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À la Une

À la UneSociété

Kasaï Oriental : Les services de sécurité empêchent l’acheminement clandestin d’une jeep de la province à Kinshasa

by Sam's Londele 13 février 2024
written by Sam's Londele

Le service de renseignements du Kasaï Oriental a intercepté une jeep officielle de la province à l’aéroport national de Bipemba en partance clandestinement pour Kinshasa, le samedi 10 février 2024.

À en croire la cellule de communication du Gouvernorat, qui livre l’information, il s’agit d’une Land Cruiser Prado TXL Immatriculée 3785BN.01 que détenait l’ancien gouverneur Patrick Matthias Kabeya Matshi Abidi.Elle précise que ce véhicule fait partie de trois donnés par le gouvernement central au gouvernement provincial, pour permettre la mobilité du gouverneur de province et son vice.

La même source indique que l’ancien gouverneur aurait caché cet engin roulant depuis sa suspension par le ministère de l’Intérieur avant de réapparaître ce jour au lieu de l’interception. Selon les services de sécurité, la jeep a une carte rose aux identités de Patrick Matthias Kabeya Matshi Abidi.Signalons que ce véhicule est actuellement gardé au Gouvernorat de province pour les renseignements de fond par les services compétents.

Merveille Mpandanjila/Lomami

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À la UneProvince

Agression rwandaise : Pas d’activités académiques ce lundi et mardi à Beni pour compatir avec les victimes (reportage)

by Sam's Londele 12 février 2024
written by Sam's Londele

Comme un seul homme, la population de la République Démocratique du Congo (RDC) se mobilise sur l’ensemble du territoire national pour dire non aux crimes contre l’humanité, commis dans l’Est du pays par différents groupes armés tant locaux qu’étrangers dont la nébuleuse ADF (Forces Démocratiques Alliées) et les terroristes du M23-RDF.

Sur appel du REC (Réseau des Étudiants du Congo) coordination nationale, les activités académiques n’ont pas eu lieu dans plusieurs parties du Nord-Kivu pour compatir avec les vulnérables des exactions du M23-RDF notamment.

En dehors de Butembo et Beni/ville mais aussi à Beni/territoire, les auditoires ont été séchés ce lundi dans différents Instituts Supérieurs ainsi que les Universités. Au chef-lieu du territoire de Beni par exemple, l’on pouvait voir les auditoires vides.

C’était également l’occasion pour les étudiants d’interpeller la conscience des autorités gouvernementales voire la communauté internationale par rapport aux atrocités qui se passent dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Cette série des journées sans activités académiques continuera jusqu’à ce mardi 13 février, a-t-on appris.

JC Mbafumoja, à Beni

ACTU 7 via CONGO PUB Online

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À la UneSport

CAN 2024: ce qu’il faut retenir de 30 jours complètement fous

by Sam's Londele 12 février 2024
written by Sam's Londele

Le rideau s’est baissé sur la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations dimanche 11 février avec la victoire magnifique de la Côte d’Ivoire sur le Nigeria (2-1). Une apothéose qui est venue boucler 30 jours de football, de fête, de suspense, et d’émotions. Bilan d’une compétition qui restera dans l’histoire, où la Côte Ivoire s’est taillée la part de l’Éléphant.

■ Le joueur : Haller éclipse Osimhen 

Pendant longtemps, Victor Osimhen a paru être le facteur X du Nigeria, son guide vers le trophée, jusqu’à ce que Sébastien Haller en décide autrement en finale et remporte le duel entre les deux attaquants. Le joueur ivoirien, qui a manqué les trois premiers matches de la Côte d’Ivoire à cause d’urne blessure, a changé le destin des Éléphants dès qu’il a pu mettre un pied devant l’autre. Passeur, presque décisif, sur le penalty de Nicolas Pépé qui allait changer le cours du huitième de finale contre le Sénégal, Haller a été décisif en demi-finale en inscrivant le seul but de la rencontre face à la RDC. Il conclut sa CAN de la plus belle des manières en marquant le but qui offre la Coupe à la Côte d’Ivoire. Alors que quelques instants avant, il pensait sortir à cause de sa cheville endolorie. D’autres joueurs ont également marqué cette CAN de leur empreinte : le défenseur nigérian Enert Troot Ekong, meilleur jour de la compétition, l’Équato-Guinéen Emilio Nsue, meilleur buteur (5 buts), Le Sud-Africain Teboho Mokoena, le Congolais Chancel Mbemba ou encore l’Angolais Gelson Dala.

