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À la Une

À la UneMonde

France: Jean-Luc Mélenchon officialise sa candidature à la présidentielle 2027

by admin9775 4 mai 2026
written by admin9775

Invité au journal télévisé de 20 heures de la chaîne TF1, dimanche 3 mai, Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle 2027. Le chef de file du parti La France insoumise (LFI) va briguer la présidence de la République pour la quatrième fois, après 2012, 2017 et 2022.

Les élus de La France insoumise étaient réunis à Paris, ce 3 mai, à un peu moins d’un an de la présidentielle, pour désigner le candidat du mouvement de gauche radicale pour 2027. Sans surprise, Jean-Luc Mélenchon portera les couleurs de LFI dans la prochaine course à l’Élysée. « Oui, je suis candidat », a-t-il confirmé face à la journaliste Anne-Claire Coudray.

Comme en 2022, cette candidature devra récolter 150 000 parrainages citoyens, ce qui devrait être une formalité pour le fondateur du mouvement politique. « Nous, c’est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat », a déclaré Jean-Luc Mélenchon, indiquant être « le mieux préparé » à La France insoumise « pour faire face à la situation qui arrive ».

« Sans vouloir affoler, mais pour être lucide, nous entrons dans une saison très agitée de l’histoire du monde. Nous sommes menacés d’une guerre généralisée, nous sommes menacés par un changement spectaculaire du climat. Et puis, nous avons une crise économique et sociale qui s’avance vers nous », a-t-il déclaré.

Mélenchon pense « battre à plate couture » le RN

Le tribun de 74 ans a déploré « les divisions internes dans les partis » qui « font qu’il y a une multitude de candidatures et c’est la confusion ». À propos de la guerre au Moyen-Orient, Jean-Luc Mélenchon a pointé la responsabilité des États-Unis et d’Israël et estimé que la France aurait dû former un « front commun » avec l’Espagne pour s’opposer.

L’ancien sénateur et député s’est dit optimiste sur sa capacité à affronter le Rassemblement national, grand favori du scrutin, qu’il soit mené à l’élection par Jordan Bardella ou Marine Le Pen : « C’est l’adversaire principal puisqu’il paraît qu’il va gagner. » Mais Jean-Luc Mélenchon assure ne pas croire à une accession de l’extrême droite au pouvoir en 2027 : « Je ne sais même pas s’ils seront au deuxième tour (…) Je pense que nous allons les battre à plate couture. »

C’est la quatrième fois que « JLM » se porte candidat à la présidence de la France. En 2012, sous l’étiquette Parti de gauche, il s’était classé quatrième au premier tour avec 11,10% des suffrages (derrière François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen). En 2017, à la tête de LFI, Jean-Luc Mélenchon s’était à nouveau classé quatrième avec 19,58% des voix (derrière Emmanuel Macron, Marine Le Pen et François Fillon). Enfin, en 2022, l’homme politique de gauche était arrivé troisième du premier tour, avec 21,95% des voix (derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen). Il ne lui avait manqué qu’un peu plus de 420 000 voix pour accéder au second tour.

RFI

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À la UneSport

Trésor Lualua élu président de la Ligue nationale de football des jeunes en RDC

by admin9775 4 mai 2026
written by admin9775

L’ancien international congolais Trésor Lualua a été élu président de la Ligue nationale de football des jeunes de la République démocratique du Congo à l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire élective tenue samedi à Kinshasa.

Selon les résultats officiels, l’ex-capitaine des Léopards s’est imposé avec 26 voix sur 42 votants, contre 16 suffrages pour le président sortant Zéphyr Kanyinda.

Un changement à la tête d’un maillon stratégique du football congolais

Cette élection marque une alternance à la direction d’une structure considérée comme centrale dans l’architecture du football national, la Ligue nationale de football des jeunes étant chargée de l’encadrement, de l’organisation et du développement du football de formation à travers le pays.

L’arrivée de Trésor Lualua intervient dans un contexte où la refondation de la filière de détection et de formation des jeunes talents apparaît comme un enjeu majeur pour l’avenir du football congolais.

Une figure emblématique appelée à porter la réforme

Ancien joueur de renom et figure respectée du football national, Trésor Lualua hérite d’une responsabilité stratégique dans un secteur souvent présenté comme le maillon faible de la chaîne de performance du football congolais.

Son élection est perçue par plusieurs observateurs comme le signe d’une volonté de renouvellement dans les structures sportives nationales, avec l’espoir de voir davantage d’anciens joueurs expérimentés investir la gouvernance du football.

Un mandat attendu sur la structuration de la relève

Le nouveau président devra notamment répondre aux défis liés à la professionnalisation des centres de formation, à l’amélioration des compétitions de jeunes, au renforcement de la détection en provinces et à la meilleure articulation entre football de base et équipes nationales de jeunes.

