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À la Une

À la UneMonde

Equateur: par référendum, les électeurs valident largement la politique anticriminalité de Daniel Noboa

by Sam's Londele 22 avril 2024
written by Sam's Londele

Dans une journée marquée par l’assassinat dans un restaurant d’un directeur de prison de la province de Manabi, les Équatoriens ont largement approuvé le durcissement de la politique anti-délinquance proposée par le président Daniel Noboa.

Quelque 13,6 millions d’électeurs ont été appelés aux urnes dimanche 21 avril pour répondre par oui ou par non à onze questions posées par le président Noboa. Les votants ont répondu « oui » à neuf questions portant sur la sécurité, selon les résultats du CNE, qui a précisé que 72 % des électeurs équatoriens avaient participé au scrutin.

On sait que le président Noboa avait fait de ce référendum en Équateur une étape importante en vue d’une réélection dont il a déjà dit publiquement qu’il la recherchait, rappelle notre correspondant à Quito, Eric Samson. Élu en octobre dernier lors d’élections présidentielles anticipées, Daniel Noboa a été investi en novembre pour un court mandat de dix-huit mois qui s’achèvera en mai 2025. Aussi, il est intéressant de noter que les Équatoriens lui ont donné une victoire aux points, mais pas par KO.

Les neuf questions portant sur le durcissement de la lutte contre le grand banditisme ont été approuvées avec des chiffres entre 60 et 80 %. C’est une vraie victoire pour Daniel Noboa qui montre bien que la population le soutient sur ce sujet.

Les électeurs ont même voté oui à des questions qui, selon de nombreux experts, n’étaient pas nécessaires ou n’étaient pas claires comme la typification d’un nouveau délit de port d’armes ayant appartenu à des militaires ou policiers, alors qu’il est déjà illégal de porter une arme sans permis. Autre question dont on ne voit pas trop l’intérêt : celle qui permet aux policiers et militaires d’utiliser les 45.000 armes à feu saisies aux délinquants, car beaucoup sont artisanales et sans intérêt pour la Police.

En revanche, certaines questions constituaient une réelle menace pour les délinquants, comme celle qui autorise l’extradition, la saisie plus rapide des biens des trafiquants ou la fin des remises de peine.

En revanche, Daniel Noboa n’a pas convaincu sur les deux questions économiques dont une sur la flexibilisation du marché du travail. Là, les Équatoriens ont clairement voté contre.

Le gouvernement doit maintenant préparer les textes pour modifier la Constitution et le Code Pénal et les faire approuver par une Assemblée dans laquelle Daniel Noboa, qui réagira ce lundi aux résultats du référendum,   n’a pas la majorité. Et il doit surtout montrer des résultats concrets et rapides à la population.

RFI via CONGO PUB Online

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À la Une

«Soutenir Tshisekedi pendant la campagne de 2023 ne signifie pas donner un chèque blanc à son entourage des binationaux pour piller le pays »(A-Daniel Shekomba)

by Guyguy Lelo 22 avril 2024
written by Guyguy Lelo

Près de 100 jours après son investiture pour un second mandat, le président Félix Tshisekedi n’a toujours pas mis en place un nouveau gouvernement. La situation socio-économique devient de plus en plus intenable et la misère du peuple a atteint son niveau le plus inquiétant.

Dans ce contexte, même de soutiens du chef de l’État pendant la dernière présidentielle appellent au changement. C’est le cas de l’ancien candidat à la présidentielle de 2018, Alain-Daniel Shekomba, qui estime qu’il ne faut pas garder silence sous prétexte qu’on a été pro Tshisekedi pendant la campagne électorale.

Le deuxième mandat du président Félix Tshisekedi commence sur une mauvaise note. C’est le constat que fait Alain-Daniel Shekomba. Ce chef d’entreprise congolais expatrié affirme que le pays a régressé au cours de 14 derniers mois.

« Entre mon avant-dernier passage en RDC en février 2023 et mon dernier passage en RDC en avril 2024, la situation socio-économique s’est tellement dégagée, que je me pose la question si il y a des acquis à consolider », a-t-il écrit sur son compte X, ancien Twitter.

