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À la Une

À la UneMonde

France: la droite implose après la proposition de Ciotti d’une alliance entre les Républicains et le Rassemblement national

by Sam's Londele 11 juin 2024
written by Sam's Londele

C’est une autre déflagration après la dissolution de l’Assemblée nationale. Sur la chaîne TF1, le président du parti conservateur Républicains (LR) Éric Ciotti a annoncé jeudi 11 juin qu’il souhaitait un accord avec le parti d’extrême droite Rassemblement national (RN) pour les élections législatives à venir. Une perspective qui semble exploser le parti de la droite traditionnelle.

C’est peut-être l’acte de décès des Républicains (LR) que vient de prononcer son patron Éric Ciotti en annonçant qu’il souhaitait un accord avec l’extrême droite du Rassemblement national (RN) pour les législatives à venir. Un accord auquel Jordan Bardella avait ouvert la porte dès lundi 10 juin. Les chefs de parti se sont parlés et ont donc topé, rapporte Valérie Gas du service politique de RFI.

Le RN veut élargir son socle et Éric Ciotti estime que les LR sont trop faibles et ont besoin d’alliance pour préserver un groupe à l’Assemblée. Les députés sortants qui le suivront n’auront donc pas de candidats RN face à eux. L’accord prévoit aussi ce qu’Éric Ciotti appelle des circonscriptions de conquête pour les LR.

L’objectif est ainsi de combattre le président Emmanuel Macron et former une nouvelle majorité : « un choix courageux », a tout de suite salué Marine Le Pen. « Quarante ans d’un pseudo-cordon sanitaire, qui a fait perdre beaucoup d’élections, est en train de disparaître », a fait valoir auprès de l’AFP la patronne des députés Rassemblement national à l’Assemblée nationale.

Si l’accord se concrétise, ce sera le premier de ce genre en France entre la droite et l’extrême droite. Le patron de LR a estimé que la droite avait besoin de cet accord pour préserver sa représentation à l’Assemblée nationale, qui compte aujourd’hui 61 députés, dont beaucoup ne sont pas sur la ligne du président du parti.

Une grande partie des responsables LR opposés à l’accord

Cette annonce marque en effet un point de non-retour pour une grande partie des responsables LR. Ceux-ci, dès avant la prise de parole d’Éric Ciotti, sont montés au créneau pour dénoncer toute alliance avec le parti de Marine Le Pen. De Xavier Bertrand à Jean-François Copé en passant par Valérie Pécresse, Olivier Marleix et même Laurent Wauquiez.

Ce dernier, qui est le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a affirmé qu’il ne « croit pas » aux « alliances » et prône une ligne de « clarté » qui « ne trahit jamais » : « Je vois tous ceux qui sont en train de s’agiter pour faire des coalitions, pour faire des alliances, pour faire des petites combinaisons. Je le dis tout de suite : je n’y crois pas », a ajouté l’ancien patron de LR, qui a annoncé être candidat aux législatives à venir, dans son fief de Haute-Loire.

Le sénateur Bruno Retailleau s’est, lui aussi, désolidarisé en dénonçant une « ligne personnelle » d’Éric Ciotti, tout comme Gérard Larcher. Celui qui est le président des sénateurs LR a accusé Eric Ciotti d’avoir « menti » et de « déloyauté » : il « nous a menti dans un but sans doute personnel vis-à-vis de Nice, mais aussi dans un but qui était de nous placer dans une situation telle qu’on ne puisse pas se retourner », a déploré Bruno Retailleau.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

RDC : « notre ambition est de bâtir au cœur de l’Afrique, un Etat plus uni et mieux sécurisé » (Judith Suminwa)

by Sam's Londele 11 juin 2024
written by Sam's Londele

Devant les députés nationaux réunis au cours de la plénière pour l’investiture du gouvernement, la première ministre, dans son discours, révélé que son programme repose sur la vison du chef de l’Etat de parachever l’avènement d’un Congo plus uni.

