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À la Une

À la UneDiaspora

Violences en France : pourquoi des dirigeants mettent-ils en cause l’immigration ?

by admin9775 20 octobre 2026

Au lendemain des violences qui ont émaillé des manifestations largement pacifiques en France, certains dirigeants internationaux, dont le président américain Donald Trump, rejettent la faute sur l’immigration.

« Dire que c’est l’immigration, c’est s’en prendre à toute une communauté. »

Pour Diabagate Adama, un immigré africain qui travaille depuis près d’une décennie dans le secteur de la sécurité privée en France, attribuer aux immigrés la responsabilité des violences qui ont secoué le pays en marge des manifestations du 17 octobre est à la fois injuste et trompeur.

Des manifestations des Gilets jaunes aux débordements lors de grands matchs de football, Diabagate Adama a été témoin de nombreuses vagues de contestation. Il estime toutefois que les dernières violences ont été particulièrement alarmantes.

Alors qu’il s’inquiète de l’impact sur les entreprises et les moyens de subsistance, un discours différent émerge de la part de dirigeants politiques situés à des milliers de kilomètres du pays.

Le président américain Donald Trump a déclaré que la France était « en feu », imputant le soi-disant déclin du pays à l’immigration.

Son vice-président, JD Vance, et le Premier ministre hongrois Péter Magyar ont également établi un lien entre ces violences et l’immigration, se servant de ces troubles pour défendre un durcissement des politiques frontalières.

Pourtant, les manifestations ayant fleuri ces dernières semaines à travers la France sont d’abord le fait de lycéens et d’étudiants qui demandent de meilleures conditions d’éducation. Le mouvement s’est ensuite étendu à une contestation plus large contre la hausse du coût de la vie et la dégradation des services publics.

Comment une crise née de revendications nationales a-t-elle pu se transformer en un débat international sur l’immigration ? Et que signifie ce débat pour les Africains qui ont élu domicile en France ?

Des étudiants manifestent contre le manque de moyens dans les établissements scolaires à Rennes, en France, le 13 octobre 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Des étudiants manifestent contre le manque de moyens dans les établissements scolaires à Rennes, en France, le 13 octobre 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

De manifestations lycéennes à une contestation nationale

La contestation a émergé en septembre, lorsque des lycéens sont descendus dans la rue pour dénoncer la détérioration des bâtiments scolaires, la pénurie d’enseignants et d’autres problèmes touchant l’éducation.

Leur frustration s’est rapidement propagée au-delà des salles de classe, suscitant le soutien des enseignants, des syndicats et de Français mécontents de la hausse du coût de la vie.

Samedi 17 octobre, entre 550 000 et 800 000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur et les organisateurs respectivement, ont manifesté à travers la France. Si de nombreux cortèges ont défilé dans le calme, certaines manifestations ont dégénéré en violences.

Ces violences ont accentué la pression sur l’exécutif déjà aux prises avec des divisions politiques, une dette croissante et une bataille difficile autour des dépenses publiques.

Mais hors de France, ces troubles ont pris une dimension politique différente.

Des passants observent des voitures calcinées au lendemain d'une manifestation à Paris, le 18 octobre 2026 Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.

Des passants observent des voitures calcinées au lendemain d’une manifestation à Paris, le 18 octobre 2026 Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.

« On ne peut pas rejeter la faute sur toute une communauté »

Diabagate Adama, qui dirige des opérations de sécurité à Paris depuis 2017, se dit surpris par l’ampleur des dégâts.

« Cette fois-ci, je pense que la crise a été extrêmement violente », déclare-t-il à Africanews, mettant notamment en avant les attaques contre des bâtiments publics et des symboles de l’État.

« Nous avons déjà connu des crises marquées par des dégâts, des pillages et des affrontements entre la police et les manifestants », poursuit-il, estimant également que de nombreux commerces n’étaient pas suffisamment préparés.

Mais lorsqu’on lui demande si l’immigration est responsable de ces troubles, Diabagate Adama rejette cette suggestion.

