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À la Une

À la UneSport

Léopards : Sébastien Desabre dévoile deux listes pour un mois de septembre chargé

by admin9775 11 septembre 2026

Le sélectionneur national Sébastien Desabre a dévoilé les listes des Léopards de la RDC pour deux stages consécutifs prévus entre septembre et octobre 2026. Au programme, les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027, suivies de deux rencontres amicales face à l’Ouganda.

Deux matchs pour lancer les éliminatoires

Pour le premier rassemblement, prévu du 21 au 29 septembre, Sébastien Desabre a retenu un groupe appelé à disputer les deux premières journées des qualifications à la CAN 2027.

La RDC affrontera la Guinée équatoriale le 24 septembre au Stade des Martyrs, avant de se déplacer à Harare pour défier le Zimbabwe le 28 septembre.

Ce premier stage constitue ainsi la première étape de la campagne congolaise en vue de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations.

Des nouveaux visages pour les amicaux

Une seconde liste, sensiblement remaniée, a été publiée pour le stage du 28 septembre au 6 octobre. Elle sera consacrée à deux confrontations amicales contre l’Ouganda.

Les Léopards affronteront les Cranes une première fois le 2 octobre, avant une seconde rencontre prévue le 5 octobre.

Cette deuxième liste se distingue notamment par l’arrivée de nouveaux profils, parmi lesquels Jorthy Mokio, sociétaire de l’Ajax, ainsi qu’Antoine Musaba et Percy Maghoma, évoluant à Norwich City.

Desabre attendu à la Fecofa

Sébastien Desabre doit apporter davantage de précisions sur ses choix lors d’un point de presse prévu le vendredi 18 septembre à 11 heures au siège de la Fecofa.

Avec les qualifications à la CAN 2027 et quatre rencontres au programme en l’espace de quelques jours, le sélectionneur français s’apprête à gérer un calendrier particulièrement dense, tout en poursuivant l’élargissement de son groupe.

Une première liste pour les éliminatoires

Pour le stage du 21 au 29 septembre 2026, le technicien français a convoqué 27 joueurs.

Gardiens


M. Epolo — Standard Liège
D. Bertaud — Forge
N. Ndibu — Les Aigles du Congo

Défenseurs


A. Wan-Bissaka — Aston Villa
G. Kalulu — Aris
K. Pedro — Saint-Étienne
J. Kayembe — Genk
S. Kapuadi — Widzew Łódź
A. Masuaku — Konyaspor
J. Makengo — Freiburg
C. Mbemba — Al Diriyah
A. Tuanzebe — AJ Auxerre
W. Kambwala — Como
D. Batubinsika — FCSB

Milieux


N. Sadiki — Sunderland
S. Moutoussamy — Atromitos
E. Kayembe — Watford
N. Mukau — Lille
N. Mbamba — Lorient
E. Banzuzi — RB Leipzig
N. Mbuku — Saint-Trond
B. Cipenga — Almeria
M. Elia — Alanyaspor
T. Bongonda — Al Faisaly
S. Idumbo — Monaco

Attaquants


A. Pululu — Al Hazem
Y. Wissa — Newcastle United
S. Banza — Al Jazira
F. Mayele — Al Ahli SC

La RDC affrontera la Guinée équatoriale le 24 septembre au Stade des Martyrs, avant de se déplacer à Harare pour défier le Zimbabwe le 28 septembre.

Une deuxième liste largement remaniée

Pour le deuxième stage, prévu du 28 septembre au 6 octobre, Sébastien Desabre a retenu un groupe différent, notamment marqué par l’arrivée de plusieurs nouveaux visages.

Gardiens


M. Epolo — Standard Liège
D. Bertaud — Forge
N. Ndibu — Les Aigles du Congo

Défenseurs


G. Kalulu — Aris
K. Pedro — Saint-Étienne
J. Kayembe — Genk
S. Kapuadi — Widzew Łódź
J. Makengo — Freiburg
C. Mbemba — Al Diriyah
W. Kambwala — Como
D. Batubinsika — FCSB

Milieux


N. Sadiki — Sunderland
J. Mokio — Ajax
B. Ndezi — Dijon
P. Maghoma — Norwich City
N. Mbamba — Lorient
E. Banzuzi — RB Leipzig
S. Mavididi — Watford
J. Kadile — Lens
S. Idumbo — Monaco

Attaquants


A. Musaba — Norwich City
J. Muleka — Konyaspor
A. Pululu — Al Hazem
S. Essende — Young Boys

Ce second rassemblement sera consacré à deux rencontres amicales contre l’Ouganda, prévues les 2 et 5 octobre.

Avec ces deux listes, Desabre poursuit donc sa revue d’effectif, entre la nécessité de bien lancer les éliminatoires de la CAN 2027 et la volonté de tester de nouveaux joueurs susceptibles d’intégrer durablement le groupe des Léopards.

