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À la Une

À la UnePolitique

RDC : l’avocat Manix Iyenda détenu à Makala, controverse autour des motifs de son arrestation

by admin9775 23 avril 2026
written by admin9775

L’avocat et acteur politique Manix Iyenda Iyenda, connu pour avoir défendu l’ancien ministre Constant Mutamba, est actuellement détenu à la Prison centrale de Makala. Son interpellation, liée à une publication sur les réseaux sociaux, suscite un débat sur la liberté d’expression en République démocratique du Congo.

Une arrestation liée à un tweet

Contacté par la presse, Me Iyenda affirme que la procédure engagée contre lui fait suite à un message publié sur les réseaux sociaux dans lequel il qualifiait le ministre de la Justice d’« incompétent ».

« J’avais fait un tweet traitant le Ministre de la Justice d’incompétent. […] On me recherchait pendant près d’une semaine avant mon arrestation », a-t-il déclaré.

Selon ses propres explications, un avis de recherche aurait été émis à son encontre à la suite de cette publication.

Le ministère de la Justice dément toute implication

Ces affirmations sont toutefois contestées par une source proche du ministre de la Justice, Guillaume Ngefa.

D’après cette source, aucune plainte ni instruction n’aurait été initiée par le garde des Sceaux. Le parquet aurait agi de manière autonome, en se saisissant d’office conformément à ses prérogatives légales.

Cette divergence de versions alimente les interrogations sur l’origine réelle des poursuites.

Une défense fondée sur la liberté d’expression

Lors de son audition devant le magistrat instructeur, Me Iyenda a reconnu être l’auteur des propos incriminés, tout en invoquant le droit à la liberté d’expression.

L’affaire relance ainsi le débat sur les limites de la critique politique en RDC, notamment lorsqu’elle vise des membres du gouvernement.

Une dimension politique assumée

Interrogé sur ses relations avec Constant Mutamba, l’avocat a rejeté toute instrumentalisation politique :

« Si vous voulez m’arrêter parce que je suis l’ami de Mutamba, soyez clair », a-t-il déclaré, questionnant le droit pour une personne condamnée de conserver des liens sociaux et amicaux.

La société civile interpelle le ministre

Dans ce contexte, une organisation de la société civile a appelé publiquement le ministre de la Justice à intervenir en faveur de la libération de l’avocat.

Dans une déclaration, elle rappelle le parcours de Guillaume Ngefa en matière de défense des droits humains et estime que son image pourrait être affectée par une affaire perçue comme répressive.

Elle souligne notamment que, même en l’absence d’implication directe du ministre, une intervention de sa part permettrait de « préserver la crédibilité démocratique » du pays.

Un test pour l’État de droit

Au-delà du cas individuel de Me Iyenda, cette affaire met en lumière les tensions persistantes entre liberté d’expression, responsabilité pénale et indépendance du ministère public en RDC.

Elle pourrait constituer un test significatif pour l’équilibre entre autorité judiciaire et libertés fondamentales dans le pays.

Par Pascal Kabeya
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23 avril 2026 0 comments
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À la UnePolitique

En RDC, la Commission électorale propose de réformer un système que tout le monde contourne

by admin9775 22 avril 2026
written by admin9775

La Commission électorale nationale indépendante a remis à l’Assemblée nationale un rapport qui propose de revoir les fondements du calcul électoral. Au cœur du débat : une règle arithmétique que personne ne comprend vraiment, et que tout le monde contourne.

Il existe en RDC une règle électorale dont les effets concrets n’ont jamais vraiment correspondu à l’intention affichée. Elle s’appelle la représentation proportionnelle au plus fort reste. Elle devait garantir l’inclusion des minorités. Elle a surtout permis la prolifération de micro-partis presque fantômes.

Le mécanisme est en apparence simple. Quand les voix sont comptées et les sièges distribués, il reste toujours un résidu : des voix exprimées qui n’ont pas encore produit d’élu. Ces sièges résiduels sont attribués aux partis qui ont le plus grand nombre de voix non converties, quelle que soit leur taille. Résultat : dans une circonscription à deux sièges, un parti ayant raflé 80 % des suffrages peut se retrouver avec exactement le même nombre d’élus qu’un parti marginal. La règle traite ces deux situations de façon identique, ce que les élus et les électeurs perçoivent souvent comme une injustice.

