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Category:

À la Une

À la UneNouvelles nécrologiques

Royaume-Uni : Jason Arday, ancien professeur noir de Cambridge, retrouvé mort après une polémique sur son parcours

by admin9775 16 août 2026
written by admin9775

La mort de Jason Arday, ancien professeur de l’Université de Cambridge, suscite une vive émotion au Royaume-Uni. Le sociologue de 41 ans a été retrouvé mort vendredi à son domicile, dans un contexte marqué par une importante polémique autour de son parcours académique et professionnel.

Le Premier ministre britannique Andy Burnham a qualifié cette disparition de « tragédie », appelant à éviter les jugements précipités et à prendre le temps de comprendre les circonstances ayant entouré les derniers mois de la vie du sociologue.

Une polémique qui avait éclaté fin juillet

Jason Arday était devenu en 2023 le plus jeune professeur noir de l’histoire de Cambridge. Sa nomination avait été présentée comme un symbole important de la diversité au sein d’une institution universitaire particulièrement prestigieuse.

Mais son parcours a récemment fait l’objet d’un examen particulièrement intense. Un chercheur connu pour ses critiques des politiques de discrimination positive l’avait notamment accusé d’avoir plagié sa thèse.

Jason Arday avait reconnu certaines erreurs, qu’il présentait comme commises de bonne foi, tandis que l’Université de Cambridge avait ouvert une enquête interne afin d’examiner les accusations.

Par la suite, d’autres interrogations concernant son curriculum vitae et son parcours universitaire avaient été relayées publiquement, notamment par des médias conservateurs.

Ses proches dénoncent une campagne de désinformation

La famille et plusieurs personnes ayant travaillé avec Jason Arday dénoncent aujourd’hui une campagne de désinformation destinée, selon elles, à le discréditer.

L’ancien professeur avait lui-même évoqué les conséquences personnelles de cette exposition médiatique. « Les accusations incessantes, les spéculations et les commentaires publics ont eu de profondes répercussions sur moi », avait-il écrit dans un communiqué.

Face à la pression, il avait finalement quitté son poste à Cambridge, affirmant vouloir protéger sa santé mentale.

La polémique s’était encore intensifiée cette semaine après les témoignages d’anciens camarades de classe évoquant certains souvenirs de son enfance. Ces témoignages entraient notamment en contradiction avec des déclarations antérieures de Jason Arday concernant son enfance et son autisme.

Une enquête privilégie la piste du suicide

Les policiers qui ont découvert son corps à son domicile privilégient, à ce stade, la piste du suicide. Les circonstances exactes de son décès restent toutefois du ressort de l’enquête.

Ses proches estiment que l’intensité de la controverse et la multiplication des accusations publiques doivent être prises en compte dans la compréhension de ce qui s’est passé, tout en appelant à ne pas tirer de conclusions hâtives.

L’Université de Cambridge a exprimé sa tristesse après l’annonce de sa disparition.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a également dénoncé ce qu’il considère comme un « procès médiatique » inacceptable.

De son côté, Andy Burnham a appelé à la prudence : « Ce n’est pas le moment de porter des jugements hâtifs. C’est plutôt un moment de réflexion pour comprendre comment on en est arrivé là. »

La disparition de Jason Arday relance ainsi les débats sur la pression médiatique exercée sur les personnalités publiques, les accusations dans le monde universitaire, le racisme et les conséquences que peuvent avoir les campagnes de mise en cause publique sur la santé et la vie personnelle des personnes concernées.

Par Pascal Kabeya
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16 août 2026 0 comments
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À la UnePolitique

Néhémie Mwilanya recadre Tshisekedi : « Il a juste respecté la séparation des pouvoirs »

by admin9775 15 août 2026
written by admin9775

L’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, Néhémie Mwilanya, réagit à la décision du président Félix-Antoine Tshisekedi de renvoyer au Parlement la loi portant conditions d’organisation du référendum pour une nouvelle délibération.

Pour Néhémie Mwilanya, cette démarche du chef de l’État ne doit pas être interprétée comme un geste politique particulier. Elle relève, selon lui, du strict respect des principes constitutionnels et de la séparation des pouvoirs.

