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À la Une

À la UneAfrique

La Somalie instaure un régime présidentiel à suffrage universel direct

by Ruben Yale 1 avril 2024
written by Ruben Yale

La Somalie a apporté d’importantes modifications à sa constitution samedi. Le Parlement somalien a approuvé à l’unanimité, l’instauration du suffrage universel direct et le passage à un régime présidentiel. Le suffrage universel direct avait disparu depuis la prise du pouvoir de Siad Barré en 1969.

L’élection présidentielle en Somalie suivait jusqu’à présent un complexe système indirect, dans lequel des délégués investis par des clans choisissent les législateurs qui, à leur tour, désignent le président.

Ce changement est une concrétisation de l’une des promesse du président Hassan Cheikh Mohamoud, qui avait annoncé, en mars 2023, que les prochaines élections nationales et régionales se tiendraient selon le principe « une personne, une voix ».

Ces amendements, en cours d’examen depuis près de dix ans, visent à régler les luttes de pouvoir entre les présidents et les premiers ministres, souvent alimentées par des ambiguïtés constitutionnelles.

Depuis son élection, le président Hassan Cheikh Mohamoud multiplie les initiatives pour tenter de sortir la Somalie de l’instabilité chronique dans laquelle elle vit depuis des décennies.

Africanews via CONGO PUB Onine

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1 avril 2024 0 comments
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À la UnePolitique

CENI : élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur de province, la CENI retient 231 candidatures (listes provisoires)

by Ruben Yale 31 mars 2024
written by Ruben Yale

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a validé 231 candidatures pour l’élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur de province prévue le 29 avril 2024.

Dans un communiqué rendu public ce vendredi 29 mars 2024 dans la soirée, la Centrale électorale de la RDC précise avoir reçu au total 237 dossiers pour l’élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur de province dont 6 sont déclarés irrecevables.

Tout comme les sénateurs, les Gouverneur et Vice-Gouverneur de province sont élus au second degré par les députés provinciaux.

Conformément au calendrier électoral en vigueur, la proclamation des résultats définitifs de l’élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur de province est attendue le 15 mai 2024.

L’investiture des Gouverneur et Vice-Gouverneur élus, elle, est prévue à la date du 25 mai 2024.

« L’élection des sénateurs et des Gouverneur et Vice-Gouverneur de province du Kwilu et du Nord-Ubangi sera organisée, à la suite des élections législatives et provinciales dans les circonscriptions électorales de Masimanimba et de Yakoma, conformément au calendrier aménagé. », indique le communiqué de la CENI.

Par ailleurs, la Centrale électorale de la RDC fait savoir que « l’élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur de province de l’Ituri et du Nord-Kivu, sous régime de l’Etat de siège, sera organisée dès que les conditions le permettront ».

Malgré la publication du chronogramme des élections des sénateurs, Gouverneur et Vice-Gouverneur de province, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) invite le Gouvernement Central à débloquer, à temps, les ressources financières indispensables pour mener à bien ses opérations.

A travers ses 26 provinces, la République Démocratique du Congo compte 780 sièges au sein des Assemblées provinciales dont 711 sièges à élire et 69 sièges à coopter (parmi les chefs coutumiers).

Patrick BOMBOKA

Zoomeco via CONGO PUB Online

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31 mars 2024 0 comments
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À la UneAfrique

Cameroun: Cavaye Yéguié Djibril, 32 ans de verrouillage de l’Assemblée nationale

by Guyguy Lelo 31 mars 2024
written by Guyguy Lelo

À 84 ans, dont 54 comme député, le natif de l’Extrême-Nord du pays, membre du très stratégique « bureau politique » du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), a entamé, ce mois de mars, sa 33e année au poste prestigieux de président de la Chambre basse du Parlement. Une longévité qui témoigne au moins de la confiance placée en lui par le président Paul Biya dont il est l’un des thuriféraires les plus en vue.

Le ton est triomphal ce vendredi 22 mars. Du haut du perchoir, Cavaye Yéguié Djibril brocarde ses contempteurs qui, depuis quelques mois, lui prédisaient une disgrâce certaine. Dans l’argumentaire des adversaires du président de l’Assemblée nationale qui inaugure ce jour sa 33e année consécutive à ce poste, au moins deux indicateurs.

Début février, c’est le président Paul Biyaen personne qui instruit l’annulation du « Forum de haut niveau » censé se tenir à Maroua dans la région de l’Extrême-Nord le 14 du mois. Conçu et projeté par M. Cavaye sur le thème « Actions de lutte contre la famine dans les régions septentrionales », le rendez-vous est censé regrouper les élites de cette partie du pays. En coulisse, selon des informations de RFI, des personnalités politiques de premier rang ont fait part au président de la République de leur étonnement et de leur inquiétude au sujet de cette initiative politiquement risquée, en pleine année préélectorale. Aux yeux de certains analystes, la décision présidentielle est un sérieux revers pour celui qui s’est toujours rêvé un destin de « patron politique » du RDPC de toute la partie septentrionale du Cameroun. Et d’un.

