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À la Une

À la UneSport

Infrastructures sportives en RDC : Constant Omari plaide pour une société dédiée à la gestion des stades

by admin9775 18 août 2026
written by admin9775

L’ancien président de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Constant Omari Selemani, relance le débat sur la gestion des infrastructures sportives en République démocratique du Congo. Au cours d’un Space animé par le journaliste Stanis Bujakera, il a plaidé pour la création d’une société spécialisée dans la gestion des stades appartenant à l’État.

Selon Constant Omari, cette réflexion ne date pas d’aujourd’hui. Un projet visant à mettre en place une telle structure aurait déjà été élaboré avec l’ancien secrétaire général aux Sports, Barthélemy Okito, aujourd’hui décédé. Toutefois, le projet n’aurait pas abouti en raison, notamment, de la lourdeur administrative et de l’absence de décisions politiques permettant sa concrétisation.

« L’État ne peut pas être grossiste et épicier à la fois »

Constant Omari estime que l’État devrait se concentrer sur la construction et la mise à disposition des infrastructures, tandis que leur exploitation quotidienne devrait être confiée à une structure spécialisée.

« J’ai tout un dossier pour la création d’une société de gestion des stades. Nous y avions travaillé avec le feu Barthélemy Okito, l’ancien secrétaire général aux Sports », a-t-il expliqué.

Pour l’ancien dirigeant de la FECOFA, le principe est simple : l’État construit les infrastructures, puis les confie à une société créée à cet effet, chargée d’en assurer la gestion, l’entretien et la valorisation économique.

« L’État ne peut pas être grossiste et épicier à la fois. L’État construit des infrastructures qu’il cède à une société qu’il a créée et c’est cette dernière qui s’occupe de leur gestion », a-t-il déclaré.

La gestion des recettes au cœur des difficultés

Constant Omari estime toutefois que cette réforme se heurte à une culture administrative profondément ancrée. Il considère que certains responsables publics hésitent à abandonner la gestion directe des stades en raison des revenus générés par les différentes activités qui y sont organisées.

« Tous les ministres pensent que s’ils laissent la gestion des stades, ils croient qu’ils ratent des petits frais des matchs et consorts », a-t-il déploré.

Selon lui, une structure spécialisée permettrait au contraire de professionnaliser la gestion des infrastructures, d’améliorer leur entretien et de développer de nouvelles sources de revenus à travers les événements sportifs, les concerts, la publicité, les espaces commerciaux ou encore les partenariats privés.

Cette approche pourrait également permettre à l’État de réduire progressivement les coûts liés à l’entretien des installations et d’assurer leur exploitation de manière plus régulière et professionnelle.

Un ancien dirigeant au parcours marqué par la CAF

Constant Omari Selemani a dirigé la FECOFA pendant 18 ans. Son parcours l’a également conduit au sein de la Confédération africaine de football (CAF), dont il a été l’un des vice-présidents, devenant ainsi le premier Congolais à occuper cette fonction.

Cette ascension a toutefois été assombrie par une décision de la Commission d’éthique de la FIFA, qui avait prononcé une suspension à son encontre dans une affaire liée à des avantages reçus de la société Lagardère, alors détentrice des droits commerciaux de la CAF.

Constant Omari avait contesté cette décision, allant jusqu’à qualifier la Commission d’éthique de la FIFA de « police politique ».

Le débat sur la modernisation des infrastructures relancé

La proposition de Constant Omari intervient alors que la RDC dispose de plusieurs infrastructures sportives nécessitant des investissements importants en matière d’entretien, de modernisation et de gestion.

Pour l’ancien président de la FECOFA, la construction d’un stade ne constitue donc que la première étape. La véritable difficulté réside dans sa capacité à être entretenu, exploité efficacement et transformé en infrastructure économiquement viable.

Son plaidoyer pose ainsi une question centrale : la RDC doit-elle continuer à gérer directement ses stades à travers l’administration publique ou confier leur exploitation à une structure spécialisée, dotée d’une autonomie de gestion et d’objectifs économiques clairement définis ?

