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À la Une

À la UneAfrique

Sénégal : heurts meurtriers à Dakar après la condamnation de l’opposant Ousmane Sonko

by Sam's Londele 2 juin 2023
written by Sam's Londele

Des heurts ont fait près d’une dizaine de morts au Sénégal après qu’un tribunal de Dakar a condamné, jeudi, l’opposant Ousmane Sonko, candidat à la présidentielle de 2024, à deux ans de prison ferme pour « corruption de la jeunesse ». Ousmane Sonko a, en revanche, été acquitté des faits présumés de viol. Cette décision de justice hypothèque néanmoins sa candidature à la fonction suprême.

La situation se tend au Sénégal. Des violences meurtrières ont éclaté jeudi 1er juin dans différents quartiers de Dakar après la condamnation de l’opposant sénégalais Ousmane Sonko, accusé de viols, à deux ans de prison ferme pour « corruption de la jeunesse ». Une peine qui compromet encore davantage sa candidature à la présidentielle de 2024.

« Nous avons constaté avec regret des violences ayant entraîné des destructions sur des biens publics et privés et, malheureusement, neuf décès à Dakar et à Ziguinchor », a déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi à la télévision nationale le ministre de l’Intérieur, Antoine Diome, qui a aussi reconnu la restriction par les autorités de l’accès aux réseaux sociaux.

Des groupes de jeunes ont attaqué des biens publics en plusieurs points de la capitale, brûlé des pneus et disposé des obstacles dans les rues, a constaté un photographe de l’AFP. Des heurts ont mis aux prises des groupes et les forces de sécurité à coups de pierres et de gaz lacrymogènes.

L’autoroute conduisant à l’aéroport a été coupée par des manifestants, ont rapporté les médias. Le nouveau train desservant la cité nouvelle de Diamniadio à partir de la capitale a cessé de circuler.

Dans la soirée, plusieurs réseaux sociaux et plateformes de messagerie, dont WhatsApp, subissaient de sérieuses restrictions d’accès. « Cette situation ressemble à celle observée en 2021 » quand le Sénégal avait été en proie à des émeutes meurtrières et « limite probablement considérablement la faculté du public de communiquer », a indiqué le service de surveillance d’internet Netblocks dans un message à l’AFP. De telles restrictions sont désormais communément appliquées par les autorités à travers le monde dans des périodes de tension.

Ces violences font suite au délibéré rendu jeudi par une chambre criminelle de Dakar contre Ousmane Sonko, le plus farouche adversaire du président Macky Sall, accusé de viols et de menaces de mort.

Le tribunal l’a condamné pour « corruption de la jeunesse », qui consiste à favoriser la « débauche » d’un jeune de moins de 21 ans. Il l’a en revanche acquitté des accusations de viols et de menaces de mort.

La plaignante, Adji Sarr, ancienne employée du salon de beauté où Ousmane Sonko allait se faire masser, avait moins de 21 ans au moment des faits qu’elle dénonce.

La décision du tribunal a soulevé de bruyantes manifestations de réprobation dans la salle du tribunal placé sous forte protection policière, sans qu’apparaisse clairement si elles étaient dues à la sympathie pour la plaignante ou pour Ousmane Sonko.

Adji Sarr a quitté le tribunal sans s’exprimer. Menacée et insultée depuis que le scandale a éclaté, placée sous protection policière, elle a toujours persisté dans ses accusations. Elle a dit au procès qu’Ousmane Sonko avait abusé d’elle à cinq reprises entre fin 2020 et début 2021. Elle n’est jamais devenue la figure d’un combat contre les violences faites aux femmes, le dossier étant trop politisé par la présidentielle et la société ne facilitant pas un tel engagement.

Enjeu politique et criminel

Ousmane Sonko n’a cessé de nier les accusations et de crier au complot ourdi par le pouvoir pour l’écarter de la présidentielle. La patronne et des témoins ont contesté les dires d’Adji Sarr au procès.

La patronne du salon Sweet Beauté, Ndèye Khady Ndiaye, a été également été condamnée à deux ans de prison ferme pour incitation à la débauche, mais acquittée de complicité de viols. Ousmane Sonko et elle doivent payer chacun 600 000 francs CFA (900 euros) d’amende et conjointement 20 millions de francs CFA (30 000 euros) de dommages et intérêts à la plaignante.