« On ne peut pas nécessairement dire que l’immigration est responsable de ces troubles », explique-t-il. « Prétendre que c’est l’immigration, c’est s’en prendre à toute une communauté. »

Il cite l’exemple des étudiants à l’origine des manifestations, soulignant qu’ils provenaient d’horizons divers. Ses propos mettent en lumière une préoccupation au cœur du débat sur l’immigration : le risque de tenir des communautés entières pour responsables d’actes commis par des individus.

Des pompiers éteignent un incendie survenu à la suite d'une manifestation à Paris, le 17 octobre 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Des pompiers éteignent un incendie survenu à la suite d’une manifestation à Paris, le 17 octobre 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

« Pas menacés »

Malgré une rhétorique politique de plus en plus virulente à l’encontre des immigrés, Diabagate Adama affirme ne pas se sentir personnellement menacé en tant qu’immigré africain vivant en France.

Sa principale préoccupation est d’ordre économique. « Nous ne nous sentons pas menacés. Le seul problème, c’est que [les violences freinent] l’activité commerciale », souligne-t-il.

Son travail consiste à fournir du personnel de sécurité aux magasins et autres locaux commerciaux. Lorsque ces commerces sont endommagés ou contraints de fermer, les conséquences peuvent se répercuter sur les entreprises de sécurité et leurs employés.

Diabagate Adama explique que certaines structures touchées pourraient mettre des semaines, voire des mois, à rouvrir, ce qui perturberait les contrats de sécurité et risquerait de réduire les revenus. « C’est là que nous sommes perdants », estime-t-il.

Diabagate Adama cleared

Diabagate Adama cleared

Quel impact pour les Africains vivant en France ?

Les relations entre la France et l’Afrique remontent à plusieurs siècles, façonnées par l’histoire coloniale, les migrations, le commerce et les liens culturels.

Aujourd’hui, des personnes ayant des racines dans des pays comme la Tunisie, l’Algérie, le Sénégal, le Maroc, le Mali ou la Côte d’Ivoire font partie intégrante de la société française.

Leurs expériences, leur statut juridique et leurs relations avec la France varient considérablement. Pourtant, les débats politiques sur l’immigration peuvent parfois brouiller ces distinctions, en particulier lorsque les discussions sur les migrations sont associées à la sécurité nationale ou aux troubles à l’ordre public.

Des manifestants lors d'une manifestation contre la hausse du coût de la vie, se joignant aux revendications des étudiants, à Paris, le 17 octobre 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Des manifestants lors d’une manifestation contre la hausse du coût de la vie, se joignant aux revendications des étudiants, à Paris, le 17 octobre 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Les troubles récents surviennent alors que la France se prépare à l’élection présidentielle de 2027, déjà marquée par la récurrence de discours autour de l’immigration et de l’identité nationale.

Le Rassemblement national, parti d’extrême droite, prône depuis longtemps un durcissement des contrôles aux frontières et cherche à étendre son influence politique.

Les déclarations de Donald Trump, JD Vance et Péter Magyar montrent à quel point les événements en France s’inscrivent aussi dans un débat international plus large sur les migrations.

Une crise aux ramifications multiples

La France doit désormais relever le défi de rétablir le calme tout en s’attaquant aux frustrations qui ont poussé des centaines de milliers de personnes à descendre dans la rue.

Pour certains responsables politiques à l’étranger, ces scènes de violences sont devenues un signal d’alarme concernant l’immigration. Pour d’autres, elles reflètent des problèmes économiques et sociaux plus profonds et sans lien tangible avec l’immigration.

Et pour des personnes comme Diabagate Adama, la crise se fait sentir de manière plus immédiate.

Mais au cœur du débat sur l’immigration, une question plus fondamentale demeure : comment des manifestations concernant l’éducation et le coût de la vie ont-elles pu se transformer en une controverse sur la question de savoir qui a sa place en France ?

 Africanews

57 Vues
20 octobre 2026
À la UneSport

Léopards : Charles Pickel écarté du groupe, son avenir en sélection en question

by admin9775 20 octobre 2026

Le milieu de terrain congolais Charles Pickel ne fait plus partie du groupe des Léopards, à la suite d’une décision de l’encadrement de l’équipe nationale. Si les raisons officielles de cette mesure n’ont pas été détaillées, des informations évoquent des tensions liées à son changement de statut au sein de la sélection.

