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À la Une

À la UneProvince

Sud-Kivu : Les FARDC repoussent une attaque du M23-AFC et du Rwanda près d’Uvira

by admin9775 11 janvier 2026
written by admin9775

Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir repoussé une attaque majeure de la coalition rebelle M23-AFC et de l’armée rwandaise (RDF) dans la localité de Katongo, en territoire d’Uvira au Sud-Kivu. L’offensive, survenue à l’aube de ce samedi, visait à percer les lignes défensives congolaises pour étendre l’emprise rebelle vers d’autres entités.

Selon le capitaine Sylvain Bijanu, porte-parole de la 33ème région militaire, les assaillants ont été accueillis par une « résistance féroce » des soldats congolais, « bien préparés et en alerte ». « Les Léopards […] ont opposé une résistance féroce, contraignant les assaillants à battre en retraite, jusqu’aux abords de la ville d’Uvira », a-t-il déclaré à l’Agence Congolaise de Presse (ACP).

Un renforcement repéré avant l’assaut

Le porte-parole militaire a révélé que le M23-AFC s’était considérablement renforcé en hommes et en munitions tout au long de la journée de vendredi. Les renseignements militaires ont fait état de « 19 camions Fuso chargés de combattants et de munitions » en provenance de la ville de Bukavu, avec pour objectif d’augmenter les effectifs en vue d’incursions dans les positions loyalistes à Katongo et Kivovo.

« Ils pensaient qu’avec un nombre important de la force spéciale du Rwanda, ils pourraient facilement se lancer dans une nouvelle aventure », a analysé le capitaine Bijanu.

L’objectif affiché : la reconquête totale

Face à cette escalade, la réponse des FARDC se veut ferme et ambitieuse. Le porte-parole a réaffirmé la détermination de l’armée à « récupérer toutes les zones conquises » par la coalition ennemie. « La RDC restera une et indivisible », a-t-il martelé.

Il a ensuite détaillé la feuille de route militaire annoncée : « La prochaine étape est la reconquête des localités sous occupation rwandaise, notamment la ville d’Uvira, Kamanyola, Nyangezi, Bukavu, Goma, Rutshuru, jusqu’à Bunagana. »

Cette déclaration marque une volonté offensive affichée de la part des FARDC, qui ne se contentent plus de défendre leurs positions mais promettent de passer à la contre-attaque pour libérer l’ensemble des territoires occupés dans les provinces du Nord et Sud-Kivu.

Cet accrochage, survenu malgré les multiples processus diplomatiques en cours, illustre l’extreme volatilité du front et la poursuite des opérations militaires à grande échelle, rendant plus incertaine que jamais la perspective d’un cessez-le-feu immédiat.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Crise à l’Est de la RDC : Le président Tshisekedi en Angola pour une visite de travail cruciale avec João Lourenço

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué ce jeudi une visite de travail en Angola, répondant à l’invitation de son homologue João Lourenço, qui assure également la présidence en exercice de l’Union africaine (UA). Cette rencontre, qui fait suite à un premier entretien le 4 janvier, s’inscrit dans le cadre d’une intensification des efforts diplomatiques régionaux pour résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Les échanges entre les deux chefs d’État ont principalement porté sur l’examen des initiatives en cours pour le rétablissement durable de la paix, en particulier les processus de Washington et de Doha. Ces mécanismes diplomatiques, soutenus par la communauté internationale, visent à créer un cadre de dialogue inclusif et à mettre en œuvre des solutions concrètes face à l’avancée des groupes armés, dont le M23 soutenu par Kigali selon Kinshasa.

Le rôle central de médiation de l’Union africaine

En sa qualité de président en exercice de l’UA, João Lourenço continue de jouer un rôle pivot de médiation dans cette crise régionale. Sa position lui permet de coordonner les actions continentales et de faire pression pour le respect des engagements, notamment ceux liés au retrait des forces étrangères du territoire congolais et au dialogue.

Pour sa part, le président Tshisekedi réaffirme, par cette visite, que la diplomatie reste la voie privilégiée de son gouvernement. Cependant, cette ouverture se fait dans un cadre bien défini : celui du respect absolu de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Cette position fait écho aux déclarations fermes d’autres membres du gouvernement, comme le vice-Premier ministre Adolphe Muzito, qui a récemment évoqué des préparatifs militaires tout en maintenant la porte du dialogue ouverte.