« Il a juste respecté la séparation des pouvoirs », estime l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila.

Le Parlement appelé à intervenir

Néhémie Mwilanya considère que les dispositions de la loi ayant fait l’objet de réserves de la part de la Cour constitutionnelle doivent désormais être examinées et, le cas échéant, modifiées par le Parlement.

Selon lui, le président de la République ne peut pas se substituer au législateur. Il revient donc aux députés nationaux et aux sénateurs de procéder aux corrections nécessaires conformément aux observations formulées par la Cour constitutionnelle.

Cette lecture intervient après la décision de Félix Tshisekedi de solliciter une nouvelle délibération de la proposition de loi sur les conditions d’organisation du référendum, à la suite de l’arrêt de la Cour constitutionnelle déclarant le texte conforme à la Constitution sous plusieurs réserves.

Une clarification dans un contexte politique tendu

La réaction de Néhémie Mwilanya intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué par les débats sur le référendum et le projet de modification de la Constitution.

Une partie de l’opposition, notamment réunie au sein de la coalition C64, considère toute démarche pouvant conduire à un changement de la Constitution comme une ligne rouge.

Pour Mwilanya, la procédure engagée par le chef de l’État doit toutefois être comprise avant tout comme une conséquence du fonctionnement normal des institutions : la Cour constitutionnelle formule ses réserves, le président renvoie le texte au Parlement et le législateur est appelé à procéder aux ajustements nécessaires.

Cette interprétation remet ainsi l’accent sur la séparation des pouvoirs et sur les prérogatives respectives du pouvoir exécutif, du Parlement et de la Cour constitutionnelle dans le processus législatif.

Néhémie Mwilanya Wilondja : profil et rôle politique

Néhémie Mwilanya Wilondja est un homme politique congolais originaire de Tabora (Tanzanie), né le 26 août 1967. Avocat au barreau de Kinshasa depuis 1996, il a débuté sa carrière politique en 2001 dans le cabinet de son ancien professeur de droit, Alphonse Ntumba Luaba, alors ministre des Droits humains .

Ascension au sein du pouvoir

En 2004, il rejoint le cabinet du président Joseph Kabila comme conseiller du collège administratif et juridique, puis devient conseiller principal. Il est proche de figures comme Adolphe Lumanu et Gustave Beya Siku, et succède à Augustin Katumba Mwanke, décédé en 2012. En mai 2015, il est nommé directeur de cabinet du président, un poste qui lui vaut le surnom de « vice-président » .

Parlementarisation

De 2019 à 2023, il est député pour la province du Sud-Kivu, circonscription Fizi, dans le cadre du Parti du Congrès du Peuple (PCD)

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

AS Monaco : Paul Pogba, c’est déjà fini ! Le champion du monde quitte le Rocher

by admin9775 15 août 2026
written by admin9775

La magie n’aura finalement pas opéré pour Paul Pogba à l’AS Monaco. Arrivé sur le Rocher à l’été 2025 avec l’ambition de relancer sa carrière, le champion du monde 2018 ne devrait pas poursuivre son aventure avec le club monégasque.

Selon les informations de Nice-Matin, le divorce entre les deux parties est désormais acté, notamment après une nouvelle blessure à la cuisse gauche qui éloigne une fois de plus le milieu français des terrains.

Une expérience monégasque loin des attentes

Le club de la Principauté avait déjà envisagé de mettre un terme à sa collaboration avec Pogba après une première saison largement en dessous des attentes.

La saison dernière, le Français n’a disputé que six rencontres de Ligue 1, pour seulement 115 minutes de jeu, sans parvenir à s’imposer dans la rotation de l’équipe.

Arrivé à Monaco après une longue période d’arrêt liée à sa suspension pour dopage et à plusieurs problèmes physiques, Pogba espérait retrouver progressivement son meilleur niveau. Mais son retour à la compétition ne s’est jamais véritablement concrétisé.

Une nouvelle blessure qui précipite la séparation

Cette nouvelle blessure à la cuisse gauche aurait finalement convaincu la direction monégasque de refermer définitivement cette parenthèse.

Le directeur général Thiago Scuro aurait ainsi décidé de mettre fin à l’expérience, alors que le club ne souhaite plus compter sur le milieu français pour la suite de la saison.