Pour Constant Omari, la seconde option permettrait de franchir un cap dans la professionnalisation de la gestion des infrastructures sportives congolaises.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Kinshasa : Godé Mpoy s’oppose à la démolition des maisons situées sous les lignes à haute tension de la SNEL

by admin9775 18 août 2026
written by admin9775

Le professeur et député provincial honoraire Godé Mpoy conteste la décision de l’Hôtel de Ville de Kinshasa visant à démolir les constructions situées dans le périmètre de sécurité des lignes à haute tension de la Société nationale d’électricité (SNEL).

Dans une prise de position, il estime que les autorités auraient été insuffisamment informées sur l’historique de ces installations et sur la situation des constructions concernées. Selon lui, la question doit être examinée à la lumière de l’ancienneté des infrastructures électriques et du principe de non-rétroactivité des normes.

Une ligne mise en service en 1983

Godé Mpoy rappelle que la ligne électrique concernée s’étendrait du Kongo Central jusqu’au Katanga et aurait été mise en service en 1983.

Pour lui, cette chronologie est essentielle dans l’appréciation de la situation des occupants concernés.

« Il va de soi que la SNEL avait trouvé des parcelles dans ce périmètre », soutient-il.

L’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa estime ainsi que certaines constructions existaient avant la mise en service de la ligne électrique et que leur présence ne peut être analysée indépendamment de cette réalité historique.

L’exemple de l’église Saint-Michel de Bandal

Pour illustrer son argument, Godé Mpoy cite notamment le cas de l’église Saint-Michel de Bandal, qui, selon lui, se trouve dans le périmètre concerné depuis 1955.

Il affirme que plusieurs autres propriétaires se trouvent dans une situation similaire à travers le territoire national.

Cette situation soulève, selon lui, la nécessité de distinguer les constructions réalisées avant l’adoption des normes actuelles de celles édifiées postérieurement en violation des règles de sécurité.

La question de la rétroactivité

L’un des principaux arguments avancés par Godé Mpoy concerne l’arrêté ayant fixé une distance de sécurité de 25 mètres de part et d’autre des lignes à haute tension.

Selon lui, cet arrêté date de 1993 et ne pourrait donc pas produire rétroactivement des effets à l’égard de constructions existantes avant son adoption.

« L’arrêté imposant la distance de 25 m de part et d’autre de ce site a été pris en 1993 et ne peut rétroagir », affirme-t-il.

Cette position pose toutefois la question de l’équilibre entre le respect des droits des propriétaires, la sécurité des populations et l’application des normes de sécurité électrique.

« Un mauvais message pour les investisseurs »

Au-delà de la situation des propriétaires concernés, Godé Mpoy estime que les opérations de démolition pourraient avoir des conséquences plus larges sur l’image du pays.

Il considère qu’une intervention brutale contre des constructions anciennes, sans prise en compte de leur contexte historique et juridique, serait susceptible d’envoyer un signal négatif aux investisseurs.

« Cette barbarie est un mauvais message en direction des potentiels investisseurs en RDC », dénonce-t-il.

Pour le professeur, les autorités devraient donc privilégier une approche fondée sur l’examen de l’historique des installations, la situation juridique des propriétaires et les exigences de sécurité.

Sécurité publique contre droits des propriétaires : un équilibre à trouver

La polémique autour des constructions situées sous ou à proximité des lignes à haute tension met ainsi en évidence une problématique complexe pour les autorités de Kinshasa.

D’un côté, la sécurité des populations et la protection des infrastructures électriques imposent le respect de distances de sécurité. De l’autre, l’ancienneté de certaines constructions et la question de leur situation juridique soulèvent des interrogations sur les modalités d’application des normes.

Pour Godé Mpoy, les autorités ne devraient donc pas se limiter à une opération de démolition, mais procéder à une analyse approfondie des situations individuelles.