■ L’entraîneur : Fae qui d’autre ?

José Peseiro a failli réussir son coup et tenir sa promesse de remporter la CAN 2024, Hugo Broos aurait fait aussi un beau lauréat, mais Emerse Fae n’a aucun rival au moment de « voter » pour l’entraîneur de la CAN. La CAF ne s’y est pas trompée en le désignant meilleur entraîneur du tournoi. Fae restera certainement à jamais comme le sélectionneur qui a gagné la Coupe d’Afrique en quatre matches. L’ex-adjoint a réussi un exploit incroyable en reconstruisant une équipe à l’agonie pour la mener au sacre. Il a étalé ses qualités de meneurs d’hommes en construisant un groupe commando pour aller chercher la Coupe et la garder à la maison. Énorme !

Le Sud-Africain Teboho Mokoena célèbre son égalisation sur pénalty lors de la demi-finale entre le Nigeria et l'Afrique du Sud à Bouaké, le 7 février 2024.
Le Sud-Africain Teboho Mokoena célèbre son égalisation sur pénalty lors de la demi-finale entre le Nigeria et l’Afrique du Sud à Bouaké, le 7 février 2024. © AP / Themba Hadebe

■ L’équipe : l’Afrique du Sud, la bonne recette locale

Personne ne les attendait à ce niveau. Eux qui étaient restés 24 ans sans poser le pied sur un podium de CAN. Les Sud-Africains peuvent se targuer d’être L’équipe de cette 34e édition tellement leur parcours force le respect. Dans une sélection où 20 des appelés évoluent au pays, dont 10 au sein de Mamelodi Sundowns, Hugo Broos, champion d’Afrique avec le Cameroun en 2017, a encore prouvé ses talents de technicien chevronné. La troisième place des Bafana Bafana porte grandement la marque de l’entraîneur belge de 71 ans. Belle mention aussi au Cap-Vert, à l’Angola ou la Mauritanie, véritables coups de cœur dans cette CAN.

■ Le stade : Ébimpé, des torrents de larmes à l’explosion de joie

Le stade de la paix de Bouaké avec ses rencontres de folie, Cameroun-Gambie (3-2), Côte d’Ivoire-Mali (2-1 a.p) et, Nigeria-Afrique du Sud (1-1, tab : 4-3), aurait pu décrocher la palme. Mais c’est bien le stade Ébimpé qui s’impose, étant le symbole du parcours fou de la Côte d’Ivoire. Sur la pelouse du stade Alassane-Ouatara, les Éléphants avaient perdu contre le Nigeria (0-1) et s’étaient surtout fait humilier par la Guinée équatoriale (0-4). Les joueurs ont été conspués, insultés, et certains comme Diakité ou Adingra n’ont pu retenir leurs larmes après la débâcle face aux Équato-Guinéens. Et pourtant, c’est à Ébimpé que la renaissance et la réconciliation va se faire entre les Éléphants et le public. En demi-finale d’abord face à la RDC et puis en finale dans une ambiance indescriptible. Passer de l’enfer au paradis, Ébimpé sera à jamais le stade de la troisième étoile ivoirienne.

■ Le jeune : Simon Adingra, tout d’un grand

Sauveur de la Côte d’Ivoire en quart de finale face au Mali, alors qu’il aurait pu rater la CAN pour blessure, le jeune attaquant Simon Adingra a été un des hommes de la finale avec deux passes décisives sur les buts de Franck Kessié et de Sébastien Haller. Absent lors des deux premières rencontres de la Côte d’Ivoire, jeté dans le naufrage face à la Guinée équatoriale à la 87e minute, Adingra a été l’un des symboles de la renaissance ivoirienne et de la jeunesse triomphante des Éléphants avec son ami Oumar Diakité.

■ Le gardien : Rowen Williams, M. Penalty

La CAF l’a logiquement désigné gardien du tournoi et c’est mérité pour Rowen Williams. Le gardien sud-africain a été un pilier de la sélection des Bafana Bafana. Son exceptionnelle performance avec quatre arrêts sur cinq tirs au but en quart de finale face au Cap-Vert restera l’une des images de la CAN. C’est grâce à lui aussi que l’Afrique du Sud a décroché sa troisième place avec ses arrêts décisifs devant les Congolais Chancel Mbemba et Elia Meschak pendant les tirs au but du match ce classement. Le gardien de Mamelodi Sundowns s’est désormais fait un nom à la CAN, comme son collègue du championnat sud-africain, le Nigérian Stanley Mwabali qui évolue au Chippa United.