« Nous sommes satisfaits de la culpabilité de Sonko », a dit à la presse Me El Hadji Diouf, avocat d’Adji Sarr. Mais 20 millions de francs CFA de dommages, c’est peu pour les « souffrances » qu’elle a endurées, a-t-il déploré.

La décision paraît, au vu du code électoral, maintenir la menace sur l’éligibilité d’Ousmane Sonko et sur sa faculté à concourir à la présidentielle de 2024. Le tribunal ne s’est pas prononcé sur une éventuelle arrestation d’Ousmane Sonko.

« La décision de l’arrêter ou pas dépend du ministère public », a dit un des avocats d’Ousmane Sonko, Me Djiby Diagne. « Que tous les Sénégalais le sachent : Ousmane Sonko ne peut plus être candidat », a renchéri un autre de ses conseils, Me Bamba Cissé.

Au moment de la décision de justice, Ousmane Sonko, président du parti Pastef-les Patriotes et troisième de la présidentielle de 2019, était présumé se trouver chez lui, à Dakar, bloqué depuis dimanche par un important dispositif policier, « séquestré » selon ses mots.

Les forces de sécurité ont repoussé, y compris par la force, toute tentative de l’approcher de la part de ses avocats ou de ses sympathisants.

L’enjeu est autant criminel que politique. L’éligibilité d’Ousmane Sonko, 48 ans, est déjà compromise par une récente condamnation à six mois de prison avec sursis pour diffamation contre un ministre.

Depuis que l’affaire de viols présumés défraie la chronique, Ousmane Sonko est engagé dans un bras de fer forcené avec le pouvoir pour sa survie judiciaire et politique.

Une vingtaine de civils ont été tués depuis 2021 dans des troubles largement liés à sa situation. Le pouvoir et le camp d’Ousmane Sonko s’en rejettent la faute.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la Une

La marche et le sit-in de l’opposition ont été un échec (Patrick Muyaya)

by Guyguy Lelo 1 juin 2023
written by Guyguy Lelo

Au cours d’une interview sur France 24, diffusée mercredi, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, est revenu sur les différentes manifestations de l’opposition organisées le mois dernier pour dénoncer entre autres un « processus électoral chaotique ».

Ces manifestations, a estimé Muyaya, est une « stratégie pour discréditer le processus électoral ».

« On discrédite le processus électoral, on se victimise et on diabolise. C’est ça la stratégie. Il n’y a rien d’étonnant dans ce qu’ils disent », a relevé celui qui est également ministre de la Communication et des médias, soutenant en même temps que ces opposants ont fait « piètre figure » lors de la marche du 20 mai dernier et du sit-in devant le siège de la CENI, empêché.

« La marche et le sit-in, c’est des flops parce que Kinshasa c’est 15 millions d’habitants. (Ce n’est) peut être pas 500 ou 600 personnes qui les accompagnaient. C’est dire que ce n’est pas un discours qui porte dans un contexte où les Congolais veulent aller voter. On leur a fait un couloir pour qu’ils aillent rencontrer le bureau de la CENI, qu’ils discutent des préoccupations qui sont les leurs, ils ont refusé », a développé Muyaya.

Soit, a-t-il poursuivi, qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent. Soit, a-t-il accusé, qu’ils veulent le chaos et ils veulent en tirer le profit. « Je ne sais de quelle manière », a-t-il ajouté.

Décidés à obtenir des « élections transparentes et démocratiques », quatre leaders de l’opposition, Katumbi, Fayulu, Matata et Sesanga, ont annoncé de nouvelles mobilisations populaires. Ils ont rejeté le projet de Loi sur la répartition des sièges bien que jugé recevable par l’Assemblée nationale.

Yvette Ditshima

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À la Une

Eliezer Ntambwe : “l’opposition multiplie des subterfuges par peur des élections”

by Guyguy Lelo 1 juin 2023
written by Guyguy Lelo

À cœur ouvert avec la presse nationale mercredi, le député Eliezer Ntambwe Mposhi titille l’opposition et critique ses méthodes qu’il juge peu recommandables. L’élu de la Lukunga à Kinshasa affirme sa priorité pour la tenue des élections dans le délai constitutionnel. Confiant au fichier électoral confectionné par Denis Kadima et son équipe, Eliezer Ntambwe émet moult reproches aux opposants qui, selon lui, évoluent dans la seule optique d’une visibilité internationale confortable.