Une frustration qui aurait affecté son comportement

Selon les informations rapportées, Charles Pickel aurait mal vécu son passage du statut de titulaire à celui de remplaçant. Cette frustration aurait affecté son attitude durant le rassemblement des Léopards aux États-Unis, suscitant des réactions négatives de la part de certains coéquipiers et membres du staff technique.

Des comportements similaires lui auraient déjà été reprochés par le passé, malgré plusieurs mises en garde. Cette fois, la situation aurait conduit à son éviction du groupe.

Toutefois, les motifs précis de cette décision n’ayant pas été officiellement détaillés, ces éléments doivent être considérés avec prudence.

Un retour encore envisageable

L’écartement de Charles Pickel ne signifie pas nécessairement que les portes de la sélection lui sont définitivement fermées. Un éventuel retour dépendra notamment de son attitude, de sa capacité à tirer les leçons de cette situation et de ses performances en club.

Une concurrence accrue au milieu de terrain

La concurrence s’annonce également plus intense dans l’entrejeu congolais, avec l’émergence de nouveaux profils comme Banzuzi, Ndezi, Mokio et Paris Maghoma. Ces joueurs pourraient renforcer les options à la disposition du staff technique et rendre les places plus difficiles à obtenir.

Dans ce contexte, Charles Pickel devra non seulement retrouver son meilleur niveau en club, mais aussi convaincre l’encadrement de sa capacité à s’intégrer pleinement dans la dynamique collective.

Au-delà du cas individuel du milieu congolais, cette situation remet en avant un enjeu essentiel pour les Léopards : préserver la cohésion du groupe et maintenir un équilibre entre les ambitions individuelles et les exigences collectives.

Par Marius Bopenga
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58 Vues
20 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Laurent Nkunda aperçu à Goma aux côtés de cadres du FRN de Joseph Kabila

by admin9775 20 octobre 2026

L’ancien chef rebelle Laurent Nkunda aurait fait son apparition à Goma, où il aurait été aperçu aux côtés de plusieurs cadres du Front pour la refondation de la nation (FRN), le nouveau mouvement politico-militaire associé à l’ancien président congolais Joseph Kabila. Cette présence intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires et de spéculations sur les alliances susceptibles de se nouer autour de l’AFC/M23.

Laurent Nkunda, ancien chef du CNDP en République démocratique du Congo, aurait-il été libéré par le Rwanda après près de 18 ans de détention à Kigali ? Sa photo fait actuellement le buzz sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses interrogations sur son sort.

Ces développements alimentent les interrogations sur les relations entre les différents acteurs politiques et militaires présents dans l’Est de la République démocratique du Congo. Toutefois, les informations disponibles dans les éléments rapportés ne permettent pas d’établir l’existence d’un ralliement officiel de Laurent Nkunda au FRN.

Le rôle de Laurent Nkunda évoqué dans un rapport de l’ONU

Un rapport du Groupe d’experts des Nations unies publié en avril 2025 aurait indiqué que le Rwanda avait envisagé de confier à Laurent Nkunda un rôle stratégique au sein de l’AFC/M23, dans le but de renforcer la cohésion interne du mouvement.

Cette éventualité s’inscrirait dans un contexte de divisions et de rivalités au sein de la rébellion, notamment autour du leadership et de la répartition des responsabilités. À ce stade, les éléments rapportés évoquent un projet de nomination, sans établir qu’il aurait effectivement été mis en œuvre.

Ancien général congolais et ex-chef du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Laurent Nkunda est associé à plusieurs épisodes de violences dans l’Est de la RDC. Il fait l’objet de sanctions internationales et son parcours est marqué par de graves accusations de violations des droits humains.

Des contacts présumés avec des cadres de l’AFC/M23

Le même rapport de l’ONU mentionnerait également des contacts réguliers entre Joseph Kabila, Moïse Katumbi, John Numbi et des cadres de l’AFC/M23 ainsi que leurs soutiens régionaux.

Ces contacts présumés ne suffisent toutefois pas, à eux seuls, à démontrer une adhésion formelle à la rébellion ou l’existence d’une alliance politique ou militaire conclue entre ces personnalités et le mouvement.