Sa prise de fonctions intervient alors que plusieurs réformes sont attendues dans la gouvernance du football congolais à l’approche des élections générales de la FECOFA.

Un signal fort dans la recomposition du football congolais

L’élection de Trésor Lualua s’inscrit plus largement dans une dynamique de repositionnement des anciennes gloires du football congolais au sein des institutions sportives nationales.

Elle pourrait également renforcer le poids politique des anciens internationaux dans les futurs équilibres internes de la gouvernance du football en RDC.

Par Pascal Kabeya
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À la UneTribunes

Samy Badibanga relance le débat stratégique sur les corridors Banana–Lobito et interpelle sur la souveraineté économique de la RDC

by admin9775 3 mai 2026
written by admin9775

L’ancien Premier ministre Samy Badibanga a relancé un débat stratégique majeur sur l’orientation des infrastructures économiques de la République démocratique du Congo, en mettant en garde contre une dépendance excessive au corridor de Lobito et en plaidant pour une priorisation du corridor de Banana comme axe structurant du développement national.

Dans une tribune publiée au lendemain du passage de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka à la Banque mondiale, l’ancien chef du gouvernement estime que le choix entre les deux corridors dépasse largement le cadre technique et engage directement le modèle de développement, la souveraineté économique et la sécurité territoriale de la RDC.

Pour Badibanga, la réponse est claire : « il ne s’agit pas d’un débat d’ingénieurs, mais bien d’un choix de modèle de développement ». Lors de son intervention à la Banque mondiale, Judith Suminwa a plaidé pour le redimensionnement du corridor de Lobito. Cette option, qui bénéficie déjà d’un soutien international, consiste notamment à réhabiliter la section ferroviaire Kolwezi–Dilolo, longue de 430 kilomètres, afin de faciliter l’exportation rapide des minerais congolais via le port angolais de Lobito. Une solution jugée pragmatique par certains partenaires, dans un contexte où l’Angola mobilise d’importants financements et expertises pour relancer cet axe stratégique.

Mais cette orientation n’est pas sans conséquences, avertit Samy Badibanga. Selon lui, faire du corridor de Lobito l’axe principal d’évacuation des ressources congolaises reviendrait à externaliser une part importante de la souveraineté économique du pays. Les minerais de la RDC risqueraient alors de continuer à alimenter l’industrialisation d’autres économies, sans transformation locale significative. L’ancien chef du gouvernement insiste : les ressources minières ne doivent pas être réduites à une simple rente à exporter. Elles doivent, au contraire, servir de levier pour structurer une économie nationale intégrée. Cela implique des investissements massifs dans les infrastructures de transport et d’énergie, notamment des voies ferrées performantes, des réseaux routiers, des plateformes multimodales et des centrales hydroélectriques, capables de soutenir à la fois une industrie compétitive et un secteur agricole à grande échelle.

Dans cette perspective, Badibanga met en avant le corridor de Banana, qu’il présente comme une alternative stratégique. Long de 3 300 kilomètres, cet axe pourrait relier plusieurs régions clés du pays, de Kisangani aux Kivu, en passant par le Katanga jusqu’à Kinshasa et favoriser une véritable intégration territoriale. Il permettrait également de développer des chaînes de valeur locales, en misant sur la transformation des matières premières sur le sol congolais.

Cependant, ce projet accuse un retard notable par rapport au corridor de Lobito. Un décalage que l’ancien Premier ministre attribue en partie aux trois décennies de conflits dans l’est du pays, lesquels ont affaibli les capacités d’investissement de l’État et fragilisé la cohésion nationale. Pour l’ex-PM, ce constat renforce justement l’urgence d’investir dans les infrastructures, considérées à la fois comme un moteur de développement mais aussi un outil de sécurité nationale.

Qu’on se le dise. Le temps est un facteur déterminant dans ce dossier. Badibanga souligne que les partenaires internationaux ont déjà orienté des financements significatifs vers le corridor de Lobito. En l’absence d’une stratégie claire et d’un plan décennal ambitieux de désenclavement plaçant Banana au centre, la RDC pourrait voir se développer des corridors économiques échappant à son contrôle direct. Les enjeux, selon lui, sont considérables : création de millions d’emplois, potentiel de centaines de milliards de dollars de PIB supplémentaires, mais aussi préservation de la souveraineté économique du pays. À défaut de décisions structurantes, le risque est celui d’un maintien durable dans un modèle d’exportation brute et de dépendance logistique.