Les deux parties doivent désormais trouver un accord financier afin de formaliser leur séparation avant la clôture du mercato, fixée au 1er septembre.

À 33 ans, Paul Pogba se retrouve donc de nouveau à la recherche d’un nouveau projet pour tenter de relancer une carrière qui, depuis plusieurs années, est fortement perturbée par les blessures et les difficultés extra-sportives.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Guerre dans l’Est de la RDC : Pierre Verjans préconise de « fusiller les généraux félons » pour rétablir l’armée congolaise

by admin9775 15 août 2026
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Le politologue et professeur belge Pierre Verjans estime qu’une réforme profonde de l’armée congolaise est indispensable pour permettre aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) de faire face efficacement à la guerre dans l’Est du pays.

Intervenant sur la situation sécuritaire en RDC, l’universitaire a notamment évoqué la nécessité de sanctionner sévèrement les officiers militaires responsables, selon lui, de comportements compromettant l’efficacité de la chaîne de commandement.

S’appuyant sur un épisode de la Révolution française, Pierre Verjans a déclaré qu’il faudrait notamment « commencer par fusiller les généraux félons » afin de rétablir une véritable discipline au sein de l’armée congolaise.

Une référence historique pour illustrer la nécessité de sanctions

Le politologue a toutefois pris soin de préciser qu’il ne proposait pas nécessairement de reproduire cette pratique dans le contexte congolais.

« Je ne dis pas qu’il faut faire la même chose », a-t-il expliqué, présentant plutôt cet exemple historique comme une illustration de la nécessité, pour une armée, de disposer d’une chaîne de commandement claire et de sanctions effectives lorsque certains responsables militaires trahissent leur mission ou leur commandement.

Pour Pierre Verjans, la reconstruction des FARDC passe ainsi par une restauration de l’autorité militaire, de la discipline et de la confiance au sein de la hiérarchie.

La question de la responsabilité des hauts gradés

Cette déclaration intervient alors que l’armée congolaise fait face à d’importants défis dans l’Est de la RDC, notamment dans les zones affectées par les affrontements avec l’AFC/M23 et les groupes armés.

Au-delà des moyens matériels et des effectifs, le débat porte régulièrement sur la qualité du commandement, la discipline des troupes et la responsabilité des officiers dans les revers enregistrés sur différents fronts.

La sortie de Pierre Verjans relance ainsi la question de la réforme des FARDC et de la manière dont l’État congolais devrait traiter les officiers accusés de trahison, de désertion ou de manquements graves à leurs obligations militaires.

Son propos, particulièrement radical dans sa formulation, met surtout en avant un principe, sans une chaîne de commandement crédible, une discipline militaire effective et des mécanismes de responsabilité, la reconstruction d’une armée nationale capable de défendre durablement le territoire reste difficile.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

LINAFOOT : Guy Loando Mboyo devient le nouveau propriétaire de Céleste FC

by admin9775 15 août 2026
written by admin9775

Comme annoncé précédemment, Céleste FC, mis en vente il y a quelques semaines, a finalement trouvé preneur. Le club congolais appartient désormais au ministre d’État Guy Loando Mboyo.

Ce changement de propriétaire pourrait également entraîner une nouvelle implantation pour le club. Sauf imprévu, Céleste FC devrait désormais accueillir ses rencontres à Mbandaka, dans la province de l’Équateur, au cours de la saison 2026-2027.

Le stade Bakusu bientôt homologué ?

Cette perspective pourrait également avoir des répercussions sur les infrastructures sportives retenues pour le championnat national.

Le stade Bakusu de Mbandaka pourrait en effet être ajouté à la liste des enceintes autorisées à accueillir les rencontres de la Linafoot Ligue 1. Il deviendrait ainsi le neuvième stade retenu pour la prochaine saison.

Si cette homologation se confirme, l’arrivée de Céleste FC à Mbandaka permettrait à la ville de retrouver une présence régulière dans l’élite du football congolais et offrirait au club un nouvel ancrage régional.

