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À la Une

À la UnePolitique

Réaction de Peter Kazadi à l’allocution de Joseph Kabila : « Un discours manipulateur au service des ennemis de la RDC »

by admin9775 24 mai 2025
written by admin9775

 L’ancien ministre de l’Intérieur Peter Kazadi a vivement réagi ce vendredi au discours de Joseph Kabila, qu’il qualifie de « plaidoyer hypocrite » et de « manœuvre politique » visant à légitimer l’agression étrangère en RDC. Dans une analyse détaillée, l’ancien membre du gouvernement démonte point par point les arguments de l’ancien chef de l’État, l’accusant de servir les intérêts du Rwanda et du M23.

Une critique biaisée de la politique étrangère

Kazadi relève que Kabila dénonce la diplomatie congolaise tout en évitant soigneusement de mentionner l’occupation rwandaise :
« Il parle des mécanismes régionaux, mais oublie que c’est sous son règne que le M23 est né en 2012 avec le soutien de Kigali. Aujourd’hui, il feint l’indignation, mais son discours reprend mot pour mot la rhétorique de Kagame. »

Un soutien déguisé au M23

L’ancien ministre dénonce une stratégie de victimisation des rebelles :
« Kabila accuse le gouvernement d’étouffer l’Est, mais il ne dit pas que les restrictions bancaires visent à tarir le financement des milices. En réalité, il pousse la population à se révolter contre Kinshasa, exactement comme le veut le M23. »

Une tentative de division de l’armée

Kazadi met en garde contre l’appel subliminal à la rébellion militaire :
« Il flatte les anciens officiers, parle de leur « meilleure prise en charge » sous son règne… C’est un message clair : il encourage la déloyauté dans les rangs des FARDC. »

Une hypocrisie sur le dialogue national

*« Kabila se présente en rassembleur, mais c’est lui qui a refusé tout dialogue en 2016-2018. Aujourd’hui, il soutient la position de Kagame : « Pas de paix sans négociations avec le M23 ». C’est indécent. »*

Un déni suspect sur Goma

L’ancien ministre souligne les contradictions :
« Il nie être allé à Goma, alors que des sources crédibles l’y ont vu rencontrer des cadres du M23. Pourquoi mentir, sinon pour cacher ses alliances ? »

« Kabila joue le jeu du Rwanda »

Pour Peter Kazadi, le discours de l’ancien président s’inscrit dans une stratégie de déstabilisation :
« Il veut apparaître comme la solution, alors qu’il fait partie du problème. Son plaidoyer pour un « sursaut patriotique » est en réalité un appel à la révolte contre l’État. Les Congolais ne sont pas dupes. »

Ces déclarations interviennent alors que la levée de l’immunité de Kabila ouvre la voie à des poursuites judiciaires. La classe politique reste divisée, certains voyant dans ce discours une opportunité de dialogue, d’autres une menace pour la stabilité nationale.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Joseph Kabila rompt six ans de silence : un plaidoyer pour la refondation nationale

by admin9775 24 mai 2025
written by admin9775

Dans une allocution solennelle diffusée ce vendredi 23 mai 2025, l’ancien président de la République démocratique du Congo (2001-2019) a présenté une analyse approfondie de la situation du pays, assortie de propositions concrètes. Retour sur les principaux axes de cette intervention marquante.

État des lieux : un pays en régression

L’ancien chef de l’État a dressé un constat sévère de la situation nationale, estimant que « le pronostic vital de la nation est engagé ». Il a souligné plusieurs domaines de préoccupation :

Sur le plan politique, Joseph Kabila a dénoncé « une dérive dictatoriale caractérisée par la concentration de tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme ». Il a cité plusieurs exemples, dont « le coup d’État institutionnel de décembre 2020 » et « le simulacre des élections de décembre 2023 ».

La situation sécuritaire a été décrite comme « plus que préoccupante », avec « l’abandon du monopole de la violence légitime par l’État » au profit de « bandes de mercenaires et de milices tribales ». L’ancien président a particulièrement insisté sur la situation dans l’Est du pays, déplorant que « le sang de nos compatriotes coule abondamment ».