Le sélectionneur national doit revenir sur ses choix et les objectifs de ces deux stages lors d’un point de presse prévu le vendredi 18 septembre à 11 heures au siège de la Fecofa.

Par Pascal Kabeya
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11 septembre 2026
À la UneSociété

Congo Airways : les agents réclament le départ de la direction et dénoncent 28 mois d’arriérés

by admin9775 11 septembre 2026

La crise sociale s’enlise chez Congo Airways. Jeudi 10 septembre 2026, des agents et cadres de la compagnie aérienne se sont rendus à la Primature pour réclamer le départ sans condition de l’actuelle équipe dirigeante, qu’ils accusent d’incompétence et de compromettre la vision du Chef de l’État pour la compagnie nationale.

Un geste symbolique devant la Primature

Pour exprimer leur profond mécontentement, les manifestants ont apporté un cercueil ainsi qu’une photographie du directeur général, Alexandre Mukendi, sur laquelle une croix avait été apposée sur le front.

Pour les protestataires, ce geste symbolique traduit la rupture définitive de confiance avec l’actuelle direction et vise à alerter les autorités sur la gravité de la situation au sein de la compagnie.

Les agents affirment cumuler 28 mois d’arriérés de salaires, tout en dénonçant l’absence de prise en charge médicale. Une situation qui, selon eux, plonge de nombreuses familles dans une précarité croissante.

Des familles durement affectées

Les conséquences sociales de cette crise se feraient également sentir dans les familles des employés. Plusieurs enfants d’agents ne seraient pas encore retournés à l’école, faute de moyens financiers pour couvrir les frais de scolarité.

Au-delà des revendications salariales, les employés demandent donc une intervention rapide des autorités afin de mettre fin à une situation qu’ils jugent devenue insoutenable.

Des accusations de mauvaise gestion

Les manifestants évoquent également la somme de 23 millions de dollars américains, qu’ils présentent comme ayant été « dilapidée ». Cette accusation, qui reste à établir sur la base d’éléments documentés, alimente leur demande de changement à la tête de Congo Airways.

Les agents et cadres appellent ainsi les autorités compétentes à intervenir dans les plus brefs délais pour examiner la situation financière et sociale de la compagnie et apporter une réponse à une crise qui, selon eux, n’a que trop duré.

Par Pascal Kabeya
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11 septembre 2026
À la UneProvince

Bukavu : au moins 27 morts dans l’incendie de deux écoles à Kadutu

by admin9775 11 septembre 2026

Un violent incendie a fait au moins 27 morts et 30 blessés, jeudi 10 septembre à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Le drame s’est produit dans le quartier de Kadutu, où les flammes, parties de maisons voisines, se sont propagées à deux établissements scolaires alors que les élèves étaient en plein cours.

Des élèves pris de panique

Le feu s’est déclaré vers 9 heures dans un groupe de maisons construites pour la plupart en planches. Rapidement, les flammes ont gagné les alentours de deux complexes scolaires, provoquant un mouvement de panique parmi les élèves.

Selon des témoins, plusieurs enfants ont tenté de fuir dans la précipitation. La bousculade aurait fait de nombreuses victimes, certains élèves étant tombés ou ayant été piétinés dans la foule. Des enseignants figurent également parmi les blessés.

« La majorité de ces élèves morts sont des petites filles âgées de 6 à 14 ans », témoigne Innocent Rukiko, enseignant au complexe scolaire Ujamaa, cité par RFI.

Des familles à la recherche de leurs enfants

Au milieu des décombres, plusieurs familles tentaient encore de retrouver leurs proches. Nsimire Rushuda, mère de quatre enfants scolarisés dans l’un des établissements touchés, explique que deux de ses enfants ont été blessés tandis qu’elle restait sans nouvelles des deux autres.

L’incendie a également détruit des dizaines d’habitations. De nombreuses familles se retrouvent ainsi sans logement après la destruction de leurs maisons.

L’origine du sinistre n’était pas encore connue jeudi soir. Les autorités locales ont indiqué que le bilan, encore provisoire, pourrait s’alourdir.

Un nouveau sinistre à Cimpunda

Ce drame intervient quelques jours seulement après l’incendie du principal marché de Kadutu, qui avait déjà provoqué d’importants dégâts dans ce quartier populaire de Bukavu.

Un autre incendie s’est également déclaré jeudi dans le quartier de Cimpunda, toujours à Bukavu. Aucune victime n’a été signalée, mais plusieurs dizaines de maisons ont été détruites.

