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À la Une

À la UnePolitique

RDC : le gouvernement promet un financement durable de la gratuité de l’enseignement et prépare son extension au secondaire

by admin9775 29 avril 2026
written by admin9775

Le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a réaffirmé mardi l’engagement du gouvernement congolais à assurer un financement pérenne des réformes éducatives engagées sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi, avec en ligne de mire la consolidation de la gratuité de l’enseignement primaire public et son extension progressive au niveau secondaire.

L’annonce a été faite lors d’un panel consacré à la soutenabilité financière de cette réforme, organisé dans le cadre du segment politique de haut niveau sur le Pacte de partenariat avec le Global Partnership for Education (GPE).

La gratuité de l’enseignement au cœur de la stratégie sociale du pouvoir

Présentée comme l’un des marqueurs sociaux majeurs du quinquennat de Félix Tshisekedi, la gratuité de l’enseignement primaire demeure un pilier central de la politique de développement du capital humain portée par l’exécutif.

Face aux partenaires techniques, financiers et experts du secteur réunis à Kinshasa, Adolphe Muzito a insisté sur la nécessité de sécuriser durablement le financement de cette réforme, tout en préparant les conditions de son élargissement progressif au secondaire.

Rationalisation de la masse salariale dans le secteur éducatif

Pour soutenir cette ambition, le gouvernement prévoit plusieurs mesures de restructuration budgétaire dans le secteur de l’éducation.

Le ministre du Budget a annoncé :

  • la mise à la retraite immédiate de 4 000 enseignants dans une première phase ;
  • le départ progressif de 43 000 enseignants supplémentaires à compter de 2026 ;
  • une prise en charge échelonnée des indemnités de sortie dans les collectifs budgétaires jusqu’en 2027.

Selon le gouvernement, cette politique vise à mieux maîtriser les charges salariales tout en dégageant de nouvelles marges budgétaires pour financer la réforme.

Intégration de nouveaux enseignants à la paie

Parallèlement à ces départs, l’exécutif prévoit l’intégration de 3 000 enseignants supplémentaires dans le circuit officiel de paie dès le mois d’avril.

Cette mesure doit permettre de régulariser la situation de plusieurs agents jusque-là non rémunérés malgré leur présence effective dans le système éducatif.

Une mobilisation budgétaire en hausse pour soutenir les réformes sociales

Le financement de ces mesures sera notamment adossé à une hausse anticipée des recettes publiques.

Adolphe Muzito a indiqué que le gouvernement table sur une mobilisation de 16 milliards de dollars dans le collectif budgétaire attendu en mai, contre :

  • 4 milliards de dollars en 2019 ;
  • 10 milliards en 2023.

Pour l’exécutif, cette progression des recettes constitue la base financière permettant de soutenir les réformes sociales prioritaires.

Une réforme sous contrainte de soutenabilité

Si le gouvernement affiche sa volonté de consolider la gratuité, la question de sa soutenabilité budgétaire reste au cœur des débats parmi les experts du secteur.

La massification de l’accès à l’école, les besoins en infrastructures, la pression sur la masse salariale et la qualité de l’enseignement constituent autant de défis structurels qui conditionneront la réussite de la réforme dans la durée.

L’éducation comme levier politique et économique

Au-delà de sa dimension sociale, le financement durable de la gratuité de l’enseignement revêt une portée hautement politique pour le pouvoir en place.

En consolidant cette réforme emblématique, le gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka cherche à ancrer durablement dans le bilan du président Tshisekedi une politique publique à forte visibilité populaire, tout en faisant de l’éducation un levier structurant de transformation économique et de réduction des inégalités.

Par Marius Bopenga
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29 avril 2026 0 comments
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À la UneProvince

Nord-Kivu : la MONUSCO renforce son dispositif de vérification face à l’aggravation de la crise sécuritaire

by admin9775 27 avril 2026
written by admin9775

La réunion de Goma intervient alors que la résurgence du M23, soutenu selon Kinshasa et plusieurs partenaires internationaux par le Rwanda accusation rejetée par Kigali continue de redessiner les équilibres sécuritaires dans l’est congolais.

À cette menace s’ajoutent :

  • la persistance des FDLR dans certaines zones frontalières ;
  • les attaques récurrentes des ADF ;
  • la fragmentation persistante des groupes armés locaux.