« Pratiques malsaines »

Et de deux : courant octobre 2023, un rapport explosif élaboré par le groupe des questeurs, eux-mêmes députés, et destiné au président, fuite opportunément sur les réseaux sociaux. Il évoque « des pratiques malsaines et un certain affairisme qui ont fait leur lit à l’Assemblée nationale ». Dans le détail les parlementaires citent, pêle-mêle, « des travaux fictifs, des prestations fictives, des travaux en régie qui n’en sont pas, des surfacturations indécentes, la multiplication des avantages indus, de nombreuses missions fictives ou déguisées, de nombreuses missions de complaisance, faites sur le dos de l’Assemblée nationale, et l’engagement des activités non inscrites au budget qui lient juridiquement et pécuniairement l’Assemblée nationale ».

Camouflet politique. Mauvaise gouvernance. En l’espace de cinq mois, on croit la coupe pleine et l’on se prend à déceler les signes précurseurs de la chute. Las ! En ce mois de mars, en pleine période pascale, l’on assiste plutôt à une sorte de résurrection de cet ancien catholique, islamisé. Cavaye Yéguié Djibril, candidat du RDPC imposé par Paul Biya, jubile au terme d’une élection qui n’était qu’une formalité. Il peut alors crânement lancer aux députés : « Je n’ai jamais trahi. Je ne trahirai jamais ». Une ritournelle.

Nombreux sont ceux qui voient aussi en cette fidélité proclamée au chef de l’État camerounais un des ressorts de ce long bail au poste de président de l’Assemblée nationale, qui date du 31 mars 1992. Ce jour-là, Paul Biya décide de reconfigurer les équilibres géopolitiques qui gouvernent l’occupation des postes importants de l’appareil d’État. En mettant fin à la « période anglophone » à la présidence de l’Assemblée nationale, incarnée d’abord par Salomon Tandeng Muna puis Lawrence Fonka Shang, le président de la République y ouvre le « temps francophone », tandis que, depuis lors, le poste de Premier ministre est attribué à des personnalités camerounaises d’expression anglaise.

Ascension

À cette occasion, il jette son dévolu sur Cavaye Yéguié Djibril. Ce-dernier, natif de Mada, un village dont il est le chef dans l’arrondissement de Tokombéré, région de l’Extrême-Nord considérée comme le plus grand réservoir des électeurs du pays. Ce maître d’éducation physique effectue son entrée à l’Assemblée nationale à la faveur des élections législatives du 7 juin 1970 sous la bannière de l’Union nationale camerounaise (UNC), parti unique créé quatre ans plus tôt par Ahmadou Ahidjo, tout premier chef de l’État du Cameroun et qui en est le président. Depuis lors, M. Cavaye n’a plus jamais perdu son écharpe tricolore à la chambre basse du Parlement.

Mieux : il y connaît une ascension certaine, occupant les fonctions de questeur puis de vice-président, avant sa consécration de 1992. Autant dire qu’il préside aux destinées d’une institution qu’il connaît bien. De l’avis des observateurs et de nombre de députés, ce n’est pas le moindre de ses atouts. Plus. De sa position, selon des témoignages, il veille à la « discipline du parti », euphémisme qui renvoie à la canalisation des prises de positions de ses camarades du RDPC qui seraient tentés par des attitudes, si ce n’est contraires à la ligne de cette formation politique, du moins embarrassantes.

Certains ne s’embrassent pas de circonlocutions pour faire de Cavaye Yéguié Djibril celui grâce à qui l’Assemblée nationale est au service du pouvoir exécutif. « Les voies de la politique sont insondables. S’il est resté président de l’Assemblée nationale depuis le 31 mars 1992, c’est qu’il possède des qualités qui font qu’il mérite la confiance renouvelée du président de la République, président national du RDPC », résume Samuel Efoua Mbozo’o, historien, ancien secrétaire général de l’Assemblée nationale, ancien député RDPC.

Deuxième personnalité

Pourtant, au cours de ces 32 ans, M. Cavaye a montré à quel point il pouvait s’agripper au rang de deuxième personnalité dans l’ordre protocolaire de l’État, qui en fait aussi le successeur du président de la République en cas de vacance au pouvoir. Avril 2008. Une modification de la Constitution bouleverse la donne et octroie désormais ces privilèges au président du Sénat.

Cinq ans plus tard, Cavaye Yéguié Djibril entreprend de faire formellement acte de candidature aux toutes premières élections sénatoriales. « Les enjeux de cette manœuvre étaient clairs. Le président de l’Assemblée nationale avait fait un calcul : être élu sénateur, puis désigné président du Sénat, pour conserver la place de deuxième personnalité de l’État », révèle un ancien proche, tombé en disgrâce depuis quelques années. Son rêve est brisé par une circulaire de Paul Biya, fixant les conditions de participation des militants du RDPC aux sénatoriales.

Compensation ? Prime à la fidélité ? Après cet épisode, M. Cavaye conserve la présidence de l’Assemblée nationale. Il est accusé de faire main basse sur l’institution parlementaire. Il n’y recrute pas des proches en nombre. Il les propulse à des postes stratégiques. Sur un autre plan, des députés, dont certains issus des rangs du RDPC, lui font grief de se substituer au Bureau de l’Assemblée, entre autres reproches.

« Batailles politiques »

« Dès 1993, la révision du règlement intérieur fit désormais du président l’ordonnateur principal du budget, reléguant ainsi le secrétaire général au rang d’ordonnateur délégué », constate Samuel Efoua. Qui ajoute, abordant un autre aspect de ce que certains considèrent comme un « privatisation » de l’Assemblée nationale par son président : « Il est sorti du simple rôle arbitral d’hier pour devenir aujourd’hui le véritable chef de l’administration. Il dispose du pouvoir réglementaire en ce sens qu’il prend des décisions exécutoires. Si la nomination à des postes de responsabilité (conseiller, directeur, sous-directeur) relève de la compétence du bureau, on note en pratique que le président nomme à ces fonctions sans en référer au bureau, qui s’interdit de les mettre en cause ».