Le club devra toutefois attendre la confirmation officielle de la Ligue nationale de football concernant le stade Bakusu et la programmation de ses rencontres à Mbandaka.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

RDC : l’épidémie d’Ebola s’étend à une sixième province, la recherche d’un traitement s’accélère

by admin9775 15 août 2026
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L’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo poursuit son expansion. Après avoir touché plusieurs provinces du pays, elle a désormais atteint le Bas-Uélé, portant à six le nombre de provinces concernées.

L’annonce de ce nouveau foyer a été faite jeudi 13 août 2026 par Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). La province du Bas-Uélé, située dans le nord-est de la RDC et frontalière de la République centrafricaine, était jusque-là épargnée.

Selon les informations communiquées, une personne en provenance du Haut-Uélé est décédée dans la ville de Buta, chef-lieu du Bas-Uélé, après avoir été infectée par le virus. Cette situation fait craindre de nouvelles transmissions parmi les personnes ayant été en contact avec elle.

Une épidémie qui progresse rapidement

L’épidémie actuelle est provoquée par le virus Ebola de type Bundibugyo, une souche rare contre laquelle aucun traitement spécifique n’a encore démontré son efficacité.

Les données communiquées autour du 13 août faisaient état de plus de 4 500 cas confirmés et de plus de 2 100 décès, faisant de cette flambée l’une des plus importantes jamais enregistrées en RDC. La progression géographique du virus complique davantage la riposte, notamment en raison des difficultés d’accès à certaines zones, des déplacements de populations et des capacités limitées du système de santé.

La situation est particulièrement préoccupante en Ituri, qui concentre la majorité des cas et des décès enregistrés dans le pays.

La recherche d’un traitement franchit une nouvelle étape

Face à l’absence de traitement approuvé contre la souche Bundibugyo, la recherche scientifique se poursuit parallèlement à la riposte sanitaire.

L’essai clinique international PARTNERS, parrainé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), évalue notamment deux traitements : MBP134, un anticorps monoclonal, et le remdesivir, un antiviral. L’étude est coordonnée en RDC par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), en collaboration avec l’Institut de médecine tropicale de Belgique, l’Université d’Oxford et plusieurs partenaires humanitaires.

L’essai est notamment conduit à Bunia, où les chercheurs cherchent à déterminer si ces traitements peuvent améliorer les chances de survie des patients atteints de la maladie à virus Bundibugyo.

Quatre groupes pour comparer les traitements

Le protocole repose sur une répartition aléatoire des patients éligibles en différents groupes. Certains reçoivent les deux traitements expérimentaux, d’autres le MBP134 seul ou le remdesivir seul, tandis qu’un groupe reçoit les soins standards.

Cette méthode doit permettre aux chercheurs de comparer l’évolution des patients et de déterminer avec rigueur si l’un des traitements, ou leur association, procure un avantage réel en matière de survie.

Le franchissement du seuil de 100 participants constitue donc une étape importante pour l’essai, mais ne signifie pas encore qu’un traitement a fait la preuve de son efficacité. L’objectif reste précisément de produire les données scientifiques nécessaires pour déterminer quels traitements peuvent réellement fonctionner contre cette souche du virus.

Une course contre la propagation du virus

L’extension de l’épidémie au Bas-Uélé intervient ainsi au moment où les autorités sanitaires et leurs partenaires tentent d’accélérer simultanément la détection des cas, le suivi des contacts, la prise en charge médicale et la recherche thérapeutique.

Pour les acteurs de la riposte, l’enjeu est désormais double : freiner la propagation du virus tout en générant rapidement les preuves scientifiques susceptibles d’améliorer la prise en charge des malades.

L’absence actuelle de traitement dont l’efficacité est établie contre Ebola Bundibugyo rend cette recherche particulièrement importante. Le succès des essais cliniques pourrait non seulement contribuer à sauver davantage de vies pendant l’épidémie actuelle, mais également renforcer durablement la capacité de réponse aux futures flambées provoquées par cette souche.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Tchad: l’ex-Premier ministre et opposant Succès Masra grâcié par le président Déby

by admin9775 14 août 2026
written by admin9775

Succès Masra, ancien Premier ministre et chef du principal parti d’opposition au Tchad a été grâcié par le président Mahamat Idriss Déby vendredi 14 août par décret alors qu’il purgeait depuis plus d’un an une peine de 20 ans de prison ferme. Huit autres dirigeants de partis ont également été grâciés. Cette grâce présidentielle entraîne une « remise totale des peines privatives de libertés aux condamnés », indique le décret publié sur la page Facebook de la présidence tchadienne.