Ces incendies relancent les inquiétudes sur la capacité des villes congolaises à faire face aux sinistres. Le manque d’équipements de lutte contre les incendies, la forte densité des constructions et les installations électriques à risque figurent régulièrement parmi les facteurs évoqués pour expliquer la propagation rapide des flammes.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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23 Vues
11 septembre 2026
À la UneAfrique

Paul Kagame à Paris : la France, nouveau point d’appui diplomatique face aux tensions avec Washington

by admin9775 11 septembre 2026

Le Président rwandais Paul Kagame était de nouveau à Paris le 10 septembre 2026, à l’occasion du premier Sommet international de l’espace organisé à l’initiative d’Emmanuel Macron. Ce déplacement intervient dans un contexte diplomatique particulier, marqué par le durcissement de la position américaine à l’égard de Kigali sur son rôle dans le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon le décompte rapporté par la presse, cette visite constituerait le cinquième déplacement officiel de Paul Kagame en France depuis le début de l’année. Le chef de l’État rwandais s’était notamment rendu à Paris en mars pour le sommet consacré à l’énergie nucléaire, puis à Chantilly fin avril pour la World Policy Conference. Il avait également effectué un déplacement en mai avant de revenir en France à l’occasion du sommet spatial.

Cette fréquence contraste avec la période, une quinzaine d’années plus tôt, où les relations entre Kigali et Paris étaient marquées par de fortes tensions diplomatiques.

Washington durcit le ton envers Kigali

Ces déplacements interviennent alors que les relations entre le Rwanda et les États-Unis connaissent un tournant. En mars 2026, Washington a pris des sanctions contre les Rwanda Defence Forces (RDF) et plusieurs hauts responsables militaires rwandais, les accusant de soutenir l’AFC/M23 dans l’est de la RDC.

Cette décision américaine constitue un sérieux avertissement pour Kigali, alors que Washington avait fortement investi ces dernières années dans la relation avec le Rwanda et dans son rôle diplomatique sur le continent africain.

Dans ce nouveau contexte, la multiplication des rencontres entre Paul Kagame et les autorités françaises apparaît comme un élément important de la stratégie diplomatique rwandaise. Paris reste en effet l’une des principales capitales européennes à maintenir un dialogue de haut niveau avec Kigali.

L’épineux dossier de l’aéroport de Goma

Cette proximité franco-rwandaise intervient toutefois sur fond de désaccord persistant concernant la situation dans l’est de la RDC, notamment autour de Goma.

L’aéroport de la capitale du Nord-Kivu reste fermé au trafic civil depuis la prise de la ville par l’AFC/M23. Emmanuel Macron avait pourtant appelé à sa réouverture et déclaré en 2025 que les efforts nécessaires n’avaient pas été réalisés par le mouvement rebelle.

Kigali a, de son côté, rejeté l’idée de conditions imposées de l’extérieur pour permettre la réouverture de l’aéroport. Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, avait notamment renvoyé la responsabilité du blocage vers Kinshasa.

Paul Kagame avait lui-même défendu, dans un entretien à Jeune Afrique en avril 2026, le maintien de ce qu’il qualifie de « mesures défensives » rwandaises dans l’est congolais.

Une équation diplomatique de plus en plus délicate

Le dossier de Goma illustre ainsi les limites de l’influence française sur Kigali. Alors que Paris affirme régulièrement soutenir l’intégrité territoriale de la RDC et appelle à une désescalade dans la région, le Rwanda continue de défendre ses positions sécuritaires et militaires.

La multiplication des rencontres entre Emmanuel Macron et Paul Kagame pourrait dès lors être interprétée comme la volonté de Paris de préserver un canal de dialogue avec Kigali, au moment où Washington adopte une position plus coercitive.

Pour Kigali, ces échanges offrent également une tribune diplomatique importante à un moment où les sanctions américaines fragilisent une partie de son dispositif international.

Reste une question centrale : jusqu’où la France est-elle prête à aller pour maintenir ce dialogue avec le Rwanda tout en défendant ses engagements en faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC ? Le dossier de Goma, toujours sans solution durable, constitue à cet égard l’un des principaux tests de la politique africaine d’Emmanuel Macron.

Par Pascal Kabeya
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11 septembre 2026
À la UneProvince

Nord-Kivu : les FARDC reprennent Humura, l’AFC/M23 avance à Mindjendje et maintient la pression à Walikale

by admin9775 11 septembre 2026

La situation sécuritaire reste particulièrement tendue ce jeudi 10 septembre 2026 dans les territoires de Masisi et Walikale, au Nord-Kivu, où les forces gouvernementales et les combattants de l’AFC/M23 s’affrontent sur plusieurs axes stratégiques.

Humura repasse sous contrôle des FARDC

Dans le territoire de Masisi, le centre commercial de Humura, situé dans le groupement Nyamaboko 1er, est repassé sous le contrôle des forces gouvernementales.

Selon des sources locales, les FARDC, appuyées par les Wazalendo, ont lancé une offensive à partir des groupements Waloa Uroba et Waloa Yungu. Elles auraient repris Humura vers midi, après en avoir délogé les combattants de l’AFC/M23 qui occupaient la zone.

À la suite de cette offensive, les combattants rebelles se seraient repliés vers Kazinga, avec l’intention de rejoindre Mahanga. Des sources sécuritaires rapportent toutefois qu’ils auraient été pris dans une embuscade tendue par les Wazalendo sur l’axe Kazinga-Mahanga.

