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À la Une

À la UneSport

Afrique du Sud : Abdeslam Ouaddou remporte le derby de Soweto avec Orlando Pirates

by admin9775 2 novembre 2026

L’ancien international marocain Abdeslam Ouaddou a remporté samedi l’un des matchs les plus attendus du football sud-africain. Son équipe, Orlando Pirates, s’est imposée face à son rival Kaizer Chiefs (2-1), lors du derby de Soweto comptant pour le championnat sud-africain.

Après avoir ouvert le score par Yanela Mbuthuma à la 24e minute, les Pirates ont été rejoints six minutes plus tard sur un but de Pule Mmodi. Tshepang Moremi a finalement offert la victoire aux hommes d’Ouaddou à la 55e minute, au terme d’une rencontre disputée au FNB Stadium de Johannesburg.

La formation dirigée par le technicien marocain a notamment su réagir après une première période difficile, au cours de laquelle les Kaizer Chiefs ont manqué plusieurs occasions de prendre l’avantage. Les ajustements tactiques opérés à la pause ont permis aux Pirates de reprendre le contrôle de la rencontre.

Cette victoire permet à Orlando Pirates de prendre la tête du championnat, avec 25 points en neuf journées. Elle confirme également la dynamique positive du club, qui reste invaincu en championnat.

Ancien défenseur central passé notamment par Fulham, Nancy et Valenciennes, Abdeslam Ouaddou poursuit ainsi son parcours d’entraîneur en Afrique du Sud. Né le 1er novembre 1978, l’ancien international marocain a fêté ses 48 ans le jour même de cette victoire, un succès de prestige face à l’un des plus grands rivaux de son équipe.

Par Marius Bopenga
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2 novembre 2026
À la UneSociété

RDC : l’interpellation présumée de Me Nico Mayengele suscite des réactions après le transfèrement de Prince Epenge

by admin9775 2 novembre 2026

La situation judiciaire de l’opposant Prince Epenge Wemakoko, porte-parole de la coalition LAMUKA, connaît un nouvel épisode. Son avocat, Me Nico Mayengele Ngenge, aurait également été interpellé le samedi 31 octobre 2026, peu après le transfèrement de son client à la prison centrale de Makala.

L’alerte a notamment été relayée par Me Clément Muza Kayembe, avocat-conseil de LAMUKA. Selon les informations rapportées, l’interpellation de Me Mayengele serait intervenue sur instruction de la magistrate instructrice du dossier de Prince Epenge. Les motifs précis de cette mesure n’ont toutefois pas été clairement établis.

L’avocat aurait filmé l’arrivée du convoi à Makala

D’après les informations relayées par certains médias, Me Nico Mayengele aurait été interpellé au moment où le convoi transportant Prince Epenge arrivait à la prison centrale de Makala.

Il lui serait reproché d’avoir filmé l’arrivée du convoi et transmis les images à des journalistes. Conduit au parquet, l’avocat aurait également vu ses téléphones confisqués.

Certaines informations font état de sa libération et de son retour à domicile, à la suite de pressions. D’autres alertes indiquaient que ses téléphones étaient hors service et que sa situation demeurait incertaine. Son statut exact au moment de la publication reste donc à confirmer.

Cette affaire soulève des interrogations sur les conditions d’exercice de la profession d’avocat, notamment lorsqu’un conseil intervient dans un dossier judiciaire sensible.

Jean-Marc Kabund interpelle Félix Tshisekedi

La situation de Prince Epenge et de son avocat a également provoqué des réactions politiques. L’opposant Jean-Marc Kabund s’est adressé au président Félix-Antoine Tshisekedi, mettant en cause les informations qui lui seraient transmises par ses collaborateurs et services de sécurité.

« Vos services de sécurité et certains de vos collaborateurs semblent avoir compris qu’il suffit de vous servir les informations qui confortent vos convictions pour gagner vos faveurs. À force de vouloir vous plaire, ils vous désinforment, vous isolent de la réalité et vous installent dans une dangereuse illusion. Or, aucune opération de communication ne peut effacer les faits, encore moins faire disparaître la vérité. »

Kabund est également revenu sur les événements du 15 septembre, affirmant avoir aperçu Manassé Lomboto, responsable de la sécurité d’ADD Congo, quelques minutes avant l’attaque dont il dit avoir été victime devant le siège de l’UDPS.