Alors qu’il avait volontairement battu campagne pour Félix Tshisekedi en soutenant que voter pour un autre candidat reviendrait à donner les clés du pays aux candidats à la solde des puissances étrangères, Alain-Daniel Shekomba accusent de membres de l’entourage du président de la République de détenir d’autres nationalités et de piller la RDC.

« Soutenir Tshisekedi pendant la campagne de 2023 ne signifie pas donner un chèque blanc à son entourage des binationaux pour piller le pays. Nous autres, nous n’avons pas d’extra pays où fuir comme les binationaux quand ça va mal chez nous. Donc, nous devons défendre notre unique pays contre ces mercenaires », a-t-il publié sur X.

L’actualité, marquée notamment par le scandale de surfacturation présumée du marché des forages et des lampadaires semble lui donner raison.

Jean Pérou Kabouira

Alternance.cd via CONGO PUB Online

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22 avril 2024 0 comments
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À la Une

Assemblée provinciale de Kinshasa : Lévi Mbuta élu Président du bureau définitif !

by admin9775 21 avril 2024
written by admin9775

Le ticket de l’Union sacrée prend désormais la tête de l’organe délibérant de la Ville province de Kinshasa.

Lévi Mbuta de 4AC élu président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. 

Elu circonscription de Kimbanseke, Lévi Mbuta a obtenu 23 voix sur 43 votants. 

Son challenger principal, Jésus Noël Sheke en a obtenu 20.

Au sujet des autres postes, Pemba Tshinyama est élu vice-président avec 43 voix; Mubengay est élu Questeur alors que Clovis Massamba remporte le poste de rapporteur adjoint avec 40 voix, chapeauté par André Kongolo qui va assurer comme rapporteur principal, 43 voix dans sa gibecière.

Pour rappel ce vote s’est tenu sans la présence du Président du bureau d’âge qui avait proposé le report de ces élections.

Serge Mavungu

Opinion Info via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Le cardinal Ambongo accuse le gouvernement d’armer les FDLR et les miliciens Wazalendo

by Guyguy Lelo 21 avril 2024
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Le cardinal Fridolin Ambongo jette un pavé dans la mare et accuse le gouvernement d’armer non seulement les miliciens Wazalendo mais aussi les rebelles Hutus des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), dans la province du Nord-Kivu.

Dans la région du Nord-Kivu, plusieurs groupes bloquent l’avancée des rebelles du M23. Cet appui aux FDLR a déjà été soulevé par les Nations unies, l’Union européenne (UE) et d’autres chancelleries, bien que démenti par Kinshasa. C’est surtout un argument que brandit le Rwanda sans pour autant reconnaître l’appui au M23.

L’archevêque l’affirme sans détours. En distribuant des armes supplémentaires à divers groupes armés, « comme le Wazalendo, mais aussi à certains appartenant aux FDLR », le gouvernement espère que « ces groupes soutiendraient l’armée face à l’avancée du M23 ».

Fridolin Ambongo précise que « tous ces groupes sont aujourd’hui bien armés et c’est la population qui en paie le prix, générant toutefois un risque d’insécurité généralisée ».

L’archevêque de Kinshasa dénonce la stratégie du pouvoir en place qui, au lieu « de renforcer l’armée régulière avec des soldats sélectionnés et bien formés, arme des groupes » qui « agressent les citoyens, commettent des vols et des meurtres. »

Fridolin Ambongo accuse les miliciens alliés aux troupes gouvernementales de se lancer dans le commerce illégal de minerais locaux.

Ces propos irritent à Kinshasa. Thierry Monsenempwo, l’un des communicateurs de la coalition au pouvoir, loue « le courage et le dévouement des Congolais nationalistes qui défendent la paix dans l’Est ». Il accuse le cardinal de « parler le langage de l’ennemi ». Selon Thierry Monsenempwo, c’est « injuste de comparer ces patriotes engagés pour la paix, à des groupes armés qui répandent la terreur et la mort dans la région »

Le cardinal Fridolin Ambongo a regagné Kinshasa, vendredi 19 avril, après cinq jours au Saint-Siège. Privé d’accéder au salon d’attente VIP de l’aéroport à l’aller malgré son statut, il n’y est plus passé à son retour, selon son entourage. 