Face à ces choix, Samy Badibanga appelle urgemment à l’organisation d’un large débat national associant les institutions, les experts, le secteur privé, les syndicats et la société civile. L’objectif est de « trancher clairement entre deux options, celle du raccourci pratique incarnée par Lobito, et celle d’un investissement de long terme dans des infrastructures nationales au service de la transformation économique ».

Aux yeux de l’ancien chef du gouvernement, la décision ne peut plus être différée. Elle engage, au-delà des considérations économiques, la capacité du pays à maîtriser son développement et à transformer ses ressources en richesse partagée.

Tribune

– Corridors de Banana et Lobito : ALERTE, l’avenir économique de la RDC en question –

La RDC est-elle en train de perdre son plus puissant levier de développement économique ? Nos minerais ne sont pas seulement une richesse exceptionnelle, ils sont notre principal vecteur de développement économique, d’aménagement du territoire source essentielle de prospérité, de sécurité et de souveraineté à long terme. Ce sont les minerais qui justifient et rentabilisent les investissements dans les infrastructures de transport et énergie, qui eux- mêmes constituent les fondations et la colonne vertébrale de notre développement économique et social.

Il est crucial de comprendre à quel point nous sommes aujourd’hui face à un choix qui déterminera notre avenir économique pour longtemps. Le corridor de Banana est la colonne vertébrale de notre développement économique. Lobito est un axe majeur de développement de l’Angola. Il ne manque au corridor de Lobito que la section ferroviaire de Kolwezi à Dilolo pour rejoindre le rail qui mène au port de Lobito en Angola. Le corridor de Banana, long de 3300 km avance également rapidement, sous l’impulsion du chef de l’Etat, mais accuse un retard notable par rapport à celui de Lobito. Les 30 ans de guerre d’agression à l’est n’y sont pas étrangers.

Dans le monde entier, les activités industrielles se développent toujours le long d’un axe d’infrastructures offrant une haute performance logistique et une énergie à bas coût.

C’est la réalité des plus grands corridors économiques mondiaux en Chine (Yangtsé), aux Etats-Unis (Great lakes) et en Europe (Banane Bleue). Sans infrastructures performantes de transport, il est impossible de développer la production agricole.

Or la RDC est déjà identifiée comme un des 6 pays (Brésil, RDC, Ukraine, Indonésie, Turquie, Australie) pouvant devenir une grande puissance agricole mondiale, à condition de disposer des infrastructures logistiques. Et pour l’énergie, nous avons tout le potentiel nécessaire d’hydroélectricité. Mais ce sont les minerais qui justifient la rentabilité des investissements massifs dans les infrastructures de transport et énergie, telles que les lignes ferroviaires, routes et plateformes multimodales, et les centrales hydroélectriques.

Si tous nos minerais quittent notre territoire vers l’Angola, nous risquons de perdre le levier qui justifie les investissements en infrastructures de transport- logistique et énergie qui permettront le développement industriel national. L’enjeu est immense car il s’agit de millions d’emplois et de centaines de milliards de dollars de PIB et d’investissements. Force est de constater que jusqu’à aujourd’hui, les partenaires internationaux ne se sont intéressés et n’ont financé que le corridor de Lobito. Et il ne s’agit pas seulement d’économie.

Le président de la République a dit le 8 avril que « chaque infrastructure doit être une pierre de plus posée à l’édifice de notre souveraineté économique et de notre puissance nationale ». Le corridor de Banana est la colonne vertébrale des infrastructures nationales, sur lequel pourront progressivement se connecter les autres provinces du pays, notamment Kisangani et les Kivus. Il faut rappeler que c’est l’absence d’infrastructures de transport-logistiques qui est précisément l’une des faiblesses et causes majeures de la guerre de 30 ans à l’Est. L’aménagement du territoire, et les infrastructures sont ainsi la condition sine qua none de notre sécurité et souveraineté.

La priorité à donner à notre développement national par le corridor de Banana mérite par conséquent un véritable débat national réunissant les élus, les économistes et spécialistes des infrastructures, les entreprises et les syndicats. Le risque est considérable puisque l’opportunité historique de saisir le levier de développement par nos minerais s’envole et qu’il va développer les corridors d’industrialisation des pays voisins. Il faut toujours se rappeler que personne ne défendra les intérêts de la RDC à notre place.

Au Katanga, choisir de développer et réhabiliter le rail qui mène de Kolwezi à la frontière angolaise à Dilolo, sur environ 430 km, c’est faire le choix d’une solution temporaire pour l’évacuation des minerais, qui risque de devenir une réalité à long terme.