Une coordination Luanda-Kinshasa face aux défis régionaux

Cette rencontre témoigne de la volonté de coordination renforcée entre la RDC et l’Angola, deux poids lourds de la région, face aux défis sécuritaires communs. Elle souligne l’importance d’une réponse africaine structurée et unie pour ramener la stabilité dans l’Est de la RDC, une région dont l’instabilité chronique a des répercussions humanitaires dramatiques et menace la sécurité de toute la sous-région.

Alors que les combats se poursuivent sur le terrain malgré les accords signés, cette visite à Luanda illustre la complexité de la crise : la recherche d’une solution politique et diplomatique se poursuit activement, tandis que Kinshasa ne cache plus ses préparatifs pour d’autres scénarios, montrant ainsi une stratégie à deux volets, diplomatique et sécuritaire.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Manifestations en Iran: l’ayatollah Khamenei affirme que la République islamique «ne reculera pas» face à des «vandales»

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

La République islamique ne reculera pas « face aux saboteurs » et aux « vandales » : le guide suprême iranien Ali Khamenei a mis en garde son pays, s’exprimant pour la première fois vendredi 9 janvier après une nuit de manifestations en Iran, en direct sur la télévision d’État. Il a également affirmé que le président américain Donald Trump avait « les mains tachées du sang » des Iraniens.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi 9 janvier que son pays, confronté à une vague de contestation, ne « reculerait pas » face à des manifestants qualifiés de « saboteurs » et de « vandales », dans un discours diffusé par la télévision d’État.

S’exprimant devant ses partisans, Ali Khamenei a déclaré que les mains de Donald Trump étaient « tachées du sang de plus d’un millier d’Iraniens », dans une référence apparente à la guerre de douze jours déclenchée en juin par Israël et à laquelle les États-Unis s’étaient associés.

Il a également prédit que « l’arrogant » dirigeant américain serait « renversé », à l’image de la dynastie qui a gouverné l’Iran jusqu’à la Révolution islamique de 1979.

Nuit de manifestations

D’autres vidéos montrent d’importantes manifestations dans plusieurs villes du pays, notamment à Tabriz (nord), dans la ville sainte de Mashhad (est) ainsi que dans l’ouest du pays à majorité kurde, notamment autour de la grande ville de Kermanshah.

Des flammes étaient également visibles dans le bâtiment du gouvernorat à Shazand, dans le centre de l’Iran, après que des manifestants se sont rassemblés à l’extérieur, selon d’autres vidéos.

Sur plusieurs images que l’AFP n’a pas été en mesure d’authentifier à ce stade, on voit des manifestants mettre le feu à l’entrée de l’antenne régionale de la télévision d’État dans la ville d’Ispahan (centre).

Autant de scènes impressionnantes alors qu’internet, coupé jeudi dans tout le pays, demeurait inaccessible, d’après l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. L’Iran « est désormais déconnecté depuis douze heures », écrit l’organisation sur son compte X, « dans une tentative d’étouffer la vague de contestation ».

Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil, Reza Pahlavi, a exhorté vendredi à une nouvelle démonstration de force dans les rues afin d’amplifier la mobilisation et « affaiblir davantage le pouvoir répressif du régime ».

Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.

Appels à la retenue

La diplomatie européenne a appelé Téhéran à respecter la liberté d’expression et à rétablir l’accès à internet pour tous. « Le peuple iranien exprime son aspiration légitime à une vie meilleure. Toute violence contre des manifestants pacifiques est inacceptable », a affirmé Anouar El Hanouni, porte-parole du service diplomatique de l’Union européenne.

Des organisations de défense des droits humains ont accusé les autorités d’avoir ouvert le feu sur des protestataires, faisant des dizaines de morts depuis le début, fin décembre, de la contestation, initialement contre la vie chère.

La France, disant comprendre « les aspirations légitimes du peuple iranien », a appelé vendredi les autorités iraniennes « à la plus grande retenue » dans leur réponse aux manifestations, selon une source diplomatique.

