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Category:

À la Une

À la UneAfrique

Vital Kamerhe interpelle les Africains sur la guerre en RDC, au Burkina Faso, Mali et Niger

by admin9775 12 mai 2025
written by admin9775

L’Afrique ne pourra pas atteindre la souveraineté alimentaire tant que les pays restent indifférents à la guerre et aux tueries dont sont victimes les peuples de la RDC, du Burkina Faso, du Mali et du Niger. C’est ce qu’a affirmé samedi 10 mai à Entebbe, en Ouganda, le président de l’Assemblée nationale de la RDC, Vital Kamerhe, au cours de la 3eme conférence interparlementaire africaine sur les défis mondiaux émergents.

Au cours de son allocution, Vital Kamerhe a invité les dirigeants africains à la solidarité africaine prôné par les pères de l’indépendance, plutôt que vouloir s’enrichir en créant l’instabilité chez les voisins.

Devant les présidents des Assemblées nationales et les parlementaires des pays africains, il a fustigé le silence face à la guerre et aux tueries dont sont victimes la RDC, le Burkina Faso, le Mali et le Niger :

« Comment pouvons-nous réfléchir sur le développement économique de l’Afrique quand la RDC est en proie aux guerres qui déchirent les familles depuis des décennies ? Comment peut-on parler du développement de l’Afrique, alors que ça ne va pas sur le plan sécuritaire au Sud-Soudan, au Mali, au Niger ou au Burkina Faso. Nous devons avant tout mettre fin aux bruits des armes sur le continent ».

Selon lui, les pays africains doivent s’aimer mutuellement. « Nous avons beaucoup de valeurs familiales et culturelles communes ainsi qu’une souveraineté africaine à préserver. Mais, nous ne pouvons pas le faire quand nous laissons les guerres et les conflits tuer les Africains et déchirer nos familles et nos relations entre Etats. Le développement économique et la stabilité politique et sociale sont les socles de la stabilité de la famille africaine », a-t-il affirmé.

Le président de l’Assemblée nationale de la RDC plaide une vraie solidarité africaine prônée par les pères d’indépendance.

La souveraineté alimentaire, selon lui, passe par la consolidation d’un marché commun africain, appelé la ZLECAF. « Nous devons construire des routes d’intérêt général, les infrastructures, les routes de desserte agricole. Il faut au niveau local qu’il ait l’intégration régionale pour permettre aux provinces d’échanger entre elles », a-t-il estimé.

Pour atteindre la souveraineté alimentaire, d’après Vital Kamerhe, « il faut aussi créer les conditions de vie dans les milieux ruraux, où l’agriculture est le métier principal. Il faut investir dans la formation et dans la santé. Réaffirmer notre souveraineté, c’est aussi refuser que nos modèles familiaux soient diabolisés, notre culture bafouée et notre jeunesse déconnectée de toutes ses valeurs ».

Il est donc important de mettre fin aux conflits et guerres entre pays africains afin de se focaliser sur la promotion des intérêts politiques, économiques et sociaux communs, a-t-il insisté.

Radio okapi

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À la UneProvince

Catastrophes en RDC : le gouvernement face à l’urgence humanitaire entre Fizi et le Kongo-Central

by admin9775 12 mai 2025
written by admin9775

Ce dimanche 11 mai 2025, la République démocratique du Congo a été secouée par deux tragédies distinctes : de violents accidents de la circulation sur la Route nationale n°1 (RN1) dans la province du Kongo-Central et des pluies torrentielles meurtrières à Fizi, dans le Sud-Kivu. Face à l’ampleur de ces drames, le gouvernement congolais a réagi rapidement en déployant les secours et en assurant la prise en charge des sinistrés.

Une pluie dévastatrice à Fizi : plus de 110 morts

Le village de Kasaza, dans le territoire de Fizi, a été frappé dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 mai par des pluies diluviennes. Le bilan, encore provisoire, est particulièrement lourd : plus de 110 corps ont été repêchés, une quarantaine de blessés, 150 habitations détruites et plus de 850 personnes désormais sans abri, selon l’administrateur du territoire, Samy Kalonji.

