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À la Une

À la UneProvince

Kasaï Oriental : sept années d’instabilité politique sous l’ère Tshisekedi

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

Depuis l’accession au pouvoir de Félix Tshisekedi en 2019, la province du Kasaï Oriental connaît une instabilité politique sans précédent dans l’histoire récente de la République Démocratique du Congo. En l’espace de sept ans, pas moins de six gouverneurs, tous issus de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), se sont succédé à la tête de cette province. De Jean Maweja à Jean-Paul Mbwebwa, la rotation au sommet de l’exécutif provincial a été marquée par des tensions constantes, des rivalités internes et des accusations récurrentes de mauvaise gestion.

Cette instabilité contraste avec la longévité politique de Ngoyi Kasanji, gouverneur avant l’alternance de 2019, qui, malgré des périodes de fortes tensions, a réussi à conserver son poste durant plusieurs années. Son maintien au pouvoir, dans un contexte souvent agité, suscite encore aujourd’hui des interrogations sur les leviers qu’il a su actionner pour préserver sa position.

Pour beaucoup d’observateurs, la situation actuelle dans le Kasaï Oriental est symptomatique d’une incapacité structurelle à instaurer une gouvernance stable et inclusive, même dans une province considérée comme le fief politique du chef de l’État. Des figures influentes du régime y ont pourtant été placées, mais aucun n’a réussi à fédérer les forces vives autour d’une vision claire du développement.

À chaque changement de gouverneur, le même schéma semble se répéter : luttes de pouvoir internes, accusations de détournement de fonds, gestion décriée, et parfois, des dénonciations qui relèvent davantage de stratégies d’élimination politique que de réels mécanismes de reddition de comptes. Ces pratiques, souvent instrumentalisées, alimentent le climat de méfiance et entravent les efforts de stabilité institutionnelle.

Aujourd’hui, l’opinion publique s’interroge : comment une province aussi stratégique, berceau politique du président Tshisekedi, a-t-elle pu devenir le théâtre d’une telle fragmentation du leadership ? Et surtout, comment sortir de ce cycle de remplacements successifs sans réel progrès sur le terrain ?

Ce contexte appelle à une réflexion nationale sur les critères de gouvernance locale, la cohésion au sein des partis politiques et la capacité des institutions provinciales à résister aux conflits de leadership. Pour le Kasaï Oriental, la stabilité demeure un objectif à atteindre — et non un acquis.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

CAN U20 – Égypte 2025 : Les Léopards U20 s’arrêtent en quarts, une élimination frustrante mais prometteuse

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

Les Léopards U20 de la République Démocratique du Congo ne verront pas les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations U20, Égypte 2025. Les jeunes Congolais se sont inclinés face à l’Afrique du Sud en quart de finale, sur le score de 1-0 après prolongation, lundi 12 mai. Le score était nul et vierge (0-0) à l’issue du temps réglementaire.

Une rencontre où les fauves congolais ont pourtant montré de belles intentions, avec un jeu fluide et plusieurs occasions nettes manquées devant le but adverse. Leur manque de réalisme offensif a été préjudiciable, malgré une domination visible par séquences.

Le tournant du match est survenu durant les prolongations, lorsque les Congolais ont réclamé un penalty après une faute apparente dans la surface. L’arbitre a choisi de ne pas consulter la VAR, ce qui a provoqué une vive réaction sur le banc congolais. Dans la confusion qui a suivi, la défense s’est relâchée, permettant aux Sud-Africains d’inscrire l’unique but de la rencontre.

Malgré cette élimination, le sélectionneur Guy Bukasa a salué l’engagement et le parcours de ses joueurs :
« Je suis très fier de mes garçons. Nous sommes la seule équipe de l’UNIFFAC à avoir atteint ce stade. Les autres ont été éliminées dès le premier tour. Ce que mes joueurs ont montré est remarquable », a-t-il déclaré à l’issue du match.

Le technicien congolais a également mis en lumière le rôle crucial de la régularité et de la structuration des équipes de jeunes, en prenant pour exemple l’Afrique du Sud :
« Ils participent régulièrement à cette compétition. Ce sont des jeunes qui jouent ensemble depuis les U17. Cela fait toute la différence à ce niveau ».