RFI via CONGO PUB Online

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À la Une

Voici ce que la justice reproche à Dj Mombochi

by Ruben Yale 21 avril 2024
written by Ruben Yale

L’artiste Dj Mombochi fait depuis près de 2 mois face à des ennuis judiciaires liés à son single « Mbongo » qui a connu un grand succès en 2023 et en debut de 2024.

Le chanteur est en détention provisoire dans l’attente de son jugement. Il lui est reproché des faits présumés « d’outrage aux bonnes mœurs » à travers les paroles de ce titre.

Selon le code pénal en vigueur, l’outrage public aux bonnes mœurs est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison et l’équivalent de 7 millions de francs congolais d’amende.

La justice a ouvert une enquête afin de déterminer la véracité des accusations portées à l’encontre de Dj Mombochi.

Pour l’heure, le sort de l’artiste reste en suspens, dans l’attente d’une décision de justice.

Mbote CD via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Rencontres de printemps 2024 : la croissance de la Région Afrique subsaharienne passera de 3,4 % en 2023 à 3,8 % en 2024 (FMI)

by Sam's Londele 20 avril 2024
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La croissance va passer de 3,4 % en 2023 à 3,8 % en 2024, et près des deux tiers des pays s’attendent à une croissance plus élevée.

Ces indications ont été fournies, ce vendredi 18 avril 2024 à Washington, par M. Abebe Aembro Sélassié, chef de Département Afrique du Fonds monétaire international (FMI) lors d’une conférence de presse à l’occasion des rencontres de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Reprise timide et couteuse

« La reprise économique devrait se poursuivre au-delà de cette année ; d’après les projections, la croissance devrait atteindre 4,0 % en 2025. », a-t-il précisé.

Après quatre années mouvementées, les perspectives pour l’Afrique subsaharienne s’améliorent progressivement.

Selon M. Abebe, l’inflation a presque diminué de moitié, les ratios de dette publique se sont largement stabilisés et plusieurs pays ont émis des euro-obligations cette année, mettant ainsi un terme à une période de deux ans pendant laquelle la région n’avait plus accès aux marchés internationaux.

Cependant, tout n’est pas au beau fixe, a fait remarquer le chef de Département Afrique du Fonds monétaire international (FMI).

« La pénurie de financement se poursuit pour les États de la région qui doivent encore faire face à des coûts d’emprunt élevés et à des remboursements de dette imminents. Ces perspectives demeurent exposées à des risques plutôt baissiers. La région reste plus vulnérable aux chocs externes mondiaux, ainsi qu’au risque d’aggravation de l’instabilité politique et de multiplication des catastrophes climatiques. », a-t-il souligné.

Pour M. Abebe, trois mesures stratégiques peuvent aider les pays à relever ces défis : redresser les comptes publics sans entraver le développement ; mener une politique monétaire axée sur la stabilité des prix ; et mettre en oeuvre des réformes structurelles pour diversifier l’économie et les sources de financement.

Dans ce contexte, a-t-il avancé, les pays d’Afrique subsaharienne auront besoin de plus de soutien de la part de la communauté internationale afin de construire un avenir plus inclusif, durable et prospère.

Depuis Washington DC/Patrick BOMBOKA
Envoyé spécial

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Attentat-suicide au Pakistan: des Japonais auraient été confondus avec des Chinois

by Sam's Londele 20 avril 2024
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À Karachi, dans le sud du Pakistan, cinq Japonais ont survécu, vendredi 19 avril, a un attentat-suicide contre le véhicule qui les transportait. L’un d’entre eux a été légèrement blessé. Les deux assaillants ont été tués. Les cinq employés d’une entreprise japonaise se rendaient vers la zone industrielle d’exportation de Karachi. Les Japonais sont rarement pris pour cible par des groupes extrémistes au Pakistan. À Tokyo, les médias laissent entendre qu’ils ont peut-être été confondus avec des Chinois.

Au Pakistan, les groupes extrémistes éprouvent un profond ressentiment contre les projets industriels financés par la Chine. La plupart de leurs attaques visent des ressortissants chinois.

