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À la Une

À la UnePolitique

Kabila vit le cauchemar

by admin9775 30 juillet 2025
written by admin9775

Il ne croyait pas se faire prendre. Le scénario qu’il vit aujourd’hui est cruel d’autant plus « qu’en remettant le pouvoir à Fatshi, jamais Joseph Kabila n’aurait osé imaginer qu’il se retrouverait un jour au bout du gouffre », s’est mordu le doigt un cacique de l’ancien régime. Malheureusement, la réalité est bien celle-là. JKK fait désormais face à l’orage.

A l’origine de ses peines, des mauvais calculs politiques que certains de ses proches les lui reprochent. Il n’aurait pas dû céder le pouvoir, voilà les conséquences. Et un autre au ton plus véhément d’ajouter : « Il est parti faire quoi à Goma ». Dans ce qui s’apparente comme une guerre de courants dans sa famille politique où les voix critiques préfèrent se taire, la barque semble chanceler. Seul Ramazani Shadary a réapparu des radars. Une sortie de l’ex-candidat à la présidentielle de 2018 aux accents belliqueux : « Tout le monde sait que la condamnation du président honoraire Joseph Kabila Kabange est déjà acquise par le pouvoir en place. L’arrêt de condamnation est déjà signé avec date et numéro. Tout est déjà fait. Le reste, c’est du théâtre. Le reste, c’est de la mise en scène ridicule », a asséné le secrétaire permanent du PPRD.

Un jugement par contumace se profile donc contre l’ancien sénateur à vie ayant perdu ses immunités parlementaires de lors qu’il a décidé de briller par son absence à l’audience. Il n’a pas été non plus représenté par ses avocats. Son camp considère que la messe est déjà dite. Inutile de perdre le temps pour un pouvoir qui a levé l’option de liquider l’héritage politique mais surtout effacer tous les acquis du règne de Joseph Kabila.

Les ténors du parti sont aussi traqués, le leader lui-même ayant détalé depuis longtemps pour se mettre à l’abri. Aubin Minaku, le chef de file du PPRD resté à Kinshasa, est déjà passé deux fois au parquet militaire pour justifier les choix politiques de son mentor accusé d’être le cerveau moteur de la rébellion qui endeuille l’est congolais. Shadary était aussi passé par-là. Son adjoint, Ferdinand Kambere avait fait la prison pour ses opinions jugées sévères contre le régime, ne cessait de fustiger son parti. Aux dernières nouvelles, Papy Tamba, un autre communicant du PPRD réputé loyal à JKK s’est fait cueillir à l’aéroport de Ndjili alors qu’il voulait embarquer pour l’étranger.

De gros nuages couvrent donc la maison Kabila. Nombreux se demandent si l’ancien président, obsessionnel du pouvoir, n’a pas mesuré le danger d’aller s’installer à Goma, le principal fief de la rébellion pour légitimer une administration parallèle. Ceux qui le connaissent affirment que le taiseux, humilié à plusieurs reprises et coincé dans ses derniers retranchements jusqu’à le pousser à l’exil, a résolu d’imposer un rapport de force avec son successeur. Voilà pourquoi il a jeté ses dernières forces dans la bataille pour se rendre incontournable dans les futures négociations.

Le comble ce qu’il se retrouve malheureusement au fond du trou ne comptant désormais que sur le dialogue des religieux pour se sortir du pétrin. En attendant l’homme qui a dirigé le Congo-Kinshasa pendant 18 ans risque la prison à perpétuité d’autant plus que les charges à son encontre sont lourdes.

Ouragan fm

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À la UneSociété

Martin Kabwelulu libéré après une détention controversée : les enjeux d’une justice sous tension en RDC

by admin9775 30 juillet 2025
written by admin9775

L’ancien ministre des Mines Martin Kabwelulu a retrouvé la liberté ce mardi 28 juillet 2025 après plus de deux mois de détention au sein du Conseil national de cyberdéfense, un organe rattaché à la Présidence de la République. Sa libération intervient dans un climat politique particulièrement tendu, alors que le gouvernement actuel intensifie son offensive judiciaire contre les figures de l’ancien régime Kabila.