Les proches de M. Cavaye parlent, eux, de « batailles politiques » dont serait victime leur mentor. Face aux « dérives », de voix s’élèvent pour en appeler à un retour à l’orthodoxie dans les usages et pratiques parlementaires. Elles ne sont pas visiblement entendues par le président Paul Biya, qui sait pouvoir compter sur cet apparatchik du système, apparemment sans ambition politique démesurée, qui ne loupe aucune occasion pour entonner des louanges au président de la République. Tout en œuvrant au ramollissement des critiques de certains députés de l’opposition, sensibles à sa générosité. Une figure assumée du « politiquement correct » dont nul ne peut jurer de l’espérance de vie au poste de président de l’Assemblée nationale. En attendant le prochain renouvellement des membres du bureau de l’Assemblée nationale, prévu en mars 2025.

RFI via CONGO PUB Online

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31 mars 2024 0 comments
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À la Une

Salomon Kalonda interné à l’hôpital Erasme à Bruxelles

by Guyguy Lelo 31 mars 2024
written by Guyguy Lelo

Salomon Kalonda, le conseiller spécial de l’opposant Moïse Katumbi, a été évacué à Bruxelles pour des soins médicaux urgents, quelques jours seulement après avoir obtenu la liberté provisoire.

Les images captivantes le montrent, avec sa barbe blanche et ses cheveux laissés en liberté, être immédiatement pris en charge à partir d’un véhicule médical par des médecins urgentistes qui l’ont conduit en toute hâte jusqu’à l’hôpital Erasme, où il a été placé sous perfusion.

Cet événement saisissant survient après près de dix mois passés en détention à la prison militaire de Ndolo, où Kalonda était retenu pour des accusations sans preuves de collusion avec le mouvement rebelle pro-rwandais, M23. D’autres charges pèsent sur lui. Mais que l’organe de la loi a peiné de convaincre. Il s’agit « de l’incitation des militaires à commettre des actes contraires à leur devoir et discipline » et « détention illégale d’arme à feu et de munitions de guerre ». Des allégations farouchement rejetées par sa défense.

Nombreux estiment que ce cruel scénario autour de l’affaire Kalonda, révèle les enjeux politiques tendus en République démocratique du Congo (RDC). Son arrestation et son incarcération ont été critiquées par des observateurs comme étant politiquement motivées, visant à mater, mieux enceluller l’opposition.

Alors que les caméras ont suivi de près son évacuation à Bruxelles, l’interdiction qui lui est imposée de prendre la parole publiquement et le report de son procès au 3 juillet prochain, soulèvent des questions sur l’état de la démocratie et de l’état de droit en RDC.

Avant d’accéder à la demande des avocats de SK Della (celle de l’évacuation à l’étranger pour des soins médicaux appropriés), le tribunal avait requis 19 médecins pour expertiser sur son cas. Certaines blouses blanches étaient même venues de Cliniques universitaires de Kinshasa et d’autres de l’hôpital général ex-Maman Yemo. Tous avaient établi que l’état de santé de SK Della nécessitait réellement une bonne prise en charge.

Ouragan via CONGO PUB Online

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À la Une

« C’est Tshisekedi qui a légitimé le combat de l’Alliance Fleuve Congo »

by admin9775 31 mars 2024
written by admin9775

Quel a été l’élément déclencheur de votre départ du MLC ?

Je parlerais d’abord d’une inadéquation entre ma perception de la chose politique et la manière dont le parti avait évolué au moment j’ai pris la décision. Le MLC est un parti qui s’est construit dans l’opposition, qui a toujours eu une ligne claire et qui a osé porter la critique face au pouvoir. A partir du moment où nous sommes entrés au pouvoir, le cap était beaucoup moins clair. Moi, en tant que porte-parole, je ne m’y retrouvais plus et je n’avais pas envie de faire semblant, pas envie d’accompagner une histoire boiteuse qui ne correspondait ni à ma vision cartésienne de la chose publique.

RDC : L’alliance Fleuve Congo de Nangaa défie ouvertement Tshisekedi

Rejoindre l’Alliance Fleuve Congo (AFC) était la seule voie crédible ?

En confisquant le pouvoir par un coup d’État constitutionnel, Tshisekedi a légitimé le combat de l’Alliance Fleuve Congo et rendu possible l’adhésion de tout démocrate à cette organisation. Mon adhésion à l’AFC était donc justifiée par ma résolution à continuer à m’engager politiquement et à mettre mon savoir-faire au service des combats essentiels pour mon pays. Et la question dite de l’Est est essentielle à mes yeux et existentielle pour le pays. Ce n’est pas en soi la question de l’Est, mais c’est du Congo, de sa gouvernance et de son devenir qu’il s’agit.

Les problématiques mal gérées de guerre, des groupes armés, des déplacés et de la pacification me parlent beaucoup. Mon père fut militaire et il a péri sur ce front de l’Est. Par mon engagement au sein de l’AFC, je me suis dit que je pourrai peut-être apporter tant soit peu, une petite contribution intellectuelle à cette question dite de l’Est.

