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À la Une

À la UneSociété

66ᵉ anniversaire de l’indépendance : le Cardinal Fridolin Ambongo estime que la priorité de la RDC n’est pas une révision de la Constitution

by admin9775 1 juillet 2026
written by admin9775

À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa, a livré un message centré sur les défis auxquels le pays demeure confronté, appelant les dirigeants à concentrer leurs efforts sur la paix, l’unité nationale et le bien-être de la population plutôt que sur une éventuelle réforme constitutionnelle.

Dans son intervention, le prélat a dressé un constat critique de la situation nationale, estimant que plus de six décennies après l’accession du pays à la souveraineté internationale, de nombreux défis restent entiers.

« Soixante-six ans après l’indépendance, nous avons notablement échoué », a déclaré le Cardinal, ajoutant que « tous les malheurs du monde semblent s’être donné rendez-vous en République démocratique du Congo ».

La paix et le social érigés en priorités

Le Cardinal Fridolin Ambongo a insisté sur ce qu’il considère comme les véritables urgences nationales, à savoir le retour de la paix dans les provinces en proie à l’insécurité, l’amélioration des conditions de vie des Congolais, le renforcement de l’unité nationale ainsi que de la cohésion sociale.

Selon lui, ces défis doivent mobiliser en priorité les institutions de la République et l’ensemble de la classe politique.

Une nouvelle mise en garde contre la révision de la Constitution

Évoquant le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution, le prélat s’est interrogé sur la capacité d’un tel projet à répondre aux préoccupations quotidiennes des Congolais.

Il a notamment questionné la pertinence d’une modification de la Loi fondamentale, y compris dans l’hypothèse où celle-ci viserait à ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat présidentiel, estimant que cette démarche ne constituerait pas une réponse aux difficultés que traverse le pays.

Le Cardinal a ainsi réaffirmé la position déjà exprimée à plusieurs reprises par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

« Nous ne voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité d’un changement de la Constitution », a-t-il déclaré.

Un appel à répondre aux attentes de la population

En conclusion de son message, le Cardinal Fridolin Ambongo a invité les autorités à privilégier les actions susceptibles d’améliorer concrètement le quotidien des citoyens, notamment par le rétablissement de la paix dans l’Est du pays, le renforcement de la cohésion nationale et la promotion du développement socio-économique.

Son intervention intervient dans un contexte marqué par des débats persistants autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, une question qui continue de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique, des confessions religieuses et de la société civile.

Par Pascal Kabeya
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À la UneTribunes

Décès du Général Norbert Likulia Bolongo : Jacques Djoli rend un vibrant hommage à son « mentor » et « père spirituel »

by admin9775 1 juillet 2026
written by admin9775

Le Rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, a rendu un hommage appuyé au Général d’armée Norbert Likulia Bolongo, décédé le 25 juin 2026 en France à l’âge de 86 ans. Très ému, celui qui fut son assistant à l’Université de Kinshasa, son aide de camp et son conseiller a salué la mémoire d’un homme qu’il décrit comme un « baobab » de la République.

« Ce n’est pas une étoile qui est partie, mais une constellation qui s’en va », a déclaré Jacques Djoli, évoquant la disparition de celui qu’il considère comme son mentor et son père spirituel.

Selon le rapporteur de la Chambre basse, Norbert Likulia Bolongo incarnait à la fois l’excellence académique, la rigueur militaire, l’humanisme et le sens élevé de l’État.

Une carrière exceptionnelle au service de l’État

Né le 8 juillet 1939 à Basoko, dans l’actuelle province de la Tshopo, Norbert Likulia Bolongo rejoint la Force publique en 1958, peu avant l’indépendance du Congo.

Juriste de formation, licencié en droit après des études à l’École nationale de droit et d’administration (ENDA), il mènera parallèlement une brillante carrière universitaire. Professeur ordinaire à l’Université de Kinshasa, il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence en droit pénal spécial, droit pénal militaire, criminologie, droit pénitentiaire et droit comparé, encore largement utilisés dans les facultés de droit en République démocratique du Congo.

Militaire, homme d’État et universitaire

Au sein des Forces armées, Norbert Likulia Bolongo atteint le plus haut grade militaire, celui de Général d’armée quatre étoiles.