La veille, Berlin avait dénoncé un « usage excessif de la force » de la part du pouvoir iranien « contre des manifestants pacifiques », et exhorté les autorités de Téhéran à « respecter leurs obligations internationales » en la matière.

RFI

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À la UnePolitique

RDC : Le vice-PM Muzito avertit Kigali – « Si le Rwanda veut la guerre, il l’aura »

by admin9775 9 janvier 2026
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Face à l’expansion continue du groupe rebelle M23 dans l’Est de la République Démocratique du Congo, le gouvernement congolais a adopté un double discours, ferme et préparé. Le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a déclaré ce mercredi sur France 24 que la RDC se préparait à une « éventuelle guerre » avec le Rwanda, tout en poursuivant les voies diplomatiques.

« Si le Rwanda veut la guerre, il l’aura », a-t-il averti, décrivant une situation « explosive » malgré l’accord de paix signé sous l’égide de l’ancien président américain Donald Trump à Washington le 4 décembre dernier. Un accord dont les effets sur le terrain sont, selon lui, inexistants.

Le M23, une menace d’une ampleur inédite depuis les années 90

Muzito a souligné la gravité de la situation sécuritaire, affirmant que le M23, soutenu par Kigali selon Kinshasa, contrôle désormais « la plus vaste étendue de territoire jamais occupée par un groupe rebelle en RDC depuis les années 1990 ». Cette occupation massive justifie, selon lui, les préparatifs militaires du pays.

5 milliards de dollars pour renforcer la défense sur 5 ans

Le vice-Premier ministre a dévoilé une mesure budgétaire significative : cinq milliards de dollars ont été inscrits dans le budget national récemment adopté, destinés à être mobilisés sur une période de cinq ans pour le renforcement des capacités de défense.

« Le président Tshisekedi a fait le choix de la diplomatie, mais nous ne sommes pas naïfs », a-t-il insisté, assurant que le pays se préparait à « tous les scénarios ».

Négociations avec Washington : pas de « braderie » des ressources minières

Parallèlement à la tension sécuritaire, Muzito est revenu sur les négociations en cours avec les États-Unis concernant un accord stratégique incluant un volet économique et minier majeur. Alors que la RDC est le premier producteur mondial de cobalt et détient environ 60% des réserves de coltan, des minerais cruciaux pour les technologies, il a promis que cet accord serait équilibré.

« Les Américains ne peuvent pas décider seuls de ce qu’ils veulent. C’est nous, ensemble, qui allons décider », a-t-il martelé, rejetant toute idée de pillage. Il a assuré que le texte serait rendu public une fois finalisé et qu’il s’agirait d’un partenariat « gagnant-gagnant ».

Cet entretien marque une escalade rhétorique significative de la part d’un haut responsable congolais. Il traduit l’exaspération de Kinshasa face à l’agression perçue et une volonté affichée de prendre en main son destin sécuritaire et économique, tout en laissant une porte ouverte à la diplomatie.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Dégradation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC (Rapport de l’ONU)

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

Le Groupe d’experts des Nations unies a transmis au président du Conseil de sécurité un rapport consacré à la situation en République démocratique du Congo. Ce document met en lumière la dégradation sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays.

Dans une lettre datée du 30 décembre 2025, les experts affirment que l’AFC/M23 a cherché à se positionner comme une autorité de substitution à l’État congolais dans les zones qu’il contrôle. Le rapport indique que l’AFC/M23 a établi dans ces territoires des structures administratives, judiciaires, budgétaires et sécuritaires, assumant ainsi les fonctions essentielles de l’État.

Le rapport souligne que, dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, malgré les avancées réalisées dans les efforts de médiation, la situation sécuritaire s’est détériorée, marquée par de violents affrontements armés. La situation humanitaire a également empiré, avec une multiplication alarmante des attaques généralisées et systématiques contre les civils, ainsi que des violences sexuelles liées au conflit.

Selon la même source, l’AFC/M23 a étendu sa campagne militaire dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, avec le soutien de la Force de défense rwandaise. 

Ce soutien permet à l’AFC/M23 de renforcer son accès aux ressources minières du Sud-Kivu, où il contrôle désormais près de la moitié de la production de cassitérite et de coltan, ainsi que plus des deux tiers de la production de wolframite.

