte rapide et efficace tout en s’inspirant de la prise en charge de la pandémie de covid-19.

Au cours de ce sommet, le président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa a été investi président en exercice de la SADC et a reçu les symboles de la présidence tournante des mains de son prédécesseur Joao Lourenço d’Angola.

Radio okapi via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Virus mpox: ce que l’on sait de cette épidémie qui s’accélère en Afrique

by admin9775 18 août 2024
written by admin9775

Alors que l’Organisation mondiale de la santé a déclenché mercredi 14 août son plus haut niveau d’alerte mondiale face à la propagation du mpox, aussi connu sous le nom de variole du singe, RFI fait le point sur cette maladie connue depuis les années 1970 et sur son épidémie qui s’accélère en Afrique.

Une femme du camp de réfugié de Bulengo à Goma en RDC suspecte être atteinte du virus mpox, le 15 août 2024.
Une femme du camp de réfugié de Bulengo à Goma en RDC suspecte être atteinte du virus mpox, le 15 août 2024. AP – Moses Sawasawa

■ Qu’est-ce que le mpox ?

Initialement connu sous le nom de monkey pox, la variole du singe, et renommé en 2022 mpox par l’OMS, ce virus est une espèce de la variole. Paradoxalement, le mpox n’a pas grand-chose à voir avec les singes, si ce n’est qu’il a été isolé pour la première fois sur des primates dans un laboratoire du Danemark en 1958.

Le mpox est en effet une zoonose, une maladie infectieuse qui passe de l’animal à l’homme, mais ce n’est pas le singe qui transmet la maladie à l’humain. L’hypothèse privilégiée est celle d’une maladie originellement véhiculée par les rongeurs. Le premier cas humain a été rapporté en RDC en 1970, il s’agissait d’un enfant de neuf ans qui avait pu être soigné de la maladie avant de mourir peu de temps après avoir contracté les oreillons.

■ Pourquoi l’épidémie s’accélère ?

Pendant de nombreuses années, de petites flambées épidémiques localisées ont régulièrement eu lieu en Afrique centrale et de l’Ouest, certains pays comme la RDC, le Nigeria, le Liberia ou encore le Cameroun étant des zones endémiques du virus. Mais c’est en 2022 que l’OMS déclare l’épidémie comme une urgence sanitaire mondiale après que plus de 75 pays non endémiques dont les États-Unis, l’Australie, le Canada et une grande partie de l’Europe ont rapporté des cas.

La propagation de mpox s’est rapidement calmée dans les pays occidentaux, mais elle a pris un autre tournant ces derniers mois en Afrique où les deux souches connues du virus (clade 1 et clade 2) ont continué à circuler, ce qui a poussé l’OMS à déclencher son plus haut niveau d’alerte. « C’est une maladie qui a évoluée qui n’est plus seulement transmissible d’animal à humain », explique au micro de RFI, le Dr Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies.

La République démocratique du Congo qui concentre actuellement 96% des cas rapportés de mpox fait ainsi face à une souche bien plus virulente appelée clade 1b, plus transmissible et plus létale que le clade 2 qui était en cause dans l’épidémie de 2022 dans de nombreux pays occidentaux. Le virus a muté et il se transmet maintenant « d’humain à humain, avec les sécrétions et les contacts, avec les objets utilisés par une personne infectée comme les habits, le lit, une chaise… », détaille le Dr Kaseya. « Des études sont menées car nous suspectons également des transmissions par voie aérienne », précise-t-il.

La Suède et le Pakistan ont annoncé avoir découvert leurs premiers cas de mpox issus du variant clade 1b, ainsi observé pour la première fois hors d’Afrique. « Ce variant se propage très rapidement et s’étend à des pays d’Afrique qui ne l’avaient jamais vu auparavant, comme le Rwanda, le Kenya et le Burundi. Nous observons de nombreux cas au Burundi et en Ouganda et ce sont des pays qui ont beaucoup de contacts avec le reste du monde. Il s’agit donc d’une menace pour le reste du monde », a expliqué la porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé, Margaret Harris. « Il est probable que d’autres cas importés de clade 1 soient enregistrés dans la région européenne au cours des prochains jours et des prochaines semaines », a par ailleurs averti l’organisation onusienne.

■ À quel point le mpox est-il dangereux ?

Moins virulent que la variole dont il est un variant, la dangerosité de mpox a pendant très longtemps été limitée, mais l’apparition d’un nouveau variant du clade 1 change désormais la donne. « Avant mpox ne tuait pas vraiment, explique le Dr Kaseya, mais aujourd’hui avec les nouvelles souches, clade 1 peut atteindre un taux de létalité allant jusqu’à 10%, ce qui est énorme ».