Sa carrière politique le conduit à exercer plusieurs fonctions de premier plan, notamment secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Sécurité, commissaire d’État aux Affaires foncières, administrateur des services de renseignements, vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et enfin Premier ministre, du 11 avril au 17 mai 1997, durant les dernières semaines du régime du maréchal Mobutu Sese Seko.

À la tête des services de renseignements, il initie une réforme visant à humaniser cette administration en transformant l’Administration nationale de documentation (AND) en Service national d’intelligence et de protection (SNIP).

Il est également reconnu pour avoir profondément restructuré l’Auditorat général des Forces armées, en contribuant à professionnaliser la justice militaire par l’intégration de nombreux juristes de haut niveau.

Jacques Djoli évoque un homme de convictions

Revenant sur leur rencontre en 1982 à la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa, Jacques Djoli raconte avoir été repéré par le professeur Likulia alors qu’il suivait son cours de droit pénal spécial.

Par la suite, il deviendra son assistant, avant d’intégrer, sous son impulsion, la justice militaire, où il exercera comme officier et collaborateur direct du Général.

« C’était un noble. Un officier qui avait le sens du devoir, de l’excellence et de la loyauté », témoigne Jacques Djoli, soulignant la simplicité et l’humanité de son mentor, qui entretenait une proximité rare avec ses collaborateurs.

Une figure des années de transition

Jacques Djoli rappelle également le rôle joué par Norbert Likulia Bolongo au début des années 1990, lorsqu’il plaidait en faveur d’un dialogue entre le président Mobutu et l’opposition politique, notamment avec Étienne Tshisekedi, dans l’espoir d’une transition démocratique négociée.

Selon lui, le Général appartenait au courant des « colombes », favorable à une solution politique, par opposition aux « faucons » qui prônaient une réponse sécuritaire à la crise.

Rappelé au gouvernement en 1996 comme vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, puis nommé Premier ministre en avril 1997, il prendra les rênes du pays alors que l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) progresse vers Kinshasa. Après la chute du régime de Mobutu, il s’exile en France avant de regagner la RDC en 2000.

« Un humaniste hors du commun »

Au-delà de ses responsabilités militaires, politiques et académiques, Jacques Djoli retient avant tout la dimension humaine de Norbert Likulia Bolongo.

« Il avait un sens extraordinaire de l’humain », affirme-t-il, estimant que l’ancien Premier ministre mérite les hommages de la Nation pour l’ensemble de son parcours au service de l’État.

Avec la disparition du Général d’armée Norbert Likulia Bolongo, la République démocratique du Congo perd l’une des figures les plus marquantes de son histoire contemporaine, à la fois militaire, juriste, universitaire et homme d’État.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Coupe du monde 2026 : la Côte d’Ivoire éliminée avec les honneurs, la France déroule et rejoint le Paraguay en huitièmes

by admin9775 1 juillet 2026
written by admin9775

La Coupe du monde 2026 a livré deux scénarios bien différents mardi. Alors que la Côte d’Ivoire a quitté la compétition au terme d’une rencontre frustrante face à la Norvège (2-1), l’équipe de France a confirmé son statut de favorite en dominant largement la Suède (3-0) pour se qualifier avec autorité en huitièmes de finale.

La Côte d’Ivoire tombe les armes à la main

À Dallas, les Éléphants peuvent nourrir de nombreux regrets. Dominateurs dans le jeu durant une grande partie de la rencontre, les hommes d’Émerse Faé ont finalement payé leur manque de réalisme face à une équipe norvégienne d’un redoutable pragmatisme.

Très entreprenants dès le début du match, les Ivoiriens ont multiplié les incursions sur les côtés grâce à Yan Diomandé, Nicolas Pépé et Guéla Doué. Malgré plusieurs situations favorables, ils n’ont pas réussi à concrétiser leur domination.

La Norvège, elle, s’est montrée beaucoup plus efficace. Peu avant la pause, Antonio Nusa a ouvert le score d’une magnifique frappe enroulée qui a laissé Yahia Fofana sans réaction (39e).

Au retour des vestiaires, la Côte d’Ivoire a poursuivi ses efforts et a été récompensée grâce à un exploit individuel d’Amad Diallo. Entré en jeu, l’attaquant ivoirien a conclu un superbe numéro dans la surface après une combinaison avec Nicolas Pépé pour remettre les deux équipes à égalité (74e).