« (…) ce programme représente notre vision stratégique pour le développement économique, social et politique de notre pays au cours des 5 prochaines années. Il traduit notre ferme volonté de consolider les acquis du premier mandat du Président Felix-Antoine Tshisekedi en vue de parachever l’avènement d’un Congo plus uni, mieux sécurisé, avant-gardiste à la souveraineté affirmée et plus prospère », a-t-elle souligné.

Et de poursuivre : « Il porte également notre ambition renouvelée de poser définitivement les jalons d’un Congo émergent dans lequel l’autorité de l’État est consolidée, la solidarité renforcée et les villes connectées ».

Pour Judith Suminwa Tuluka, les actions et réformes contenues dans ce programme se fondent sur les défis auxquels le pays doit relever.

« Le Programme d’Actions du Gouvernement est, dans son essence, la matérialisation de la vision politique du Président de la République qui découle de son programme électoral 2024-2028 « Allons-y » Unité, Sécurité, Prospérité. Les réformes, projets et actions qui y sont contenus se fondent sur une analyse exhaustive des défis majeurs et des contraintes structurelles qui entravent l’économie et le développement de la République Démocratique du Congo, lesquelles contraintes doivent être surmontées pour favoriser l’émergence économique du pays », a déclaré Judith Suminwa Tuluka.

Et d’ajouter : « Notre ambition est de bâtir au cœur de l’Afrique, un Etat plus uni et mieux sécurisé, une économie plus diversifiée et compétitive et une société plus juste pour un développement durable »

Basé sur les 6 axes prioritaires de la campagne du chef de l’Etat, le programme d’actions du gouvernement est estimé à plus de 90 milliards pour les 5 prochaines années.

« Le coût du Programme d’actions du Gouvernement 2024 – 2028 est estimé à 277 066 milliards de CDF, soit USD 92,9 milliards pour une période de cinq ans, soit un coût annuel moyen de 55 413,2 milliards de CDF correspondant à environ USD 18,471 milliards. Ce coût est totalement couvert par des ressources étatiques et non étatiques, du Pouvoir central et des provinces ainsi que des ETD. Le programme d’actions du Gouvernement sera un outil précieux pour orienter nos politiques et nos actions à venir, et contribuera à réaliser notre vision commune d’un avenir meilleur pour tous nos compatriotes, d’un quinquennat de poursuite de la reconstruction nationale et des prouesses de bien-être dont chacun de nous sera fier d’être l’acteur », a révélé la première ministre Congolais.

Après sa présentation par la première ministre, ce programme sera soumis à un débat, et son adoption ou non va intervenir ce même jour.

James Arjoun M.

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Beni : Le Programme DDRCS doté de deux jeeps pour faciliter la mobilité des agents

by Sam's Londele 11 juin 2024
written by Sam's Londele

La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo (MONUSCO) a remis, lundi 10 juin dernier, deux jeeps neuves au Programme de démobilisation, désengagement relèvement communautaire et stabilisation ( P-DDRCS ) en ville de Beni, au Nord-Kivu.

Le chef du bureau intérimaire de la MONUSCO, Abdourahamane Ganda, qui a procédé à la remise de ces engins, a fait savoir que ces véhicules vont contribuer à la mobilité des agents du P-DDRCS dans la ville de Beni et le territoire de Lubero.

« Cette dotation a deux objectifs : le premier témoigne notre reconnaissance par rapport à la qualité du partenariat entre la MONUSCO et le P-DDRCS. Le deuxième objectif consiste à faciliter votre travail sur terrain », a-t-il fait savoir.

De son côté, maître Omar Kavohta, coordonnateur régional du Programme de démobilisation, désengagement, relèvement communautaire et stabilisation, a ajouté que cette dotation va contribuer à l’amélioration de la qualité du travail. Il a précisé que le P-DDRCS compte utiliser ces véhicules avec responsabilité.

