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À la Une

À la UneEconomie

RDC : La suspension des exportations de cobalt prolongée pour trois mois face à la chute des prix

by admin9775 22 juin 2025
written by admin9775

Les autorités congolaises ont décidé de maintenir l’interdiction d’exporter du cobalt en provenance de la République démocratique du Congo pour une période supplémentaire de trois mois. L’Autorité de Régulation et de Contrôle des Marchés des Substances Minérales Stratégiques (ARECOMS) a officialisé cette mesure samedi 21 juin, dans un contexte de chute vertigineuse des cours mondiaux de ce minerai stratégique.

Une mesure de protection face à l’effondrement des cours
La décision initiale, prise le 22 février 2025, visait à enrayer la baisse continue des prix du cobalt. Aujourd’hui coté autour de 33 000 dollars la tonne sur les marchés internationaux, le métal a perdu plus de la moitié de sa valeur par rapport à son pic de 80 000 dollars atteint en 2022. Cette dégringolade s’explique principalement par l’accumulation de stocks excédentaires au niveau mondial.

Patrick Mpoyi Luabeya, président du Conseil d’administration de l’ARECOMS, a précisé dans un communiqué que cette suspension s’applique à toutes les formes de production, qu’elles soient industrielles, semi-industrielles, artisanales ou à petite échelle. L’institution prévoit de réévaluer la situation dans trois mois pour décider d’un éventuel prolongement, d’un ajustement ou d’une levée de la mesure.

Stratégie nationale pour un minerai clé
Premier producteur mondial avec environ 70% de l’offre globale, la RDC tente ainsi de reprendre le contrôle sur un marché crucial pour son économie. Le cobalt, composant essentiel des batteries lithium-ion utilisées notamment dans les véhicules électriques, représente une manne financière vitale pour le pays.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large des autorités congolaises de mieux valoriser leurs ressources minières. Elle pourrait à terme inciter les acheteurs internationaux à renégocier leurs contrats et potentiellement stimuler les investissements dans la transformation locale du minerai, un objectif longtemps poursuivi mais rarement concrétisé.

Réactions contrastées du secteur
L’annonce suscite des réactions mitigées parmi les différents acteurs du secteur minier. Les grandes compagnies minières internationales présentes en RDC, comme Glencore ou CMOC, pourraient bénéficier d’une éventuelle remontée des prix mais déplorent des pertes de revenus à court terme.

Les mineurs artisanaux, déjà durement touchés par la chute des cours, craignent quant à eux une aggravation de leurs difficultés économiques. Par ailleurs, les principaux importateurs, au premier rang desquels la Chine, surveillent attentivement cette décision susceptible de perturber leurs chaînes d’approvisionnement.

Perspectives et défis
Si cette mesure protectionniste pourrait permettre à la RDC de mieux valoriser ses ressources, elle n’est pas sans risque. Les experts pointent notamment le danger d’une augmentation de la contrebande vers les pays voisins ou d’un ralentissement des investissements dans le secteur minier en période d’incertitude réglementaire.

Alors que le marché mondial des batteries électriques continue sa croissance, la RDC cherche à affirmer sa position dominante dans l’approvisionnement en cobalt. Les trois prochains mois seront déterminants pour évaluer l’efficacité de cette stratégie et son impact sur la filière minière congolaise.

L’ARECOMS a annoncé qu’elle procéderait à une évaluation complète de la situation à l’issue de cette période, prenant en compte l’évolution des cours mondiaux et les retours des différents acteurs de la filière.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Tshisekedi reçoit les religieux : Un dialogue sous tension entre espoirs et défiance

by admin9775 22 juin 2025
written by admin9775

Le président Félix Tshisekedi a finalement rencontré ce samedi les représentants de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), après des mois d’attente. Cette audience, qualifiée de « mieux vaut tard que jamais » par certains observateurs, intervient dans un contexte de crise multiforme où l’Église catholique, autrefois médiatrice incontestée, voit son influence remise en question.