Analyse des causes : une gouvernance en échec

Joseph Kabila a identifié plusieurs facteurs expliquant selon lui cette dégradation :

« L’ivresse du pouvoir sans limite » a été pointée comme principale responsable, conduisant à « des remises en cause systématiques des acquis institutionnels ». L’ancien président a critiqué « une justice instrumentalisée » et « un Parlement réduit à une chambre d’enregistrement ».

Sur le plan économique, il a dénoncé « une gestion hasardeuse » marquée par « un endettement public galopant » dépassant les 10 milliards de dollars, et « une corruption atteignant des niveaux inédits ». Malgré l’augmentation des recettes, « aucun investissement structurant n’a été réalisé ».

Propositions : un pacte citoyen en 12 points

Face à cette situation, l’ancien président a présenté un programme de redressement articulé autour de douze mesures prioritaires :

  1. La restauration de l’État de droit et des libertés fondamentales
  2. La fin immédiate des hostilités dans l’Est du pays
  3. Le rétablissement de l’autorité de l’État sur tout le territoire
  4. La réconciliation nationale et la reconstruction de la cohésion sociale
  5. La relance économique par une gestion orthodoxe des finances publiques
  6. Le rétablissement du dialogue avec les pays voisins
  7. La neutralisation de tous les groupes armés
  8. L’élimination du mercenariat conformément aux conventions internationales
  9. Le retrait des troupes étrangères du territoire national
  10. La restauration de la crédibilité internationale du pays
  11. La relance des institutions démocratiques
  12. La répartition équitable des ressources nationales

Positionnement politique : un appel à l’union sacrée

Se présentant en rassembleur, Joseph Kabila a lancé « un appel solennel à tous les Congolais » pour « un sursaut patriotique ». Il a insisté : « Le Congo appartient à tout son peuple, pas à un régime ou à une personne ».

L’ancien président a réaffirmé son attachement à la Constitution de 2006 et au Pacte républicain de Sun City, tout en dénonçant « les tentatives de falsification de l’histoire » par le pouvoir actuel.

Réactions et perspectives

Ce discours intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, au lendemain de la levée de l’immunité parlementaire de l’ancien président par le Sénat. Les analystes y voient à la fois une réponse à cette décision et une tentative de repositionnement sur l’échiquier politique national.

La référence constante aux mécanismes régionaux de paix (Pacte des Grands Lacs, Accord-cadre d’Addis-Abeba) et aux instruments juridiques internationaux semble destinée à donner une assise institutionnelle à ses propositions.

un moment clé de la vie politique congolaise

Par cette intervention, Joseph Kabila opère un retour remarqué sur la scène politique nationale. Tout en critiquant sévèrement l’action du gouvernement, il se présente en garant des institutions et en défenseur du bien commun.

Le ton mesuré mais ferme de l’allocution, son ancrage dans le droit international et les textes fondamentaux de la République, ainsi que la proposition d’un programme structuré, marquent une volonté de se positionner au-dessus des clivages partisans.

La suite dépendra des réactions qu’elle suscitera au sein de la classe politique, de la société civile et de la communauté internationale, à un moment où la RDC fait face à des défis multidimensionnels sans précédent.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Kinshasa se prépare au recouvrement forcé de la vignette automobile 2024 2025

by admin9775 23 mai 2025
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La ministre provinciale des Finances, Économie, Genre, Famille, Enfant et Affaires sociales de Kinshasa, Yvette Tembo Kulemfuka, a dirigé ce jeudi une réunion technique importante en vue du lancement prévu le 2 juin 2025 de l’opération de recouvrement forcé de la vignette automobile pour l’exercice 2024 2025. L’objectif principal est d’assurer une collecte optimale des recettes tout en maintenant une circulation fluide dans la capitale congolaise.

Une collaboration multisectorielle pour un recouvrement efficace

La réunion a rassemblé les principaux acteurs impliqués dans cette campagne, notamment Faustin Numbi, commissaire provincial de la Police administrative de Kinshasa, Joseph Kasinzi Mafolo Kajos, directeur général de la Régie des fourrières et du contrôle technique des véhicules, Hervé Ngia Bobisa, directeur général des Recettes de Kinshasa, ainsi que des représentants des banques partenaires dont Rawbank, de la société Otojust et des associations de motocyclistes.