Les forces gouvernementales poursuivraient désormais la consolidation de leurs positions, tandis que les combattants de l’AFC/M23 se seraient repliés vers les hauteurs de Ngululu et Kazinga, dans le secteur d’Osso Banyungu.

La reprise de Humura intervient alors que les combats se rapprochent de la limite entre Masisi et Walikale, faisant de cette zone un nouveau point de pression sur les positions de l’AFC/M23.

Mindjendje passe sous contrôle de l’AFC/M23

Dans le territoire voisin de Walikale, de violents affrontements sont signalés depuis l’aube dans le groupement Kisimba, notamment autour des collines de Mindjendje.

Selon plusieurs sources locales, les combats ont commencé vers 5 heures du matin et ont été accompagnés de tirs d’armes lourdes ainsi que de frappes de drones.

À l’issue des affrontements, les FARDC auraient perdu leur position de Mindjendje, dans la localité de Banakindi. Celle-ci serait désormais contrôlée par l’AFC/M23.

Des acteurs locaux appellent à une intervention aérienne pour permettre aux forces gouvernementales de reprendre cette position et empêcher une éventuelle progression vers Mpety, puis vers Pinga, l’un des principaux centres du groupement et de la zone de santé de Pinga.

La situation demeure difficile à vérifier en temps réel, notamment en raison de l’interruption du réseau de télécommunications à Pinga.

Des combats également signalés à Kibati

Un autre foyer d’affrontements a été signalé à Kibati, dans le groupement Luberike. Selon des sources citées par ACTUALITE.CD, les FARDC auraient lancé vers 5 heures une offensive contre les positions de l’AFC/M23.

Des tirs d’armes lourdes et légères ont été entendus dans la zone. L’opération viserait à reprendre Kibati, présenté comme une position stratégique occupée par l’AFC/M23 depuis plus d’un an.

Les combats ont également entraîné la suspension temporaire de la circulation sur l’axe Kashebere–Mungazi.

Des mouvements de combattants signalés au Sud-Kivu

Cette intensification des combats intervient alors que des mouvements d’hommes armés sont également rapportés dans plusieurs secteurs du Sud-Kivu.

Une vidéo tournée mercredi 9 septembre à Mushugi/Rubuga, dans les hauts plateaux d’Uvira, montre une colonne d’hommes présentés par l’auteur des images comme des combattants. Selon cette même source, un homme transporté sur une civière figurait dans la colonne, qui se dirigeait de Kaziba vers Kashongo, en direction de la forêt d’Itombwe, dans le territoire de Mwenga.

L’ampleur et la nature de ces mouvements restent toutefois à établir indépendamment.

Alors que les forces gouvernementales consolident leurs positions à Humura, l’AFC/M23 maintient la pression sur plusieurs axes de Walikale. L’évolution simultanée des combats à Humura, Mindjendje et Kibati pourrait ainsi modifier le rapport de force dans cette partie du Nord-Kivu, mais les changements de contrôle territorial rapportés sur le terrain restent encore à confirmer.

Par Marius Bopenga
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11 septembre 2026
À la UneMonde

11-Septembre: quand la «guerre contre le terrorisme» a révélé les limites de l’hyperpuissance américaine

by admin9775 11 septembre 2026

Au même titre que les bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki ou que la chute du mur de Berlin, les attentats du 11 septembre 2001 font partie de la mémoire collective contemporaine. Mais pour la diplomatie américaine, comme pour le regard porté par le reste du monde sur le pays, il s’agit d’un moment de rupture sans précédent.

Au matin du 11 septembre 2001 à New York, deux avions de ligne percutent les tours jumelles du World Trade Center. Un troisième aéronef éventre le Pentagone. Un quatrième, qui visait probablement le Capitole, s’écrase dans la campagne de Pennsylvanie. Le bilan de cet attentat mené par un groupe non-étatique, des terroristes d’al-Qaïda, est le plus sanglant de l’Histoire : 2 977 morts et 6 000 blessés en à peine deux heures. Le monde entier est sous le choc. Même en Iran, lors de la prière du vendredi, les autorités interdisent aux fidèles de scander les habituels slogans anti-américains à la sortie de la prière, rapporte CNN à l’époque. 

C’est la réaction de Washington qui fait que ces attentats sans précédent deviennent un épisode majeur dans le cours de l’Histoire. Car « il n’était pas du tout évident que cet événement devienne un grand basculement stratégique pour les grands équilibres mondiaux : un acteur non étatique a attaqué les États-Unis mais ces derniers n’en sont pas sortis à genoux », analyse en 2023 Élie Baranets, chercheur à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (Irsem). 

Le début d’une nouvelle ère 

Les attentats du 11 septembre 2001 marquent donc un tournant dans les relations internationales et dans la politique étrangère des États-Unis, dont le multilatéralisme sera une victime collatérale.Et l’unilatéralisme va ainsi devenir, dans les années qui suivent, pour Washington, la voie à privilégier.  