Les recherches se poursuivent de manière manuelle, ce qui laisse craindre un bilan encore plus élevé dans les jours à venir. Devant cette catastrophe, M. Kalonji a lancé un appel pressant au gouvernement national et provincial pour qu’il fournisse une aide humanitaire urgente :

« Nous avons besoin de cercueils pour enterrer dignement nos morts. De nombreux corps sont encore étalés au sol. Les familles sinistrées n’ont ni abris, ni nourriture, ni soins. »

Drames routiers à Kasangulu et Mbanza-Ngungu : des morts et des blessés

La RN1 a également été le théâtre de deux accidents de la route dans la province du Kongo-Central. À Kasangulu, un camion transportant des moellons a perdu le contrôle suite à une défaillance des freins. Le véhicule a percuté une voiture de marque Noah, plusieurs taxis et des bâtiments commerciaux, provoquant un carnage.

Selon des sources locales, au moins six personnes ont trouvé la mort et plusieurs autres ont été grièvement blessées. Les victimes ont été évacuées vers des structures sanitaires de proximité. En réaction, des habitants en colère ont incendié le camion responsable, compliquant les interventions de secours.

Une réaction rapide des autorités

Alertée, la Première ministre Judith Suminwa a immédiatement instruit le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur de mobiliser les secours dans les deux provinces concernées. Elle a également exigé de tous les ministres sectoriels concernés qu’ils prennent les mesures nécessaires pour apporter une aide concrète aux populations touchées.

La prise en charge des victimes assurée

À travers un communiqué, la Primature a confirmé que la cheffe du gouvernement suit de près la situation dans le Sud-Kivu et au Kongo-Central. Elle a donné des instructions claires pour que l’État prenne en charge les sinistrés des pluies à Fizi et les blessés des accidents de la RN1.

Une mobilisation saluée

Ces événements tragiques ont donné lieu à une mobilisation rapide des autorités, qui entendent faire preuve de solidarité et d’efficacité dans la gestion de ces urgences. La réactivité du gouvernement congolais dans cette double crise témoigne de sa volonté de répondre aux besoins pressants des populations et de renforcer la résilience face aux catastrophes naturelles et aux risques routiers.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Les 100 premiers jours d’occupation de Goma par l’AFC-M23 marqués par la peur et la précarité extrême

by admin9775 12 mai 2025
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Cent jours après la prise de Goma par la rébellion de l’AFC-M23, soutenue par le Rwanda, la population locale vit toujours dans un climat de peur, d’incertitude et de précarité extrême, selon plusieurs témoignages enregistrés dimanche 11 mai par radio Okapi. La capitale du Nord-Kivu traverse une crise multidimensionnelle :  sécuritaire, humanitaire, économique, sociale et politique sans perspective claire de retour à la normale. 

Depuis l’occupation de Goma, les habitants vivent sous la surveillance constante des rebelles.  Malgré l’insécurité omniprésente, ils tentent de reprendre leurs activités quotidiennes la peur au ventre.

La prise de Goma a entraîné des déplacements massifs de la population.

Paralysie de l’économie locale

Les conditions de vie se sont rapidement dégradées, marquées par des pénuries alimentaires et la dégradation des infrastructures scolaires et sanitaires. 

L’économie locale est paralysée. Les banques et institutions financières sont fermées, rendant l’accès à l’argent liquide extrêmement difficile.

Les prix des biens de première nécessité ont fortement augmenté, alors que les chaînes d’approvisionnement sont perturbées.

Violations des droits de l’homme

Les rebelles du M23 imposent également des taxes élevées sur les activités économiques, notamment les produits miniers et le commerce. Cette situation aggrave la pauvreté et la vulnérabilité des habitants.

Des rapports émanant d’organisations humanitaires et du gouvernement congolais documentent de nombreuses violations graves des droits humains :  meurtres, viols, exécutions sommaires, enlèvements et recrutements forcés, notamment parmi les jeunes. 