A la place, construire une voie ferrée performante de Kolwezi au Kasaï, puis vers Kikwit et Kinshasa, c’est faire le choix de disposer de nos propres infrastructures de souveraineté et développe la multimodalité indispensable à la performance d’un corridor, ceci demeure la priorité des priorités, car c’est à partir de ces infrastructures que nous pourrons développer notre agriculture et les industries minières et agroalimentaires, sans compter la valeur ajoutée d’un secteur logistique puissant. Le général américain Eisenowher disait que «l es amateurs discutent de stratégie, les professionnels parlent de logistique ». Ouvrons sans tarder le débat de la logistique et mettons en œuvre en priorité un véritable plan décennal de développement de corridor économique et industriel sur notre territoire.

Samy BADIBANGA

Ancien Premier ministre

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À la UneMusique & Culture

Fally Ipupa triomphe au Stade de France et entre dans l’histoire de la musique africaine francophone

by admin9775 3 mai 2026
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L’artiste congolais Fally Ipupa a signé samedi soir une performance historique au Stade de France en se produisant devant une enceinte comble pour le premier de ses deux concerts anniversaire célébrant ses vingt ans de carrière solo.

Dans un stade affichant complet depuis plusieurs semaines et rassemblant plus de 80 000 spectateurs, l’artiste est devenu le premier chanteur africain francophone à remplir cette enceinte mythique, confirmant son statut parmi les figures majeures de la musique africaine contemporaine.

Une entrée en scène symbolique pour un concert historique

Le spectacle a débuté peu après 20h40 avec le titre « Amour assassin », dédié à Aziz Makukula, avant que l’artiste n’enchaîne avec « Bicarbonate » puis « Cinema », extrait de son dernier album XX, paru le 17 avril 2026.

Face à une foule acquise à sa cause, celui que ses admirateurs surnomment « l’Aigle » ou encore « le Warrior Suprême » a livré une prestation conçue comme une rétrospective de deux décennies de carrière.

« Merci d’être là ce soir… c’est grâce à vous que je suis arrivé ici. C’est l’Afrique qui gagne ! Toute ma gratitude à la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré sur scène.

Une affiche internationale pour un show de dimension mondiale

Au fil de la soirée, plusieurs invités de renom ont rejoint l’artiste sur scène, donnant au concert une dimension internationale :

  • Guy2Bezbar pour l’interprétation de « Pépélé », leur collaboration sortie en avril ;
  • Wizkid ;
  • Joe Dwet Filet ;
  • M. Pokora ;
  • et la légende sénégalaise Youssou N’Dour sur le titre « Migrants de rêve ».

Une performance sous haute sécurité

En amont de l’événement, les autorités françaises avaient déployé un important dispositif sécuritaire autour du stade.

La préfecture de police de Paris avait évoqué dans un arrêté publié le 29 avril des risques potentiels de troubles à l’ordre public, en raison de tensions connues au sein d’une partie de la diaspora congolaise et de précédents incidents survenus lors de concerts de l’artiste en région parisienne.

Un périmètre de sécurité renforcé avait été instauré autour du stade, avec restrictions de circulation et interdiction des rassemblements non autorisés.

Une consécration majeure dans la carrière de l’artiste

Ce double rendez-vous au Stade de France constitue l’un des moments les plus marquants de la carrière de Fally Ipupa, vingt ans après le lancement de son parcours solo.

Avec une affluence cumulée attendue de plus de 150 000 spectateurs sur les deux dates, les concerts des 2 et 3 mai apparaissent comme une démonstration de puissance artistique, commerciale et symbolique rarement atteinte par un artiste africain francophone sur la scène internationale.

Une portée au-delà de la musique

Au-delà de la performance artistique, cette réussite est perçue par de nombreux observateurs comme un symbole du rayonnement croissant des industries culturelles africaines sur les grandes scènes mondiales.

Par cette performance, Fally Ipupa ne signe pas seulement un exploit personnel : il inscrit également un jalon important dans l’histoire de la musique africaine contemporaine.

L’artiste remontera sur la scène du Stade de France ce dimanche 3 mai pour le second acte de ce week-end historique.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Moyen-Orient: Trump déclare dans une lettre au Congrès que les hostilités contre l’Iran sont «terminées»

by admin9775 3 mai 2026
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Dans une lettre adressée au Congrès américain, le président Donald Trump a écrit que les hostilités contre l’Iran sont « terminées », se mettant en conformité avec la loi américaine limitant un conflit sans aval du Congrès à 60 jours. Plus tôt dans la journée, il s’était dit « pas satisfait » de la nouvelle proposition faite par l’Iran ce 1er mai pour tenter de débloquer les négociations. En parallèle, le sud du Liban est toujours visé par des attaques israéliennes en dépit de la trêve.