Il conclut sa réflexion par une formule destinée à rappeler l’importance de tenir compte de l’histoire dans les décisions publiques :

« Avant d’entrer dans l’obscurité de l’avenir, il faut se servir de la lumière du passé. »

La controverse devrait désormais relancer le débat sur la manière dont les autorités congolaises doivent concilier sécurité électrique, aménagement urbain, respect des droits des propriétaires et application des normes dans le temps.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Ensemble pour la République : la sortie d’Hervé Diakiese provoque une nouvelle tempête interne

by admin9775 18 août 2026
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Les tensions se ravivent au sein d’Ensemble pour la République, le parti de Moïse Katumbi, après les déclarations controversées de son cadre Hervé Diakiese, qui a publiquement pris la défense d’Olivier Kamitatu dans le différend qui l’oppose à Salomon Kalonda.

Invité de l’émission de Pero Luwara, Hervé Diakiese a tenu des propos particulièrement fermes à l’égard de ceux qui, au sein du parti, manqueraient de respect à Olivier Kamitatu. Il a notamment déclaré que toute personne qui s’en prendrait à ce dernier, « quel que soit son rang, y compris Moïse Katumbi », le trouverait « sur son chemin ».

Une défense sans concession d’Olivier Kamitatu

Dans son intervention, Hervé Diakiese a également livré une lecture très personnelle des rapports de force au sein d’Ensemble pour la République. Il a présenté Olivier Kamitatu comme « un général » et « l’âme même d’Ensemble », tandis qu’il a décrit Salomon Kalonda comme un « aide de camp ».

Ces déclarations ont rapidement suscité des réactions au sein de la formation politique, certains militants considérant que cette prise de position dépasse le cadre d’un débat interne et constitue une remise en cause de l’autorité du président du parti, Moïse Katumbi, ainsi que du sénateur Salomon Kalonda.

Des appels à des sanctions disciplinaires

Depuis Lubumbashi, plusieurs voix proches du parti réclament désormais une réaction des instances dirigeantes. Des militants demandent notamment la démission, voire la radiation définitive d’Hervé Diakiese, estimant que ses propos sont incompatibles avec la discipline et le respect de la hiérarchie politique.

Des critiques visent également Olivier Kamitatu, accusé par certains membres de vouloir entraîner le parti dans une nouvelle confrontation interne. Dans des messages relayés dans les milieux militants, certains vont jusqu’à appeler les deux responsables à quitter Ensemble pour la République.

« Allez chez Sauvons le Congo, on n’a plus besoin de vous ! Quittez le parti, nous allons bientôt lancer l’opération Diakiese et Kamitatu dégagent ! », lancent certains militants, illustrant le niveau de tension atteint au sein de la formation.

La discipline du parti au cœur du débat

Au-delà de la polémique entre personnalités, cette affaire pose désormais la question de la discipline interne et de la capacité des instances d’Ensemble pour la République à arbitrer les divergences entre ses cadres.

Pour plusieurs militants, les instances disciplinaires compétentes devraient examiner les propos d’Hervé Diakiese et, le cas échéant, prendre des sanctions à titre d’exemple afin d’éviter que les divergences internes ne se transforment en affrontement public.

Cette controverse intervient alors que le parti de Moïse Katumbi évolue dans un contexte politique particulièrement tendu, notamment avec son engagement au sein de la coalition C64 et son opposition au projet de changement de la Constitution.

La polémique autour d’Hervé Diakiese pourrait ainsi devenir un nouveau test pour la cohésion d’Ensemble pour la République. La manière dont la direction du parti choisira de gérer cette crise permettra également de mesurer sa capacité à préserver son unité face aux divergences de plus en plus visibles entre ses principaux responsables.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UneAfrique

Zambie : Hakainde Hichilema réélu avec plus de 60 % des voix, un second mandat sous le signe des défis économiques

by admin9775 18 août 2026
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Le président sortant de la Zambie, Hakainde Hichilema, a été officiellement réélu pour un deuxième mandat à l’issue de l’élection présidentielle du 13 août 2026. La Commission électorale de Zambie a confirmé sa victoire avec 2 965 326 voix, soit environ 60,5 % des suffrages, devant son principal adversaire, Brian Mundubile, crédité de 1 856 217 voix, soit près de 38 %.

