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À la Une

À la Une

Fêtes de fin d’année : baisse des prix des produits dans les supermarchés de Kinshasa

by admin9775 18 décembre 2025
written by admin9775

La baisse des prix des produits est observée dans plusieurs supermarchés de Kinshasa. Un reporter de Radio Okapi a fait ce constat à l’issue d’une ronde effectuée mardi 16 décembre dans la capitale congolaise.

Par exemple, le prix d’un kilo de pommes est passé de 9 500 à 7 500 francs congolais sur certains sites, tandis qu’un carton de jus de fruits purs se négocie actuellement à 10 000 FC au lieu de 11 500 FC.

A Radio Okapi, un parent a exprimé sa satisfaction face à cette réduction qui lui permet de réaliser des économies : 

« Pour nous, les parents, cette réduction est un acte louable. Dans le contexte actuel, chaque geste compte ».

Les rayons des boissons et des jouets sont également bien fournis dans ces magasins. Des paniers cadeaux regroupant différents articles, tels que du vin et du chocolat, sont proposés.

Si l’ambiance générale reste encore discrète, certains signes commencent néanmoins à se manifester, notamment dans les supermarchés et quelques maisons commerciales. Des sapins et des objets de décoration multicolores sont installés de manière à être visibles dès l’entrée. Plusieurs articles sont également proposés à des prix promotionnels.

Les sapins de Noël et les objets décoratifs multicolores, guirlandes, boules, étoiles lumineuses, vêtements de Noël sont disposés de façon à attirer l’attention des visiteurs. Il y en a pour tous les prix et toutes les tailles.

Radio okapi

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18 décembre 2025 0 comments
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À la UneSport

Gaël Kakuta de retour chez les Léopards : la touche d’expérience pour la CAN 2025

by admin9775 18 décembre 2025
written by admin9775

La Fédération congolaise de football (FECOFA) a officialisé ce jeudi le retour d’un fils prodige en sélection. L’attaquant Gaël Kakuta, 33 ans, est rappelé chez les Léopards pour la phase qualificative et la préparation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 au Maroc. Il remplace dans le groupe le jeune milieu offensif belge Mario Stroeykens, forfait sur blessure.

Ce rappel sonne comme la dernière chance, et peut-être le chapitre le plus abouti, d’une longue histoire d’amour entre le joueur et la sélection de ses origines. Formé à Lens et célébré très tôt comme un prodige, le parcours professionnel de Kakuta, marqué par un transfert houleux à Chelsea et de nombreux prêts, a souvent été aussi erratique qu’éblouissant. Mais sous le maillot congolais, qu’il porte depuis 2017, il a souvent trouvé une forme de consécration et de stabilité, devenant un pilier et un passeur décisif lors des campagnes précédentes.

Un joker expérimenté pour Sébastien Desabre

Pour le sélectionneur français Sébastien Desabre, l’apport de Kakuta est multiple. Bien plus qu’un simple remplaçant, le joueur d’Amiens SC (Ligue 2) apporte une expérience inestimable des grands tournois africains, une créativité intacte dans le dernier geste, et une profonde connaissance du groupe. Alors que la RDC vise clairement les derniers carrés de la compétition après une honorable quatrième place en 2023, ce genre de profil peut s’avérer précieux dans un tournoi long et exigeant.

« Il reste un joueur d’une classe technique rare, capable de débloquer un match d’une inspiration. Son retour est une excellente nouvelle pour l’équilibre offensif du groupe », a confié une source proche du staff technique.

Les Léopards dans le groupe de la mort

L’ambition des Léopards sera toutefois mise à l’épreuve dès la phase de groupes. Le tirage au sort, effectué début juillet, a placé la RDC dans la poule A, considérée comme le « groupe de la mort », en compagnie du Maroc (pays organisateur et demi-finaliste de la dernière Coupe du Monde), de la Zambie et de la Tanzanie. Un parcours semé d’embûches qui exigera la mobilisation de toutes les ressources, y compris l’astuce et le sang-froid des anciens comme Kakuta.