Une rencontre aux enjeux multiples

Les évêques et pasteurs ont présenté au chef de l’État les conclusions de leurs consultations avec divers acteurs politiques et sociaux, dans l’optique de proposer des pistes de sortie de crise. En réponse, Tshisekedi a annoncé la mise en place d’une équipe de travail chargée d’approfondir leurs recommandations.

Cependant, des sources proches des discussions révèlent que le président, bien qu’ouvert au dialogue, ne souhaite pas que le cardinal Fridolin Ambongo (CENCO) ou le pasteur André Muteba (ECC) en prennent la direction. « Oui, il veut un dialogue social, mais pas sous leur leadership », confie un témoin de la réunion.

La CENCO en perte de crédibilité ?

Autrefois considérée comme un acteur neutre et respecté, la CENCO fait aujourd’hui face à des critiques acerbes. Le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba a même ironiquement invité l’institution ecclésiale à « s’enregistrer comme parti politique » si elle entend continuer à s’immiscer dans les affaires de l’État.

Au sein même des fidèles catholiques, des voix s’élèvent pour contester sa représentativité. « La CENCO ne représente pas tous les catholiques congolais. Nous ne sommes pas obligés d’applaudir toutes ses initiatives », affirme un commentateur sous le pseudonyme de Maloba.

Fayulu en embuscade, les initiatives externes en échec

Alors que l’Église semble perdre du terrain, l’opposant Martin Fayulu se positionne comme un possible médiateur. Certains analystes y voient une manœuvre pour s’imposer comme un prétendant sérieux à la primature dans un éventuel gouvernement d’union nationale.

Par ailleurs, le texte souligne l’échec des médiations internationales (Doha, Nairobi, Angola, etc.), jugées inefficaces face à une crise qui nécessite, selon plusieurs observateurs, une solution purement congolaise.

Vers un dialogue réellement inclusif ?

Le président Tshisekedi insiste sur la nécessité d’une approche large, intégrant toutes les sensibilités politiques et sociales. Mgr Evariste Ejiba Yamapia, président de la plateforme des confessions religieuses, évoque la recherche d’un « cadre commun » pour un programme concerté.

Mais la question reste entière : ce dialogue parviendra-t-il à identifier les causes profondes des crises et à proposer des solutions durables ? Ou ne sera-t-il qu’une nouvelle manœuvre pour gagner du temps ?

Si cette rencontre marque un pas vers le dialogue, les défis restent immenses. Entre défiance envers les religieux, repositionnement de l’opposition et attentes populaires, la route vers une résolution pacifique de la crise congolaise semble encore longue. L’histoire s’écrit, les regards se croisent… et l’avenir dira si cette initiative aboutira à du concret.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Le Président Tshisekedi reçoit le Général Muhoozi à Kinshasa : Entre diplomatie et polémiques

by admin9775 21 juin 2025
written by admin9775

Le Président congolais Félix-Antoine Tshisekedi a reçu ce samedi le Général ougandais Muhoozi Kainerugaba, Chef d’état-major des Forces de défense ougandaises (UPDF), dans le cadre d’une visite de travail visant à évaluer l’opération militaire conjointe FARDC-UPDF contre les groupes armés dans l’est de la RDC.

Une rencontre protocolaire aux enjeux stratégiques

L’entretien, qui s’est déroulé à la Cité de l’Union africaine, a permis aux deux parties d’échanger sur la coopération sécuritaire entre leurs pays. Le Général Muhoozi, également fils du Président ougandais Yoweri Museveni, était accompagné de son homologue congolais, le Général Jules Banza Mwilambwe.

Cette visite intervient dans un contexte particulier, marqué par les récentes déclarations controversées du chef militaire ougandais sur les réseaux sociaux. Avant de désactiver son compte Twitter, le Général Muhoozi avait publié une série de tweets jugés provocateurs, notamment :

  • Un ordre apparent de déploiement des troupes vers Kisangani
  • Des attaques verbales contre la Belgique, l’ancienne puissance coloniale
  • Des propos personnels sur des célébrités internationales
  • Une altercation publique avec l’opposant ougandais Bobi Wine

Un passif diplomatique sensible

Les déclarations du Général Muhoozi avaient suscité de vives réactions en RDC, ravivant le souvenir des conflits passés entre l’Ouganda et le Rwanda sur le sol congolais, notamment les affrontements de Kisangani en 2000.