Cette qualification en quarts de finale constitue la meilleure performance de la RDC dans cette catégorie depuis plus d’une décennie, en seulement trois participations.

Un cap a été franchi, mais ce parcours prometteur souligne également la nécessité d’un investissement plus soutenu dans les équipes d’âge, pour garantir une continuité compétitive et offrir de réelles perspectives aux jeunes talents congolais.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

Greenpeace Afrique s’oppose à l’exploration pétrolière dans le bassin de la Cuvette Centrale

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

L’organisation internationale Greenpeace Afrique a exprimé son opposition ferme à la récente décision du Gouvernement congolais d’ouvrir 52 nouveaux blocs pétroliers à l’exploration dans le bassin de la Cuvette Centrale. L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du 2 mai 2025.

Dans un communiqué publié le 12 mai, l’ONG demande au gouvernement de respecter ses engagements climatiques, de garantir la transparence du processus, et de préserver les droits des communautés locales. Elle appelle à une transition claire vers les énergies renouvelables, la justice climatique et la souveraineté écologique.

Un revirement critiqué

Greenpeace rappelle que cette décision contraste avec la suspension en 2024 des enchères sur 27 blocs pétroliers, saluée à l’époque comme un progrès majeur par les défenseurs de l’environnement. L’ONG déplore l’absence de cartographie officielle, de rapports techniques, et de garanties quant à la préservation des zones sensibles.

« Cette décision est non seulement irresponsable, mais aussi dangereuse. Elle pourrait aggraver la déforestation, compromettre les moyens de subsistance des communautés autochtones, et accélérer les crises climatiques », alerte Bonaventure Bondo, responsable de la campagne forêt pour le Bassin du Congo.

Le gouvernement se justifie

Face à ces critiques, le ministre des Hydrocarbures, Molendo Sakombi , défend la position du gouvernement. Il affirme que le découpage des blocs a été réalisé en étroite collaboration avec le ministère de l’Environnement, dans le respect des normes environnementales, et en réponse à certaines recommandations des ONG.

Le gouvernement assure également que des études sismiques seront bientôt engagées, en partenariat avec des experts internationaux et à l’aide de technologies avancées, notamment l’intelligence artificielle.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

UDPS : Réunion stratégique à Kinshasa et critiques sur la gouvernance passée

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

Le dimanche 11 mai 2025, une réunion de haute importance s’est tenue à l’hôtel du Fleuve sous la présidence d’Augustin Kabuya, Secrétaire général et Président a.i. de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). En dépit d’une météo défavorable, d’un match très suivi et de l’appel au boycott lancé par le député Deo Bizibu, figure de proue des frondeurs internes, cette rencontre a rassemblé 105 députés nationaux. Cette forte mobilisation a été perçue comme un signal fort de loyauté envers le parti et son leadership, dans un contexte politique particulièrement sensible.

L’objectif principal de cette rencontre était de resserrer les rangs et de réaffirmer l’unité du parti présidentiel, alors que des critiques de plus en plus virulentes émanent tant de l’opposition que de certaines voix internes. La présence de plusieurs hauts cadres du parti, dont d’anciens ministres, a renforcé la portée stratégique de cette réunion qui visait à clarifier la ligne de conduite des élus UDPS à l’Assemblée nationale.

En marge de l’ordre du jour officiel, certaines analyses politiques suggèrent que l’Inspection Générale des Finances (IGF), et plus particulièrement les rapports produits sous la direction de Jules Alingete, ont été au cœur des discussions officieuses. Ces rapports ont souvent été perçus comme des outils de règlement de comptes politiques, affectant gravement l’image du parti et du régime dans son ensemble.

Plusieurs personnalités majeures issues de l’UDPS ont été ciblées par des enquêtes de l’IGF, parfois sans suites judiciaires concrètes. Le professeur Tony Mwaba, alors ministre de l’EPST, avait été accusé de détournement présumé de 16 millions de dollars liés à l’organisation du TENAFEP. Peter Kazadi, ancien ministre de l’Intérieur, avait vu son projet d’identification nationale bloqué à la suite d’un rapport évoquant une supposée surfacturation. Quant à Nicolas Kazadi, ex-ministre des Finances, il a été publiquement mis en cause malgré ses efforts reconnus pour la mobilisation des recettes et les réformes économiques saluées par des institutions internationales.