Selon le Nikkei, la bible des milieux d’affaires au Japon, les cinq Japonais qui se rendaient dans la zone portuaire de Karachi à bord d’un véhicule blindé ont peut-être été confondus avec des ressortissants chinois. La police pakistanaise évoque, elle aussi, une telle possibilité.

« Le Japon n’a jamais été sur le radar des terroristes au Pakistan »

Cette attaque serait la première contre des employés d’une entreprise japonaise au Pakistan. « Les Japonais travaillant au Pakistan avaient déjà des craintes que les militants pakistanais puissent les prendre pour des Chinois en raison de leur apparence physique », déclare au Nikkei un analyste spécialisé dans le militantisme au Pakistan. Pour Kuram Iqbal, un expert en lutte contre le terrorisme, cette attaque est clairement un cas d’erreur d’identité. « Le Japon n’a jamais été sur le radar des terroristes au Pakistan. »

La présence économique japonaise au Pakistan est marginale par rapport à celle de la Chine. Les projets financés par la Chine sont jugés comme n’apportant aucun bénéfice à la population locale, la plupart des emplois revenant à la main d’œuvre chinoise.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

le programme de la maternité gratuite pas encore au point ! [Enquête]

by Guyguy Lelo 20 avril 2024
written by Guyguy Lelo

En prélude à la mise en application complète de la Couverture santé universelle (CSU) prévue en 2030, le président Félix Tshisekedi a lancé, au mois de septembre 2023, le programme de la gratuité de la maternité. La phase expérimentale concerne Kinshasa, la capitale. A ce jour, plusieurs composantes manquent aux « paquets de soins mère et enfant » de la femme enceinte et du nouveau-né.

Pour commencer, cette gratuité est partielle, elle n’assure pas la totalité des soins. Une sorte de revers de situation pour certaines familles qui sont obligées de payer certains services de la maternité. Il s’agit des produits médicaux et d’autres séances d’échographie exigées aux consultations prénatales. De leur côté, certains médecins relèvent que la liste incomplète des soins contenus dans la convention entre le gouvernement et les hôpitaux représente un possible danger. Le Fonds de solidarité santé, structure gouvernementale, qui finance ce programme, plaide aux partenaires financiers à redoubler d’efforts pour la continuité du programme à travers toute la république.

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L’absence de prise en charge comme première cause de décès

En 2021, les enquêtes démographiques et de santé du Ministère de la santé ont démontré qu’il y avait 846 décès sur 100.000 naissances d’après les statistiques fournies par le ministère de la santé de la RDC. L’absence de la prise en charge de la femme enceinte (consultations et diagnostics) est illustrée parmi les premières causes de décès. Ce qui fait qu’en RDC, les consultations prénatales restent le seul pilier important pour minimiser les risques de mortalité maternelle.

Face à cette situation, en 2022, le pays s’est armé des décrets dans le domaine de la santé dont cinq structures en vue de réduire les risques des décès maternels et rejoindre le cap exigé par l’OMS d’ici 2030.

A Kinshasa, 336 centres de santé ont été sélectionnés pour couvrir 12 paquets de soins suivants :

1) CPN ;

2) CPN référée ;

3) Accouchement ;

4) Accouchement difficile ;

5) Accouchement par césarienne ;

6) Accouchement par césarienne dans l’hôpital secondaire ;

7) Soins ambulatoires des femmes enceintes au centre de santé ;

8) Soins ambulatoires des femmes enceintes au HGR ( Hôpitaux généraux de référence)

9) Hospitalisation des femmes enceintes au HGR ;

10) Soins ambulatoires des nouveau-nés à HGR ;

11) Hospitalisation des nouveau-nés à l’HGR

12) Hospitalisation aux soins intensifs pédiatriques pour les nouveau-nés.

Plus de six mois après le lancement de la gratuité de l’accouchement, certains hôpitaux sélectionnés et le Fonds de solidarité de santé ne semblent pas émettre dans la même direction.

Une cacophonie qui fait en sorte que les bénéficiaires de la gratuité de l’accouchement financent elles-mêmes certains examens et les échographies, voire paient leurs médicaments.