Cette victoire permet à Hakainde Hichilema, arrivé au pouvoir en 2021 après avoir battu Edgar Lungu, de poursuivre son programme de transformation économique pour les cinq prochaines années.

Un bilan économique au cœur de la campagne

Âgé de 64 ans, Hakainde Hichilema avait largement axé sa campagne sur les résultats économiques enregistrés depuis son arrivée au pouvoir.

Son premier mandat a notamment été marqué par les négociations autour de la restructuration de la dette extérieure, le renforcement des relations avec les bailleurs internationaux et une amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques. L’inflation a reculé et les réserves de change se sont renforcées, tandis que le gouvernement affirme avoir créé des dizaines de milliers d’emplois dans le secteur public.

Cette amélioration intervient après une période particulièrement difficile pour la Zambie. En 2020, le pays était devenu le premier État africain à faire défaut sur sa dette souveraine depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Mais derrière ces progrès macroéconomiques, une partie importante de la population continue de faire face au coût élevé de la vie, au chômage et à des difficultés économiques quotidiennes. Ces préoccupations ont constitué l’un des principaux arguments de l’opposition pendant la campagne.

Une opposition qui réalise néanmoins un score important

Face à Hichilema, Brian Mundubile, candidat de l’opposition, a obtenu près de 38 % des suffrages. Ce résultat traduit une capacité de mobilisation importante de l’opposition, malgré la victoire nette du président sortant.

La campagne et le processus électoral ont toutefois été accompagnés de tensions. Des responsables de l’opposition ont dénoncé des arrestations, des restrictions et des actes d’intimidation. Le processus de dépouillement avait même été temporairement suspendu après des incidents impliquant des agents électoraux et des accusations de vol de bulletins.

Les autorités ont, pour leur part, rejeté les accusations de manipulation et affirmé que les mesures de sécurité prises visaient à prévenir des troubles.

Hichilema face à un nouveau défi

Avec cette réélection, Hakainde Hichilema dispose désormais de cinq années supplémentaires pour transformer les progrès macroéconomiques revendiqués par son gouvernement en améliorations concrètes du quotidien des Zambiens.

Le principal défi de ce second mandat sera donc de faire passer la reprise économique des statistiques à la vie quotidienne, notamment en matière d’emploi, de pouvoir d’achat et de réduction de la pauvreté.

Le président zambien devra également répondre aux critiques portant sur l’espace démocratique et les relations entre le pouvoir et l’opposition, alors que plusieurs observateurs ont exprimé des préoccupations concernant les conditions dans lesquelles s’est déroulée la campagne électorale.

Après avoir remporté son premier mandat sur la promesse de redresser une économie en crise, Hakainde Hichilema entame ainsi son deuxième mandat avec une nouvelle équation : consolider les acquis économiques tout en faisant en sorte que leurs bénéfices soient davantage ressentis par la population.

Par Pascal Numbi
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À la UneMonde

États-Unis-Iran: le protocole d’accord de 60 jours a officiellement pris fin

by admin9775 18 août 2026
written by admin9775

Signé en juin dernier, l’accord-cadre entre les États-Unis et l’Iran devait ouvrir la voie à une résolution du conflit entre les deux pays. Il prévoyait notamment une période de 60 jours durant laquelle les deux parties devaient parvenir à un compromis sur le programme nucléaire iranien et les sanctions imposées à l’Iran. Un délai qui s’est achevé ce lundi…

Deux mois après l’accord-cadre conclu entre les États-Unis et l’Iran en juin dernier, rien n’a changé. Et si, après la signature définitive du texte dans la nuit du 17 au 18 juin, l’optimisme était resté très mesuré, il a aujourd’hui totalement disparu. Alors que ce lundi 17 août marque la fin effective des 60 jours prévus dans les termes du deal pour parvenir à une percée, aucune négociation n’a permis d’obtenir des avancées concrètes.