« Je suis disposé à apporter ce témoignage devant les instances judiciaires compétentes. La vérité ne devrait faire peur à personne, et encore moins à ceux qui prétendent gouverner au nom de l’État de droit », a-t-il déclaré.

Ces propos constituent le témoignage revendiqué par Jean-Marc Kabund. Les circonstances exactes de la mort de Manassé Lomboto doivent être établies par les enquêtes judiciaires.

Martin Fayulu réclame une enquête indépendante

Le président de l’ECIDé, Martin Fayulu, a lui aussi réagi, accusant la Force du progrès de l’UDPS d’être responsable de la mort de Manassé Lomboto lors de la marche de l’opposition du 15 septembre à Kinshasa.

« Que le pouvoir de Kinshasa l’entende clairement : Manassé Lomboto est mort des suites de l’agression du 15 septembre, attribuée à la milice “Force du progrès” de l’UDPS Tshisekedi. Aucune intimidation ne fera taire la vérité ! Cessez de harceler les membres de LAMUKA et de la C64. Nous exigeons une enquête indépendante et la justice pour Manassé ! »

Cette accusation est portée par Martin Fayulu et la coalition d’opposition. Elle n’a pas été établie par une décision judiciaire dans les éléments communiqués.

La mort de Manassé Lomboto au centre des tensions

Âgé de 25 ans, Manassé Lomboto, responsable de la sécurité d’ADD Congo, a été tué lors de la marche de l’opposition organisée le 15 septembre à Kinshasa. Sa dépouille était toujours gardée à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, dans l’attente des enquêtes annoncées.

Le dossier a notamment conduit à la poursuite de Prince Epenge pour propagation de faux bruits, en lien avec les circonstances de ce décès.

Alors que l’opposition réclame une enquête indépendante et dénonce des actes d’intimidation, les faits entourant l’interpellation présumée de Me Nico Mayengele, son statut actuel et les circonstances de la mort de Manassé Lomboto restent au cœur des préoccupations.

Par Pascal Kabeya
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2 novembre 2026
À la UnePolitique

RDC : le Sénat adopte la loi sur l’organisation du référendum et les modalités de consultation populaire

by admin9775 2 novembre 2026

Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté, le 31 octobre 2026, la loi portant organisation du référendum et modalités de consultation populaire. Le texte a recueilli 78 voix pour, aucune contre et aucune abstention, sur les 109 membres que compte la Chambre haute du Parlement.

À l’issue du vote, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a annoncé la transmission du texte au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour promulgation.

Après l’Assemblée nationale, le Sénat valide le texte

Cette adoption intervient après celle de l’Assemblée nationale, le 23 octobre dernier. À la Chambre basse, le projet de loi avait obtenu 346 voix favorables, aucune voix contre et une abstention.

Le texte avait été renvoyé au Parlement par le président de la République à la suite des observations formulées par la Cour constitutionnelle. Son réexamen a notamment conduit à la révision de treize articles.

Un cadre pour l’organisation du référendum

La loi vise à encadrer les conditions d’organisation d’un référendum, les modalités de consultation populaire ainsi que les procédures susceptibles de conduire à l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

Son adoption par les deux chambres du Parlement constitue une étape supplémentaire dans le processus législatif. Le texte doit désormais être transmis au chef de l’État pour promulgation.

La portée politique de cette loi demeure toutefois au centre des débats en RDC, dans un contexte marqué par les divergences entre les acteurs politiques autour de la question constitutionnelle.

Par Marius Bopenga
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2 novembre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

INBTP : décès du professeur docteur Simon Levo Binda, pionnier de la géodésie et de la topographie

by admin9775 2 novembre 2026

La section Géomètre-Topographe de l’Institut national du bâtiment et des travaux publics (INBTP) est en deuil. Le professeur docteur Simon Levo Binda est décédé le 29 octobre 2026 à Kinshasa, laissant derrière lui un héritage scientifique et académique marqué par la formation de plusieurs générations d’ingénieurs congolais.