■ Le match : un derby inoubliable

On aurait pu désigner presque tous les matches de la Côte d’Ivoire, tellement, ils ont été accompagnés de leur lot de suspense et d’émotions, mais le quart de finale face au Mali restera sans doute la rencontre celui qui a le plus joué au yoyo dans le cœur des supporters. Rappel des faits : le Mali ouvre le score à la 72e minute par Nene Dorgeles après avoir raté un penalty en première période. La Côte d’Ivoire est à dix à ce moment du match depuis l’expulsion d’Odilon Kossounou et on ne donne pas cher de sa peau. Mais l’incroyable va se produire avec l’égalisation de Simon Adingra à la 90e minute. La suite est inqualifiable avec ce but d’Oumar Diakité à la dernière minute de la prolongation. À dix toujours ! Après cette rencontre, « impossible » n’était plus ivoirien…

Les joueurs de la RDC ont dénoncé les violences en cours dans leur pays avant la demi-finale de la CAN 2024 contre le Côte d'Ivoire.
Les joueurs de la RDC ont dénoncé les violences en cours dans leur pays avant la demi-finale de la CAN 2024 contre le Côte d’Ivoire. PIERRE RENE-WORMS/FMM

■ L’image : les Congolais pour leur pays

Il y a en eu plusieurs dans cette CAN, mais la plus forte restera certainement le geste des footballeurs congolais en demi-finale contre la Côte d’Ivoire pour dénoncer les exactions dans leur pays. Main droite sur la bouche, deux doigts de la main gauche, symbolisant une gâchette sur la tempe, les Léopards ont fait passer un message en direct dans cette CAN.

On retiendra également, l’image d’Éric Chelle sonné, à la limite du malaise après le but à la 120e minute de la Côte d’Ivoire qui éliminait le Mali. Sans oublier les pleurs de Kaba Diawara, submergé par l’émotion d’avoir qualifié sa Guinée face à la Guinée équatoriale.

■ Le fiasco : le Maroc, la douche froide

C’était le grand favori du tournoi. Mais le Maroc, demi-finaliste lors de la Coupe du monde 2022, s’est piteusement fait sortir de la CAN en huitièmes de finale par l’Afrique du Sud (2-0). Les hommes de Walid Regragui ont eu tout faux dans cette compétition, surtout dans leur volonté de s’isoler du reste du monde. Hôtel privatisé, route fermée, barbelés sur la plage… pour se couper de tout. Le Maroc a peut-être oublié que l’essentiel se jouait sur la pelouse d’abord. Une victoire facile devant la Tanzanie, une première alerte face à la RD Congo (1-1) et une petite formalité (1-0) face à la Zambie, pour qualifier la Côte d’Ivoire, ont certainement caché aux Lions de l’Atlas la réalité sur le contient après être monté si haut au niveau mondial.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Le « corridor de Philadelphie » : un objectif pour Netanyahu, une ligne rouge pour l’Égypte

by Sam's Londele 12 février 2024
written by Sam's Londele

Le « corridor de Philadelphie » est une zone tampon entre la bande de Gaza et l’Égypte. Ce couloir de 100 mètres de large et de 14 km de long pourrait représenter la seule voie de passage pour des centaines de milliers de Palestiniens en cas d’offensive majeure de l’armée israélienne à Rafah. Benjamin Netanyahu affirme depuis des semaines vouloir prendre le contrôle de ce couloir, une menace qui inquiète les autorités égyptiennes. Décryptage.

Malgré les mises en garde internationales contre une catastrophe humanitaire inéluctable à venir, le Premier ministre israélienne, Benjamin Netanyahu, semble déterminé à lancer une offensive terrestre sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, près de la frontière égyptienne.

Dans un discours à la télévision, il a déclaré, le 7 février, avoir ordonné à l’armée de « préparer » une telle opération contre cette ville, devenue un gigantesque campement surpeuplé où sont réfugiés, selon l’ONU, 1,4 million de Palestiniens. Des hommes, des femmes et des enfants ayant fui la guerre qui fait rage depuis quatre mois entre Israël et le Hamas.