Mais alors que les Éléphants semblaient en mesure de faire basculer la rencontre, un moment d’inattention défensive leur a été fatal. À la 86ᵉ minute, Patrick Berg a parfaitement servi Erling Haaland, qui n’a eu qu’à pousser le ballon au fond des filets pour offrir la qualification aux Scandinaves.

Malgré une ultime tentative d’Amad Diallo sur coup franc dans le temps additionnel, brillamment repoussée par Orjan Nyland, les champions d’Afrique ont vu leur parcours s’arrêter dès les seizièmes de finale.

La Norvège retrouvera désormais le Brésil pour une place en quarts de finale.

La France impressionne face à la Suède

À New York, les Bleus n’ont laissé aucune chance à la Suède. Après plusieurs seizièmes de finale particulièrement disputés dans cette Coupe du monde, les hommes de Didier Deschamps ont signé la prestation la plus convaincante de ce début de phase à élimination directe.

Longtemps dominateurs sans parvenir à concrétiser leurs occasions, les Français ont finalement trouvé l’ouverture juste avant la pause grâce à leur capitaine Kylian Mbappé. À la suite d’un corner joué rapidement, l’attaquant du Real Madrid a éliminé son défenseur avant de battre le gardien suédois d’une frappe précise (45e).

Au retour des vestiaires, les Bleus ont rapidement fait le break. Servi idéalement par Michael Olise, Bradley Barcola a doublé la mise d’une frappe puissante (52e), récompensant la maîtrise collective française.

Mbappé a ensuite parachevé le succès tricolore en inscrivant un deuxième but personnel, scellant une victoire nette (3-0) face à une équipe suédoise incapable de rivaliser.

Le Paraguay, prochain obstacle des Bleus

Grâce à cette victoire convaincante, la France valide son billet pour les huitièmes de finale où elle affrontera le Paraguay, tombeur surprise de l’Allemagne aux tirs au but.

Portés par un collectif solide, une animation offensive inspirée et un Kylian Mbappé décisif, les Bleus confirment leur ambition de conquérir un troisième titre mondial.

De son côté, la Côte d’Ivoire quitte le tournoi avec des regrets. Malgré une phase de groupes réussie et une prestation convaincante contre la Norvège, les Éléphants auront manqué d’efficacité dans les deux surfaces, un détail qui fait souvent la différence dans les matchs à élimination directe.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

André Wameso reconduit à la tête de la Banque centrale du Congo, Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Bikayembe nommés vice-gouverneurs

by admin9775 1 juillet 2026
written by admin9775

Par ordonnance présidentielle lue à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), le président de la République, Félix Tshisekedi, a reconduit André Wameso aux fonctions de gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC).

Le Chef de l’État a également nommé Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Kalubi Kayembe en qualité de vice-gouverneurs de l’institution d’émission, complétant ainsi la nouvelle équipe dirigeante chargée de mettre en œuvre la politique monétaire du pays.

Une continuité à la tête de la Banque centrale

Le maintien d’André Wameso à la tête de la BCC traduit la volonté des autorités de poursuivre les réformes engagées en matière de stabilité monétaire, de supervision bancaire et de consolidation du système financier national.

Sous son mandat, la Banque centrale du Congo a notamment poursuivi ses actions visant à maîtriser l’inflation, renforcer la crédibilité du franc congolais et améliorer la gouvernance du secteur financier.

Deux cadres issus de la Banque centrale

Les deux nouveaux vice-gouverneurs sont des cadres ayant effectué une grande partie de leur carrière au sein de la Banque centrale du Congo.

Charlotte Mulengezi occupait jusqu’à sa nomination des responsabilités au sein de la Direction des études et des opérations de la BCC, où elle a contribué aux travaux relatifs à la politique monétaire, aux analyses économiques et aux opérations de l’institution.

De son côté, Jean-Marcel Kalubi Kayembe est un professionnel expérimenté de la Banque centrale. Au cours de sa carrière, il a exercé plusieurs fonctions dans des domaines stratégiques, notamment les études économiques, les intermédiaires financiers et l’audit. Plus récemment, il figurait parmi les nouveaux directeurs généraux promus par ordonnance présidentielle.

Le choix de ces deux personnalités illustre la volonté des autorités de s’appuyer sur des compétences internes maîtrisant les rouages de l’institution.