Le conflit ne se limite ainsi plus à une insurrection interne, mais s’inscrit dans un jeu sécuritaire régional complexe impliquant plusieurs acteurs étatiques et non étatiques.

Une bataille de crédibilité entre Kinshasa et Kigali

En renforçant son architecture de renseignement, la MONUSCO cherche également à consolider la crédibilité de ses rapports dans un climat de défiance croissante entre les parties.

Les évaluations onusiennes sur les mouvements de troupes, les soutiens extérieurs ou les violations du cessez-le-feu sont désormais scrutées avec une intensité particulière par Kinshasa et Kigali, chacun cherchant à faire valoir sa lecture du conflit auprès des partenaires internationaux.

Le MCVE+ devient ainsi non seulement un outil de monitoring sécuritaire, mais aussi un instrument diplomatique de certification des faits sur un théâtre où la guerre informationnelle occupe une place croissante.

Vers une intégration accrue avec les FARDC et les partenaires régionaux

Selon plusieurs sources sécuritaires, la réunion de Goma pourrait ouvrir la voie à un partage plus étroit du renseignement entre la MONUSCO, les FARDC et les partenaires régionaux engagés dans les mécanismes de stabilisation.

Une telle évolution signalerait une transformation progressive du rôle de la mission onusienne : moins centrée sur l’interposition classique, davantage orientée vers l’appui analytique, la fusion du renseignement et la coordination stratégique.

Une ONU en quête de repositionnement stratégique

Critiquée pour son efficacité limitée sur le terrain et contestée par une partie de l’opinion congolaise, la MONUSCO semble chercher à redéfinir sa valeur ajoutée dans un contexte où son mandat militaire traditionnel est de plus en plus remis en question.

Le renforcement du MCVE+ pourrait ainsi marquer un repositionnement vers un rôle plus technocratique et stratégique : celui d’arbitre informationnel, de fournisseur de renseignement et de garant de la traçabilité des violations dans un conflit régionalisé à haute intensité diplomatique.

Un enjeu déterminant pour la suite du processus de paix

À terme, la capacité du MCVE+ à produire des données crédibles, exploitables et politiquement acceptées pourrait peser directement sur les négociations régionales en cours, notamment dans le cadre des mécanismes de paix soutenus par les États-Unis, l’Union africaine et le Qatar.

Dans l’est congolais, la maîtrise du récit stratégique est désormais presque aussi déterminante que la maîtrise du terrain.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

Assemblée nationale : l’absence de la motion contre Jacquemain Shabani révèle les arbitrages politiques au sommet de la majorité

by admin9775 27 avril 2026
written by admin9775

Très attendue dans les milieux politiques et parlementaires, la motion visant le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, n’a finalement pas été inscrite à l’ordre du jour de la plénière de ce lundi 27 avril à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. Une absence qui, au-delà de la procédure, éclaire les mécanismes de régulation politique internes à la majorité au pouvoir.

Un retrait qui porte la marque d’un arbitrage politique

Initiée par le député national Laddy Yangotikala, la motion était annoncée comme l’un des moments politiques forts de la rentrée parlementaire. Son omission de l’agenda officiel publié par le Bureau de l’Assemblée nationale suggère toutefois qu’un arbitrage politique est intervenu en amont pour éviter son examen immédiat.

Dans le fonctionnement politique congolais, la non-inscription d’une motion sensible à l’ordre du jour relève rarement du simple hasard administratif. Elle traduit généralement une décision concertée au sein des instances dirigeantes de la majorité ou du Bureau parlementaire visant à désamorcer une séquence politiquement coûteuse.

Préserver un ministre stratégique dans un contexte sécuritaire sensible

Le maintien de Jacquemain Shabani hors de portée d’un débat en plénière intervient dans un contexte particulièrement délicat, alors que les questions sécuritaires dominent l’agenda national avec :

  • la prorogation de l’état de siège ;
  • la ratification de l’accord de paix RDC–Rwanda ;
  • les discussions sur la réforme du dispositif sécuritaire national.

Dans ce climat, exposer publiquement le ministre de l’Intérieur à une motion parlementaire aurait pu fragiliser davantage un secteur régalien déjà sous pression, au moment où l’exécutif cherche à projeter une image de cohésion institutionnelle.