Dimanche 11 février, sur la chaîne américaine ABC News, Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël assurera « un passage sécurisé à la population civile pour qu’elle puisse quitter » Rafah, qualifié de « dernier bastion » du Hamas. Sans toutefois dire où, très précisément, les Gazaouis pourraient se réfugier, il a mentionné des zones au nord de Rafah qui pourraient être utilisées comme zones sécurisées pour les civils.

Carte de la bande de Gaza.
© Studio Graphique France Médias Monde

C’est dans ce contexte que les regards se tournent à nouveau vers le « corridor de Philadelphie », une route tracée le long de la frontière de la bande de Gaza avec l’Égypte, depuis le littoral de la Méditerranée jusqu’au point situé en face du passage de Kerem Shalom. Ce dernier est contrôlé par l’armée israélienne et est situé au point de rencontre frontalier entre Israël, l’Égypte et la bande de Gaza.

Craignant un afflux massif de réfugiés et ses éventuelles conséquences, l’Égypte a déployé, au cours des deux dernières semaines, une quarantaine de chars et de véhicules blindés de transport de troupes dans le nord-est du Sinaï. Selon deux sources sécuritaires égyptiennes interrogées par l’agence Reuters, ce déploiement fait partie d’une série de mesures visant à renforcer la sécurité à la frontière avec Gaza.

Un corridor stratégique au cœur des tensions

Baptisé ainsi suivant un nom de code donné par l’armée israélienne et connu aussi sous le nom de « corridor de Saladin », le « corridor de Philadelphie », est une zone tampon, de 14 kilomètres de long et 100 mètres de large, mise en place conformément aux termes des accords de camp David signés par l’Égypte et Israël, en septembre 1978.

Son objectif : empêcher toute incursion armée, contrôler les déplacements des Palestiniens dans les deux sens, et le trafic d’armes entre le Sinaï égyptien et la bande de Gaza.

Carte du sud de la bande de Gaza.
© Studio Graphique France Médias Monde

Délimitée par des clôtures barbelées, dont la hauteur varie entre deux et trois mètres, et des blocs de béton, le corridor était sous contrôle de l’État hébreu jusqu’au retrait unilatéral de l’armée israélienne de la bande de Gaza en 2005.

Dans le cadre de ce retrait décidé par le gouvernement d’Ariel Sharon, Israël et l’Égypte signent un accord, connu sous le nom d’Accord de Philadelphie, prévoyant le déploiement d’un contingent de 750 gardes-frontières égyptiens le long de la zone tampon (du côté égyptien). Il s’agissait alors des premiers militaires égyptiens à patrouiller dans cette zone depuis la guerre de 1967, durant laquelle la bande de Gaza, alors administrée par l’Égypte, et la péninsule du Sinaï furent conquises par Israël. L’accord en question allait jusqu’à définir très précisément l’équipement du contingent égyptien, à savoir 8 hélicoptères, 30 blindés légers et 4 vedettes.

Leur mission consistait à surveiller le corridor du côté égyptien, soit la seule frontière de la bande de Gaza échappant au contrôle direct de l’armée israélienne, à lutter contre le terrorisme et à prévenir tout acte d’infiltration et de contrebande.

De l’autre côté du corridor, ce sont les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne qui prennent le relais des Israéliens, avant d’être chassées deux ans plus tard, en juin 2007, par le Hamas à la faveur de son coup de force contre le Fatah de Mahmoud Abbas.

En réaction, Israël décide d’imposer un blocus – terrestre, maritime et aérien – et un embargo sur le territoire désormais aux mains du mouvement islamiste. Ces restrictions favorisent le développement d’un système de tunnels de contrebande, passant forcément sous le no man’s land entre Gaza et l’Égypte, permettant aux marchandises et aux personnes de franchir la frontière, et dont l’existence a été documentée par Israël dès 1983. 

Depuis, alors que le terminal de Rafah contrôlé par l’Égypte et d’où transitent les personnes, les biens et l’aide humanitaire, n’a été ouvert depuis 2007 que par intermittence, Israël voit cette zone comme vitale pour le ravitaillement du Hamas.

En décembre 2007, la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, avait estimé que l’Égypte faisait un « piètre » travail pour tenter d’arrêter la contrebande d’armes sous le « corridor de Philadelphie ».

Déjà en 2009, au moment de l’opération « Plomb durci », des plans militaires israéliens prévoyaient l’occupation du « corridor de Philadelphie » afin d’y détruire les tunnels de contrebande. Une occupation qui aurait, de facto, permis d’encercler totalement la bande de Gaza.

