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À la Une

À la UneProvince

Nord-Kivu : offensive repoussée à Masisi, insécurité persistante entre combats et banditisme

by admin9775 24 mars 2026
written by admin9775

L’attaque des rebelles de l’AFC/M23 ce lundi 23 mars à Kazinga, dans le secteur d’Osso Banyungu (territoire de Masisi), au Nord-Kivu, a été repoussée par l’armée et les miliciens wazalendo. Ce, après de violents combats entre les parties.

Selon des sources d’ACTUALITE.CD, les combats ont éclaté aux environs de 5 heures, lorsque les rebelles ont tenté une incursion dans cette localité stratégique. Face à cette offensive, les l’armée et les wazalendo ont opposé une résistance pour contenir l’avancée des rebelles.

D’après les mêmes sources, la coalition gouvernementale a mené des opérations coordonnées qui leur ont permis de reprendre et de consolider le contrôle total du village de Kazinga. Les rebelles de l’AFC/M23 ont ainsi été repoussés après plusieurs heures d’affrontements.

La situation sécuritaire reste toutefois suivie de près par les acteurs locaux, dans un contexte marqué par une instabilité persistante dans plusieurs entités du territoire de Masisi.

Cette nouvelle escalade de violences illustre une fois de plus la fragilité de la sécurité dans cette partie du Nord-Kivu, où les affrontements à répétition continuent d’impacter lourdement les populations civiles.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Kwilu : la centrale hydroélectrique de Kakobola inaugurée, un pas décisif vers l’électrification de plus de 400 000 habitants

by admin9775 24 mars 2026
written by admin9775

Sous le haut patronage du Président de la République, Félix Tshisekedi, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a procédé le 23 mars 2026 à l’inauguration officielle de la centrale hydroélectrique de Kakobola, dans le territoire de Gungu, province du Kwilu.

Dotée d’une capacité installée de 10,5 mégawatts, cette infrastructure de type « au fil de l’eau » constitue un dispositif intégré couvrant la production, le transport et la distribution de l’énergie électrique, avec des lignes à haute tension reliant notamment Kikwit, Idiofa et Gungu, ainsi que des postes de transformation et des réseaux de desserte locale, permettant d’alimenter plus de 400 000 habitants.

La mise en service de cette centrale marque l’aboutissement d’un projet structurant porté au plus haut niveau de l’État, ayant permis de lever d’importants défis techniques et financiers, et s’inscrit dans la politique gouvernementale visant à accélérer l’accès à l’électricité sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo.

Dans ce processus, l’Autorité de Régulation de l’Électricité a joué un rôle clé en assurant la sécurisation réglementaire et économique du projet, notamment à travers la définition du modèle tarifaire, l’élaboration des grilles tarifaires et l’émission de l’avis conforme, garantissant à la fois la viabilité de l’investissement et la protection des usagers.

La gestion de la centrale sera confiée, à titre transitoire, à la Société Nationale d’Électricité, en attendant la sélection d’un opérateur privé spécialisé via un processus compétitif, conformément aux standards de performance et de qualité de service attendus dans le secteur.

Cette réalisation concrétise également des engagements pris en 2025 par la Première ministre Judith Suminwa, qui avait annoncé à Kikwit le lancement prioritaire de l’électrification à partir du barrage de Kakobola, avant l’extension vers Idiofa et Gungu, tout en soulignant la nécessité d’améliorer les infrastructures routières et les services d’eau pour accompagner le développement local.

À travers cette infrastructure, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire du secteur énergétique un levier stratégique de croissance, en cohérence avec les objectifs de souveraineté énergétique, de développement durable et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Par Christel MABAYA, correspondant à Kikwit
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À la UnePolitique

Joseph Kabila sort du silence depuis Goma et appelle à un changement de système en RDC

by admin9775 24 mars 2026
written by admin9775

Dans un entretien rare accordé le 20 mars 2026 au média La Libre Belgique à Goma, l’ancien président Joseph Kabila a justifié sa présence dans cette ville stratégique de l’est de la République démocratique du Congo, affirmant sans détour que « Goma, c’est chez moi », rappelant qu’il y possède une résidence acquise depuis 1999, bien avant les cycles actuels de rébellion.

Face aux accusations portées contre lui par Kinshasa et malgré une condamnation à mort, l’ex-chef de l’État s’est voulu serein, dénonçant ce qu’il qualifie d’acharnement politique contre sa personne et sa famille politique depuis 2019, tout en dressant un tableau sombre de la situation actuelle du pays, évoquant notamment le retour de forces étrangères, les violences persistantes en Ituri et une montée du tribalisme.