Ces accusations, largement relayées dans les médias, ont contribué à fragiliser la crédibilité du gouvernement dit des « Warriors » et, par ricochet, celle du Président de la République. Toutefois, le manque de poursuites judiciaires concrètes sur la base des rapports de l’IGF a conduit certains responsables politiques à dénoncer le caractère politisé et précipité des enquêtes menées.

Avec le départ récent de Jules Alingete et l’arrivée d’une nouvelle direction à la tête de l’IGF, des voix s’élèvent au sein de l’UDPS pour appeler à un recentrage de ce service sur sa mission technique et non partisane. Le parti espère désormais une collaboration plus constructive entre les institutions de contrôle et les décideurs politiques, dans l’objectif commun d’assainir la gouvernance sans nourrir de crises internes.

La réunion d’Augustin Kabuya apparaît ainsi comme une tentative de recentrage politique, visant à stabiliser le parti présidentiel, à défendre son bilan et à préparer l’avenir dans une dynamique de rigueur, de discipline et de cohésion. Si des tensions demeurent en sourdine, cette rencontre marque une volonté claire de tourner la page des divisions pour affronter collectivement les défis de la nouvelle législature.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

L’UDPS/Tshisekedi affiche son unité lors d’une réunion stratégique à Kinshasa

by admin9775 13 mai 2025
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Une démonstration de force politique a marqué la journée de dimanche alors que 105 députés nationaux membres de l’UDPS/Tshisekedi ont répondu présent à l’invitation du Secrétaire général et Président par intérim du parti, Augustin Kabuya Tshilumba. La rencontre s’est tenue à l’hôtel du Fleuve dans la commune de la Gombe, haut lieu des rendez-vous politiques de la capitale congolaise.

Cette assemblée, présidée personnellement par Augustin Kabuya, avait pour objectif principal de resserrer les rangs des élus du parti présidentiel. Elle intervient dans un contexte particulier où certaines voix discordantes, notamment celle du député Deo Bizibu présenté comme le porte-étendard des frondeurs, avaient appelé au boycott de la réunion – un appel resté sans écho parmi la majorité des parlementaires.

La cellule de communication du parti a vivement salué cette mobilisation exceptionnelle, y voyant une « réponse sans équivoque aux usurpateurs qui tentent d’imposer des orientations en marge des structures légitimes du parti ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 98 députés ont officiellement signé la liste de présence, tandis que 6 autres, retardés par des difficultés logistiques, ont rejoint la réunion en cours de séance. Avec la présence d’Augustin Kabuya lui-même, le total des participants s’est ainsi élevé à 105 personnalités politiques de premier plan.

Cette réunion revêtait une importance capitale alors que l’UDPS/Tshisekedi traverse une période de réflexion interne concernant sa ligne politique en vue des prochaines échéances électorales. Le rassemblement du 11 mai a clairement servi de démonstration d’unité autour de la direction actuelle du parti.

Dans son allocution, Augustin Kabuya n’a pas manqué de féliciter les élus pour leur loyauté envers les principes du parti et le respect de la hiérarchie établie, tout en insistant sur l’impérieuse nécessité de maintenir la cohésion face aux velléités divisionnistes.

Au-delà de l’affichage unitaire, cette rencontre a permis de réaffirmer avec force que seule la direction actuelle de l’UDPS/Tshisekedi dispose de la légitimité nécessaire pour orienter les choix stratégiques du parti. La participation massive des députés est largement interprétée comme un désaveu cinglant envers ceux qui cherchent à promouvoir une ligne politique alternative.