Une gestion politique des frustrations internes à la majorité

Au-delà du fond du dossier, cette séquence illustre également la manière dont certaines motions servent en RDC de moyen de pression politique plutôt que de véritables instruments de sanction.

Dans plusieurs cas récents, les initiatives parlementaires contre des membres du gouvernement ont davantage fonctionné comme outils de négociation ou signaux de mécontentement internes que comme démarches aboutissant à une réelle mise en cause politique.

Le dépôt d’une motion peut ainsi permettre à certains députés ou groupes d’influence de :

  • exprimer une frustration politique ;
  • rappeler leur poids au sein de la majorité ;
  • obtenir des concessions politiques ou administratives ;
  • repositionner des rapports de force internes.

Un sursis plus qu’un blanchiment politique

Pour Jacquemain Shabani, l’absence de la motion à l’ordre du jour constitue un répit tactique, mais non une disparition des critiques.

Car si la séquence parlementaire est momentanément neutralisée, les griefs politiques et sécuritaires ayant nourri l’initiative demeurent présents dans une partie de l’opinion et de la classe politique.

Le ministre conserve donc un sursis politique plutôt qu’un véritable quitus.

Une majorité soucieuse de maîtriser ses contradictions

En arrière-plan, cet épisode confirme la volonté du pouvoir de contenir publiquement ses tensions internes dans une période jugée stratégique.

Alors que l’exécutif multiplie les dossiers sensibles sur les fronts diplomatique, sécuritaire et économique, la coalition au pouvoir semble privilégier la discipline interne et la maîtrise de la communication institutionnelle à l’exposition de ses fractures devant l’opinion.

Reste à savoir si cette mise en veille de la motion marque un enterrement définitif du dossier ou un simple report en attendant un contexte politique plus favorable.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Mali : les rebelles touaregs disent contrôler « totalement » Kidal après un accord avec les Russes

by admin9775 27 avril 2026
written by admin9775

Les rebelles touaregs ont déclaré dimanche avoir conclu un « accord » permettant aux soldats russes de l’Africa Corps de se retirer de la ville de Kidal, dans le nord du Mali, qu’ils disent « désormais » contrôler « totalement ». Des tirs « sporadiques » sont également signalés à Kati, près de Bamako. Le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué dans l’attaque de samedi contre sa résidence, a confirmé le gouvernement.

Des membres armés d’un groupe non identifié se rassemblent à Kidal, dans le nord du Mali, le 25 avril 2026.

Les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont annoncé, dimanche 26 avril, avoir conclu un « accord » permettant aux soldats russes de l’Africa Corps de se retirer de la ville de Kidal, dans le nord du Mali, qu’ils disent « désormais » contrôler « totalement ».

Dimanche en fin de journée, les combats avaient baissé d’intensité sur le territoire, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).

« Un accord a été conclu pour permettre à l’armée et à ses alliés d’Africa Corps de quitter le Camp 2, où ils étaient retranchés depuis hier (samedi) », a déclaré à l’AFP un responsable des rebelles touaregs, ajoutant que Kidal est « désormais totalement » sous leur contrôle.

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Les mercenaires russes de l' »Africa Corps sort[ent] du Camp 2 de Kidal sous bonne escorte de nos forces armées », a confirmé la rébellion touarègue sur Facebook. Un habitant de Kidal a déclaré dimanche à l’AFP avoir « vu un convoi militaire partir », tout en précisant ignorer « les détails de la situation ».

« Ce sont les combattants des mouvements armés qui occupent désormais les rues » de Kidal, a-t-il ajouté.

La ville de Kidal, bastion de la rébellion touarègue, avait été reprise en novembre 2023 par l’armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d’une décennie de contrôle par des groupes rebelles.

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Les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) ont revendiqué samedi une série d’attaques coordonnées avec la rébellion touarègue contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali, en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes importantes du pays sahélien, dont la ville clef de Kidal.

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L’Alliance des États du Sahel (AES), formée du Mali, du Burkina et du Niger, tous trois sécessionnistes de l’organisation régionale Cédéao, jugée inféodée à la France, et tous dirigés par des juntes, a dénoncé « un complot monstrueux soutenu par les ennemis de la libération du Sahel », dans un communiqué daté de samedi transmis dimanche à l’AFP.

