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À la Une

À la UneEconomie

Lutte contre la fraude fiscale : la facture normalisée, une réforme qui dérange et divise

by admin9775 3 décembre 2025
written by admin9775

La généralisation de la facture normalisée en République Démocratique du Congo, relancée en 2024 sur instruction du Président Félix Tshisekedi, est au cœur d’une bataille entre les partisans de la transparence fiscale et des intérêts économiques bien établis. Selon plusieurs sources au ministère des Finances, les récentes attaques visant le ministre Fwamba seraient directement liées à cette réforme, qui remet en cause des pratiques frauduleuses ancrées depuis plus d’une décennie.

Un système opaque depuis 2011
Depuis 2011, des opérateurs économiques, parfois en connivence avec des agents de l’administration fiscale, auraient profité d’un système de perception de la TVA dépourvu d’outils électroniques adéquats. La facture normalisée, avec son suivi électronique, vise à mettre fin à ces fuites fiscales en instaurant une traçabilité complète des transactions.

« Fwamba paie le prix d’une réforme qui dérange », confie un cadre du ministère des Finances, sous couvert d’anonymat. « Les attaques ne font que commencer, car cette réforme touche directement ceux qui bénéficiaient d’un système opaque. L’opinion doit comprendre ce qui est en jeu : la fin d’un vaste réseau de fraude à la TVA. »

Clarification sur les primes de « plus-value »
Parallèlement, la controverse sur les primes de « plus-value » des agents des régies financières a été clarifiée. Plusieurs sources au sein de la Direction Générale des Impôts (DGI) rappellent que la suspension de ces primes remonte au gouvernement de Sama Lukonde en 2023, bloquant notamment celles de 2022 et 2023. Le gouvernement actuel a hérité de ce dossier complexe.

Pour apaiser les tensions, le ministère des Finances et l’intersyndicale des régies financières ont conclu un accord après un mois de discussions. Celui-ci prévoit la réactivation progressive des paiements, avec un premier versement effectué ce mardi 2 décembre et un second programmé pour le 12 décembre 2025.

Un outil central pour l’assainissement des finances
Pour ses défenseurs, la facture normalisée est un outil indispensable pour assainir les finances publiques et augmenter les recettes internes. La TVA, considérée comme l’un des impôts les plus productifs dans de nombreux pays, pourrait ainsi être mieux collectée.

« La réforme va se poursuivre, avec ses différentes phases », assure une source interne. « Ceux qui contestent aujourd’hui sont souvent ceux qui, depuis des années, profitaient d’un système sans contrôle. »

En s’attaquant à des circuits de fraude qui ont prospéré pendant plus de dix ans, le ministère des Finances touche à des intérêts puissants. Malgré les critiques, les partisans de la réforme estiment que son aboutissement est essentiel pour renforcer la transparence fiscale et la crédibilité de l’État congolais.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

UE: l’ex-cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini placée en garde à vue

by admin9775 3 décembre 2025
written by admin9775

Un nouveau scandale vient ternir l’image de l’Union européenne. Federica Mogherini, qui a exercé le poste de cheffe de la diplomatie de l’UE entre 2014 et 2019, a été placée en garde à vue mardi 2 décembre en Belgique. Elle est visée, avec deux autres collaborateurs, par une enquête pour usage frauduleux de fonds européens.

Federica Mogherini, diplomate italienne de 52 ans, a été placée en garde à vue ce mardi 2 décembre avec Stefano Sannino, un haut responsable de la Commission européenne, ainsi que le directeur adjoint du Collège d’Europe. Ils sont donc trois à avoir été arrêtés dans la capitale belge dans le cadre d’une enquête placée sous l’autorité du parquet européen.

L’enquête qui porte sur des soupçons de favoritisme dans l’attribution d’un programme de formation pour futurs diplomates. En 2021, ce programme a été attribué au Collège de l’Europe de Bruges, la plus prestigieuse institution qui forme les hauts fonctionnaires européens et dont Federica Mogherini a pris la tête il y a cinq ans.