Cette démonstration de force intervient à un moment charnière pour le parti présidentiel, alors que les préparatifs pour les prochaines échéances électorales commencent à s’intensifier. Elle témoigne de la volonté de la direction de maintenir un cap unitaire tout en marginalisant les tendances centrifuges qui pourraient menacer l’harmonie du mouvement.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Crise dans le secteur pétrolier du Nord-Kivu : les opérateurs montent au créneau

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

La colère gronde au sein de l’Association des pétroliers du Nord-Kivu (APENOKI). Les opérateurs économiques du secteur des hydrocarbures dénoncent avec véhémence ce qu’ils qualifient de « gestion opaque » des frais de contribution au développement de la ville de Goma. Cette fronde s’accompagne d’une mise en cause directe de leur président, accusé de ne pas défendre efficacement leurs intérêts dans un contexte où les activités du secteur tournent au ralenti.

La situation est devenue si tendue que les membres de l’association réclament désormais la démission de leur président. Cette crise ouverte survient alors que le secteur traverse des difficultés sans précédent. À ce jour, seize stations-service sur les soixante-dix que compte Goma ont déjà mis la clé sous la porte, et plusieurs autres s’apprêtent à suivre le même chemin.

Un secteur asphyxié par les problèmes douaniers

Le cœur du problème réside dans les obstacles rencontrés dans le processus de dédouanement des produits pétroliers. Les opérateurs pointent du doigt une perception inéquitable des droits de douane qui, selon eux, crée une distorsion de concurrence sur le marché local. Ils affirment que ce système avantagerait indûment certains acteurs économiques au détriment des autres.

Autre grief majeur : l’obligation de payer les frais de douane en dollars américains alors que la vente du carburant à la pompe s’effectue en francs congolais. Cette disparité crée selon eux un déséquilibre financier insoutenable pour de nombreux opérateurs.

Des propositions concrètes pour sauver le secteur

Face à cette situation critique, les pétroliers ont formulé des propositions précises aux autorités. Ils réclament l’instauration d’un système forfaitaire qui fixerait les droits à 6 000 USD pour un camion d’essence et 6 250 USD pour le gasoil. Ils proposent par ailleurs un paiement mixte, à hauteur de 60% en devise et 40% en francs congolais, afin de mieux correspondre à la réalité de leur trésorerie.

Une gouvernance associative contestée

La crise prend également une dimension interne à l’APENOKI. Les membres reprochent à leur président d’avoir largement dépassé la durée de son mandat, initialement fixée à trois ans et renouvelable une seule fois. Plus grave encore, ils l’accusent de vouloir maintenir des frais de contribution élevés malgré la situation économique difficile que traverse le secteur.

Face à ces accusations, les opérateurs demandent l’intervention de l’autorité urbaine et réclament la tenue d’une assemblée élective pour renouveler la direction de leur association. Contacté par Radio Okapi pour répondre à ces accusations, le président de l’APENOKI s’est contenté de promettre une réaction ultérieure, sans plus de précisions.

Une crise aux multiples enjeux

Cette crise sectorielle dépasse largement le simple cadre associatif. Elle met en lumière les difficultés structurelles que rencontre l’économie du Nord-Kivu, une région déjà fragilisée par des années d’insécurité. Les fermetures en cascade de stations-service risquent d’avoir un impact significatif sur l’ensemble de l’activité économique régionale, sans parler des conséquences sociales avec les suppressions d’emplois qui en découlent.

Les jours à venir seront déterminants pour l’avenir du secteur. La capacité des autorités à entendre les doléances des opérateurs et à proposer des solutions concrètes sera cruciale pour éviter un effondrement complet de la distribution des hydrocarbures dans la région.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneAfrique

Côte d’Ivoire : Tidjane Thiam démissionne de la tête du PDCI mais reste en lice pour 2025

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

L’opposant ivoirien Tidjane Thiam a annoncé lundi sa démission de son poste de président du PDCI, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire, qui est aussi la principale formation opposée au pouvoir.

Dénonçant un « harcèlement judiciaire », il a tout de même assuré vouloir continuer la bataille pour la présidentielle d’octobre, dont il est pour l’instant exclu, après avoir été radié de la liste électorale.