Certains observateurs voient dans cette visite une tentative d’apaisement après cette séquence polémique. « La présence du Général Muhoozi à Kinshasa semble viser à calmer les tensions après ses déclarations explosives », analyse un diplomate sous couvert d’anonymat.

Coopération sécuritaire vs souveraineté nationale

L’opération conjointe FARDC-UPDF, lancée en 2021 contre les ADF, reste un sujet sensible en RDC. Si les autorités congolaises saluent les résultats militaires, certaines voix critiquent une présence étrangère perçue comme une atteinte à la souveraineté nationale.

La rencontre de ce samedi pourrait marquer un tournant dans cette coopération militaire, alors que la RDC renforce parallèlement ses capacités propres, comme en témoigne la récente acquisition de drones de combat turcs.

Une image contrastée

Le Général Muhoozi quitte Kinshasa avec une image ambivalente : celle d’un partenaire militaire incontournable pour la stabilité régionale, mais aussi d’une personnalité imprévisible dont les déclarations publiques continuent d’alimenter les tensions.

Les prochains jours diront si cette visite aura permis de réconcilier les impératifs de sécurité commune avec les sensibilités nationales des deux pays. Une chose est sûre : dans la géopolitique complexe des Grands Lacs, chaque geste diplomatique compte double.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneMonde

Des bombardiers furtifs américains B-2 ont survolé le Pacifique

by admin9775 21 juin 2025
written by admin9775

Neuvième jour de guerre entre Israël et l’Iran. L’État hébreu poursuit son offensive contre les infrastructures militaires et nucléaires de la République islamique, dont le président s’est entretenu avec M. Macron par téléphone ce samedi. Téhéran écarte toute reprise des négociations sur son programme nucléaire avant l’arrêt des attaques sur son sol et la reconnaissance de responsabilité de son ennemi. L’armée israélienne se prépare à un conflit « prolongé ». 

Israël estime avoir « déjà retardé d’au moins deux ou trois ans la possibilité » pour l’Iran de disposer de la bombe atomique, a déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, dans un entretien au journal allemand Bild publié samedi, jugeant le résultat de l’offensive israélienne « très significatif ».  Le ministre iranien des Affaires étrangères a, de son côté, affirmé que son pays était prêt à « envisager » un retour à la diplomatie « une fois l’agression [israélienne] stoppée ».

 L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont exhorté l’Iran à négocier « sans attendre l’arrêt des frappes » israéliennes, après une rencontre à Genève avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Les trois pays ont appelé Téhéran à « poursuivre les discussions avec les États-Unis » sur son programme nucléaire.

Donald Trump a de nouveau confirmé vendredi 20 juin qu’il prendrait une décision quant à une éventuelle participation américaine aux frappes lancées par Israël contre l’Iran au cours des deux prochaines semaines, « un maximum », a-t-il précisé. La veille, sa porte-parole avait jugé « substantielle » la possibilité de négociations avec Téhéran.

RFI

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À la UneSociété

Affaire Kasanji-Mokia : Une victoire judiciaire controversée qui interroge le système judiciaire congolais

by admin9775 21 juin 2025
written by admin9775

Dans un rebondissement inattendu, l’ancien gouverneur du Kasaï Oriental, Ngoy Kasanji, a finalement repris possession de sa villa située sur l’avenue Roi Baudouin à Gombe, mettant fin à quatre années de bataille judiciaire acharnée contre Gabriel Mokia. Cette décision surprenante intervient malgré une série de jugements antérieurs ayant systématiquement donné raison à Mokia, le propriétaire légal depuis 1996.