En opposition, Joseph Kabila a défendu son bilan, mettant en avant un pays qu’il estime avoir laissé « réuni et réconcilié », bien que de manière imparfaite, et a insisté sur son attachement au dialogue, rappelant ses efforts dès 2001 pour favoriser un processus inclusif avec l’appui de pays comme l’Angola, le Zimbabwe et la Namibie, qui avaient conduit aux accords politiques de Accords de Sun City.

Critique envers la gestion actuelle du pouvoir, il déplore l’attitude de « va-t-en-guerre » des autorités en place, affirmant que ses conseils en faveur de négociations auraient été ignorés dès le départ, contribuant selon lui à l’enlisement de la crise sécuritaire dans l’est du pays.

Abordant son rôle futur, l’ancien président a appelé à « mettre fin à cette dictature », invitant à une mobilisation générale des Congolais, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, en s’appuyant sur l’article 64 de la Constitution, qui, selon lui, légitime la résistance face à un pouvoir exercé en violation des lois fondamentales.

Sur le plan institutionnel, il a vivement critiqué les initiatives de réforme constitutionnelle, estimant que la Constitution de 2006, qu’il considère comme un pilier de la réunification nationale, est aujourd’hui fragilisée, et que toute tentative de modification dans le contexte actuel serait « extrêmement dangereuse » pour la stabilité du pays.

L’ancien chef de l’État a également mis en cause la multiplicité des processus de paix engagés ces dernières années — notamment à Doha, Washington ou en Angola — qu’il interprète comme le signe d’un manque de vision stratégique et de cohérence dans la gouvernance.

Sur le plan international, Joseph Kabila s’est montré critique à l’égard de la Belgique, estimant qu’elle risquait de perdre sa crédibilité en RDC en raison de son positionnement perçu comme favorable au régime actuel, tout en reconnaissant que certains acteurs belges tentent de rééquilibrer cette posture, notamment à travers des initiatives judiciaires.

Interrogé sur les tensions dans le Katanga, il a rejeté toute perspective séparatiste, soulignant que le malaise est national plutôt que régional, et que cette région riche pourrait jouer un rôle clé dans une dynamique politique de transformation du pays.

En conclusion, Joseph Kabila a plaidé pour un changement en profondeur du système politique, estimant qu’un simple renouvellement des dirigeants ne suffirait pas, appelant à un « balayage » de la classe politique et à l’émergence d’une nouvelle gouvernance, tout en avertissant des risques de fragmentation du pays s’inspirant, selon lui, du scénario observé au Soudan.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

La Banque centrale du Congo ouvre une enquête après la diffusion d’une vidéo controversée

by admin9775 24 mars 2026
written by admin9775

La Banque Centrale du Congo a annoncé l’ouverture d’une enquête à la suite de la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo montrant des opérations financières impliquant d’importantes sommes d’argent en espèces, une affaire qui suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique.

Dans un communiqué officiel, l’institution monétaire affirme avoir pris la situation très au sérieux et s’être rapidement saisie du dossier, en collaboration avec les services publics compétents, afin de faire toute la lumière sur les faits relayés en ligne et d’en déterminer la véracité ainsi que la portée.

Selon la BCC, cette démarche vise à vérifier la nature des opérations visibles dans la vidéo et à évaluer leur conformité avec les règles en vigueur en matière de gestion financière, notamment en ce qui concerne la manipulation des espèces et, plus particulièrement, les transactions en devises, un domaine strictement encadré par la réglementation.

L’enquête devra également permettre d’identifier les éventuelles responsabilités, les autorités n’excluant pas de situer les acteurs impliqués et d’établir d’éventuels manquements si des irrégularités sont avérées, ce qui pourrait conduire à des sanctions conformément aux dispositions légales en vigueur.

La Banque Centrale du Congo insiste, par ailleurs, sur l’importance du respect strict des normes qui encadrent les flux financiers, mettant en avant les principes de transparence et de sécurité comme fondements essentiels du bon fonctionnement du système financier national.