Figure marquante de l’histoire de cette section, il faisait partie des pionniers ayant consacré leur carrière à la transmission du savoir et à l’enseignement supérieur technique en République démocratique du Congo.

Un parcours scientifique au service de la formation

Titulaire d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en géodésie et topographie, Simon Levo Binda avait également obtenu un doctorat consacré à la géotechnique routière.

Son parcours scientifique avait été enrichi par un séjour de perfectionnement à l’École Polytechnique de Montréal, au Canada, dans le cadre d’un programme soutenu par l’UNESCO.

Au sein de l’INBTP, son engagement dans l’enseignement et la formation des ingénieurs géomètres-topographes a contribué à façonner plusieurs générations de professionnels du secteur.

Un héritage académique durable

Dans son message de condoléances, le Bureau de Section, au nom du corps académique et scientifique, du personnel administratif, des étudiants et des anciens diplômés, a exprimé sa profonde compassion à la famille et aux proches du défunt.

La communauté académique salue la mémoire d’un enseignant dont l’engagement et la contribution à l’enseignement supérieur technique resteront gravés dans son histoire.

« Un enseignant nous quitte, mais son héritage demeure à travers les générations qu’il a contribué à former », souligne le message.

La disparition du professeur Simon Levo Binda constitue ainsi une perte pour la section Géomètre-Topographe de l’INBTP et pour l’ensemble de la communauté universitaire congolaise.

Que le professeur Simon Levo Binda repose en paix.

Par Pascal Kabeya
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2 novembre 2026
À la UnePolitique

RDC–Russie : Félix Tshisekedi évoque un rapprochement avec Moscou et revient sur ses relations avec Joseph Kabila

by admin9775 1 novembre 2026

En échange avec la diaspora congolaise en Russie, le 30 octobre 2026, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a affiché sa volonté de renforcer les relations entre Kinshasa et Moscou. Le chef de l’État a également abordé plusieurs questions liées à la crise sécuritaire dans l’est de la RDC, notamment le dossier des FDLR, ses relations passées avec Joseph Kabila et l’état du système de défense congolais.

La Russie appelée à devenir un partenaire majeur

En marge de son séjour en Russie, Félix Tshisekedi a exprimé son souhait de voir les relations entre les deux pays se renforcer davantage.

« Je crois que la Russie va devenir un partenaire très important, davantage plus important », a déclaré le président congolais devant ses compatriotes établis dans ce pays.

Cette déclaration traduit la volonté affichée par Kinshasa de développer ses relations avec Moscou, dans un contexte où la RDC cherche à diversifier ses partenariats internationaux.

Félix Tshisekedi rapporte une confidence de Joseph Kabila

Au cours du même échange, le chef de l’État est revenu sur une confidence que lui aurait faite son prédécesseur, Joseph Kabila, à l’époque de leur coalition politique.

Selon Félix Tshisekedi, l’ancien président lui aurait déclaré :

« Les Rwandais, je ne les aime pas, ils ont tué mon père. »

Cette déclaration rapportée par Félix Tshisekedi renvoie à l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, père de Joseph Kabila et ancien président de la RDC, tué le 16 janvier 2001.

Les FDLR à Kitona : une accusation contre Paul Kagame

Félix Tshisekedi a également abordé la question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qu’il considère comme un « prétexte » utilisé par Kigali dans le contexte du conflit dans l’est de la RDC.

Le président congolais a souligné que les combattants de ce mouvement sont aujourd’hui vieillissants. Il affirme que, sur demande insistante des États-Unis, Kinshasa a entrepris de les regrouper à Kitona, dans l’attente de leur transfert vers des pays d’accueil ou de leur retour volontaire au Rwanda.

Selon son récit, un chef d’État africain, dont il n’a pas révélé l’identité, aurait accepté d’accueillir certains de ces combattants sur son territoire.

Félix Tshisekedi accuse toutefois le président rwandais, Paul Kagame, de s’être rendu auprès de ce dirigeant pour le menacer et lui interdire d’apporter son aide à la RDC.

Cette accusation a été formulée par le chef de l’État congolais lors de son échange avec la diaspora. L’identité du dirigeant concerné et les circonstances précises de cette intervention n’ont pas été détaillées.