Le dossier, particulièrement complexe, trouve ses origines dans une vente publique organisée par le tribunal en 1996, au cours de laquelle Gabriel Mokia avait acquis légalement la propriété. Pourtant, en 2013, Ngoy Kasanji s’était installé dans les lieux alors même que le litige était en cours. Malgré plusieurs décisions de justice confirmant les droits de Mokia, dont une ordonnance d’expulsion prononcée par la Cour suprême en 2018, Kasanji était parvenu à maintenir son occupation jusqu’en août 2020, date à laquelle les forces de l’ordre l’avaient finalement expulsé.

Ce revirement judiciaire récent suscite de vives interrogations au sein des milieux juridiques congolais. Plusieurs sources proches du dossier évoquent des manœuvres douteuses ayant influencé le processus judiciaire, mettant en lumière les dysfonctionnements chroniques qui minent l’appareil judiciaire congolais. La décision de la Cour de cassation, intervenue dans un contexte de tensions entre les magistrats et le ministre de la Justice Constant Mutamba, ajoute une dimension politique à cette affaire déjà complexe.

L’absence de réaction du chef de l’État face à ce qui apparaît comme une parodie de justice soulève des questions sur son engagement réel à réformer le système judiciaire. Cette affaire intervient d’ailleurs alors que le ministre Mutamba, connu pour ses tentatives de réforme ambitieuses, a récemment été écarté de ses fonctions, victime selon certains observateurs des réseaux d’influence qui sévissent au sein de l’appareil judiciaire.

Le Conseil supérieur de la magistrature, censé garantir l’indépendance et l’intégrité du système judiciaire, reste étrangement silencieux face à ces dérives, perpétuant ainsi une culture d’impunité qui mine la crédibilité des institutions congolaises.

Gabriel Mokia, légitime propriétaire selon toutes les décisions de justice antérieures, n’a pas encore réagi officiellement à ce nouveau développement. Son silence contraste avec les déclarations triomphales de Ngoy Kasanji, qui n’a pas manqué de remercier « la justice et le chef de l’État » pour cette issue inespérée.

Cette affaire emblématique met en lumière les profondes lacunes du système foncier congolais et les défaillances chroniques de son appareil judiciaire. Elle illustre comment, en RDC, les rapports de force et les influences extrajudiciaires peuvent prévaloir sur le droit et la justice, même dans des dossiers apparemment clairs et tranchés depuis des années.

Alors que le pays prétend à un État de droit, cette décision controversée vient rappeler cruellement le long chemin qui reste à parcourir pour réformer en profondeur une justice congolaise que beaucoup jugent moribonde. L’affaire Kasanji-Mokia pourrait bien devenir le symbole des réformes urgentes que nécessite le système judiciaire congolais, à moins qu’elle ne reste qu’un exemple supplémentaire de l’impunité qui y règne.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

La RDC se dote de drones de combat turcs Bayraktar TB2 : atout stratégique ou risque d’escalade ?

by admin9775 21 juin 2025
written by admin9775

Dans un mouvement visant à consolider sa souveraineté face aux groupes armés, la République démocratique du Congo a officiellement intégré quatre drones Bayraktar TB2 dans son arsenal militaire. Acquise auprès de la Turquie, cette technologie de poiDans un effort significatif pour consolider ses capacités militaires, la République démocratique du Congo a fait l’acquisition de quatre drones de combat Bayraktar TB2 auprès de la Turquie. Cette acquisition stratégique vise principalement à renforcer les opérations contre les groupes armés, notamment le M23, dans les régions instables de l’est du pays.

Ces drones de dernière génération offrent aux Forces armées de la RDC (FARDC) deux atouts majeurs. Premièrement, ils permettent une surveillance aérienne approfondie des zones reculées du Nord-Kivu et de l’Ituri, théâtre d’opérations des groupes rebelles. Deuxièmement, leur capacité de frappe de précision pourrait réduire le besoin d’opérations terrestres risquées pour les troupes congolaises.

