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À la Une

À la UnePolitique

Mise en œuvre des Accords de Washington : La Première ministre Suminwa active les comités de pilotage gouvernemental

by admin9775 12 janvier 2026
written by admin9775

La Première ministre, Judith Suminwa, a détaillé devant le Conseil des ministres les premières mesures prises pour la mise en œuvre effective des Accords de Washington, signés le 4 décembre dernier sous les auspices de l’ancien président américain Donald Trump. Face à la complexité et à la sensibilité de ces accords, l’exécutif congolais met en place une structure de coordination interne pour en piloter l’application.

Lors de sa communication, la cheffe du gouvernement a indiqué avoir présidé, jeudi 8 janvier, une séance de travail avec les ministres directement concernés. L’objectif était de « structurer, au niveau gouvernemental, le cadre général de coopération » prévu par les accords, afin de rationaliser les projets et garantir leur exécution dans l’intérêt national.

Un comité de pilotage pour une feuille de route

Pour concrétiser cette volonté, un comité de pilotage composé des ministres concernés sera constitué. Sa mission principale sera « d’élaborer une feuille de route destinée à assurer une meilleure coordination de l’action gouvernementale », en alignement strict avec la politique définie par le Président de la République, Félix Tshisekedi. Ce comité devra veiller au respect des engagements souscrits par la RDC.

Une large concertation économique prévue

Par ailleurs, Judith Suminwa a annoncé la convocation, pour mardi 13 janvier 2026, d’une réunion élargie du Comité de conjoncture économique. Cette instance vise à « harmoniser les actions de l’ensemble des parties concernées » et à assurer une « meilleure compréhension des clauses » des Accords de Washington, notamment leurs volets économique et de partenariat stratégique.

Des accords à la portée historique mais controversés

Rappelons que les Accords de Washington, qualifiés d’« historiques » par l’administration Trump, visent à mettre fin aux décennies de conflit entre la RDC et le Rwanda, à favoriser la coopération économique et à établir une paix durable. Ils incluent un Cadre d’intégration économique régionale (REIF) et des instruments bilatéraux avec les États-Unis, dont un Partenariat stratégique et un Protocole d’accord sur la sécurité.

Cependant, ces accords « peinent à faire l’unanimité » en RDC et suscitent de « vives critiques ». Des voix influentes, comme celle de Mgr Fulgence Muteba Mugalu, archevêque de Lubumbashi, les qualifient de « bradage », estimant qu’ils sacrifient le développement du pays et l’avenir des générations futures pour sauver un régime.

La mise en place rapide de ces structures de pilotage par le gouvernement Suminwa répond à un double impératif : démontrer une volonté d’exécution rigoureuse des engagements internationaux tout en tentant d’apaiser les craintes internes par un processus jugé contrôlé et transparent. La feuille de route à venir et les débats au sein du Comité de conjoncture économique seront donc scrutés de près, tant par les partenaires internationaux que par l’opinion publique congolaise.

Par Marius Bopenga
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12 janvier 2026 0 comments
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À la UnePolitique

Le Président Tshisekedi impose un verrouillage de la communication sur la Défense, la Sécurité et la Diplomatie

by admin9775 11 janvier 2026
written by admin9775

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris une mesure forte pour reprendre en main la parole de l’État. Lors du Conseil des ministres tenu ce vendredi à la Cité de l’Union Africaine, il a décidé de verrouiller la communication gouvernementale sur les questions de Défense, Sécurité et Diplomatie. Désormais, toute déclaration publique d’un membre du Gouvernement dans ces domaines devra obligatoirement passer par un mécanisme de concertation préalable.

Un mécanisme tripartite pour une parole unique

Selon le compte rendu lu par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ce dispositif sera coordonné conjointement par la Présidence de la République, la Primature et le ministère de la Communication. L’objectif est de « garantir la cohérence de la position officielle de l’État » et d’éviter tout dérapage aux conséquences potentielles graves sur le plan diplomatique ou sécuritaire.