Reprise du trafic lacustre

Quelques signes de résilience émergent malgré tout. La navigation sur le lac Kivu entre Goma et Bukavu a repris et les écoles ont rouvert dans l’espoir de sauver l’année scolaire.

Cependant, l’aéroport reste fermé, limitant fortement la mobilité et les échanges avec le reste du pays. 

Malgré les efforts diplomatiques en cours pour désamorcer la crise, la situation sur le terrain reste instable. Les combats se poursuivent dans d’autres zones du Nord-Kivu et de nouvelles localités sont tombées sous le contrôle du M23. 

La population civile, principale victime de cette crise, attend toujours une issue pacifique. Son quotidien reste marqué par l’angoisse, ainsi que par une étonnante capacité de résistance face à l’adversité, selon des sources locales. 

Radio okapi

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À la UneSociété

Jules Alingete : chute d’un homme redouté et controversé

by admin9775 11 mai 2025
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Alors qu’il fut longtemps considéré comme le héros de la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo, Jules Alingete, ancien inspecteur général des finances, fait aujourd’hui l’objet de nombreuses attaques dans la presse. Accusé d’avoir perçu des jetons de présence jugés excessifs dans le cadre du projet Sino-Congolais (Sicomines), il se retrouve au centre d’une tempête médiatique. Mais pour ses partisans, il s’agit d’une campagne de déstabilisation orchestrée par les prédateurs du Trésor public qu’il a longtemps combattus.

La renégociation du contrat Sicomines, pilotée sous sa supervision, a pourtant permis à l’État congolais de récupérer près de deux milliards de dollars supplémentaires. Une opération menée publiquement et avec transparence, selon ses défenseurs. « L’acharnement actuel n’est rien d’autre qu’une vengeance de la part de ceux qui ont vu leurs pratiques illicites mises en lumière », commente une source proche du dossier.

Nommé en 2020 par le président Félix Tshisekedi, Jules Alingete avait redonné à l’Inspection générale des finances un rôle central dans la gouvernance étatique. Son approche, fondée sur la transparence et la communication publique des rapports, avait fait trembler bien des figures puissantes du paysage politique et économique congolais. Des entreprises publiques comme la Gécamines, ou encore l’accord sino-congolais signé sous Joseph Kabila, avaient fait l’objet d’audits rigoureux.

Mais ce zèle a suscité des inimitiés profondes, notamment avec l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, démis en juin 2024 après un rapport de l’IGF. Les tensions entre les deux hommes remontent à plusieurs années, et Kazadi n’a pas caché son ressentiment, accusant Alingete d’avoir mené contre lui une véritable « cabale ». Désormais député, il s’en est pris récemment à la gouvernance de Tshisekedi et à la prolifération d’agences publiques, dont certaines étaient directement supervisées par l’IGF.

Alingete a aussi été accusé de partialité par plusieurs personnalités ciblées par ses enquêtes, comme Matata Ponyo, Eteni Longondo ou Tony Mwaba, tous blanchis par la justice mais prompt à dénoncer un usage « politique » de l’IGF. En juillet 2024, la Cour des comptes elle-même avait pointé des irrégularités dans une mission menée par l’IGF à la Gécamines, jetant un doute sur la rigueur de l’institution.

Aujourd’hui, le silence du président Tshisekedi face à la mise à l’écart d’Alingete suscite l’incompréhension. « Il était redouté par les détourneurs de tous bords. Sans lui, qui les arrêtera ? » s’interroge un analyste. Si la rigueur de Jules Alingete a divisé, son départ pourrait marquer un tournant pour la lutte contre la corruption en RDC : celui d’un retour à l’impunité.