Une équipe appelée à relever les défis économiques

La nouvelle direction de la Banque centrale du Congo aura pour mission de poursuivre les efforts de stabilisation du cadre macroéconomique, de préserver la valeur du franc congolais et de renforcer la résilience du système bancaire.

Elle devra également accompagner les réformes engagées en matière d’inclusion financière, de modernisation des moyens de paiement et de supervision des établissements financiers, dans un contexte marqué par les ambitions de diversification de l’économie congolaise.

La reconduction d’André Wameso et la promotion de deux cadres de carrière témoignent de la volonté des pouvoirs publics d’assurer la continuité de la gouvernance de la Banque centrale tout en capitalisant sur l’expertise développée au sein de l’institution.

Une continuité à la tête de la Banque centrale

La reconduction d’André Wameso intervient dans un contexte où la Banque centrale du Congo poursuit ses efforts en faveur de la stabilité macroéconomique, de la maîtrise de l’inflation et du renforcement de la crédibilité du franc congolais.

Cette décision traduit la volonté des autorités de maintenir une certaine continuité dans la conduite de la politique monétaire et dans les réformes engagées au sein de l’institution.

La BCC appelée à présider le CSBAOC en 2026

Sous la direction d’André Wameso, la Banque centrale du Congo exercera, au cours de l’année 2026, la présidence du Comité des Superviseurs des Banques de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (CSBAOC).

Cette responsabilité régionale a été annoncée à l’issue d’échanges tenus à Washington avec le secrétaire permanent de cette organisation.

Le CSBAOC constitue un cadre de coopération entre les autorités de supervision bancaire de la sous-région. Il œuvre notamment à l’harmonisation des pratiques prudentielles, au renforcement de la stabilité financière et à la promotion de la bonne gouvernance dans le secteur bancaire.

La prise de cette présidence par la Banque centrale du Congo témoigne du renforcement de la place de la RDC au sein des institutions financières régionales.

Avec la reconduction d’André Wameso et la nomination de Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Bikayembe comme vice-gouverneurs, la Banque centrale du Congo entame une nouvelle étape de son mandat dans un contexte marqué par des défis liés à la stabilité des prix, au renforcement du secteur bancaire, à l’inclusion financière et à l’accompagnement des politiques de développement économique.

La nouvelle direction aura notamment pour mission de poursuivre les réformes engagées afin de préserver la stabilité du système financier, renforcer la confiance dans la monnaie nationale et consolider le rôle de la Banque centrale du Congo au sein des instances financières africaines et internationales.

Par Marius Bopenga
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À la UneBusiness News

66ᵉ anniversaire de l’Indépendance : le Gouverneur de la Banque centrale du Congo reçoit les premiers billets portant sa signature

by admin9775 1 juillet 2026
written by admin9775

À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) a officiellement reçu, ce 30 juin 2026, les premières coupures des billets de 50, 100 et 1 000 francs congolais portant sa signature.

Cette étape marque un moment important dans l’histoire de l’institution d’émission. En apposant sa signature sur une nouvelle série de billets de banque, le gouverneur devient le quatrième dirigeant de la Banque centrale du Congo à voir son paraphe figurer sur la monnaie nationale, perpétuant ainsi une tradition institutionnelle qui accompagne l’évolution du système monétaire congolais.

Au-delà de son caractère protocolaire, cet événement revêt une forte portée symbolique en cette journée commémorative de l’accession de la RDC à la souveraineté internationale. Il rappelle que l’indépendance politique acquise le 30 juin 1960 demeure indissociable de la consolidation de la souveraineté économique et monétaire, dont le franc congolais constitue l’un des principaux emblèmes.

Pour la Banque centrale du Congo, cette nouvelle émission s’inscrit dans le cadre de sa mission de préservation de la stabilité monétaire. Elle traduit la volonté de l’institution de renforcer la confiance des citoyens dans la monnaie nationale, de garantir la qualité des signes monétaires en circulation et de soutenir les politiques visant à assurer la résilience de l’économie congolaise.

À travers cette réception officielle, la Banque centrale réaffirme son engagement à promouvoir une monnaie stable, crédible et capable d’accompagner le développement économique du pays, considérant que la solidité de la monnaie nationale constitue l’un des piliers de la souveraineté et de la prospérité de la République démocratique du Congo.