Donald Trump a estimé vendredi 1er mai que les hostilités contre l’Iran étaient «terminées » dans une lettre envoyée au Congrès américain, affirmant ainsi se conformer à la loi qui exige que le président américain obtienne l’autorisation du Congrès pour prolonger un conflit au-delà de 60 jours.

Si la trêve entre les États-Unis et l’Iran a été prolongée sine die, les deux camps n’arrivent toujours pas à s’entendre pour reprendre leurs négociations, après une première session infructueuse le 11 avril au Pakistan. Le président américain Donald Trump s’est dit vendredi « pas satisfait » de la dernière proposition iranienne destinée à relancer les négociations deux mois après le début de la guerre.

L’armée israélienne continue de bombarder le sud du Liban. Plus de 2 600 personnes ont été tuées dans le pays depuis qu’Israël a lancé le 2 mars une nouvelle campagne militaire aérienne et terrestre, disant vouloir neutraliser le Hezbollah pro-iranien, et au moins 12 personnes sont mortes ce 1er mai, selon l’Agence nationale d’information libanaise.

RFI

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À la UneSport

FECOFA : Shabani Nonda se retire de la course à la présidence après le rejet provisoire de sa candidature

by admin9775 3 mai 2026
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L’ancien capitaine des Léopards et ex-international congolais Shabani Nonda a annoncé ce samedi son retrait définitif de la course à la présidence de la FECOFA, quelques heures après le rejet provisoire de sa candidature par la Commission électorale.

Dans un communiqué, l’ancien attaquant de l’AS Monaco évoque des « raisons personnelles » pour justifier sa décision, mettant ainsi un terme à sa participation au processus électoral en cours.

« C’est avec une profonde tristesse que je vous annonce ma décision de retirer ma candidature », écrit-il, tout en remerciant ses soutiens à travers le pays et au sein de la diaspora.

Un retrait après une irrecevabilité provisoire

La décision de Shabani Nonda intervient au lendemain de la publication par la Commission électorale de la liste provisoire des candidatures retenues et rejetées pour les élections du comité exécutif de la FECOFA, prévues le 20 mai 2026 à Kinshasa.

Sa liste avait été déclarée irrecevable pour non-conformité à plusieurs exigences statutaires, notamment en ce qui concerne le nombre et la validité des candidatures féminines exigées dans la composition des tickets électoraux.

Bien qu’un délai de recours de trois jours ait été ouvert aux candidats recalés, l’ancien joueur de Galatasaray a choisi de ne pas saisir la Commission de recours électoral.

Un scrutin sous le signe de la rigueur réglementaire

Le retrait de Shabani Nonda intervient dans un climat de forte attention autour du processus électoral de la FECOFA, marqué par une application stricte des critères de recevabilité par la Commission électorale.

Outre Nonda, plusieurs autres candidatures ont été provisoirement rejetées, notamment celles de :

  • Aziz Makukula
  • Jean-Claude Mukanya
  • Jean-Max Mayaka
  • Kevin Issa
  • Rainier-Patrice Mangenda

Selon la Commission, ces dossiers demeurent en suspens dans l’attente d’une éventuelle régularisation.

Trois candidatures provisoirement validées

À ce stade, seules trois listes ont été déclarées recevables :

  • Véron Mosengo Omba
  • Jean-Didier Masamba
  • Bosco Mwehu

Un tournant dans la course à la gouvernance du football congolais

Le retrait de Shabani Nonda constitue un tournant notable dans une élection particulièrement scrutée, tant en raison de l’enjeu sportif que des attentes en matière de réforme de la gouvernance du football congolais.

Figure populaire et respectée du football national, l’ancien capitaine des Léopards incarnait pour une partie de l’opinion une candidature de renouvellement susceptible de mobiliser les acteurs du football autour d’un projet de réforme.

Son retrait réduit sensiblement la concurrence dans un scrutin où 68 grands électeurs sont appelés à désigner le prochain comité exécutif de la FECOFA.

Une élection décisive pour l’avenir institutionnel du football congolais

Prévue le 20 mai prochain à Kinshasa, l’élection à la présidence de la FECOFA est perçue comme déterminante pour l’avenir du football congolais, dans un contexte de fortes attentes sur la professionnalisation de la gestion fédérale, la transparence institutionnelle et les performances sportives nationales.

Le retrait de l’une des figures les plus médiatiques de cette course reconfigure désormais le rapport de forces entre les candidats encore en lice.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Mali: arrestations de plusieurs militaires accusés de complicité dans les attaques du 25 avril

by admin9775 3 mai 2026
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Au Mali, plusieurs militaires ou anciens militaires ont été arrêtés au cours des derniers jours. C’est ce qu’a indiqué, vendredi 1er mai au soir par communiqué, le procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako. Ces hommes sont accusés de complicité dans les attaques du samedi 25 avril 2026, menées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et par les rebelles indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA), qui ont visé plusieurs cibles militaires à travers le pays : à Kidal, notamment, reprise par les groupes armés, et Kati, près de Bamako, fief des militaires au pouvoir. Le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, avait été tué dans cette attaque.