Joseph Kabila accusé d’avoir affaibli le système de défense

Dans son intervention, Félix Tshisekedi a par ailleurs mis en cause son prédécesseur, Joseph Kabila, qu’il accuse d’avoir détruit le système de sécurité et de défense du pays.

Cette déclaration s’inscrit dans le débat sur les responsabilités politiques et institutionnelles liées à la situation sécuritaire actuelle de la RDC.

À travers cet échange avec la diaspora congolaise en Russie, le président Tshisekedi a ainsi mêlé sa volonté de renforcer les relations avec Moscou à plusieurs prises de position sur le conflit dans l’est du pays et sur l’héritage sécuritaire des précédentes administrations.

Par Pascal Kabeya
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1 novembre 2026
À la UnePolitique

Félix Tshisekedi nomme une nouvelle équipe dirigeante à la MIBA

by admin9775 1 novembre 2026

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé, par ordonnance présidentielle, à la nomination de nouveaux responsables à la tête de la Minière de Bakwanga (MIBA), entreprise minière basée à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental.

Cette nouvelle équipe est appelée à assurer la gouvernance de l’entreprise et à accompagner ses efforts de relance.

La nouvelle composition de la direction

La composition de l’équipe dirigeante se présente comme suit :

Conseil d’administration et direction générale

  • Président du conseil d’administration (PCA) : Ndumbi Kayembe Placide
  • Directeur général (DG) : Kalonji Ditutu Albert-Gordon
  • DGA : New Aoran

Membres du conseil d’administration

Kalala Beya Léon
Joseph Daniel Mukendi Wa Dinanga
Kalombo Tshinkenke Rombault
Bukasa Mukadi Albert
Kalala Mwana Ndibu Pierre Claver
Tshundu Tshundu Jonas
Mabiala Makiobo Maurice

Ces nominations interviennent dans un contexte où la MIBA demeure au centre des enjeux liés à la relance de l’activité minière et au développement économique du Kasaï-Oriental.

Par Marius Bopenga
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1 novembre 2026
À la UneMonde

Pologne: le bras de fer s’intensifie entre le Premier ministre Tusk et le président Navrocki

by admin9775 1 novembre 2026

En pleine crise politique en raison du bras de fer sur la composition du Tribunal constitutionnel, le président polonais a mené ce samedi 31 octobre des consultations avec les représentants des partis de la majorité centriste et de l’opposition nationaliste pour trouver une issue à la crise politique et institutionnelle, sans résultats tangibles. Son adversaire frontal, le Premier ministre Donald Tusk, a de son côté dénoncé ceux qui, selon lui, veulent « détruire la démocratie », allusion au président qui bloque la nomination de nouveaux juges constitutionnels, désignés par la majorité centriste.

La crise politique en Pologne entre l’exécutif centriste de Donald Tusk et l’opposition qui couve depuis son retour aux affaires en 2023 a pris un tour dramatique vendredi 30 octobre avec l’intervention de la police au Tribunal constitutionnel à Varsovie.

Le président conservateur Karol Nawrocki a mené tout l’après-midi du 31 octobre des entretiens avec plusieurs chefs de partis, de l’opposition comme de la coalition au pouvoir. À l’invitation du chef de l’État au palais présidentiel ont répondu les nationalistes, l’extrême droite et la gauche radicale, ainsi que deux partis de la coalition centriste au pouvoir.

La gauche, membre de la coalition, a indiqué ne pas avoir reçu d’invitation et ne pas être prête à discuter avec le chef de l’État qui, selon elle, est partie prenante du conflit. La Coalition civique (KO) de Donald Tusk ne comptait y envoyer personne, selon les médias polonais.

Des policiers montent la garde alors que des manifestants se rassemblent devant les locaux du Tribunal constitutionnel polonais, à Varsovie (Pologne), le 31 octobre 2026.
Des policiers montent la garde alors que des manifestants se rassemblent devant les locaux du Tribunal constitutionnel polonais, à Varsovie (Pologne), le 31 octobre 2026. © Agencja Wyborcza.pl via REUTERS

Jugé trop dépendant du pouvoir politique par l’Union européenne, le Tribunal constitutionnel a été au cœur d’un bras de fer entre Bruxelles et les nationalistes du PiS (Droit et Justice) pendant leurs mandats (2015-2023). Dès 2015, le gouvernement du PiS y avait nommé des juges engagés politiquement, que ni l’UE ni l’actuel chef du gouvernement Donald Tusk (centre-droit) ne reconnaissent.

