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À la Une

À la UneProvince

Cinq miliciens ADF tués par l’armée après une incursion à Mambasa

by admin9775 7 avril 2026
written by admin9775

Une nouvelle incursion attribuée aux rebelles des ADF a semé la panique à Mambasa (Ituri), dans la nuit de dimanche à lundi 6 avril. Des tirs nourris ont contraint de nombreux habitants des quartiers périphériques à fuir vers le centre de la cité, où les activités tournent au ralenti, selon des témoins.

Riposte militaire

Selon les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), leur intervention a été  »rapide et efficace ». Le porte-parole de l’armée en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, indique que cinq combattants ADF ont été tués et des armes récupérées, après des échanges de tirs ayant permis de mettre les assaillants en déroute.

Par ailleurs, trois enfants de moins de 10 ans, retenus en otage par les rebelles, ont réussi à s’échapper lors des affrontements.

L’attaque s’est produite vers 22 heures au quartier Arua 2, situé à environ 165 kilomètres au sud-ouest de Bunia. D’après des sources locales, les assaillants seraient venus de leur bastion situé à près de 4 kilomètres, en direction de Ndimo.

Riposte contestée 

Malgré cette riposte, du côté des civils, le bilan provisoire fait état de deux blessés et de deux bâtiments abritant des boutiques incendiées. Pris de panique, de nombreux habitants ont quitté leurs domiciles pour se réfugier au centre de Mambasa.

La société civile locale reconnaît que l’intervention des forces de sécurité a permis de limiter les dégâts, mais elle dénonce une inefficacité persistante face aux exactions des ADF, accusés d’avoir tué près de 100 personnes en l’espace de deux semaines dans la région.

Dans ce climat de tension, un homme présenté comme un présumé membre des ADF a été lynché puis brûlé vif par des habitants en colère, selon des sources locales.

Cette nouvelle attaque intervient quelques jours seulement après une autre incursion meurtrière à Mambasa, qui avait fait au moins 43 morts, d’après des sources militaires et locales.

Radio okapi

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À la UneMonde

Les astronautes d’Artemis II battent le record de distance des humains dans l’espace

by admin9775 7 avril 2026
written by admin9775

Les astronautes de la mission Artemis II sont devenus, lundi 6 avril 2026, les êtres humains s’étant aventurés le plus loin de la Terre, en allant à plus de 400 171 kilomètres dans l’espace, a annoncé la Nasa.

Les trois Américains Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman, et le Canadien Jeremy Hansen, ont battu le record de la mission Apollo 13 qui, en 1970, avait atteint ce point après avoir dû changer de trajectoire à la suite d’une explosion de réservoir d’oxygène en vol – le fameux « Houston nous avons un problème ». L’équipage d’Artemis II va s’éloigner encore davantage dans la journée et devrait atteindre 406 778 km de distance avec la Terre.

« La salle est pleine de joie lunaire aujourd’hui, j’imagine que vous aussi », leur a lancé depuis la salle de contrôle de la Nasa à Houston Jenni Gibsons, responsable des communications avec l’équipage. Christina Koch, une exploratrice chevronnée qui entre dans les livres d’histoire comme la première femme à survoler la Lune, a expliqué que les astronautes étaient « collés aux hublots ».

Hommage posthume du pionnier Jim Lovell

Ils ne se poseront pas, mais leur vol demeurera une première, car jamais dans toutes les missions lunaires Apollo (1968-1972), des astronautes femmes, noirs ou non-Américains n’avaient été à bord. « C’est un jour historique », leur a lancé au réveil Jim Lovell, le pionnier des missions Apollo 8 et 13, dans un message posthume, enregistré quelques mois avant son décès en 2025. « ​​​​​​​Bienvenue dans mes anciens quartiers », leur a-t-il lancé, confiant sa fierté « ​​​​​​​de leur passer le flambeau » et leur donnant même un conseil : « ​​​​​​​Je sais que vous allez être très occupés, mais n’oubliez pas de profiter de la vue. »

Le commandant de la mission, l’Américain Reid Wiseman, a montré lors de la retransmission l’emblème de la mission Apollo 8, que l’équipage d’Artemis II a emporté à bord.