Situation confuse à Sévaré

Le calme est revenu dimanche à Kati, ville-garnison et fief de la junte située à une quinzaine de kilomètres de Bamako, la capitale, après des tirs signalés dans la matinée, selon un habitant interrogé par l’AFP.

Les opérations aéroportuaires ont également repris dimanche à l’aéroport international de Bamako, après une interruption de 24 heures. 

Mais à Sévaré (centre), la situation restait « confuse » et des coups de feu sont encore entendus par endroits, d’après un élu local.

Selon un bilan annoncé par le gouvernement, les combats depuis samedi ont fait 16 blessés civils et militaires et des « dégâts matériels limités », mais le nombre de victimes pourrait s’alourdir, notamment chez les civils.

Mort confirmée du ministre de la Défense

Coup dur porté au régime militaire, le ministre de la Défense, Sadio Camara, 47 ans, un des principaux responsables de la junte, a été tué lors des attaques « terroristes » samedi par « un véhicule piégé conduit par un kamikaze » ayant ciblé sa résidence à Kati, près de la capitale Bamako, a annoncé le gouvernement, dimanche soir. Sa mort avait été annoncée un peu plus tôt par ses proches.

Lors des « incidents terroristes » ayant visé sa résidence, le général Camara a « engagé des échanges avec les assaillants dont il a réussi à neutraliser certains », affirme le gouvernement dans un communiqué publié plusieurs heures après le décès. Il a été blessé puis transporté à l’hôpital où « il a malheureusement succombé », dit le texte.

Sur les ObservateursEnquête : comment un réseau de désinformation tente de déstabiliser les pays de l’AES

« L’effondrement de sa résidence a causé d’autres victimes et la destruction d’une mosquée à proximité ayant entraîné la mort de certains fidèles qui étaient à l’intérieur », ajoute le communiqué sans préciser de nombre.

Le défunt, en raison de « son bilan élogieux dans la défense nationale », aura droit à des « funérailles nationales », promet le gouvernement.

De son côté, le général Assimi Goïta, chef de la junte, n’a pas été vu ni n’a pris la parole depuis le début des hostilités.

Une source sécuritaire malienne a indiqué à l’AFP qu’il « a été exfiltré de Kati dans la journée de samedi et se trouve en lieu sûr ». Mais plusieurs observateurs s’étonnent de son silence, ainsi que de celui des deux autres juntes de l’Alliance des États du Sahel.

AFP

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À la UneMonde

Moyen-Orient: le chef de la diplomatie iranienne en Russie pour rencontrer Vladimir Poutine

by admin9775 27 avril 2026
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Après s’être rendu à Oman et s’être entretenu au téléphone avec son homologue turc, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi était revenu à Islamabad dimanche 26 avril. Ce lundi 27 avril au matin, le ministre des Affaires étrangères est arrivé à Saint-Pétersbourg ; une rencontre avec Vladimir Poutine est prévue.

À Islamabad, les mesures de sécurité ont été levées. L’optimisme autour d’un second tour de discussions en face-à-face est nettement retombé depuis le départ du chef de la diplomatie iranienne pour Moscou. 

Un ralentissement de façade, estiment toutefois plusieurs observateurs pakistanais. Selon eux, ces derniers jours, la diplomatie de la navette s’est au contraire intensifiée.

Dimanche soir, Abbas Araghchi est revenu à Islamabad après une visite express à Oman consacrée au dossier du détroit d’Ormuz. Selon des sources locales, il voyageait à bord d’un appareil de l’armée pakistanaise. Un signe supplémentaire de l’implication du Pakistan dans cette médiation et de la confiance accordée à Islamabad par l’Iran.

Durant cette halte, le ministre iranien a remis au médiateur pakistanais sa lecture des offres américaines ainsi qu’une nouvelle proposition : rouvrir d’abord le détroit d’Ormuz et lever le blocus naval, avant de repousser à plus tard les négociations sur le nucléaire. Vu d’Islamabad, le message est clair : Téhéran accepte de poursuivre les discussions indirectes, mais sans céder sur ce qu’il considère comme ses intérêts vitaux.

RFI

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À la UnePolitique

Frais du mobile money en RDC : Daniel Mukoko Samba défend la réforme du secteur devant l’Assemblée nationale

by admin9775 27 avril 2026
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Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a été auditionné jeudi en séance plénière à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo sur la question sensible des frais appliqués aux transactions de monnaie mobile, dans un contexte de critiques croissantes sur le coût des services financiers numériques en RDC.