Arrêté le 22 mai dernier à Kinshasa dans des circonstances restées obscures, l’ex-ministre a subi une longue garde à vue dans des conditions dénoncées par ses proches comme contraires aux droits fondamentaux. Pendant toute la durée de sa détention, les autorités judiciaires se sont abstenues de toute communication officielle concernant les motifs précis de son incarcération, tandis que son accès à ses avocats et à sa famille était sévèrement restreint.

Selon des sources proches du dossier, les investigations se sont concentrées sur la gestion du secteur minier pendant les douze années où Kabwelulu dirigea ce ministère stratégique sous la présidence Kabila. Les enquêteurs se seraient particulièrement intéressés aux liens potentiels entre l’attribution de concessions minières et l’enrichissement de l’ancien chef de l’État, aujourd’hui sénateur à vie. Cette orientation des interrogatoires prend tout son sens alors que le Sénat a récemment levé l’immunité parlementaire de Joseph Kabila, une décision historique qui pourrait déboucher sur des poursuites judiciaires sans précédent contre un ancien président.

La libération soudaine de Kabwelulu, sans explication officielle et sans qu’aucune charge n’ait été publiquement formulée contre lui, soulève de nombreuses questions sur la stratégie judiciaire du pouvoir en place. L’ancien ministre a choisi de garder le silence depuis sa remise en liberté, évitant toute déclaration qui pourrait attiser les tensions politiques.

Ce cas emblématique s’inscrit dans une dynamique plus large de mise en cause judiciaire des anciens dignitaires du régime Kabila, présentée par les autorités actuelles comme une croisade contre l’impunité. Cependant, les méthodes employées et l’absence de transparence alimentent les critiques sur l’instrumentalisation politique de la justice, particulièrement sensible à l’approche des échéances électorales de 2026.

Le traitement réservé à Kabwelulu révèle les contradictions d’un système en pleine mutation, où la volonté affichée de réforme judiciaire se heurte aux réalités des rapports de force politiques. Son évolution future constituera un indicateur clé de la capacité de la RDC à instaurer une justice indépendante, équitable et dépolitisée.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Massacre de Komanda : Indignation et appels à l’action après l’attaque meurtrière des ADF

by admin9775 29 juillet 2025
written by admin9775

La nuit du 26 au 27 juillet 2025 a plongé la localité de Komanda, dans le territoire d’Irumu (Ituri), dans l’horreur. Une attaque attribuée aux terroristes des Forces Démocratiques Alliées (ADF/MTM ISCAP) a fait une quarantaine de morts, selon un communiqué des Forces Armées de la RDC (FARDC). Les victimes, massacrées à la machette, ont suscité une vague de condamnations et relancé les critiques sur l’efficacité des mesures de sécurité dans cette région sous état de siège depuis 2021.

Le gouvernement condamne, la population fuit

La Première Ministre Judith Suminwa a exprimé sa « consternation » face à ce qu’elle qualifie d’« acte lâche et odieux », visant selon elle à « semer la terreur et perturber les opérations conjointes FARDC-armée ougandaise ». Elle a appelé les citoyens à « ne pas céder à la peur » et promis une prise en charge coordonnée des victimes, ainsi qu’une intensification des efforts pour neutraliser les terroristes.

La MONUSCO a également condamné fermement l’attaque, exigeant « la cessation immédiate des violences ». Pourtant, sur le terrain, la psychose règne. Des milliers d’habitants de Komanda et des villages voisins (Base, Zunguluka, Umoja, Ngombenyama) ont fui vers Bunia ou Kisangani, entassés dans des taxis ou à moto, selon des témoignages recueillis par Radio Okapi. Les activités économiques sont paralysées, les champs abandonnés.

Lubaya dénonce l’« inaction scandaleuse » de Kinshasa

L’ancien député national André Claudel Lubaya a violemment critiqué la réponse gouvernementale, fustigeant des « communiqués sans effet » et une « incapacité pathologique à protéger les civils ». Dans un message publié sur X, il accuse Kinshasa de duplicité : « L’horreur de Komanda : mêmes réactions épistolaires, mêmes alibis, mêmes complices ».

Il remet en cause l’état de siège, devenu selon lui une « opération de communication », et exige la transparence sur les accords militaires avec l’Ouganda, dont les troupes sont déployées en Ituri sans résultats tangibles contre les ADF. « Kinshasa est dos au mur », assène-t-il, évoquant même des rumeurs de menaces ougandaises sur Kisangani.