Par ailleurs, les experts affirment que le Gouvernement de la République démocratique du Congo a continué à compter sur les Wazalendo comme force supplétive pour repousser les avancées de l’AFC/M23, soutenu par la Force de défense rwandaise, et reprendre des zones stratégiques clés.

Radio okapi

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À la UneSociété

FARDC : Le lieutenant-colonel Mak Hazukay nommé porte-parole par intérim après la suspension du général Ekenge

by admin9775 9 janvier 2026
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Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont opéré un changement à la tête de leur communication. Le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba a été désigné, à titre intérimaire, commandant du Service de communication et d’information des FARDC (SCIFA), devenant de fait le nouveau porte-parole de l’institution militaire.

Cette nomination fait suite à la suspension du général-major Sylvain Ekenge, l’ancien porte-parole, mise à l’écart à la suite de déclarations controversées. Le général Ekenge avait tenu des propos jugés discriminatoires envers des femmes de la communauté tutsie lors d’une émission sur la Télévision nationale (RTNC), provoquant une vive polémique et une réaction rapide de la hiérarchie militaire.

Une mission de confiance dans un contexte sensible

La décision de confier l’intérim au lieutenant-colonel Hazukay est « effective jusqu’à nouvel ordre ». Elle vise à assurer la continuité du service dans un environnement sécuritaire particulièrement complexe, surtout dans l’Est du pays où les opérations militaires contre les groupes armés, dont le M23 soutenu par le Rwanda, font l’objet d’une attention nationale et internationale constante.

Le nouveau responsable hérite d’un poste à haute responsabilité. Sa mission sera de restaurer la crédibilité et la retenue du discours militaire, en veillant à une communication responsable, précise et conforme aux valeurs républicaines et à la cohésion nationale.

Un signal fort pour l’unité nationale

Cette transition rapide au sein du SCIFA envoie un signal fort de la part du commandement des FARDC. Elle démontre la volonté de l’institution de se démarquer de tout propos susceptible d’attiser les divisions ethniques ou communautaires, dans un pays où la préservation de l’unité nationale est un impératif stratégique face aux menaces sécuritaires.

Le lieutenant-colonel Hazukay, dont le profil opérationnel et communicationnel est moins médiatisé que celui de son prédécesseur, devra naviguer entre la nécessité de transmettre l’information sur les opérations en cours et l’obligation de maintenir un langage apaisant et rassembleur. Son intérim sera scruté comme un test de la capacité de l’armée à conduire une communication à la fois ferme sur le plan sécuritaire et irréprochable sur le plan éthique.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Assassinat du professeur Abatha de l’UNIKIN

by admin9775 9 janvier 2026
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Des bandits armés ont abattu, jeudi 8 janvier, le professeur Mathieu Abatha Diabar, à la suite d’une incursion nocturne dans son domicile situé au Plateau des Professeurs, dans la commune de Lemba, à Kinshasa.

Selon des témoins, le drame s’est produit vers 1 heure du matin.

Les mêmes sources rapportent que ces malfrats ont tiré à bout portant sur Mathieu Abatha Diabar, qui était professeur au département des Lettres et Civilisation française de la Faculté des Lettres à l’Université de Kinshasda (UNIKIN).

Il a ensuite succombé à ses blessures.

« Nous avons été visités par des criminels qui sont entrés chez un professeur. Ils ont tiré, et le professeur a reçu plusieurs balles avant de succomber à ses blessures. Il y a un policier qui a été arrêté. Il semblerait qu’il était présent la nuit où ces malfrats opéraient », a déclaré le bourgmestre de la commune de Lemba, Jean Poba.

Il indique que la police est descendue sur le terrain pour enquêter et établir les responsabilités.

Cette autorité municipale estime que le policier interpellé aurait pu fournir des informations sur les mobiles de cet incident.

« Nous nous réservons de dire quoi que ce soit sans preuves, parce que le policier interpellé aurait peut-être pu nous dire quelque chose, mais malheureusement nous n’avons pas pu obtenir les informations correctement. Nous attendons que la justice fasse son travail pour nous éclairer à ce sujet », a conclu Jean Poba.