Des perquisitions effectuées par la police belge

Le parquet européen leur reproche les infractions de « fraude dans l’attribution des marchés publics, corruption, conflit d’intérêts et violation du secret professionnel ». Une série de perquisitions a été effectuée par la police belge ce mardi au siège du Service européen pour l’action extérieure, dans plusieurs bâtiments du Collège d’Europe à Bruges, et aux domiciles des trois suspects.

À ce stade, les enquêteurs cherchent à déterminer « si le Collège d’Europe a été informé à l’avance des critères de sélection » pour le programme de formation de neuf mois, proposé par le service diplomatique de l’Union européenne, un contrat de 654 000 euros. Dans un communiqué publié mardi soir, le Collège d’Europe a confirmé les perquisitions menées sur son campus de Bruges et s’est engagé à « coopérer entièrement » avec les autorités.

Ces grandes affaires de corruption qui ont touché les institutions européennes

Cette affaire d’usage frauduleux de fonds européens vient s’ajouter à la liste des scandales retentissants qui ont touché les institutions européennes ces dernières années. Des scandales de corruption qui mettent à mal la crédibilité de Bruxelles.

Des innombrables liasses de billets d’euros découverts au domicile d’eurodéputés, mais aussi des cadeaux provenant du Qatar, de la Mauritanie et du Maroc, l’affaire du Qataragate a ébranlé le Parlement européen en décembre 2022. Plusieurs députés et assistants parlementaires sont soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin et des avantages en échange de leur influence sur certaines décisions du Parlement. La vice-présidente de l’époque, la Grecque Eva Kaili, a passé six mois en détention et en résidence surveillée. Elle continue de nier les faits et l’enquête est toujours en cours.

Cette année, Bruxelles a aussi été secouée par des accusations d’ingérence chinoise. Huit personnes ont été inculpées début avril dans le cadre d’une enquête pour corruption présumée au Parlement européen impliquant Huawei. Selon les accusations, des lobbyistes du groupe de télécommunication chinois voulaient obtenir un soutien politique et ont payé des parlementaires ou leur ont offert des cadeaux. Dans cette affaire-là aussi, l’enquête est toujours en cours. 

Plusieurs autres scandales font régulièrement surface au sein des États européen, en particulier pour détournements de fonds européens. Selon le dernier rapport du Parquet européen, l’utilisation abusive des fonds européens reste très répandue dans les 27 pays de l’Union.

RFI

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À la UneProvince

Sud-Kivu : Les FARDC accusent le Rwanda et l’AFC/M23 de violer le cessez-le-feu à 48h d’un sommet à Washington

by admin9775 3 décembre 2025
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De violents affrontements ont éclaté ce mardi dans le Sud-Kivu, jetant une ombre sur les prochains pourparlers de paix. Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) accusent « la coalition AFC/M23 soutenue par le Rwanda » d’avoir lancé une série d’attaques contre leurs positions à Kaziba, Katogota et Lubarika.

Ces combats, confirmés par des sources locales, se déroulent notamment à Katogota, dans la plaine de la Ruzizi, et à Nyangezi dans le territoire de Kalehe. Ils interviennent à moins de 48 heures de la signature annoncée d’un accord de paix entre les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame à Washington.

Des tirs nourris, y compris à l’arme lourde, ont été entendus jusque dans la matinée, forçant les habitants à se terrer chez eux. Selon des témoins sur place, le conflit aurait éclaté suite à un repositionnement stratégique des deux forces opposées dans les hauts plateaux de Kaziba.

Les combats se concentrent notamment autour de la colline de Nguka, où une partie cherche à déloger l’autre camp positionné à Kaziba-centre. Des sources militaires parlent de l’utilisation de missiles sol-air, ce qui fait craindre d’importants dégâts collatéraux sur les populations civiles, prises en étau.