Gloire Kamandi/Butembo

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la Une

Nord-Kivu : 3 rebelles M23 se rendent aux FARDC à Rutshuru

by Ruben Yale 10 juin 2024
written by Ruben Yale

Les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) annoncent la reddition, ce dimanche 9 juin 2024, de 3 rebelles du groupe M23/RDF. C’est le porte-parole des opérations militaires contre ces rebelles pro-rwandais sur le front Nord qui livre la nouvelle à Actu30.cd.

D’apres le lieutenant colonel Mak Hazukay, ces rebelles M23 se sont rendus à l’armée congolaise sur l’axe Lusogha-Kayina, en chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru.

« 3 combattants M23 s’étaient rendus avec 03 armes AK-47 le jeudi 06 juin 2024 aux FARDC sur l’axe Lusogha-Kayina en Chefferie de Bwito- Territoire de Rutshuru », fait-il savoir.

À noter que cette reddition est la conséquence de la pression militaire qu’exercent les forces armées de la République Démocratique du Congo sur ces rebelles dans cette partie du Nord-Kivu.

Anderson Shada Djuma

Actu 30 via CONGO PUB Online

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À la Une

Eliminatoires Mondial 2026 : La RDC bat petitement le Togo (1-0)

by Ruben Yale 10 juin 2024
written by Ruben Yale

Les léopards de la République Démocratique du Congo (RDC) se sont imposés dans la douleur face aux éperviers du Togo, dans une rencontre de la quatrième journée des poursuites des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026.

L’unique but de la rencontre a été l’œuvre de l’international congolais Meschak Elia, qui avait été bien servi par Yoan Wissa, à la 6 ème minute de la première période. Un but d’un héros du jour qui marque la fin de ce match.

Avec des attaques moins lucides face aux Togolais, les léopards se sont regroupés défensivement, pour protéger la victoire pendant que les eparviers tentaient de renverser la tendance, pour obtenir l’égalisation dans une mission qui leur semblaient difficile, car les hommes de Sébastien Desabre étaient très déterminés à arracher au prix du sacrifice les trois (3) précieux points, dans cette bataille de positionnement.

Après cette victoire sans éclat, les congolais conservent provisoirement la troisième place avec sept (7) points. Les léopards sont derrière le Sénégal, premier du groupe avec huit (8) points, après avoir battu difficilement la Mauritanie par zéro contre un (0-1). Le Soudan, pour sa part, garde toujours la deuxième position avec également sept (7) points, avec un goal différent que la RDC.

Frank Kalonji

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Bas-Uele : 13 décès en un mois à la suite de la pollution de la rivière Télé

by Ruben Yale 8 juin 2024
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Treize cas de décès ont été enregistrés durant le mois de mai 2024, dans les douze villages riverains de la rivière Télé, dans la province de Bas-Uele.

Le président de l’assemblée provinciale du Bas-Uélé, Simon Tutu, l’a révélé jeudi 6 juin à Radio Okapi, après une mission conjointe effectuée en avril dernier par la Division provinciale de l’Environnement et la société civile environnementale du Bas-Uélé. 

Selon le numéro 1 de l’organe délibérant de cette province, ce drame serait occasionné par la pollution des eaux de la rivière Télé située non loin de la limite entre le Bas-Uele et la province de la Tshopo.

Il affirme que cette pollution qui est causée par l’exploitation minière dans la région de Mangi, dans le territoire de Banalia, affecte les villages situés le long de cette rivière.

D’après des études menées dans le Bas-Uele, les habitants de ces villages, consomment les eaux de la rivière Télé, qu’ils utilisent aussi pour se laver et pour la lessive.

En plus des treize décès répertoriés au mois de mai dernier, les résultats de ces études évoquent aussi des dégâts sur le plan environnemental du fait de cette pollution.

L’assemblée provinciale du Bas-Uélé réfléchit avec les autorités de la province de la Tshopo et affirme avoir proposé au gouverneur de la province de la Tshopo, des mesures urgentes afin de « juguler l’hécatombe ».