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La médecine recommande 3 échographies et 6 consultations prénatales

Un gynéco obstétricien qui s’exprime sous le sceau d’anonymat à notre micro, revient avec force et détails sur l’importance des séances des échographies essentielles non inscrites par la gratuité de l’accouchement. Pour lui, les échographies obligatoires recommandées par la médecine sont au nombre de trois et peuvent varier selon les complications qu’une femme enceinte rencontre pendant ses différentes périodes de grossesse. Ces trois échographies guident le médecin à prendre toutes les précautions avant l’arrivée du bébé et préserver la maman d’éventuels risques d’hémorragies, causes de l’accentuation du taux de mortalité maternelle.

« La médecine recommande trois échographies et six consultations prénatales, pour suivre de près l’évolution de la grossesse et l’état de santé de la femme enceinte. Il s’agit entre autres de l’échographie de datation (entre 7-12è semaine) d’une grossesse : chaque personnel qualifié aimerait bien dater la grossesse de sa patiente. Il y a, en outre, les échographies de la morphologie (entre 20-23è semaine) du fœtus (bébé) et de la croissance (30-33è semaine). Ces trois échographies nous permettent d’avoir les informations importantes sur le nombre et la vitalité de fœtus (enfant), le sexe, le poids, l’état de liquide amniotique, le niveau d’insertion du placenta, pour réparer les anomalies… », a-t-il insisté.

Il confirme que même quelques jours avant l’accouchement, un médecin peut prescrire une échographie supplémentaire. Ce qui n’est plus faisable avec la gratuité de l’accouchement. Le médecin est désormais plié au respect de la convention.

« Dans la compréhension de ce programme, si j’essaie de réfléchir, il préfère sauter la première échographie parce qu’ils exigent que les consultations prénatales débutent à la 16è semaine. Or, la 16ème semaine peut apparaître tard pour les femmes qui connaissent des complications dès leur 10ème semaine de grossesse».

A la maternité de l’hôpital général de référence (Ex- Mama Yemo), où tout semblait être bon au départ, on constate l’absence de quelques produits manquant dans le kit opératoire pour les cas de césarienne. Mais parfois, les médecins se retrouvent face à un dilemme entre laisser pourrir la situation et faire intervenir immédiatement la famille pour les questions financières.

« Je vais vous illustrer un cas qui nous est arrivé lorsqu’on devrait intervenir parce qu’une patiente a connu la rétention du placenta pendant l’accouchement. J’ai regardé dans le kit, il manquait un produit important pour empêcher l’infection de plaie. J’ai fait les observations à la hiérarchie, on m’a recommandé de me contenter d’un autre produit qui n’avait rien à avoir. J’ai obtempéré et j’ai placé le produit en question, mais quelle n’a pas été notre surprise de constater que le produit placer n’avait aucun effet».

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Des produits sans effets

Pour ce cas très délicat auquel il a assisté, le médecin avoue qu’il était obligé de parler à la famille du malade pour compléter le kit et payer les médicaments supplémentaires pour empêcher l’infection de la plaie. Un acte peut coûter une radiation si sa hiérarchie apprenait ce genre d’informations.

« L’Etat refuse que les familles dépensent. C’est formellement interdit avec la gratuité de la maternité. Mais j’ai aussi l’obligation de sauver la vie de la maman dont l’opération s’est déroulée avec succès. Une fois qu’on a placé le médicament acheté, la patiente est sortie du risque qu’elle courait ».

C’est un flou ou un jeu de cache-cache auquel les médecins assistent entre le gouvernement et les hôpitaux. Les responsables d’hôpitaux auraient signé des conventions sans associer les personnels soignants qui sont en contact direct avec les femmes enceintes Pour ne pas subir et perdre sa réputation, les médecins abordés pensent qu’il faut exposer le problème aux bénéficiaires. Leur dire la vérité sur les limites de la gratuité de l’accouchement.