Urgence humanitaire : des déplacés dans la détresse

Le massacre aggrave une crise humanitaire déjà alarmante. Plus de 20 000 déplacés fuyant les violences dans le territoire de Djugu avaient déjà afflué vers Bunia ces dernières semaines, selon l’Association des déplacés et victimes des guerres de l’Ituri. Les nouveaux arrivants de Komanda s’ajoutent à des milliers d’autres, survivant dans des abris de fortune, sans eau ni nourriture. Olivier Karba, porte-parole de l’association, alerte : « S’ils dorment en brousse, c’est par manque d’espace et par peur. Si rien n’est fait, les conséquences seront graves ».

Hommage aux victimes et colère persistante

Ce lundi, les familles des victimes se sont rassemblées à la paroisse Bienheureuse Anuarité de Komanda pour un culte commémoratif. Mais au-delà des prières, la colère monte. Les critiques fusent contre des forces de sécurité jugées inefficaces malgré leur présence renforcée.

Alors que l’Ituri sombre dans un cycle infernal de violences, la communauté internationale et les acteurs locaux pressent le gouvernement d’agir concrètement. La question reste entière : Quand et comment cette spirale sanglante prendra-t-elle fin ?

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Un mois après avoir été signé, où en est l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda?

by admin9775 29 juillet 2025
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Paraphé le 27 juin dernier à Washington en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda est censé tracer la voie à une nouvelle ère de stabilité dans la région des Grands Lacs. Mais sa première phase tarde à se mettre en place.

Le 27 juin dernier, Kinshasa et Kigali créaient la surprise : alors que l’est de la RDC était depuis des mois le théâtre d’une vaste offensive du groupe armé AFC/M23 soutenu par le Rwanda, les deux capitales signaient un accord de paix, sous l’égide des États-Unis.

Paraphé à Washington en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio, salué aussi bien pour son contenu que pour son calendrier ambitieux, le texte est censé créer un processus devant déboucher sur une nouvelle ère de stabilité dans la région des Grands Lacs. Pour l’heure cependant, celui-ci n’en est encore qu’à l’étape technique.

Sa première phase, dont l’objectif est principalement d’échanger des renseignements pour lutter contre les FDLR, aurait dû être lancée 15 jours après la signature de l’accord. Mais in fine, celle-ci ne pourra vraiment commencer qu’après la première réunion du mécanisme conjoint de sécurité – un dispositif qui réunit des délégués congolais et rwandais – dont la mise en place aurait dû être effective le 27 juillet au plus tard.

Une réunion du comité de surveillance conjointe cette semaine à Washington

Si elle ne s’est toujours pas tenue, elle a finalement été programmée pour la semaine prochaine. Ce n’est qu’ensuite que les choses devraient commencer à bouger sur le terrain…

En attendant cette échéance, une autre séquence importante est toutefois prévue cette semaine, selon les sources de RFI. Il s’agit de la réunion du comité de surveillance conjointe, structure qui joue un rôle clé puisque c’est elle qui doit recevoir les plaintes, examiner les accusations de violations de l’accord, résoudre les différends et, si nécessaire, proposer des mesures concrètes.

Annoncé à Washington avec, autour de la table, les États-Unis, le Qatar, l’Union africaine, ainsi que des représentants congolais et rwandais, ce rendez-vous très stratégique pourrait donner le ton pour la suite.

RFI

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À la UneMonde

Guerre en Ukraine: Donald Trump donne «10 à 12 jours» à Vladimir Poutine pour mettre fin au conflit

by admin9775 28 juillet 2025
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Lundi 28 juillet, à l’occasion d’une rencontre en Écosse avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président américain Donald Trump a haussé le ton contre son homologue russe Vladimir Poutine. Il lui aurait donné « 10 à 12 jours » pour mettre fin au conflit en Ukraine, faute de quoi, il envisagerait des sanctions économiques « secondaires » sur l’achat de produits russes, tels que les hydrocarbures.