Parmi ces mesures, l’on peut citer la suspension des travaux d’exploitation minière en attendant des mesures plus efficaces et la prise en charge des victimes.

Radio Okapi via CONGO PUB Online

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À la Une

Nord-Kivu: 35 civils tués en 3 jours lors des attaques des ADF à Beni-Mbau (société civile)

by Ruben Yale 8 juin 2024
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La société civile du territoire de Beni a déploré ce vendredi 7 juin une série d’attaques meurtrières attribuées aux rebelles des ADF, ayant entraîné la mort de 35 civils en l’espace de trois jours. Ces attaques, concentrées dans des villages à l’Ouest du territoire de Beni, au Nord-Kivu, ont semé la terreur au sein des populations locales.

Face à cette escalade de violence, la société civile plaide pour le lancement d’opérations militaires pour sécuriser la région et protéger les civils. La dernière attaque, survenue jeudi 6 juin à Makodu, a causé la mort de sept civils et l’incendie de deux habitations, entraînant un déplacement massif des populations locales.

Les jours précédents ont également été marqués par des actes barbares, avec la découverte de nouveaux corps dans les villages de Munuzi et sur les rives de la rivière Loulo. Les témoins rapportent que les victimes ont été ligotées avant d’être tuées. Malgré l’intervention de l’armée pour limiter les dégâts, la terreur persiste dans la région.

Ces attaques ne sont malheureusement pas un cas isolé : le mardi précédent, 16 civils ont été tués à Masau, dans la localité de Bapakombe-Pendekali, lors d’une incursion similaire. Des villageois ont été pris en otage, des commerces pillés, et des officines pharmaceutiques dévastées, selon des sources locales.

Au total, ce sont 35 vies qui ont été fauchées en trois jours, suscitant l’indignation et l’exaspération de la société civile de Beni-Mbau. Des appels sont lancés à l’armée pour qu’elle mette en place des stratégies efficaces afin de protéger les civils et de mettre fin à ces exactions.

Radio Okapi via CONGO PUB Online

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À la Une

Oumar Dième : une flamme pour guérir une blessure historique

by Sam's Londele 8 juin 2024
written by Sam's Londele

S’il n’est pas la personnalité la plus connue de Bondy, l’une des principales communes de Seine Saint-Denis, Oumar Dième a certainement été ces derniers jours l’une des plus médiatisées du département. L’ancien tirailleur sénégalais a été choisi pour porter la flamme olympique des jeux de Paris 2024. Une flamme qui, pour l’occasion, sert à cautériser une blessure pas encore totalement assumée par la France : l’histoire des tirailleurs sénégalais.

Le 25 juillet, le franco-sénégalais Oumar Dième portera la flamme olympique dans la municipalité de Bondy. La sélection de l’ancien tirailleur sénégalais a été révélée en 2023 durant une visite au Sénégal de Stéphane Troussel, président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. Pour Oumar Dième, c’est le moment d’une reconnaissance, une des premières pour lesquelles il ne devra pas se battre. En effet, porté en symbole en prélude aux Jeux Olympiques de Paris, Oumar Dième a pourtant dû batailler contre l’administration française pour garder sa pension minimum de vieillesse. 

Fuir le prêche pour le fusil et les tranchées

L’histoire d’Oumar Dième est d’abord celle d’une fuite. Né en 1932 au Sénégal, dans le village de Badiana en Basse-Casamance, il vit au sein du cercle familial et semble se diriger vers un destin qui ne lui convient pas. Le père d’Oumar Dième souhaite que le jeune homme, comme lui, finisse imam. Mais, au prêche, le jeune homme préfère les tranchées. Lorsque la figure paternelle l’envoie étudier le Coran en 1953, Oumar Dième fuit et part s’enrôler dans l’armée française. 

3assurance

En 2022, le film « Tirailleurs » avec Omar Sy suscite une forte émotion.