Dans toute l’histoire de l’exploration spatiale, aucun Russe ni Chinois ne s’est aventuré au-delà de 400 kilomètres de la Terre, la distance des stations en orbite terrestre. Seules des sondes sont revenues observer la Lune. La période d’observation lunaire durera près de sept heures et commencera à 18h45 TU. La Lune sera plein cadre dans le hublot du vaisseau Orion. Elle leur apparaîtra aussi grande qu’« ​​​​​​​un ballon de basket tenu à bout de bras », décrit à l’AFP Noah Petro, responsable du laboratoire de géologie planétaire de la Nasa.

« ​​​​​​​Chair de poule »

Les quatre membres de l’équipage se sont entraînés pendant plus de deux ans à reconnaître des formations géologiques et à les décrire avec précision aux scientifiques ici-bas, en particulier les teintes brunes ou beiges du sol. Leurs descriptions orales ainsi que leurs notes et photographies – trois appareils photo ont été embarqués – devraient permettre d’en apprendre plus sur la géologie et l’histoire de notre satellite naturel.

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Et nous passionner, espère la Nasa, qui retransmettra l’événement en direct sur plusieurs plateformes comme Netflix et YouTube, à l’exception de 40 minutes au cours desquelles les communications seront coupées, bloquées par la Lune. « ​​​​​​​Entendre cet équipage décrire la surface lunaire va vous donner la chair de poule », a promis Kelsey Young, responsable scientifique de la mission.

Lever et coucher de Terre

Ils voleront derrière la Lune et découvriront sa face cachée, jamais visible depuis la Terre. Ils verront probablement « ​​​​​​​des régions de cette face cachée qu’aucun des astronautes du programme Apollo n’avait pu observer », explique à l’AFP Jacob Bleacher, chef de l’exploration scientifique à la Nasa, extrêmement enthousiaste. L’équipage a déjà entrevu le bassin d’Orientale, un gigantesque cratère surnommé le « ​​​​​​​Grand Canyon de la Lune » qui n’avait jusqu’ici été vu dans son entièreté que par des sondes.

« C’est exactement comme à l’entraînement, mais en trois dimensions et c’est tout simplement incroyable », s’est exclamé Jeremy Hansen. Leur survol lunaire leur permettra aussi d’assister à une éclipse solaire – le Soleil disparaissant derrière la Lune – et à un lever et un coucher de Terre derrière la Lune.

De quoi rappeler la célèbre photographie « ​​​​​​​lever de Terre » qui avait bouleversé notre vision du monde en 1968 lors de la mission Apollo 8. « Au milieu de tout ce vide » que représente l’univers, notre planète constitue « ​​​​​​​une oasis, ce magnifique endroit où nous pouvons vivre ensemble », a rappelé ce week-end le pilote d’Artemis II, Victor Glover, dans un message pour Pâques. Si cette mission et la suivante, l’an prochain, se déroulent bien, la Nasa prévoit de faire alunir des astronautes en 2028.

RFI

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À la UneSport

Mondial 2026 : Les Léopards accueillis en triomphe à Kinshasa après leur qualification

by admin9775 5 avril 2026
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La délégation de l’équipe nationale de la RDC est arrivée ce dimanche 5 avril à Kinshasa, via l’aéroport international de N’djili.

De nombreux amoureux du ballon rond ont fait le déplacement pour accueillir les Léopards, fraîchement qualifiés pour la Coupe du Monde 2026.

Le long du trajet reliant l’aéroport au centre‑ville, une foule compacte s’est massée pour rendre un hommage enthousiaste à la sélection nationale.

Selon un reporter de Radio Okapi, certains Kinois ont accompagné l’équipe à pied, d’autres en véhicule, créant une procession spontanée à travers plusieurs artères de la capitale.

Chants d’allégresse, danses et scènes de liesse populaire ont marqué l’arrivée de ces « héros nationaux » à Kinshasa.

Le Gouvernement a aménagé une esplanade au Palais du Peuple afin de permettre à la population de venir leur rendre hommage.

La RDC a décroché son billet pour la phase finale de la Coupe du Monde 2026 en battant la Jamaïque sur le score étriqué de 1–0.

L’unique réalisation de la rencontre a été signée Axel Tuanzebe, à la 100ᵉ minute, alors que les deux équipes disputaient les prolongations après un score vierge au temps réglementaire.

Radio Okapi

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À la UneReligion

La RDC est une «terre meurtrie», affirme le cardinal Ambongo dans son message pascal

by admin9775 5 avril 2026
written by admin9775

À l’occasion de la fête de Pâques célébrée ce dimanche 5 avril par les catholiques du monde entier, l’influent prélat dresse un sévère constat de la situation de son pays toujours en proie à la violence et aux conflits armés.