À travers cette enquête, l’institution réaffirme son engagement à garantir un environnement financier conforme aux standards établis, tout en veillant à préserver la confiance du public et à assurer l’intégrité ainsi que la crédibilité des opérations financières en République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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À la UneNouvelles nécrologiques

Lionel Jospin, ancien Premier ministre et grande figure de la gauche française, est mort

by admin9775 23 mars 2026
written by admin9775

Figure de la gauche française, Lionel Jospin est mort dimanche 22 mars à l’âge de 88 ans. Ancien Premier ministre de Jacques Chirac pendant près de cinq ans (1997-2002), il s’était retiré de la vie politique en 2002, après son échec à la présidentielle qui avait vu Jean-Marie Le Pen accéder au second tour. Lionel Jospin avait indiqué en janvier avoir subi « une opération sérieuse », sans divulguer de détails. 

4 min Temps de lecture

L'ancien Premier ministre français, Lionel Jospin, le 5 janvier 2024, à Paris.
L’ancien Premier ministre français, Lionel Jospin, le 5 janvier 2024, à Paris. AFP – LUDOVIC MARIN

Premier ministre pendant cinq ans à peine, Lionel Jospin reste une figure majeure de l’histoire de la gauche française. Il a tenu la barre pendant la cohabitation la plus longue de l’histoire de la Ve République et a porté une politique sociale.

Elle est simple du point de vue des rapports personnels. Je crois que ça tient aux personnalités de Jacques Chirac. J’espère aussi de moi-même. Elle s’est bien faite déjà sur des dossiers essentiels. Je pense par exemple à Amsterdam. Nous avons également bien travaillé dans l’esprit de la cohabitation sur un certain nombre de dossiers africains. Vous connaissez la situation au Congo Brazzaville. Vous connaissez la situation en Centrafrique. Tout cela se passe efficacement et en plein accord. C’est aussi d’une manière positive que nous avons abordé le sommet de l’Otan qui va se tenir à Madrid. Donc, je pense que cette cohabitation se mène comme elle doit se mener. Et en tout cas, moi, ma conception est la suivante : je veux une pratique de la cohabitation sereine et claire dans l’intérêt de la France.

Lionel Jospin, le 3 juillet 1997:« La cohabitation fonctionne bien »

Il a été à l’origine notamment de la création des 35 heures, l’une de ses principales promesses de campagne, du Pacs – à l’époque, seul contrat permettant l’union civile de deux personnes du même sexe –, de la Couverture maladie universelle, des emplois-jeunes et de la loi sur la présomption d’innocence. Tiré par la croissance mondiale, le plan de lutte contre le chômage de cet ancien professeur d’économie donne de bons résultats dans un premier temps : le taux de chômage ne cesse de baisser et passe sous la barre des 9% en 2001, avant de repartir à la hausse. 

Pour gouverner, Lionel Jospin s’est appuyé sur une large alliance à gauche à l’Assemblée nationale : la « majorité plurielle » qui regroupe des socialistes, des communistes, des membres du Parti radical de gauche et des Verts. Un concept qui sied à celui qui est né dans une famille protestante de gauche.

Lionel Jospin a d’abord été trotskiste, avant de rejoindre le Parti socialiste en 1971. Dix ans plus tard, il en devient le premier secrétaire. Élu député à de nombreuses reprises du XVIIIe arrondissement de Paris et de Haute-Garonne (Cintegabelle), conseiller régional et général, ou bien encore eurodéputé (1984-1988), Lionel Jospin est ministre de l’Éducation de 1988 à 1992. 

Victoire du FN et retraite politique 

Au cours de sa carrière politique, Lionel Jospin, diplômé de l’Institut d’études politiques et de l’ENA, a pris sa retraite deux fois. Tout d’abord, en 1993, alors qu’il vient d’être battu aux législatives et qu’il est lassé des combats internes avec son éternel rival, Laurent Fabius.

Mais cela ne dure pas. En 1995, il se présente à l’élection présidentielle et s’incline au second tour face à Jacques Chirac (52,64% des suffrages), avant de devenir finalement son Premier ministre. La gauche remporte en effet largement les législatives anticipées de 1997. 

Lionel Jospin renonce une seconde fois à la vie politique, en 2002. Il n’a alors que 65 ans. Éliminé contre toute attente par Jean-Marie Le Pen, alors à la tête du Front national, dès le premier tour de la présidentielle, Lionel Jospin jette l’éponge le soir même. « J’assume pleinement la responsabilité de cet échec », déclare le candidat malheureux devant ses partisans abasourdis rassemblés dans son QG de campagne.