Le député Eliezer Ntambwe, président du parti Action commune pour la République (ACR) et membre de l’Union sacrée de la nation @Photo Droits tiers.

Très critique envers l’opposition congolaise, le député Eliezer Ntambwe Mposhi s’interroge encore à quoi a servi la marche du 20 mai 2023 à Kinshasa. “Ils disent qu’on est en train de museler l’opposition, alors que pour la toute première fois dans nos démocraties modernes qu’une opposition aligne des panneaux géants pour une marche hostile au régime en place. Ils ont passé des spots publicitaires à la télévision, faisant une sensibilisation de porte-à-porte à la manière des témoins de Jéhovah. Jusqu’aujourd’hui dans la ville de Kinshasa, ces panneaux d’annonce publicitaire restent visibles“, s’est-il demandé.

L’opposition n’est pas prête pour les élections

Quant aux revendications à l’emporte-pièce de l’opposition, Eliezer Ntambwe Mposhi ne s’en ébranle pas. “Nous étions hier avec tous ces acteurs à l’opposition et tous sont représentés à l’Assemblée nationale par des élus qui n’interviennent presque jamais. Nous estimons qu’il s’agit d’une marchandise politique qu’ils cherchent à vendre à l’extérieur qu’autre chose”, répond-il. Pour lui, “l’opposition n’est pas prête pour les élections de cette année 2023”. Il affirme avoir posé la question à certains proches des leaders de l’opposition au sujet des véritables motivations de leurs actions, sans y rencontrer des réponses cohérentes. “Lorsque Matata et Sesanga se mettent ensemble c’est pour quel objectif ? Certains y sont allés tout simplement chercher une protection mutuelle. Et les autres, qu’est-ce qu’ils revendiquent, dans la logique, une idéologie ?”, s’interroge Eliezer Ntambwe. Après analyse, il conclut que les 4 n’ont pas le même combat, ils ne sont pas d’une même idéologie et ils n’ont pas un même objectif. Pour preuve, a-t-il illustré, les leaders politiques de Kinshasa, ayant constaté que rien ne fonctionnait, ont fait appel à Moïse pour les renforcer. “On a vu le président Moïse au camp Luka, tantôt à Lemba. On a vu mon collègue Sesanga à Terre Jaune, j’ai vu mon vieux Martin Fayulu à Ngaba et Matata Ponyo ailleurs. On ne fait jamais le porte-à-porte quand on sait que le peuple va obéir”, a-t-il encore sévèrement critiqué.

Mukebayi, victime de deux poids deux mesures ?

Cette opposition ne travaille pas pour son pays ni pour le peuple. Ils sont dans la quête d’une marchandise politique à brandir aux occidentaux. “Vous avez vu comment les images de la marche ont été relayées sur toutes les chaînes internationales, y compris Aljazeera. Ils savent ce qu’ils font, mais leur pensée est ailleurs, a-t-Il admonesté. Issu de la famille de la presse engagée aux côtés de l’opposition radicale, Eliezer s’estime mieux placé pour disséquer ses actions. “Nous nous connaissons avec cette opposition. Nous avons été ensemble”, rappelle-t-il. Il tire à boulets rouges sur les anciens membres du gouvernement qui ont quitté Félix Tshisekedi. Au lieu de témoigner de la collaboration franche dont ils ont bénéficié de la part du chef de l’État et du Premier ministre, ils se sont mis à déclarer qu’ils ont obéi au mot d’ordre de leur leader, s’est plaint l’élu de Kinshasa. Et de conclure qu’ils ne sont pas au service de la nation, mais plutôt au service d’une formation politique, d’un individu. Au sujet des actions politiques de l’opposition, le député fait remarquer que c’est depuis le mois d’avril qu’il a alerté le pouvoir à ce propos. “J’ai annoncé depuis le mois de février que ces gens ont planifié d’organiser trois manifestations. C’est parce que le pouvoir ne nous a pas écouté, explique-t-il. Trois manifestations pour pousser le pouvoir à la faute”. Utilisation des mineurs, l’utilisation du célèbre footballeur du Toup-Puissant Mazembe Trésor Mputu qui n’est pas politicien. À cet effet, Eliezer Ntambwe demande au gouvernement de bien sécuriser les morgues pour ne pas permettre une quelconque simulation des morts sur des cadavres déjà médicalement certifiés pour alimenter les bilans des manifestations publiques de l’opposition. “Moi ce que je lis dans tout ceci c’est qu’on reproche à Félix trois choses : il mange le fufu, il mange le chien comme il est Kasaïen et d’être amoureux”, argumente le député.