Par MN
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À la UneSociété

Remaniement stratégique au sein de la Police nationale congolaise : nouvelles nominations par ordonnance présidentielle

by admin9775 11 mai 2025
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Le Président de la République a procédé à un important remaniement des cadres supérieurs de la Police nationale congolaise à travers de nouvelles ordonnances rendues publiques ce jour. Ces nominations viennent compléter les mesures de restructuration initiées en avril dernier et concernent plusieurs postes clés à travers le territoire national.

Nominations dans les provinces


Le Général Elvis Palanga prend le commandement de la Police dans la province de la Tshopo, tandis que le Général Magnat Kabeya est affecté à la tête de la Police du Kasaï Central. Dans le Tanganyika, c’est le Général JP Wumbi qui assume désormais ce commandement. Le Général Roger Isiyo dirigera les opérations policières dans le Lualaba et le Général Jhon Chabwine prend les rênes du Bas-Uelé. La province du Kasaï sera quant à elle sous la responsabilité du Général Alimasi.

Maintiens et nouvelles affectations spécialisées


Le Général Blaise Kilimbalimba conserve son poste stratégique au Haut-Katanga, tout comme le Général Kantu Israël qui reste à la tête de la Police dans la capitale Kinshasa. Parmi les nominations notables, le Général Edo Longange est désigné commandant de l’Unité de protection des institutions et hautes personnalités (UPIHP), une unité sensible chargée de la sécurité des autorités. Le Général François Kabeya prend la direction de la Légion nationale d’intervention (LNI), tandis que le Général Sylvain Kasongo Kitenge est nommé coordonnateur chargé de la réforme de la Police, un poste clé dans le processus de modernisation de l’institution.

Stratégie de sécurisation du territoire


Ces changements interviennent dans un contexte de renforcement des dispositifs de sécurité à travers le pays. Les observateurs notent une volonté d’équilibrer l’expérience des maintenus en poste et l’apport de nouveaux commandants dans des régions stratégiques. La nomination d’un coordonnateur spécifique pour la réforme policière témoigne de l’engagement des autorités à moderniser cette institution essentielle à la stabilité du pays.

Ces mesures s’inscrivent dans la continuité des réformes engagées depuis plusieurs mois visant à améliorer l’efficacité opérationnelle de la Police nationale et à renforcer la sécurité des citoyens sur l’ensemble du territoire congolais. Les nouveaux commandants devraient prendre leurs fonctions dans les prochains jours, selon les procédures habituelles de passation de service.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneDiaspora

La diaspora artistique congolaise se mobilise pour la paix avec le concert « Imani Congo » à Bruxelles

by admin9775 11 mai 2025
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Bruxelles a vibré au rythme de la solidarité congolaise ce vendredi 9 mai 2025 lors du concert caritatif « Imani Congo » (Paix au Congo) organisé au prestigieux Palais des Beaux-Arts. Cet événement musical engagé a rassemblé les plus grandes figures artistiques de la diaspora congolaise dans un élan unanime de soutien aux populations victimes du conflit dans l’Est de la RDC.

Une mobilisation artistique transnationale

Après le succès du concert parisien de Maître GIMS en avril dernier ayant permis de récolter 300 000 euros, la communauté artistique congolaise a une nouvelle fois démontré sa capacité à se mobiliser. Sur la scène du Bozar, les talents de Baloji, Jeny BSG, Camille Yembe, Reinel Bakole, Laryssa Kim, Julie Lombé et Pie Tshibanda ont offert des performances poignantes mêlant musique, danse et poésie.

Un plaidoyer artistique pour la paix

Plus qu’un simple spectacle, cette soirée organisée par Congolisation/Skinfama en collaboration avec Bozar s’est transformée en véritable tribune artistique. Les œuvres présentées ont su traduire avec émotion la souffrance des populations tout en dénonçant fermement l’agression rwandaise et ses conséquences humanitaires désastreuses. Chaque performance artistique a constitué un appel vibrant à la solidarité internationale et à l’unité nationale face à cette crise persistante.