Plusieurs militaires ou anciens militaires ont été arrêtés au cours des derniers jours suite aux attaques du 25 avril 2026, a indiqué vendredi 1er mai, par communiqué, le procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako. Cinq noms de militaires, dont un décédé samedi dernier dans les combats, sont cités. 

Selon le procureur de la République, il est établi que des militaires en activité, radiés ou en instance de radiation, ont participé à la planification et à la coordination et à l’exécution des attaques, rapporte notre correspondant régional,Serge Daniel.

Parmi ces hommes en uniforme figure, toujours selon le communiqué, l’un des acteurs du coup d’État de 2012 qui avait renversé l’ancien président malien Amadou Toumani Touré. Des hommes politiques maliens seraient également impliqués. Officiellement, quatre militaires ont été arrêtés. Toutefois, selon les informations de RFI, six autres personnes ont été interpellées au 2 mai 2026 et une vingtaine d’autres sont recherchées dans le cadre de l’enquête.

« C’est complètement ridicule ! » répond Oumar Mariko aux accusations de complicité

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Dans ce même communiqué, une autre personne est accusée de complicité avec les groupes armés : Oumar Mariko, président du parti politique Sadi – aujourd’hui dissous, comme toutes les organisations politiques maliennes. Oumar Mariko est une figure de la politique malienne, l’un des leaders de la révolution de 1991 qui avait mené à la chute du dictateur militaire Moussa Traoré. Aujourd’hui, Oumar Mariko, opposant du régime de Transition, vit en exil.

« C’est complètement ridicule ! Le procureur sait très bien que je n’ai aucune relation avec aucune des personnes citées, excepté Soïba Diarra, un ancien militaire [à la retraite selon le communiqué officiel, NDLR] qui n’a plus eu aucun contact avec moi depuis plus de dix ans. J’ai compris qu’il s’agit simplement de s’opposer aux positions que j’ai commencé à prendre, à savoir qu’il faut qu’on mette fin à cette guerre », répond-il à David Baché, journaliste au service Afrique de RFI.

Récemment, Oumar Mariko s’est rendu en brousse, dans le centre du Mali, où il a rencontré des représentants du Jnim et obtenu la libération de plusieurs militaires retenus en otage. Cela ne montre-t-il pas certaines connexions ? « Je suis homme politique. J’ai des contacts avec les milieux militaires, j’ai des contacts avec le Jnim, j’ai des contacts avec le Front de libération de l’Azawad, j’ai des contacts avec les chasseurs dozos… donc il y a quoi à vouloir tisser une complicité parce que je suis en contact ? Pourquoi cette hypocrisie ? Ça ne profite pas au peuple malien, et le peuple malien est lassé de la guerre », affirme-t-il.

Sur le terrain, les mercenaires russes ayant abandonné leurs positions dans la localité de Tessalit, au nord, sont toujours en route pour une autre localité au sud. À Kidal, ville passée sous contrôle des rebelles du Front de libération de l’Azawad, la vie reprend son cours. Les rebelles organisent des rencontres pour rassurer les habitants. 

RFI

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À la UnePolitique

L’UDPS appelle à une marche de soutien aux sanctions américaines contre Joseph Kabila

by admin9775 2 mai 2026
written by admin9775

L’UDPS, parti présidentiel en République démocratique du Congo, organise ce samedi 2 mai à Kinshasa une marche de soutien aux sanctions imposées par l’administration de Donald Trump contre l’ancien président Joseph Kabila, récemment visé par des mesures restrictives américaines pour son rôle présumé dans la déstabilisation de l’est du pays.

Selon un communiqué signé par le secrétaire général du parti, Augustin Kabuya, le rassemblement débutera à 9h30 au Boulevard Triomphal avant de se diriger vers l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, où un mémorandum de remerciement doit être remis à 11h00 aux autorités diplomatiques américaines.

Une démonstration politique de soutien à Washington

À travers cette mobilisation, l’UDPS entend saluer publiquement la décision de Washington de sanctionner Joseph Kabila, mesure perçue par le camp présidentiel comme une validation internationale de ses accusations contre l’ancien chef de l’État.

Le pouvoir congolais soutient depuis plusieurs mois que Joseph Kabila jouerait un rôle actif ou indirect dans les dynamiques de déstabilisation à l’est de la RDC, notamment à travers des liens présumés avec l’AFC/M23 — des accusations que l’ancien président a toujours rejetées.