Le retour de « GKK » est donc bien plus qu’un fait d’actualité. C’est un symbole fort à quelques mois du coup d’envoi. Il incarne la volonté de la FECOFA et de Desabre de s’appuyer sur un mélange de jeunesse dynamique et d’expérience rodée pour relever l’un des plus grands défis du football congolais récent : ramener un trophée majeur, 50 ans après le dernier sacre continental en 1974. Le chapitre final de l’histoire entre Kakuta et les Léopards pourrait bien s’écrire au Maroc.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Crise à l’Est de la RDC : Sous pression américaine, le M23 annonce un retrait tactique d’Uvira

by admin9775 17 décembre 2025
written by admin9775

Dans un revirement qui semble dicté par la pression diplomatique, le mouvement rebelle du M23 a annoncé cette semaine son retrait unilatéral de la ville stratégique d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette décision intervient dans le sillage d’une escalade verbale sans précédent des États-Unis contre le Rwanda, principal soutien présumé de la rébellion, et d’une rencontre de haut niveau à la Maison Blanche avec des responsables congolais.

L’offensive diplomatique américaine : de la préoccupation à l’accusation directe

La séquence a débuté vendredi 12 décembre, lorsque les États-Unis ont fait part de leur « profonde préoccupation et [de leur] extrême déception » face à l’implication rwandaise dans les combats pour Uvira. Le ton s’est considérablement durci quelques jours plus tard au Conseil de sécurité des Nations Unies. L’ambassadeur américain Mike Waltz y a présenté des « informations supplémentaires quant à l’ampleur et la sophistication de l’intervention du Rwanda », allant jusqu’à mentionner « l’implication personnelle du président Paul Kagame ».

Les accusations, confirmant un récent rapport d’experts de l’ONU, étaient lourdes : « 5 à 7 000 soldats rwandais ont été envoyés dans l’est de la RDC, plusieurs missiles sol-air ont été déployés pour aider le M23 », dans le cadre d’une « offensive conjointe pour prendre Uvira avec l’utilisation de drones kamikazes ». Le diplomate a asséné un camouflet à Kigali, soulignant l’incohérence entre cette offensive et la signature, une semaine plus tôt, de l’accord de paix de Washington : « Au lieu d’avancer vers la paix, le Rwanda amène la région vers la guerre. »

La Maison Blanche en première ligne : coordination et promesses de « coercition »

L’autre volet de la pression s’est joué en coulisses. Lundi, une délégation congolaise de haut vol, conduite par la ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner et l’ambassadrice à Washington Yvette Kapinga Ngandu, a été reçue à la Maison Blanche par l’assistant spécial du président et le directeur du Conseil de sécurité nationale.

À l’issue de l’entretien, l’ambassadrice Ngandu a salué sur les réseaux sociaux « les solides engagements pris et la pression croissante » exercée par les États-Unis. Elle a exprimé sa reconnaissance pour « la constance de la bonne volonté et des actions menées par la RDC » et a dit « avoir hâte de voir encore plus de coercition » entre les deux pays. Des termes qui laissent entendre que des mesures concrètes de rétorsion contre le Rwanda étaient évoquées.

Le M23 plie mais ne rompt pas : un retrait conditionnel

C’est dans ce contexte de forte tension que le M23 a fait son annonce, la présentant explicitement comme une réponse « à la demande de la médiation américaine ». Le mouvement se targue ainsi d’un geste de « confiance » pour soutenir le processus de paix.

Cependant, ce retrait n’est pas une reddition. Le M23 l’a assorti d’une série de conditions : la démilitarisation d’Uvira, la protection des civils et le déploiement d’une force neutre pour superviser un cessez-le-feu. Il a également mis en garde contre toute tentative des forces gouvernementales congolaises (FARDC) ou des milices alliées (Wazalendo) de reprendre le terrain. Ces prérequis créent un nouveau point de blocage potentiel, reportant la pression sur Kinshasa et ses partenaires, et offrant au M23 un prétexte pour justifier une reprise des hostilités si ses conditions n’étaient pas remplies.