Invité à répondre à une question orale du député Jean-Baptiste Ndefu, le ministre a livré devant les élus un état des lieux du cadre réglementaire et des pistes de réforme envisagées par le gouvernement.

Le ministère de l’Économie renvoie la compétence tarifaire à la Banque centrale

Dans sa réponse, Daniel Mukoko Samba a tenu à préciser les limites du champ d’action de son ministère en matière de tarification du mobile money.

S’il a rappelé que le ministère de l’Économie exerce une mission générale de régulation des prix et de la concurrence, il a souligné que les frais directement appliqués aux services financiers mobiles relèvent de la compétence de la Banque centrale du Congo.

Le ministre a notamment cité les instructions n°58 et n°24 de la BCC comme textes de référence encadrant la tarification des services financiers mobiles en République démocratique du Congo.

Une fiscalité jugée lourde sur les transactions électroniques

Abordant la structure des coûts supportés par les usagers, le Vice-Premier ministre a détaillé les différentes recettes publiques générées par les transactions de mobile money.

Parmi les prélèvements mentionnés figurent :

  • la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) ;
  • les droits d’accises ;
  • les redevances sur le chiffre d’affaires ;
  • les redevances sur les fréquences ;
  • la taxe sur les transactions électroniques ;
  • le fonds des services universels.

Reconnaissant la cherté des services en RDC, Daniel Mukoko Samba a admis que la fiscalité congolaise appliquée au secteur demeure plus élevée que dans plusieurs pays voisins.

À titre comparatif, il a indiqué que les droits d’accises sur ce type de services sont fixés à 10 % en RDC, contre 2 % au Cameroun.

Une réforme sectorielle en préparation

Face aux critiques persistantes des consommateurs et des parlementaires, le gouvernement affirme travailler à une réforme plus large du secteur.

Selon le ministre, cette réforme est menée conjointement avec :

  • l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo ;
  • le ministère des Postes, Télécommunications et Numérique ;
  • la Fédération des entreprises du Congo.

L’objectif affiché est d’améliorer la transparence financière dans le secteur et de renforcer les mécanismes de régulation.

Un outil numérique de plainte bientôt lancé

Dans le cadre de cette dynamique, Daniel Mukoko Samba a annoncé le lancement imminent d’une plateforme numérique baptisée LOBA, destinée à permettre aux consommateurs de signaler les abus ou dysfonctionnements constatés sur le marché.

« L’objectif est de créer une synergie d’actions pour mieux protéger le consommateur », a déclaré le ministre devant les députés.

Une campagne officielle de lancement de cet outil est attendue dans les prochains jours.

Une pression politique croissante sur le coût du mobile money

L’audition du ministre intervient dans un contexte où le coût des services de mobile money fait l’objet d’un mécontentement croissant dans l’opinion publique, alors que ces outils sont devenus essentiels dans les transactions quotidiennes de millions de Congolais.

En saluant l’initiative parlementaire du député Jean-Baptiste Ndefu, Daniel Mukoko Samba a estimé que ce débat contribuera à améliorer la régulation du secteur et à renforcer la protection des consommateurs.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

États-Unis : après deux attaques armées à Washington, la sécurité autour de Donald Trump et de la Maison Blanche sous tension maximale

by admin9775 26 avril 2026
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La capitale américaine a été secouée par deux graves incidents sécuritaires en l’espace de quelques jours, ravivant les inquiétudes autour de la montée des violences politiques et du climat de tension extrême aux États-Unis.

Le dernier épisode s’est produit lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche, où un homme armé de plusieurs armes a forcé un point de contrôle de sécurité avant d’ouvrir le feu à proximité de l’événement auquel participait le président Donald Trump.

Trump évacué d’urgence après des tirs près du dîner des correspondants

U.S. President Donald Trump is escorted out as a shooter opens fire during the annual White House Correspondents’ Association dinner in Washington, D.C., U.S., April 25, 2026,

Selon les autorités américaines, le suspect, désormais en garde à vue, a franchi un point de sécurité avant que des coups de feu ne soient tirés aux abords de la salle de réception du Washington Hilton.

Donald Trump a été immédiatement évacué de la scène par les services de sécurité. La Maison Blanche a confirmé que le président ainsi que les membres de son Cabinet sont sains et saufs.