Après la destitution, en juillet 2013, du président Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, dont est issu le Hamas, l’armée égyptienne entreprend de détruire des centaines de tunnels de contrebande creusés sous la frontière avec la bande de Gaza. Il s’agissait de représailles contre le mouvement islamiste palestinien accusé par Le Caire de participer à la déstabilisation du Sinaï. Pour détruire ce système souterrain, l’Égypte a délibérément inondé la zone frontalière en 2015.

Un corridor désormais ouvertement dans le viseur de Netanyahu

Après les attaques du 7 octobre, perpétrées par le Hamas et ses alliés, inédites par leur ampleur et leur bilan humain sur le sol israélien, les regards se sont à nouveau tournés vers le « corridor de Philadelphie », plus que jamais perçu comme stratégique pour le Hamas, et régulièrement pris pour cible par l’armée israélienne depuis le début de la guerre à Gaza .

« Le ‘corridor de Philadelphie’ doit être entre nos mains et sous notre contrôle, et tout arrangement autre que celui-là ne sera pas accepté par Israël », lance fin décembre, Benjamin Netanyahou, dont le gouvernement a promis de « liquider » le mouvement palestinien.

Le Premier ministre israélien a réitéré à plusieurs reprises cette menace, à tel point que Le Caire la prend très au sérieux.

Selon Salah Gomaa, rédacteur en chef adjoint de l’agence officielle égyptienne Al-Charq al-Awsat, le risque de déplacement des Gazaouis vers l’Égypte qui pourrait en découler préoccupe beaucoup le pouvoir égyptien.

Depuis le début du conflit, le président Abdel Fattah al-Sissi, qui joue un rôle de médiateur entre le Hamas et le gouvernement israélien, s’oppose à l’idée de laisser les Gazaouis, fuyant la guerre et entassés à la frontière égyptienne, entrer sur son territoire. Mi-octobre, il les avait même exhortés à « rester sur leur terre », estimant que pousser les Palestiniens à quitter leur terre est « une façon d’en finir avec la cause palestinienne ».

« À Rafah désormais, tout bombardement ou attaque contre les réfugiés les fera certainement fuir vers le Sinaï, estime Salah Gomaa. Par conséquent, si l’Égypte permet cela, ça voudra dire qu’elle accepte la liquidation de la question palestinienne alors que des ministres extrémistes israéliens prônent ouvertement le retour à Gaza des colons et ‘l’émigration’ des Gazaouis vers son voisin égyptien ».

En plus d’une catastrophe humanitaire annoncée, Benjamin Netanyahu prend donc également le risque de déclencher une crise diplomatique ouverte avec l’Égypte, s’il ordonne la prise du « corridor de Philadelphie ».

Mi-janvier, Israël a en effet informé l’Égypte de son intention de mener une opération militaire pour prendre le contrôle le long de l’axe frontalier, a révélé le Wall Street Journal, citant des sources israéliennes et égyptiennes. Le 16 janvier, Diaa Rashwan, chef du service d’information égyptien (SIS), a réagi en mettant en garde contre une « violation du traité de paix » qui lie les deux pays, si l’armée Israélienne devait entrer dans le « corridor de Philadelphi »e.

« De nombreux hommes politiques israéliens ont déclaré que la prise de contrôle du corridor avait précisément pour but de permettre aux Palestiniens, sous la pression des bombardements, de migrer vers le Sinaï, et c’est là le cœur du problème avec l’annonce d’un assaut imminent sur Rafah, explique Salah Gomaa, C’est pour cela que le président du SIS a émis un avertissement ferme et que l’Égypte considère la réoccupation de cet axe comme une ligne rouge, qui s’ajoute également à celle que constitue la question du déplacement de population. »

Et de conclure : « l’Égypte a informé Israël par voie diplomatique et a informé Israël par l’intermédiaire des États-Unis que cette option ne sera jamais autorisée par l’Égypte ».

FRANCE 24 via XONGO PUB Online

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À la UneSociété

Kisangani : un carton de poulet passe de 100 000 à 150 000 francs congolais

by Sam's Londele 12 février 2024
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Les surgelés et l’huile végétale sont devenus non seulement rares mais aussi chers aux marchés de la ville de Kisangani, dans la province de la Tshopo. Un carton de poulet est passé de 100 000 à 150 000 francs congolais. Il en est de même de celui des chinchards communément appelé Mpiodi qui est passé de 270 0000 à 370 000 francs congolais.