La Commission européenne a d’ailleurs pris le parti du Premier ministre polonais Donald Tusk ce samedi en appelant le président polonais Karol Nawrocki à valider la nomination de juges pour dénouer une profonde crise politique à Varsovie.

« Il appartient aux autorités polonaises de veiller à ce que le Tribunal constitutionnel puisse fonctionner conformément à la Constitution polonaise et dans le respect de la jurisprudence pertinente de la Cour de justice de l’Union européenne », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la Commission européenne dans la soirée.

Le bras de fer se durcit   

Depuis son retour au pouvoir en 2023, Donald Tusk, ancien président du Conseil européen, a promis de résoudre la crise. Sans succès jusqu’ici, puisque les nominations de la Diète (chambre basse du Parlement) au Tribunal n’ont pas été entérinées par le chef de l’État, qui y fait obstacle.

À un peu plus d’un an des législatives, les événements se sont brusquement accélérés ce vendredi 30 octobre. La police anti-émeutes a investi le site du tribunal pour en bloquer l’accès, le ministre de la Justice – également procureur général – a demandé la levée de l’immunité de son président nommé par le PiS et une juge nouvellement nommée par la majorité a annoncé assurer l’intérim. Elle s’y trouvait toujours samedi 31 octobre.

« Depuis des années il existe en Pologne des organisations et des responsables politiques qui veulent détruire la démocratie et l’État de droit », s’est justifié Donald Tusk dans une allocution diffusée samedi soir sur son compte X. Le chef du gouvernement n’a pas suggéré de chemin pour sortir du blocage. « Un État démocratique doit être fort », a-t-il dit.

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Le déploiement des forces de l’ordre est survenu alors que Karol Nawrocki se trouvait à bord d’un avion à destination du Sénégal. Il a aussitôt fait demi-tour et s’est rendu au tribunal dans la soirée, y pénétrant par la force malgré l’opposition de certains magistrats.

« Dans un État de droit, un dirigeant politique ne peut pas entrer dans un tribunal pour donner des ordres ou intimider des juges, même s’il est président », a tonné Donald Tusk.

La perspective des élections de 2027

Des sympathisants du PiS manifestent depuis plusieurs semaines devant le Tribunal constitutionnel pour en soutenir les juges. Effectivement, ce 30 octobre, après l’intervention de la police, tous les hauts responsables de l’opposition nationaliste et d’extrême droite se sont rassemblés devant le tribunal.

Pour Ewa Marciniak, politologue à l’Université de Varsovie, la perspective des législatives de novembre 2027 rend la situation particulièrement explosive. « Nous sommes déjà en campagne électorale, donc dans une phase de mobilisation des électorats », a-t-elle déclaré à l’AFP, soulignant le danger d’une « escalade de la situation ».

Le chef de l'État polonais Karol Nawrocki arrive au Tribunal constitutionnel polonais, pour s'opposer à la suspension de son président, à Varsovie, le 31 octobre 2026.
Le chef de l’État polonais Karol Nawrocki arrive au Tribunal constitutionnel polonais, pour s’opposer à la suspension de son président, à Varsovie, le 31 octobre 2026. © Dawid Zuchowicz / Agencja Wyborcza.pl via REUTERS

Quant à la gouvernance du Tribunal constitutionnel, la confusion restait totale ce 31 octobre au terme d’une nuit agitée : une juge nommée par l’actuel gouvernement, Anna Korwin-Piotrowska, a annoncé la suspension de ses fonctions du président controversé du tribunal, Bogdan Swieczkowski, et indiqué assurer l’intérim. Mais Bogdan Swieczkowski a le soutien de l’opposition et du président et affirme de son côté rester en fonction.