La culture comme instrument de résistance

Cet événement marque l’émergence d’un mouvement culturel pan-congolais qui transcende les frontières. La diaspora artistique, par son engagement croissant, démontre que la résistance s’organise également à travers l’expression culturelle. Les organisateurs envisagent déjà de prolonger cet élan par la production d’un album caritatif et une tournée européenne, tout en mettant en place un mécanisme transparent pour acheminer l’aide aux populations affectées.

Alors que le conflit dans l’Est de la RDC persiste depuis près de trente ans, cette mobilisation artistique sans précédent porte l’espoir d’une prise de conscience internationale et d’une solution durable pour les générations futures. La culture se révèle ainsi être un puissant vecteur de changement et de résilience pour le peuple congolais.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Goma : cinq corps retrouvés dans un climat de terreur sous occupation du M23 et des forces rwandaises

by admin9775 11 mai 2025
written by admin9775

Alors que la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), est sous le contrôle du groupe armé M23 soutenu par les forces rwandaises depuis plusieurs semaines, les signes d’une crise humanitaire et sécuritaire majeure se multiplient. Cette occupation s’inscrit dans une longue série de tensions géopolitiques à l’Est de la RDC, marquée par des conflits récurrents impliquant des groupes rebelles et des acteurs étrangers depuis plus de deux décennies.

Ce samedi 10 mai 2025, de nouvelles découvertes macabres ont accentué la peur au sein de la population. Au moins cinq corps sans vie ont été retrouvés dans différents quartiers de la ville, confirmant les craintes d’exactions massives et systématiques contre les civils.

Des cadavres découverts dans trois zones distinctes

Les faits se sont produits dans plusieurs quartiers :
– À Kyeshero, un corps présentant des signes évidents de torture a été identifié.
– À Kasika, trois cadavres en état de décomposition avancée ont été exhumés d’une fosse commune.
– À Ndosho, un jeune marié a été abattu dans la nuit de vendredi à samedi.

La coordination urbaine de la protection civile a confirmé ces découvertes. « Les victimes de Kasika ont dû être réinhumées sur place, tant leur état de putréfaction rendait impossible leur identification et leur transfert », a indiqué un responsable local sous anonymat.

Un climat d’horreur depuis l’occupation

Depuis la prise de contrôle de Goma par le M23, les témoignages se multiplient sur une stratégie de répression et de terreur instaurée par les forces d’occupation. Le gouvernement congolais avait déjà alerté, dans un communiqué daté du 8 mai, sur la recrudescence des assassinats ciblés, des disparitions forcées et des violations massives des droits humains dans les zones occupées.

Les rapports locaux décrivent :
– Des actes de torture et des exécutions sommaires,
– Des enlèvements nocturnes suivis de disparitions,
– Des enterrements clandestins pour dissimuler les preuves.

Une communauté internationale silencieuse

Malgré les alertes répétées des organisations locales de défense des droits humains, la communauté internationale reste silencieuse face à la gravité de la situation. « Chaque jour qui passe sous occupation se traduit par de nouvelles victimes civiles », témoigne un activiste local, contraint à l’anonymat par crainte de représailles.

Selon les estimations des organisations humanitaires présentes sur place, environ 80 % des habitants de Goma vivent actuellement sous la menace directe des forces d’occupation.

Une demande urgente d’accès pour les enquêteurs

L’accès à une enquête indépendante reste pour l’instant impossible en raison de l’insécurité. Les autorités congolaises appellent à l’intervention urgente des mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme et exigent un accès immédiat pour les missions d’enquête afin de documenter les exactions, protéger les civils et engager la responsabilité des auteurs présumés.

La situation à Goma illustre une nouvelle fois la fragilité de la paix dans l’Est de la RDC et les limites de la réaction internationale face aux crimes commis contre les civils. Alors que les tensions régionales restent vives, la protection des populations doit redevenir une priorité urgente pour les institutions nationales et internationales.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la Une

L’Assemblée provinciale vote la mise en accusation du gouverneur Jean-Paul Mbwebwa pour détournement de fonds

by admin9775 11 mai 2025
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Dans un vote historique, l’Assemblée provinciale a approuvé ce samedi la mise en accusation du gouverneur Jean-Paul Mbwebwa, accusé d’avoir détourné une enveloppe de 3 millions de dollars destinée au développement provincial. Cette décision marque un tournant dans l’affaire financière qui secoue la région depuis plusieurs semaines.