En République démocratique du Congo, le cardinal Fridolin Ambongo a livré un message de Pâques à contre-courant de ses prises de parole habituelles lors de son homélie de la Vigile pascale, dans la soirée du samedi 4 avril. Réputé pour son franc-parler, celui-ci s’est cette fois abstenu de toute critique de la gouvernance du pays et de tout commentaire relatif à une question d’actualité.

Dans ce texte qui sera lu ce dimanche à travers l’archidiocèse de Kinshasa et dont RFI s’est procuré une copie, le cardinal dresse toutefois un constat sévère de la situation de son pays. Ce dernier en parle comme d’une terre « meurtrie », en profonde souffrance.

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« Rien n’est irréversible »

S’il s’inquiète de la progression de la violence à Kinshasa où il déplore également une dégradation des infrastructures, ce qui complique davantage encore les conditions de vie des Kinois – se déplacer dans la capitale devient un véritable casse-tête, y compris pour ceux qui soutiennent l’économie nationale -, le cardinal Ambongo dresse un constat tout aussi alarmant pour le reste du pays. Persistance de l’occupation d’une partie du territoire nationale et des conflits armés en RDC, présence de milliers de déplacés vivant dans des conditions précaires, exposition de la jeunesse au désespoir : pour Fridolin Ambongo, ces réalités « blessent gravement la communion nationale ».

Au cœur de ce sombre tableau, son message pascal se veut cependant porteur d’espérance : « Rien n’est irréversible », y affirme-t-il aussi avant d’appeler les Congolais à « faire le choix courageux du dialogue et de la paix ». S’il n’y aborde pas le débat sur la révision de la Constitution, le cardinal y invite enfin ses compatriotes à adhérer sincèrement à l’initiative du Pacte pour la paix et le bien vivre-ensemble, un projet soutenu par les Églises catholique et protestante qu’il présente comme une voie concrète pour restaurer l’unité nationale.

RFI

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À la UneMonde

Crise Iran–États-Unis : un pilote américain secouru au terme d’une opération spectaculaire

by admin9775 5 avril 2026
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Le pilote américain porté disparu dans le sud-ouest de l’Iran après la destruction de son avion de combat a été secouru par les États-Unis, ont indiqué à Reuters deux responsables de l’administration américaine.

Selon Donald Trump, l’opération de sauvetage, menée dans les heures suivant la disparition, figure parmi « les plus audacieuses de l’histoire » militaire américaine. Le président a affirmé que le militaire, un colonel « très respecté », avait été retrouvé vivant mais blessé, précisant que des dizaines d’appareils avaient été mobilisés pour cette mission.

Dans le même temps, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir abattu un appareil américain engagé dans les opérations de recherche, selon l’agence iranienne Tasnim, sans toutefois confirmer le sauvetage du pilote.

Une communication inhabituelle de Washington

La gestion de cette crise par Donald Trump surprend les observateurs. Habituellement très présent dans les médias, le président a adopté une posture plus discrète, avec peu d’apparitions publiques et sans prise de parole officielle annoncée par la Maison Blanche.

Ce silence contraste avec son style habituel, souvent offensif et médiatisé. Pour certains analystes, cette retenue traduit la gravité du moment, tandis que d’autres y voient une stratégie visant à éviter l’escalade verbale tout en maintenant une pression maximale sur Téhéran.

Escalade militaire et tensions régionales

La situation reste particulièrement tendue. Israël a été visé par de nouveaux tirs iraniens, notamment en direction de Tel-Aviv et d’Eilat, selon des sources médiatiques. Des dégâts auraient été signalés, notamment dans une gare de Tel-Aviv.

Parallèlement, Donald Trump a menacé d’intensifier les frappes contre l’Iran, lui donnant un ultimatum de 48 heures pour rouvrir le détroit d’Ormuz, sous peine de représailles massives. Les autorités iraniennes ont rejeté ces menaces, les qualifiant de « stupides ».

Dans ce contexte incertain, Washington semble avancer avec prudence, oscillant entre démonstration de force, gestion de crise et calcul diplomatique, alors que le risque d’une confrontation directe de grande ampleur demeure élevé.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Est de la RDC : un rapport accablant détaille l’expansion fulgurante du M23 et les rivalités régionales

by admin9775 5 avril 2026
written by admin9775

Un rapport publié en avril 2026 par le Congo Research Group et le Center on International Cooperation met en lumière l’ampleur de l’expansion territoriale du Mouvement du 23 mars (M23) et de son aile politique, l’Alliance Fleuve Congo (AFC), dans l’est de la République démocratique du Congo.