Cette décision intervient dans un contexte géopolitique tendu, marqué par des accusations répétées de Kinshasa contre le Rwanda, soupçonné de soutenir le mouvement M23. L’arrivée de ces drones pourrait modifier l’équilibre des forces dans la région et réduire la dépendance de la RDC vis-à-vis des soutiens militaires étrangers, notamment ceux de la Communauté est-africaine.

Cependant, cette modernisation de l’arsenal congolais ne va pas sans soulever des inquiétudes. Les observateurs internationaux pointent plusieurs risques potentiels. Sur le plan régional, cette acquisition pourrait être perçue comme une menace par le Rwanda, risquant d’alimenter une course aux armements dans la région des Grands Lacs.

Les questions relatives aux droits humains constituent un autre sujet de préoccupation. L’utilisation de drones Bayraktar dans d’autres conflits, comme en Libye ou au Haut-Karabakh, a parfois entraîné des frappes accidentelles sur des populations civiles. Les FARDC devront donc mettre en place des protocoles stricts pour garantir le respect du droit international humanitaire.

L’aspect financier de cet achat interroge également. Dans un pays où plus de 60% de la population vit sous le seuil de pauvreté, l’investissement conséquent que représente cette acquisition militaire suscite des débats sur les priorités budgétaires du gouvernement congolais.

À Kinshasa, les autorités militaires se veulent rassurantes. Un porte-parole des FARDC a déclaré que ces drones constituaient avant tout « un outil de dissuasion et de protection, et non d’agression ». Les partenaires internationaux de la RDC, notamment les États-Unis, suivent néanmoins cette évolution avec attention, préoccupés par ses possibles répercussions sur la stabilité régionale.

L’efficacité réelle de ces drones contre des groupes rebelles comme le M23, qui opèrent souvent en petites unités mobiles et se fondent dans le paysage, reste à démontrer. Les prochains mois permettront d’évaluer l’impact concret de cette nouvelle capacité militaire sur le terrain.

Cette acquisition marque un tournant dans la stratégie de défense de la RDC, reflétant la montée en puissance des technologies drone dans les conflits modernes. Elle place également le pays dans le débat plus large sur l’utilisation croissante des drones armés dans les conflits africains, avec ses implications tant tactiques qu’éthiques.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

Donald Trump annonce un accord de paix historique entre la RDC et le Rwanda

by admin9775 21 juin 2025
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Le président américain Donald Trump a créé la surprise en annonçant sur son réseau social la conclusion imminente d’un « accord de paix historique » entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, mettant fin selon lui à « des décennies de conflit sanglant ». Une déclaration fracassante qui interroge autant qu’elle suscite l’espoir.

Une annonce tonitruante

Dans un post typique de son style, Trump a déclaré : « Ils devraient me donner le prix Nobel pour ce que j’ai fait au Rwanda, au Congo, en Serbie, au Kosovo… L’Inde et le Pakistan aussi. Franchement, j’aurais déjà dû le recevoir quatre ou cinq fois. »

Le locataire de la Maison Blanche affirme avoir personnellement facilité cet accord avec l’appui du secrétaire d’État Marco Rubio. « C’est un grand jour pour l’Afrique et pour le monde », a-t-il ajouté, comparant implicitement cette réussite à ses précédents coups diplomatiques comme les accords d’Abraham au Moyen-Orient.

Washington en attente de signatures

Selon Trump, les représentants des deux pays doivent se rendre à Washington dès ce lundi pour une cérémonie de signature officielle. Pourtant, à l’heure où nous publions, ni Kinshasa ni Kigali n’ont confirmé cette information.

Les services diplomatiques américains restent prudents : « Nous travaillons effectivement avec les parties prenantes pour une résolution durable des tensions », a indiqué une source au Département d’État, sans toutefois valider le calendrier évoqué par Trump.