La Fondation Helsinki pour les droits de l’homme (HFPC), une ONG de défense des droits de l’homme en Pologne et en Europe centrale et orientale, a estimé que la suspension du président du tribunal n’avait pas de base légale. Pour autant, elle exhorte le président Nawrocki à entériner la nomination des juges nommés par la Diète. Et elle appelle à réformer la cour de sorte « qu’aucun parti politique ne puisse s’accaparer et politiser l’institution ».

RFI

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1 novembre 2026
À la UnePolitique

RDC : Prince Epenge transféré à la prison centrale de Makala

by admin9775 1 novembre 2026

L’opposant Prince Epenge Wemakoko, président du parti ADD Congo et porte-parole de la coalition LAMUKA, a été transféré à la prison centrale de Makala ce samedi 31 octobre 2026. L’information a été confirmée par l’un de ses avocats, Clément Muza, qui dénonce une décision prise sans notification préalable à la défense.

« Je confirme que Prince Epenge vient d’être transféré à Makala ce samedi, il y a trente minutes passées », a déclaré l’avocat, membre du collectif de défense de l’opposant devant le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe.

La défense dénonce une absence de notification

Clément Muza regrette le refus du tribunal d’accorder la liberté provisoire à son client. Il affirme que la défense n’a pas été informée de la décision de transfèrement.

« Nous n’avons pas été signifiés. On l’avait amené hier en chambre du conseil. Le tribunal ne lui a pas accordé la liberté provisoire. Et aujourd’hui, ils ont décidé de l’envoyer à Makala », a-t-il dénoncé.

L’avocat a également critiqué le traitement réservé au porte-parole de LAMUKA, en opposant la situation de son client à celle de personnes qu’il accuse d’appeler la population à prendre les armes.

« C’est ça, la RDC. Mais nous allons nous battre pour sa liberté, et on va continuer à nous battre », a-t-il conclu.

L’ECIDé dénonce un « précédent grave »

Le transfèrement de Prince Epenge a également suscité une réaction au sein de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDé), le parti de l’opposant Martin Fayulu.

Son secrétaire général, Devos Kitoko, a qualifié la décision de la justice congolaise d’« insulte au combat pour la démocratie en RDC ».

« C’est un précédent grave qui risque de conforter l’idée que la prise des armes serait la seule voie pour se faire respecter », a-t-il écrit sur le réseau social X.

Ces déclarations traduisent les critiques de l’opposition à l’égard de la procédure judiciaire engagée contre le responsable de LAMUKA.

Arrêté à l’aéroport de N’djili

Prince Epenge avait été arrêté dimanche à l’aéroport international de N’djili, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour Rome afin de participer au conclave de la C64.

Après son arrestation, il avait d’abord été signalé comme disparu avant d’être localisé au Conseil national de cyberdéfense (CNC), où il était auditionné, selon son parti. Il avait ensuite été transféré au parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe.

L’opposant est notamment poursuivi pour propagation de faux bruits, en lien avec la mort de Manassé Lomboto, responsable de la sécurité d’ADD Congo, tué lors de la marche de l’opposition organisée le 15 septembre dernier à Kinshasa.

L’enquête sur la mort de Manassé Lomboto se poursuit

Âgé de 25 ans, Manassé Lomboto avait perdu la vie lors de cette manifestation. Sa dépouille demeure à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, dans l’attente des enquêtes judiciaires annoncées.

La coalition C64 accuse la Force du progrès de l’UDPS d’être responsable de sa mort. Cette accusation, portée par l’opposition, reste à établir dans le cadre des investigations judiciaires.

Le transfèrement de Prince Epenge à Makala intervient ainsi dans un dossier qui suscite de vives réactions politiques, tandis que la procédure judiciaire et les enquêtes sur la mort de Manassé Lomboto se poursuivent.

Par Pascal Kabeya
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1 novembre 2026
À la UneEconomie

RDC–Émirats arabes unis : l’accord CEPA entre en vigueur et ouvre une nouvelle phase de coopération économique

by admin9775 31 octobre 2026

La République démocratique du Congo (RDC) et les Émirats arabes unis (ÉAU) franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations économiques et commerciales avec l’entrée en vigueur de leur accord de partenariat économique global (CEPA). Signé en février 2026 en présence du président émirati, Mohamed ben Zayed Al Nahyane, et de son homologue congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, cet accord vise à intensifier les échanges commerciaux, faciliter les investissements et renforcer la coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.