Une progression territoriale spectaculaire

Selon les chercheurs, le mouvement rebelle est passé en seulement quatre ans d’une présence limitée à quelques kilomètres carrés autour du mont Sabyinyo à un contrôle de plus de 10 000 km² dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Cette montée en puissance s’est accélérée après la prise de Bunagana en juin 2022. Le rapport souligne que le M23 a ensuite doublé chaque année son emprise territoriale : contrôle du territoire de Rutshuru fin 2023, conquête de Masisi en 2024, puis chute de Goma et Bukavu début 2025, deux centres urbains majeurs totalisant environ trois millions d’habitants.

Malgré la signature d’un accord-cadre de paix à Doha en décembre 2025, l’AFC/M23 a poursuivi son avancée vers Uvira avant de se retirer en janvier 2026 sous pression américaine.

Un contrôle stratégique des ressources minières

Le rapport révèle également que le groupe contrôle au moins 45 sites miniers dans les deux provinces, produisant des minerais stratégiques tels que le coltan, la cassitérite et l’or. Cette emprise économique renforce considérablement sa capacité de financement et son influence dans la région.

Le rôle clé de l’Ouganda dans la reconstitution du M23

Les chercheurs pointent par ailleurs un rôle déterminant de l’Ouganda dans la résurgence du mouvement. Après sa défaite en 2013, une grande partie des combattants du M23 s’était repliée dans le camp militaire de Bihanga, situé à environ 300 kilomètres de Kampala.

C’est depuis ce site que le groupe aurait relancé ses campagnes de recrutement à partir de 2021, avec la « complicité » de certaines autorités ougandaises, selon le rapport. Le document évoque également l’implication d’officiers de l’Uganda People’s Defence Force (UPDF) comme instructeurs dans les camps d’entraînement du M23.

Le chef militaire du mouvement, Sultani Makenga, aurait lui-même bénéficié en 2017 d’un appui discret de hauts gradés ougandais pour rejoindre les zones frontalières stratégiques autour du mont Sabyinyo.

Une rivalité régionale en toile de fond

Enfin, le rapport met en évidence un facteur souvent sous-estimé : la rivalité entre le Rwanda et l’Ouganda. L’intensification de la présence militaire ougandaise en Ituri et le développement de projets d’infrastructures routières près de la frontière rwandaise auraient poussé Kigali à relancer son soutien au M23.

Cette compétition d’influence entre puissances régionales apparaît ainsi comme l’un des déclencheurs majeurs de la nouvelle escalade dans l’est de la RDC, transformant un conflit local en crise géopolitique complexe.

Une crise aux multiples dimensions

Entre expansion territoriale, contrôle des ressources, jeux d’alliances régionales et pressions internationales, le conflit dans l’est congolais s’inscrit désormais dans une dynamique où les enjeux locaux et internationaux s’entremêlent étroitement, rendant toute issue durable encore incertaine.

Par Pascal Kabeya
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À la UneDiaspora

La RDC en discussion avec Washington sur l’accueil de migrants expulsés

by admin9775 5 avril 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo mène actuellement des discussions avec l’administration américaine concernant la possibilité d’accueillir sur son territoire des migrants expulsés des États-Unis vers des pays tiers. L’information a été révélée par l’agence Reuters, citant deux sources gouvernementales à Kinshasa.

Selon ces sources, ainsi que plusieurs responsables des Nations unies et des diplomates informés par Washington, ces échanges s’inscrivent dans la politique américaine de « déportations vers des pays tiers ». Cette stratégie vise à accélérer l’expulsion de personnes entrées ou restées sur le territoire américain sans autorisation.

Ces accords, souvent négociés de manière discrète, restent généralement entourés d’un certain flou, notamment sur leur portée exacte, leurs modalités ou encore les garanties offertes aux personnes concernées.

Un contexte diplomatique et économique sensible

Ces discussions interviennent dans un contexte géopolitique particulier. Washington cherche actuellement à soutenir la mise en œuvre d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, tout en sécurisant son accès aux minerais stratégiques congolais, essentiels pour les industries technologiques et énergétiques.