Une séquence de pression politique contre l’ancien président

Cette marche s’inscrit dans un contexte de montée en intensité de la pression politique, judiciaire et diplomatique exercée contre Joseph Kabila.

Outre les sanctions américaines, l’ancien président fait déjà face à plusieurs mesures prises par les autorités congolaises, parmi lesquelles la suspension de son parti, le PPRD, la saisie de certains biens ainsi que des poursuites judiciaires engagées contre lui.

Mobilisation militante avant la marche

En amont de la manifestation, une « causerie morale de mobilisation » est prévue ce vendredi 1er mai au siège national de l’UDPS, dans la commune de Limete, afin de préparer les militants à cette démonstration politique.

Une initiative à forte portée symbolique

Au-delà du soutien affiché à la décision américaine, cette marche constitue également un acte politique destiné à renforcer la narration du pouvoir selon laquelle la communauté internationale adhère désormais à sa lecture de la crise sécuritaire dans l’est du pays.

Elle vise en outre à consolider, sur le plan intérieur, la pression politique contre l’ancien président et son camp, dans un contexte de recomposition accélérée du paysage politique congolais.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Assemblée nationale : la motion contre Jacquemain Shabani rejetée pour irrégularités, la majorité verrouille le front parlementaire

by admin9775 1 mai 2026
written by admin9775

La motion de défiance initiée contre le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, a été déclarée irrecevable par l’Assemblée nationale, mettant un terme prématuré à une initiative parlementaire qui visait à obtenir des explications politiques sur la gestion sécuritaire du ministre.

Le rejet est intervenu à la suite de l’adoption d’une motion incidentielle soulevée par le député national Garry Sakata, lequel a contesté la régularité formelle de la démarche portée par son collègue Landy Yangotikala Senga.

Des irrégularités formelles invoquées pour bloquer la procédure

Au cours des débats, Garry Sakata a affirmé que plusieurs anomalies entachaient la liste des signataires de la motion, évoquant notamment la présence de noms de personnes ne disposant pas de la qualité de député national ainsi que diverses erreurs orthographiques jugées suffisamment substantielles pour remettre en cause l’authenticité du document.

Parmi les exemples cités figuraient notamment des noms mal retranscrits sur la liste des signataires, tels que « Imani » au lieu de « Amani » ou encore « Pua » à la place de « Puwa ».

Estimant que la procédure était entachée de « fraude » et que certaines signatures auraient été obtenues de manière irrégulière, Garry Sakata a plaidé pour un rejet pur et simple du texte sans examen au fond.

La plénière a finalement suivi cette argumentation en adoptant la motion incidentielle, ce qui a automatiquement entraîné l’irrecevabilité de la motion de défiance.

Une victoire procédurale pour la majorité présidentielle

Le rejet de la motion constitue un succès politique pour la majorité présidentielle, qui évite ainsi un débat potentiellement sensible sur la gestion sécuritaire du ministère de l’Intérieur dans un contexte national marqué par de fortes tensions sécuritaires et institutionnelles.

Le secrétaire permanent de l’Union sacrée de la nation, André Mbata, a salué l’issue de la séquence parlementaire, affirmant qu’il ne s’agissait ni d’une victoire ni d’une défaite politique, mais d’un triomphe de la démocratie et de l’État de droit.

Selon lui, les députés auraient exercé librement leur choix de ne pas soutenir le départ du ministre.

Une neutralisation politique avant le débat de fond

Au-delà de l’argument procédural, plusieurs observateurs y voient surtout une manœuvre de verrouillage politique de la majorité parlementaire destinée à empêcher qu’une frange de ses propres élus ne transforme cette motion en vote de défiance politiquement embarrassant pour le gouvernement.

Le fait que l’initiative ait été portée en partie par des députés issus de la majorité rendait la séquence particulièrement sensible pour la coalition présidentielle, soucieuse d’éviter toute démonstration publique de fracture interne.

Le recours à la procédure apparaît ainsi comme un moyen de neutraliser la contestation sans exposer les lignes de division sur le fond.

Un signal sur la discipline interne de l’Union sacrée

Cet épisode confirme la volonté du pouvoir de maintenir une discipline stricte au sein de la majorité, particulièrement sur les dossiers touchant aux ministères régaliens et à la sécurité.

Il révèle également les limites de la marge de manœuvre parlementaire lorsqu’une initiative critique vise un membre central de l’exécutif bénéficiant encore de la protection politique du sommet de la coalition.

Une contestation politique qui demeure intacte

Si la motion a été écartée sur la forme, les griefs politiques à l’origine de son dépôt n’ont pas été débattus ni tranchés sur le fond.