Cette démission intervient en pleine procédure judiciaire intentée par Valérie Yapo, cadre du parti, qui conteste la légalité de son élection à la tête du PDCI en décembre 2023. Selon elle, Tidjane Thiam aurait perdu sa nationalité ivoirienne en acquérant la nationalité française, ce qui le rendait inéligible pour diriger le parti. La justice a d’ailleurs récemment ordonné sa radiation de la liste électorale sur la base de l’article 48 du Code de la nationalité.

Depuis la France, où il se trouve actuellement, Tidjane Thiam a désigné un président par intérim, Ernest N’Koumo Mobio, pour assurer la transition. Le PDCI s’est réuni ce lundi à Abidjan avec pour objectif de stabiliser le parti, à moins de six mois d’une présidentielle où les grandes figures de l’opposition, dont Thiam et Gbagbo, sont actuellement hors course.

Africanews

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À la UneEconomie

RDC : Un prêt de 27 milliards FCFA pour financer un projet hydraulique commun avec la Centrafrique

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

Ce 8 mai 2025, l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC) a adopté une ordonnance-loi autorisant le gouvernement à contracter un prêt de 46,6 millions de dollars américains, soit environ 27,1 milliards de francs CFA. Ces fonds serviront à financer un projet commun avec la République centrafricaine (RCA), dont l’objectif principal est d’améliorer l’accès à l’eau potable pour les populations vivant de part et d’autre de la frontière.

Ce financement entre dans le cadre du Programme régional d’appui au développement des infrastructures et à la valorisation des ressources en eau transfrontalières, plus connu sous le nom de PREDIRE. Le projet est soutenu par le Fonds africain de développement (FAD), le guichet à taux concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

L’accord de financement, annoncé en 2024 par la BAD, comprend originellement un prêt de 16,44 millions USD à la RDC et un don de 118,27 millions USD à la République centrafricaine, soit un total de plus de 134 millions de dollars (environ 81 milliards FCFA) mobilisés par la BAD. D’autres partenaires contribueront également au financement d’un projet dont le coût global est estimé à plus de 257 millions USD (environ 156 milliards FCFA).

En RDC, les activités du programme seront déployées dans les provinces du Nord-Ubangi, Sud-Ubangi et de la Mongala, situées au nord-ouest du pays, tandis qu’en RCA, elles concerneront les préfectures de l’Ouham, Ouham-Pendé et Ombella-Mpoko. Ces zones sont traversées par le bassin de l’Oubangui, une importante ressource en eau partagée par les deux pays.

Le projet se décline en trois volets principaux. Le premier vise à améliorer les connaissances et la gouvernance de l’eau dans le bassin transfrontalier, en réalisant des études hydrologiques et en mettant en place des outils de suivi. Le second va s’appesantir sur la construction d’infrastructures hydrauliques durables, comme des forages, des stations de traitement d’eau et des réseaux d’adduction pour desservir les populations locales. Le dernier volet quant à lui, sera axé sur le renforcement des capacités des institutions locales et nationales chargées de gérer les ressources en eau, pour garantir la durabilité des installations.

Selon la BAD, plus de 2,4 millions de personnes devraient bénéficier directement de ce programme. Parmi elles, 51 % sont des femmes. Le projet vise à réduire les maladies liées à l’eau insalubre, alléger la corvée d’eau pour les ménages, et renforcer la résilience des populations face au changement climatique. Le démarrage du projet annoncé pour novembre 2024, a une durée d’exécution de cinq ans, jusqu’en novembre 2029.

Perton Biyiha

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À la UneSport

Didier Budimbu signe un partenariat historique avec l’AS Monaco pour le développement du football congolais

by admin9775 12 mai 2025
written by admin9775

Le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, vient de concrétiser un accord inédit avec le prestigieux club français de l’AS Monaco. Ce partenariat, conclu pour un montant de 1,6 million de dollars par saison, constitue l’un des contrats les moins coûteux de l’histoire du sponsoring sportif africain, tout en apportant des retombées structurelles majeures pour le développement du football en République démocratique du Congo (RDC).

Plus qu’un simple contrat de visibilité, l’accord signé avec l’AS Monaco intègre une dimension de transfert de compétences et de structuration durable du football congolais. Il inclut notamment une contribution complémentaire de 200 000 euros pour les frais logistiques liés aux déplacements et à la coordination des experts monégasques dans le cadre du projet.