« La convention existe, oui. C’est de ma responsabilité comme médecin de donner un soin de qualité. Nous refusons de prendre de risques graves. En toute discrétion, nous abordons les patientes qui peuvent nous faire confiance, au cas où nous sommes limités par les examens et produits pris en charge par l’Etat. Celles qui ont déjà accouché une fois ou plusieurs fois ont la facilité de comprendre, mais celles qui viennent pour la première accoucher sont mécontentes », explique le médecin du Mère et enfant de Ngaba qui martèle sur le fait qu’on devrait laisser la liberté aux médecins d’apprécier, et non les limiter par une « convention taillée sur mesure et incomplète » selon les moyens de la politique gouvernementale.

Les femmes enceintes qui viennent aux hôpitaux choisis pour la gratuité de l’accouchement se contentent des étiquettes de sensibilisation affichées à chaque entrée de maternité qui ne donnent pas assez des détails. Il faut voir son médecin consultant qui vous donne les détails de soins concernés.

Quelques femmes enceintes rencontrées ignorent complètement la convention qui lie les hôpitaux au gouvernement, elles restent plutôt à la merci des recommandations de leurs médecins traitants. Surtout quant au choix des produits pour leur santé et la santé du bébé.

Bénédicte Primipare attend bébé pour la première fois. Elle sort de son rendez-vous et approuve la mesure de la gratuité des maternités mais avoue n’avoir pas totalement confiance en cette gratuité : « Quand j’ai entendu parler de la gratuité de la maternité je pensais que c’était une histoire inventée de toute pièce. Quand j’ai commencé mes consultations, je n’ai payé aucun rond à la maternité. Mais en toute honnêteté, j’ai dit à mon médecin de me prescrire les médicaments que j’irai acheter moi-même. Cela n’engage pas l’hôpital, c’est une relation entre médecin et patiente», a-t-elle déclaré.

Noriline a 30 ans. Elle est mariée et à 5 mois de grossesse. Dans ce même centre, elle affirme qu’elle achète régulièrement les gants et autres outils auprès des infirmiers.

« Ils me disent souvent que le stock est fini et qu’il faut acheter, quand vous leur donnez de l’argent eux-mêmes vous les livrent. On a pas de choix».

Une mère qui assiste sa fille qui à accoucher conseille aux autres de ramener toujours de l’argent à la maternité le jour de l’accouchement pour anticiper les urgences.

« Ma fille a accouché par césarienne et on a acheté l’anesthésie ici à l’hôpital. Il y avait également une famille dont la fille a été admise dans la salle d’opération qui était dans l’obligation de courir à 3h du matin pour chercher une poche de sang ».

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Des hôpitaux prêts à se désengager de la mesure

À Kinshasa, deux médecins directeurs de la Clinique de Ngaliema et de l’Hôpital général de référence de Kinshasa ont été suspendus par le secrétaire général à la santé « pour avoir refusé de donner les soins à une femme ne pouvant pas payer et qui venait d’accoucher » qui a fini par perdre la vie en laissant son bébé. Cette suspension a augmenté une dose de vigilance des médecins directeurs des autres hôpitaux concernés par la gratuité de l’accouchement.

Aussi, ces médecins sont censés cacher leurs mécontentements face aux imperfections de ce programme craignant les représailles de la part de l’autorité. Deux responsables des hôpitaux publics affirment que depuis leur adhésion au programme de la gratuité de la maternité, il y a eu baisse en termes de recettes. Ils sont également déçus de la lenteur que prend le traitement de leurs dossiers.

« Nous avons accepté la convention après ventilation telle que répartie par le ministère de la santé. Nous avons accepté 30$ pour toutes les 4 consultations prénatales là où on gagnait plus de 80$. L’accouchement, par voie basse et par voie de césarienne, sans compter d’autres services que nous livrons presque gratuitement ont été revus en baisse sans tenir compte des catégories, nous avons accepté. Aujourd’hui, plusieurs de nos dossiers sont payés en retard et certains sont déclassés sans aucune justification. Qui viendra combler ces manques à gagner parce que ces soins ont été réellement administrés ? », s’exclame un médecin directeur.

L’Hôpital Monkole est l’un des hôpitaux privés modernes dans la partie Ouest de la capitale congolaise, parmi les premiers à signer la convention avait préféré se désengager du programme de la gratuité de la maternité suite aux incompréhensions. Beaucoup craignent que les autres hôpitaux emboîtent le pas.