Les principales mesures pour faciliter les paiements

Pour éviter les longues files d’attente et les retards, plusieurs dispositions ont été arrêtées. Premièrement, une extension des points de paiement avec l’activation des nouveaux sites Rawbank et l’ajout de cinq maisons communales dans le district de Tshangu, répondant ainsi à une demande des motocyclistes.

Deuxièmement, la modernisation des modes de paiement avec l’introduction de la monnaie électronique pour plus de fluidité et l’éventuel déploiement de guichets mobiles par Otojust.

Troisièmement, l’optimisation des fourrières grâce à une meilleure coordination entre la Régie de la Ville et la Police Nationale Congolaise pour gérer efficacement les véhicules en infraction.

Un enjeu financier et logistique crucial

La ministre a souligné l’importance capitale de cette opération pour maximiser les recettes fiscales tout en préservant l’ordre public. Les autorités craignent en effet une éventuelle interruption de la campagne par le gouvernement central en cas de désorganisation.

« Nous devons garantir une couverture optimale pour absorber le flux des contribuables sans paralyser Kinshasa », a déclaré Yvette Tembo Kulemfuka.

Perspectives et prochaines étapes

Une réunion de suivi est prévue sous la direction d’Yves Ilunga, directeur de cabinet de la ministre, pour finaliser les modalités opérationnelles. Cette campagne s’inscrit dans la continuité des concertations entamées dès le 15 mai entre les services fiscaux et la police.

Avec ces mesures, le gouvernement provincial espère atteindre un recouvrement plus efficace et moins contraignant pour les contribuables, tout en renforçant les finances publiques.

Des photos illustrant les séances de travail et les points de paiement des années précédentes accompagnent ce compte rendu.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneMonde

Benyamin Netanyahu défie la justice en nommant le général David Zini nouveau chef du Shin Bet

by admin9775 23 mai 2025
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Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a annoncé ce jeudi 22 mai avoir choisi le général de division David Zini comme prochain chef de l’Agence de la sécurité intérieure, défiant l’interdit que lui avait signifié la veille la procureure générale de l’État.

L’annonce est tombée dans la soirée via un communiqué du bureau de Benyamin Netanyahu. Il indique que le Premier ministre a pris la décision « de nommer le général de division David Zini comme prochain chef du Shin Bet ». « Le général Zini a occupé de nombreux postes opérationnels et de commandement dans les Forces de défense israéliennes », précisent les services du chef du gouvernement israélien. 

Juif pratiquant à tendance messianique, raison pour laquelle le Premier ministre israélien avait refusé dans le passé de le nommer au poste d’attaché militaire, David Zini est père de onze enfants, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Il est le fils d’immigrants venus de France et sa grand-mère est une rescapée du camp d’extermination Auschwitz. Général de division, fondateur de la brigade Commando, combattant de la Sayeret Matkal, une unité d’élite où ont servi Benyamin Netanyahu et son frère Yoni, Zini est un proche de la famille de Netanyahu. Il était également chargé du compliqué dossier de la mobilisation des ultra-orthodoxes. Le bureau du Premier ministre souligne que quelques mois avant le 7 octobre, il avait rédigé un rapport alertant sur l’impréparation de la Brigade de Gaza face à une éventuelle attaque-surprise.

Le général Zini est actuellement chef du commandement de cette formation et du corps d’Etat-major général. Le gouvernement le crédite d’avoir rédigé en mars 2023 un rapport exposant les failles de l’armée israélienne en cas « d’incursion surprise » en Israël à partir de la bande de Gaza.