Le président américain Donald Trump a accru lundi 28 juillet la pression sur la Russie pour trouver un accord de cessez-le-feu en Ukraine. « Je suis déçu par le président Poutine », a-t-il déclaré lors de sa visite en écosse auprès du premier ministre Keir Starmer. Le 14 juillet, Donald Trump avait menacé d’imposer dans 50 jours des « droits de douane très sévères » à l’encontre de la Russie si Washington et Moscou ne parvenaient pas à un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine.

Une échéance qu’il a donc revue. À Vladimir Poutine, il a fixé « une nouvelle date limite d’environ 10 ou 12 jours à partir d’aujourd’hui ». « Il n’y a aucune raison d’attendre. Nous ne voyons aucun progrès réalisé », a déploré le républicain.

« Sanctions secondaires »

Le président américain dit envisager des sanctions « secondaires », c’est-à-dire touchant les pays qui achètent des produits russes, par exemple des hydrocarbures, afin d’assécher les revenus de Moscou.  Auparavant, il avait déjà menacé de frapper de 100% de surtaxes indirectes les pays achetant des produits russes. En cas d’application de telles sanctions, les exportations de pétrole russe pourraient être directement touchées. À 16 h 30, heure de Paris, le prix du baril avait déjà flambé et prenait 2,15% à 69,91 dollars.

Une déclaration qui intervient dans un contexte plus large de négociations. Dimanche 27 juillet, le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont trouvé un accord commercial. L’accord établit un tarif de 15% sur les produits européens importés aux États-Unis – bien en deçà des 30 % initialement menacés par l’administration Trump. En échange, l’Union européenne s’est engagée à investir massivement dans l’économie américaine : 750 milliards de dollars sur trois ans, soit 250 milliards par an. Pour l’Union européenne, cela permettra de remplacer les importations de gaz russe et d’éviter de financer ainsi la guerre lancée par le Kremlin en Ukraine. 

« Nous pensions avoir réglé cette question »

Tandis que le Kremlin n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat, Kiev a de son côté salué son message de « fermeté ». Une attitude qui a eu le don de froisser le président américain, qui a, dans la foulée, exprimé son agacement envers son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, n’ayant pas toujours donné suite à ses propos fermes contre Vladimir Poutine, invoquant la « bonne relation » qu’il dit avoir entretenue avec le dirigeant russe par le passé.

« Nous pensions avoir réglé cette question à plusieurs reprises, puis le président Poutine se met à lancer des roquettes sur des villes comme Kiev et tue beaucoup de gens dans des maisons de retraite ou ailleurs », a déclaré Donald Trump. « Et je dis que ce n’est pas la bonne façon de procéder ».

Depuis plus de trois ans, le pays est confronté à des attaques répétées de la part du Kremlin. Cette nuit encore, au moins huit civils – dont une fillette de deux ans – ont été blessés dans une attaque à l’ouest du pays.  

RFI

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À la UneSociété

François Beya de nouveau sous les feux de la justice congolaise

by admin9775 28 juillet 2025
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Trois années se sont écoulées depuis l’arrestation fracassante de François Beya, l’ancien conseiller en sécurité du président Tshisekedi. Aujourd’hui, son procès pour complot et outrage au chef de l’État relance le débat sur les luttes d’influence au sein du pouvoir congolais. Le parquet a requis une peine d’un an de prison ferme contre celui qu’on surnommait « Monsieur Sécurité ».

Cette affaire judiciaire ne concerne pas uniquement Beya. Cinq autres hauts gradés des services de sécurité et de l’armée sont impliqués, dont certains ont pris la fuite comme le brigadier Tonton Twadi Sekele. Les charges retenues contre eux sont particulièrement graves : complot contre les institutions, atteinte à l’autorité présidentielle et incitation à la rébellion militaire.

Un symbole des fractures sécuritaires

L’arrestation mouvementée de Beya en février 2022 avait déjà exposé au grand jour les divisions au sein de l’appareil d’État. Après des conditions d’interpellation controversées et une hospitalisation sous haute tension, l’ancien conseiller avait finalement trouvé refuge en Belgique.

Son éviction brutale du cercle présidentiel avait alors soulevé de nombreuses questions sur les recompositions en cours dans les services de renseignement et les forces armées. Aujourd’hui encore, ce procès met en lumière les fragilités persistantes du système sécuritaire congolais.