Les effets de ces affrontements s’étendent déjà à plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi, notamment Katogota, Luvungi, Lubarika et Kamanyola, plongées dans une ambiance de peur. À Kamanyola, un obus est tombé sur une maison résidentielle, causant des pertes en vies humaines, sans que des chiffres précis ne soient encore disponibles.

Une situation humanitaire critique

Sur le plan humanitaire, la situation devient alarmante : toutes les voies d’approvisionnement sont bloquées, isolant les populations qui n’ont plus accès aux biens de première nécessité. L’insécurité persistante rend toute intervention difficile pour les ONG et les structures d’assistance.

Un appel pressant est lancé aux autorités pour un rétablissement rapide de la sécurité dans cette zone déjà fragilisée par des années de conflit.

Les combats entre les combattants Wazalendo, associés aux Forces armées de la RDC (FARDC), et la rébellion de l’AFC-M23, soutenue par l’armée rwandaise, se sont poursuivis tard mardi 2 décembre dans la chefferie de Kaziba et à Kamanyola, dans le territoire de Walungu (Sud-Kivu).

Selon des sources concordantes, le bilan fait état d’une dizaine de civils tués par des obus à Kaziba et de trois enfants dans le centre de Kamanyola. Plusieurs infrastructures publiques, notamment des écoles et des églises, ont été détruites.

Dans un communiqué, les FARDC dénoncent « la détermination de cette coalition à saboter les accords de Washington et de Doha ». L’armée congolaise affirme avoir pris « toutes les dispositions nécessaires » pour contrer ces offensives et appelle la population au calme. Ces incidents illustrent la fragilité des processus de paix en cours dans l’Est de la RDC.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

RDC : Mukwege critique les processus de paix, Fayulu prône un dialogue inclusif

by admin9775 2 décembre 2025
written by admin9775

Deux voix majeures de l’opposition congolaise ont exprimé des critiques sévères sur la gestion des crises politique et sécuritaire.

Le Prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a dénoncé les initiatives de paix actuelles, notamment l’accord-cadre de Doha, qu’il juge « opaques, bilatéraux » et élaborés sans transparence ni inclusion. Il estime qu’ils s’inscrivent dans une tradition de décisions imposées au peuple congolais. Le gynécologue accuse le M23 et l’Alliance Fleuve Congo d’avoir poursuivi leurs offensives malgré les protocoles signés, et qualifie la situation dans les Kivus d’« annexion de fait ».

Par ailleurs, lors d’un meeting dimanche, le leader de l’opposition Martin Fayulu a réaffirmé la nécessité d’un dialogue national inclusif rassemblant toutes les forces vives du pays.

Sur le front interne, Martin Fayulu réactive le logiciel de la contestation de 2018. Son appel au dialogue est conditionné à une exigence de vérité sur les « manipulations » électorales passées. En interpelant nommément Kabila, Nangaa et Tshisekedi, il place la légitimité des institutions au cœur du problème.

Il a interpellé directement l’ancien président Joseph Kabila sur la « manipulation » des élections de 2018, l’ex-président de la CENI Corneille Nangaa sur son lien avec un mouvement armé, et le président Félix Tshisekedi pour avoir « accepté le mensonge ».

Les deux figures appellent, par des voies différentes, à une refonte des processus politiques et de paix, fondée sur la vérité et la légitimité.

Par Marius Bopenga
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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès du danseur emblématique Zimbabwe, ancien pilier de Viva La Musica

by admin9775 2 décembre 2025
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Le monde de la musique congolaise est en deuil. Le danseur Tshiniama, connu sous le surnom de Zimbabwe, s’est éteint ce lundi matin à Kinshasa, après plusieurs années de maladie.