Cette cérémonie intervient dans un contexte où les autorités monétaires poursuivent leurs efforts pour consolider la stabilité du franc congolais et renforcer la confiance dans le système financier national, à l’heure où le pays célèbre les 66 ans de son indépendance.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Déo Bizibu répond à Denis Mukwege et défend le bilan de Félix Tshisekedi

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

Au lendemain de la lettre ouverte adressée par le Dr Denis Mukwege au président de la République à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le secrétaire général de l’UDPS, Déo Bizibu, est monté au créneau pour répondre au Prix Nobel de la paix.

Dans sa lettre, Denis Mukwege avait notamment écrit au Chef de l’État : « Votre survie politique ne peut prendre en otage plus de 100 millions de Congolais. Il n’est jamais trop tard pour prendre les bonnes décisions, dans l’intérêt général et pour le bien commun de la Nation. »

En réaction, Déo Bizibu affirme que plusieurs questions méritent d’être posées au médecin congolais, tant en sa qualité d’intellectuel que de pasteur.

« Félix Tshisekedi est celui qui tient tête à l’envahisseur »

Sur le plan politique, le secrétaire général de l’UDPS estime que Denis Mukwege devrait reconnaître les efforts entrepris par le président Félix Tshisekedi face à la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo depuis plus de trois décennies.

Selon Déo Bizibu, le Chef de l’État est le dirigeant qui, depuis son accession au pouvoir, a consacré des moyens sans précédent au renforcement des Forces armées de la RDC et s’est opposé aux revendications du Rwanda sur le territoire congolais.

Il s’interroge ainsi sur la position de Denis Mukwege :

« Le Dr Mukwege peut-il au moins reconnaître que, de tous les temps, le président Félix Antoine Tshisekedi est celui qui tient tête à l’envahisseur à tous les niveaux, notamment en dotant l’armée d’un budget jamais égalé pour faire échec à l’ennemi ? »

Un plaidoyer en faveur du bilan du Chef de l’État

Déo Bizibu cite également plusieurs réformes engagées sous la présidence de Félix Tshisekedi, notamment la gratuité de l’enseignement primaire et les différents programmes gouvernementaux.

Il se demande si ces initiatives peuvent être considérées comme de mauvaises décisions prises au détriment de la population congolaise.

Le secrétaire général de l’UDPS évoque également les manifestations de soutien observées dans plusieurs villes de l’Est, notamment à Goma et Bukavu, où des habitants scandent régulièrement « Fatshi Béton » ou « Fatshi Président » lors des victoires des Léopards.

Selon lui, ces scènes témoigneraient de la reconnaissance d’une partie de la population envers le Chef de l’État, malgré le contexte sécuritaire difficile.

Des interrogations sur le plan spirituel

S’adressant à Denis Mukwege en tant que pasteur, Déo Bizibu s’interroge également sur la dimension spirituelle de son engagement politique.

Il pose notamment la question de savoir si l’accession de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême peut être considérée, selon une lecture chrétienne, comme relevant du dessein de Dieu.

Le dirigeant de l’UDPS ajoute qu’au regard du principe selon lequel nul ne peut exceller dans tous les domaines, Denis Mukwege devrait également s’interroger sur sa propre implication en politique en parallèle de son parcours de médecin.

Une nouvelle passe d’armes politique

Cette réaction de Déo Bizibu intervient dans un contexte de vives tensions politiques, quelques jours après la publication de la lettre ouverte de Denis Mukwege au président Félix Tshisekedi.

Elle illustre la poursuite du débat entre les soutiens du pouvoir et les voix critiques sur le bilan du Chef de l’État, particulièrement en ce qui concerne la gouvernance, la situation sécuritaire dans l’Est du pays et les perspectives politiques de la République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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À la Une

RDC : le maire de Tshikapa suspendu après avoir déchiré publiquement un exemplaire de la Constitution

by admin9775 30 juin 2026
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Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a ordonné la suspension préventive du maire de Tshikapa, Faustin Lumu Luabo, à la suite d’un acte largement relayé sur les réseaux sociaux, au cours duquel l’autorité urbaine a publiquement déchiré un exemplaire de la Constitution de la République démocratique du Congo lors d’un meeting populaire.

Dans un message officiel adressé au gouverneur de la province du Kasaï, le ministre de l’Intérieur a annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire à l’encontre du maire, estimant que les faits reprochés sont susceptibles de constituer une faute grave incompatible avec les responsabilités attachées à sa fonction.