Aujourd’hui, après que Tshisekedi est parvenu, par des manœuvres frauduleuses à liquider l’opposition politique en la rendant inactive, il m’est apparu que sur terrain, seule l’AFC porte les revendications constitutionnelles qui, progressivement, mobilisent de plus en plus de Congolais. L’objectif commun est de barrer la route à Monsieur Tshisekedi, principal instigateur et responsable de la résurgence de la violence dans cette région. C’est donc comme je le disais, les dérives autoritaires de Monsieur Tshisekedi qui ont donné du sens aux revendications de l’AFC et légitimé son combat.

Cela signifie-t-il que, à vos yeux, il n’y a plus d’espace pour le jeu politique traditionnel en RDC ?

Je l’ai dit, Tshisekedi a verrouillé toutes les issues démocratiques que la Constitution de la République reconnaît aux citoyens. Il a liquidé l’opposition politique en jetant hors des institutions, toute voie dissidente. Il a mis à sa solde et celle de sa famille, les institutions de l’État de sorte que l’assemblée nationale et les 26 assemblées provinciales qui éliront les gouverneurs sont toutes monocolores, mieux, constituées des membres de sa seule famille politique.

Même chez Poutine, personne ne peut croire que toutes ces assemblées peuvent être acquises à la majorité présidentielle comme c’est le cas aujoourd’hui en RDC. Il aura donc dédouané Kabila qui, en son temps, permettait à l’opposition politique non seulement de s’exprimer mais aussi d’avoir des représentants au sein des institutions. Tshisekedi a ramené le pays du temps du MPR-Parti Etat, où seul ce parti du maréchal Mobutu avait le rôle dirigeant.

Comment pourrait-on expliquer cette situation quand on sait que le pays compte des millions de déplacés, que M. Tshisekedi n’a tenu aucune de ses promesses, qu’il n’a pas installé son QG dans l’est comme promis, qu’il a visité plus de 100 pays dans le monde et qu’il ne connaît pas son propre pays ? Cela démontre à souhait que démocratiquement, le jeu est vicié, que, 30 ans plus tard, le pays est descendu aux bas-fonds du monopartisme avec ses excès comme ces chants en l’honneur du nouveau pseudo maréchal. J’ajouterai une autre évidence, comment expliquer qu’avec les 73 % allégués pour ce Monsieur lors de la présidentielle, on se retrouve face à un pouvoir qui est obligé de se radicaliser, de devenir de plus en plus violent. Regardez encore le cas de cet ancien ministre qui se retrouve à la prison de Makala parce qu’on estime qu’il a outragé le chef de l’Etat suite à la diffusion d’un enregistrement privé dans lequel il évoque simplement un article qu’il a lu. C’est surréaliste quand on se souvient que les Tshisekedi, père et fils, n’avaient d’autres arguments que l’insulte quand ils étaient dans l’opposition. Tous ces constats, et il y en a bien d’autres, démontrent le pourrissement de nos institutions et le fait, en effet, que le jeu politique, démocratique n’existe plus, qu’il est tombé sous la coupe d’un clan qui utilise les fonds de l’État pour asseoir et financer ses excès, corrompre toutes les institutions et empêcher tout jeu démocratique.

Y a-t-il un parallèle à faire entre la fin du mobutisme et ce que la RDC vit aujourd’hui ? Entre l’AFDL et l’AFC ?

Il y a un parallèle parce que ce sont des alliances. L’AFDL, c’était des forces congolaises soutenues, c’est un secret de polichinelle aujourd’hui, par des forces rwandaises mais aussi, notamment, des forces congolaises vivant en Angola. A l’époque, j’en ai fait partie. C’était le FNLC. Nous avons été mis à contribution. A un moment donné, quand on a vu que tout le pouvoir était verrouillé, tout le monde a fait le constat que nous n’avions pas d’autre alternative, que nous devions passer par la force. C’est le même contexte aujourd’hui, près de trente ans après.

Et le parallélisme peut être fait avec ce que l’on vit maintenant parce qu’en réalité, des troupes de l’époque, les FAZ, se sont battues à Kenge et un peu à Kisangani. Pour le reste, c’était une marche de santé, les villageois eux-mêmes indiquaient les sentiers par lesquels les troupes devaient passer. Aujourd’hui, quand on voit la chute de Nyanzale, de Rwindi et de quelques localités, cela démontre à suffisance qu’il est très difficile de demander à un soldat congolais qui touche moins de 70 dollars et qui n’a droit qu’à une boîte de sardines par jour, de combattre vaillamment dès lors qu’il sait que s’il tombe au front, sa famille sera délogée du camp et qu’il sera enterré sur place, sans le moindre honneur. D’autant plus quand il voit qu’il y a des mercenaires qui gagnent jusqu’à 3500 à 5000 dollars et qui ne sont pas sur le terrain. Et donc ce parallélisme peut encore être établi dès lors que nous considérons qu’aujourd’hui, nonobstant les 2 milliards de dollars dépensés ces deux dernières années pour le paiement des différentes forces, il n’y a aucune avancée sur le terrain. Le bilan de tout ceci ce sont des millions de déplacés. Le bilan, c’est aucune localité récupérée. Le bilan, c’est cette armée étrangère qu’on juge fort inefficace, qui vient sans mandat offensif et pour laquelle on dépense beaucoup d’argent. Le bilan, ce sont des slogans et une armée dont on nous dit qu’elle monte en puissance mais qui continue à perdre des territoires.