Il rejoint le corps des tirailleurs sénégalais. Il s’agit en fait de corps de fantassins venus d’Afrique pour aider l’armée française. Le Sénégal ayant envoyé les premiers soldats, l’appellation « tirailleurs sénégalais » finit par rester. Au sein des tirailleurs, Oumar Dième se porte volontaire pour rejoindre le front d’Indochine, où la France coloniale soutenue par les États-Unis combat le Viêt Minh, une organisation indépendantiste soutenue par la Chine. C’est en tout cas la version que relaient la grande majorité des médias. Selon eux, le Sénégalais a été motivé par le fait de voir ses camarades revenir du front avec des médailles et des décorations. 

« Se retrouver face à des personnes qu’ils devaient considérer comme des ennemis alors qu’ils comprenaient leur souhait d’indépendance, c’était difficile ». 

Contacté par le département de Seine-Saint-Denis pour une interview, il raconte pourtant une histoire différente de celle du volontaire attiré par les médailles. « Après 6 mois de formation à Saint-Louis, on m’a désigné pour faire partie d’un détachement pour aller en Indochine. Le 29 octobre 1953, on partait pour l’Indochine et le 8 décembre, on nous a emmenés par avion en direction du Tonkin, au nord Vietnam. On y est restés jusqu’à la fin de la guerre en avril-mai 1954 », raconte-t-il. « Oumar Diémé a été très éprouvé par la guerre d’Indochine, comme tous les autres tirailleurs. A la base, il ne souhaitait pas y aller, il se demandait tous les jours ce qu’il faisait là. Se retrouver face à des personnes qu’ils devaient considérer comme des ennemis alors qu’ils comprenaient leur souhait d’indépendance, c’était difficile », explique Aïssata Seck, petite fille d’un autre tirailleur sénégalais de l’époque également présent en Indochine.

Des guerres pas si volontaires

En Indochine, Oumar Dième a failli payer au prix fort ses envies de médailles. Il perd 22 hommes de son unité dans une embuscade. Le combat est difficile, surtout par faute de moyens. « On n’avait pas d’eau potable donc on buvait l’eau non filtrée des cours d’eau. J’ai attrapé une dysenterie et ça a été très dur », confie l’ancien soldat. 

2assurance

En 2023, Paris inaugure la place des Tirailleurs Sénégalais. 

Au final, cette guerre est perdue. A cette partie de l’histoire, la plupart des médias se contentent de dire qu’Oumar Dième est ensuite parti combattre pour la France lors de la guerre d’Algérie qui dure de 1954 à 1962. En réalité, les choses ne sont pas aussi simples. « En pleine mer, dans le bateau qui devait nous amener à Oran, il y a eu une mutinerie. Les types se sont révoltés. Ils disaient qu’il n’était pas question d’aller en Algérie », confie Oumar Dième. 

« En pleine mer, dans le bateau qui devait nous amener à Oran, il y a eu une mutinerie. Les types se sont révoltés. Ils disaient qu’il n’était pas question d’aller en Algérie ». 

Cette mutinerie lui permet de rentrer d’abord chez lui au Sénégal. Mais il finit tout de même par être envoyé sur les fronts de la guerre d’Algérie en 1959 et y reste un an. C’est en Algérie qu’il apprend l’accession à l’indépendance du Sénégal et rentre peu de temps après sur ses terres en 1960 après la dissolution du corps des tirailleurs sénégalais. Il est reversé dans l’armée sénégalaise, mais décide de prendre sa retraite à 36 ans. Il enchaîne ensuite les petits boulots. Gardien à l’université de Dakar, puis coursier, il choisit finalement de quitter le Sénégal pour retourner en France. Il y parvient et à partir de 1992 vit dans un foyer à Bondy. C’est là qu’il découvre l’ultime affront. La nation pour laquelle il a risqué sa vie et pour laquelle de nombreux frères d’armes ont péri, lui refuse la nationalité. 

Il enchaîne ensuite les petits boulots. Gardien à l’université de Dakar, puis coursier, il choisit finalement de quitter le Sénégal pour retourner en France. 