Lionel Jospin, candidat (PS) aux élections présidentielles de 2002. dans les locaux de L'Atelier, son quartier général de campagne.
Lionel Jospin, candidat (PS) aux élections présidentielles de 2002. dans les locaux de L’Atelier, son quartier général de campagne. AFP – JACK GUEZ

Si, comme on peut le penser, les estimations sont exactes, le résultat du premier tour de l’élection présidentielle qui vient de tomber est comme un coup de tonnerre. Voir l’extrême droite représenter 20% et son principal candidat affronter celui de la droite au 2nd tour est un signe très inquiétant pour la France et notre démocratie. Après 5 années de travail entièrement vouées au service de notre pays, ce résultat est profondément décevant pour moi et ceux qui m’ont accompagné dans cette action. Je reste fier du travail accompli. Au-delà de la démagogie de la droite et de la dispersion de la gauche qui ont rendu possible cette situation, j’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l’élection présidentielle. (…) J’exprime mes regrets et mes remerciements à tous ceux qui ont voté pour moi et je salue les Français que j’ai servis de mon mieux…

Déclaration de Lionel Jospin, le 21 avril 2002

Ni les sondages, ni les médias, ni même la classe politique n’avaient anticipé un tel résultat. Jacques Chirac est finalement réélu avec 82,21% des voix. 

Un observateur attentif de la vie politique 

Depuis, la parole de l’ancien Premier ministre s’était faite rare. Mais en coulisse, Lionel Jospin, qui est toujours resté fidèle à sa famille politique, continuait à donner son avis, parfois critique. Ainsi, en 2007, il soutient Ségolène Royal, candidate à la présidentielle. Mais quelques mois plus tard, après son échec au second tour, il n’est pas tendre avec elle. Dans un livre intitulé L’impasse (Flammarion), il écrit qu’elle était « la candidate la moins capable de gagner ». 

Pour les européennes de 2019, Lionel Jospin vient alors d’achever son mandat au Conseil constitutionnel (où il siégeait depuis 2015) et n’est plus soumis au devoir de réserve. Il appelle à voter pour la liste PS/Place publique portée par l’essayiste Raphaël Glucksmann. Lionel Jospin intervient à nouveau dans le débat public aux lendemains des municipales de 2020 en publiant un livre dans lequel il partage « ses réflexions sur la situation politique de la France au milieu du quinquennat d’Emmanuel Macron ».  

Les années suivantes, Lionel Jospin interviendra à nouveau de façon ponctuelle dans les grands médias. En 2024, face à la fragmentation inédite de l’Assemblée nationale, et alors que Michel Barnier vient d’être censuré et François Bayrou nommé à sa place, l’ancien Premier ministre livrera sa vision de la stratégie à tenir : « La gauche doit rester dans l’opposition pour éviter une confusion politique, tout en contribuant à faire durer le gouvernement. » Sur un tout autre sujet moins d’un an plus tard, Lionel Jospin soutient Emmanuel Grégoire dans la primaire du Parti socialiste pour la mairie de Paris. 

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À la UneMonde

Donald Trump menace d’envoyer la police de l’immigration assurer les contrôles de sécurité aux aéroports

by admin9775 23 mars 2026
written by admin9775

Donald Trump a menacé samedi d’envoyer la police de l’immigration (ICE) assurer les contrôles de sécurité dans les aéroports américains, où l’attente peut durer des heures par manque d’agents spécialisés, qui ne sont pas payés du fait d’une paralysie budgétaire partielle.

« Si les démocrates d’extrême gauche ne signent pas immédiatement un accord pour que notre pays, en particulier nos aéroports, soit de nouveau libre et sûr, je vais déployer nos brillants et patriotes agents ICE aux aéroports où ils s’occuperont de la sécurité », a posté le président américain sur son réseau Truth Social.

Depuis le 14 février, le financement du DHS – ministère chargé notamment des contrôles de sécurité dans les aéroports – est gelé en raison du profond différend entre démocrates et républicains au Congrès sur les pratiques de la police de l’immigration, très contestées à gauche.

RFI

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À la UneProvince

Ituri : les FARDC découvrent une importante cache d’armes liée à une milice proche de Thomas Lubanga

by admin9775 23 mars 2026
written by admin9775

Les Forces armées de la République démocratique du Congo ont annoncé, ce dimanche 22 mars 2026, la découverte d’une importante cache d’armes dans le village de Jingo, situé dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri.