Une décision dans un contexte de crise aiguë

Cette mesure intervient dans un contexte régional extrêmement tendu, marqué par l’aggravation de la crise dans l’Est de la RDC et des relations diplomatiques sensibles avec certains voisins. Pour le chef de l’État, les prises de parole non concertées représentent un « risque stratégique » pouvant affaiblir la position de Kinshasa ou créer des tensions internationales inutiles.

Des précédents qui ont précipité la décision

La décision fait suite à plusieurs « dérapages » récents qui ont exposé des divisions ou des positions contradictoires au sein de l’exécutif :

  • La suspension du général-major Sylvain Ekenge, alors porte-parole des FARDC, pour des propos jugés « incompatibles » avec la communication officielle de l’armée.
  • Les déclarations controversées du ministre de l’Agriculture, Muhindo Nzangi, qui avait mis en cause certains journalistes dans le contexte sécuritaire, suscitant de vives critiques.

Sanctions à la clé pour les contrevenants

Face à ces écarts, le Président Tshisekedi a adressé une mise en garde sans ambiguïté aux membres du Gouvernement. Toute violation du nouveau mécanisme « pourra entraîner des sanctions », a-t-il été précisé, marquant ainsi la fermeté de la nouvelle ligne de conduite.

Cette décision traduit une volonté présidentielle assumée de transformer la parole gouvernementale en un instrument stratégique, aligné sur les impératifs de sécurité nationale et de diplomatie. Au-delà du simple encadrement procédural, elle marque un net resserrement de la discipline institutionnelle, dans un environnement où chaque déclaration publique est désormais perçue comme pouvant avoir un impact politique, sécuritaire ou diplomatique majeur.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Sud-Kivu : Les FARDC repoussent une attaque du M23-AFC et du Rwanda près d’Uvira

by admin9775 11 janvier 2026
written by admin9775

Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir repoussé une attaque majeure de la coalition rebelle M23-AFC et de l’armée rwandaise (RDF) dans la localité de Katongo, en territoire d’Uvira au Sud-Kivu. L’offensive, survenue à l’aube de ce samedi, visait à percer les lignes défensives congolaises pour étendre l’emprise rebelle vers d’autres entités.

Selon le capitaine Sylvain Bijanu, porte-parole de la 33ème région militaire, les assaillants ont été accueillis par une « résistance féroce » des soldats congolais, « bien préparés et en alerte ». « Les Léopards […] ont opposé une résistance féroce, contraignant les assaillants à battre en retraite, jusqu’aux abords de la ville d’Uvira », a-t-il déclaré à l’Agence Congolaise de Presse (ACP).

Un renforcement repéré avant l’assaut

Le porte-parole militaire a révélé que le M23-AFC s’était considérablement renforcé en hommes et en munitions tout au long de la journée de vendredi. Les renseignements militaires ont fait état de « 19 camions Fuso chargés de combattants et de munitions » en provenance de la ville de Bukavu, avec pour objectif d’augmenter les effectifs en vue d’incursions dans les positions loyalistes à Katongo et Kivovo.

« Ils pensaient qu’avec un nombre important de la force spéciale du Rwanda, ils pourraient facilement se lancer dans une nouvelle aventure », a analysé le capitaine Bijanu.

L’objectif affiché : la reconquête totale

Face à cette escalade, la réponse des FARDC se veut ferme et ambitieuse. Le porte-parole a réaffirmé la détermination de l’armée à « récupérer toutes les zones conquises » par la coalition ennemie. « La RDC restera une et indivisible », a-t-il martelé.

Il a ensuite détaillé la feuille de route militaire annoncée : « La prochaine étape est la reconquête des localités sous occupation rwandaise, notamment la ville d’Uvira, Kamanyola, Nyangezi, Bukavu, Goma, Rutshuru, jusqu’à Bunagana. »

Cette déclaration marque une volonté offensive affichée de la part des FARDC, qui ne se contentent plus de défendre leurs positions mais promettent de passer à la contre-attaque pour libérer l’ensemble des territoires occupés dans les provinces du Nord et Sud-Kivu.