S’en suit alors un long combat administratif qu’il finit, avec les autres tirailleurs par remporter… en 2016. C’est à cette époque que le petit groupe de tirailleurs restant rencontre Aïssata Seck. C’est grâce à sa mobilisation que l’opinion offre un soutien aux anciens combattants africains qui seront naturalisés sous le mandat présidentiel de François Hollande. Oumar Dième a 84 ans. Il ne le sait pas encore, mais ce ne sera pas son dernier combat. Amoindris, par l’âge qui emporte leurs camarades, les survivants du corps des tirailleurs sénégalais doivent ensuite mener une autre bataille. Pour toucher le minimum vieillesse de 950 € par mois, que verse l’Etat français aux anciens tirailleurs sénégalais, ils doivent au moins passer 6 mois en France. Le petit groupe d’anciens soldats s’insurge contre cette mesure. Ils finiront par avoir gain de cause 7 ans plus tard. En 2023, la France finit par permettre à ces anciens soldats de rentrer dans leurs pays. Oumar Dième fait partie d’un groupe de 4 tirailleurs attendus au Sénégal. A 91 ans, lors de son départ, il n’est même pas le plus vieux du groupe. L’obligation de passer au moins 6 mois en France a poussé la plupart de ses camarades à rester à Bondy, quitte à prendre le risque de mourir loin des leurs. Oumar Dième rentre à Badiana en 2023 et peut continuer à percevoir sa pension. 

Les tirailleurs, une plaie peu assumée par l’histoire française

De retour chez lui, Oumar Dième retrouve des couleurs. « Je suis très heureux d’être au milieu de ma famille. En France, j’étais enfermé dans une chambrette de 17 m2. Je ne voyais personne. Dans ce village, tout le monde m’aime », confie le vieux soldat. 

« Je suis très heureux d’être au milieu de ma famille. En France, j’étais enfermé dans une chambrette de 17 m2. Je ne voyais personne. Dans ce village, tout le monde m’aime ».

Il ne le sait pas mais Aïssata Seck, adjointe au maire de Bondy, et Stéphane Troussel, président du département de la Seine-Saint-Denis, ont proposé son nom pour porter la flamme olympique en juillet 2024, en prélude aux jeux de Paris. « Alors que le relais de la Flamme Olympique est une tradition incontournable des Jeux, le Département de la Seine-Saint-Denis souhaite profiter de cette occasion unique pour mettre en lumière des visages qui font et qui ont fait la France d’aujourd’hui », explique Stéphane Troussel. Pendant longtemps, les tirailleurs ont donné l’impression d’être une partie de l’histoire trop lourde à porter pour la France.

1assurance

En 2023, Oumar Dième peut enfin percevoir sa pension sans vivre en France. 

En 2022, lorsque le film « Tirailleurs », réalisé par Mathieu Vadepied et porté à l’écran par l’acteur par Omar Sy, remet le débat sur le devant de l’opinion, on sent une gêne et une crispation dans les médias. L’inauguration de la place des Tirailleurs Sénégalais, à Paris en 2023, lance une décrispation que poursuit le droit donné, aux anciens membres de ce corps, de percevoir leurs pensions sans vivre en France.

Le mois passé, la 77e édition du Festival de Cannes a présenté la version restaurée de « Camp de Thiaroye », un film interdit de diffusion en France à sa sortie en 1988, qui évoque la souffrance des tirailleurs sénégalais et leur rôle dans l’histoire française.

La France commence à accepter de soigner une blessure. Les quelques mètres que devrait parcourir Oumar Dième en portant la flamme en juillet, certainement à l’aide de son fils, constitueront tout un symbole de la marche cathartique de la France. A défaut de pouvoir les réparer, le pays accepte les erreurs du passé et tente, tant bien que mal, de cautériser cette blessure. 