Selon des sources militaires, cette cache serait attribuée à la milice CRP, un groupe armé associé à l’ancien chef de guerre Thomas Lubanga. L’opération s’inscrit dans le cadre des actions de sécurisation en cours dans cette région en proie à l’activisme de plusieurs groupes armés.

Au total, plus de 200 armes de différents calibres ont été saisies par les forces loyalistes, ce qui représente un coup significatif porté aux capacités opérationnelles des milices actives dans cette partie de la République démocratique du Congo.

Cette découverte intervient alors que les FARDC intensifient leurs opérations pour restaurer l’autorité de l’État dans les zones instables de l’est du pays. Dans un message ferme, des sources sécuritaires indiquent que la traque des groupes armés se poursuit, réaffirmant que le retour à la paix demeure une priorité non négociable pour les autorités congolaises.

La situation sécuritaire en Ituri reste toutefois préoccupante, malgré les efforts militaires en cours, avec des populations civiles toujours exposées aux violences récurrentes des groupes armés.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UnePolitique

RDC : André Mbata relance le débat sur la Constitution et plaide pour des réformes profondes

by admin9775 22 mars 2026
written by admin9775

À Lubumbashi, le secrétaire permanent de l’Union sacrée, André Mbata, a ravivé ce samedi le débat national sur l’avenir de la Constitution, en défendant ouvertement la nécessité de réformes qu’il juge indispensables au développement du pays.

Face à la presse, il a estimé que la Constitution actuelle de la République démocratique du Congo, promulguée le 18 février 2006, ne correspond plus aux ambitions nationales. Selon lui, plusieurs analyses académiques ont déjà démontré les limites de ce texte fondamental, qu’il considère comme un frein à l’émergence du pays. Il a ainsi qualifié la loi fondamentale de « Constitution de sous-développement », appelant à des transformations en profondeur.

André Mbata a insisté sur le fait que la Constitution n’est pas un texte figé, mais l’expression de la volonté populaire. À ce titre, il a soutenu que toute évolution doit être envisagée comme une démarche souveraine du peuple congolais, et non comme une initiative purement politique.

Rejetant les critiques, il a affirmé que la dynamique de réforme serait portée par le président Félix Tshisekedi lui-même, rappelant que ce dernier avait évoqué cette perspective lors de sa campagne électorale. Pour lui, la réélection du chef de l’État traduirait une adhésion populaire à cette vision de réforme institutionnelle.

Le débat se concentre particulièrement sur l’article 220 de la Constitution, qui verrouille certaines dispositions jugées intangibles, notamment celles relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels. Sur ce point sensible, André Mbata a estimé que la souveraineté du peuple pouvait primer sur ces limitations, laissant entendre qu’aucune disposition ne saurait être définitivement intangible si la volonté populaire s’exprime clairement.

Il a par ailleurs reconnu que la Constitution se trouve aujourd’hui « à la croisée des chemins », entre une simple révision et un changement plus profond. Selon lui, aucune Constitution dans le monde n’est immuable, et l’évolution des institutions doit accompagner les réalités politiques, économiques et sécuritaires du moment.

Évoquant l’horizon 2028, André Mbata a recentré le débat sur les missions du chef de l’État, insistant sur la nécessité de bâtir un Congo uni, stable et prospère. Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’est du pays, il a également souligné l’urgence de restaurer pleinement la souveraineté nationale, notamment face aux tensions avec le Rwanda.

Enfin, il a été fait mention du dépôt d’une proposition de loi organique visant l’organisation d’un référendum, une initiative qui pourrait donner directement la parole à la population sur l’avenir de la Constitution.

Cette prise de position intervient dans un climat politique de plus en plus polarisé, où s’opposent partisans de réformes institutionnelles et défenseurs du statu quo, sur fond d’enjeux majeurs liés à la démocratie et à la stabilité de la RDC.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

RDC : Delly Sesanga s’oppose fermement à toute révision constitutionnelle et critique la gouvernance de Tshisekedi

by admin9775 21 mars 2026
written by admin9775

L’opposant congolais Delly Sesanga a vivement dénoncé, ce samedi 21 mars à Kinshasa, toute initiative visant à modifier ou changer la Constitution de la République démocratique du Congo, appelant les citoyens à la vigilance face à ce qu’il considère comme une menace contre l’ordre républicain.