Un enjeu politique crucial

Alors que la RDC se prépare à de nouvelles échéances électorales, ce dossier prend une dimension particulière. Les observateurs y voient un test pour la justice congolaise, tiraillée entre indépendance et réalités politiques.

Le verdict attendu dans cette affaire pourrait envoyer un signal fort quant à l’équilibre des pouvoirs entre civils et militaires. Il devrait également révéler la marge de manœuvre réelle des institutions judiciaires face aux enjeux de haute politique.

Plus qu’un simple procès, cette affaire constitue un révélateur des dynamiques de pouvoir à Kinshasa. Son issue pourrait influencer durablement les rapports de force à l’approche de la fin du mandat présidentiel actuel.

Perspectives

Les prochaines semaines seront déterminantes. Le jugement rendu dans cette affaire sera analysé à la loupe, non seulement pour son impact immédiat, mais aussi pour ce qu’il dira des évolutions en cours dans les arcanes du pouvoir congolais.

Entre règlements de comptes et volonté d’assainissement, ce procès cristallise les défis auxquels fait face la RDC dans la construction d’un État de droit. Une affaire à suivre de près, alors que le pays navigue dans des eaux politiques toujours aussi tumultueuses.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneMonde

La Thaïlande et le Cambodge conviennent d’un cessez-le-feu «inconditionnel»

by admin9775 28 juillet 2025
written by admin9775

La Thaïlande et le Cambodge ont convenu d’un cessez-le-feu « inconditionnel » à partir de lundi minuit, a annoncé le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim à l’issue de pourparlers en Malaisie.

Les dirigeants thaïlandais et cambodgiens ont convenu, lundi 28 juillet, d’un cessez-le-feu « immédiat et inconditionnel » pour mettre fin aux affrontements meurtriers survenus ces derniers jours à leur frontière commune. L’annonce a été faite par le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim à l’issue de pourparlers tenus en Malaisie, pays actuellement à la tête de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean).

Ce cessez-le-feu entrera en vigueur « à compter de minuit ce soir ». « C’est définitif, a-t-il déclaré aux côtés des Premiers ministres cambodgien et thaïlandais. C’est un premier pas vital vers la désescalade et le rétablissement de la paix et de la sécurité. »

Les tensions entre les deux voisins d’Asie du Sud-Est avaient brusquement resurgi fin mai, après la mort d’un soldat cambodgien lors d’un échange de tirs à la frontière. Depuis, les deux armées avaient massivement renforcé leur présence dans la zone, aggravant une crise déjà tendue, notamment pour la fragile coalition gouvernementale thaïlandaise.

Un « retour à la normale »

Les hostilités ont repris jeudi dernier, devenant en seulement quatre jours la flambée de violence la plus grave entre les deux pays depuis treize ans. Les affrontements ont tué au moins 36 personnes et entraîné l’évacuation de plus de 200 000 personnes vivant près de la frontière. Chaque camp a accusé l’autre d’avoir déclenché les affrontements.

« Aujourd’hui, nous avons eu une très bonne réunion et d’excellents résultats […] qui nous permettent d’espérer mettre immédiatement un terme aux combats, a déclaré le Premier ministre cambodgien Hun Manet. Nous espérons que les solutions que le Premier ministre Anwar vient d’annoncer poseront les conditions nécessaires à la poursuite de nos discussions bilatérales, au retour à la normale des relations et serviront de base à une future désescalade des tensions. »

Le Premier ministre thaïlandais par intérim, Phumtham Wechayachai, a de son côté affirmé que son pays avait accepté un cessez-le-feu qui serait appliqué « de bonne foi » par les deux parties.

RFI

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À la UneSociété

Examen d’État 2025 en RDC : Plus d’un Million de Finalistes débutent les épreuves

by admin9775 28 juillet 2025
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Les épreuves de la session ordinaire de l’Examen d’État en République démocratique du Congo (RDC) ont officiellement débuté ce lundi 28 juillet sur toute l’étendue du territoire national. La cérémonie de lancement a été présidée par la Ministre de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raissa Malu, au Collège Don Bosco de Masina, dans la province éducationnelle de Kinshasa-Tshangu.