Évoquant laconiquement l’arrestation du collaborateur de Moïse Katumbi Chapwe, en la personne de Salomon Idi Kalonda, Eliezer n’approuve pas la méthode employée pour cette fin. “Pourquoi avoir laissé Salomon franchir toutes les étapes de la procédure de voyage pour l’appréhender ? Je soupçonne une certaine complicité négative destinée à saper l’image du chef de l’État dans cette affaire. Est-ce qu’on n’a pas voulu donner à l’opposition une certaine matière à sa lutte sur le plan international? Je ne suis pas du tout d’accord avec la méthode, il appartient à la justice de faire son travail en tout professionnalisme”, répond le député. Sur le cas Mike Mukebayi, son ancien compagnon, député provincial d’Ensemble pour la République jeté en prison pour ses propos en rapport avec la montée en puissance du tribalisme, Eliezer Ntambwe n’apprécie pas le traitement que lui fait subir sa famille politique. “Je ne comprends pas. Je ne sais pas ce que l’on reproche à Mike. J’ai vu les images de Daniel Safu, mais concernant le député Mukebay, je ne suis pas suffisamment fixé. Je fustige l’attitude de la famille politique de Mike, qui ne le soutient pas”, a-t-il désapprouvé.

Stratégie de victimisation de l’opposition

“On voulait piéger le pouvoir”, dénoncera l’élu de la Lukunga qui compare les deux périodes électorales de 2018 et 2023 à la seule différence qu’en 2018, Beni était privé des élections pour des raisons sanitaires à cause de la propagation du virus Ebola. “Ma position est claire. Nous devons privilégier la question électorale. L’opposition devrait d’abord reconnaître que l’initiative ne venait pas d’elle, ces élus ont changé de position après avoir compris que le pouvoir est déterminé à aller aux élections. Nous devons être cohérents. Si le pouvoir disait qu’il privilégiait la question sécuritaire, l’opposition l’accuserait de vouloir cautionner un dépassement de mandat”, a-t-il renchéri. Membre de l’Union sacrée, l’élu de Lukunga considère que le débat autour d’un prétendu dialogue ne tient pas non plus debout au regard des enjeux de l’heure.

Quelles sont les vraies motivations pour que ce dialogue ait lieu, rejete-t-il.

Concernant la loi relative à la répartition des sièges, le député se félicite du travail accompli par la CENI et rassure qu’il n’y aura point de fraude électorale. “Nous sommes en face d’une opposition bicéphale au sein de laquelle les uns ont accepté de s’enrôler et les autres ont boycotté. Aujourd’hui, on revendique la vérité des urnes pour des machines à voter que nous avions contestées hier. Et en tant qu’élus, nous avons pris part à un débat qui a duré trois jours. C’est là qu’il nous était donné de convaincre. Nous devons nous incliner devant le travail réalisé par notre centrale électorale. Retenez que dans cette CENI, il y a tout le monde. Ça renvoie un peu à l’histoire des palissades que les uns ont récupéré en pleine journée et d’autres nuitamment”, fin de citation.

Par Athanase Mwenge

Ouragan via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Kinshasa : Des experts juristes de la CENI et hauts magistrats en atelier sur la gestion des contentieux électoraux

by Sam's Londele 1 juin 2023
written by Sam's Londele

Le 2ème vice-président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) a ouvert, mercredi 31 mai 2023, les travaux de l’atelier d’échange avec le Conseil supérieur de la magistrature sur la gestion des contentieux électoraux.