En attendant les conclusions de cette procédure, le maire est suspendu à titre conservatoire. Son intérim sera assuré par le maire adjoint, conformément aux instructions du ministère de l’Intérieur.

Une décision après une vive polémique

La mesure intervient moins de vingt-quatre heures après la diffusion d’images montrant Faustin Lumu Luabo déchirant une copie de la Constitution devant des partisans, un geste qui a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

L’affaire a également été examinée par l’Assemblée provinciale du Kasaï, qui a recommandé à l’unanimité la suspension du maire, considérant que son comportement portait atteinte au respect dû à la Constitution, texte fondamental de la République.

Une procédure disciplinaire engagée

À ce stade, les autorités n’ont pas encore communiqué sur les éventuelles sanctions définitives qui pourraient être prises à l’issue de la procédure disciplinaire.

Cette suspension préventive vise à permettre le déroulement de l’enquête administrative avant toute décision sur le fond. Les conclusions de cette procédure détermineront les suites qui seront réservées à cette affaire.

Cette décision intervient dans un contexte de débats politiques autour de l’avenir institutionnel du pays et rappelle l’importance accordée par les autorités au respect des symboles et des textes fondamentaux de la République.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Eugène Diomi Ndongala dément les rumeurs sur son décès et précise que la victime est son frère, Maître Guy Diomi Ndongala

by admin9775 30 juin 2026
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Une confusion largement relayée sur les réseaux sociaux a conduit plusieurs internautes à annoncer à tort le décès de l’opposant politique Eugène Diomi Ndongala, président du parti Démocratie Chrétienne (DC). L’intéressé a formellement démenti cette information, précisant que la personne décédée est son grand frère, Maître Guy Diomi Ndongala.

Selon Eugène Diomi Ndongala, la rumeur est née de l’annonce du décès de son frère, dont le nom a été confondu avec le sien par plusieurs publications diffusées sur les réseaux sociaux.

Maître Guy Diomi Ndongala, acteur politique congolais, est décédé dans l’après-midi du samedi 27 juin 2026 à la Clinique Ngaliema, à Kinshasa, selon des informations confirmées par ses proches.

Juriste de formation, Guy Diomi Ndongala était titulaire d’une licence en droit de l’Université catholique de Louvain (UCL), d’une licence spéciale en droit international de l’Université libre de Bruxelles (ULB) et avait suivi le Cycle d’Enseignement diplomatique supérieur au Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) de Paris. Il exerçait comme avocat au Barreau près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe et intervenait également comme formateur à l’Académie diplomatique congolaise.

Écrivain, essayiste et romancier, il était l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux questions géopolitiques et géostratégiques. En dehors de ses activités juridiques et politiques, il était connu pour sa passion du karaté, dont il détenait la ceinture noire 6ᵉ Dan, ainsi que pour le football et la musique, où il était reconnu comme multi-instrumentiste.

Le démenti d’Eugène Diomi Ndongala intervient alors que plusieurs publications avaient attribué, à tort, sa disparition à la suite d’une confusion d’identité. Les autorités et les services de vérification des faits invitent les internautes à s’assurer de la fiabilité des informations avant de les partager afin d’éviter la propagation de fausses nouvelles.

La rédaction présente ses sincères condoléances à la famille Diomi Ndongala, aux proches du défunt ainsi qu’à tous ceux qui l’ont connu. Que Maître Guy Diomi Ndongala repose en paix.

Par Marius Bopenga
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À la UneDiaspora

Afrique du Sud : le pays sous haute tension avant l’expiration de l’ultimatum lancé aux immigrés sans papiers

by admin9775 30 juin 2026
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L’Afrique du Sud vit une journée particulièrement sensible ce mardi 30 juin, date fixée unilatéralement par plusieurs organisations anti-immigration pour exiger le départ des immigrés en situation irrégulière. Bien que cet ultimatum ne repose sur aucun fondement légal, il suscite de vives inquiétudes dans un pays déjà marqué par une recrudescence des violences xénophobes.

Selon les autorités sud-africaines, cette nouvelle vague d’hostilité envers les étrangers a déjà fait quatre morts et provoqué le déplacement de près de 25 000 personnes au cours des dernières semaines. Face au risque de nouveaux débordements, le gouvernement a déployé un important dispositif sécuritaire à travers le pays.