Il avait été baptisé ainsi par le défunt roi de la rumba, Papa Wemba, dont il était un membre éminent de l’orchestre Viva La Musica. Zimbabwe s’était imposé comme l’un des danseurs acrobatiques les plus talentueux et innovants de sa génération, marquant les esprits par son style unique et sa présence scénique électrique.

Un vol acrobatique s’est achevé. Zimbabwe, celui que Papa Wemba lui-même avait surnommé et lancé sur le devant de la scène était bien plus qu’un performeur : il était un architecte du mouvement.

Sur scène, son corps était un langage. Une fusion d’énergie pure, de grâce athlétique et de théâtralité qui captivait les foules et définissait l’excellence dans les clips et concerts des années glorieuses. Il était ce « docteur de la danse » dont la maîtrise inspira une génération entière.

Considéré comme un « docteur de la danse », son influence sur la scène artistique congolaise fut profonde. Sa fin de vie, malheureusement, reflète le sort de nombreux artistes du pays, marquée par l’oubli et la précarité.

Par Pascal Kabeya
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À la Une

Cameroun: le sélectionneur belge Marc Brys démis de ses fonctions à 20 jours de la CAN

by admin9775 2 décembre 2025
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À 20 jours du début de la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, le Cameroun se sépare de son sélectionneur. Le technicien belge Marc Brys vient d’être démis de ses fonctions ce lundi 1er décembre par la Fédération camerounaise de football. Cette décision n’est pas surprenante quand on connaît la relation froide entre le sélectionneur belge et le président de la Fecafoot.

Élu récemment pour un deuxième mandat de président de la Fédération, Samuel Eto’o avait planté le décor : « Aucun joueur, aucun entraîneur ne sera plus au-dessus du Cameroun ». Une cible identifiée, le sélectionneur Marc Brys, en froid avec Samuel Eto’o depuis son arrivée sur le banc des Lions indomptables en mai 2024. Nommé par le ministère des Sports et non la Fecafoot, Marc Brys n’a pas résisté au conflit persistant entre les deux entités.

Sportivement, le technicien belge n’a pas vraiment marqué des points. Qualification pour le CAN au Maroc certes, mais une deuxième place, derrière le Cap-Vert, lors des éliminatoires pour la Coupe du monde. Et des barrages décevants marqués par une élimination dès les demi-finales contre la RDC.

Dans son communiqué, la Fecafoot, réunie en comité d’urgence, évoque bien les mauvais résultats, mais également « des multiples incidents » ainsi que « des actes et des propos irrévérencieux », entraînant le licenciement.

Le ministère des Sports de son côté n’a pas encore réagi. Mais l’affaire est peut-être loin d’être finie.

David Pagou, 56 ans, jusque-là adjoint numéro deux de Marc Brys, prend désormais les rênes du banc des Lions indomptables. Dans la foulée, il a dévoilé la liste des 28 joueurs retenus pour la prochaine CAN au Maroc. Le nouveau sélectionneur a opéré des choix forts, écartant le capitaine Vincent Aboubakar, le vice-capitaine Frank Zambo Anguissa et le gardien André Onana, pour miser résolument sur la jeunesse.

Les jeunes, c’est l’avenir, c’est le football de demain. On se projette en ce qui concerne ces jeunes-là. La dernière CAN, le Cameroun, a été éliminé au deuxième tour. Donc, on va en ambition de faire mieux que ça. Donc, on va le faire. On ne va pas lésiner sur les moyens. On ne va pas lésiner sur l’état d’esprit, sur la discipline. Vous savez, pour gagner, je sais exactement ce qu’il faut faire pour gagner. Si on est bien organisé autour de cette équipe-là, si chacun fait son boulot, je pense qu’on réussira.

David Pagou: «Les jeunes, c’est l’avenir, c’est le football de demain»

RFI

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À la UneSport

CAN 2025 : Sébastien Desabre dévoile sa liste, 11 novices et aucun joueur local

by admin9775 2 décembre 2025
written by admin9775

Le sélectionneur des Léopards de la RDC, Sébastien Desabre, a officialisé la liste des 26 joueurs retenus pour la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc (21 déc. 2025 – 18 janv. 2026).