Cet accrochage, survenu malgré les multiples processus diplomatiques en cours, illustre l’extreme volatilité du front et la poursuite des opérations militaires à grande échelle, rendant plus incertaine que jamais la perspective d’un cessez-le-feu immédiat.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Crise à l’Est de la RDC : Le président Tshisekedi en Angola pour une visite de travail cruciale avec João Lourenço

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué ce jeudi une visite de travail en Angola, répondant à l’invitation de son homologue João Lourenço, qui assure également la présidence en exercice de l’Union africaine (UA). Cette rencontre, qui fait suite à un premier entretien le 4 janvier, s’inscrit dans le cadre d’une intensification des efforts diplomatiques régionaux pour résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Les échanges entre les deux chefs d’État ont principalement porté sur l’examen des initiatives en cours pour le rétablissement durable de la paix, en particulier les processus de Washington et de Doha. Ces mécanismes diplomatiques, soutenus par la communauté internationale, visent à créer un cadre de dialogue inclusif et à mettre en œuvre des solutions concrètes face à l’avancée des groupes armés, dont le M23 soutenu par Kigali selon Kinshasa.

Le rôle central de médiation de l’Union africaine

En sa qualité de président en exercice de l’UA, João Lourenço continue de jouer un rôle pivot de médiation dans cette crise régionale. Sa position lui permet de coordonner les actions continentales et de faire pression pour le respect des engagements, notamment ceux liés au retrait des forces étrangères du territoire congolais et au dialogue.

Pour sa part, le président Tshisekedi réaffirme, par cette visite, que la diplomatie reste la voie privilégiée de son gouvernement. Cependant, cette ouverture se fait dans un cadre bien défini : celui du respect absolu de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Cette position fait écho aux déclarations fermes d’autres membres du gouvernement, comme le vice-Premier ministre Adolphe Muzito, qui a récemment évoqué des préparatifs militaires tout en maintenant la porte du dialogue ouverte.

Une coordination Luanda-Kinshasa face aux défis régionaux

Cette rencontre témoigne de la volonté de coordination renforcée entre la RDC et l’Angola, deux poids lourds de la région, face aux défis sécuritaires communs. Elle souligne l’importance d’une réponse africaine structurée et unie pour ramener la stabilité dans l’Est de la RDC, une région dont l’instabilité chronique a des répercussions humanitaires dramatiques et menace la sécurité de toute la sous-région.

Alors que les combats se poursuivent sur le terrain malgré les accords signés, cette visite à Luanda illustre la complexité de la crise : la recherche d’une solution politique et diplomatique se poursuit activement, tandis que Kinshasa ne cache plus ses préparatifs pour d’autres scénarios, montrant ainsi une stratégie à deux volets, diplomatique et sécuritaire.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Manifestations en Iran: l’ayatollah Khamenei affirme que la République islamique «ne reculera pas» face à des «vandales»

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

La République islamique ne reculera pas « face aux saboteurs » et aux « vandales » : le guide suprême iranien Ali Khamenei a mis en garde son pays, s’exprimant pour la première fois vendredi 9 janvier après une nuit de manifestations en Iran, en direct sur la télévision d’État. Il a également affirmé que le président américain Donald Trump avait « les mains tachées du sang » des Iraniens.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi 9 janvier que son pays, confronté à une vague de contestation, ne « reculerait pas » face à des manifestants qualifiés de « saboteurs » et de « vandales », dans un discours diffusé par la télévision d’État.

S’exprimant devant ses partisans, Ali Khamenei a déclaré que les mains de Donald Trump étaient « tachées du sang de plus d’un millier d’Iraniens », dans une référence apparente à la guerre de douze jours déclenchée en juin par Israël et à laquelle les États-Unis s’étaient associés.

Il a également prédit que « l’arrogant » dirigeant américain serait « renversé », à l’image de la dynastie qui a gouverné l’Iran jusqu’à la Révolution islamique de 1979.