Servan Ahougnon

AGENCE ECOFIN via CONGO PUB Online

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À la UneEducation

ESU : la Faculté des Sciences Économiques de l’UNIKIN remet « officiellement » au Docteur Vital Kamerhe sa toge de Professeur’

by Sam's Londele 8 juin 2024
written by Sam's Londele

Le président de la chambre basse du Parlement, Vital Kamerhe, a reçu, ce vendredi 07 juin, dans son cabinet de travail, une délégation importante des Professeurs de la Faculté des Sciences Economiques de l’UNIKIN -Université de Kinshasa- venue lui remettre officiellement sa toge de Professeur de cette institution universitaire. Ce geste très louable intervient quelques jours après sa nomination en qualité de Professeur Associé à la Faculté des Sciences Economiques de l’UNIKIN -Université de Kinshasa-.

S’exprimant au nom de la délégation, le président de la dynamique des Professeurs en Sciences Economiques, Beaujolais BOFAYA KOMBA, a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une quelconque cérémonie, étant donné que la cérémonie officielle de l’accueil de leur nouveau collègue sera organisée au campus de l’Université de Kinshasa, dans les prochains jours.

«Nous sommes venus lui remettre sa toge de l’Université de Kinshasa; car, il est désormais un des nôtres. Nous sommes venus lui rappeler qu’avant toute chose, il est d’abord Professeur; car, son premier métier, c’est l’enseignement. Il ne doit donc pas oublier que son rôle, c’est l’enseignement, la recherche et l’aide à la communauté», a précisé le Professeur Beaujolais BOFAYA KOMBA.

Très ému par ce geste lui témoigné par ses Collègues, le Professeur Vital Kamerhe a fait savoir qu’il se déplacera personnellement à la Faculté des Sciences Economiques de l’Université de Kinshasa, pour la cérémonie d’accueil officielle, qui sera organisée incessamment. Il a accepté de faire la restitution de sa thèse aux étudiants, en marge de cette cérémonie. Car, il faut rappeler que cette thèse a été défendue à Hellenic American University d’Athènes, en Grèce.

Il a salué, par ailleurs, le parcours de beaucoup de ses étudiants devenus aujourd’hui professeurs, dont certains étaient membres de cette délégation.

Il a promis d’user de sa qualité de président de l’Assemblée Nationale, pour mettre au profit de cette institution le réseau des savants et scientifiques qu’il vient de rejoindre. Il s’est aussi engagé à mener un plaidoyer, pour que l’UNIKIN retrouve sa lettre de noblesse, un exercice qu’il va faire pour promouvoir aussi l’enseignement universitaire dans tout le pays.

Par Grevisse Tekilazaya

OPINION INFO via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

le pasteur Kas Kasongo condamné à 11 ans de prison

by Sam's Londele 8 juin 2024
written by Sam's Londele

Enfin, la sentence est tombée sur un cas de mœurs qui a scandalisé l’opinion publique congolaise. Le pasteur de l’Église primitive, Pierre Kas Kasongo Kasamba Kana a été condamné vendredi à 11 ans de prison et à une amende de 2 millions de francs congolais par le tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe.

Le responsable de cette confession a été reconnu coupable de harcèlement sur mineure et surtout de mariage forcé contre une mineure. En plus, le tribunal a prononcé d’autres peines à son encontre notamment les travaux forcés.

En janvier 2024, le numéro un de cette Église s’était marié à une présumée mineure. Cette union avait créé un tollé général dans la société et touché des sensibilités notamment les organisations de défense des droits des femmes. 

Plusieurs voix s’étaient vivement élevées pour condamner la dérive de l’homme de Dieu. Un mandat d’amener lui avait été délivré. Pourtant, le pasteur Kas Kasongo n’était pas à son premier forfait. Il est connu pour sa doctrine encourageant la polygamie. L’évangiliste a lui-même contracté mariage avec onze épouses mais pour sa douzième dulcinée confirmée mineure après des enquêtes, l’histoire s’est mal tournée. Le polygame a été d’abord interpellé par la police, puis finalement condamné par la justice.

Par Alexis Emba

OURAGAN.CD via CONGO PUB Online

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