L’administration Bush choisit de traquer les responsables des attentats, et ce quel qu’en soit le prix. Le concept de « guerre contre le terrorisme » est érigé en principe directeur de la politique étrangère et de sécurité des États-Unis ; le nouveau président américain définit aussi un « axe du mal » (Irak, Iran et Corée du Nord) à combattre et élargit le champ d’application du concept de « guerre préventive ».

Dès le mois d’octobre 2001, George W. Bush lance sa première guerre post-11-Septembre contre l’Afghanistan des talibans, pays dans lequel vit alors Oussama Ben Laden. Cette guerre durera vingt ans et s’achèvera par une débâcle des États-Unis et de leurs alliés occidentaux. 

Puis l’Irak est attaqué en 2003, sans l’aval des Nations unies et à la suite d’un mensonge : l’existence d’un prétendu arsenal d’armes de destruction massive. Le pays plonge dans la guerre civile. Washington aide à l’installation d’un pouvoir chiite à Bagdad, provoquant de facto une continuité politique territoriale chiite de l’Iran jusqu’au Sud-Liban en passant par l’Irak et la Syrie. 

Aussi, alors que les groupes terroristes étaient quasi inexistants en Irak, l’État islamique émerge et devient une nouvelle menace pour les États-Unis et leurs alliés. La violence de la guerre s’accompagne de celle des photos et des vidéos. « Avec les images des soldats états-uniens tenant en laisse les prisonniers d’Abou Ghraïb, plus besoin d’agents recruteurs pour les jihadistes », analyse en 2021 l’économiste Thomas Piketty dans Le Monde.  

Une étude menée en 2024 à l’université Brown de Providence aux États-Unis, intitulée « The Costs of War Project », estime que plus de 940 000 personnes ont été tuées par les violences de guerre directes survenues après le 11 septembre en Irak, en Afghanistan, en Syrie, au Yémen et au Pakistan entre 2001 et 2023. Parmi elles, plus de 432 000 étaient des civils.

Par ailleurs, de 3,6 à 3,8 millions de personnes sont mortes indirectement dans les zones de guerre post-11-Septembre, ce qui porte le bilan total à au moins 4,5 à 4,7 millions de morts. Un chiffre qui ne cesse d’augmenter. Le narratif du président Bush, cette « guerre contre le terrorisme », a ainsi permis de justifier les attaques et les morts dans de nombreux pays du globe. « Le 11-Septembre a donné naissance à l’idée que la sécurité sur le sol américain dépendait de la mise en place des valeurs démocratiques dans le monde musulman », affirme en 2021 dans The Atlantic le journaliste et écrivain américain George Packer. 

L’échec de la « guerre globale contre le terrorisme » 

À côté du dramatique bilan humain, de nombreuses libertés sont remises en cause. Fin octobre 2001, le Congrès américain adopte le Patriot Act, avec pour objectif de donner à Washington, sur le plan intérieur, une grande latitude pour « combattre le terrorisme ». Le texte étend les pouvoirs de surveillance et d’enquête des autorités, durcit l’immigration et les conditions de détention de certains étrangers… Il s’accompagne d’un corpus d’actes juridiques et de notes internes qui facilitent le recours aux assassinats ciblés et à la torture. L’État de droit recule au cœur même de l’Occident.

Pour Maud Quessard*, directrice du domaine Europe Espace Euratlantique à l’Irsem, maître de conférences et spécialiste de politique étrangère américaine, ces guerres sans fin et sans succès ont affaibli et fragilisé les États-Unis, non seulement en termes d’image à l’extérieur mais aussi en raison de leur coût à l’intérieur. « Après le 11-Septembre, avec Bush, s’ouvre une période résumée par un unilatéralisme musclé et messianique visant à promouvoir le « regime change », et perçu comme une croisade occidentale. On parle alors de « wilsonisme botté », terme du chercheur Pierre Hassner : on est toujours dans l’idée d’être porté par des valeurs universelles mais de manière musclée, en utilisant la force militaire. À l’époque, on n’est donc pas dans le retrait, mais encore dans l’interventionnisme. D’où ces longues guerres américaines qui sont des débauches de forces et de budgets pour finalement ne pas du tout aboutir à la fin. Et l’on voit que ça n’a pas du tout fonctionné. Le 11-Septembre a fait exploser le fait que tout le monde ne pense pas que les États-Unis soient le modèle à suivre. » D’autant que le terrorisme frappe toujours à cette époque, de Londres à Madrid en passant par Paris, mais aussi Bombay ou Orlando. 

Le changement de narratif se développe avec les successeurs du président Bush, Obama puis surtout Trump durant son premier mandat, qui affiche dorénavant une nouvelle priorité : « America First », « l’Amérique d’abord ». Entre 2017 et 2021, la doctrine de Trump rompt en effet nettement avec celle de George W. Bush, même si le nouveau locataire de la Maison Blanche utilise encore la période du 11-Septembre et cet état d’exception pour servir de matériaux presque juridiques et législatifs pour, sous couvert de protection et de renforts de sécurité nationale, mettre en place une forme d’état d’exception avec des mesures qui sont en réalité plutôt liberticides, mais qui ne sont pas du tout présentées comme telles.   