La distinction est importante dans un contexte où les rapprochements supposés et les mouvements de figures politiques font l’objet de nombreuses interprétations.

Goma, au cœur des recompositions politiques et militaires

La présence présumée de Laurent Nkunda aux côtés de cadres du FRN, si elle est confirmée, pourrait relancer les interrogations sur les rapports entre les différentes composantes de la rébellion et les acteurs politiques qui gravitent autour de la crise dans l’Est du pays.

Elle intervient alors que les efforts diplomatiques visant à rétablir la paix entre la RDC et le Rwanda se poursuivent, sur fond de tensions persistantes et de déplacements de populations civiles.

Pour l’heure, plusieurs questions restent ouvertes : la nature exacte de la présence de Laurent Nkunda à Goma, son éventuel rôle au sein du FRN et l’existence de liens opérationnels entre ce mouvement et l’AFC/M23. En l’absence de confirmations indépendantes, ces éléments doivent être considérés avec prudence.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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20 octobre 2026
À la UneReligion

Équateur : un prêtre meurt après la chute d’un crucifix en pleine messe à Guayaquil

by admin9775 20 octobre 2026

Un drame s’est produit le 17 octobre 2026 dans une paroisse catholique de Guayaquil, en Équateur. Le père Patricio Alfredo Sánchez Molinari, prêtre rédemptoriste, est décédé après qu’un imposant crucifix en bois lui est tombé sur la tête alors qu’il célébrait la messe.

La scène, captée lors d’une célébration retransmise en direct et relayée sur les réseaux sociaux, a suscité une vive émotion parmi les fidèles. Selon les informations rapportées par plusieurs médias, le prêtre a succombé à ses blessures quelques heures après l’accident.

Un accident survenu pendant la célébration eucharistique

Le drame s’est produit alors que le père Patricio Sánchez Molinari officiait devant les fidèles. La chute du crucifix, installé près de l’autel, l’a violemment atteint à la tête.

Quelques instants avant l’accident, le prêtre avait notamment évoqué la mort dans sa réflexion spirituelle, déclarant, selon les extraits relayés : « Un jour, nous tous qui sommes ici, nous mourrons aussi. »

Cette phrase, prononcée peu avant le drame, a particulièrement marqué les internautes qui ont découvert la vidéo de la célébration.

L’Église catholique rend hommage au prêtre

À la suite de son décès, l’archidiocèse de Guayaquil a organisé une messe de requiem en mémoire du père Patricio Alfredo Sánchez Molinari, membre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur.

La célébration a été présidée par le cardinal Luis Cabrera, archevêque de Guayaquil, en présence d’évêques auxiliaires, de prêtres, de membres de la congrégation rédemptoriste et de nombreux fidèles.

L’archidiocèse a également exprimé sa gratitude pour les nombreux messages de condoléances reçus de différents pays, tout en invitant les fidèles à prier pour le repos éternel de l’âme du défunt.

La mort du père Patricio Sánchez Molinari laisse ainsi une profonde émotion au sein de sa communauté religieuse. Les circonstances tragiques de sa disparition, survenue au cours même de la célébration eucharistique, ont donné à cet événement une résonance particulière auprès des catholiques et sur les réseaux sociaux.

Par Marius Bopenga
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20 octobre 2026
À la UneSport

Léopards : blessé, Aaron Wan-Bissaka incertain pour le prochain rassemblement

by admin9775 20 octobre 2026

Mauvaise nouvelle pour la sélection de la République démocratique du Congo. Le défenseur congolais  Aaron Wan-Bissaka est écarté des terrains d’Aston Villa pour au moins trois semaines en raison d’une blessure aux ischio-jambiers subie lors du match de Premier League contre Newcastle United .

Ce latéral droit de 28 ans a quitté le terrain à la 77ᵉ minute de la victoire 1-0 d’Aston Villa, après avoir ressenti de fortes douleurs 

Foot Africa. Il avait débuté la rencontre et offert une bonne prestation avant sa sortie. Unai Emery a confirmé qu’il s’agissait d’une lésion aux ischio-jambiers, mais la durée exacte de l’absence dépendra des résultats des examens médicaux

Son retour est attendu vers la mi-novembre, ce qui compromet sérieusement ses chances de participer au prochain rassemblement des Léopards.