Une trêve fragile sous le signe du « donnant-donnant »

Cette séquence illustre le poids encore déterminant du levier diplomatique américain dans la région. En passant des admonestations discrètes à des accusations publiques et chiffrées, Washington a visiblement contraint Kigali à infléchir la posture de son allié sur le terrain.

Pour les États-Unis, c’est une victoire tactique qui crédibilise leur médiation. Pour le Rwanda et le M23, c’est une manœuvre de sauvegarde qui permet de désamorcer temporairement la crise tout en se repositionnant pour les négociations à venir.

La communauté internationale et les populations civiles de l’Est congolais, épuisées par des décennies de conflit, attendent désormais des preuves concrètes. Le retrait sera-t-il effectif et vérifiable ? Les conditions posées seront-elles un tremplin pour des pourparlers ou un nouvel écueil ? Les réponses à ces questions détermineront si cette annonce marque un vrai tournant vers la paix ou simplement une pause tactique dans une guerre dont l’issue semble toujours se dérober

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : L’arrestation controversée de Ramazani Shadary suscite une condamnation ferme de l’opposition et du FCC

by admin9775 17 décembre 2025
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L’arrestation dans la nuit de mardi à mercredi d’Emmanuel Ramazani Shadary, figure politique de premier plan et secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), continue de susciter de vives réactions. Le leader de l’opposition Martin Fayulu a condamné avec fermeté cette interpellation, qu’il juge contraire aux principes constitutionnels.

Dans un post publié ce mercredi sur le réseau social X, le candidat de la coalition Lamuka à la dernière élection présidentielle a fustigé le « traitement inhumain et humiliant » infligé selon lui à l’honorable Emmanuel Ramazani Shadary. « Les articles 16, 17 et 18 de notre Constitution ont été gravement violés », a-t-il écrit, invoquant les dispositions relatives au respect de la dignité humaine, à la protection contre les traitements dégradants et aux garanties judiciaires.

Une arrestation aux conditions opaques

Emmanuel Ramazani Shadary, également membre du bureau politique du Front commun pour le Congo (FCC), la plateforme politique de l’ancien président Joseph Kabila, a été interpellé par les forces de sécurité vers 4 heures du matin le mardi 16 décembre. Les circonstances exactes de son arrestation, ses motifs ainsi que son lieu de détention restent inconnus à ce stade, alimentant les inquiétudes et les spéculations.

Martin Fayulu a saisi cette occasion pour rappeler un principe fondamental : « Nul n’est au-dessus de la loi ». Il a insisté sur la nécessité impérative pour l’action publique de s’exercer « dans le strict respect des procédures légales et des droits humains ». Pour le leader de l’ECiDé, « la RDC mérite l’État de droit, pas l’arbitraire ». Il a mis en garde contre toute dérive, la jugeant « incompatible avec les aspirations démocratiques du peuple congolais ».

Le FCC dénonce une « dérive dictatoriale »

La réaction de Martin Fayulu fait écho à celle du Front commun pour le Congo (FCC). Dans un communiqué publié tard dans la soirée de mardi, la formation politique de Joseph Kabila a dénoncé avec virulence cette arrestation, y voyant le signe d’une « dérive dictatoriale ». Le FCC a exigé « la libération sans condition » de son cadre et membre du bureau politique.

Cette arrestation intervient dans un contexte politique déjà tendu en République démocratique du Congo, marqué par des rivalités persistantes entre la majorité présidentielle et l’opposition, ainsi que par des fractures au sein même de l’ancien camp au pouvoir.

Un appel à la primauté du droit

À travers sa déclaration, Martin Fayulu place le débat sur le terrain de l’État de droit et du respect des textes fondamentaux. Il affirme que la construction durable de la RDC ne peut se faire que sur la base de « la primauté du droit, la justice équitable et le respect des libertés fondamentales ». Il en appelle finalement aux autorités pour « garantir l’égalité de tous devant la loi ».