Un processus « vicié »

La procureure générale de l’État, Gali Baharav Miara, a réagi en dénonçant un processus de nomination « vicié ». La veille, elle avait interdit à Benyamin Netanyahu de nommer en l’état un successeur au chef démissionnaire du Shin Bet, Ronen Bar. Arguant d’un « conflit d’intérêts » du Premier ministre dans cette affaire, elle avait justifié sa décision en s’appuyant sur un arrêt rendu le même soir par la Cour suprême et jugeant « contraire à la loi » la décision prise en mars par le gouvernement de limoger Ronen Bar. En cause, une enquête du Shin Bet diligentée par son chef sortant et visant des proches de Benyamin Netanyahu soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin du Qatar.

Mais le chef de l’exécutif a campé sur sa ligne, affirmant qu’il avait bel et bien l’intention de proposer un candidat au vote du gouvernement. Benyamin Netanyahu assure que le gouvernement peut décider à sa guise de nommer et renvoyer le chef du Shin Bet. Il reproche à Ronen Bar de n’avoir pas su empêcher l’attaque sanglante du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023.

L’intéressé, qui a reconnu sa responsabilité personnelle dans cet échec, a toujours soutenu que la décision du Premier ministre de le limoger était motivée par une animosité personnelle à son endroit et non pour des raisons liées à ses compétences professionnelles. Il avait finalement accepté de jeter l’éponge fin avril, en annonçant qu’il quitterait ses fonctions le 15 juin, non sans adresser à la Cour suprême une déclaration écrite affirmant que le Premier ministre avait exigé de lui une loyauté personnelle et lui avait ordonné d’espionner des manifestants antigouvernementaux, ce que Benyamin Netanyahu a qualifié de « mensonge absolu ».

Le chef de l’opposition israélienne, Yaïr Lapid, a appelé ce jeudi soir David Zini à refuser de prendre la direction du Shin Bet, « tant que la Cour suprême ne s’est pas prononcée sur cette affaire ». « Il s’agit d’un test crucial pour l’État de droit en Israël », a de son côté réagi le Mouvement pour un gouvernement de qualité, une ONG qui lutte pour la transparence en politique. L’organisation prévient qu’elle « ne restera pas indifférente face à cette démarche effrontée ». « Dans les prochains jours, nous soumettrons un nouveau recours à la Haute Cour de justice contre cette nomination invalide et nous continuerons à résister fermement aux tentatives de défier le système judiciaire », ajoute-t-elle.

RFI

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À la UneProvince

Bunia : Huit survivants extraits des décombres après l’effondrement d’un immeuble en construction

by admin9775 23 mai 2025
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Un immeuble de quatre étages en cours de construction s’est effondré jeudi dans le quartier Bankoko, sur l’avenue Maniema, près du site communément appelé Karaoké, à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Les secours ont pu extraire huit survivants des gravats, mais une trentaine de personnes seraient encore ensevelies, selon des témoignages recueillis par l’ACP.

Des victimes parmi les ouvriers et des stagiaires

Parmi les personnes piégées sous les décombres figurent des maçons, des électriciens et des élèves stagiaires, dont certains issus de l’École Adventiste de Bunia. Les opérations de sauvetage se poursuivent avec l’appui d’une équipe de la MONUSCO, mobilisée pour renforcer les recherches dans cette course contre la montre.

Urgence et mobilisation des secours

Les causes de l’effondrement ne sont pas encore établies, mais des questions se posent sur le respect des normes de construction. Les premiers témoins évoquent un possible défaut de structure ou des matériaux de mauvaise qualité.

Les autorités locales et les humanitaires sont sur place pour coordonner les efforts, tandis que des familles anxieuses attendent des nouvelles de leurs proches. Les hôpitaux de la ville se préparent à accueillir d’éventuels blessés supplémentaires.

Un drame qui rappelle les risques des constructions précaires

Ce tragique incident met en lumière les dangers liés aux chantiers non réglementés en RDC, où les effondrements d’immeubles dus à des malfaçons restent malheureusement fréquents. Les habitants réclament davantage de contrôles pour éviter de telles catastrophes à l’avenir.