Cette blessure aggrave la crise au poste de latéral gauche, avec Ian Maatsen (cheville) et Matteo Ruggeri (ischio-jambiers) également absents 

Wan-Bissaka a été utilisé comme latéral gauche pour compenser, mais Emery doit désormais recourir à Tyrone Mings ou à d’autres options. Matty Cash a repris l’entraînement collectif, offrant un espoir de retour rapide

Un forfait probable pour les Léopards

Le rassemblement de la sélection congolaise devant débuter au plus tard le 8 novembre, la présence du défenseur figure désormais parmi les grandes incertitudes. Si la durée d’indisponibilité annoncée se confirme, Aaron Wan-Bissaka pourrait manquer ce rendez-vous international.

Cette éventuelle absence représenterait un coup dur pour les Léopards, tant le défenseur constitue un élément important de l’effectif national.

Le staff technique devra donc suivre l’évolution de son état physique avant de déterminer s’il pourra être disponible pour les prochaines échéances de la sélection.

Par Pascal Kabeya
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20 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : les députés du Nord-Kivu condamnent la création du FRN attribuée à Joseph Kabila

by admin9775 19 octobre 2026

Les députés nationaux élus du Nord-Kivu ont condamné la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), une initiative attribuée à l’ancien président Joseph Kabila. Réunis ce samedi 17 octobre au Palais du Peuple, à Kinshasa, ces élus ont dénoncé une démarche qu’ils considèrent comme une menace pour la paix et une continuité de l’agression dans l’est de la République démocratique du Congo.

Soutien à l’approche diplomatique de Félix Tshisekedi

Dans une déclaration lue par le président de leur caucus, Jacques Safari Nganizi, les députés du Nord-Kivu ont réaffirmé leur soutien à l’approche diplomatique du président Félix Tshisekedi face à la crise sécuritaire dans l’est du pays.

Les élus ont également appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à veiller à l’application de la résolution 2773 et à renforcer les sanctions ciblées contre les acteurs qu’ils estiment impliqués dans la déstabilisation de la RDC.

Par cette prise de position, les députés du Nord-Kivu rejoignent les voix qui contestent l’initiative attribuée à Joseph Kabila, qu’ils jugent incompatible avec les efforts engagés pour rétablir la paix dans les provinces de l’Est.

Par Marius Bopenga
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49 Vues
19 octobre 2026
À la UneCommunications politiques

Seth Kikuni suspendu de PISTE et le ministère de l’Intérieur suspend les activités du parti

by admin9775 19 octobre 2026

Seth Kikuni fait l’objet d’une suspension au sein de son parti, PISTE, en raison de son soutien affiché à l’ancien président Joseph Kabila. Cette décision est assortie de l’ouverture d’une procédure disciplinaire pour des manquements graves aux dispositions constitutionnelles, selon les informations communiquées.

Parallèlement, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a ordonné la suspension de l’ensemble des activités de cette formation politique.

Ces deux mesures placent PISTE au cœur d’une séquence politique marquée par des tensions autour des positions de ses dirigeants et de leurs prises de position publiques.

Par Pascal Kabeya
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62 Vues
19 octobre 2026
À la UneBusiness News

RDC : S-MART SARL dément tout lien avec la famille Kabila et menace de poursuites judiciaires

by admin9775 19 octobre 2026

La société S-MART SARL, propriétaire des supermarchés S&K, a formellement démenti les informations diffusées sur les réseaux sociaux lui attribuant des liens de propriété avec la famille de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila.

Dans un communiqué de presse daté du 16 octobre 2026, la société, par l’intermédiaire de son conseil, Me Raphaël Kibuka, a catégoriquement rejeté ces allégations, affirmant n’entretenir aucun lien de propriété, aucune affiliation ni aucune relation, de quelque nature que ce soit, avec la famille Kabila.

Des démarches judiciaires annoncées

Face à la propagation de ces informations, S-MART SARL indique avoir saisi les juridictions et autorités compétentes afin que les auteurs des publications incriminées répondent de leurs actes, conformément aux lois en vigueur en RDC.