Une Participation Massive

Cette année, 1.079.341 finalistes sont inscrits pour affronter ces épreuves réparties dans 3.165 centres de passation à travers le pays. L’examen se déroule également dans 13 centres à l’étranger, situés en Angola, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie, permettant ainsi aux élèves congolais résidant hors du pays de passer leur examen dans des conditions similaires.

Un Moment Solennel et Symbolique

Avant le discours officiel de la ministre, tous les candidats ont récité le serment du citoyen, s’engageant à servir la nation avec fidélité et à promouvoir l’unité nationale. Dans son allocution, Raissa Malu a encouragé les finalistes à aborder ces épreuves avec calme, confiance et sérénité.

« Vous incarnez l’espoir d’un Congo nouveau, debout, compétent et solidaire. Votre engagement jusqu’à cette étape est une victoire. Ce que vous accomplirez dans les prochains jours comptera pour vous, vos familles et pour la nation. L’Examen d’État n’est pas seulement une évaluation, mais aussi une épreuve civique », a-t-elle déclaré.

Pour marquer l’ouverture officielle des épreuves, la ministre a procédé à l’ouverture des malles contenant les sujets et à leur distribution aux candidats, un geste symbolique soulignant la transparence et l’importance de cet examen national.

Des Candidats aux Profils Variés

Parmi les candidats présents au Collège Don Bosco de Masina, deux profils ont particulièrement retenu l’attention :

  • Muakashala Scholas, le candidat le plus âgé, né le 4 août 1958 (67 ans).
  • Wendi Précieuse, la plus jeune candidate, née le 1er avril 2009 (16 ans).

Cette diversité d’âges illustre l’importance de l’éducation pour tous, quel que soit le parcours de vie.

Déroulement et Clôture

Les épreuves, qui ont commencé ce lundi 28 juillet, s’achèveront jeudi 31 juillet 2025. Pendant ces quatre jours, les finalistes seront évalués sur différentes disciplines en fonction de leurs options d’études.

Cet examen représente un tournant décisif pour des centaines de milliers de jeunes Congolais, ouvrant la voie vers l’enseignement supérieur ou l’insertion professionnelle. Le gouvernement, à travers le ministère de l’Éducation nationale, a réaffirmé son engagement à garantir des conditions équitables et transparentes pour tous les participants.

Bonne chance à tous les finalistes !

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneSociété

La RDC lance la 58e session de l’Examen d’État avec des innovations majeures et une participation record

by admin9775 28 juillet 2025
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À la veille du démarrage de la 58e session ordinaire de l’Examen d’État (EXETAT), prévue ce lundi 28 juillet 2025, le Ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a dévoilé les préparatifs finaux de cette édition marquée par des avancées technologiques et une participation historique.

3.165 centres de passation, dont 13 à l’étranger

Cette année, 3.165 centres d’examen ont été alignés à travers le pays, avec une particularité : 13 centres sont situés à l’étranger, notamment en Angola, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie. Cette mesure vise à faciliter la participation des élèves congolais résidant hors des frontières nationales.

La ministre Raïssa Malu a salué cet accomplissement lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche 27 juillet à Kinshasa, malgré les défis sécuritaires persistants dans certaines régions, comme le Nord-Est et le territoire de Kwamouth (Mai-Ndombe).

« Malgré les défis passés et l’insécurité persistante, notre détermination à garantir l’accès à l’éducation reste inébranlable. Grâce à la résilience de notre peuple et à l’engagement de l’Inspection Générale, nous avons pu organiser cette session dans des conditions acceptables », a-t-elle déclaré.

Une session sous le signe de l’innovation technologique

Soucieuse de renforcer la transparence et la crédibilité du système éducatif congolais, la ministre a mis en avant plusieurs innovations majeures pour cette édition :

  • Numérisation des inscriptions pour réduire les fraudes.
  • Décentralisation de la correction des épreuves.
  • Diplômes infalsifiables grâce à la technologie blockchain.
  • Utilisation de l’intelligence artificielle via l’outil S-Note Manager pour optimiser la gestion des notes.

« Ma priorité est d’assurer l’équité pour chaque élève et de crédibiliser notre système éducatif, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Nous opérons une véritable transformation numérique de l’Examen d’État en RDC », a-t-elle souligné.