« Les trumpistes, les Maga, ont en tête toute cette histoire et se disent qu’il faut abandonner toute idée de vouloir répandre la démocratie, qui n’est peut-être d’ailleurs pas un si bon modèle que ça. Ils en ont assez aussi des interventions extérieures, analyse Maud Quessard. Ce précédent-là a donc un double enseignement : il ne faut pas se leurrer en pensant qu’on va changer le monde, surtout en imposant un modèle dont on est nous-mêmes pas tout à fait sûrs, et on n’est plus véritablement sur la même longueur d’ondes que nos alliés ou que nos prédécesseurs sur les valeurs universelles qu’on veut porter à l’extérieur. L’autre point est : pas d’aventure extérieure avec des débauches militaires qui nous coûtent très cher. Ça, c’était le principe de départ de Trump avant l’Iran. » 

Washington a en effet envahi l’Irak avec l’idée du « régime change ».Pour l’Iran, en 2026, l’objectif était beaucoup plus flou. « J’ai été très surprise des comparaisons hâtives qu’on a pu faire entre l’Irak et l’Iran dans un premier temps du conflit. Ce n’est pas la même administration, ni les mêmes objectifs, ni les mêmes moyens, ni les mêmes erreurs. » Depuis 1979, l’Iran a toujours été un dossier important pour les États-Unis, quelle que soit l’administration en place. Il y a toujours eu un consensus contre Téhéran. Sauf quand il s’est agi de s’engager dans une opération militaire comme celle qui a été déclenchée le 28 février.  

Vers un autre monde ? 

Au lendemain des attentats du 11-Septembre, les États-Unis misent sur leur force militaire, quitte à dépenser des milliards de dollars supplémentaires et à remettre en cause l’État de droit. Au même moment, la Chine, qui coopère avec Washington dans la lutte contre le terrorisme, poursuit son ascension économique et stratégique. En décembre 2001, après plus de quinze années de négociations, Pékin devient membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Une intégration qui accélère son essor économique. À partir de 2003, Pékin bénéficie également, sur le plan diplomatique, de l’affaiblissement de l’image internationale des États-Unis, empêtrés dans ses aventures militaires et ses mensonges.

Aussi, la « guerre contre le terrorisme », qui devait éradiquer toute menace, y compris celles des États dénoncés comme « voyous », est un échec. Et le monde est bien loin d’être pacifié. « Nous sommes un empire maintenant, nous créons notre propre réalité », déclarait pourtant un conseiller de Bush en 2002, signe aujourd’hui de la méconnaissance des néoconservateurs du monde extérieur. Un quart de siècle après les attentats-suicides du 11-Septembre, le monde en subit encore les répercussions.  

« Bref, analyse en 2021 le philosophe politique Luuk van Middelaar, même si Washington préfère ne pas en parler, l’Afghanistan et la Chine nous disent en réalité la même chose : l’Occident ne peut pas modeler le monde à son image. Il nous faut partager la planète avec des puissances qui ne sont pas démocratiques (et qui ne le deviendront très probablement pas). Une mise à jour de notre vision du monde s’impose, et elle mérite que l’on s’y attarde plus que ce que veulent bien admettre les pourfendeurs pressés de nouvelles injustices. » 

Pour de nombreux commentateurs et analystes, le 11-Septembre est aussi la « fin du siècle américain ». Mais pour Maud Quessard, ce siècle américain se referme davantage avec Trump qu’avec le 11-Septembre. « Ce siècle est vraiment achevé avec la période Trump qui n’est pas une parenthèse, qui fait changer d’objectifs, d’outils et de lignes directrices. Les États-Unis sont quand même restés la puissance de référence en termes économiques et commerciaux comme en termes militaires, de 2001 à 2026. Ça sera peut-être moins le cas dans la lecture qu’on fera de la période qui s’ouvre et qui va être la succession de Trump. » 

Le choc de plusieurs civilisations 

Les attentats du 11-Septembre sont aux yeux de beaucoup la concrétisation de la thèse avancée par Samuel Huntington en 1993 : le choc des civilisations. Selon cette théorie, les conflits majeurs sont dorénavant motivés par des différences culturelles et religieuses entre blocs de civilisations, et beaucoup moins par des idéologies politiques ou des intérêts économiques.  