Cette sélection marque un renouveau significatif avec onze joueurs qui vont découvrir la compétition, dont des recrues récentes comme l’Anglais Aaron Wan-Bissaka (West Ham) ou le Franco-Congolais Axel Tuanzebe (Burnley). Autre fait notable : aucun joueur évoluant au pays ne figure sur la liste, contrairement à la dernière édition.

Le groupe, composé de joueurs basés dans 14 pays différents, est riche d’options en milieu de terrain (10 joueurs) et sera mené en attaque par des cadres comme Cédric Bakambu (Betis) et Simon Banza (Al Jazira).

Dylan Batubinsika et Dimitry Bertaud n’ont pas été retenus pour la phase finale.

Les Léopards, placés dans le Groupe D avec le Sénégal (favori), le Bénin et le Botswana, entameront leur campagne avec l’ambition d’aller loin dans le tournoi.

La liste ne contient aucun joueur évoluant au pays, contrairement à la 34ème édition de le CAN).

Gardiens (3)

  • Timothy Fayulu — FC Noah / Arménie
  • Lionnel Mpasi — Le Havre / France
  • Mathieu Epolo — Standard de Liège / Belgique

Défenseurs (8)

  • Aaron Wan-Bissaka — West Ham United / Angleterre
  • Gédéon Kalulu — Aris Limassol / Chypre
  • Arthur Masuaku — Sunderland / Angleterre
  • Joris Kayembe — KRC Genk / Belgique
  • Rocky Bushiri — Hibernian FC / Écosse
  • Axel Tuanzebe — Burnley / Angleterre
  • Chancel Mbemba — Lille / France
  • Steve Kapuadi — Legia Varsovie / Pologne

Milieux (10)

  • Noah Sadiki — Sunderland / Angleterre
  • Edo Kayembe — Watford / Angleterre
  • Samuel Moutoussamy — Atromitos / Grèce
  • Milieux offensifs / Ailiers
  • Charles Pickel — Espanyol Barcelone / Espagne
  • Ngal’ayel Mukau — Lille / France
  • Mario Stroeykens — Anderlecht / Belgique
  • Théo Bongonda — Spartak Moscou / Russie
  • Michel-Ange Balikwisha — Celtic / Écosse
  • Nathanaël Mbuku — Montpellier / France
  • Bryan Cipenga — Castellón / Espagne

Attaquants (5)

  • Simon Banza — Al Jazira / Émirats Arabes Unis
  • Fiston Mayele — Pyramids / Égypte
  • Samuel Essende — Augsburg / Allemagne
  • Meschack Elia — Alanyaspor / Turquie
  • Cédric Bakambu — Real Betis / Espagne

La République démocratique du Congo est logée dans le groupe D avec le Sénégal, le Bénin et le Botswana

Le défi du groupe D
Face au Sénégal, ultra-favori, les Léopards devront capitaliser sur leurs rencontres face au Bénin et au Botswana. Cette liste, audacieuse et inédite, est un pari sur l’avenir immédiat. Elle montre la volonté de Desabre d’insuffler un nouveau souffle, quitte à assumer le risque du manque d’expérience collective en CAN.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Procès Lumbala à Paris : L’accusé lève sa grève de la faim mais boude toujours les audiences

by admin9775 1 décembre 2025
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L’ancien chef rebelle et homme politique congolais Roger Lumbala a mis fin à sa grève de la faim, a annoncé ce lundi le président de la Cour d’assises de Paris. Cette décision intervient au début de la deuxième semaine de son procès pour complicité de crimes contre l’humanité, commis dans l’ex-province orientale de la RDC entre 2002 et 2003.