Les recherches se poursuivent dans l’espoir de retrouver d’autres survivants.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UnePolitique

Le FCC dénonce l’enlèvement de Martin Kabwelulu et son épouse, exige leur libération immédiate

by admin9775 23 mai 2025
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Le Front Commun pour le Congo (FCC) a annoncé avec indignation l’enlèvement, dans la nuit du 21 au 22 mai, de l’honorable Martin Kabwelulu, membre éminent de son bureau politique, ainsi que de son épouse. Selon le parti, une quarantaine d’hommes armés non identifiés ont fait irruption à leur domicile de Kinshasa vers 3 heures du matin avant de les emmener vers une destination inconnue. Les lignes téléphoniques du couple restent depuis inaccessibles.

Une disparition inquiétante

Ancien ministre des Mines et ex-député national, Martin Kabwelulu est une figure politique de premier plan au sein du FCC, la formation de l’ancien président Joseph Kabila. Son enlèvement survient dans un contexte de tensions accrues entre l’opposition et le pouvoir en place, dirigé par Félix Tshisekedi.

Le FCC dénonce un « terrorisme d’État »

Dans un communiqué virulent, le FCC a qualifié cet acte de « preuve supplémentaire du terrorisme d’État » qui sévirait en République démocratique du Congo. Le parti affirme que ses membres, ainsi que d’autres opposants, font l’objet d’une persécution systématique.

« Nous exigeons la libération immédiate de l’honorable Kabwelulu et de son épouse. Nous tenons le pouvoir pour entièrement responsable des conséquences que cette détention arbitraire pourrait avoir sur leur intégrité physique, d’autant plus qu’il s’agit de personnes du troisième âge », a déclaré le FCC.

Un climat politique de plus en plus tendu

Cet incident s’inscrit dans une série de mesures controversées récentes, dont la levée de l’immunité de Joseph Kabila par le Sénat la veille. Les partisans du FCC y voient une escalade de la répression contre l’opposition, tandis que le gouvernement justifie ses actions par la lutte contre l’instabilité et les menaces à la sécurité nationale.

Appels à la mobilisation et réactions attendues

Le FCC a appelé ses militants et la communauté internationale à se mobiliser pour exiger la libération du couple Kabwelulu. Les organisations de défense des droits de l’homme, ainsi que les partenaires étrangers de la RDC, pourraient réagir dans les prochaines heures, alors que les circonstances exactes de cette disparition forcée restent floues.

Les prochains jours seront déterminants pour savoir si cette affaire s’enlise dans un conflit politique ou si une issue rapide sera trouvée. Une chose est certaine : la tension monte à Kinshasa, et cet événement risque d’envenimer davantage les relations entre le pouvoir et l’opposition.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la Une

Le Sénat de la RDC lève l’immunité de Joseph Kabila, accusé de soutien à la rébellion M23

by admin9775 23 mai 2025
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Le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) a voté, jeudi 22 mai 2025, la levée de l’immunité parlementaire de l’ancien président Joseph Kabila, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires à son encontre. La décision, adoptée à une large majorité, fait suite à des accusations de la Haute Cour Militaire le reliant à la rébellion AFC/M23, active dans l’est du pays.

Un vote écrasant au Sénat

La commission spéciale du Sénat a approuvé la résolution par 88 voix pour, 5 contre et quelques bulletins nuls, sur un total de 96 votants. Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a confirmé que cette décision autorisait désormais les autorités judiciaires à engager des poursuites contre Joseph Kabila, qui bénéficiait jusqu’ici d’une immunité en tant que sénateur à vie.

Des accusations graves

La justice militaire accuse l’ancien chef de l’État (au pouvoir de 2001 à 2019) de complicité avec les rebelles du M23, un groupe armé responsable de multiples attaques dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les charges retenues incluent la trahison et les crimes de guerre, des crimes passibles de peines sévères selon le droit congolais.

Une décision à haute tension politique

L’entourage de Joseph Kabila a immédiatement dénoncé une manœuvre politique, suggérant que cette procédure vise à affaiblir l’ancien président, dont l’influence reste significative. Cette levée d’immunité intervient dans un contexte de rivalités persistantes entre les partisans de Kabila et l’actuel président, Félix Tshisekedi, élu en 2019.

Quelles conséquences ?