Pour l’instant, aucune décision finale n’a été prise entre Kinshasa et Washington. Le nombre de migrants susceptibles d’être concernés, leurs nationalités ou encore le calendrier d’éventuelles premières expulsions restent inconnus.

Des inquiétudes des organisations de défense des droits humains

Plusieurs experts juridiques et organisations de défense des droits humains expriment déjà leurs préoccupations face à ce type d’arrangements. Ils soulignent que, dans certains cas, des migrants ont été expulsés vers des pays tiers malgré l’existence de protections judiciaires aux États-Unis.

D’après une source de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le dispositif envisagé pourrait concerner notamment des migrants originaires d’Amérique du Sud, parmi lesquels des ressortissants du Venezuela.

Contactés par Reuters, les porte-paroles du Département d’État des États-Unis et de la Présidence de la République démocratique du Congo n’ont pas souhaité commenter ces échanges diplomatiques en cours.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Imbroglio entre les clubs européens et la Fédération congolaise après la qualification au Mondial 2026

by admin9775 5 avril 2026
written by admin9775

Les internationaux congolais participeront à une cérémonie organisée par le président Félix Tshisekedi, dimanche 5 avril à Kinshasa, pour fêter la qualification des Léopards à la Coupe du monde 2026. Mais ces célébrations nationales ont amorcé une polémique entre la Fécafoot et certains clubs européens comme Lille ou l’Espanyol Barcelone, qui attendaient le retour de leurs joueurs dès ce week-end.

La fête se poursuit en République démocratique du Congo… et la polémique enfle. Après la qualification historique des Léopards à la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, dans la nuit du 31 mars au 1er avril contre la Jamaïque (1-0 a.p.), Kinshasa se prépare à accueillir ses héros nationaux dimanche 5 avril pour une cérémonie et des célébration organisées par le président congolais Félix Tshisekedi en personne.

Problème : les Championnats nationaux ont officiellement repris ce week-end et plusieurs internationaux congolais n’ont pas été remis à disposition de leurs clubs. Ils sont plusieurs à manquer à l’appel, comme le capitaine des Léopards Chancel Mbemba (Lille) et Arthur Masuaku (RC Lens), qui manqueront le derby du Nord entre les deux clubs ce samedi 4 avril, mais également Charles Pickel (Espanyol Barcelone). Le milieu de terrain lillois Ngal’ayel Mukau sera lui en revanche bien de la partie pour le coup d’envoi au stade Pierre-Mauroy.

Selon les règlements de la Fifa, les sélections nationales ont l’obligation de libérer leurs joueurs au maximum 48 heures après la fin de leur dernier match lors d’une période de trêve internationale. Mais face à l’absence de son joueur jeudi, le club lillois a été le premier à monter au créneau pour exprimer son incompréhension et regretter la décision de la Fédération congolaise de football.

« Une jurisprudence très dangereuse pour tous les clubs »

« La Fédération congolaise a décidé de façon unilatérale de bloquer des joueurs jusqu’à lundi alors que les règlements Fifa sont clairs : les joueurs doivent être de retour dans leurs clubs 48 heures après le match. Le joueur aurait dû être à Lille hier (jeudi) en fin d’après-midi », a ainsi déclaré le président lillois Olivier Létang dans un communiqué transmis à L’Équipe et RMC Sport le 3 avril.

L’entraîneur de l’Espanyol Barcelone, Manolo González, a également exprimé son mécontentement par rapport à la situation en conférence de presse, alors que le club catalan affronte le Bétis Séville ce samedi. « Charles Pickel n’a pas été libéré par sa sélection après leur qualification au Mondial. (…) Quand il reviendra, nous prendront les mesures appropriées. C’est quelque chose qui ne m’est encore jamais arrivé et qui ne dépend pas de moi. Le club a fait ce qu’il devait faire, c’est à dire parler avec la Fédération congolaise et la Fifa », a-t-il expliqué vendredi.

Mais la polémique ne semble pas s’arrêter là, puisque Olivier Létang a également précisé que l’EFC, l’Association européenne des clubs, ainsi que le syndicat des joueurs ont été avisés de la situation. « Le dossier est déjà entre les mains de la discipline de la Fifa car c’est une jurisprudence très dangereuse pour tous les clubs, qui paient les joueurs. Les instances sont très sensibles et ont aussi déjà écrit à la Fédération congolaise », a averti le président du club lillois.