Nuit de manifestations

D’autres vidéos montrent d’importantes manifestations dans plusieurs villes du pays, notamment à Tabriz (nord), dans la ville sainte de Mashhad (est) ainsi que dans l’ouest du pays à majorité kurde, notamment autour de la grande ville de Kermanshah.

Des flammes étaient également visibles dans le bâtiment du gouvernorat à Shazand, dans le centre de l’Iran, après que des manifestants se sont rassemblés à l’extérieur, selon d’autres vidéos.

Sur plusieurs images que l’AFP n’a pas été en mesure d’authentifier à ce stade, on voit des manifestants mettre le feu à l’entrée de l’antenne régionale de la télévision d’État dans la ville d’Ispahan (centre).

Autant de scènes impressionnantes alors qu’internet, coupé jeudi dans tout le pays, demeurait inaccessible, d’après l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. L’Iran « est désormais déconnecté depuis douze heures », écrit l’organisation sur son compte X, « dans une tentative d’étouffer la vague de contestation ».

Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil, Reza Pahlavi, a exhorté vendredi à une nouvelle démonstration de force dans les rues afin d’amplifier la mobilisation et « affaiblir davantage le pouvoir répressif du régime ».

Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.

Appels à la retenue

La diplomatie européenne a appelé Téhéran à respecter la liberté d’expression et à rétablir l’accès à internet pour tous. « Le peuple iranien exprime son aspiration légitime à une vie meilleure. Toute violence contre des manifestants pacifiques est inacceptable », a affirmé Anouar El Hanouni, porte-parole du service diplomatique de l’Union européenne.

Des organisations de défense des droits humains ont accusé les autorités d’avoir ouvert le feu sur des protestataires, faisant des dizaines de morts depuis le début, fin décembre, de la contestation, initialement contre la vie chère.

La France, disant comprendre « les aspirations légitimes du peuple iranien », a appelé vendredi les autorités iraniennes « à la plus grande retenue » dans leur réponse aux manifestations, selon une source diplomatique.

La veille, Berlin avait dénoncé un « usage excessif de la force » de la part du pouvoir iranien « contre des manifestants pacifiques », et exhorté les autorités de Téhéran à « respecter leurs obligations internationales » en la matière.

RFI

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À la UnePolitique

RDC : Le vice-PM Muzito avertit Kigali – « Si le Rwanda veut la guerre, il l’aura »

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

Face à l’expansion continue du groupe rebelle M23 dans l’Est de la République Démocratique du Congo, le gouvernement congolais a adopté un double discours, ferme et préparé. Le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a déclaré ce mercredi sur France 24 que la RDC se préparait à une « éventuelle guerre » avec le Rwanda, tout en poursuivant les voies diplomatiques.

« Si le Rwanda veut la guerre, il l’aura », a-t-il averti, décrivant une situation « explosive » malgré l’accord de paix signé sous l’égide de l’ancien président américain Donald Trump à Washington le 4 décembre dernier. Un accord dont les effets sur le terrain sont, selon lui, inexistants.

Le M23, une menace d’une ampleur inédite depuis les années 90

Muzito a souligné la gravité de la situation sécuritaire, affirmant que le M23, soutenu par Kigali selon Kinshasa, contrôle désormais « la plus vaste étendue de territoire jamais occupée par un groupe rebelle en RDC depuis les années 1990 ». Cette occupation massive justifie, selon lui, les préparatifs militaires du pays.

5 milliards de dollars pour renforcer la défense sur 5 ans

Le vice-Premier ministre a dévoilé une mesure budgétaire significative : cinq milliards de dollars ont été inscrits dans le budget national récemment adopté, destinés à être mobilisés sur une période de cinq ans pour le renforcement des capacités de défense.

« Le président Tshisekedi a fait le choix de la diplomatie, mais nous ne sommes pas naïfs », a-t-il insisté, assurant que le pays se préparait à « tous les scénarios ».