Radio okapi

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À la UneTribunes

RDC – Rwanda – ONU : analyse critique et réflexion politique parÉric KambaAuteur-Chercheur  et Géostratège

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

La crise sécuritaire à l’Est de la République démocratique du Congo n’est plus une tragédie oubliée ni un conflit « complexe » sans responsables identifiables. Les faits sont aujourd’hui établis, documentés et reconnus au plus haut niveau international, notamment par le Conseil de sécurité de l’ONU. Pourtant, malgré deux résolutions claires et successives, l’agression se poursuit, les morts s’accumulent, les déplacés se comptent par millions, et l’impunité demeure.

1. Deux résolutions onusiennes sans ambiguïté… mais sans effet coercitif

La Résolution 2773 (février 2025) marque un tournant politique majeur. Pour la première fois de manière unanime, le Conseil de sécurité :
   •   exige le retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais,
   •   condamne explicitement l’offensive du M23 et la prise de villes stratégiques,
   •   demande au Rwanda de cesser tout soutien militaire aux rebelles, sur la base de rapports concordants d’experts de l’ONU,
   •   confie à la MONUSCO un rôle dans l’application d’un futur cessez-le-feu,
   •   soutient les efforts régionaux menés par l’Union africaine, la SADC et la Communauté d’Afrique de l’Est.

En décembre 2025, la Résolution 2808 prolonge le mandat de la MONUSCO et réitère mot pour mot les exigences de la résolution précédente, tout en constatant l’échec du cessez-le-feu et l’intensification des combats. Autrement dit : le Conseil de sécurité sait, condamne, mais ne contraint pas.

2. Doha : un accord vidé de sa substance par les faits

Le processus de Doha, signé sous médiation qatarie entre le gouvernement congolais et le M23/AFC, devait ouvrir la voie à une désescalade. Or, sur le terrain, les avancées rebelles ont continué, rendant l’accord fragile, voire illusoire.

L’expression « ne plus revenir sur Doha » traduit une lassitude légitime :
   •   lassitude face à des accords signés puis violés,
   •   lassitude face à une diplomatie circulaire où l’agresseur gagne du temps pendant que les civils paient le prix du sang.

Les résolutions onusiennes sont claires : les mécanismes existants doivent être appliqués, pas renégociés indéfiniment pendant que l’occupation progresse.

3. Pourquoi l’ONU ne contraint-elle pas le Rwanda ?

Trois raisons structurelles expliquent cette impuissance apparente :

a) Une ONU sans bras armé souverain

L’ONU ne dispose pas d’une armée propre. Toute action coercitive dépend d’un mandat robuste du Conseil de sécurité, souvent paralysé par des intérêts géopolitiques divergents entre grandes puissances.

b) Un conflit régional instrumentalisé

Le soutien rwandais au M23 est établi, tout comme l’existence d’acteurs armés congolais tels que les FDLR, souvent utilisés comme prétexte sécuritaire par Kigali. Cette complexité est exploitée pour diluer les responsabilités.

c) Une MONUSCO affaiblie

La MONUSCO opère avec :
   •   des moyens limités,
   •   un mandat politiquement contraint,
   •   une hostilité croissante sur le terrain,
ce qui la transforme davantage en force de contention qu’en instrument de dissuasion.

4. La responsabilité écrasante des États-Unis et de la communauté internationale

Le point le plus troublant – et le plus grave – réside dans l’attitude des États-Unis.
Washington a désigné publiquement et sans ambiguïté le Rwanda comme force motrice derrière le M23. Dès lors, une question s’impose :

Pourquoi cette reconnaissance politique ne se traduit-elle pas par une action ferme ?

Sous une administration se revendiquant de la force, de la dissuasion et du rapport de puissance, notamment celle de Donald Trump, l’argument du « manque de leviers » ne tient pas.
Les États-Unis disposent :
   •   de leviers diplomatiques,
   •   de leviers financiers,
   •   de leviers sécuritaires,
   •   et d’un pouvoir de sanctions ciblées redoutablement efficace.

Pourquoi ces outils ont-ils été utilisés contre le Venezuela, l’Iran ou la Russie, mais jamais sérieusement contre le Rwanda, malgré des résolutions onusiennes violées et des crimes documentés ?