Cet épisode soulève des questions cruciales sur les méthodes des forces de sécurité et le respect des garanties juridiques dans le traitement des personnalités politiques. Alors que les motifs de l’arrestation restent officiellement non-élucidés, elle risque d’attiser les tensions politiques et de raviver le débat sur l’équilibre entre sécurité et libertés dans la jeune démocratie congolaise. L’attente porte désormais sur une clarification officielle des autorités concernant cette affaire sensible.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Christian Mwando dénonce la perquisition de sa résidence à Moba

by admin9775 17 décembre 2025
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Le député national Christian Mwando a dénoncé la perquisition de sa résidence ce mardi 16 décembre à Kirungu, chef-lieu du territoire de Moba, dans la province du Tanganyika.

Selon lui, cette opération menée par l’ANR, les services de renseignement militaires, la Police nationale congolaise et les FARDC constitue une violation flagrante de ses immunités parlementaires. Ce député, membre de l’opposition exige que cette situation soit rapidement élucidée.

Cet incident intervient au même moment que le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), membre de l’opposition, dénonce « l’enlèvement » de son secrétaire permanent, Emmanuel Ramazani Shadary, par des hommes en uniforme tôt ce mardi 16 décembre à son domicile.

Selon Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD, c’est à 4 heures du matin que l’ancien candidat à la présidentielle de 2018 a été conduit vers une destination jusqu’ici inconnue.

Emmanuel Ramazani Shadary, Aubin Minaku et Ferdinand Kambere, ont récemment été convoqués par la justice militaire, soupçonnés de complicité avec le mouvement rebelle AFC/M23.

Parallèlement, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund, continue de dénoncer ce qu’il qualifie de dérives autoritaires du pouvoir en place, après la répression lundi 15 décembre d’une manifestation politique orchestrée par son parti politique.

Radio Okapi

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Est de la RDC : Après la prise d’Uvira, un retrait contesté et des tensions régionales qui s’enveniment

by admin9775 17 décembre 2025
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L’annonce, mardi, par l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) d’un « retrait unilatéral » de ses forces de la ville stratégique d’Uvira, dans le Sud-Kivu, n’a pas apaisé les tensions. Au contraire, elle a suscité une vive défiance et accru les craintes d’une escalade régionale.

Dans une réaction cinglante sur le réseau social X, le ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, a dénoncé une manœuvre de désinformation. « C’est encore un pur mensonge destiné à induire en erreur l’opinion internationale, le président des États-Unis, le secrétaire d’État Marco Rubio et toutes les personnes éprises de paix », a-t-il écrit. Selon lui, « les forces rwandaises et l’AFC/M23 ne se sont pas retirées d’Uvira », cette annonce n’étant qu’une tentative de Kigali de « relâcher la pression internationale ».

Un retrait conditionnel au cœur des suspicions

L’AFC/M23 avait pourtant présenté ce retrait comme une « mesure de confiance » pour soutenir le processus de paix de Doha, affirmant agir « comme demandé par la médiation des États-Unis ». Cependant, le mouvement a assorti sa décision de conditions strictes : la démilitarisation d’Uvira, la protection des civils et le déploiement d’une force neutre. Il a aussi averti contre toute tentative de reprise militaire par les FARDC ou les milices Wazalendo.

Cette séquence intervient dans un contexte de pressions diplomatiques accrues sur le Rwanda, accusé par Kinshasa et plusieurs capitales occidentales de soutenir le groupe rebelle. Le vice-secrétaire d’État américain, Christopher Landau, avait qualifié l’offensive sur Uvira de « grave erreur », et le secrétaire d’État Marco Rubio d’évoqué une « violation claire » des récents accords de Washington entre la RDC et le Rwanda.