« Il ne faut pas voir ce choc des civilisations de manière binaire, les États-Unis qui seraient à la tête de l’Occident contre le reste du monde, conclut Maud Quessard. Il faudrait peut-être décentrer un peu le regard et le penser avec les outils, les objets et les glissements de notre période contemporaine : c’est l’effritement ou la fragmentation des civilisations plutôt qu’un choc dual, binaire, très antagoniste. Aujourd’hui, plusieurs civilisations s’affrontent, on parle beaucoup de désoccidentalisation du monde. Cela peut être vu et utilisé par des petites et moyennes puissances des Sud qui veulent peut-être offrir une forme de troisième voie en essayant de saisir ce déclin relatif des États-Unis et cette mise en concurrence très forte de puissances avec la Chine et la Russie. Plusieurs puissances essaient de redessiner l’ordre international dans lequel on se trouve. C’est le choc des civilisations, mais vraiment au pluriel. » 

Un quart de siècle après, le 11-Septembre n’apparaît plus seulement comme un attentat, ni même comme le début de la « guerre contre le terrorisme », mais comme une césure historique qui a accéléré le déclin relatif de l’hégémonie américaine, fragilisé l’État de droit au cœur de l’Occident et ouvert la voie à un monde plus fragmenté.

*« La puissance sans principe. Le nouvel empire américain », éditions du Seuil, à paraître le 9 octobre. 

RFI

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11 septembre 2026
À la UneAfrique

L’Algérie rompt ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis

by admin9775 11 septembre 2026

La tension couvait depuis plusieurs années entre les deux pays : l’Algérie a annoncé jeudi 10 septembre rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis en évoquant des « agissements provocateurs », Alger accusant Abu Dhabi d’ingérence dans les affaires de plusieurs pays de la région.

Dans la soirée, Alger a également indiqué fermer son espace aérien aux avions militaires et civils des Émirats. Cette mesure, annoncée par le ministère de la Défense, entrera en vigueur à minuit heure locale (23 h GMT). Elle ne concerne pas pour l’heure « les vols commerciaux émiratis en provenance ou à destination de l’aéroport international d’Alger, maintenus jusqu’à fin 2026 », selon la même source.

Le gouvernement algérien a pris cette décision après « avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales », a affirmé le ministère des Affaires étrangères.

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Le communiqué ne précise pas les raisons ayant conduit Alger à annoncer cette mesure jeudi. Le ministère a indiqué avoir reçu l’ambassadeur des Émirats afin de lui notifier la décision.

« Il lui a été signifié qu’un délai de 48 heures lui avait été accordé pour se conformer à cette décision », a-t-il ajouté.

Les Émirats ont affirmé espérer que cette décision serait « temporaire ».

« En réaction à la décision de la République algérienne démocratique et populaire de rompre les relations (…), les Émirats espèrent que cette décision sera temporaire », a écrit sur X le ministère des Affaires étrangères.

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Image de couverture : © France 24

« Là où ils mettent le pied, le sang coule »

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune accuse de longue date les Émirats de mener une action déstabilisatrice dans plusieurs pays de la région, citant notamment le Mali, la Libye et le Soudan.

« Là où ils mettent le pied, le sang coule », a-t-il récemment affirmé lors d’une interview télévisée, qualifiant les Émirats d' »État minuscule » à l' »impact très négatif ».

« Tout ce que l’Algérie souhaite, c’est que cet État s’éloigne, pour que le sang ne coule pas chez nous », avait-il ajouté.

Il a précisé qu’une rupture diplomatique serait intervenue depuis longtemps sans la volonté d’Alger de ne pas aggraver les divisions entre pays arabes.

Dans son communiqué, le ministère algérien des Affaires étrangères a évoqué sans autres détails une « multiplication des agissements provocateurs ou hostiles de la part des Émirats arabes unis ».

Alger opposé à la normalisation avec Israël

L’Algérie a tenté de « les mettre en garde contre les graves conséquences de leur comportement regrettable et injustifiable », a-t-il assuré. Mais les Émirats « ont persisté dans leurs agissements qui ont malheureusement atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre de relations entre deux États souverains et ne sauraient rester sans réponse ».

Plusieurs épisodes sont venus alimenter les tensions ces dernières années.

En 2025, la télévision publique algérienne avait ainsi dénoncé une campagne médiatique hostile après la diffusion sur la chaîne émiratie Sky News Arabia d’une interview de l’historien Mohamed Amine Belghit, dont les déclarations sur l’identité amazighe avaient provoqué une vive polémique en Algérie.

La dégradation des relations entre les deux pays s’inscrit également dans un contexte de divergences diplomatiques plus larges, l’Algérie s’opposant à la normalisation des relations avec Israël engagée par plusieurs pays arabes, dont les Émirats.

Avec AFP

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11 septembre 2026
À la UneEconomie

China Mining 2026 : la RDC veut passer du tonnage minier à la création de valeur locale

by admin9775 11 septembre 2026

À Tianjin, la République démocratique du Congo veut faire évoluer son discours sur le secteur minier. À l’occasion du Forum RDC–Chine, organisé en marge de la 28ᵉ China Mining Conference and Exhibition, Kinshasa a appelé ses partenaires chinois à ne plus mesurer la performance du secteur à travers les seuls volumes de minerais produits ou exportés.