Le parallélisme, c’est donc aussi qu’au au plus fort de Mobutu, de sa dictature, au plus puissant il paraissait dans l’opinion, plus facile il a été de le démystifier avec une opposition armée parce que, comme il ne s’occupait que de sa garde républicaine, les militaires des FAZ dans leur ensemble n’étaient presque plus motivés. En fait, tout le monde voulait que Mobutu parte. Aujourd’hui, je constate cette volonté, cette lassitude, cette fatigue de voir à la tête de l’Etat, un Monsieur impertinent, un va-t-en guerre d’une instabilité chronique, pathologique. Un Monsieur qui menace le président Kagame quand il est devant des Congolais mais qui est incapable de réagir quand on lance deux obus sur l’aéroport de Goma et qu’on détruit un Soukhoï. Un Monsieur qui dit qu’il va rencontrer Kagame au ciel et qui aujourd’hui est en train de supplier pour parler avec Kagame. Pour en finir avec ce parallélisme, on peut dire qu’il y a 30 ans le mal de notre pays c’était Mobutu, aujourd’hui le mal s’appelle Félix Tshisekedi.

En parlant de parallélisme, les soutiens que vous évoquez pour l’AFDL en 1996-97, lors de la première guerre du Congo, sont-ils les mêmes aujourd’hui pour l’AFC ?

Le vrai parallélisme, c’est que ce sont des alliances et que ce sont des initiatives congolaises menées par des Congolais. On a un objectif précis et toute aide, d’où qu’elle vienne, est la bienvenue. Il est évident que les batteries de missiles postées sur la frontière congolo-rwandaise par Kigali nous ont permis d’éviter des attaques aériennes qui nous ont causé beaucoup de pertes en vies humaines. En se protégeant, Kigali nous protège.

Mais un mouvement comme le vôtre nécessite des fonds…

Vous seriez surpris de savoir d’où vient une grande partie de ces fonds…

C’est à dire ?

Ces fonds auxquels je pense, et qui sont importants, viennent pour une large part de Kinshasa. Si j’en révèle l’origine, Tshisekedi appliquera la peine de mort contre tout le monde. Nous recevons des appuis substantiels de certaines personnes de l’actuelle majorité, de certaines entreprises publiques et même de certains officiers supérieurs.

Pourquoi miseraient-ils sur vous alors qu’ils sont au pouvoir ?

Vous pourrez bientôt leur poser la question. Aujourd’hui, presque tous nous financent clandestinement. Parce qu’ils ont peur pour eux et surtout pour leurs familles.

Toutes ces personnes sont aux côtés de Tshisekedi sans le porter ni partager ses dérives. Elles ne jurent que par son départ et c’est ce qui nous motive le plus. Ils ont compris qu’il n’y a rien à attendre de ce pouvoir. En dehors des slogans, il n’y a rien de concret pour le pays. Quels sont les investissements qui sont réalisés… à part l’usine de cure-dent inaugurée avec faste. L’Allemagne de l’Afrique, les 5 millions d’emplois annoncés au début de son premier mandat, rien ne se concrétise. Tshisekedi est de plus en plus isolé et il ne s’en rend pas compte ou il refuse de s’en rendre compte. Un isolement interne et externe. Malgré ses gesticulations, malgré ses dénonciations, vous voyez bien qu’il ne se passe rien, qu’il n’y aucune sanction internationale.

Lorsque vous avez annoncé votre passage à l’AFC, je me souviens que Corneille Nangaa, le coordonnateur du mouvement avait, lui, annoncé que vous seriez bientôt rejoint par d’autres personnalités. On attend toujours.

J’en connais plusieurs qui m’appellent et me soutiennent, même financièrement, sans les avoir sollicitées. Elles sont là. Mais elles se trouvent à Kinshasa, leur famille aussi. Sortir dans ces conditions, c’est aujourd’hui encore très dangereux. Mais ça va venir. De nombreuses personnalités ne font plus confiance dans l’inconstance du président. C’est quand même Tshisekedi qui a invité Kagame à Kinshasa, qui a demandé qu’il soit ovationné, qui a expliqué que c’était un partenaire fiable. A quelle date Kagame a-t-il cessé d’être un partenaire fiable pour devenir Hitler. Toute cette agitation de Tshisekedi est excessive et tout ce qui est excessif est insignifiant. Tshisekedi a bien compris que les gens le fuyaient et qu’ils étaient de plus en plus nombreux à le faire. La levée du moratoire sur la peine de mort, c’est, pour Tshisekedi, une tentative désespérée d’empêcher les gens de le quitter en les menaçant de mort pour trahison. C’est un geste désespéré qui risque de lui coûter très cher. Imaginez le tollé international s’il met à exécution sa menace avec une justice qu’il a qualifiée lui-même de malade.

Vous avez parlé à plusieurs reprises d’une politique de slogans. Ces slogans semblent séduire nombre de Congolais qui vous assimilent au M23, donc au Rwanda, donc au principal adversaire de la RDC ?