Ces assises de trois jours concernent des experts juristes de la Centrale électorale et des hauts magistrats de différents Cours et Tribunaux de la République.

« L’activité de ce jour est d’une importance très capitale, elle permet de baliser un chemin commun qui concilie les points de vue entre nos deux institutions dans le droit fil de l’application des textes légaux et réglementaires au contentieux électoral », a souligné Didi Manara.

Et de poursuivre: « L’atelier de ce jour va permettre des échanges indispensables pour une compréhension commune sur les différentes innovations introduites par la loi électorale notamment les questions relatives au seuil de recevabilité des listes au prorata de 60% des sièges en compétition, les inéligibilités ultérieurement constatées, la définition d’un régime légal exhaustif sur le vote électronique et semi-électronique« .

Le rapporteur adjoint, Paul Muhindo, a précisé que plusieurs thématiques seront abordées lors de ces assises notamment :

  • L’économie et le contexte de la loi sur l’identification et l’enrôlement des électeurs ;
  • La loi électorale ;
  • Le recours aux principes généraux de droit en matière électorale ;
  • Le seuil de recevabilité en matière de candidatures ;
  • Le seuil de représentativité ;
  • Les systèmes électoraux ;
  • Les effets de l’exception d’inconstitutionnalité sur les contentieux électoraux ;
  • Le vote semi
    électronique ;
  • Les règles de procédures et de compétence en matière électorale ;
  • Les inéligibilités ultérieurement constatées ;
  • Le système de la proportionnelle, etc .

James Mushiya

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Nord-Kivu : 4 présumés criminels arrêtés à Butembo

by Sam's Londele 1 juin 2023
written by Sam's Londele

Au total, 4 présumés criminels, arrêtés par la Police nationale congolaise (PNC), ont été présentés, ce jeudi 1er juin 2023, à la presse en ville de Butembo, au Nord-Kivu.

Le commissaire supérieur principal Polo Ngoma-di-Ntonto Jean Paul, commandant urbain de la Police, qui a procédé à cette prestation, a fait savoir que ces présumés bandits sont auteurs de plusieurs cas de meurtre à Butembo.

« Nous présentons 4 criminels de grand chemin. Dans la nuit du mardi au mercredi 31 mai, ils ont assassiné un agent d’une société de gardiennage au niveau de Rughenda. Ils opèrent au nombre de 10 mais nous avons maîtrisé 4 parmi eux. Ils ont perpétré plusieurs cas de meurtre à Butembo, ils ne sont pas à leur premier forfait. Ils ont aussi tué madame Shukuru et papa Roger il y a quelques jours. Ce sont des éléments Maï-Maï en provenance de Kasindi et qui viennent opérer à Butembo« , a-t-il expliqué.

Selon le commissaire urbain de la Police, 3 motos volées ont été aussi récupérées des mains de ces criminels.

Entre-temps, le commissaire supérieur principal Polo Ngoma-di-Ntonto Jean Paul a indiqué que ces bandits seront déférés devant les instances judiciaires compétentes pour qu’ils subissent la rigueur de la loi.

Gloire Kamandi/Butembo

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Guerre dans l’Est : le mandat de la Force régionale de l’EAC prorogé dans un climat de malaise

by Sam's Londele 1 juin 2023
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La Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC) a décidé mercredi de proroger le mandat de la force régionale de en RDC jusqu’au 8 septembre prochain.

Les responsables des pays de la région se sont réunis en sommet à Bujumbura. Seulement deux chefs d’Etat, William Ruto du Kenya et Evariste Ndayishimiye du Burundi, qui est président en exercice de l’EAC, ont pris part. Le Rwanda a été représenté par son Premier ministre, la Tanzanie par son vice-président, l’Ouganda par un ministre d’Etat, le Soudan du Sud par deux ministres ainsi que la RDC, par le ministre d’Etat en charge de l’Intégration régionale, Antipas Mbusa Nyamwisi.

Ces assises de quatre jours ont permis aux membres d’évaluer minutieusement la conduite des opérations militaires menées par la Force régionale de l’EAC au Nord-Kivu. Les chefs d’Etat-major des armées des Etats membres et leurs experts ont passé au peigne fin la situation actuelle sur le terrain.