La société affirme également constituer un dossier de preuves en vue d’éventuelles poursuites judiciaires. Elle met en garde contre la diffusion et le relais d’informations non vérifiées susceptibles de porter atteinte à sa réputation.

Un appel à la prudence sur les réseaux sociaux

S-MART SARL rappelle que la liberté d’expression ne dispense pas les utilisateurs des réseaux sociaux de vérifier leurs informations avant de les publier ou de les partager. La société estime que la propagation d’accusations non étayées peut entraîner des conséquences, notamment sur les plans professionnel et judiciaire.

En attendant que des éléments dûment établis viennent éventuellement contredire sa position, la direction de S-MART SARL appelle le public à faire preuve de discernement et à ne pas présenter de simples allégations comme des faits avérés.

Par cette mise au point, l’entreprise entend ainsi clarifier sa position sur les informations qui circulent à son sujet et annonce vouloir recourir aux voies légales pour défendre ses intérêts et préserver sa réputation.

Par Marius Bopenga
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19 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Elio Di Rupo et Hilde Vautmans pressent l’UE d’agir face à la crise dans l’Est

by admin9775 19 octobre 2026

Les députés européens belges Elio Di Rupo et Hilde Vautmans appellent l’Union européenne (UE) à renforcer son engagement face à la crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Ils réclament notamment des sanctions ciblées contre les responsables de la déstabilisation, le respect des engagements de paix et une augmentation de l’aide humanitaire destinée aux populations affectées par le conflit.

Cette position a été exprimée à l’issue d’une rencontre avec le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, en présence de la députée fédérale belge d’origine congolaise Lydia Mutyebele Ngoi. Une synthèse de cet échange, publiée sur les réseaux sociaux d’Elio Di Rupo, a été relayée par ACTUALITE.CD samedi 17 octobre 2026.

« Les vies congolaises ont la même valeur que les vies ukrainiennes »

Les deux élus dénoncent ce qu’ils considèrent comme une réaction insuffisante de l’Europe face à un conflit qui perdure depuis plus de trois décennies. Elio Di Rupo, membre du groupe des Socialistes et Démocrates (S&D), et Hilde Vautmans, affiliée à Renew Europe, estiment que la crise congolaise mérite une attention internationale comparable à celle accordée à d’autres conflits, notamment la guerre en Ukraine.

« Les vies congolaises ont la même valeur que les vies ukrainiennes. L’Europe ne peut rester silencieuse ! », a déclaré Elio Di Rupo, affirmant que le ministre Floribert Anzuluni leur avait exposé la gravité de la situation dans l’Est de la RDC et les enjeux du conflit.

L’ancien Premier ministre belge évoque un bilan humain particulièrement lourd, avec des millions de morts, 18,5 millions de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire et des millions de déplacés.

L’entrée en scène de Joseph Kabila suscite des inquiétudes

Elio Di Rupo s’inquiète également de l’évolution politique et militaire du conflit, notamment depuis l’annonce de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), associé à l’ancien président congolais Joseph Kabila.

Selon les éléments présentés par les deux élus, ce mouvement politico-militaire intégrerait l’AFC/M23, une rébellion soutenue par le Rwanda. Ils redoutent que cette évolution contribue à une nouvelle escalade des violences dans l’Est du pays.

Pour les parlementaires européens, cette situation renforce la nécessité d’une réponse internationale plus ferme, à la fois sur le plan diplomatique et sur celui des sanctions.

Les ressources minières au cœur des tensions

Les deux élus soulignent également la dimension économique du conflit. La RDC dispose d’importantes ressources naturelles, notamment le coltan, utilisé dans la fabrication de nombreux équipements électroniques.

S’appuyant sur les conclusions d’experts des Nations unies, Elio Di Rupo accuse le M23 et le Rwanda de contribuer au pillage des ressources minières congolaises.

« Ces minerais sont acheminés illégalement vers le Rwanda, mélangés à sa production, puis revendus à l’étranger, notamment sur les marchés européens », a-t-il dénoncé, estimant que ces activités procurent des revenus susceptibles de contribuer au financement des groupes armés.