La procureure fédérale du district de Columbia, Jeanine Pirro, a indiqué que le suspect fera face à plusieurs chefs d’accusation, notamment pour usage d’arme à feu lors d’un crime violent et agression contre un agent fédéral armé.

Un agent du United States Secret Service a été blessé après qu’une balle a atteint son équipement de protection. Il a été hospitalisé.

Quelques jours plus tôt, deux militaires de la Garde nationale visés près de la Maison Blanche

Cette attaque survient alors que Washington est encore sous le choc d’une autre fusillade survenue mercredi près de la Maison Blanche, au cours de laquelle deux militaires de la Garde nationale des États-Unis ont été grièvement blessés dans ce que les autorités qualifient de tirs « ciblés ».

Selon le directeur du Federal Bureau of Investigation, les deux soldats demeurent dans un état critique.

Le suspect, également blessé lors de son interpellation, a été identifié par Donald Trump comme un ressortissant afghan arrivé aux États-Unis en 2021 dans le cadre des programmes d’évacuation mis en place après la chute de Kaboul.

Trump dénonce un « acte de terreur » et relance le débat migratoire

Dans une allocution vidéo, Donald Trump a qualifié la fusillade contre les militaires d’« acte de terreur » et a immédiatement relié l’incident à ses positions sur l’immigration.

Le président américain a annoncé vouloir réexaminer les admissions de ressortissants afghans entrés sous l’administration de son prédécesseur, tout en dénonçant ce qu’il considère comme une politique migratoire laxiste.

Cette réaction marque une nouvelle instrumentalisation politique d’un incident sécuritaire dans un contexte où l’immigration demeure au cœur de la stratégie politique de la Maison Blanche.

Un climat politique explosif aux États-Unis

Ces attaques interviennent dans une atmosphère déjà fortement polarisée aux États-Unis, marquée par une recrudescence des violences politiques, des tensions idéologiques et plusieurs incidents sécuritaires majeurs impliquant des personnalités publiques ou des forces de l’ordre.

Le déploiement massif de la Garde nationale à Washington, décidé par Donald Trump malgré l’opposition des autorités locales démocrates, accentue également les tensions institutionnelles autour de la sécurité dans la capitale fédérale.

Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé l’envoi de 500 militaires supplémentaires, portant à plus de 2 500 le nombre de soldats mobilisés dans la capitale.

Une capitale sous haute surveillance

Avec deux attaques armées en quelques jours visant successivement la Garde nationale puis un événement présidentiel majeur, Washington entre dans une phase de vigilance sécuritaire renforcée.

Ces événements pourraient durablement influencer le débat national sur la sécurité intérieure, le contrôle migratoire et la militarisation croissante de l’espace public américain à l’approche des prochaines échéances politiques.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

RDC : le gouvernement dénonce une campagne de dénigrement contre Judith Suminwa et durcit le ton face aux dérives numériques

by admin9775 26 avril 2026
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Le gouvernement congolais a dénoncé une recrudescence de campagnes de dénigrement visant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka ainsi que plusieurs responsables publics, à travers des contenus diffusés sur les réseaux sociaux jugés injurieux, diffamatoires ou menaçants.

Dans un communiqué publié par le ministère de la Communication, l’exécutif condamne « avec fermeté » la multiplication de publications comportant des injures, diffamations, menaces et autres atteintes à l’honneur de personnalités publiques, estimant que ces agissements portent atteinte aux institutions de la République et à la stabilité nationale.

Le gouvernement évoque des campagnes coordonnées de déstabilisation

Selon les autorités, certains de ces contenus dépasseraient le cadre de simples prises de position individuelles et s’inscriraient dans des « campagnes coordonnées de dénigrement » destinées à manipuler l’opinion publique et à fragiliser les institutions.

Le communiqué évoque notamment l’existence de « relais organisés » et de stratégies concertées susceptibles de nuire à la crédibilité de l’État, à la cohésion nationale et à l’autorité publique.

Sans citer nommément les auteurs ni les publications visées, le gouvernement estime que certaines pratiques pourraient relever d’infractions prévues par la législation congolaise, notamment en matière de diffamation, harcèlement numérique, menaces, incitation à la haine ou atteinte à l’honneur.