Au Fonds de Solidarité de santé, on essaie de rappeler à l’ordre en invitant les professionnels de la blouse blanche à faire preuve au maximum possible au respect du serment d’Hippocrate. Il balaie d’un revers de la main toutes les accusations liées à la convention qui, selon lui, (tout) était faite selon les règles de l’art. Il préfère dénoncer la cupidité des médecins qui fabriquaient des chiffres dans leurs dossiers.

« Nous arrivons à réduire des tarifs dont les chiffres ont été exagérés. Vous allez voir qu’ils nous envoient des dossiers de 1,8 millions mais après vérifications, vous n’avez véritablement que 1 millions de dollars américains, voire moins. »

Il croit qu’il y a un très sérieux problème d’éthique dans le chef des médecins !

« Je crois que nous avons prêté le serment d’Hippocrate pour se mettre au service de la population. Je suis tout à fait d’accord qu’on doit vivre décemment, comme médecin, mais les hôpitaux et les centres de santé ne sont pas des supermarchés. On doit faire de l’économie sociale, mais pas le capitalisme. Nous devons être préoccupés par la prise en charge de cas », déclare Anatole Mangala, Directeur général du Fonds de solidarité de santé. Il signale que son organisation est en contact avec les ordres des médecins et des infirmiers pour des journées déontologiques pour placer les personnels de santé devant leurs responsabilités.

Si de septembre à décembre, le FSS déclare avoir payé 85.000 accouchement, à ce jour il affirme payer 10.600 accouchements dans les hôpitaux kinois.

Le fonds de solidarité charge le régulateur (l’administration) qu’il appelle très vite à jouer pleinement son rôle pour lui faciliter la tâche. Dr Anatole se plaint de laisser-aller et du désordre criant au sein de l’administration qui fait observer à un déficit dans la régulation de l’offre des soins.

« Il appartient au régulateur de suivre de près les différents paquets de soin. Nous avons des rapports qu’il y a des centres de santé qui veulent fonctionner comme des hôpitaux. Si aujourd’hui nous avons plusieurs décès en néonatologie dans les hôpitaux, ce n’est pas parce qu’on n’a pas l’expérience, mais c’est pour la plupart de référence tardive. On gère de cas en périphérie, on fait ce qu’on ne devrait pas faire et on transfère le nouveau-né quand il est dans un tableau de septicémie. D’autre part, il y a des hôpitaux où vous pouvez arriver à 11h et celui qui doit vous soigner n’est pas encore là. Il est nécessaire que l’administration de prendre des dispositions pour faire fonctionner correctement ses zones de santé ».

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Gratuité de l’accouchement ou la campagne électorale ?

Une Ong de défense des droits de femmes et filles-mère dénonce une pratique incorrecte de la gratuité de la maternité. Pour la présidente de la Fondation Grâce Mbongi Umek , qui lutte contre la mortalité maternelle et infantile, ce programme a été lancé dans la précipitation totale peut-être pour servir au discours de campagne électorale du chef de l’Etat. Elle réclame la paternité des recherches autour du programme de la gratuité de l’accouchement en RDC, accuse le ministre de la santé de lancer ce programme sans avoir mis en place tous les mécanismes.

Révoltée par les conditions inhumaines auxquelles sont confrontées les femmes pendant l’accouchement et le taux de mortalité élevé, la responsable de l’ONG a interpellé en 2021 le gouvernement à travers un ouvrage intitulé : « Ma loi sur la gratuité des soins de la maternité. Lutte contre la mortalité maternelle et infantile en RD Congo », sorti aux éditions L’Harmattan.

Elle demande au gouvernement d’arrêter ce programme et d’attendre 2 ans s’il veut s’attendre à des bons résultats.

«Beaucoup de paramètres échappent à la pratique de la gratuité de l’accouchement. Je suis celle qui a rencontré le ministre de la santé à l’époque Conseiller du chef de l’Etat pour lui présenter mon projet de la gratuité de l’accouchement et la nécessité. La volonté a été exprimée, mais il fallait attendre que cette décision (la gratuité de la maternité) soit protégée par une loi votée par le parlement, signée et promulguée par le président de la République et publiée par le journal officiel. C’est cela le vrai engagement solennel qui contribuera à sauver la vie de nombreuses maman et de leurs bébés »

Grâce Mbongo Umek, Présidente de la Fondation Grâce Monde.
Grâce Mbongo Umek, Présidente de la Fondation Grâce Monde.