Dans une déclaration publiée vendredi 30 octobre 2026 sur son compte X, le ministre émirati du Commerce extérieur, Dr Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, a salué cette entrée en vigueur, qu’il considère comme un tournant majeur dans le partenariat entre Abou Dhabi et Kinshasa.

Des échanges commerciaux en forte progression

Selon le ministre émirati, les échanges commerciaux hors pétrole entre les deux pays ont atteint 3,5 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 38,5 % par rapport à l’année précédente.

« Les accords UAE et DRC marquent une nouvelle étape dans notre partenariat économique avec l’entrée en vigueur de notre accord CEPA. Suite à des échanges hors pétrole de 3,5 milliards de dollars en 2025, en hausse de 38,5 % par rapport à l’année précédente, cet accord supprime les droits de douane sur la grande majorité des produits, harmonise les procédures douanières et accélérera les flux d’investissement dans la logistique, l’énergie et l’industrie manufacturière », a déclaré Dr Thani bin Ahmed Al Zeyoudi.

L’accord prévoit notamment une réduction des barrières douanières et une simplification des procédures commerciales. Ses promoteurs espèrent ainsi faciliter l’accès des produits congolais au marché émirati et encourager les investissements dans les infrastructures et les secteurs productifs.

La RDC, un partenaire stratégique pour les Émirats

Pour Abou Dhabi, la RDC représente un partenaire important en raison de son poids économique, de ses ressources naturelles et de sa position géographique en Afrique centrale.

« Comptant parmi les dix plus grandes économies d’Afrique, la République démocratique du Congo offre également aux exportateurs et investisseurs des Émirats arabes unis un point d’entrée stratégique en Afrique centrale et orientale », a ajouté le ministre émirati.

Les chiffres avancés dans le cadre de ce partenariat font état d’une progression des échanges bilatéraux, estimés à 1,2 milliard de dollars en 2020, à 3,5 milliards en 2023 et à 4,5 milliards en 2024. Une projection de 10 milliards de dollars à l’horizon 2030 est également évoquée.

Le texte mentionne par ailleurs une liste de 6 000 produits congolais considérés comme éligibles aux échanges dans le cadre de l’accord.

Traçabilité des minerais et transformation locale

Le partenariat est également présenté comme un instrument de formalisation des échanges économiques, notamment dans le secteur minier. Ses promoteurs mettent en avant la nécessité de renforcer la transparence des circuits commerciaux et de lutter contre les réseaux informels.

L’un des axes de coopération concerne la diplomatie économique et les mines, avec plusieurs objectifs :

  • renforcer la traçabilité des minerais ;
  • sécuriser les chaînes de valeur minières grâce à des investissements coordonnés ;
  • promouvoir la transformation locale des ressources ;
  • favoriser une meilleure intégration de la RDC dans les chaînes de valeur régionales et internationales.

Cette orientation vise à permettre au pays de dépasser progressivement son rôle de fournisseur de matières premières, en développant davantage d’activités de transformation et de création de valeur sur son territoire.

Au-delà des échanges commerciaux, l’accord prévoit également un renforcement de la coopération institutionnelle entre les deux pays.

Une collaboration est notamment évoquée entre l’Académie diplomatique de la RDC et l’Académie Anwar Gargash des Émirats arabes unis. Elle doit porter sur la formation, la recherche et le partage d’expertise dans le domaine diplomatique.

Cette dimension entend consolider les relations bilatérales à travers le développement des compétences et les échanges entre institutions.

Un partenariat engagé depuis 2021

Les origines de ce rapprochement remontent à 2021, lorsque le président Félix Tshisekedi avait participé à l’Expo Dubaï 2020, organisée avec un décalage lié à la pandémie de Covid-19.

Deux engagements majeurs étaient alors associés à cette dynamique : la construction du port en eaux profondes de Banana, à Moanda, destiné à doter la RDC d’une infrastructure maritime stratégique, et la formalisation des flux d’or artisanal à travers le système bancaire.