Une ligne de fermeté assumée sur la régulation du cyberespace

Tout en réaffirmant son attachement à la liberté d’expression garantie par la Constitution, l’exécutif rappelle que cette liberté ne saurait couvrir des comportements constitutifs d’infractions pénales.

« Les injures publiques, la diffamation, les menaces, le harcèlement numérique, les incitations à la haine, les atteintes à l’honneur, ainsi que toute entreprise de déstabilisation contraire aux intérêts nationaux ne sauraient relever de la liberté d’expression », souligne le communiqué.

Dans cette optique, les autorités judiciaires et les services compétents ont été saisis afin d’identifier « les auteurs, co-auteurs, complices et commanditaires » de ces actes, y compris ceux opérant sous anonymat ou depuis l’étranger.

Une politique de contrôle numérique en montée en puissance

Cette nouvelle mise en garde s’inscrit dans un durcissement progressif du discours officiel sur la régulation du cyberespace en RDC.

Lors de la 80ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le 27 février dernier, le président de la République avait appelé à renforcer la vulgarisation du code du numérique afin d’encadrer davantage les usages en ligne.

Dans la foulée, le ministre de la Justice Guillaume Ngefa avait ordonné, dans une directive publiée le 3 mars, la traque judiciaire des infractions numériques, rappelant que « le cyberespace congolais n’est pas une zone de non-droit ».

Soutien public des mamans catholiques à Judith Suminwa

Dans ce climat de tensions, les mamans catholiques de l’archidiocèse de Kinshasa ont exprimé leur solidarité à la Première ministre lors d’une rencontre organisée samedi au Centre de pastorale Lindonge, dans la commune de Limete.

Par la voix de leur présidente, Yvonne Ifoku Mukonda, elles ont dénoncé les attaques verbales visant Judith Suminwa et appelé au respect de la dignité de la femme dans l’espace public.

« En Afrique, la femme revêt un caractère sacré qui doit être respecté en toutes circonstances », ont-elles déclaré.

Le mouvement a également appelé à davantage de retenue dans le débat public et au respect des valeurs culturelles, morales et de cohésion sociale.

Entre lutte contre les abus et débat sur les libertés publiques

Si le gouvernement présente cette démarche comme une réponse nécessaire aux dérives numériques et à la désinformation, elle relance néanmoins le débat sur la frontière entre régulation du discours public et protection des libertés fondamentales dans un contexte politique de plus en plus polarisé.

L’enjeu pour les autorités sera désormais de concilier lutte contre les abus numériques et respect du pluralisme démocratique, alors que les réseaux sociaux occupent une place croissante dans la vie politique congolaise.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC–Rwanda : Washington accueille la 5ᵉ réunion du comité de surveillance de l’accord de paix, avec un suivi renforcé sur l’est congolais

by admin9775 25 avril 2026
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La cinquième réunion du comité conjoint de surveillance de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda s’est tenue jeudi à Washington, réunissant les délégations de Kinshasa et de Kigali ainsi que plusieurs partenaires internationaux impliqués dans la médiation régionale. Si les participants ont réaffirmé leur engagement en faveur du processus de paix, la rencontre intervient dans un contexte où les avancées diplomatiques peinent encore à produire des effets tangibles sur le terrain dans l’est de la RDC.

Un processus diplomatique maintenu malgré des résultats encore limités

Selon le communiqué final publié à l’issue de la réunion, les discussions ont porté sur l’état de mise en œuvre de l’accord signé le 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda, ainsi que sur les progrès réalisés depuis les dernières sessions du comité en mars 2026.

Les deux parties ont présenté leurs efforts respectifs en matière de réduction des tensions bilatérales et d’amélioration de la situation sécuritaire. Toutefois, malgré la poursuite des mécanismes diplomatiques, les violences armées dans l’est congolais continuent de nourrir les interrogations sur l’efficacité concrète de l’accord sur le terrain.

La question sécuritaire reste le principal test de crédibilité de l’accord

Au cœur des échanges figurait la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, où les groupes armés demeurent actifs malgré les engagements politiques pris dans le cadre du processus de paix.

Pour plusieurs observateurs, la survie politique de l’accord dépend désormais moins de la multiplication des réunions diplomatiques que de la capacité des parties à obtenir des résultats vérifiables en matière de désescalade militaire et de protection des populations civiles.