Condamné pour « diffusion de message à caractère haineux et xénophobe » et « complicité de meurtre », Succès Masra purgeait depuis plus d’un an une peine de 20 ans de prison ferme. Les huit dirigeants de partis, tous membres de la plateforme de l’opposition (GCAP), Groupe de concertation des acteurs politiques, étaient condamnés depuis mai à huit ans de prison ferme, jugés coupables de fomenter une insurrection.

Cette grâce présidentielle entraîne une « remise totale des peines privatives de libertés aux condamnés », indique le décret publié vendredi sur la page Facebook de la présidence tchadienne. « Nous remercions le président de la République d’avoir bravé les obstacles et choisi d’avancer dans l’esprit de l’unité nationale qui est entrain de naître. Nous espérons enfin nous asseoir autour d’une table pour faire avancer la paix », a réagit le Dr Ndolembai Sadé Njesada, Vice-Président du parti de Succès Masra, les Transformateurs.

Un exil au Cameroun, puis la nomination comme Premier ministre

Économiste de 42 ans et figure populaire de l’opposition, Succès Masra avait été contraint à l’exil au Cameroun fin 2022, après une manifestation violemment réprimée lors de laquelle de nombreuses personnes avaient été tuées par les forces de l’ordre, sans qu’aucun bilan officiel ne soit jamais communiqué.

Il était rentré au Tchad un an plus tard en vertu d’un accord conclu avec le gouvernement tchadien à Kinshasa. Il avait été nommé Premier ministre peu après, cinq mois avant l’élection présidentielle de mai 2024 à l’issue de laquelle il était arrivé deuxième avec près de 20% des voix.

RFI

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À la UnePolitique

RDC : Eric Prince aurait participé à une réunion stratégique à Kinshasa sur la sécurisation des zones minières

by admin9775 14 août 2026
written by admin9775

L’homme d’affaires américain Eric Prince, fondateur de la société militaire privée Blackwater et associé à Frontier Services Group (FSG), aurait été aperçu le week-end dernier à Kinshasa, selon plusieurs sources.

D’après ces informations, l’homme d’affaires aurait participé à une réunion stratégique organisée à la Cité de l’OUA, sous la présidence du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi.

La rencontre aurait réuni, outre Eric Prince et certains de ses collaborateurs, des officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), des membres de la Présidence ainsi que des représentants burundais.

La sécurisation des zones minières au cœur des échanges

Selon les mêmes sources, les discussions auraient principalement porté sur la sécurisation des zones minières situées dans l’Est de la République démocratique du Congo, dans le contexte de la mise en œuvre des engagements issus de l’accord conclu récemment entre la RDC et le Rwanda sous médiation américaine.

Les participants auraient également procédé à une évaluation de la situation sécuritaire sur les différents fronts ainsi que des capacités des forces engagées sur le terrain.

Les échanges auraient notamment porté sur les scénarios envisageables en cas de reprise des hostilités et sur les moyens permettant aux forces gouvernementales de reprendre le contrôle de certains territoires stratégiques des Hauts-Plateaux et des zones environnantes.

Une présence qui intervient dans un contexte sécuritaire tendu

La présence présumée d’Eric Prince à Kinshasa intervient alors que la question de la sécurisation de l’Est de la RDC demeure au cœur des discussions diplomatiques et sécuritaires régionales.

Le rôle que pourraient jouer des acteurs privés spécialisés dans la sécurité ou la logistique militaire dans la mise en œuvre des futurs dispositifs de sécurisation des zones minières reste toutefois à préciser.

À ce stade, les informations faisant état de cette réunion et de la participation d’Eric Prince n’ont pas été officiellement confirmées par la Présidence de la République démocratique du Congo.