En attendant d’éventuelles sanctions des grandes instances du football, l’arrivée des joueurs congolais est prévue dimanche 5 avril à l’aéroport international de Ndjili. La Fédération a d’ores et déjà demandé aux supporters de se mobiliser pour « réserver à nos vaillants Léopards un accueil à la hauteur de cet exploit remarquable et de l’honneur rendu à la Nation ».

RFI

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À la UnePolitique

Le Sénat prolonge l’état de siège et adopte des réformes judiciaires en contexte de crise sécuritaire

by admin9775 4 avril 2026
written by admin9775

Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté, en seconde lecture, plusieurs projets de loi majeurs lors de la plénière du 31 mars, marquant une nouvelle étape dans la gestion de la crise sécuritaire et les réformes du système judiciaire.

Parmi les textes adoptés figure la prorogation, pour la 120ᵉ fois, de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Ce régime exceptionnel, instauré depuis le 3 mai 2021, est prolongé pour une durée de 15 jours à compter du 2 avril 2026.

Défendant ces projets devant la plénière, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko, a justifié cette mesure par la persistance des violences armées dans l’Est du pays, notamment celles attribuées aux groupes armés locaux et étrangers ainsi qu’aux rebelles du M23 opérant sous couverture rwandaise.

Réforme de la justice militaire pour faire face à la guerre

Les sénateurs ont également adopté un projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi modifiant le Code judiciaire militaire. Cette réforme vise à adapter le fonctionnement de la justice militaire aux réalités du terrain.

Selon le garde des Sceaux, elle permettra notamment à des magistrats de grade inférieur, mais appartenant à la même catégorie, de siéger dans certaines juridictions lorsque les contraintes opérationnelles l’exigent. Une mesure présentée comme pragmatique pour accélérer le traitement des dossiers et désengorger les prisons militaires.

Dans un contexte marqué par des poursuites visant des militaires pour des faits graves tels que la fuite devant l’ennemi ou la trahison, cette réforme entend renforcer la discipline au sein des forces armées et lutter contre l’impunité.

Des ajustements dans le secteur des finances

Un autre texte adopté concerne la ratification d’une ordonnance-loi relative à l’imposition des revenus, défendue par la vice-ministre des Finances Gracia Yamba Kazadi. Cette réforme vise à adapter certaines dispositions fiscales contenues dans des législations spécifiques.

Un large consensus au Sénat

Au total, sur 75 sénateurs présents, 74 ont voté en faveur de ces textes, tandis qu’un seul s’est abstenu. Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a indiqué que ces lois, adoptées en des termes identiques avec l’Assemblée nationale, seront transmises au Présidence de la République démocratique du Congo pour promulgation par le chef de l’État, Félix Tshisekedi.

Un cadre légal lié à l’habilitation du gouvernement

Ces textes s’inscrivent dans le cadre de la loi d’habilitation accordée au gouvernement, conformément à l’article 129 de la Constitution, permettant à l’exécutif de légiférer par ordonnances-lois pendant les vacances parlementaires, entre décembre 2025 et mars 2026.

Cette dynamique législative intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, marqué par la poursuite des combats dans l’Est du pays, où les autorités congolaises dénoncent une implication du Rwanda à travers la rébellion de l’AFC/M23.

Avec ces décisions, le Parlement entend soutenir à la fois l’effort de guerre et les réformes institutionnelles, tout en répondant aux défis sécuritaires et judiciaires auxquels fait face la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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À la Une

le général Randy George poussé à la retraite en pleine guerre contre l’Iran

by admin9775 4 avril 2026
written by admin9775

Le chef d’état-major de l’armée de terre américaine, le général Randy George, a été contraint de quitter ses fonctions avec effet immédiat, en pleine guerre contre l’Iran.

Selon des sources officielles, cette décision a été prise à la demande du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, sans qu’aucune justification publique ne soit fournie. Ce départ s’inscrit dans une série de mises à l’écart de hauts responsables militaires depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, dans un contexte de recomposition du commandement militaire américain.

D’après plusieurs sources, cette décision pourrait être liée à la volonté de l’administration américaine de placer à des postes clés des responsables alignés sur sa vision stratégique, alors que les États-Unis sont engagés dans un conflit majeur.

Le général Randy George, nommé en 2023, quitte ainsi ses fonctions au sommet de l’armée américaine dans un contexte particulièrement sensible, marqué par des tensions militaires et des interrogations croissantes sur la direction stratégique de Washington.

Fox News

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