Négociations avec Washington : pas de « braderie » des ressources minières

Parallèlement à la tension sécuritaire, Muzito est revenu sur les négociations en cours avec les États-Unis concernant un accord stratégique incluant un volet économique et minier majeur. Alors que la RDC est le premier producteur mondial de cobalt et détient environ 60% des réserves de coltan, des minerais cruciaux pour les technologies, il a promis que cet accord serait équilibré.

« Les Américains ne peuvent pas décider seuls de ce qu’ils veulent. C’est nous, ensemble, qui allons décider », a-t-il martelé, rejetant toute idée de pillage. Il a assuré que le texte serait rendu public une fois finalisé et qu’il s’agirait d’un partenariat « gagnant-gagnant ».

Cet entretien marque une escalade rhétorique significative de la part d’un haut responsable congolais. Il traduit l’exaspération de Kinshasa face à l’agression perçue et une volonté affichée de prendre en main son destin sécuritaire et économique, tout en laissant une porte ouverte à la diplomatie.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Dégradation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC (Rapport de l’ONU)

by admin9775 9 janvier 2026
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Le Groupe d’experts des Nations unies a transmis au président du Conseil de sécurité un rapport consacré à la situation en République démocratique du Congo. Ce document met en lumière la dégradation sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays.

Dans une lettre datée du 30 décembre 2025, les experts affirment que l’AFC/M23 a cherché à se positionner comme une autorité de substitution à l’État congolais dans les zones qu’il contrôle. Le rapport indique que l’AFC/M23 a établi dans ces territoires des structures administratives, judiciaires, budgétaires et sécuritaires, assumant ainsi les fonctions essentielles de l’État.

Le rapport souligne que, dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, malgré les avancées réalisées dans les efforts de médiation, la situation sécuritaire s’est détériorée, marquée par de violents affrontements armés. La situation humanitaire a également empiré, avec une multiplication alarmante des attaques généralisées et systématiques contre les civils, ainsi que des violences sexuelles liées au conflit.

Selon la même source, l’AFC/M23 a étendu sa campagne militaire dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, avec le soutien de la Force de défense rwandaise. 

Ce soutien permet à l’AFC/M23 de renforcer son accès aux ressources minières du Sud-Kivu, où il contrôle désormais près de la moitié de la production de cassitérite et de coltan, ainsi que plus des deux tiers de la production de wolframite.

Par ailleurs, les experts affirment que le Gouvernement de la République démocratique du Congo a continué à compter sur les Wazalendo comme force supplétive pour repousser les avancées de l’AFC/M23, soutenu par la Force de défense rwandaise, et reprendre des zones stratégiques clés.

Radio okapi

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À la UneSociété

FARDC : Le lieutenant-colonel Mak Hazukay nommé porte-parole par intérim après la suspension du général Ekenge

by admin9775 9 janvier 2026
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Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont opéré un changement à la tête de leur communication. Le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba a été désigné, à titre intérimaire, commandant du Service de communication et d’information des FARDC (SCIFA), devenant de fait le nouveau porte-parole de l’institution militaire.

Cette nomination fait suite à la suspension du général-major Sylvain Ekenge, l’ancien porte-parole, mise à l’écart à la suite de déclarations controversées. Le général Ekenge avait tenu des propos jugés discriminatoires envers des femmes de la communauté tutsie lors d’une émission sur la Télévision nationale (RTNC), provoquant une vive polémique et une réaction rapide de la hiérarchie militaire.

Une mission de confiance dans un contexte sensible

La décision de confier l’intérim au lieutenant-colonel Hazukay est « effective jusqu’à nouvel ordre ». Elle vise à assurer la continuité du service dans un environnement sécuritaire particulièrement complexe, surtout dans l’Est du pays où les opérations militaires contre les groupes armés, dont le M23 soutenu par le Rwanda, font l’objet d’une attention nationale et internationale constante.

Le nouveau responsable hérite d’un poste à haute responsabilité. Sa mission sera de restaurer la crédibilité et la retenue du discours militaire, en veillant à une communication responsable, précise et conforme aux valeurs républicaines et à la cohésion nationale.