Si cette décision marque une avancée symbolique dans la lutte contre l’impunité en RDC, elle pourrait aussi attiser les tensions politiques. Les prochaines étapes dépendront de la manière dont la justice militaire mènera les investigations, ainsi que des réactions des alliés de Kabila, tant au niveau national qu’international.

La communauté africaine et les organisations internationales observeront attentivement ce dossier, qui pourrait influencer la stabilité de la région des Grands Lacs, déjà fragilisée par des décennies de conflits armés.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Lubero : l’administrateur territorial préoccupé par la recrudescence des affrontements entre groupes armés locaux

by admin9775 22 mai 2025
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Le colonel Alain Kiwewa, administrateur du territoire de Lubero, au Nord-Kivu, s’est alarmé mercredi 21 mai de l’intensification des affrontements entre différents groupes armés locaux dans son entité.
La veille, de nouveaux combats avaient éclaté dans la chefferie de Baswagha, entraînant la mort de deux personnes, dont un civil.

« L’activisme des groupes armés devient très inquiétant dans le territoire de Lubero. Du 12 au 13 mai, nous avons enregistré des affrontements à Kasuho, dans le groupement de Musindi, ainsi que dans la chefferie de Batangi, entre deux factions rivales : le groupe armé Victimes de massacre et le MCLP. Ces violences sont motivées par des luttes de leadership et des disputes territoriales. Plusieurs maisons ont été incendiées, et les habitants n’osent plus se rendre dans leurs champs », a dénoncé le colonel Alain Kiwewa.

Face à cette crise sécuritaire et à l’afflux de déplacés en quête de lieux plus sûrs, l’administrateur territorial a annoncé son intention de réunir les responsables des groupes armés afin de mieux comprendre les causes profondes de ces affrontements répétés.

« Nous sommes tous des patriotes, et il est essentiel d’identifier la véritable origine de ces conflits. Cette démarche vise à rétablir la stabilité et à permettre aux populations de retrouver un semblant de normalité », a-t-il déclaré.

Radio okapi

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Le Sénat congolais se prononce sur la levée d’immunité de Joseph Kabila : un moment historique

by admin9775 22 mai 2025
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La République démocratique du Congo se trouve aujourd’hui à un tournant décisif de son histoire institutionnelle. Ce jeudi 22 mai 2025, le Sénat examine en séance plénière le rapport de la commission spéciale concernant la levée d’immunité parlementaire de Joseph Kabila, ancien président de la République et actuel sénateur à vie. Cette procédure exceptionnelle fait suite aux graves accusations formulées par l’Auditeur général des FARDC, qui reproche à l’ancien chef de l’État des actes de trahison, de collaboration avec le Rwanda et de crimes de guerre en lien avec les activités du mouvement rebelle M23 dans l’Est du pays.

L’absence notable de Joseph Kabila, qui n’a pas daigné se présenter devant la commission d’enquête présidée par le sénateur Christophe Lutundula, ajoute une dimension particulière à ce dossier explosif. Ce silence, interprété diversement par les observateurs politiques, pourrait soit refléter un mépris assumé pour la procédure en cours, soit constituer une stratégie délibérée de contournement judiciaire. Quoi qu’il en soit, cette attitude ne fait qu’attiser les tensions au sein de la classe politique et de l’opinion publique.

La décision que s’apprête à prendre le Sénat revêt une importance capitale. Si les sénateurs votent en faveur de la levée d’immunité, Joseph Kabila deviendrait le premier ancien président congolais à devoir répondre de crimes internationaux devant la justice de son pays. Un tel scénario marquerait une rupture sans précédent dans les pratiques politiques congolaises, où les anciens dirigeants ont traditionnellement bénéficié d’une impunité quasi-systématique.

Au-delà du cas particulier de l’ancien président, cette affaire soulève des questions fondamentales sur l’équilibre des pouvoirs et l’état de droit en RDC. Elle interroge notamment sur l’étendue réelle de l’immunité des anciens chefs d’État, sur l’indépendance de la justice face au pouvoir politique, et sur la capacité des institutions congolaises à juger leurs propres dirigeants pour des crimes graves.