Le Tanganyika se barricade, craignant la contagion

Face à la dégradation sécuritaire, la province congolaise voisine du Tanganyika, présidée par le gouverneur Christian Kitingwa, a pris les devants. Réuni en Conseil provincial de sécurité, elle a décrété treize mesures d’urgence.

Parmi les plus significatives : la fermeture du trafic avec la province du Sud-Kivu, principalement sur le lac Tanganyika, pour contrôler strictement les mouvements. Les patrouilles des FARDC sont intensifiées, notamment le long des rives du lac. Un couvre-feu est instauré à partir de 22h, interdisant la circulation des motos et des personnes, ainsi que les rassemblements religieux nocturnes. Dans la capitale provinciale Kalemie, des check-points supplémentaires sont érigés et les véhicules aux vitres teintées sont prohibés.

« L’objectif est de prévenir toute infiltration de groupes armés et de rassurer la population », a indiqué le gouvernement provincial, appelant les citoyens à la vigilance et à la collaboration avec les forces de l’ordre.

Une crise bilatérale Rwanda-Burundi qui s’ajoute au feu congolais

Les tensions débordent largement du cadre congolais. Le Burundi avait, bien avant l’annonce du retrait, accusé le Rwanda d’avoir bombardé son territoire. Lors d’une session spéciale à l’ONU, l’ambassadeur burundais Zéphyrin Maniratanga a affirmé que des tirs en provenance du Rwanda avaient touché la commune de Tshibitoke le 4 décembre, faisant des blessés.

Le diplomate a lancé un avertissement sans équivoque : la retenue de son pays « a des limites », et Bujumbura se réserve le droit à la légitime défense en cas de nouvelles attaques, invoquant l’article 51 de la Charte des Nations Unies. Cette escalade verbale entre voisins ajoute une couche de dangerosité explosive à une situation déjà critique.

L’ombre d’un processus de paix moribond

Cette nouvelle crise sécuritaire et diplomatique survient à peine quelques jours après la signature des accords de Washington, censés jeter les bases d’un cessez-le-feu durable entre la RDC et le Rwanda. La prise rapide d’Uvira par l’AFC/M23 et les accusations qui ont suivi ont jeté une lumière crue sur la fragilité de ces engagements.

Alors que la communauté internationale, notamment les États-Unis, tente de maintenir une médiation active, la défiance est totale sur le terrain. Les déclarations se heurtent à une réalité militaire et stratégique complexe, où chaque annonce est perçue comme une tactique dans un jeu plus large. Dans l’est de la RDC, la paix promise semble plus lointaine que jamais, tandis que les civils, pris en étau, subissent les conséquences d’une crise régionale aux multiples facettes.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Les États-Unis veulent financer directement les systèmes de santé de leurs alliés africains sans passer par les ONG

by admin9775 17 décembre 2025
written by admin9775

Washington a signé, le 4 décembre, un accord pour fournir, sur cinq ans, un milliard et demi d’euros au système de santé du Kenya. Cet accord inédit a le double objectif de court-circuiter les ONG et de favoriser les alliés des États-Unis sans passer par les organismes internationaux.

Un hôpital, dans le sous-comté de Kuoyo, à Kisumu, le 25 avril 2025. D’après Médecins pour les droits de l’homme, les Etats-Unis finançaient 18% des agents de santé kenyans avant le démantèlement de l’aide américaine. Washington annonce un soutien financier sous une autre forme.
Un hôpital, dans le sous-comté de Kuoyo, à Kisumu, le 25 avril 2025. D’après Médecins pour les droits de l’homme, les Etats-Unis finançaient 18% des agents de santé kenyans avant le démantèlement de l’aide américaine. Washington annonce un soutien financier sous une autre forme. | MICHEL LUNANGA / GETTY IMAGES VIA AFP

L’administration Trump poursuit sa refonte de l’aide internationale. 2025 a vu le démantèlement de l’Agence américaine pour le développement international (USaid) sur la volonté du président républicain. En contrepartie, Washington a signé, le 4 décembre 2025, un accord qui prévoit le don sur cinq ans de 1,6 milliard d’euros à destination du système de santé kenyan. Le Kenya s’engage, de son côté, à augmenter ses dépenses de santé de 850 millions de dollars sur cette même période.