Le rejet procédural ne met donc pas nécessairement fin aux critiques visant Jacquemain Shabani, mais reporte plutôt le débat à d’autres séquences politiques ou institutionnelles à venir.

Pour plusieurs observateurs, cette affaire illustre une nouvelle fois la prééminence des rapports de force politiques sur les mécanismes classiques de contrôle parlementaire dans la gestion des équilibres au sein des institutions congolaises.

Par Pascal Kabeya
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Les États-Unis sanctionnent Joseph Kabila : Washington durcit le ton contre l’ancien président congolais accusé de déstabilisation dans l’Est

by admin9775 1 mai 2026
written by admin9775

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été inscrit ce jeudi sur la liste des Specially Designated Nationals (SDN) de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), relevant du département du Trésor américain, dans le cadre du programme de sanctions relatif à la RDC. Une décision majeure qui marque un tournant dans le traitement international du dossier Kabila et qui accentue la pression diplomatique sur les acteurs accusés de compromettre la paix dans l’est du pays.

Selon les autorités américaines, cette sanction repose sur les dispositions de l’Executive Order 13413, amendé par l’Executive Order 13671, qui permettent de cibler les individus soupçonnés de soutenir des groupes armés et de contribuer à l’instabilité dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23.

Gel des avoirs et isolement financier international

L’inscription sur la liste SDN entraîne le gel immédiat de tous les avoirs que Joseph Kabila pourrait détenir sous juridiction américaine. Elle interdit également à toute personne physique ou morale américaine de mener des transactions avec lui, renforçant de facto son isolement financier et diplomatique sur la scène internationale.

Cette mesure intervient alors que l’ancien chef de l’État fait déjà l’objet d’une série de sanctions et procédures sur le plan national. Son parti, le PPRD, a récemment été suspendu par les autorités congolaises, tandis que plusieurs de ses biens ont fait l’objet de mesures de saisie. En octobre 2025, il avait par ailleurs été condamné à mort par contumace par la Haute Cour militaire pour trahison, crimes de guerre et participation présumée à un mouvement insurrectionnel.

Kinshasa y voit une validation de ses accusations

Au sein du gouvernement congolais, la décision américaine est perçue comme une confirmation des accusations formulées de longue date contre l’ancien président. Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a estimé que ces sanctions constituent une conséquence logique pour ceux qui sabotent les efforts de paix engagés dans la région.

Dans une déclaration à Actualite.cd, il a affirmé que Joseph Kabila serait non seulement impliqué dans la crise de l’Est, mais en serait l’« instigateur » et le « concepteur », le présentant comme l’un des principaux obstacles à la mise en œuvre du processus de paix actuellement soutenu par les États-Unis.

Soutiens dans la société civile et parmi les activistes

Plusieurs voix issues de la société civile et de l’activisme politique ont également salué la décision de Washington.

L’activiste Carbone Beni a exprimé sa satisfaction, estimant que cette mesure répond à des préoccupations anciennes sur le rôle présumé de Joseph Kabila dans la déstabilisation de l’Est. Il a évoqué des accusations récurrentes, bien que contestées et non judiciairement établies publiquement, faisant de l’ancien président un soutien présumé du M23 et une figure d’influence derrière l’AFC.

De son côté, Jean-Claude Katende a salué la fermeté de Washington et appelé à une responsabilisation plus large de tous les acteurs impliqués dans les violences à l’Est. Il a plaidé pour que justice soit rendue concernant les violations des droits humains, les complicités avec les groupes armés et le pillage des ressources naturelles.

Un message politique adressé à tous les acteurs du conflit

Au-delà du cas personnel de Joseph Kabila, cette sanction apparaît comme un signal politique fort envoyé par Washington à l’ensemble des acteurs impliqués, directement ou indirectement, dans les dynamiques de guerre à l’est de la RDC.

Elle intervient dans un contexte où les États-Unis jouent un rôle croissant dans les efforts diplomatiques autour du processus de paix régional et cherchent à accroître la pression sur tous ceux perçus comme des obstacles à la stabilisation.

Une décision à forte portée symbolique et géopolitique

La sanction américaine contre un ancien chef d’État congolais marque une étape rare et politiquement lourde de conséquences. Elle confère une dimension internationale accrue aux accusations jusque-là principalement portées par Kinshasa et certains acteurs de la société civile congolaise.

Pour le pouvoir congolais, cette décision renforce sa narration selon laquelle la crise de l’Est ne relève pas seulement d’une agression extérieure, mais également de complicités internes de haut niveau.

Pour les observateurs, elle pourrait rebattre davantage les cartes du paysage politique congolais, en marginalisant encore plus l’ancien président sur la scène diplomatique tout en radicalisant les tensions autour de son héritage politique.

Par Marius Bopenga
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