Cette situation est consécutive à l’absence depuis janvier dernier des bateaux en provenance de Kinshasa.

Cette rareté est observée depuis plus d’un mois. Et la hausse des prix est la conséquence de la rupture de stock chez les fournisseurs grossistes qui approvisionnent le marché local en surgelés.  Rupture due à une forte demande pendant les périodes des fêtes comme l’explique un fournisseur :

 « Les produits ne venaient plus comme avant. Cela a entrainé même l’augmentation du prix des produits agricoles au niveau du marché. Avec cette rareté, tout le monde s’est rué vers les vivres frais parce qu’il n’y avait plus assez des produits agricoles sur le marché. Et c’est ça la raison qui a fait que malgré tous les trois bateaux qui sont arrivés au mois de décembre s’épuisent au même moment ».   

Ce désagrément affecte négativement les familles. La rémunération n’ayant pas suivi le rythme des prix.

« Pour acheter la nourriture, c’est devenu difficile. Une petite quantité de poissons coûte 15.000 francs congolais. La même quantité s’achetait, il y a un mois, à 5000 francs congolais », se plaint une ménagère. 

Une bonne nouvelle néanmoins pour les ménagères : la baisse du prix du haricot sur le marché. Un gobelet vendu en décembre dernier à 7000 francs congolais se négocie actuellement à 2000 francs congolais.   Les véhicules qui alimentent la ville à partir de l’Ituri et le Nord-Kivu souvent bloqués pendant la saison de pluie peuvent atteindre Kisangani actuellement pendant cette saison sèche. 

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Beni : Un sergent major FARDC tué par des hommes armés non identifiés à Sayo

by Sam's Londele 12 février 2024
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Le bourgmestre de la commune de Mulekera, en ville de Beni, au Nord-Kivu, rapporte à Actu30.cd, ce lundi 12 février 2024, qu’un élément des Forces armées de la République démocratique du Congo a été tué par des hommes armés non autrement identifié dans la nuit du dimanche 11 février dernier.

Le commissaire supérieur Ngongo Mayanga Dieudonné indique que le premier sergent major Botoyi Bobesa du 10ème régiment a été tué pendant qu’il sortait de sa position à la recherche d’une cigarette.

« Il y a eu des cas sensibles dont on a été informé notamment l’assassinat d’un premier sergent major au quartier Sayo, Cellule Mulekya, répondant au nom de Botoyi Bobesa Moro du 10ème régiment d’une quarantaine révolue. C’était à 20h45 », fait-il savoir.

Cette autorité communale déplore cette situation et invite la population à réchauffer les relations civilo-militaires dans le cadre de la dénonciation des malfrats auteurs de plusieurs cas d’insécurité.

Anderson Shada Djuma/Beni

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneNouvelles nécrologiques

Le Kenya en deuil après le décès du marathonien Kelvin Kiptum

by Sam's Londele 12 février 2024
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Les autorités kényanes sont plongées dans une profonde tristesse suite au décès tragique de Kelvin Kiptum, jeune prodige de la course de longue distance, survenu dans un accident de voiture dimanche dernier.

Kelvin Kiptum, âgé de seulement 24 ans, était sur le point de devenir une superstar de l’athlétisme mondial avant que sa vie ne soit tragiquement interrompue aux côtés de son entraîneur lors de ce terrible accident.

Dans une déclaration poignante, Ababu Namwamba, secrétaire du cabinet kényan en charge des sports, a exprimé la profonde douleur qui a envahi le pays : « C’est un matin très sombre, un jour très sombre pour notre pays. »

Kelvin Kiptum was a star. Arguably one of the world’s finest sportsmen who broke barriers to secure a marathon record.

He was only 24 yet, as a hero, triumphed in Valencia, Chicago, London and in other top competitions. His mental strength and discipline were unmatched. Kiptum… pic.twitter.com/Ff7nild1CG

— William Samoei Ruto, PhD (@WilliamsRuto) February 12, 2024

Kelvin Kiptum avait déjà laissé sa marque dans l’histoire de l’athlétisme avec son record du monde établi lors du marathon de Chicago l’année dernière, un exploit qui avait été officiellement ratifié par la Fédération internationale d’athlétisme juste la semaine précédente. 

Son ascension fulgurante avait fait de lui l’un des espoirs les plus prometteurs de la course sur route depuis des années, le plaçant en tant que prétendant incontestable à la médaille d’or aux Jeux olympiques de Paris en août prochain.