Un conflit aux racines profondes

Les relations entre la RDC et Les relations entre la RDC et le Rwanda, marquées depuis trente ans par des accusations réciproques de soutien à des groupes rebelles et par des conflits frontaliers récurrents, constituent un dossier complexe. En 2023, une médiation angolaise avait permis un apaisement temporaire, mais sans aboutir à un traité formel. Si l’annonce de Trump se concrétisait, elle représenterait donc une avancée significative pour la stabilité régionale.

Plusieurs experts expriment cependant des réserves. Jason Stearns, directeur du Congo Research Group, note que « Trump a tendance à annoncer des victoires prématurément » et soulève la question cruciale des termes exacts de cet éventuel accord. Du côté congolais, une source proche de la présidence indique que des discussions sont effectivement en cours, mais que rien n’est encore finalisé.

Scepticisme et espoir

Plusieurs experts tempèrent l’enthousiasme :
« Trump a tendance à annoncer des victoires prématurément. La vraie question est : quels sont les termes de l’accord ? », analyse Jason Stearns, directeur du Congo Research Group.

Du côté congolais, une source proche de la présidence indique que « des discussions sont en cours, mais rien n’est encore finalisé ». Même prudence au Rwanda où l’on évite soigneusement tout commentaire.

Trump et le syndrome du Nobel

L’ancien président, qui n’a jamais caché son amertume de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix malgré ses médiations au Moyen-Orient, semble voir dans cet accord une nouvelle occasion de légitimer son héritage diplomatique.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

Au sommet sur le Plan Mattei et le Global Gateway, Judith Suminwa appelle à un partenariat gagnant-gagnant

by admin9775 21 juin 2025
written by admin9775

A la clôture du sommet sur le Plan Mattei et le Global Gateway, vendredi 20 juin à Rome (Italie), plusieurs accords de plus de 1,2 milliard d’euros d’investissements européens et italiens en Afrique ont été annoncés.

Les secteurs clés visés sont l’agriculture, les énergies renouvelables et la numérisation.

A cette occasion, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a insisté sur l’importance d’un partenariat gagnant-gagnant :

« C’est dans le cadre du partenariat gagnant-gagnant. Il ne faut pas voir ce projet uniquement comme l’ouverture vers l’Atlantique à travers l’Angola et la Zambie. Il faut aller plus loin que ça, en regardant tous les projets ou programmes structurants qui vont pouvoir se créer autour de ce corridor et en faire un pôle de développement ».

Selon elle, ces initiatives profitent d’abord aux populations, notamment aux jeunes, en renforçant la formation professionnelle et en développant des chaînes de valeur dans l’agriculture, afin de favoriser l’emploi et le développement durable.

Visées sur l’Afrique

Le sommet sur “Le Plan Mattei pour l’Afrique” et le ”Global Gateway” constituent deux initiatives pour appuyer le développement durable des pays africains.

Porté par l’Italie, ’Le Plan Mattei” vise à renforcer la coopération et le développement entre l’Afrique et l’Europe. Cette initiative va mobiliser 5,5 milliards d’euros pour financer différents projets dans les pays concernés.

De son côté, le ‘’Global Gateway’’ est une stratégie d’investissement de l’Union européenne pour le monde. L’organisation entend mobiliser un budget estimé à 150 milliards d’euros.

Radio okapi

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21 juin 2025 0 comments
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À la UneSociété

RDC-Ouganda : Renforcement de la coopération militaire contre les ADF

by admin9775 21 juin 2025
written by admin9775

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont reçu ce jeudi à Kinshasa une délégation ougandaise de haut niveau, conduite par le général Muhoozi Kainerugaba, chef des Forces de défense ougandaises (UPDF). Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des opérations conjointes contre les groupes armés, en particulier les ADF (Allied Democratic Forces).

Opération Shujaa : des résultats confirmés

Les discussions ont principalement porté sur l’évolution de l’Opération Shujaa, lancée en 2021 pour neutraliser les rebelles ADF dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Les deux parties ont salué les avancées sur le terrain tout en convenant de la nécessité d’intensifier les efforts pour éradiquer définitivement cette menace.