Lors d’un point de presse, il a invoqué l’article 64 de la Constitution, estimant que toute tentative de révision en dehors du cadre légal constituerait une rupture du pacte républicain. Selon lui, ceux qui porteraient un tel projet « sortiraient de la République » et s’exposeraient à une résistance populaire, rappelant que le peuple congolais a déjà su se mobiliser pour défendre ses libertés.

Dans un ton particulièrement ferme, Delly Sesanga a insisté sur le fait qu’aucune autorité ne peut se placer au-dessus de la loi fondamentale. Il a mis en garde contre toute dérive vers un pouvoir personnel, dénonçant ce qu’il qualifie de tentation de « mandat illimité » incompatible avec les principes de l’État de droit.

L’opposant a également appelé à une alternance pacifique en 2028, rejetant catégoriquement toute hypothèse de glissement du calendrier électoral. Il a annoncé, dans cette perspective, le lancement prochain d’une campagne de sensibilisation à travers le pays, en prélude à des actions d’envergure contre toute réforme constitutionnelle controversée.

Au-delà de la question institutionnelle, Delly Sesanga a dressé un bilan sévère des années de pouvoir du président Félix Tshisekedi. Il a dénoncé une gouvernance marquée, selon lui, par des détournements de fonds publics, l’enrichissement d’une minorité et l’incapacité de l’État à répondre aux besoins essentiels de la population.

Évoquant la situation sociale, il a pointé les retards de paiement des salaires des agents publics, tout en critiquant la gestion de la ville de Kinshasa, qu’il décrit comme plongée dans les embouteillages, l’insalubrité et le désordre urbain.

Enfin, Delly Sesanga a accusé le régime en place d’instaurer un climat de restriction des libertés, évoquant des opposants contraints à l’exil ou à la clandestinité.

Cette sortie médiatique s’inscrit dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes autour de la question constitutionnelle et de la gouvernance, à l’approche des prochaines échéances électorales.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

États-Unis/Israël: des premiers signes de divergences ?

by admin9775 21 mars 2026
written by admin9775

Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a proclamé vendredi la « victoire » de la République islamique face à ses ennemis, à l’occasion du Nouvel An persan, Norouz. Dans un message écrit, il a salué l’unité du peuple iranien malgré ses divergences internes, estimant que celle-ci avait permis de vaincre les adversaires du pays.

Cette déclaration intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par la mort de son prédécesseur, Ali Khamenei, tué lors d’une frappe aérienne au début du conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël. Le nouveau guide, qui ne s’est pas encore montré publiquement, a également nié toute implication de Téhéran dans des attaques ayant visé la Turquie et Oman, accusant Israël d’en être responsable.

Sur le plan diplomatique, les tensions restent vives. La ministre britannique de l’Intérieur, Yvette Cooper, a mis en garde l’Iran contre toute attaque visant des intérêts britanniques, réaffirmant la priorité de Londres pour la stabilité régionale. De son côté, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a dénoncé l’utilisation de bases britanniques par les forces américaines, y voyant une forme de complicité.

En Israël, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a insisté sur la coopération étroite avec Washington, tout en rejetant l’idée selon laquelle son pays aurait entraîné les États-Unis dans la guerre. Pourtant, des divergences apparaissent clairement. Devant le Sénat américain, la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, a reconnu que les objectifs de Donald Trump diffèrent de ceux du gouvernement israélien.

Ces tensions internes ont été accentuées par la démission de Joe Kent, qui a estimé que les États-Unis avaient été entraînés dans le conflit sous pression israélienne, alors que l’Iran ne représentait pas, selon lui, une menace immédiate.

Sur le plan économique, la guerre commence à produire des effets significatifs. La hausse des prix du pétrole et de l’essence alimente l’inquiétude mondiale, alors que les exportations d’hydrocarbures du Golfe sont perturbées. Dans ce contexte, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a évoqué la possibilité d’utiliser les stocks de pétrole iranien — estimés à 140 millions de barils — afin de stabiliser les marchés.

Cette option suscite des réactions en Europe. La ministre allemande de l’Économie, Katherina Reiche, a dénoncé une mesure qui pourrait, selon elle, renforcer un régime en contradiction avec les valeurs occidentales.

Au fil des semaines, la guerre redessine les équilibres géopolitiques et met en lumière des fractures entre alliés occidentaux. Entre objectifs militaires divergents, pressions économiques et risques d’escalade régionale, l’évolution du conflit reste incertaine, avec des conséquences potentiellement durables pour l’ensemble du Moyen-Orient et au-delà.

Par Pascal Kabeya
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