L’objectif annoncé était en effet de mettre fin aux hostilités entre les deux pays en guerre depuis des frappes coordonnées entre Israël et les États-Unis sur l’Iran le 28 février dernier, et de permettre la réouverture du détroit d’Ormuz bloqué par Téhéran.

Or, depuis le mois de juin, la diplomatie n’a pas avancée, mais elle a même reculé, les points sur lesquels les deux pays étaient parvenus à se mettre d’accord n’ayant pas été respectés.

Point mort

La réouverture du détroit d’Ormuz par l’Iran a ainsi duré moins de trois semaines, du 18 juin au 8 juillet. Ensuite, la confrontation armée a repris et les États-Unis ont imposé un nouveau blocus des ports iraniens le 14 juillet. Si bien que dès le mois dernier, Washington et Téhéran ont considéré que l’accord était caduc…

Si la confrontation armée directe s’est toutefois – pour le moment – arrêtée, l’opposition entre les deux puissances se poursuit sur le plan économique. D’un côté, Donald Trump veut accroître l’asphyxie de l’économie iranienne en continuant le blocus des ports de la République islamique. De l’autre, le régime iranien maintient son étau sur le détroit d’Ormuz, déstabilisant les marchés pétroliers pour fragiliser l’économie américaine à l’approche des élections de mi-mandat cruciales pour le camp MAGA.

En sa qualité de médiateur, le Pakistan tente, certes, de relancer les négociations. Mais pour l’heure, la diplomatie semble bien impuissante…

RFI

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À la UnePolitique

Dialogue national : Théo Ngwabidje appelle à en faire une véritable voie de sortie de crise

by admin9775 18 août 2026
written by admin9775

Le député national Théo Ngwabidje Kasi, élu d’Idjwi et ancien gouverneur du Sud-Kivu, appelle à faire du dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo une véritable opportunité de sortie de crise en République démocratique du Congo, plutôt qu’un simple exercice politique.

Dans une lettre ouverte publiée le 13 août, adressée au Chef de l’État ainsi qu’aux différentes sensibilités politiques et sociales du pays, l’ancien gouverneur estime que le futur dialogue doit tirer les leçons des précédentes initiatives de concertation menées en RDC.

Éviter les erreurs des précédents dialogues

Pour Théo Ngwabidje, plusieurs dialogues organisés au cours de l’histoire récente du pays ont certes permis d’obtenir des périodes d’accalmie, mais sans s’attaquer durablement aux causes profondes des crises politiques et sécuritaires.

Il préconise dès lors une approche différente, fondée sur des objectifs clairement définis, des engagements précis et un mécanisme de suivi efficace permettant de vérifier leur mise en œuvre.

L’élu d’Idjwi considère que le dialogue ne devrait pas être perçu comme un signe de faiblesse du pouvoir ou de l’opposition, mais comme un instrument permettant de rechercher une solution politique durable aux difficultés auxquelles le pays est confronté.

Une participation réellement inclusive

L’ancien gouverneur du Sud-Kivu insiste également sur la nécessité d’une participation suffisamment inclusive. Pour lui, les discussions ne devraient pas se limiter aux seuls acteurs politiques traditionnels.

Il estime notamment indispensable d’associer les personnalités et organisations disposant d’une influence réelle sur la crise sécuritaire dans l’Est du pays, afin que les décisions prises autour de la table puissent avoir un impact concret sur le terrain.

Cette approche, selon lui, permettrait d’éviter que les accords conclus à Kinshasa restent sans effet dans les zones directement touchées par les conflits armés.

Un mécanisme pour garantir l’application des engagements

Théo Ngwabidje propose par ailleurs que le dialogue soit accompagné d’un mécanisme permanent de suivi et d’évaluation des résolutions adoptées.