Le scrutin, organisé lors d’une séance plénière particulièrement animée, a donné les résultats suivants : 14 voix pour la mise en accusation, 9 contre, et un bulletin déclaré nul. Cette majorité suffisante entraîne théoriquement la déchéance immédiate du chef de l’exécutif provincial.

Les fonds litigieux, provenant du gouvernement central, étaient initialement affectés au financement de projets d’infrastructure et au fonctionnement des services publics provinciaux. Selon des sources proches de l’enquête, des audits internes auraient mis en évidence d’importantes irrégularités dans la gestion de ces fonds, avec des écarts significatifs entre les montants alloués et leur utilisation réelle.

Une source anonyme au sein de l’exécutif provincial a révélé que l’équipe juridique du gouverneur Mbwebwa envisagerait de contester cette décision devant la Cour constitutionnelle, arguant d’éventuelles irrégularités procédurales. Ce recours, s’il est effectivement déposé, pourrait suspendre temporairement les effets de la décision parlementaire.

Ce vote intervient dans un contexte de durcissement de la lutte contre la corruption en République Démocratique du Congo, où plusieurs hauts responsables ont récemment fait l’objet de poursuites pour des affaires similaires. Les observateurs politiques s’interrogent désormais sur les conséquences de cette décision pour la stabilité politique provinciale et sur le processus de succession qui pourrait s’ensuivre.

La procédure de mise en accusation, une fois définitive, pourrait aboutir à la tenue d’un procès devant la justice ordinaire pour déterminer la responsabilité pénale éventuelle du gouverneur Mbwebwa dans cette affaire. Les députés provinciaux ont en outre demandé la saisie des avoirs du gouverneur dans l’attente de la résolution définitive de l’affaire.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

RDC : première exploitation de manganèse lancée au Kongo-Central par Asia Mineral Limited

by admin9775 11 mai 2025
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Dans une démarche inédite de diversification minière, la République démocratique du Congo s’apprête à exploiter pour la première fois du manganèse dans la province du Kongo-Central. Ce projet stratégique, porté par Asia Mineral Limited, symbolise un tournant pour l’économie nationale.

Un projet minier historique en terre pétrolière

Le gouvernement congolais a annoncé le lancement imminent de l’exploitation du manganèse dans le territoire de Luozi, au Kongo-Central, lors du Conseil des ministres du 9 mai 2025. Ce projet, confié à Asia Mineral Limited, septième exportateur mondial de manganèse, marque une première pour cette province historiquement tournée vers les hydrocarbures.

La phase exploratoire démarrera le 21 mai 2025, avec une capacité de production estimée à 2 millions de tonnes par an.

Diversification minière : une vision stratégique

Pour les autorités congolaises, ce projet s’inscrit dans une stratégie nationale ambitieuse :

« Ce projet est un exemple structurant de la diversification des provinces minières et une opportunité de développement régional en dehors des zones à forte instabilité sécuritaire », a souligné Kizito Pakapomba, ministre des Mines.

Ce développement vise à réduire la dépendance vis-à-vis des filières du cuivre et du cobalt, concentrées dans les régions de l’Est, souvent instables, et à attirer de nouveaux partenaires internationaux.

Le Kongo-Central, un pôle d’avenir

Bénéficiant d’une stabilité sécuritaire, de voies logistiques stratégiques (dont le port de Matadi) et d’une tradition industrielle, le Kongo-Central présente un fort potentiel pour accueillir de nouveaux investissements responsables dans l’extraction et la transformation des ressources.

Ce projet marque une reconversion économique majeure pour la province, historiquement dépendante du secteur pétrolier.