Les implications de cette décision dépassent largement le cadre strictement juridique. Sur le plan politique, elle pourrait soit consacrer une nouvelle ère de responsabilisation des dirigeants, soit au contraire exacerber les tensions entre les différentes factions politiques. Sur le plan international, elle sera scrutée avec attention par les partenaires de la RDC, particulièrement dans un contexte régional déjà marqué par une grande instabilité.

Alors que le Sénat s’apprête à trancher ce dossier épineux, la nation tout entière retient son souffle. Quelle que soit l’issue du vote, elle marquera durablement l’histoire politique du Congo et pourrait constituer un précédent déterminant pour l’avenir de la démocratie congolaise. Les prochaines heures seront donc cruciales, non seulement pour Joseph Kabila en tant qu’individu, mais surtout pour l’ensemble des institutions de la République et leur crédibilité aux yeux du peuple congolais.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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Le ministre de la Justice Constant Mutamba visé par une demande de poursuites pour détournement présumé

by admin9775 22 mai 2025
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 Le procureur général près la Cour de cassation a demandé ce mercredi à l’Assemblée nationale l’autorisation d’engager des poursuites judiciaires contre Constant Mutamba, ministre de la Justice. Ce dernier est accusé d’avoir détourné près de 19 millions de dollars dans le cadre d’un projet de construction d’une prison à Kisangani, dans la province de la Tshopo.

Un bras de fer judiciaire aux enjeux majeurs
Cette procédure intervient alors que le bras de fer entre Constant Mutamba et le procureur général Firmin Mvonde entre dans sa phase décisive. Rappelons que le ministre de la Justice avait récemment exigé des enquêtes sur l’acquisition par Mvonde d’un immeuble de luxe à Bruxelles évalué à 910 000 USD.

Le média Africa Intelligence avait révélé que le PGR Firmin Mvonde Mambu s’était porté acquéreur d’un petit immeuble composé de trois appartements haut de gamme situé avenue de la Nivéole, dans le quartier bruxellois huppé de Mutsaard. Cette information avait suscité des interrogations sur l’origine des fonds utilisés pour cet achat immobilier conséquent.

Une affaire aux montants conséquents
Dans le dossier visant Mutamba, le réquisitoire présenté devant les députés accuse le ministre d’avoir conclu un marché de gré à gré de 29 millions de dollars avec la société Zion Construction pour la construction d’une prison, sans l’approbation préalable de la Première ministre.

Plus grave encore, le magistrat financier reproche à Mutamba d’avoir ordonné le versement d’un acompte de 19,9 millions de dollars à l’entreprise contractante. Ces fonds proviendraient des indemnités versées par l’Ouganda pour dédommager les victimes de la guerre de six jours à Kisangani.

Défense et soutiens du ministre
L’entourage du ministre dénonce une manœuvre politique, évoquant un « règlement de comptes » orchestré par des magistrats qu’il aurait contrariés. « Comment parler de détournement alors que l’argent n’est jamais sorti des caisses du Trésor public ? », s’interrogent ses défenseurs.

Maître Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO, appelle à une approche équilibrée : « Si le ministre a effectivement détourné des fonds publics, il doit répondre de ses actes. Mais s’il s’agit d’accusations fabriquées dans le cadre de ce bras de fer judiciaire, alors la justice doit le protéger. »

Procédure parlementaire en cours
L’Assemblée nationale a annoncé la mise en place d’une commission spéciale chargée d’auditionner les deux parties avant de se prononcer sur la levée d’immunité du ministre. Cette décision, attendue dans les prochaines semaines, pourrait avoir des répercussions majeures sur l’équilibre des pouvoirs en RDC.

Un ministre jusqu’ici salué
Jusqu’à cette affaire, Constant Mutamba était considéré comme l’un des membres les plus actifs du gouvernement, notamment pour ses réformes visant à assainir le système judiciaire. Ce dossier met en lumière les tensions croissantes entre le ministère de la Justice et le parquet général, dans un contexte où chaque camp semble déterminé à faire la lumière sur les agissements de l’autre.

L’issue de ce duel judiciaire sans précédent pourrait redéfinir les rapports de force au sein des institutions congolaises et marquer un tournant dans la lutte contre la corruption.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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