Les deux élus plaident ainsi pour un renforcement de la traçabilité des minerais afin de lutter contre le commerce des ressources issues des zones de conflit.

Sanctions ciblées et aide humanitaire renforcée

Face à la dégradation de la situation, Elio Di Rupo et Hilde Vautmans demandent à l’Union européenne de prendre des mesures contre les responsables présumés de la déstabilisation, notamment Joseph Kabila et des responsables rwandais accusés de soutenir le M23.

Ils appellent également à faire respecter les accords de paix, à défendre la souveraineté congolaise et à accroître l’assistance humanitaire en faveur des populations touchées.

Les deux parlementaires ont par ailleurs annoncé leur intention de demander que le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi puisse s’exprimer devant les députés européens réunis à Strasbourg.

La crédibilité de l’Union européenne en question

Pour les deux élus, la crédibilité de l’Union européenne dépend aussi de sa capacité à faire respecter les engagements pris dans le cadre des processus de paix qu’elle soutient.

Ils rappellent que l’UE avait annoncé, le 17 mars 2025, des sanctions individuelles visant notamment des responsables des Forces de défense rwandaises et des cadres de l’AFC/M23, après l’occupation de Goma et de Bukavu par la rébellion.

Depuis, les efforts diplomatiques se poursuivent notamment dans le cadre des processus de Washington et de Doha, tandis que les combats et les accusations réciproques de non-respect des engagements persistent sur le terrain.

Dans ce contexte, Elio Di Rupo et Hilde Vautmans estiment que l’Europe doit intensifier son action afin de contribuer à une désescalade durable et à l’amélioration de la situation humanitaire.

Leur appel remet ainsi au centre du débat la question du rôle de l’Union européenne dans la résolution du conflit, alors que Kinshasa, Kigali et les différents acteurs impliqués restent confrontés à la difficulté de traduire les engagements diplomatiques en avancées concrètes sur le terrain.

Par Pascal Kabeya
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19 octobre 2026
À la UneAfrique

Secrétariat général de l’ONU : Macky Sall jette l’éponge

by admin9775 18 octobre 2026

Au lendemain du sixième vote indicatif au sein du Conseil de sécurité, l’ex-président sénégalais a décidé de retirer sa candidature.

Quelques heures après un sixième straw poll (vote indicatif) devant le Conseil de sécurité, l’ex-président du Sénégal Macky Sall a annoncé ce 17 octobre sa décision de se retirer du processus de désignation du prochain secrétaire général de l’Organisation des nations unies (ONU). « J’ai pris cette décision avec un profond sens des responsabilités, en espérant contribuer ainsi à l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité, gardant à l’esprit que, depuis le début du processus, les résultats des différents votes tests indiquent un choix en faveur d’une candidature issue de la région d’Amérique latine et des Caraïbes, et éventuellement féminine », a-t-il fait savoir depuis Marrakech, où il réside, via son compte X.

La veille, à l’occasion du premier vote avec des bulletins de couleur, le candidat sénégalais était apparu d’autant plus fragilisé – avec seulement 5 votes favorables sur 15 voix – qu’il s’est par ailleurs retrouvé sous la menace de trois veto potentiels émanant des membres permanents du Conseil.

À l’issue du vote informel du 16 octobre 2026 pour l’élection au poste de Secrétaire général des Nations Unies, et après consultations avec Son Excellence Monsieur Evariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi, Président en exercice de l’Union Africaine, et Son… pic.twitter.com/ceYNy2EBda

— Macky Sall (@Macky_Sall) October 17, 2026

« Je tiens à remercier le président [du Burundi] Évariste Ndayishimiye, qui a parrainé ma candidature, et le président [du Sénégal] Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui l’a soutenue. […] L’Afrique, qui est au cœur des enjeux de paix, de sécurité et de développement, doit aussi continuer à faire entendre sa voix et poursuivre ses efforts afin d’occuper la place qui lui revient dans la gouvernance mondiale », a-t-il ajouté.

Après la Chilienne Michelle Bachelet, Macky Sall est le deuxième candidat à retirer sa candidature dans le cadre du processus de sélection de la personne qui succédera, en janvier 2027, au Portugais António Guterres.

JA

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