Le clade 2 est beaucoup moins dangereux avec un taux de létalité estimé autour de 0,1% soit un à deux morts pour 1 000 malades. C’est cette souche qui était à l’origine de l’épidémie de 2022 qui avait fait 140 morts pour un peu plus de 90 000 cas. L’épidémie de mpox de sous-type clade 1b qui sévit actuellement en Afrique, et tout particulièrement en RDC, est en revanche beaucoup plus dangereuse avec un taux de létalité qui atteint en moyenne 3 à 4%.

Au total, 38 465 cas de mpox ont été recensés dans 16 pays africains depuis janvier 2022, pour 1 456 décès, avec notamment une augmentation de 160% du nombre des cas en 2024 par rapport à l’année précédente, selon des données publiées la semaine dernière par l’agence de santé de l’Union africaine, Africa CDC. Les enfants sont par ailleurs particulièrement à risque, rien qu’en RDC, « les moins de 15 ans représentent plus de 60% des cas », selon le Dr Kaseya.

■ Quels sont les symptômes et comment s’en protéger ?

Après une période de six jours jusqu’à trois semaines d’incubation, les premiers symptômes sont d’ordres généraux et ressemblent à ceux d’un état grippal : fièvre, douleurs musculaires, maux de tête, fatigue… Apparaissent ensuite les lésions cutanées qui peuvent parfois s’avérer douloureuses et laisser des cicatrices, mais « avec l’apparition de nouvelles souches, il y a désormais aussi des cas où les lésions cutanées apparaissent avant les symptômes généraux », précise le Dr Jean Kaseya.

La guérison intervient en général en deux à quatre semaines, mais pour se protéger du virus auquel on ne connaît pas pour le moment de traitement curatif, le plus efficace reste de garder une bonne hygiène corporelle et de se laver régulièrement les mains. Les personnes ayant de multiples partenaires sexuels doivent également se montrer particulièrement vigilantes, car s’il est avéré que le virus se transmet via des contacts rapprochés, des doutes subsistent sur la possibilité qu’il puisse également être devenu sexuellement transmissible.

■ Le vaccin, le seul traitement pour endiguer l’épidémie

Les vaccins développés pour immuniser contre la variole sont également efficaces à 80% contre le mpox, ce qui pourrait permettre de venir assez rapidement à bout de l’épidémie. Mais depuis l’annonce de l’éradication de la maladie en 1980 par l’OMS, les campagnes de vaccination ont été stoppées, ce qui pourrait d’ailleurs en partie expliquer cette recrudescence de mpox. « La vaccination contre la variole qui protégeait par réaction croisée contre la variole du singe a permis de la garder étouffée pendant longtemps, mais les personnes nées depuis l’arrêt de la vaccination contre la variole n’ont pas été vaccinées, ce qui fait un nombre de réservoirs plus importants de personnes susceptibles de contracter la variole du singe, expliquait en 2022 sur RFI l’épidémiologiste de l’Institut Pasteur, Arnaud Fontanet. C’est un des éléments qui pourrait expliquer pourquoi ce virus se met à circuler de plus en plus ». 

En déclenchant son plus haut niveau d’alerte, « l’urgence de santé publique de portée internationale », l’OMS va pouvoir donner la priorité sur le plan financier à la lutte contre le virus mpox, alors que son budget est fortement encadré. Près d’1,5 million de dollars ont déjà été débloqués mercredi par l’OMS sur le fonds d’urgence. L’organisation juge que son plan de réponse nécessite au moins 15 millions de dollars de montant initial. L’annonce de l’OMS doit aussi permettre de débloquer des fonds pour l’accès à des vaccins en Afrique, alors que quasiment aucun traitement n’est disponible sur le continent.

Car si des vaccins contre le mpox existent, leur nombre est encore trop faible, en particulier sur le continent africain. Mardi, l’agence de santé de l’Union africaine Africa CDC a annoncé que quelque 200 000 doses allaient être déployées en Afrique, grâce à un accord avec l’Union européenne (UE) et le fabricant danois Bavarian Nordic qui se dit en capacité de produire deux millions de doses supplémentaires d’ici fin 2024 et jusqu’à dix millions d’ici fin 2025.

Une situation qui appuie encore un peu plus l’urgence pour l’Afrique d’acquérir son indépendance vaccinale. « On nous dit qu’il y a actuellement un stock de 200 000 doses de vaccins à travers le monde, alors qu’un pays comme la RDC en réclame déjà trois millions », déplore le Dr Jean Kaseya. « Commencer à produire nos propres vaccins et nos propres médicaments, c’est pour moi le combat du siècle », conclut le directeur de l’Africa CDC.

RFI via CONGO PUB Online

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