Veuillez fermer la vidéo flottante pour reprendre la lecture ici.

Le secrétaire d’État américain et chef de la diplomatie Marco Rubio n’a pas caché sa volonté de traiter directement avec les États – alignés sur les priorités diplomatiques de Washington – sans passer par les Organisations non gouvernementales (ONG).

En 2024, avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les États-Unis avaient fourni via des organismes internationaux, 440 millions de dollars (375 millions d’euros) aux programmes de santé et de population au Kenya selon les données gouvernementales. La majeure partie (260 millions d’euros) a été consacrée à la lutte contre le VIH/Sida. 

Pour défendre ce nouveau modèle de soutien, Marco Rubio affirme : « Si vous voulez aider un pays, travaillez avec lui, et non avec une tierce partie qui lui impose ses décisions. » En septembre, il avait lancé une violente charge contre ce qu’il appelle un « complexe industriel d’ONG à l’échelle mondiale aux frais du contribuable ».

Une aide américaine indispensable

La réduction de l’aide américaine avait suscité de nombreuses critiques dans les milieux humanitaires et du développement. D’autres pays, dont la France, le Royaume-Uni ou l’Allemagne, réduisent également leur aide publique au développement, mais de manière moins radicale, selon les données de l’Organisation de coopération et de développement (OCDE).

L’agence des Nations unies chargée de la lutte contre le Sida (Onusida) a cependant salué l’accord conclu la semaine dernière avec le Kenya. L’aide américaine y est indispensable. D’après l’organisation Médecins pour les droits de l’homme, les États-Unis finançaient 18 % des agents de santé kenyans avant la fin de l’USaid. Le président William Ruto, au pouvoir depuis 2022, en fait une cause nationale.

En deux décennies, le Kenya a divisé par deux son taux de prévalence du VIH qui touche encore 4,3 % de la population adulte aujourd’hui.

50 accords similaires en prévision ?

Marco Rubio affiche son ambition d’exporter ce nouveau modèle d’aide : « Il s’agit d’un véritable partenariat… La véritable assistance, c’est l’autosuffisance », avant d’évoquer la signature future de « 30, 40, peut-être 50 » accords similaires.

Certains pays, pourraient, en revanche, en être exclus en raison de leurs divergences politiques avec Washington. Sont notamment dans la ligne de mire le Nigeria et l’Afrique du Sud, pays où 17 % des 15 à 49 ans vivent avec le VIH. Une épidémie sans équivalent dans le monde.

Ouest-france

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À la Une

FOOTBALL – Pré-CAN 2025 : Les Léopards démarrent fort en dominant la Zambie en amical

by admin9775 17 décembre 2025
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La sélection congolaise de football a entamé de la meilleure des manières sa préparation pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Ce mardi 16 décembre à Murcia, en Espagne, les Léopards ont dominé la Zambie (2-0) lors d’un match amical, offrant une première satisfaction au sélectionneur Sébastien Desabre et à ses supporters.

Une victoire nette et méritée

Les Congolais ont pris les devants en première période grâce à leur capitaine expérimenté, Arthur Masuaku, qui a trouvé la faille peu avant la pause. La sécurité est venue en fin de match lorsque le défenseur Rocky Bushiri a doublé la mise à la 70ᵉ minute, scellant ainsi une victoire sans appel.

Une prestation collective rassurante

Au-delà du score, la performance a rassuré sur l’état de forme et la cohésion du groupe. Les Léopards ont fait preuve d’une bonne organisation collective, avec une défense solide et un entrejeu qui a su contrôler les débats face à une équipe zambienne peu dangereuse. Cette maîtrise tactique, signature du coach Desabre, est un point positif à quelques jours du début de la compétition.