Après cette rencontre, l’homme d’affaires américain aurait quitté Kinshasa.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Procès Christian Tshiwewe : nouveau réaménagement de la Haute Cour militaire, l’affaire renvoyée au 27 août

by admin9775 14 août 2026
written by admin9775

Le procès du général d’armée Christian Tshiwewe Songesha et de ses coaccusés s’est poursuivi ce jeudi 13 août 2026 devant la Haute Cour militaire à Kinshasa, dans une nouvelle configuration de la composition du tribunal.

Un changement est notamment intervenu parmi les juges assesseurs. Le lieutenant-général David Padiri Bulenda, coordonnateur national de la Réserve armée de la Défense, a intégré la composition de la Haute Cour militaire en remplacement du commissaire général de la Police nationale congolaise, Benjamin Alongaboni.

Conformément à l’article 27 du Code judiciaire militaire, le nouvel assesseur a prêté serment avant de prendre part à l’audience. Le premier président de la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay, a rappelé que cette formalité est obligatoire pour tout assesseur non magistrat lors de sa première audience.

La défense conteste la régularité de la procédure

Au cours de cette audience, les avocats de Christian Tshiwewe et de plusieurs coaccusés ont poursuivi leurs moyens de défense en contestant notamment la régularité de la procédure ayant conduit au procès.

La défense demande en particulier l’annulation des procès-verbaux établis par le Conseil national de cyberdéfense, estimant que les agents de cette structure ne disposaient pas de la qualité requise pour poser certains actes de procédure.

Les prévenus contestent également la compétence du Conseil national de cyberdéfense et dénoncent plusieurs irrégularités qu’ils estiment avoir entaché la procédure.

Ces arguments constituent, à ce stade, des moyens soulevés par la défense. La Haute Cour militaire devra encore se prononcer sur ces exceptions avant d’aborder, le cas échéant, l’examen du fond du dossier.

Le ministère public demande deux semaines

Face au volume des mémoires présentés par la défense, l’Auditeur général près la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, a sollicité un délai de deux semaines afin de les examiner et de préparer sa réponse.

Le magistrat militaire a annoncé une réplique qu’il entend présenter avec fermeté, répondant également à certaines critiques formulées par les avocats de la défense.

« Je voudrais disposer du temps nécessaire afin d’examiner efficacement les différents mémoires, d’en apprécier la portée et d’y réserver une réplique appropriée, percutante et foudroyante », a-t-il déclaré.

Trois mémoires présentés à l’audience

Trois mémoires uniques ont notamment été exposés devant la Haute Cour militaire au cours de cette audience.

Le premier a été présenté au nom du général de brigade John Ngoy wa Kabila, suivi de celui du général de brigade John Sangwa Muhemedi. Le troisième mémoire concernait le colonel Guy Mukombozi Zahinda.

Les différentes défenses ont notamment insisté sur la question de la compétence des services intervenus dans les actes de procédure ainsi que sur la régularité des procès-verbaux produits au dossier.

Prochaine audience fixée au 27 août

À l’issue des débats, le premier président de la Haute Cour militaire a renvoyé l’affaire au 27 août 2026.

Cette prochaine audience sera consacrée à la réplique du ministère public sur les arguments développés par les différentes défenses, ainsi qu’à l’intervention de la partie civile, représentée par la République démocratique du Congo.

Le procès entre ainsi dans une phase essentiellement consacrée à l’examen des exceptions et contestations de procédure avant toute éventuelle discussion sur le fond des accusations.

Dix prévenus poursuivis

Au total, dix personnes sont poursuivies dans cette affaire, parmi lesquelles plusieurs hauts responsables militaires.

Il s’agit notamment du général d’armée Christian Tshiwewe Songesha, du général d’armée John Numbi Banza Ntambo, en fuite, du général-major Maurice Nyembo Kufi, du général de brigade Chinyabuuma Kamukinde, du général de brigade John Ngoy wa Kabila, du général de brigade John Sangwa Muhemedi, du colonel Guy Mukombozi Zahinda, du colonel Pathy Sangwa Lumbu, du colonel Christophe Tshinabo Kenge, également en fuite, ainsi que de Pascal Nyembo Muyumba, ancien directeur général du CEEC, lui aussi en fuite.

