L’influenceuse congolaise Denise Dusauchoy a été arrêtée le 30 août 2026 en République-Unie de Tanzanie avant d’être transférée à Kinshasa, dans le cadre d’une procédure judiciaire engagée par les autorités de la République démocratique du Congo.
Selon un communiqué du ministère d’État de la Justice et Garde des Sceaux, son arrestation a été effectuée par les autorités tanzaniennes en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par les autorités judiciaires congolaises, dans le cadre des mécanismes de coopération judiciaire internationale.
Des procédures engagées depuis 2025
Le ministère de la Justice précise que cette arrestation intervient à la suite de plusieurs démarches judiciaires concernant des dossiers pénaux en cours d’instruction.
En octobre et novembre 2025, le Procureur général près la Cour de cassation avait notamment transmis aux autorités judiciaires belges trois commissions rogatoires internationales concernant des dossiers ouverts au Parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe impliquant Denise Dusauchoy et d’autres personnes.
Des mandats d’arrêt internationaux avaient également été émis dans le cadre de ces procédures.
Le gouvernement congolais s’est félicité de la coopération entre les autorités judiciaires de la RDC et celles de la Tanzanie, estimant qu’elle a permis l’exécution de la mesure dans le respect des procédures applicables.
Une arrestation qui intervient dans un contexte de tensions sur les réseaux sociaux

Denise Dusauchoy s’est fait connaître ces dernières années par des prises de position particulièrement virulentes sur les réseaux sociaux et dans l’espace politique congolais.
Ses détracteurs l’accusent notamment d’avoir tenu des propos susceptibles de porter atteinte à l’ordre public et à la sûreté de l’État. Certaines allégations font également état de liens présumés avec des personnes au sein de l’appareil sécuritaire ou institutionnel, qui lui auraient transmis des informations confidentielles.
Ces accusations n’ont toutefois pas été établies par une décision judiciaire définitive et doivent, à ce stade, être considérées comme des allégations.
Cette affaire intervient quelques semaines après une mise en garde du ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, concernant la diffusion d’insultes, de fausses informations et de contenus susceptibles de troubler l’ordre public sur les réseaux sociaux.
Lors d’un briefing tenu le 13 août, le ministre avait notamment lancé : « Où que vous vous trouviez, la justice vous atteindra », appelant les utilisateurs des réseaux sociaux, en RDC comme dans la diaspora, à faire preuve de responsabilité.
Le ministère rappelle la présomption d’innocence

Tout en confirmant l’arrestation et le transfert de Denise Dusauchoy, le ministère de la Justice insiste sur le caractère strictement judiciaire de la procédure.
Il rappelle que cette arrestation ne préjuge en rien de sa culpabilité et que l’intéressée demeure protégée par la présomption d’innocence jusqu’à l’intervention d’une décision judiciaire définitive.
L’affaire est désormais entre les mains de la justice congolaise, qui devra déterminer les faits reprochés à Denise Dusauchoy et les éventuelles responsabilités dans les dossiers faisant l’objet des procédures.
Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online