Une mécanique dévoyée

Le problème ne tient pas seulement à l’équité formelle. Il tient à la façon dont les acteurs politiques ont appris à exploiter cette logique. Les grandes formations ont compris qu’elles avaient intérêt à se fragmenter artificiellement : en créant des partis satellites, ce que les praticiens appellent des « mosaïques », elles placent leurs candidats sur plusieurs listes parallèles pour capter ces restes qu’elles n’auraient pas obtenus avec une liste unique. L’UDPS, le parti présidentiel, a recouru à cette stratégie, tout comme ses adversaires. Les vraies petites formations, celles qui ne disposent ni des ressources ni des réseaux suffisants pour orchestrer ce type de montage, en sont les premières victimes.

Ce système a produit une Assemblée nationale morcelée, où siègent des dizaines de groupuscules politiques sans assise réelle, rendant difficile la formation de coalitions durables, dit la centrale électorale. La Céni y voit une source directe d’instabilité gouvernementale, au niveau national comme provincial.

Ce que propose la commission

La réforme suggérée par la Céni substituerait à ce mécanisme la règle de la plus forte moyenne. Là où le système actuel attribue les sièges résiduels au parti ayant le plus grand reste en valeur absolue, même s’il est très petit, la plus forte moyenne avantage structurellement les grandes formations. Un parti qui a obtenu 80 % des voix dans une circonscription à deux sièges remporterait les deux. La commission plaide pour une inclusion compensée différemment : non plus par la règle de calcul, mais par la composition des listes elles-mêmes, dit une source interne interrogée par RFI. Elle cite en exemple la Namibie, où les partis dominants intègrent dans leurs listes des représentants de minorités pour consolider leur ancrage électoral.

Une réforme politiquement orientée

La modification ne nécessite pas de révision constitutionnelle. Une majorité simple au Parlement suffit. C’est précisément là que la proposition cesse d’être technique pour devenir politique. La majorité au pouvoir, menée par l’UDPS, y trouverait un avantage net. Les centaines de petites formations qui doivent leur survie parlementaire au système actuel disparaîtraient presque intégralement du paysage institutionnel.

Quatre autres chantiers

La Céni ne s’arrête pas là. Son rapport, que RFI a pu consulter, identifie plusieurs autres lacunes.

Sur le vote des Congolais de l’étranger : en 2023, seuls les résidents permanents dans cinq pays pouvaient s’enrôler. Des milliers de compatriotes en séjour temporaire ont été exclus. La commission veut élargir ce droit.

Sur les déplacés internes : des millions de Congolais ont fui les conflits à l’est du pays. Aucun texte ne précise aujourd’hui comment ils peuvent exercer leur droit de vote. La Céni juge cette lacune incompatible avec le principe d’inclusivité.

Sur la représentation féminine : les candidates sont aujourd’hui exemptées de caution financière, une mesure destinée à abaisser les barrières à l’entrée. Dans les faits, certains partis ont transformé cette disposition en procédé comptable, alignant des femmes sur les listes pour bénéficier de l’exonération avant de les remplacer par des hommes. Les femmes ne représentent que 12 % des élus dans les assemblées délibérantes. La Céni souhaite revoir ce dispositif.

Sur le cumul des candidatures : rien n’interdit aujourd’hui à un homme politique de se présenter simultanément comme député national, député provincial et sénateur, en plaçant épouse et enfants comme suppléants. S’il est élu à plusieurs niveaux, il cède ses sièges à sa famille. La Céni veut mettre fin à cette pratique.

Les élections ne sont pas prévues avant 2028. Mais ce rapport arrive maintenant à l’Assemblée nationale, où la majorité au pouvoir aura le dernier mot sur l’ensemble de ces propositions.​​

RFI

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22 avril 2026 0 comments
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À la UneSport

FECOFA : Shabani Nonda crée la surprise et brigue la présidence

by admin9775 22 avril 2026
written by admin9775

L’élection à la tête de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) s’annonce ouverte et disputée après le dépôt de plusieurs candidatures, dont celle très remarquée de Shabani Nonda.