De leurs côtés, les ministres de la défense se sont réunis sur la même question sécuritaire pour proposer de nouvelles orientations politiques à ce nouveau mandat de la force régionale ; avant que les délégations des Chefs des Etats membres ne viennent avaliser cette prolongation.

Déployée à l’Est de la RDC en août dernier pour traquer les groupes armés, dont le Mouvement du 23 mars (M23) qui ne cesse d’étendre sa zone d’influence, la Force régionale de l’EAC n’a plus la cote en RDC. Kinshasa accuse cette Force de se familiariser avec le M23 alors qu’elle avait reçu un mandat offensif contre les groupes armés.

Le malaise est profond à l’EAC surtout avec la démission, en avril dernier, du commandant de cette force régionale.

Yvette Ditshima

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À la UnePolitique

Les députés et sénateurs pro-Katumbi exigent la libération de Salomon Kalonda et Mike Mukebayi

by Sam's Londele 1 juin 2023
written by Sam's Londele

Dans une déclaration faite mercredi 31 mai 2023, les députés nationaux et sénateurs membres du parti Ensemble pour la République accusent le gouvernement d’instaurer un climat politique tendu au pays.

Ils exigent « la libération immédiate et sans condition de Salomon Kalonda, Mike Mukebayi et Lems Omalanga, l’arrêt des attitudes du régime dictatorial, la fin du tribalisme, du népotisme et des détournements des déniers publics ».

Tout en appelant à la tenue des élections libres, transparentes, inclusives et apaisées, les élus d’Ensemble insistent également sur l’audit du fichier électoral par un organe crédible.

À la communauté internationale, c’est un appel lancé pour condamner et sanctionner toutes les violations des droits et libertés fondamentaux des citoyens.

Par ailleurs, ils demandent à la population d’être vigilante et à sanctionner « sévèrement l’échec cuisant du régime actuel au moment des élections ».

Elysée Mafu

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

« Un pouvoir qui commence à arrêter des opposants est un pouvoir qui est à sa chute » (Activiste)

by Sam's Londele 1 juin 2023
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L’arrestation de Salomon Kalonda, cadre du parti politique Ensemble pour la République, n’a pas laissé indifférents des mouvements citoyens. C’est le cas de la LUCHA (Lutte pour le changement) qui fustige la compression de la démocratie en République démocratique du Congo sous le régime Tshisekedi.

Au cours d’une interview accordée à Actu30.cd, le mercredi 31 mai 2023, Bienvenu Matumo a condamné la répression musclée des manifestations de l’opposition et des militants par les forces de l’ordre.

« Nous transmettons nos soutiens à Salomon Kalonda. La LUCHA condamne la répression qu’il a subie. L’on ne peut pas laisser un régime appliquer les méthodes totalitaires à son aise », a déclaré ce membre de la LUCHA.

Et d’ajouter : « Un pouvoir qui commence à arrêter des opposants est un pouvoir qui est à sa chute. Le pouvoir de Tshisekedi vient de faire un pas de plus vers son déclin ».

Cet originaire de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a souligné que « seuls ceux qui sont proches du pouvoir en place sont exemptés de telles actions. Ceux qui sont contre sont sévèrement réprimés ».

Retenez que la LUCHA exige l’ouverture des enquêtes afin d’identifier les personnes qui orchestrent les arrestations des opposants congolais.

Rabby Lokate

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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RDC-Économie : le gouvernement s’active à mettre fin à la fraude au niveau de frontières

by Sam's Londele 1 juin 2023
written by Sam's Londele

Les questions liées à la bonne marche du pays sur le plan socio-économique pour la semaine du 22 au 26 mai 2023, ont été passées en revue par le gouvernement ce mercredi 31 mai lors la traditionnelle réunion du Comité de Conjoncture Économique.

Au cours des ces échanges présidés par le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, les membres dudit comité se sont réjouit de la stabilité observée en ce qui concerne
les prix des biens et services sur les marchés, le taux de change, ainsi que les réserves de change qui se sont bien maintenues

Dans son compte rendu fait à la presse, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Vital Kamerhe a néanmoins, fait état de la fraude constatée au niveau des frontières. Il a fait savoir que des mesures idoines, sont envisagées par le gouvernement pour y mettre fin.