Un déploiement massif des forces de sécurité

Les autorités redoutent un scénario similaire aux émeutes de juillet 2021, déclenchées après l’incarcération de l’ancien président Jacob Zuma, qui avaient fait plus de 350 morts et causé d’importants dégâts matériels.

Pour prévenir toute escalade de violence, des milliers de policiers ont été mobilisés, notamment dans les villes de Johannesburg et Durban, considérées comme les principaux foyers de tension. L’armée a également été placée en état d’alerte afin de pouvoir intervenir rapidement si les forces de l’ordre venaient à être débordées.

Le gouvernement s’est par ailleurs appuyé sur des sociétés privées de sécurité, renforçant le dispositif avec un vaste réseau de caméras de surveillance et des hélicoptères chargés de surveiller les rassemblements.

Des milliers d’étrangers ont déjà quitté le pays

La crise a déjà poussé des milliers d’étrangers à quitter l’Afrique du Sud. Selon les chiffres officiels, près de 25 000 personnes, principalement des ressortissants malawites, ont été rapatriées ou ont fui les violences.

Afin d’éviter que les centres d’accueil ne deviennent des cibles, le ministère de l’Intérieur a transféré le site de rapatriement volontaire installé à Durban vers une autre localité située à près de 1 000 kilomètres, dans le nord du pays.

La peur s’installe parmi les communautés étrangères

Dans plusieurs grandes villes, les immigrés vivent dans l’incertitude. À Durban, où de nombreux commerces appartiennent à des ressortissants étrangers, plusieurs associations ont recommandé aux commerçants de garder leurs boutiques fermées afin d’éviter d’éventuelles attaques.

Les organisateurs de certaines manifestations ont officiellement interdit le port d’armes lors des rassemblements. Toutefois, les précédents épisodes de violences alimentent les craintes de débordements, notamment en raison des contrôles d’identité improvisés, des actes de pillage et des agressions qui ont accompagné des mouvements similaires dans le passé.

« Nous n’avons plus peur »

Devant les bureaux du ministère sud-africain de l’Intérieur, où un campement de réfugiés est installé depuis plusieurs semaines, l’inquiétude laisse parfois place à la résignation.

Le pasteur Raphael Bahebwa, qui accompagne plusieurs familles réfugiées, affirme que beaucoup ne savent plus vers qui se tourner.

« Nous attendons de voir ce qu’il va se passer. Les autorités ont promis d’assurer notre sécurité, mais nous n’avons plus peur de mourir. Si cela arrive, le monde saura que nous étions ici légalement et que nous avons été tués », confie-t-il.

Pour de nombreux étrangers installés depuis plusieurs années en Afrique du Sud, quitter le pays n’est pas une option.

« La majorité des gens veulent rester, car ils ont construit leur vie et leurs activités ici », explique Talla Niang, un ressortissant sénégalais établi en Afrique du Sud depuis plus de trente ans.

Même sentiment chez Roland, chauffeur de taxi congolais, qui décrit un climat de méfiance permanent.

« Je fais attention à chacun de mes mots. Je ne suis rassuré qu’une fois mon client descendu du véhicule », témoigne-t-il.

Une crise révélatrice de tensions persistantes

Les violences récurrentes contre les ressortissants étrangers rappellent les profondes tensions sociales et économiques auxquelles l’Afrique du Sud est confrontée. Dans un contexte marqué par un chômage élevé, une pauvreté persistante et une forte pression migratoire, les immigrés sont régulièrement désignés comme responsables des difficultés économiques, malgré les appels répétés des autorités au respect de l’État de droit.

La journée de ce 30 juin est ainsi suivie avec une attention particulière, les autorités espérant que le dispositif sécuritaire permettra d’éviter une nouvelle flambée de violences xénophobes.

Par Pascal Kabeya
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Coupe du monde 2026 : le Maroc, le Paraguay et le Brésil décrochent leur qualification au terme de matchs à suspense

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

Les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 ont offert leur lot d’émotions lundi, avec plusieurs affiches qui se sont décidées dans les derniers instants ou lors des séances de tirs au but. Le Maroc, le Paraguay et le Brésil ont validé leur billet pour les huitièmes de finale au terme de rencontres particulièrement disputées.