Il faut déconstruire ce narratif. C’est notamment ma tâche, je suis le représentant de l’AFC pour l’Union européenne et l’Amérique du Nord. Pourquoi faut-il déconstruire ce narratif ? D’abord, parce qu’il est faux. Ensuite parce qu’il ne mène nulle part pour une raison toute simple, le Rwanda restera notre voisin à vie, comme les 8 autres pays qui sont à nos frontières. Nous devons tout faire pour vivre en harmonie. Malgré notre taille, nos richesses, nous avons besoin du Rwanda et vice versa. J’ai pu visiter le Rwanda, l’Angola et d’autres pays frontaliers, j’ai toujours rencontré des Congolais qui y sont médecins, enseignants, employés… ils sont mariés avec des femmes de ces pays. Il y a toute une génération mixte qui se réclame des Congolais et des Rwandais ou des Congolais et des Angolais. Et c’est la même chose avec nos autres voisins. Il faut avoir une vision transversale, un peu comme en Europe aujourd’hui, qui abolit les barrières, qui établit les mêmes droits sociaux pour tous ceux qui sont dans l’espace européen, ce qui renforce la cohésion et permet d’avoir des politiques publiques efficaces. Il n’y a que l’intelligence qui va résoudre ces problèmes-là. Donc, il faut quitter ce narratif victimaire. On a tout ce qu’il faut pour bâtir un grand pays. Une région riche et prospère. Il faut juste la sagesse et l’intelligence pour construire cet avenir. Deux qualités qui font défaut aujourd’hui au sommet du pouvoir à Kinshasa.

Revenons sur le terrain, l’AFC est aux portes de Goma, elle est aussi désormais dans le Sud-Kivu, le mouvement va-t-il sortir des Kivu pour cibler l’Ituri, la Tshopo, le Maniema ou le Tanganyika ?

Notre objectif, c’est de progresser en cherchant à éviter au maximum les pertes en vies humaines. Si vous regardez les derniers rapports des ONG, vous constaterez que les trop nombreux massacres qui se déroulent encore et toujours dans l’est sont commis par des mouvements rebelles que nous combattons comme les Zaïre ou la Codeco. Dans les zones que nous avons libérées, nous veillons à la sécurité de nos compatriotes. Je ne vais pas dévoiler nos cartes mais je peux dire qu’il faut s’attendre à ce que l’on progresse, qu’on s’étende peut-être vers le Maniema ou plus au Nord. Le cas de Goma est très particulier. Sans les pressions internationales, nous serions déjà dans Goma. Nous y sommes de toutes les façons, à juste 20 km côté Nyiragongo, et 25 km côté Saké. Nos avant postes sont dans Goma et y opèrent en collaboration avec les autorités locales.

Si le ton change à Kinshasa vous pourriez vous asseoir demain à la table des négociations avec Monsieur Tshisekedi ?

Je ne peux préjuger de l’avenir, Tshisekedi n’ayant ni parole ni sens de l’honneur. Négocier avec lui, pour sa reddition éventuelle, nous apprécierons le moment venu. Par son entêtement, il est impitoyable à l’égard de nos compatriotes qui souffrent dans les camps des déplacés. L’AFC veut éviter d’ajouter de la souffrance à la souffrance quotidienne des Congolais. Ce que nous traversons aujourd’hui, c’est un passage obligé, un électrochoc qui vise à nous débarrasser d’un pouvoir illégitime pour aller vers la paix et la reconstruction d’un État où tous les Congolais auront leur place et le droit de vivre en paix et où ils pourront bénéficier des fruits de leur travail. Ce n’est pas un slogan. Il y a de la place pour tout le monde dans notre pays et des richesses en suffisance. Il y a peu de pays au monde qui peuvent dire ça sereinement. Nous, les Congolais, nous pouvons le dire. Demain, nous pourrons le vivre.

Libre Afrique via CONGO PUB Online

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À la UneReligion

Le pape François absent au Chemin de Croix, à Rome, pour assurer sa présence à Pâques

by Guyguy Lelo 31 mars 2024
written by Guyguy Lelo

À la dernière minute, le souverain pontife ne s’est pas présenté devant le Colisée où les Romains commémorent chaque année les derniers instants de la vie du Christ. Une annulation inattendue qui relance les interrogations sur l’état de santé du pape argentin.

À la dernière minute, le fauteuil du pape prévu pour être placé face au Colisée a été retiré, confirmant ainsi l’absence du souverain pontife. C’est « pour préserver sa santé en vue de la veillée de demain et de la messe du dimanche de Pâques » que le pape n’a pas fait le déplacement devant le célèbre amphithéâtre romain a précisé un communiqué du Vatican, communiqué publié peu après 21h ce vendredi soir alors que la diffusion en direct en mondovision de l’évènement avait déjà commencé. 

Annulation-surprise

Cette annulation-surprise relance les spéculations sur l’état de santé du pape argentin. À 87 ans, son endurance s’amenuise. Pour le Vatican, il est important de ménager le Saint-Père surtout en ce marathon pascal, la période la plus intense de l’année liturgique pour plus d’un milliard de catholiques.

C’est la deuxième année d’affilée que le souverain pontife ne fait pas le déplacement au Colisée après un coup de froid l’an passé. Ces dernières semaines, François qui se déplace de plus en plus en fauteuil roulant était apparu diminué, faisant lire notamment plusieurs de ces discours à des collaborateurs. Le flou demeure donc sur la santé de François alors que le « marathon pascal » n’est pas terminé.

Engagements

Le pape devrait honorer ses engagements à venir pour la suite du week-end pascal. Le Saint-Siège n’a pas souhaité donner plus de précisions mais reste sur sa communication du vendredi 29 mars au soir : c’est pour préserver sa santé en vue de la fin du week-end que François est resté dans sa résidence du Vatican. Le souverain pontife devrait ainsi présider – ce samedi – la veillée de Pâques à partir de 19h30, puis se rendre le 31 mars à 10h sur la place Saint-Pierre pour présider la messe au cours de laquelle les catholiques célèbrent la résurrection du Christ.