Intervenant au nom de la RDC, Louis Watum Kabamba a défendu une approche davantage axée sur la valeur ajoutée créée sur le territoire congolais, le développement des emplois qualifiés, le transfert de technologies et la montée en puissance des entreprises locales.

Transformer davantage en RDC

Le message adressé aux investisseurs chinois repose sur une volonté claire : faire du potentiel minier congolais un levier de transformation industrielle. Cuivre, cobalt, lithium ou encore germanium ne devraient plus être considérés uniquement comme des ressources à extraire, mais comme une base pour développer des activités industrielles et technologiques en RDC.

Cette orientation implique notamment de renforcer les capacités locales de transformation, de favoriser l’intégration des entreprises congolaises dans les chaînes de valeur minières et d’accroître le transfert de compétences et de technologies.

Une nouvelle lecture de la performance minière

Pour le ministre des Mines, l’enjeu est donc de dépasser la logique du tonnage produit pour évaluer davantage l’impact réel de l’activité minière sur l’économie congolaise.

La création d’emplois qualifiés, le développement du tissu industriel local, la formation de la main-d’œuvre et l’émergence d’entreprises congolaises capables de participer durablement aux chaînes de valeur deviennent ainsi des indicateurs essentiels.

À Tianjin, la RDC cherche ainsi à repositionner son partenariat minier avec la Chine autour d’un objectif plus large : transformer davantage de richesses minières sur place afin que l’exploitation du sous-sol contribue plus directement au développement économique et industriel du pays.

Par Marius Bopenga
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11 septembre 2026
À la UneMonde

Moyen-Orient: les Houthis ont pris le contrôle de la ville stratégique de Mokha, sur la mer Rouge

by admin9775 11 septembre 2026

L’Arabie saoudite a mené une quarantaine de frappes aériennes au Yémen ces dernières heures, ont affirmé jeudi 10 septembre les Houthis, soutenus par l’Iran, après de nouvelles attaques des rebelles contre le royaume. De son côté, la milice chiite s’est emparée ​de ‌la ville yéménite ‌de ​Mokha, sur la mer Rouge, et progresse vers le détroit clef de Bab el Mandeb, a affirmé une source gouvernementale yéménite.

Les Houthis ont fait état jeudi de plusieurs dizaines de frappes saoudiennes au Yémen au cours des dernières 24 heures, après que ces combattants pro-iraniens ont pris le contrôle d’une ville stratégique sur la mer Rouge. « Les avions ennemis saoudiens ont mené (…) 64 frappes aériennes réparties entre les provinces de Taëz, Hodeida, Marib et al-Jawf, à l’aide d’avions de combat F-15 et Typhoon » partis de bases situées en Arabie saoudite, a déclaré le porte-parole des Houthis, Yahya Saree, cité par l’agence de presse Saba.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

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11 septembre 2026
À la UneProvince

RDC : les changements physiques de certains cadres de l’AFC/M23 alimentent les commentaires

by admin9775 10 septembre 2026

Les changements physiques observés chez certaines personnalités congolaises ayant rejoint l’AFC/M23, mouvement soutenu par le Rwanda, suscitent de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Des publications mettent notamment en avant leur évolution physique et leur parcours depuis leur ralliement au mouvement.

Dans un registre volontairement ironique, certains internautes évoquent une mystérieuse « transformation » qui toucherait plusieurs figures associées à l’AFC/M23, allant jusqu’à opposer l’apparence qu’elles avaient avant leur engagement à leur état actuel.

Makenga, Musanga, Safu et Maggie au centre des commentaires

Le cas de Sultan Makenga, figure militaire historique du M23, est notamment cité. Des commentaires mettent en avant son évolution au sein de la structure politico-militaire et l’influence qu’il aurait progressivement acquise.

Bahati Musanga est également mentionné dans ces publications, tout comme l’ancien député Daniel Safu, dont l’apparence physique est comparée à celle qu’il affichait avant de rejoindre le mouvement.

Même traitement pour Henry Maggie, dont des photos circulant sur les réseaux sociaux sont utilisées pour souligner, sur un ton moqueur, un changement physique présenté comme particulièrement marqué.

Une lecture politique plutôt qu’une réalité établie

Derrière ces commentaires se dessine surtout une critique politique du choix de Congolais ayant rejoint l’AFC/M23. Pour leurs détracteurs, ces personnalités seraient devenues des instruments au service des intérêts rwandais dans l’est de la RDC.

La formule selon laquelle « la trahison paie » résume ainsi le ton particulièrement virulent de ces publications, qui dénoncent ce qu’elles considèrent comme un ralliement à une force étrangère impliquée dans le conflit congolais.

Les affirmations concernant une détérioration de l’état de santé ou une accélération particulière du vieillissement des personnes citées ne permettent toutefois pas, à elles seules, d’établir un lien avec leur engagement au sein de l’AFC/M23. Ces éléments relèvent principalement du commentaire et de la polémique sur les réseaux sociaux.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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