5. Une guerre injuste, des crimes massifs, un silence complice

La guerre imposée à la RDC n’est pas une fatalité africaine. C’est une agression caractérisée, aux conséquences humaines dramatiques :
   •   milliers de morts,
   •   millions de déplacés,
   •   violences sexuelles systématiques,
   •   pillage organisé des ressources,
   •   destruction du tissu social.

Face à cela, le silence, l’inaction ou la prudence diplomatique excessive deviennent une forme de complicité.

Conclusion : taper sur la table ou assumer l’histoire

Le Rwanda défie ouvertement les résolutions de l’ONU.
L’ONU constate mais n’impose pas.
Les États-Unis savent mais hésitent.
La communauté internationale observe pendant que le Congo saigne.

Il est temps de poser une vérité simple et dérangeante :
si le droit international ne s’applique pas quand un pays africain est agressé, alors ce droit devient un outil sélectif, vidé de toute crédibilité.

Mettre fin à cette guerre ne relève plus de la diplomatie de communiqués, mais d’un choix politique clair.
L’histoire jugera sévèrement ceux qui, ayant le pouvoir d’arrêter l’injustice, auront choisi de ne pas « taper sur la table ».
Éric Kamba
Auteur – Chercheur – Géostratège
Analyste des questions africaines et des relations internationales.”

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À la UneSport

CAN 2025 : Les Léopards éliminés, le regard tourné vers la Coupe du Monde

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

L’amertume de l’élimination en huitièmes de finale de la CAN 2025 est encore vive, mais les Léopards de la RDC ne s’attardent pas sur les regrets. Après la cruelle défaite concédée en toute fin de prolongation face à l’Algérie (1-0, 118e), les joueurs congolais, le visage marqué mais la tête haute, ont déjà le regard tourné vers l’avenir et un objectif bien plus grand : qualifier le pays pour la Coupe du Monde 2026, un rêve vieux de plus de cinq décennies.

Bakambu : « Je suis fier de mes partenaires »

Malgré son remplacement à la 86e minute, Cédric Bakambu a livré une prestation de grande classe et a su exprimer, dans la défaite, la fierté du collectif. « Les impressions face à cette CAN franchement, sont bonnes. Maintenant, il faut féliciter notre équipe et les Fennecs qui ont réalisé une belle prestation. Je suis fier de mes partenaires », a-t-il déclaré en zone mixte.

L’attaquant, buteur lors de la phase de groupes, a immédiatement recentré les priorités : « On a maintenant un match important qui nous attend au mois de mars et j’espère qu’on ramènera la qualification à notre peuple. » Ce match est le barrage intercontinental final, prévu le 31 mars 2026 au Mexique, qui opposera la RDC à un adversaire pour une place historique au Mondial.

Mbemba : « Le sort s’est joué sur un détail »

Le capitaine, Chancel Mbemba, a quant à lui exprimé la frustration de toute une équipe, convaincue d’avoir tout donné. « Chaque supporter a vu comment nous nous sommes battus jusqu’à la fin. Aujourd’hui, c’est Dieu qui a donné l’occasion à l’Algérie de marquer à la dernière minute. Nous sommes déçus, mais c’est le football », a-t-il analysé avec philosophie.

Pour le défenseur central, cette CAN aura aussi été un laboratoire pour l’avenir. « Cette CAN était l’occasion de donner du temps aux jeunes pour montrer leurs capacités. Je crois que chaque joueur a appris quelque chose. » Une expérience qu’il juge précieuse pour la suite.

L’unique objectif : la Coupe du Monde

Le message du capitaine est clair : tourner la page et se concentrer sur l’ultime bataille. « La CAN s’arrête aujourd’hui. Nous rentrons travailler et nous restons focus sur la Coupe du Monde, pour faire plaisir à tous les supporters congolais. »

La RDC n’a plus participé à une phase finale de Coupe du Monde depuis 1974, en Allemagne de l’Ouest. Le dernier match de qualification, prévu en mars, représente donc bien plus qu’un simple match de football. C’est une chance historique de ramener le pays sur la plus grande scène sportive mondiale, un objectif qui pourrait transcender la déception de la CAN et unifier toute la nation derrière ses Léopards. Le travail de reconstruction et de préparation intensive commence maintenant.