L’ancien buteur des Léopards a pris de court les observateurs en officialisant sa candidature, portée par un projet axé sur « le changement et la transparence ». Il propose notamment trois priorités entre autre le développement du football à la base, la construction d’infrastructures dans toutes les provinces et la mise en œuvre de réformes structurelles.

Neuf candidats ont déposé leurs dossiers au Secrétariat Général de la FECOFA. Il s’agit d’Aziz Makukula, Max Mayaka, Chris Shabani Nonda, Didier Masamba, Kévin Issa, Bosco Mwehu, Pathou Mangenda, Véron Mosengo et JC Mukanya.

Ce processus électoral s’inscrit dans un contexte particulier, marqué par la présence prolongée d’un comité de normalisation mis en place par la Fédération internationale de football association depuis avril 2023, avec pour mission d’assainir la gestion de la FECOFA et d’organiser des élections crédibles.

Ancien attaquant passé notamment par l’AS Monaco, le Stade rennais ou encore Galatasaray, Shabani Nonda entend désormais mettre son expérience du haut niveau au service du football congolais, dans une course à la présidence qui s’annonce décisive pour l’avenir de cette discipline en RDC.

Par Marius Bopenga
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22 avril 2026 0 comments
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À la UnePolitique

Washington : Mobutu Nzanga dénonce une « déformation » de la position congolaise

by admin9775 22 avril 2026
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La manifestation organisée récemment à Washington D.C. continue de provoquer des réactions au sein de la diaspora congolaise et de la classe politique. Parmi les voix les plus critiques, Mobutu Nzanga a fermement condamné une mobilisation qu’il juge en décalage avec les intérêts de la République démocratique du Congo.

Dans une déclaration rendue publique, le fils de l’ancien président Mobutu Sese Seko a estimé que cette manifestation ne reflétait pas la position officielle ni la volonté du peuple congolais. Selon lui, les messages portés par certains participants s’inscriraient dans des logiques étrangères aux intérêts nationaux.

« La manifestation tenue à Washington présente une image qui déforme la position du Congo vis-à-vis des États-Unis. Les personnes impliquées ne parlaient pas au nom du peuple congolais », a-t-il affirmé, dénonçant des discours qu’il considère comme alignés sur des « narratifs extérieurs », notamment liés à Rwanda.

Mobutu Nzanga a également replacé cette polémique dans le contexte sécuritaire de l’Est de la RDC. Il a rappelé que le pays fait face depuis plus de trois décennies à des conflits armés persistants, impliquant notamment la rébellion du M23, et a insisté sur la nécessité de préserver une cohérence dans le discours diplomatique congolais.

Évoquant les relations internationales, il a salué le rôle des États-Unis, affirmant que, depuis 2025, l’administration de Donald Trump aurait renforcé son engagement en faveur de la paix et de la souveraineté de la RDC.

Pour lui, la manifestation controversée ne saurait donc être interprétée comme une expression légitime des Congolais, mais plutôt comme une initiative isolée susceptible de brouiller la perception internationale du pays.

En conclusion, il a appelé à la vigilance face aux tentatives de manipulation de l’opinion, dans un contexte où les enjeux diplomatiques autour de la région des Grands Lacs restent particulièrement sensibles.

Par Pascal Kabeya
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22 avril 2026 0 comments
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À la UneProvince

Est de la RDC : première mission de terrain pour James Swan, priorité à la protection des civils

by admin9775 21 avril 2026
written by admin9775

Le chef de la MONUSCO, James Swan, a entamé lundi une visite de terrain à Beni, dans l’Est de la République démocratique du Congo. Il s’agit de son premier déplacement dans cette région depuis sa prise de fonctions, avec pour objectif principal d’évaluer la situation sécuritaire et les dispositifs de protection des civils dans le Grand Nord.

Au quartier général de la Force, le responsable onusien a reçu un briefing détaillé sur les menaces persistantes, notamment celles attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF). Malgré une baisse relative des violences dans certaines zones, les intervenants ont souligné la volatilité de la situation, marquée par la forte mobilité des groupes armés.

James Swan a ensuite réuni les équipes de la mission onusienne et celles des agences des Nations unies afin de faire le point sur la situation sécuritaire et humanitaire, ainsi que sur les réponses en cours face aux besoins des populations affectées.