Le Maroc renverse les Pays-Bas aux tirs au but

À Monterrey, les Lions de l’Atlas ont signé l’un des exploits de ces seizièmes de finale en éliminant les Pays-Bas après une séance de tirs au but (1-1, tab).

Dans une première période très engagée physiquement, les deux équipes se sont neutralisées malgré plusieurs occasions de part et d’autre. Le Maroc s’est notamment montré dangereux par Neil El Aynaoui et Achraf Hakimi, tandis que Micky Van de Ven s’est illustré côté néerlandais.

Au retour des vestiaires, Hakimi a été tout proche d’ouvrir le score, trouvant la barre transversale avant d’être stoppé quelques minutes plus tard par un retour décisif de Van de Ven.

Alors que les Marocains semblaient dominer, les Pays-Bas ont frappé en contre. Servi par Crysencio Summerville, Cody Gakpo a ouvert le score d’une frappe puissante à la 72ᵉ minute.

Les hommes de Mohamed Ouahbi n’ont toutefois jamais renoncé. Dans le temps additionnel (90+1), Issa Diop a égalisé de la tête sur un centre de Talbi, envoyant les deux équipes en prolongation.

Aucune formation ne parvenant à faire la différence, la qualification s’est jouée aux tirs au but. Plus solides dans cet exercice, les Marocains ont finalement obtenu leur ticket pour les huitièmes grâce au tir victorieux d’Ismaël Saibari.

Le Maroc affrontera désormais le Canada pour une place en quarts de finale.

Le Paraguay crée la sensation en éliminant l’Allemagne

À Foxborough, le Paraguay a réalisé l’une des plus grandes surprises du tournoi en sortant l’Allemagne, quadruple championne du monde, au terme d’une séance de tirs au but (1-1, 4-3 tab).

Les Sud-Américains ont ouvert le score juste avant la pause grâce à Julio Enciso, auteur d’une tête précise après un centre venu de la droite.

Dominatrice dans la possession, la Mannschaft a longtemps buté sur une défense paraguayenne remarquablement organisée avant d’égaliser en seconde période par Kai Havertz.

L’Allemagne a cru arracher la victoire en prolongation lorsque Jonathan Tah a trouvé le chemin des filets, mais le but a été annulé après intervention de l’assistance vidéo pour une faute sur le gardien Orlando Gill.

Lors de la séance de tirs au but, le portier paraguayen s’est transformé en héros en repoussant plusieurs tentatives allemandes avant que José Canale n’inscrive le penalty de la qualification.

Cette élimination constitue une nouvelle désillusion pour l’Allemagne, déjà sortie dès la phase de groupes lors des éditions 2018 et 2022.

Le Paraguay attend désormais le vainqueur du duel entre la France et la Suède.

Le Brésil renverse le Japon dans les derniers instants

À Houston, le Brésil s’est fait peur avant de venir à bout du Japon (2-1) grâce à un but inscrit dans le temps additionnel.

Après une entame encourageante, la Seleção a progressivement perdu le contrôle de la rencontre. Les Japonais en ont profité pour ouvrir le score à la 29ᵉ minute grâce à Kaishu Sano, auteur d’une percée conclue par une frappe croisée.

Au retour des vestiaires, Carlo Ancelotti a procédé à plusieurs ajustements tactiques qui ont totalement changé le visage de son équipe.

Casemiro a remis les deux équipes à égalité de la tête à la 56ᵉ minute, concrétisant la domination brésilienne retrouvée. Malgré plusieurs occasions franches, notamment de Vinícius Júnior, le Brésil a dû attendre la sixième minute du temps additionnel pour faire la différence.

Servi par Bruno Guimarães, Gabriel Martinelli a inscrit le but de la victoire (90+6), offrant à la Seleção une qualification arrachée au bout du suspense.

Le Brésil poursuivra son parcours en huitièmes de finale face au vainqueur de l’affiche entre la Côte d’Ivoire et la Norvège.

Des huitièmes de finale qui s’annoncent ouverts

Ces résultats confirment l’équilibre de cette Coupe du monde 2026, où plusieurs favoris ont été sérieusement bousculés. Si le Maroc poursuit son remarquable parcours, le Paraguay signe l’une des plus grandes sensations du tournoi en éliminant l’Allemagne, tandis que le Brésil, sans convaincre pleinement, reste en course grâce à son expérience et à sa capacité à renverser les situations les plus compromises.

Par Marius Bopenga
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