Cap sur la CAN 2025

Cette victoire permet à la RDC d’aborder la dernière ligne droite de sa préparation avec confiance et sérénité. Arrivés en stage en Espagne depuis le 13 décembre, les joueurs poursuivront leur travail avant de se rendre à Rabat, au Maroc, pour le tournoi continental.

Placés dans le Groupe D de la CAN, les Léopards affronteront successivement :

  • Le Bénin (23 décembre à Rabat)
  • Le Sénégal, finaliste de la dernière édition (27 décembre)
  • Le Botswana (31 décembre)

Ce succès face à la Zambie, une équipe réputée solide en Afrique australe, constitue un premier message positif lancé aux autres prétendants au titre. L’objectif pour Desabre et ses hommes sera de confirmer cette dynamique lors du choc d’ouverture contre le Bénin.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Football: le PSG condamné à payer près de 61 millions d’euros à Kylian Mbappé

by admin9775 17 décembre 2025
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Le conseil des prud’hommes de Paris a ordonné, mardi 16 décembre, au Paris Saint-Germain de payer environ 61 millions d’euros à son ancien joueur Kylian Mbappé dans le cadre du litige qui oppose les deux parties depuis le départ de l’international français au Real Madrid à l’été 2024.

Le Paris Saint-Germain a été condamné ce mardi par les prud’hommes de Paris à verser près de 61 millions d’euros à Kylian Mbappé pour les primes et salaires impayés de la fin de son contrat en 2024. La requalification en contrat à durée indéterminée (CDI) de ses contrats à durée déterminée (CDD) a, en revanche, été rejetée par le conseil, composé de deux représentants des employeurs et deux représentants des salariés.

Les avocats de Mbappé s’étaient appuyés sur cette demande de requalification, notamment pour demander 263 millions d’euros, ce qui a été aussi rejeté. Néanmoins, le PSG va devoir informer ses fans de la décision en première page de son site internet, pendant un mois.

Les demandes du PSG rejetées

Pour leur part, les demandes du PSG, chiffrées à 440 millions d’euros, pour notamment préjudice à l’image, perte de chance pour transférer le joueur, ou mauvaise foi dans l’exécution d’un accord daté d’août 2023 (en vue de prolonger son contrat), ont été intégralement rejetées. Interrogés sur un éventuel appel, les avocats du PSG n’ont pas souhaité faire de commentaire à la sortie de l’audience.

« Le Paris Saint-Germain prend acte du jugement prononcé par le Conseil des prud’hommes de Paris, qu’il exécutera, tout en se réservant le droit de faire appel », a indiqué un peu plus tard le PSG dans un communiqué. « Le PSG a toujours agi de bonne foi et avec intégrité et souhaite au joueur le meilleur pour la suite de sa carrière », ajoute-t-il.

Dans l’autre camp, « les conseils de M. Kylian Mbappé prennent acte avec satisfaction de la décision rendue ce jour par le Conseil de prud’hommes », ont-ils déclaré dans un communiqué. « Ce jugement confirme que les engagements pris doivent être respectés. Il rétablit une vérité simple : même dans l’industrie du football professionnel, le droit du travail s’impose à tous. »

Au départ, c’est Kylian Mbappé qui, après avoir cherché en vain à obtenir devant les instances sportives 55 millions de salaires et primes impayés à la fin de son contrat à l’été 2024, a assigné le PSG devant les prud’hommes.


Voici le détail des sommes que doit verser le club de la capitale à son ancienne star :

   . 36.666.680 euros bruts à titre de rappel de troisième échéance de prime de signature (ndlr: cette prime avait été accordée quand l’attaquant avait prolongé son contrat en 2022)

   . 3.666.666,80 euros bruts à titre de congés payés sur rappel de troisième échéance de prime de signature

   . 17.250.000 euros bruts à titre de rappel de salaires des mois d’avril, mai et juin 2024

   . 1.725.000 euros bruts à titre de congés payés sur rappel de salaires des mois d’avril, mai et juin 2024