Dans le cadre de cette mission, il s’est également entretenu avec le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Evariste Kakule Somo. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coordination entre les autorités congolaises et la MONUSCO, notamment en matière de protection des civils et de lutte contre les groupes armés.

Selon plusieurs sources, cette visite pourrait se poursuivre dans la ville de Goma. Le chef de la mission onusienne envisage également de rencontrer différentes composantes de la société, y compris certains acteurs armés, afin de plaider pour le respect des droits humains, la sécurisation des populations civiles et un meilleur accès à l’aide humanitaire dans les zones sous tension.

Cette première tournée dans l’Est du pays s’inscrit dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant, où les attentes restent fortes quant au rôle de la MONUSCO dans la stabilisation de la région.

Par Paul Kambale, correspondant à Beni
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À la UneProvince

Nord-Kivu : violents affrontements à Masisi entre l’AFC-M23 et les Wazalendo

by admin9775 21 avril 2026
written by admin9775

De nouveaux combats d’intensité ont éclaté depuis le dimanche 19 avril dans le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, opposant les rebelles de l’AFC-M23 à une coalition de combattants Wazalendo, alliés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), selon des sources locales concordantes.

Les affrontements se poursuivaient encore dans la matinée du lundi 20 avril dans le village de Mitimingi, situé dans le groupement d’Ufamandu 2, une zone déjà fortement affectée par l’insécurité persistante. Cette reprise des hostilités intervient après une accalmie de quelques jours seulement, ravivant les tensions dans cette partie de l’Est du pays.

D’après des acteurs de la société civile, les combats ont été déclenchés par une contre-offensive des Wazalendo, lancée aux premières heures de la journée, aux alentours de 4 heures du matin. Cette attaque visait des positions de l’AFC-M23, alors que les rebelles tentaient d’avancer vers la localité de Mitimingi.

Cette offensive serait une réponse directe à une précédente attaque menée la veille par l’AFC-M23 contre une position des Wazalendo affiliés au groupe PARECO, notamment dans le village voisin de Kashuka. Les échanges de tirs, impliquant armes lourdes et légères, ont été entendus toute la matinée dans plusieurs localités environnantes, alimentant un climat de panique parmi les populations civiles.

Selon plusieurs sources locales, les combats impliqueraient également d’autres groupes armés, notamment deux factions du PARECO, appuyées par des éléments Maï-Maï Lamuka dirigés par un chef connu sous le nom de Noah Maachano. Cette multiplicité d’acteurs illustre la complexité du conflit dans cette zone, où alliances et rivalités évoluent au gré des dynamiques locales.

Sur le plan humanitaire, la reprise des violences ne fait qu’aggraver une situation déjà critique. Les populations civiles, prises au piège des affrontements, sont une nouvelle fois exposées aux déplacements forcés, à l’insécurité alimentaire et à l’absence d’accès aux services de base.

Dans ce contexte, les appels à un retour au calme et à la protection des civils se multiplient, alors que la situation sécuritaire dans le territoire de Masisi reste volatile et imprévisible.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneEconomie

L’administration américaine ouvre son portail de remboursement des droits de douane

by admin9775 21 avril 2026
written by admin9775

L’agence américaine des douanes (CBP) a annoncé lundi que son portail de remboursement des droits de douane, retoqués mi-février par la Cour suprême, est ouvert aux demandes des entreprises, qui devront préciser les produits concernés.

Dans l’immédiat, seules les demandes concernant les démarches douanières non finalisées ou celles concernant des produits entrés il y a moins de 80 jours seront prises en compte.

Dans un communiqué publié lundi, l’entreprise de transport FedEx a annoncé sa volonté de reverser à ses consommateurs les montants remboursés par l’administration américaine.

Selon des documents de justice, près de 56 500 entreprises ont déjà entamé des démarches, au 9 avril, afin de demander un remboursement des droits de douane versés, pour un total d’environ 127 milliards de dollars.

La Cour suprême a annulé le 20 février une large part des droits de douane mis en place par Donald Trump, qui s’était appuyé sur un texte de 1977 (l’IEEPA) pour les instaurer.

La CPB avait demandé dans la foulée un délai auprès d’un juge américain avant de procéder aux remboursements, le temps de mettre en place les procédures adéquates.