Malgré cette levée, Lumbala maintient son boycott actif du procès, contestant depuis l’ouverture la compétence de la justice française. Ni lui ni ses avocats ne sont présents à la barre. La Cour a désigné un ancien conseil pour l’y représenter,

Un banc vide face à la douleur. Alors que la Cour d’assises de Paris entame ce lundi sa deuxième semaine consacrée au procès de Roger Lumbala, l’ancien chef rebelle congolais reste absent, en signe de protestation. Pourtant, une nouvelle a filtré en début d’audience : il a levé la grève de la faim entamée pour dénoncer sa comparution.

Le tribunal poursuit néanmoins l’audition des victimes et témoins. Cette semaine, une nouvelle série de dépositions, certaines en visioconférence depuis la RDC, doit éclairer les atrocités commises lors de l’opération « Effacer le tableau », menée par sa milice, le RCD-N. La semaine dernière, plusieurs victimes ont déjà décrit des scènes de pillages, viols, tortures et meurtres, et identifié Lumbala comme celui qui fournissait des renforts militaires.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Lutte contre le VIH/sida: quelques progrès et beaucoup d’inquiétudes

by admin9775 1 décembre 2025
written by admin9775

La lutte contre le VIH est dans une situation paradoxale. Malgré des avancées scientifiques réelles, le dernier rapport de l’Onusida livre un constat alarmant : la riposte mondiale est fragilisée, prise dans une spirale de financements en baisse et de ruptures de services sanitaires.

Selon la directrice de l’Onusida, Winnie Byanyima,« la réponse mondiale contre le VIH a connu son plus important recul depuis des décennies ». Dans treize pays, le nombre de personnes nouvellement mises sous traitement a diminué. Des ruptures d’approvisionnement sont rapportées en Éthiopie et en République démocratique du Congo, touchant aussi bien les tests de dépistage que l’accès aux traitements antirétroviraux. Au Nigeria, la distribution de préservatifs a chuté de 55%. Les organisations communautaires, qui constituaient jusqu’ici le cœur de la riposte, sont durement frappées : plus de 60% de celles dirigées par des femmes ont dû suspendre des programmes essentiels.

À l’échelle mondiale, près de 40,8 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH. L’an dernier, 1,3 million de nouvelles infections ont été enregistrées. Et 9,2 millions de ces personnes n’ont toujours pas accès à un traitement ARV. « Le VIH n’est pas fini », insiste Winnie Byanyima, qui lance un appel pressant à la mobilisation internationale, quelques jours seulement après une terrible désillusion. Le Fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose n’a récolté qu’un peu plus de 11 milliards de dollars pour les trois prochaines années, quand il estimait en avoir besoin de 18 milliards. Cette reconstitution est même inférieure à celle de 2022, menaçant ainsi la pérennité de nombreux programmes tout autour du monde.

Quelques avancées dans les labos

Pourtant, dans les laboratoires et les centres de recherche, la lutte contre le virus ne stagne pas. Yazdan Yazdanpanah, directeur de l’ANRS-MIE (Agence nationale de recherche sur le sida et les maladies émergentes), y voit une situation paradoxale, une « double dynamique » avec, d’un côté, des progrès thérapeutiques importants ; de l’autre, un affaiblissement de la capacité à les déployer.

Des traitements antirétroviraux à longue durée d’action sont désormais disponibles. Plutôt que de vivre avec la prise quotidienne d’un comprimé, des patients peuvent espacer les doses : « on peut faire tous les deux mois », explique Yazdan Yazdanpanah, ce qui améliore l’acceptation du traitement. « 43% des personnes vivant avec le VIH privilégient ces traitements longue durée parmi leurs premiers choix, même avant des critères comme les effets secondaires ou la taille des comprimés ».

Autre innovation majeure : la PrEP injectable, en prévention. Le Lénacapavir, recommandé récemment par l’OMS, offre une protection semestrielle contre l’infection. « C’est une injection tous les six mois pour empêcher le VIH », précise Yazdan Yazdanpanah. Grâce à un accord international, le coût pourrait tourner autour de 40 dollars par an dans 120 pays à ressources limitées, alors que le médicament était jusqu’à présent vendu environ 30 000 dollars par an aux États-Unis.