Le processus de Doha s’impose comme un pilier parallèle de la médiation

La réunion de Washington a également accordé une place importante au processus de Doha, devenu un canal central dans les discussions entre Kinshasa et l’AFC/M23.

Le Qatar, facilitateur de ces pourparlers, a présenté l’évolution des négociations entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle. Une initiative saluée par les participants, qui y voient un levier complémentaire au cadre bilatéral RDC–Rwanda.

Cette articulation entre diplomatie régionale, médiation africaine et facilitation qatarie illustre la complexité croissante de l’architecture diplomatique autour de la crise congolaise.

Une implication internationale croissante pour éviter l’enlisement

Les États-Unis, le Togo agissant comme médiateur désigné de l’Union africaine ainsi que la Commission de l’Union africaine ont renouvelé leur soutien au processus en cours.

Le choix de Washington comme cadre de cette réunion confirme par ailleurs l’intérêt stratégique croissant des partenaires occidentaux pour la stabilisation de la région des Grands Lacs, dans un contexte où l’instabilité chronique de l’est congolais continue d’alimenter les préoccupations sécuritaires régionales et internationales.

Une dynamique diplomatique sous pression

Malgré le ton volontariste du communiqué final, la poursuite du dialogue intervient dans un climat de prudence. Les multiples initiatives de paix engagées ces dernières années dans la région ont souvent buté sur des difficultés d’application, un manque de confiance entre parties prenantes et la persistance d’intérêts divergents sur le terrain.

Dans ce contexte, le comité conjoint de surveillance apparaît désormais comme un instrument de préservation de la dynamique diplomatique autant qu’un mécanisme d’évaluation des engagements.

Pour Kinshasa comme pour Kigali, les prochaines semaines seront déterminantes pour démontrer que la relance du dialogue politique peut encore se traduire en avancées sécuritaires concrètes.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Paludisme: l’OMS donne son feu vert à un nouveau traitement pour les nourrissons

by admin9775 25 avril 2026
written by admin9775

Alors que la Journée internationale de lutte contre le paludisme a lieu ce samedi 25 avril, l’Organisation mondiale de la santé vient de préqualifier un nouvel antipaludéen qui prend la forme de comprimés dispersibles dans le lait. Associant deux molécules – la luméfantrine et l’arthéméter -, il va permettre de remplacer les traitements conçus pour des enfants plus âgés administrés jusqu’alors aux bébés de moins de cinq kilos, avec les risques de surdosages et d’effets secondaires induits.

Une décision en forme de coup d’accélérateur pour un nouveau traitement contre le paludisme. Alors que la Journée internationale de lutte contre le paludisme a lieu ce samedi 25 avril, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de donner son feu vert au déploiement d’un tout nouvel antipaludéen de Novartis spécialement conçu pour les nourrissons.

Commercialisé sous les noms de Coartem Baby ou Riamet Baby, celui-ci se présente sous la forme de comprimés dispersibles dans le lait associant deux molécules : la luméfantrine et l’arthéméter, un dérivé de l’artémisinine utilisée dans la plupart des traitements antipaludéens.

Son originalité ? Se substituer aux antipaludéens que l’on administrait jusqu’à présent aux bébés de moins de 5 kilos infectés par le paludisme. Conçus pour des enfants plus âgés, ils comportaient le risque d’un mauvais dosage et d’effets secondaires, voire d’effets toxiques.

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En Afrique, les enfants de moins de cinq ans représentent les trois-quarts des décès liés au paludisme

La pré-qualification de ce traitement par l’OMS va notamment permettre à une organisation comme GAVI, L’Alliance du vaccin de passer des commandes pour le livrer dans les régions où l’on en a le plus besoin. C’est notamment le cas en Afrique, où sont recensés plus de 95 % de tous les cas de paludisme et où les enfants de moins de cinq ans représentent les trois-quarts de tous les décès liés à la maladie. 

S’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les 30 millions de bébés qui naissent chaque année dans les zones à risque d’infection, une responsable de GAVI, L’Alliance du vaccin a cependant annoncé vendredi 24 avril que les coupes récemment opérées dans l’aide internationale ont contraint le programme à réduire le déploiement de vaccins contre le paludisme en Afrique. La maladie est encore aujourd’hui à l’origine de la mort de 600 000 personnes chaque année dans le monde. La plupart vivent sur le continent africain. 

RFI

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