Pour ce qui est de la première à Kinshasa, la prise en charge des nouveau-nés en néonatologie pose de très sérieux problèmes à cause des équipements limités. Cela occasionne la mort des bébés. Le directeur du Fonds de solidarité évoque le nombre réduit des hôpitaux qui peuvent assurer ses soins.

« Nous sommes arrivés déjà au-delà de 20% de décès en néonatologie, c’est déjà trop. Les hôpitaux de référence secondaires sont débordés par les services de néonatalogie parce qu’ils ne sont pas suffisants. Seuls 9 prestataires qui font ces services, mais limités par les équipements », note Anatole Mangala.

Le gouvernement a engagé les études pour étendre ce programme dans le Kongo Central, province voisine à Kinshasa. Mais de leur côté, les autorités prennent des dispositions pour que le coût de cette gratuité soit supporté par certaines couches sociales de la population. Pour Anatole Mangala, la gratuité des soins dans un avenir proche ne restera que pour les vulnérables et les indigents.

Enquête réalisée par Edmond Izuba

OPINION INFO via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Guerre dans l’Est de la RDC : La solution reste le dialogue (Ambassadrice de la Belgique)

by Guyguy Lelo 20 avril 2024
written by Guyguy Lelo

Roxane de Bilderling, ambassadrice de la Belgique en République démocratique du Congo, séjourne depuis plusieurs jours à Goma, dans la province du Nord-Kivu.

Devant la presse de la capitale provinciale du Nord-Kivu, la diplomate belge a rejeté l’option militaire pour résoudre le conflit armé qui sévit dans cette partie de la République démocratique du Congo.

À l’en croire, la solution définitive à ce conflit armé reste le dialogue entre les protagonistes.

« Je voudrai rassurer l’assemblée, il n’est absolument pas question de toucher aux frontières de la RDC. Quand on appelle à la discussion et à la médiation, c’est parce qu’il n’y aura pas de solution militaire à ce conflit. Il faut se mettre autour d’une même table. Il faut trouver une façon de rappeler à l’ordre et de comprendre qu’on ne peut ni envoyer des troupes dans un autre pays, ni soutenir des rébellions dans un pays voisin », a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, l’ambassadrice de la Belgique a ajouté que son pays accompagne le gouvernement de la République démocratique du Congo dans la recherche de la paix.

Daniel Michombero

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À la UneProvince

Une nouvelle embuscade ADF fait un mort et un blessé à Irumu

by Guyguy Lelo 20 avril 2024
written by Guyguy Lelo

Des hommes armés identifiés comme des rebelles des Forces démocratiques et alliées (ADF) ont tendu, ce vendredi 19 avril 2024, une embuscade aux usagers de la Route nationale numéro 4, précisément sur l’axe Komanda-Luna au niveau du village Machongani, groupement Bandavilemba, dans la chefferie de Walesse-vokutu, en territoire d’Irumu, province de l’Ituri.

La Convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH), antenne d’Irumu, par le biais de son coordonnateur, Christophe Munyanderu, fait savoir que lors de cette embuscade, un civil a été tué. Il indique qu’un élément des forces armées de la République Démocratique du Congo FARDC a également été blessé.

« Les rebelles ADF qui voulaient traverser la Route nationale numéro 4 au niveau du village Machongani ont tendu une embuscade aux usagers de cette route . Ici, ils ont tué un motard et blessé un militaire FARDC que le motard décédé transportait. Cette situation a bloqué momentanément le trafic sur cette route », explique-t-il.

Entre-temps, cette structure de défense des droits de l’homme fait savoir que l’insécurité sur cette route ne permet pas aux usagers de bien mener leur activités. Christophe Munyanderu demande ainsi aux autorités militaires de définir des mécanismes pour sécuriser les usagers de la Route nationale numéro 4.

Gloire Kamandi/Butembo

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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