Comment faire sans assez d’argent ?

Mais ces avancées risquent de rester théoriques si les systèmes de santé ne suivent pas. En 2025, l’aide mondiale au développement en matière de santé a diminué de 22%, marquée par la diminution ou l’arrêt de programmes américains.

« Le problème, c’est la brutalité qui va avec », estime Yazdan Yazdanpanah. « Il faut lutter contre. Mais dans le même temps, cette dépendance envers les États-Unis, en termes de recherche et d’intervention sur le VIH, ce n’est pas normal non plus. Il y a un problème avec notre écosystème et il faut réfléchir à ça. »

L’Afrique subsaharienne illustre ce dilemme. Le continent concentre une grande partie des nouvelles infections et 60% des malades du VIH y vivent. Dans plusieurs zones, les fermetures de centres communautaires se multiplient, tandis que la distribution de préservatifs ou l’accès au dépistage régresse. La crise du financement, combinée aux séquelles de la pandémie de Covid-19, fragilise, voire compromet, les progrès réalisés depuis le début des années 2000.

L’Onusida est claire : « La science seule ne suffira pas ».L’agence onusienne appelle ainsi à repenser le modèle de financement international, et que les pays les plus touchés y consacrent des ressources propres. Faute de quoi, au lieu de mettre fin à l’épidémie de VIH/sida en 2030 comme elle s’y est engagée, la communauté internationale ne pourra qu’au mieux la contenir. Pire, si les trajectoires financières restent dans leur dynamique actuelle, l’Onusida anticipe un retour à la hausse du VIH/sida d’ici à 2030.

RFI

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À la UnePolitique

Fin de mission pour Bintou Keita en RDC, Kinshasa et l’ONU préparent la nouvelle phase de coopération

by admin9775 1 décembre 2025
written by admin9775

La Ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a rencontré ce vendredi Bintou Keita, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU, à l’occasion de la fin de sa mission en République Démocratique du Congo.

L’audience d’adieu accordée par la ministre Thérèse Kayikwamba Wagner à Bintou Keita est bien plus qu’une simple formalité protocolaire. Elle symbolise la fin d’un cycle et la préparation minutieuse du suivant pour la présence onusienne en RDC.

Le timing de cette passation est stratégique. Alors que la MONUSCO opère un retrait progressif, les discussions ont fermement porté sur la pérennisation de ses acquis, notamment dans la protection des civils et les réformes structurelles. Le message est clair : le départ de la cheffe de mission ne signifie pas un désengagement de l’ONU, mais une évolution vers un partenariat différent.

Le véritable enjeu de cette rencontre réside dans la perspective offerte par l’entrée de la RDC au Conseil de sécurité en janvier. Bintou Keita l’a identifié comme un levier « crucial ». Ce nouveau statut va en effet permettre à Kinshasa de peser directement sur les décisions internationales le concernant, transformant sa relation avec l’ONU d’un pays « aidé » à un acteur central de la paix et de la sécurité globales. Cette transition responsable ouvre une ère de diplomatie proactive pour la RDC.

Les échanges ont porté sur l’avenir du soutien des Nations Unies, les deux parties soulignant l’importance de maintenir cet appui dans la consolidation de la paix et la protection des civils, dans le cadre d’une transition responsable de la MONUSCO.

Mme Keita a salué l’entrée prochaine de la RDC au Conseil de sécurité de l’ONU en janvier, y voyant une opportunité pour renforcer le partenariat et assurer une collaboration plus harmonieuse. Cette rencontre marque la fin du mandat de Bintou Keita et ouvre une nouvelle phase dans les relations entre la RDC et l’ONU.

Par Pascal Kabeya
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