À l’issue de la cérémonie, François sera ensuite attendu sur la loggia, le balcon de la basilique Saint-Pierre où il devrait prononcer son message urbi et orbi, « à la ville et au monde », en délivrant notamment un message de paix pour les pays en conflit.

AFP via CONGO PUB Online

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À la UneSport

CAF-C1 : TP. Mazembe accroché par Petro Athletico à Lubumbashi (0-0)

by Guyguy Lelo 31 mars 2024
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Le TP Mazembe a été accroché, samedi 30 mars, par Petro Athletico de Luanda (0-0), en match-aller des quarts de finale de la Ligue des champions de la CAF.

Cette rencontre s’est jouée au stade de Kamalondo de Lubumbashi.

Les Corbeaux lushois doivent négocier leur qualification au match-retour, prévu dans une semaine, à Luanda (Angola).

Une équation difficile mais pas impossible pour les nombreux supporters de « Badiangwenya » de Lubumbashi.

Certains analystes sportifs conseillent cependant aux Corbeaux de bien préparer ce match-retour pour ne pas être surpris en déplacement.

En Ligue des champions de la CAF, édition 2009, Mazembe avait battu Petro Athletico en aller à Luanda comme au retour à Kinshasa.

Dans d’autres combinaisons des quarts de finale de la CAF, Simba FC est tombé, vendredi 29 mars, à domicile devant Al Ahly.

Radio okapi via CONGO PUB Online

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À la Une

«Duty to warn»: pourquoi les États-Unis ont averti la Russie avant l’attentat de Moscou

by admin9775 31 mars 2024
written by admin9775

Quinze jours avant l’attaque du Crocus City Hall par des terroristes tadjiks du groupe État islamique au Khorassan, Washington avait averti Moscou de l’imminence d’une attaque. Un partage d’informations auquel les renseignements américains s’astreignent même si la menace vise un pays considéré comme rival, dans le cadre de la doctrine « Duty to warn ».

C’est une petite phrase du porte-parole du département de la Défense des États-Unis qui a pu passer inaperçue après l’attentat terroriste qui a coûté la vie à 143 personnes au Crocus City Hall de Moscou, mais qui en dit beaucoup sur la doctrine du renseignement américain quant au partage d’informations sur de potentielles menaces terroristes. « Nous avions le devoir de les avertir des informations que nous avions et que clairement ils n’avaient pas », déclarait John Kirby le 25 mars devant la presse.

Car les renseignements américains savaient qu’une menace pesait sur Moscou et ils l’ont fait savoir près de quinze jours avant l’attaque, le 7 mars, en avertissant de façon très claire la Russie que « des extrémistes envisageaient de cibler de grands rassemblements à Moscou, y compris des concerts ». Si les services de renseignement ont choisi de partager ces informations avec un pays rival comme la Russie et malgré leurs antagonismes, c’est en raison d’une doctrine, que John Kirby cite presque sans le vouloir dans sa déclaration, appliquée par les Américains depuis la fin des années 1990 : « the Duty to warn », le « devoir d’avertir ».

Une doctrine formellement établie en 2015

La pratique s’est généralisée après les attentats commis par al-Qaïda contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya le 7 août 1998. C’est à partir de cette période que les renseignements américains ont décidé de partager avec d’autres pays, qu’ils soient amis ou ennemis, toute information faisant état de menaces pour des vies humaines innocentes. En 2015, cette doctrine est formellement établie par une directive officielle du directeur du renseignement national, James Clapper, affirmant que la communauté du renseignement américain avait la « responsabilité d’avertir les personnes américaines et non-américaines des menaces imminentes de meurtre intentionnel, de blessures corporelles graves ou d’enlèvement ». L’ordonnance détaille également des cas précis où les responsables du renseignement peuvent renoncer à leur obligation d’avertir et garder le silence malgré un danger imminent.

Sur le réseau social X, Laura Thomas, un ancien officier traitant de la CIA, détaille le fonctionnement du protocole pour avertir d’autres pays d’une menace imminente. Elle explique que pour que le partage d’informations ait lieu, il faut que « la menace soit crédible » et associée à des précisions quant au « timing, au lieu et/où à l’identité des auteurs de l’attaque ». Une fois l’avertissement transmis et toutes les précautions nécessaires prises pour ne compromettre aucune source, le recours au protocole « Duty to warn » est ensuite consigné dans un câble diplomatique afin d’en garder une trace officielle.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Augustin Kabuya accuse Joseph Kabila de « soutenir l’agression rwandaise » et Barbara Nzimbi accuse l’UDPS de distraire les Congolais! 

by Guyguy Lelo 31 mars 2024
written by Guyguy Lelo

Le Secrétaire Général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) a affirmé, devant une marrée humaine, lors d’une matinée politique ce samedi 30 mars, au siège du parti présidentiel à Kinshasa, que l’ex président de la République Démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila Kabange, « a fui le pays en catimini, parce qu’il sait qu’il est derrière la guerre qui sévit dans l’Est ».

Augustin Kabuya Tshilumba rapporte que Kabila n’a laissé aucune trace à la Direction Générale de Migration (DGM).