« Nous pouvons dire à la population qu’en ce qui concerne la conjoncture économique, les prix sur les marchés sont plus ou moins stables, tout comme le taux de change. Nous remarquons aussi que les réserves de change sont plus ou moins maintenues de façon positive. Cependant, nous avons noté la fraude qui est organisée à tous les niveaux de nos frontières et les mesures seront prises quant à ce. Nous avons aussi relevé les questions relatives au climat des affaires c’est-à-dire, les tracasseries dont les banques et les opérateurs économiques sont l’objet. Mais dans la recherche de la solution et des mesures qui seront annoncées, nous voulons des mesures justes, qui ne fassent pas que l’État condamne l’État et donne raison aux opérateurs économiques et vice-versa. Nous voulons la justice de ce côté-là pour protéger les opérateurs économiques et, en même temps, protéger l’État », a déclaré le VPM Vital Kamerhe.

L’épineuse question liée à l’importation des maïs a été également abordée.

« Nous avons aussi parlé de la dernière mesure qui avait été prise sur l’importation des maïs, particulièrement au Katanga. A la faveur de la dernière mission que nous avons conduite personnellement, il y a une série de propositions qui sont faites au niveau du Conseil des Ministres. C’est ici l’occasion de remercier le Gouvernement Zambien. Dernièrement, nous avons signé un communiqué conjoint sur la matérialisation de l’exportation en ce qui concerne la Zambie et l’importation en ce qui nous concerne pour cette denrée qui est de grande consommation dans le Katanga et au Kasaï. Donc chaque Ministre recevra, certainement, des assignations de la part du Premier Ministre pour remettre de l’ordre sur la voie Kasumbalesa-Lubumbashi de sorte que cette farine arrive aux marchés de Lubumbashi au prix acceptable », a-t-il indiqué.

Murphy Fika

OBJECTIFS INFO via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Arrestation du conseiller spécial de Katumbi : les leaders de l’opposition haussent le ton

by Sam's Londele 30 mai 2023
written by Sam's Londele

Dans une série de tweet, les leaders de l’opposition ont dénoncé, ce mardi 30 mai 2023, l’arrestation de Salomon Kalonda Idi, conseiller spécial de Moise Katumbi, à l’aéroport de Kinshasa alors qu’il pre-nait un avion pour Lubumbashi afin d’assister au symposium des évêques catholiques. Pour le moment, aucune raison n’a été dévoilée..

« L’arrestation arbitraire et illégale de mon conseiller spécial Salomon Kalonda à l’aéroport de Ndjili est un enlèvement crapuleux. Aucune base juridique. Fin de l’Etat de droit. Que lui reproche-t-on ? Où a-t-il été em-mené ? Les autorités doivent s’expliquer et le libérer !», a dénoncé Moise Katumbi.

Martin Fayulu s’est également joint au président d’Ensemble pour la Ré-pubique afin de dénoncer cet acte : « L’arrestation brutale et illégale de Salomon Kalonda est une illustration de plus de la dérive dictatoriale en cours en RDC. Le rétrécissement des libertés publiques et l’arbitraire ra-mène notre pays en arrière. Nous assistons aux signes avant-coureurs d’un régime sur la fin ».

Pour Matata Ponyo, ancien premier ministre estime que la démocratie « est morte » en RDC. « Voilà comment le collaborateur immédiat d’un opposant politique et candidat président de la République est traité en RDC. Voilà l’image d’un État de droit à Kinshasa. Quel jour un congolais accepterait d’être collaborateur d’un politicien dans le pays ? La démocra-tie est morte », peut-on lire sur le compte Twitter de Matata Ponyo.

A son tour Delly Sesanga, a emboité le pas pour lui aussi dénoncer ce qu’il considère d’une pratique propre aux dictatures. « L’enlèvement des ac-teurs politiques pour les réduire au silence est une pratique condamnable propre aux dictatures. Après l’enlèvement de mon collaborateur Omelon-ga, détenu depuis plus de 30 jours à l’ANR, je déplore celui de Salomon Kalonda aujourd’hui à l’aéroport de Ndjili ».

Joe KAZUMBA

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