L’objectif serait de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties ne restent pas de simples déclarations politiques, mais donnent lieu à des actions concrètes et vérifiables.

Pour l’ancien gouverneur, la réussite du processus ne devrait donc pas être mesurée au nombre de concessions obtenues par les protagonistes, mais à sa capacité à produire des résultats durables.

La paix comme principal indicateur de réussite

Dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est, les affrontements armés et les tensions politiques, Théo Ngwabidje estime que le futur dialogue doit avant tout contribuer à rétablir durablement la paix et à créer les conditions nécessaires au développement du pays.

Son appel intervient alors que la perspective d’un dialogue national inclusif fait l’objet de nombreuses attentes et interrogations au sein de la classe politique congolaise.

Pour l’élu d’Idjwi, l’enjeu dépasse ainsi les intérêts immédiats des différentes forces politiques : le dialogue doit être conçu comme un processus capable de s’attaquer aux causes profondes des crises congolaises et de déboucher sur des engagements suffisamment solides pour éviter un nouveau cycle de tensions.

La balle est désormais dans le camp des différents acteurs appelés à participer à ce processus, pour Théo Ngwabidje, le futur dialogue ne pourra être jugé à son ouverture, mais aux résultats concrets qu’il sera capable de produire.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Constant Omari dénonce les ingérences dans le football congolais et interpelle sur la gestion de Sébastien Desabre

by admin9775 18 août 2026
written by admin9775

L’ancien président de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Constant Omari Selemani, revient dans le débat sur la gouvernance du football congolais. Dans une récente intervention, il dénonce ce qu’il considère comme des ingérences de la Confédération africaine de football (CAF) et du pouvoir politique dans les précédentes élections à la FECOFA, tout en s’interrogeant sur la gestion actuelle du sélectionneur des Léopards, Sébastien Desabre.

Constant Omari affirme avoir longtemps choisi de ne pas intervenir dans les affaires du football congolais, particulièrement sur les questions électorales. Il estime toutefois que les difficultés actuelles trouvent en grande partie leur origine dans les interférences extérieures au fonctionnement normal de la fédération.

« Je me suis imposé de ne pas m’exprimer sur le football congolais, surtout sur les élections. L’élément fondamental de tous ces problèmes, c’est l’ingérence. La CAF s’est beaucoup ingérée. Après, on a compris quel était l’objectif. Il y avait également l’ingérence politique. Toutes ces ingérences font que nous nous retrouvons aujourd’hui dans cette situation. L’environnement électoral n’était pas sain », a-t-il déclaré.

La FECOFA au centre de la gouvernance

Pour l’ancien dirigeant, une fédération nationale doit conserver la maîtrise de ses principales responsabilités, notamment dans la gestion de l’équipe nationale et de son encadrement technique.

Constant Omari estime que les difficultés ayant conduit à l’intervention de différentes instances auraient également été favorisées par une mauvaise gestion interne.

« Si les amis que j’avais laissés à la FECOFA avaient bien géré les choses, il n’y aurait pas eu d’ingérence ni de normalisation », a-t-il soutenu.

Il établit ainsi un lien entre les dysfonctionnements internes de la fédération et les interventions extérieures qui ont marqué la période récente de la FECOFA.

Desabre, un sélectionneur bénéficiant d’un soutien exceptionnel

Constant Omari s’est également exprimé sur la situation de Sébastien Desabre, dont l’environnement de travail serait, selon lui, très différent de celui des sélectionneurs qui étaient en fonction sous sa présidence.

Il estime notamment que le technicien français bénéficie aujourd’hui d’un soutien financier et institutionnel considérable.

« Desabre bénéficie de beaucoup d’argent sans que la FECOFA ne gère cela », affirme-t-il.

Selon Constant Omari, la gestion quotidienne du sélectionneur serait désormais assurée principalement par la Présidence de la République, avec une implication plus limitée du ministère des Sports.