« Pour votre information, au moment où je vous parle, Joseph Kabila a fui le pays, il n’habite plus ici. Il n’a laissé aucune trace à la DGM, il est parti en catimini parce que c’est lui qui est derrière la guerre qui sévit dans l’Est du pays. Moi, j’étais déjà au courant de ça », a-t-il déclaré sous les acclamations des militants et combattants du parti présidentiel.

Pour soutenir son argumentaire, il prend pour exemple certains jeunes du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), qui ont récemment intégré les rangs des rebelles, dirigés par l’ex président de la CENI, Corneille Nangaa.

À ce sujet, le secrétaire permanent adjoint du parti de Joseph Kabila avait déjà donné leur position. Ferdinand Kambere a affirmé que ceux qui intègrent l’Alliance Fleuve Congo (AFC) le font à titre personnel. Seulement, des critiques sont allées dans le sens de condamner le silence du PPRD qui, avant cette réaction intervenue après qu’il soit indexé, n’a fait aucun communiqué pour contester l’intégration de certains de leurs membres dans des groupes rebelles.

Peu de temps après les déclarations faites, ce samedi 30 mars, sur le lien qui existerait entre l’ancien Président de la République, Joseph Kabila, sa famille politique et la rébellion de l’AFC-M23 coordonnée par Corneille Naanga, Barbara Nzimbi, conseillère en communication du sénateur à vie n’a pas tardé à qualifier d’irresponsables tous les propos du secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya.

Cette proche du sénateur à vie a, tout d’abord, souligné que l’UDPS continue de détruire le pays que José Kabila leur a légué depuis 2019.

« Cette énième distraction ne peut surgir que de ce parti cherchant à détourner l’attention des Congolais face à son incapacité à gérer le pays », a-t-elle lâché.

Et de poursuivre :

« Heureusement que le peuple congolais a compris le mode opératoire de l’UDPS ‘se plaindre et accuser faussement les autres’, oubliant que diriger, c’est aussi assumer ».

Contrairement aux allégations du SG de l’actuel parti présidentiel, affirmant que l’ex- Président a fui le pays en catimini, Barbara Nzimbi indique que Joseph Kabila est sorti en bonne et due forme, « il n’a pas des comptes à rendre à l’UDPS… Il poursuit son agenda, notamment ses responsabilités académiques à assumer. Il rentrera dans son pays librement, quand il le voudra et sans aucune restriction », a-t-elle déclaré.

Jacob Séraphin Nkita

Actu7 / OPINION INFO via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Haïti: le chef de gang Jimmy «Barbecue» Chérizier se dit prêt à dialoguer

by Guyguy Lelo 30 mars 2024
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Lors d’un entretien à la chaîne britannique Sky News, Jimmy Chérizier, à la tête d’une coalition de groupes armés et gangs en Haïti, s’est dit prêt à dialoguer.  Alors que les gangs sèment la terreur dans le pays depuis des mois et ont obtenu le départ du Premier ministre Ariel Henry, c’est la première fois que celui qui se fait appeler «Barbecue » évoque une telle possibilité.

Fusil mitrailleur en bandoulière entouré d’hommes armés et masqués… Jimmy Chérizier, dit « Barbecue », déroule dans cette interview à Sky News un argumentaire bien rodé. Mais pour la première fois, l’ancien policier qui se présente comme un révolutionnaire se dit ouvert à la négociation : « On est pour le dialogue. Mais la classe politique haïtienne ne veut pas dialoguer ».

« Tout ce qu’elle veut, c’est préserver le système actuel », tance-t-il. « Nous, on est prêts à étudier toutes les solutions du moment que tous les Haïtiens ont leur mot à dire. On est prêts à discuter avec tout le monde parce qu’on n’est pas fiers de ce qui se passe dans le pays. Mais les armes ne se tairont que le moment venu. Et tant que nous n’aurons pas une place à la table des négociations, le pays ne connaîtra pas la paix », dit-il.

Une table à laquelle ne doivent pas siéger les membres du conseil présidentiel de transition, précise Jimmy Chérizier. Depuis la démission du Premier ministre Ariel Henry le 11 mars dernier, c’est effectivement un conseil présidentiel de transition qui est en place à Haïti. Il est notamment chargé de nommer un nouveau Premier ministre et a promis, dans son premier communiqué, de restaurer « l’ordre public et démocratique ».

Non à la force multinationale

Sur le sujet de la force multinationale dirigée par le Kenya, là encore, Jimmy Chérizier a affiché un « non » catégorique. « Si des policiers ou des soldats kényans viennent ici, je les considèrerai comme des agresseurs, des envahisseurs. Il est hors de question qu’on collabore avec des envahisseurs qui veulent nous priver de notre indépendance », a tranché l’homme.

Le chef de gang, qui s’affiche en défenseur des pauvres, clame que la solution doit venir du peuple haïtien. Tant que ce ne sera pas le cas, il continuera à semer le chaos dans son pays. Pour Jean-Marie Théodat, géographe à l’université Paris 1-Panthéon La Sorbonne, joint par RFI, Jimmy Chérizier n’a absolument pas l’intention de négocier avec qui que ce soit. « Il utilise les codes d’une politique formelle. Il parle de dialogue, de lutte des classes, de paradis pour tous, etc. Alors que dans le fond, le véritable langage sur le plan pratique de M. Chérizier, c’est la violence indiscriminée, le crime et le viol. Et ce qu’il nous demande aujourd’hui, c’est tout simplement une impunité. »

RFI via CONGO PUB Online

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