Une étape vers un nouveau positionnement de la RDC

Avec cette exploitation, la RDC étend sa présence sur l’échiquier des minerais critiques, et démontre sa volonté d’attirer des partenaires techniques internationaux solides, dans un cadre contractuel qui se veut plus transparente et durable.

Mais ce projet soulève également des enjeux de gouvernance : gestion des revenus, respect des normes environnementales, implication des communautés locales, et intégration dans une vision de développement durable.

Le lancement de la première exploitation de manganèse au Kongo-Central représente bien plus qu’un projet minier : il incarne une nouvelle orientation stratégique pour l’industrie extractive congolaise. Si ce modèle réussit, il pourrait ouvrir la voie à une répartition plus équitable de l’activité minière sur le territoire, moins dépendante des zones de conflit, et tournée vers les marchés d’avenir.

À suivre : le Kongo-Central pourrait devenir le catalyseur d’une nouvelle génération de projets miniers, plus stables, plus durables, et mieux intégrés dans l’économie nationale.

Par MN
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À la UneMonde

L’Inde et le Pakistan s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu conclu plus tôt dans la journée

by admin9775 11 mai 2025
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L’Inde et le Pakistan ont accepté samedi 10 mai de cesser leurs hostilités après quatre jours d’attaques meurtrières de drones, de tirs d’artillerie et de frappes de missiles, mais quelques heures plus tard, les deux pays se sont accusés mutuellement de violer le cessez-le-feu.

Le gouvernement indien a accusé samedi 10 mai le Pakistan de « violations répétées » du cessez-le-feu, affirmant que son armée y avait riposté « de façon appropriée ». « Il y a eu ces dernières heures des violations répétées » de l’accord, a déclaré devant la presse le secrétaire du ministère des Affaires extérieures, Vikram Misri, « les forces armées ont répondu de façon appropriée à ces violations ».

De son côté, le Pakistan « maintient son engagement à appliquer fidèlement » le cessez-le-feu convenu avec l’Inde après les accusations de violations formulées par New Delhi qui se dit contraint aux représailles, a affirmé son ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les forces armées pakistanaises « gèrent la situation avec responsabilité et retenue », a avancé le ministère, accusant l’Inde de commettre elle-même des violations du cessez-le-feu. « Nous pensons que toute question relative à la mise en œuvre diligente du cessez-le-feu doit être abordée par le biais d’une communication aux niveaux appropriés. Les troupes sur le terrain devraient également faire preuve de retenue », ajoute le communiqué.

Donald Trump avait annoncé un cessez-le-feu « total et immédiat » entre les deux pays

Plus tôt dans la journée, le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu « total et immédiat » entre l’Inde et le Pakistan. Les deux ennemis jurés se livrent depuis mercredi à une intense confrontation militaire, avec attaques de drones, de missiles et échanges de tirs sur leur frontière contestée au Cachemire.

« Après une longue nuit de discussions sous la médiation américaine, je suis heureux d’annoncer que l’Inde et le Pakistan ont accepté un CESSEZ-LE-FEU TOTAL ET IMMÉDIAT », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, adressant ses « félicitations aux deux pays » pour leur « bon sens et grande intelligence ».

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Dans la foulée, le ministre pakistanais des Affaires étrangères Ishaq Dar a annoncé que le Pakistan et l’Inde avaient accepté « un cessez-le-feu avec effet immédiat » dans un message sur X, confirmant l’annonce du président américain Donald Trump. L’Autorité pakistanaise de l’aviation a aussi annoncé rouvrir son espace aérien.

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« L’Inde et le Pakistan sont parvenus aujourd’hui à un accord sur un cessez-le-feu et l’arrêt des opérations militaires », avait également confirmé le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, lors d’une conférence de presse.

À New Delhi, une source gouvernementale indienne indiquait toutefois que le cessez-le-feu avait été directement négocié entre l’Inde et le Pakistan et que les deux pays voisins n’avaient pas prévu de discuter d’autre chose que du cessez-le-feu. Le conflit autour de l’eau n’a donc pas été abordé. L’Inde menace toujours d’assécher les fleuves qui irriguent le Pakistan après avoir mis fin au traité de partage des eaux entre les deux pays.