L’administration doit en effet vérifier les documents concernant plus de 53 millions d’entrées de produits aux États-Unis.

Au total, l’agence estime que 330 000 entreprises ont importé des produits depuis l’entrée en vigueur des droits de douane voulus par le président américain Donald Trump.

Ces surtaxes douanières ont généré 166 milliards de dollars de revenus et pourraient désormais être remboursées.

Le locataire de la Maison-Blanche a aussitôt annoncé une nouvelle surtaxe de 10 %, effective depuis le 24 février, se basant sur un autre texte de loi.

La Presse

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21 avril 2026 0 comments
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À la UnePolitique

Réforme constitutionnelle en RDC : l’Union Sacrée lance un appel à contributions jusqu’au 20 mai

by admin9775 21 avril 2026
written by admin9775

Le Secrétariat permanent de l’Union Sacrée de la Nation (USN) a officiellement ouvert, ce lundi 20 avril, une phase de consultations en vue d’une éventuelle réforme de la Constitution du 18 février 2006. Dans un communiqué signé par André Mbata Mangu, les forces politiques et sociales sont invitées à soumettre leurs propositions au plus tard le 20 mai 2026.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par la multiplication des prises de position en faveur d’une révision de la loi fondamentale. Selon le document, plusieurs manifestations de soutien ont été organisées à Kinshasa, dans les provinces ainsi qu’au sein de la diaspora congolaise, notamment en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie et en Océanie. Des mémorandums ont également été adressés à la plateforme présidentielle, traduisant un intérêt croissant pour ce débat.

L’appel à contributions se veut inclusif. Il concerne un large éventail d’acteurs, parmi lesquels les partis et regroupements politiques, les organisations de la société civile, les confessions religieuses, les ONG de défense des droits de l’homme, les syndicats, les universitaires et juristes, ainsi que toute personne intéressée, tant en RDC qu’à l’étranger.

À l’issue de cette phase de collecte, une commission technique sera mise en place pour analyser et synthétiser les différentes propositions. Le rapport final sera ensuite transmis au Président de la République, Félix Tshisekedi, en vue d’orienter les prochaines étapes du processus.

Par cette démarche, l’USN entend structurer un débat national autour de l’évolution de la Constitution, dans un climat politique où les appels à la réforme se font de plus en plus insistants. Reste à savoir si cette consultation débouchera sur un consensus ou ravivera les clivages autour des questions sensibles liées à la gouvernance et à l’équilibre institutionnel.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

États-Unis: huit enfants tués par balles dans des violences intrafamiliales en Louisiane

by admin9775 20 avril 2026
written by admin9775

Un homme armé a tué huit enfants dans des fusillades liées à des violences intrafamiliales survenues dans deux maisons différentes tôt dimanche matin 19 avril, a déclaré la police de Shreveport, en Louisiane. Il s’agissait de la fusillade la plus meurtrière du pays depuis plus de deux ans.

« C’est une scène d’une ampleur sans précédent pour la plupart d’entre nous », a déclaré Chris Bordelon, porte-parole du département de police de Shreveport. Les victimes sont âgées de un à quatorze ans environ, a déclaré le porte-parole, et certains sont des enfants du suspect. Au total, dix personnes ont été blessées par balle.

Le tireur est mort après une course-poursuite avec les policiers qui ont ouvert le feu sur lui. Le suspect a tenté de fuir à bord d’un véhicule et a été pris en chasse par la police. La police n’a pas divulgué son nom, mais a indiqué qu’il s’agissait d’un homme adulte. Les autorités ont indiqué qu’elles étaient toujours en train de recueillir des informations sur les lieux des crimes situés au sud du centre-ville de Shreveport. Selon les premiers éléments de l’enquête, la fusillade serait survenue après une dispute familiale.

La police abasourdie par les évènements

« Je suis sans voix, complètement abasourdi », a déclaré Wayne Smith, chef de la police de Shreveport, pendant la conférence de presse. « Je n’arrive pas à imaginer comment un tel événement a pu se produire. » « C’est une situation tragique, peut-être la pire que nous ayons jamais connue », a déclaré Tom Arceneaux, maire de cette ville du nord-ouest de la Louisiane qui compte environ 180 000 habitants. « C’est une matinée terrible. »

Le gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, a déclaré dans un communiqué que son épouse et lui étaient profondément bouleversés. « Nous sommes infiniment reconnaissants envers les forces de l’ordre et les secouristes qui travaillent sans relâche sur les lieux », a-t-il ajouté.