Les prévenus sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment complot, propagation de faux bruits, apologie du terrorisme, trahison, désertion à l’étranger, violation des consignes, détention illégale d’armes et de munitions de guerre, ainsi qu’incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.

Pour l’heure, aucune décision n’a encore été rendue sur les exceptions soulevées par la défense. La prochaine audience du 27 août devrait donc permettre au ministère public de répondre à ces arguments et à la Haute Cour militaire de poursuivre l’examen de la procédure.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Référendum en RDC : Félix Tshisekedi demande une nouvelle délibération de la loi au Parlement

by admin9775 14 août 2026
written by admin9775

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a saisi le Parlement pour demander une nouvelle délibération de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo.

L’information a été rendue publique ce jeudi 13 août 2026 par le Bureau de l’Assemblée nationale, dans un communiqué signé par son rapporteur, Jacques Djoli. Selon ce document, le chef de l’État a adressé, le 10 août, une lettre aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat afin de solliciter cette nouvelle délibération, conformément à l’article 137 de la Constitution.

Une demande motivée par l’arrêt de la Cour constitutionnelle

Cette démarche intervient après l’arrêt R.Const. 2695, rendu le 28 juillet dernier par la Cour constitutionnelle. Celle-ci avait déclaré la loi conforme à la Constitution, tout en formulant plusieurs réserves nécessitant la suppression, la substitution ou encore la réécriture de certaines dispositions.

Dans son communiqué, l’Assemblée nationale explique que le président de la République souhaite que le texte présente toutes les garanties nécessaires en matière de clarté, de cohérence, d’intelligibilité et de sécurité juridique.

La Cour constitutionnelle avait formulé treize réserves d’interprétation concernant certaines dispositions du texte relatif à l’organisation du référendum.

Le texte reviendra devant le Parlement en septembre

À la suite de la requête présidentielle, le Bureau de l’Assemblée nationale annonce que la proposition de loi sera de nouveau inscrite au calendrier parlementaire lors de la prochaine session, prévue en septembre 2026.

Les députés et sénateurs devront ainsi procéder à une nouvelle délibération afin de prendre en compte les observations formulées par la juridiction constitutionnelle.

Cette procédure constitue une nouvelle étape dans le processus législatif entourant l’organisation éventuelle d’un référendum en RDC.

Une décision politiquement sensible

La démarche présidentielle intervient toutefois dans un contexte politique particulièrement tendu. La question de la Constitution et celle du référendum se trouvent au cœur du bras de fer entre le pouvoir et une partie de l’opposition, notamment dans le cadre des discussions sur un éventuel dialogue national.

La coalition C64, qui regroupe notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga et Augustin Matata Ponyo, a clairement placé la défense de la Constitution parmi ses principales lignes rouges.

La plateforme d’opposition avait notamment annoncé de nouvelles actions politiques après le 15 août si le pouvoir ne répondait pas favorablement à ses revendications concernant l’ouverture d’un dialogue national inclusif.

Le communiqué de l’Assemblée nationale ne fait cependant aucun lien entre la demande de nouvelle délibération du président Tshisekedi et l’échéance politique fixée par la C64.

Le débat sur le référendum reste ouvert

La nouvelle délibération annoncée pour septembre ne signifie donc pas, à elle seule, qu’un référendum sera organisé. Elle concerne d’abord le cadre légal destiné à déterminer les conditions dans lesquelles une telle consultation pourrait être organisée.

Elle intervient néanmoins à un moment où la question d’une éventuelle révision ou modification de la Constitution cristallise les tensions politiques.

Pour le pouvoir, la mise en place d’un cadre juridique clair et sécurisé constitue une nécessité institutionnelle. Pour une partie de l’opposition, en revanche, toute démarche susceptible d’ouvrir la voie à une modification de la Constitution, voire à un référendum constitutionnel, demeure une ligne rouge.

La session parlementaire de septembre s’annonce ainsi comme une nouvelle séquence importante du débat institutionnel congolais. Au-delà de la procédure législative, c’est désormais la portée politique de cette loi et son éventuelle utilisation dans le processus constitutionnel qui devraient continuer à alimenter les débats entre le pouvoir et l’opposition.

Par Marius Bopenga
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