Participation record et progrès en matière de parité

La session 2025 enregistre une hausse significative du nombre de candidats, avec 117.054 inscrits supplémentaires par rapport à 2024, soit une progression de 12,1 %. Parmi eux, on compte 57.156 filles de plus, ce qui représente une augmentation de 14 % de la participation féminine.

Les provinces les plus représentées sont :

  1. Haut-Katanga : 94.670 candidats
  2. Kinshasa-Lukunga : 43.327 candidats
  3. Kinshasa-Tshangu : 41.956 candidats

La parité filles-garçons s’améliore également, avec l’Ituri en tête (51,7 % de filles), suivi de Kinshasa-Mont Amba et Kinshasa-Lukunga (51,5 % chacune).

Des réformes promises pour l’avenir

En clôture, la ministre a annoncé un renforcement des réformes pour l’année scolaire 2025-2026, avec un accent sur :

  • L’amélioration de la qualité de l’enseignement.
  • L’actualisation des programmes scolaires.
  • L’adoption de méthodes pédagogiques innovantes.

« Nous bâtissons un système éducatif plus solide et plus crédible, à la hauteur des ambitions de notre jeunesse », a-t-elle conclu.

Avec ces avancées, cette 58e session de l’EXETAT s’annonce comme une étape clé dans la modernisation de l’éducation en RDC, malgré les défis logistiques et sécuritaires.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneProvince

Massacre en Ituri : 45 civils tués dans une double attaque des ADF

by admin9775 27 juillet 2025
written by admin9775

La province de l’Ituri a été le théâtre d’une nouvelle vague de violence dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025. Selon des sources locales, des combattants présumés des Forces Démocratiques Alliées (ADF) ont mené une double attaque sanglante dans les localités de Komanda et Machongani, situées dans le territoire d’Irumu, faisant au moins 45 victimes civiles.

Déroulement des attaques

Christophe Munyanderu, coordonnateur de la Convention pour le Respect des Droits de l’Homme (CRDH) à Irumu, a rapporté que les assaillants ont frappé en deux phases distinctes. À Komanda, plus de 40 fidèles catholiques ont été massacrés alors qu’ils participaient à une réunion de prière nocturne organisée par la Croisade Eucharistique. Quelques heures auparavant, les mêmes assaillants avaient tué 4 civils à Machongani et incendié plusieurs habitations.

« Les attaquants ont fait preuve d’une brutalité inqualifiable, ouvrant le feu à bout portant sur des civils désarmés en pleine séance de prière », a dénoncé Munyanderu, visiblement bouleversé par la barbarie des faits.

Conséquences humanitaires

Le bilan provisoire pourrait encore s’alourdir selon des sources médicales locales. Face à cette nouvelle flambée de violence, des centaines d’habitants ont pris la fuite vers des zones supposées plus sûres, ajoutant ainsi au nombre déjà important de déplacés dans la région.

Appel à l’action

La CRDH a lancé un appel pressant aux autorités militaires pour une réaction immédiate et efficace. « Il est impératif que les FARDC lancent des opérations ciblées contre les bases des ADF. Ces massacres à répétition démontrent l’urgence d’adopter une stratégie sécuritaire plus robuste », a insisté le responsable des droits humains.

Contexte sécuritaire préoccupant

Ces attaques surviennent dans un contexte particulièrement tendu en Ituri, où les ADF semblent profiter du redéploiement des forces armées vers le Nord-Kivu voisin pour intensifier leurs activités. La situation est d’autant plus alarmante que l’état de siège en vigueur depuis 2021 n’a pas réussi à endiguer l’activité des groupes armés, tandis que la MONUSCO poursuit son retrait progressif de la région.

Réactions attendues

Tous les regards se tournent désormais vers les autorités congolaises et la communauté internationale, dont la réaction à cette nouvelle tragédie sera scrutée avec attention. Ce drame intervient alors que le gouvernement avait récemment promis « l’éradication totale » des groupes armés dans l’Est du pays.

Comme le souligne un observateur humanitaire sur place : « Ce massacre rappelle cruellement que derrière les enjeux géopolitiques complexes de l’Est congolais, ce sont toujours des civils innocents qui paient le prix du sang. » Une réalité amère qui continue de hanter cette région meurtrie par des décennies de conflits.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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