« L’environnement de travail de Desabre est différent de celui des sélectionneurs de mon époque. Aujourd’hui, Desabre est géré par qui ? La gestion quotidienne de Desabre est faite par la Présidence et, timidement, par le ministère des Sports », a-t-il déclaré.

Une question de principe, plus qu’une critique de Desabre

Dans son intervention, Constant Omari ne semble pas remettre directement en cause les performances ou les compétences de Sébastien Desabre. Sa critique porte davantage sur le modèle de gouvernance mis en place autour du sélectionneur.

Pour lui, le problème réside dans le fait que la FECOFA, qui devrait être l’organe central de gestion du football national, ne disposerait plus de la même maîtrise sur le sélectionneur et son environnement.

Il rappelle qu’à son époque, la fédération assumait pleinement cette responsabilité.

« Quand j’étais président, quel entraîneur rendait compte à la Présidence de la République plutôt qu’à la FECOFA ? »

Constant Omari cite notamment l’ancien sélectionneur Claude Le Roy, pour illustrer la manière dont la fédération entendait accompagner techniquement les entraîneurs. Il affirme avoir, à l’époque, demandé l’organisation de séminaires de remise à niveau afin de renforcer les compétences de l’encadrement technique.

Qui doit gérer les Léopards ?

Au-delà du cas Desabre, la sortie de Constant Omari relance une question plus large sur la répartition des responsabilités entre la FECOFA, le ministère des Sports et la Présidence de la République dans la gestion de l’équipe nationale.

Le soutien de l’État aux Léopards peut apparaître comme un levier important pour améliorer les conditions de travail de la sélection. Mais, pour l’ancien président de la FECOFA, ce soutien ne devrait pas se traduire par un transfert de la gestion opérationnelle du sélectionneur vers les institutions politiques.

Son intervention pose ainsi une question essentielle de gouvernance : l’État doit-il principalement financer et accompagner l’équipe nationale, ou intervenir directement dans sa gestion ?

Pour Constant Omari, la réponse semble claire : la FECOFA doit rester au cœur du dispositif.

Son discours intervient alors que les Léopards bénéficient d’une attention politique et populaire particulièrement importante, dans un contexte où les résultats de l’équipe nationale et les ambitions du football congolais suscitent de fortes attentes.

Le débat soulevé par l’ancien président de la FECOFA dépasse donc le seul cas de Sébastien Desabre. Il renvoie à la question fondamentale de l’autonomie des structures sportives, de la responsabilité de la fédération et de la place du pouvoir politique dans la gestion du football national.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : Félix Tshisekedi annonce une prochaine adresse à la Nation sur le dialogue national

by admin9775 17 août 2026
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En séjour à Libreville, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a échangé avec des membres de la diaspora congolaise autour de la situation politique et sécuritaire du pays, notamment des processus de paix de Washington et de Doha, ainsi que du projet de dialogue national inclusif.

Le chef de l’État a réaffirmé sa détermination à poursuivre les efforts diplomatiques en vue de parvenir à une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays.

Une adresse à la Nation annoncée

Au cours de cet échange, Félix Tshisekedi a annoncé qu’il s’adresserait prochainement à la Nation afin de préciser les contours du dialogue national envisagé.

Cette annonce intervient alors que la question du dialogue constitue l’un des principaux points de confrontation entre le pouvoir et une partie de l’opposition, notamment la Coalition Article 64 (C64), qui réclame depuis plusieurs semaines l’ouverture d’un dialogue national inclusif.

Le président de la République a toutefois laissé entendre que le format envisagé ne devrait pas reproduire les précédentes expériences de dialogue politique en RDC.

« Ce dialogue sera différent de tous les dialogues qu’a connus ce pays », a déclaré Félix Tshisekedi.