Le pire bilan d’une tuerie par arme à feu depuis 2024

Selon les données de l’ONG Gun Violence Archive, qui font référence, il s’agit du pire bilan d’une tuerie par arme à feu aux États-Unis depuis la mort de huit personnes dans une banlieue de Chicago en janvier 2024. Les fusillades sont un fléau récurrent que les gouvernements successifs n’ont jusqu’à présent pas réussi à endiguer, de nombreux Américains restant très attachés à leurs armes.

En 2025, près de 15 000 personnes, sans compter les suicides, ont été tuées par arme à feu, selon Gun Violence Archive.

RFI

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À la UneSociété

Kinshasa : une affaire de vol impliquant Rebo Tchulo relance le débat sur la torture et les aveux forcés

by admin9775 20 avril 2026
written by admin9775

Une séquence devenue virale sur les réseaux sociaux à Kinshasa remet au centre du débat une question sensible : peut-on recourir à la violence pour obtenir des aveux d’un suspect ?

L’affaire, qui implique l’artiste congolaise Rebo Tchulo et un homme soupçonné de vol, divise profondément l’opinion publique entre partisans d’une justice expéditive et défenseurs du respect strict des droits humains.

Selon les éléments rapportés par Ézéchiel Bwalo, assistant manager de l’artiste, les faits remontent au 17 avril à Kinshasa, dans la commune de la Gombe, lors d’un tournage. Un sac de marque contenant des biens de grande valeur — dont un passeport, des bijoux, environ 8 000 dollars et une montre de luxe — aurait disparu dans des circonstances jugées suspectes.

Les recherches menées après le tournage ont conduit l’entourage de l’artiste à exploiter des images de vidéosurveillance provenant d’une parcelle voisine appartenant à Shabani Nonda. Ces images montreraient le chauffeur présumé s’emparer du sac et tenter de le dissimuler.

Confronté aux preuves, le suspect a d’abord nié les faits avant de livrer des versions contradictoires. Après une tentative de fuite spectaculaire — marquée par une cavale sur les toits durant plus d’une heure — il a finalement été interpellé avec l’appui d’éléments militaires.

C’est à ce stade que l’affaire a pris une tournure controversée. Conduit au domicile de l’artiste pour être interrogé, le suspect aurait été soumis à des violences physiques par des militaires afin de le contraindre à révéler l’emplacement des biens volés. Des images filmées par une voisine, montrant la scène, ont rapidement circulé en ligne, suscitant indignation et débats.

Selon les témoignages, Rebo Tchulo elle-même aurait demandé que le suspect ne soit pas maltraité et serait intervenue pour faire cesser les coups. Malgré cela, une partie de l’opinion estime que ces violences auraient contribué à obtenir des aveux, relançant l’argument controversé selon lequel la contrainte physique serait parfois nécessaire face à des suspects récalcitrants.

Cette position est toutefois vivement contestée par de nombreux observateurs et juristes, qui rappellent que la torture et les traitements inhumains sont strictement interdits par le droit congolais et les conventions internationales ratifiées par la RDC. Au-delà de l’illégalité, ils soulignent que les aveux obtenus sous contrainte sont juridiquement fragiles et peuvent compromettre toute procédure judiciaire.

L’affaire met ainsi en lumière une tension persistante entre exigences sécuritaires, frustrations sociales face à l’impunité perçue et impératif de respect de l’État de droit. Elle pose, en filigrane, la question de la confiance dans les institutions judiciaires et des méthodes d’enquête utilisées dans un contexte où la justice populaire tend parfois à supplanter les procédures légales.

À ce stade, le suspect a été transféré pour la poursuite de l’enquête, tandis que les objets dérobés restent en grande partie introuvables. L’évolution de cette affaire pourrait désormais dépendre autant des investigations en cours que de la capacité des autorités à garantir un traitement conforme aux normes judiciaires.

Par Marius Bopenga
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