Un signal fort pour l’unité nationale

Cette transition rapide au sein du SCIFA envoie un signal fort de la part du commandement des FARDC. Elle démontre la volonté de l’institution de se démarquer de tout propos susceptible d’attiser les divisions ethniques ou communautaires, dans un pays où la préservation de l’unité nationale est un impératif stratégique face aux menaces sécuritaires.

Le lieutenant-colonel Hazukay, dont le profil opérationnel et communicationnel est moins médiatisé que celui de son prédécesseur, devra naviguer entre la nécessité de transmettre l’information sur les opérations en cours et l’obligation de maintenir un langage apaisant et rassembleur. Son intérim sera scruté comme un test de la capacité de l’armée à conduire une communication à la fois ferme sur le plan sécuritaire et irréprochable sur le plan éthique.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Assassinat du professeur Abatha de l’UNIKIN

by admin9775 9 janvier 2026
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Des bandits armés ont abattu, jeudi 8 janvier, le professeur Mathieu Abatha Diabar, à la suite d’une incursion nocturne dans son domicile situé au Plateau des Professeurs, dans la commune de Lemba, à Kinshasa.

Selon des témoins, le drame s’est produit vers 1 heure du matin.

Les mêmes sources rapportent que ces malfrats ont tiré à bout portant sur Mathieu Abatha Diabar, qui était professeur au département des Lettres et Civilisation française de la Faculté des Lettres à l’Université de Kinshasda (UNIKIN).

Il a ensuite succombé à ses blessures.

« Nous avons été visités par des criminels qui sont entrés chez un professeur. Ils ont tiré, et le professeur a reçu plusieurs balles avant de succomber à ses blessures. Il y a un policier qui a été arrêté. Il semblerait qu’il était présent la nuit où ces malfrats opéraient », a déclaré le bourgmestre de la commune de Lemba, Jean Poba.

Il indique que la police est descendue sur le terrain pour enquêter et établir les responsabilités.

Cette autorité municipale estime que le policier interpellé aurait pu fournir des informations sur les mobiles de cet incident.

« Nous nous réservons de dire quoi que ce soit sans preuves, parce que le policier interpellé aurait peut-être pu nous dire quelque chose, mais malheureusement nous n’avons pas pu obtenir les informations correctement. Nous attendons que la justice fasse son travail pour nous éclairer à ce sujet », a conclu Jean Poba.

Radio okapi

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À la UneTribunes

RDC – Rwanda – ONU : analyse critique et réflexion politique parÉric KambaAuteur-Chercheur  et Géostratège

by admin9775 9 janvier 2026
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La crise sécuritaire à l’Est de la République démocratique du Congo n’est plus une tragédie oubliée ni un conflit « complexe » sans responsables identifiables. Les faits sont aujourd’hui établis, documentés et reconnus au plus haut niveau international, notamment par le Conseil de sécurité de l’ONU. Pourtant, malgré deux résolutions claires et successives, l’agression se poursuit, les morts s’accumulent, les déplacés se comptent par millions, et l’impunité demeure.

1. Deux résolutions onusiennes sans ambiguïté… mais sans effet coercitif

La Résolution 2773 (février 2025) marque un tournant politique majeur. Pour la première fois de manière unanime, le Conseil de sécurité :
   •   exige le retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais,
   •   condamne explicitement l’offensive du M23 et la prise de villes stratégiques,
   •   demande au Rwanda de cesser tout soutien militaire aux rebelles, sur la base de rapports concordants d’experts de l’ONU,
   •   confie à la MONUSCO un rôle dans l’application d’un futur cessez-le-feu,
   •   soutient les efforts régionaux menés par l’Union africaine, la SADC et la Communauté d’Afrique de l’Est.

En décembre 2025, la Résolution 2808 prolonge le mandat de la MONUSCO et réitère mot pour mot les exigences de la résolution précédente, tout en constatant l’échec du cessez-le-feu et l’intensification des combats. Autrement dit : le Conseil de sécurité sait, condamne, mais ne contraint pas.