Cette prochaine adresse présidentielle est donc particulièrement attendue. Elle devrait permettre de connaître les objectifs, le format, les participants et les modalités du dialogue que le chef de l’État entend mettre en place, dans un contexte politique marqué par les tensions autour de la Constitution, du référendum et de la crise sécuritaire dans l’Est du pays.

L’annonce intervient également après la réunion de la C64 du 15 août, au cours de laquelle la coalition d’opposition a annoncé la reprise de ses mobilisations et fixé au 15 septembre une marche nationale contre tout projet de changement de la Constitution.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMusique & Culture

Vanessa Mboyo Matanda, alias Vany Morgane, annonce la fin de sa carrière musicale « profane »

by admin9775 17 août 2026
written by admin9775

À seulement 25 ans, la chanteuse congolaise Vanessa Mboyo Matanda, connue sous le nom de scène Vany Morgane, a officiellement annoncé ce dimanche sa décision de mettre un terme à sa carrière dans la musique dite « profane ».

Dans une déclaration empreinte de spiritualité, l’artiste explique que cette décision ne serait pas la conséquence d’un événement particulier de sa vie, mais d’une conviction personnelle qu’elle attribue à un appel de Dieu.

« Il n’y a pas de témoignage. Il n’y a pas de coup de la vie. C’est comme si je frappe à la porte et tu ouvres […] Dieu a parlé une fois, deux fois. J’ai entendu ceci : la puissance est à Dieu. »

À travers ces propos, Vany Morgane laisse entendre qu’elle souhaite désormais tourner la page d’une partie de son parcours artistique pour s’engager dans une nouvelle orientation, davantage liée à sa foi.

Cette annonce marque ainsi un tournant dans la carrière de la jeune artiste, dont la décision intervient relativement tôt dans son parcours musical. Elle pourrait également ouvrir une nouvelle étape de sa vie artistique, notamment dans le registre de la musique chrétienne, même si l’artiste n’a pas encore détaillé ses projets pour la suite.

La décision de Vany Morgane suscite déjà des réactions parmi ses proches, ses admirateurs et les internautes, certains saluant son choix spirituel tandis que d’autres s’interrogent sur la suite de son parcours artistique.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Loi référendaire : Gaspard Ngondankoy met les choses au clair et dénonce les amalgames

by admin9775 17 août 2026
written by admin9775

Le débat autour de la loi référendaire et du cadre juridique susceptible d’encadrer un éventuel référendum sur la Constitution continue de susciter des réactions en République démocratique du Congo. Face aux nombreuses interprétations, le juriste et député Gaspard Ngondankoy a tenu à préciser sa position.

Selon lui, une distinction doit d’abord être établie entre plusieurs notions juridiques souvent utilisées indistinctement dans le débat public.

« Commencez par savoir distinguer une “loi référendaire” de la “loi sur le référendum”, avant de réussir à faire la démarcation entre une “loi-cadre général du référendum” et une “loi référendaire de modification/changement de la Constitution”. »

Gaspard Ngondankoy affirme ainsi être à l’origine d’une proposition correspondant à l’une de ces catégories, et non à l’autre.

« J’ai proposé l’une des deux et pas l’autre », insiste-t-il.

Cette clarification intervient alors que la question du référendum s’est imposée au centre du débat politique congolais, notamment depuis l’adoption de la loi portant conditions d’organisation du référendum et les discussions relatives à une éventuelle modification de la Constitution.

Le juriste déplore par ailleurs les réactions suscitées par sa démarche, évoquant des « commentaires inappropriés, voire déplacés » de la part de certains compatriotes.

Sa mise au point vise donc à rétablir une distinction entre le cadre général permettant d’organiser un référendum et un texte spécifiquement destiné à encadrer une consultation portant sur une modification ou un changement de la Constitution.

Cette distinction est d’autant plus importante que le débat politique actuel mêle considérations juridiques et enjeux liés à l’avenir institutionnel du pays. Pour Ngondankoy, la compréhension précise des termes employés constitue ainsi un préalable indispensable à tout débat sérieux sur le référendum en RDC.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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