Une vision tournée vers la formation et les talents locaux

Le partenariat prévoit que 80 % des fonds soient consacrés directement au développement des sports, en particulier du football, tandis que les 20 % restants peuvent être alloués à la visibilité internationale de la RDC. L’objectif affiché est clair : former, encadrer et promouvoir les jeunes talents congolais à travers des échanges techniques, des formations et des opportunités de repérage.

Le ministre Didier Budimbu, qui a piloté personnellement les négociations pendant plus de sept mois, salue la transparence et la rigueur de ce processus. Selon ses services, aucun intérêt personnel n’est en jeu, et l’intégralité du contrat est consultable, preuve de bonne gouvernance.

Un exemple de diplomatie sportive constructive

L’accord avec l’AS Monaco est salué comme un modèle de partenariat public-privé au service du sport africain. Il se distingue par son orientation vers le long terme, avec une vitrine permanente pour les jeunes footballeurs congolais et une meilleure intégration des standards professionnels dans les structures locales.

Le ministère des Sports et Loisirs appelle l’ensemble des acteurs sportifs et citoyens à soutenir cette initiative, qui incarne un nouveau souffle pour le football national et s’inscrit dans une démarche plus large de valorisation du potentiel sportif congolais.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Négociations RDC-Rwanda : HRW exige des poursuites contre les auteurs des crimes de guerre

by admin9775 12 mai 2025
written by admin9775

Human Rigths Watch (HRW) estime que la justice est vitale pour une paix durable dans la région des Grands lacs en Afrique et qu’il est essentiel que les négociations de paix RDC-Rwanda incluent l’obligation de rendre des comptes pour les violations graves.

« Les efforts déployés par les États-Unis pour mettre fin au conflit armé actuel dans la région africaine des Grands Lacs semblent ignorer un facteur clé des hostilités : l’incapacité historique des autorités de la région à punir les responsables des atrocités commises dans l’est de la République démocratique du Congo » écrit l’ONG sur son site.

Les Américains et les minerais de la RDC 

Selon Human Rights Watch, si ces engagements sont sincères, il pourrait s’agir d’une étape importante, étant donné que les États qui soutiennent les groupes armés responsables d’exactions facilitent eux-mêmes la commission de crimes de guerre. 

Le conseiller spécial pour l’Afrique à la Maison Blanche, Massad Boulos, a également précisé que tout accord de paix sera accompagné d’un accord sur les minerais, permettant aux entreprises américaines et multinationales d’investir dans les mines et les projets d’infrastructures congolais. 

Étant donné que la concurrence pour les ressources entraîne des violations des droits humains dans les régions riches en minerais de la RDC, selon HRW, il est impératif que le lien entre les conflits, les abus, la corruption et l’exploitation des ressources soit correctement pris en compte. 

L’impunité pour les criminels 

Toutefois, poursuit Human Rights Watch, la question de savoir qui est responsable d’exactions commises en RDC et comment en répondre n’a pas été abordée jusqu’à présent dans les négociations de paix. 

Les forces armées rwandaises et congolaises ont commis de nombreuses graves exactions dans l’est de la RD Congo, et ont soutenu des groupes armés qui ont tué, violé et pillé. 

Les engagements à cesser de soutenir militairement ces groupes ne semblent pas se concrétiser, et personne n’a encore été traduit en justice pour avoir fourni un tel soutien.

Kinshasa accuse Kigali

Pour sa part, le vice-ministre congolais de la Justice et du Contentieux international, Samuel Mbemba, accuse le Rwanda et ses supplétifs du M23 de violation de la Déclaration de principes, en attaquant la localité de Lunyasenge, dans le territoire de Lubero, en plein processus de signature de l’accord de paix sous la médiation américaine. 

Il a formulé ces accusations vendredi 9 mai devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, à Banjul, en Gambie. 

À cette occasion, il a réitéré la volonté du gouvernement congolais de restaurer la paix dans la partie Est du pays et d’aplanir les différends entre Kinshasa et Kigali.

Radio okapi

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