   . 1.500.000 euros bruts à titre de rappel de prime d’éthique des mois d’avril, mai et juin 2024

   . 150.000 euros bruts à titre de congés payés sur rappel de prime d’éthique des mois d’avril, mai et juin 2024

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À la UneMonde

Les propos de Donald Trump sur le meurtre de Rob Reiner indignent jusque dans son propre camp

by admin9775 17 décembre 2025
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Le fils du réalisateur américain de renom Rob Reiner a été arrêté pour les meurtres de son père et de sa mère dans leur maison de Los Angeles, Donald Trump semant, lundi 15 décembre, la consternation jusque dans son camp en imputant le drame à l’anti-trumpisme « enragé » du cinéaste.

L’auteur de la comédie romantique à succès Quand Harry rencontre Sally et de The Princess Bride, une parodie de contes de fées à l’humour décalé, a été retrouvé mort dimanche aux côtés de son épouse Michele Singer dans leur maison de Brentwood, un quartier huppé de la métropole californienne. Les médias américains ont rapporté que Rob Reiner, 78 ans, et son épouse avaient été poignardés ou égorgés.

Les premiers éléments de l’enquête « révèlent que Nick Reiner, 32 ans, le fils de Robert et Michele Reiner, est responsable de leur décès », a déclaré la police de Los Angeles dans un communiqué. Il a été arrêté peu après 21h00 dimanche soir et a été placé en détention provisoire pour meurtres, a-t-elle ajouté. Il pourrait être formellement inculpé mardi par le parquet local. Nick Reiner s’est disputé avec ses parents lors d’une fête samedi soir, rapporte le Los Angeles Times, précisant qu’il a longtemps souffert d’addictions. 

Anti-trumpisme « enragé »

Avant l’annonce de l’arrestation du fils des victimes, Donald Trump s’est déchaîné sur son réseau Truth Social contre Rob Reiner, assurant que son décès était le résultat de son anti-trumpisme « enragé ». Sa mort « serait due à la colère qu’il a suscitée chez d’autres » avec sa « névrose anti-Trump », a écrit le président américain, poursuivant, à la troisième personne : « Il était connu pour rendre les gens FOUS par son obsession enragée contre le président Donald J. Trump. »

Critiqué pour ces propos par des élus de son propre camp, Donald Trump a cependant réitéré ses accusations devant les caméras quelques heures plus tard à la Maison Blanche. « C’était une personne dérangée, de l’avis de Trump », a-t-il dit, toujours à la troisième personne. « Je n’étais pas fan de Rob Reiner du tout, en aucune manière. »

« Un abruti fini »

Son message a indigné de nombreuses personnalités politiques. « L’absence d’empathie et d’élégance envers la famille Reiner dans leur moment de deuil profond et de chagrin est pathétique et révélatrice », a déclaré sur X David Axelrod, ancien conseiller du président démocrate Barack Obama, aujourd’hui analyste politique sur la chaîne CNN. « Il ne connaît pas la honte. Un abruti fini », a cinglé le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.

L’élu républicain Thomas Massie, qui s’oppose fréquemment à Donald Trump, a aussi fustigé la réaction du président. « Qu’importe ce que vous pensiez de Rob Reiner, ce sont des déclarations inappropriées et irrespectueuses à propos d’un homme qui vient juste d’être brutalement assassiné », a-t-il déclaré sur X.

L’élue de la droite radicale Marjorie Taylor Greene, une trumpiste de la première heure mais qui s’est éloignée du président ces derniers mois, a également évoqué la peine des proches du réalisateur et de son épouse. « C’est une tragédie familiale, pas une question de politique ou d’ennemis politiques », a-t-elle déclaré dans un message sur X accompagné d’une image du post de Donald Trump. Don Bacon, un élu républicain qui ne se présentera pas à sa réélection en 2026, a déclaré à CNN s’attendre « à entendre quelque chose comme ça de la part d’un mec bourré dans un bar, pas du président des États-Unis ».

RFI

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