Kelvin, originaire du Kenya, a tragiquement perdu la vie aux côtés de son entraîneur rwandais, Gervais Hakizimana, dans cet accident survenu aux alentours de 23 heures.

La nouvelle de la disparition de Kelvin Kiptum a provoqué une onde de choc au sein de la communauté athlétique kényane, laissant ses membres dans un état de stupeur et de profonde tristesse.

Alors que le Kenya pleure la perte d’un de ses plus grands espoirs sportifs, le souvenir de Kelvin Kiptum restera gravé dans les mémoires de tous ceux qui ont été touchés par son talent et sa détermination sans faille.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Guerre à Gaza: l’armée israélienne libère deux otages après une opération nocturne à Rafah

by Sam's Londele 12 février 2024
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Israël a annoncé ce lundi 12 février avoir libéré deux otages à Rafah, ultime cible affichée de son offensive dans la bande de Gaza, où le Hamas au pouvoir a fait état de 52 Palestiniens tués lors de cette opération nocturne.

Ce qu’il faut retenir

■ Israël a annoncé lundi avoir libéré deux otages à Rafah, ultime cible affichée de son offensive dans la bande de Gaza, où le Hamas au pouvoir a fait état de 52 Palestiniens tués lors de cette opération nocturne. les frappes dans la nuit de dimanche à lundi s’inscrivaient non pas dans le lancement de cette offensive, mais d’une opération pour récupérer deux otages enlevés le 7 octobre lors de l’attaque sans précédent des combattants du Hamas dans le sud d’Israël, point de départ de cette guerre.

■ Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déclaré avoir ordonné à l’armée d’élaborer un plan visant à évacuer les civils de Rafah, où il prévoit de lancer une « opération massive » et de vaincre les derniers bataillons du Hamas. Après Gaza City, puis Khan Younès, Israël vise désormais une opération au sol dans cette ville jouxtant l’Égypte, à l’extrême sud de la bande de Gaza, dans le cadre de son offensive militaire contre le mouvement islamiste palestinien Hamas.

■ Le président américain Joe Biden a exhorté le Premier ministre Benyamin Netanyahu à « garantir la sécurité » de la population palestinienne tandis que plusieurs États ont mis en garde contre une « catastrophe humanitaire » en cas d’assaut sur la ville surpeuplée. Dans un entretien à la chaîne américaine ABC, Benyamin Netanyahu a affirmé que l’armée israélienne assurerait un « passage sécurisé » avant l’assaut prévu sur Rafah.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, communiqué ce dimanche 11 février, 28 176 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023. Il a fait état d’un total de 112 morts au cours des dernières 24 heures. Les victimes sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre également 67 784 blessés.


Les rebelles houthis annoncent avoir attaqué un navire américain en mer Rouge

Les rebelles houthis du Yémen ont annoncé ce lundi avoir attaqué un navire américain en mer Rouge, après que des sociétés de sécurité maritime ont signalé que des missiles avaient été tirés sur un vraquier. « Les forces navales des forces armées yéménites ont visé le navire américain Star Iris en mer Rouge avec un certain nombre de missiles navals (…), et les frappes ont été précises et directes », a déclaré le porte-parole des Houthis, Yahya Saree.

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À la UneProvince

Masisi : déploiement massif du M23 signalé vers Kilolirwa en perspective d’une offensive sur l’axe Sake-Goma-Minova (Société civile)

by Sam's Londele 12 février 2024
written by Sam's Londele

Selon Éric Ndole, membre de la société civile locale, des signaux inquiétants laissent entendre que ces rebelles prépareraient une nouvelle offensive pouvant viser l’axe Sake-Goma.

« Au total six [véhicules de type] Fuso, bien chargés d’éléments M23 et ougandais viennent de quitter Kitshanga en direction de Kilolirwa. Ce qui pourrait attester qu’une attaque est imminente sur le front de Kingi ou ailleurs sur l’axe Sake Kitshanga et Sake Minova ou même Sake Goma« , prévient Eric ndoole, de la société civile locale.

La rebellion avait publié le mercredi 07 février, après la tentative ratée de prendre la cité de Sake, un communiqué demandant un cessez-le-feu. Certains spécialistes/analystes militaires avaient soutenu que la rebellion avait subi d’énormes pertes et voulait se réorganiser.