2. Doha : un accord vidé de sa substance par les faits

Le processus de Doha, signé sous médiation qatarie entre le gouvernement congolais et le M23/AFC, devait ouvrir la voie à une désescalade. Or, sur le terrain, les avancées rebelles ont continué, rendant l’accord fragile, voire illusoire.

L’expression « ne plus revenir sur Doha » traduit une lassitude légitime :
   •   lassitude face à des accords signés puis violés,
   •   lassitude face à une diplomatie circulaire où l’agresseur gagne du temps pendant que les civils paient le prix du sang.

Les résolutions onusiennes sont claires : les mécanismes existants doivent être appliqués, pas renégociés indéfiniment pendant que l’occupation progresse.

3. Pourquoi l’ONU ne contraint-elle pas le Rwanda ?

Trois raisons structurelles expliquent cette impuissance apparente :

a) Une ONU sans bras armé souverain

L’ONU ne dispose pas d’une armée propre. Toute action coercitive dépend d’un mandat robuste du Conseil de sécurité, souvent paralysé par des intérêts géopolitiques divergents entre grandes puissances.

b) Un conflit régional instrumentalisé

Le soutien rwandais au M23 est établi, tout comme l’existence d’acteurs armés congolais tels que les FDLR, souvent utilisés comme prétexte sécuritaire par Kigali. Cette complexité est exploitée pour diluer les responsabilités.

c) Une MONUSCO affaiblie

La MONUSCO opère avec :
   •   des moyens limités,
   •   un mandat politiquement contraint,
   •   une hostilité croissante sur le terrain,
ce qui la transforme davantage en force de contention qu’en instrument de dissuasion.

4. La responsabilité écrasante des États-Unis et de la communauté internationale

Le point le plus troublant – et le plus grave – réside dans l’attitude des États-Unis.
Washington a désigné publiquement et sans ambiguïté le Rwanda comme force motrice derrière le M23. Dès lors, une question s’impose :

Pourquoi cette reconnaissance politique ne se traduit-elle pas par une action ferme ?

Sous une administration se revendiquant de la force, de la dissuasion et du rapport de puissance, notamment celle de Donald Trump, l’argument du « manque de leviers » ne tient pas.
Les États-Unis disposent :
   •   de leviers diplomatiques,
   •   de leviers financiers,
   •   de leviers sécuritaires,
   •   et d’un pouvoir de sanctions ciblées redoutablement efficace.

Pourquoi ces outils ont-ils été utilisés contre le Venezuela, l’Iran ou la Russie, mais jamais sérieusement contre le Rwanda, malgré des résolutions onusiennes violées et des crimes documentés ?

5. Une guerre injuste, des crimes massifs, un silence complice

La guerre imposée à la RDC n’est pas une fatalité africaine. C’est une agression caractérisée, aux conséquences humaines dramatiques :
   •   milliers de morts,
   •   millions de déplacés,
   •   violences sexuelles systématiques,
   •   pillage organisé des ressources,
   •   destruction du tissu social.

Face à cela, le silence, l’inaction ou la prudence diplomatique excessive deviennent une forme de complicité.

Conclusion : taper sur la table ou assumer l’histoire

Le Rwanda défie ouvertement les résolutions de l’ONU.
L’ONU constate mais n’impose pas.
Les États-Unis savent mais hésitent.
La communauté internationale observe pendant que le Congo saigne.

Il est temps de poser une vérité simple et dérangeante :
si le droit international ne s’applique pas quand un pays africain est agressé, alors ce droit devient un outil sélectif, vidé de toute crédibilité.

Mettre fin à cette guerre ne relève plus de la diplomatie de communiqués, mais d’un choix politique clair.
L’histoire jugera sévèrement ceux qui, ayant le pouvoir d’arrêter l’injustice, auront choisi de ne pas « taper sur la table ».
Éric Kamba
Auteur – Chercheur – Géostratège
Analyste des questions africaines et des relations internationales.”

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Yembu-25-10-2022
CFAO-20-10-2022

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