De nouvelles discussions prévues pour le 12 mai

Le cessez-le-feu a été négocié entre le responsable des opérations militaires du Pakistan et son homologue indien lors d’un échange téléphonique samedi après-midi, a précisé le secrétaire du ministère, Vikram Misri, devant la presse. « Les responsables des opérations militaires se reparleront le 12 mai », a-t-il ajouté

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a pour sa part déclaré que l’accord faisait suite à des négociations approfondies entre lui-même et le vice-président J.D. Vance avec les Premiers ministres indiens et pakistanais Narendra Modi et Shehbaz Sharif, ainsi que d’autres hauts responsables.

« Je suis heureux d’annoncer que les gouvernements de l’Inde et du Pakistan ont accepté un cessez-le-feu immédiat et de commencer des pourparlers sur un large éventail de questions dans un lieu neutre, a déclaré Rubio sur X. Nous saluons les Premiers ministres Modi et Sharif pour leur sagesse, prudence et l’esprit d’État dans le choix de la voie de la paix », a-t-il ajouté. 

Ce cessez-le-feu met fin à quatre jours d’affrontements particulièrement violents, les plus graves entre les deux puissances nucléaires depuis des décennies. Soixante civils ont été tués, des deux côtés de la frontière. L’accord a été accueilli avec soulagement par la population en Inde et au Pakistan. Des rassemblements spontanés de badauds s’offrant des sucreries ont eu lieu à travers le Pakistan, relate notre correspondante à Islamabad, Sonia Ghezali. Mais l’armée indienne a prévenu que toute action militaire ou future escalade de la part du Pakistan recevra une réponse « ferme et décisive », précise de son côté notre correspondante à New Delhi, Léa Aujal.

« La désescalade est dans l’intérêt de tous », dit le Royaume-Uni

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a salué samedi l’accord de cessez-le-feu conclu entre l’Inde et le Pakistan, disant espérer qu’il aboutisse à « une paix durable ». « Le secrétaire général salue l’accord de cessez-le-feu entre l’Inde et le Pakistan comme une mesure positive vers la fin des hostilités actuelles et la réduction des tensions. Il espère que cet accord contribuera à une paix durable et créera un environnement propice au règlement de problèmes plus vastes et de longue date entre les deux pays », selon un communiqué de son porte-parole.

Le cessez-le-feu est « extrêmement bienvenu », a salué le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy. « J’exhorte les deux parties à le maintenir. La désescalade est dans l’intérêt de tous », a ajouté le chef de la diplomatie britannique sur X.

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Le ministère allemand des Affaires étrangères a salué, lui aussi, le cessez-le-feu, jugeant qu’il s’agissait d’« une première étape importante pour sortir de la spirale de l’escalade ». « Le dialogue est essentiel. Le gouvernement allemand a été en contact avec les deux parties ces derniers jours », a ajouté le ministère dans un message sur son compte X.

Son homologue français Jean-Noël Barrot a souligné que « La France encourage les parties à assurer un cessez-le-feu durable et souligne la nécessité de poursuivre la lutte contre les groupes terroristes », écrit-il également sur X.

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L’Iran a exprimé l’espoir que le cessez-le-feu puisse « garantir une paix durable ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a également appelé les deux pays à « saisir cette occasion pour réduire les tensions et instaurer une paix durable dans la région ».

Pékin soutient les efforts de l’Inde et du Pakistan pour conclure un cessez-le-feu et reste « disposé à continuer à jouer un rôle constructif » dans ce processus, a dit le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, selon l’agence Chine nouvelle. M. Wang a tenu ces propos lors d’un entretien téléphonique avec son homologue pakistanais, Ishaq Dar, et a ajouté que la Chine restait préoccupée par toute escalade du conflit, étant donné qu’elle partage des frontières avec les deux pays, a précisé le média d’État chinois.

AFP

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