Ils ont suggéré l’entensification des combats par les FARDC pour éloigner la menace de la cité de Sake coupant en deux les zones occupées par le M23 à partir de Mushaki jusqu’à Bihambwe.

Jusque ce lundi 12 février le M23/RDF sont sur les collines surplombant la cité de Sake à 5 Km du côté nord et du côté ouest, note la société civile.

Daniel Michombero

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À la UneSport

CAN 2024: la Côte d’Ivoire renverse le Nigeria et décroche sa troisième étoile

by Sam's Londele 11 février 2024
written by Sam's Londele

Dans une finale électrique, la Côte d’Ivoire, soutenue par son public, a trouvé la force de revenir au score et de battre le Nigeria (2-1). Les Éléphants, revenus de très loin, sont champions d’Afrique pour la troisième fois après 1992 et 2015.

Cela ne pouvait que finir comme ça ! Dans la folie, l’hystérie collective, le quasi irrationnel. Après nous avoir habitué à des scénarios de dingue, la Côte d’Ivoire a décroché sa troisième étoile dans un style qui fait sa marque de fabrique dans cette CAN. Revenir de nulle part pour tout casser ! Avec l’appui de 60 000 voix qui n’ont jamais cessé de pousser, même quand le Nigeria s’est retrouvé en tête après la première période. Les Éléphants ont renversé les Super eagles et c’était loin d’être évident, enfin, il  y a longtemps que rien n’est plus évident ni logique avec cette Côte d’Ivoire dans cette CAN.

Car rarement, pour ne pas dire jamais, la Côte d’Ivoire n’avait parue aussi sûre d’elle dans cette CAN. Elle a affiché une maîtrise et une sérénité dans ce début de match qui démontraient qu’elle avait beaucoup progressé et appris depuis son match de poule perdu (0-1) face aux Super Eagles.

Le coup du marteau d’Ekong

La Côte d’Ivoire a ainsi dominé la première période sans être dangereuse, sauf sur cette première grosse occasion de la part d’Adingra bien lancé dans la profondeur. Le jeune attaquant voit sa frappe du gauche, trouver les gants de Nwabali (34e). Les corners se multiplient pour les Oranges, mais pas les situations dangereuses, au moment où les Super eagles sont en retard sur presque toutes les actions. La Côte d’Ivoire est bien entrée dans sa finale. Le Nigeria est étouffé, Osimhen a du mal à être trouver et affiche sa nervosité en s’accrohant avec le défenseur Evan Ndicka qu’il a déjà croisé sur les pelouses de la Serie A en Italie. Même le sélectionneur nigérian, José Peseiro, habituellement serein prend un carton jaune pour contestation. 

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Le Nigeria est contenu, mais c’est à ce moment qu’il frappe sous la forme d’un coup de tête de William Paul Troost-Ekong qui ouvrait le score sur corner (38e). Un « coup du marteau » que personne n’avait vu venir. Le hold up parfait pour des Nigérians qui se sont longtemps contentés de bien rester en place et de ne pas laisser des espaces à leurs adversaires.

Haller ce héros…

Mais il était dit que cette Côte d’Ivoire n’allait rien lâcher, surtout pas cette Coupe qu’elle a bien accueilli chez elle. Et après de multples occasions par Gradel (50e), Seri (59e), Franck Kessié trouve l’ouverture sur une reprise de la tête sur corner (63e). La Côte d’Ivoire qui n’avait jamais marqué lors de ses quatre finales de CAN effaçait une « anomalie » avec cette équipe pas comme les autres.

Les hommes d’Emerse Fae vont accentuer la pression pour marquer le second but et c’est logiquement que Haller fait de nouveau craquer la défense nigéraien après un très bon travail d’Adingra (81e).  Dans une ambiance indescriptible, portée la fureur populaire, le match bascule. 

La Côte d’Ivoire est devant. Définitivment, car elle ne lâchera pas l’affaire, portée par 60 000 voix et 27 millions de supporters à travers le pays. Les hommes de José Peseiro tenteront bien de revenir, mais il était dit que la Coupe allait rester à la maison.

La « plus belle CAN de l’histoire » a accouché d’un beau vainqueur et d’un sélectionneur faiseur de miracle, en la personne d’Emerse Fae. Il aura récupéré une équipe en ruines pour la porter au plus haut sommet du football africain. Grâce à lui, les Ivoiriens, (s’ils s’endorment) se réveilleront ce lundi, avec trois étoiles dans les yeux.

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