Un nouvel accord pour une meilleure coordination

Un nouveau pacte militaire a été signé entre les deux pays, prévoyant :

  • Un partage accru de renseignements pour des opérations plus ciblées.
  • Des entraînements conjoints pour améliorer l’interopérabilité des forces.
  • Une coordination renforcée dans les zones frontalières, notamment autour de Beni et en Ituri.

Vers une stabilité durable dans la région ?

Le général Kainerugaba a réaffirmé l’engagement de l’Ouganda aux côtés de la RDC pour « une paix durable » dans la région. Cette visite intervient alors que les attaques des ADF ont connu une baisse significative ces derniers mois, même si des poches de résistance subsistent.

Prochaines étapes :
Les états-majors des deux armées doivent se revoir d’ici fin juillet pour évaluer la mise en œuvre des nouveaux dispositifs.

Une collaboration qui semble porter ses fruits, mais dont le succès dépendra de la pérennité des engagements pris.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

RDC : l’opposition partagée après la signature d’un accord de paix préliminaire avec le Rwanda

by admin9775 21 juin 2025
written by admin9775

Réunis à Washington mercredi 18 juin, des représentants de la RDC et du Rwanda ont signé un document préparatoire à un accord de paix entre leurs deux pays. Paraphé sous l’égide des États-Unis, le compromis doit encore être validé par les ministres congolais et rwandais des Affaires étrangères qui pourraient y apposer leur signature le 27 juin, avant une possible rencontre au sommet entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame au mois de juillet en présence de Donald Trump et, peut-être, d’autres chefs d’État africains. Reste que du côté de l’opposition congolaise, cet accord ne fait pas l’unanimité loin s’en faut, même si, dans sa grande majorité, celle-ci met toutefois en avant le besoin d’un dialogue inter-congolais à travers l’initiative des églises catholique et protestante pour l’organisation d’un forum national.

Médecin et prix Nobel de la paix, le docteur Denis Mukwege qui s’est lancé en politique à l’occasion de la dernière présidentielle, en 2023, est le premier à avoir réagi. Dans un long communiqué, celui-ci dénonce le caractère « opaque » et « non inclusif » de cet accord en négociation, position qu’il avait déjà défendue fin avril lors de la signature à Washington d’une déclaration de principe pour la promotion de la paix et le développement dans la région des Grands Lacs par les chefs de la diplomatie rwandaise et congolaise, Olivier Nduhungirehe et Thérèse Kayikwamba Wagner. « En l’état actuel des choses, l’accord reviendrait à accorder une prime à l’agression, à légitimer le pillage des ressources naturelles congolaises et à contraindre la victime à aliéner son patrimoine national en sacrifiant la justice en vue de garantir une paix précaire et fragile », écrit Denis Mukwege.

La RDC ne doit pas apparaître comme « un immense gisement »

L’opacité de cet accord, c’est aussi ce que dénonce le camp de l’ancien président Joseph Kabila qui estime que si un texte devait être signé, son application nécessiterait auparavant de passer par un dialogue entre les Congolais. « On ne peut contester aucune initiative qui tend vers l’intégrité du territoire, la souveraineté et la protection de la population. Mais on devra en discuter », explique ainsi le porte-parole du PPRD, Ferdinand Kambere.

Si du côté de Martin Fayulu – qui a opéré ces dernières semaines un rapprochement avec le président Tshisekedi – on met en avant des points positifs comme « l’obligation faite au Rwanda de retirer ses troupes du sol congolais », Prince Epenge, le porte-parole de Lamuka, s’inquiète toutefois aussi du fait que la RDC « n’apparaisse que comme un immense gisement, une mine à ciel ouvert où l’on viendrait exploiter les minerais qui vont alimenter les industries minières au Rwanda ».

Le parti de Moïse Katumbi, qui doit se réunir samedi 21 juin pour évoquer le sujet, n’a en revanche pas encore défini sa position officielle, tout comme le camp de l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito qui attend, quant à lui, de connaître le contenu des différentes discussions pour se prononcer.

RFI

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