Avec l’entrée en vigueur du CEPA, Kinshasa et Abou Dhabi entendent désormais consolider leur coopération commerciale et attirer de nouveaux investissements. La concrétisation des ambitions affichées dépendra notamment de la mise en œuvre effective des dispositions de l’accord et de leur capacité à produire des retombées économiques durables pour les deux pays.

Par Marius Bopenga
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31 octobre 2026
À la UneEconomie

Le GAFI retire officiellement la RDC de sa liste grise aux côtés de trois autres pays

by admin9775 31 octobre 2026

La République démocratique du Congo (RDC) a été officiellement retirée, le 30 octobre 2026, de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), qui recense les juridictions soumises à une surveillance renforcée en raison de lacunes dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

La RDC figure parmi les quatre juridictions retirées de cette liste lors de la plénière du GAFI à Paris, aux côtés de la Bulgarie, de la Côte d’Ivoire et de Monaco. Cette décision consacre les progrès réalisés par ces pays dans la correction des déficiences stratégiques identifiées par l’organisation.

Inscrite sur la liste grise depuis octobre 2022, la RDC a mené à terme son plan d’action destiné à renforcer son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT/FP).

Un plan de 23 mesures exécuté

Pour remédier aux lacunes identifiées, la RDC a mis en œuvre un plan de 23 mesures, dont l’avancement a été documenté dans dix rapports de progrès. Une mission d’évaluation du GAFI s’est rendue à Kinshasa en septembre 2026 afin de vérifier l’application effective des réformes, leur pérennité et le maintien de l’engagement politique nécessaire.

Cette mission s’est déroulée sous la supervision du ministère des Finances et du Secrétariat technique national piloté par la CENAREF, avec la participation des ministères de l’Économie nationale, de la Justice, de l’Intérieur et des Affaires étrangères, ainsi que du gouverneur de la Banque centrale du Congo.

Sous l’impulsion du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le gouvernement, par l’entremise du ministère des Finances, a coordonné des réformes juridiques, institutionnelles et opérationnelles mobilisant plusieurs institutions nationales.

Une mobilisation des institutions publiques et du secteur privé

La mise en œuvre du plan d’action a également associé la Banque centrale du Congo, l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA), les cours et tribunaux, l’Auditorat militaire ainsi que les acteurs assujettis du secteur privé.

Pour les autorités congolaises, cette mobilisation traduit l’engagement politique maintenu au plus haut niveau en faveur du renforcement du système national de lutte contre les flux financiers illicites.

Le GAFI a salué les progrès accomplis par les quatre juridictions retirées de sa liste grise, estimant qu’elles avaient avancé dans la correction des déficiences stratégiques relevées lors de leurs évaluations mutuelles.

Un signal favorable pour les transactions financières

Le retrait de la liste grise constitue une avancée importante pour l’environnement financier congolais. Selon le ministre des Finances, Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi, cette décision devrait réduire les coûts et les frictions liés aux transactions transfrontalières pour les banques, les entreprises et les citoyens congolais.

Elle pourrait également soutenir les relations entre les banques congolaises et leurs correspondants à l’étranger, tout en améliorant la perception du risque associé aux opérations financières avec la RDC.

L’inscription sur la liste grise ne constitue pas une sanction, mais elle conduit généralement les institutions financières à renforcer leurs vérifications, ce qui peut rendre les transactions plus coûteuses et compliquer les flux de capitaux.

Le gouvernement estime que cette sortie ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour l’économie congolaise et renforce la crédibilité des réformes engagées en matière de gouvernance et de transparence financière.

Préserver les acquis

Les autorités rappellent toutefois que le retrait de la liste grise ne signifie ni la disparition des risques de criminalité financière ni la fin des efforts à fournir.

La RDC a exprimé sa gratitude envers le GAFI, le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC), le Groupe anti-blanchiment de l’Afrique orientale et australe (ESAAMLG), ainsi que les partenaires techniques et financiers ayant accompagné les réformes.

Cette décision marque l’aboutissement d’une étape importante. Le défi consiste désormais à pérenniser les acquis et à maintenir un système financier congolais plus transparent, plus sécurisé et plus résilient.

Par Pascal Kabeya
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