Par Pascal Kabeya
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À la Une

Un Sénateur américain annonce la fin de Kagame

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

Cory Booker, sénateur américain, annonce la fin de Paul Kagame et la chute de son régime. Il s’est exprimé en ces termes : « L’heure est venue de tourner la page dans la région des Grands Lacs »

Aujourd’hui, poursuit-il, « je prends la plume non pas seulement comme sénateur, mais comme homme de conscience. Parce qu’il est des vérités que l’on ne peut plus taire. Ce qui s’est joué à Washington entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda n’est pas un simple accord de paix. C’est un acte de justice. C’est la fin d’une ère. Et c’est un signal fort : le règne de Paul Kagame sur la région des Grands Lacs touche à sa fin ». Pendant près de 30 ans, renchérit-il, « la RDC a payé le prix du silence international. Elle a été exploitée, rackettée, violée, humiliée. Le prétexte ? La traque de génocidaires présumés. La réalité ? Une guerre de prédation, d’occupation, menée au nom d’intérêts économiques et géostratégiques ».

À l’Est du Congo, « des milliards de dollars de minerais sont passés entre des mains invisibles. Et pendant que le peuple congolais pleurait ses morts, des accords secrets se signaient dans l’ombre. Oui, Joseph Kabila, puis Félix Tshisekedi, ont accepté à un moment donné un pacte politique inéquitable — supervisé par trois chefs d’État africains — qui transférait au Rwanda des ressources minières considérables, dans l’illusion d’une paix achetée ». « Mais le président Tshisekedi a dit non. Il a compris que la RDC ne devait plus être une vache à lait, une Nation qui paie son agresseur pour avoir la permission de respirer. Il a rompu cet accord. Courageusement. L’Histoire jugera ce moment comme une renaissance ».

Et que s’est-il passé ? « Ceux qui ont bâti leur pouvoir sur la soumission du Congo ont pris les armes. Joseph Kabila et Corneille Nangaa sont désormais les visages d’une coalition armée qui prétend défendre les intérêts du Rwanda. Leur but ? Forcer la RDC à revenir à l’accord. Leur crime ? Avoir mis leurs ambitions personnelles au service d’une puissance étrangère ». Mais il est trop tard. Le nouvel accord signé à Washington « efface la dette politique, économique et morale que la RDC n’aurait jamais dû contracter. La page est tournée. Le Congo ne doit plus rien au Rwanda ».

Ce n’est pas seulement une victoire diplomatique. « C’est la fin du chantage, la fin du cycle de la peur, la victoire de la dignité sur la soumission ». Ce nouveau départ offre à la RDC une opportunité historique : « celle de redevenir maîtresse de son sol, de son sous-sol, et de son avenir. Avec une bonne gouvernance, des réformes sérieuses et la réorganisation de son armée, la RDC peut générer jusqu’à 45 milliards de dollars de revenus annuels ». Vous avez bien lu. 45 milliards. Par an. Une somme capable de reconstruire les écoles, les hôpitaux, les routes, et surtout, de restaurer la fierté d’un peuple qui a trop longtemps souffert en silence.

À la communauté internationale : ouvrez les yeux

La RDC est une nation stratégique, riche, forte, qui n’a besoin que de paix et de respect pour briller. «Et à ceux qui pensent encore que Paul Kagame est la solution, je dis ceci : le monde a changé. Le soutien géopolitique dont il bénéficiait s’effondre. Les temps ont changé. L’Amérique ne veut plus être complice. Elle ne financera plus des guerres d’ombre ni des conflits d’influence ».

L’Amérique a parlé. L’Afrique doit agir

Le combat du peuple congolais est un combat pour la vérité. Pour la justice. Pour la souveraineté. « C’est notre responsabilité morale de le soutenir ». « Nous ne devons plus jamais payer les tyrans pour qu’ils arrêtent de frapper leurs victimes. Nous devons protéger les victimes. Et punir les bourreaux ». Parce que la paix n’est pas l’absence de conflit. La paix, c’est la présence de la justice.


La Tempête des Tropiques

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9 janvier 2026 0 comments
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