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GENOCOST
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Category:

À la Une

À la UneSanté

RDC : le Gouvernement transforme l’Hôpital du Cinquantenaire en Centre Hospitalier Universitaire public

by admin9775 3 août 2026
written by admin9775

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a officialisé la transformation de l’Hôpital du Cinquantenaire en Centre Hospitalier Universitaire (CHU) du Cinquantenaire, marquant une nouvelle étape dans la réforme du système hospitalier national.

Cette décision met un terme au modèle de partenariat public-privé qui régissait jusque-là le fonctionnement de l’établissement. Désormais, le CHU du Cinquantenaire relève entièrement de l’État congolais et sera géré comme un établissement public.

Au-delà du changement de statut, cette réforme vise à renforcer la vocation universitaire de l’hôpital. Le CHU du Cinquantenaire aura désormais pour mission d’assurer non seulement la prise en charge des patients, mais également la formation pratique des étudiants en médecine et des autres professionnels de santé, ainsi que le développement de la recherche médicale.

Les autorités estiment que cette évolution permettra d’améliorer la gouvernance de l’établissement, de renforcer son intégration au sein du système national de santé et de consolider son rôle comme hôpital de référence en matière de soins spécialisés, d’enseignement et d’innovation médicale.

À travers cette réforme, le Gouvernement entend également contribuer au renforcement des capacités de formation des futurs professionnels de santé, dans un contexte marqué par des besoins croissants en personnel qualifié et par la volonté de moderniser les infrastructures hospitalières du pays.

La transformation du Cinquantenaire en Centre Hospitalier Universitaire s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de consolidation des institutions publiques de santé et d’amélioration de l’offre de soins en République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Le Chef de l’État lance un appel au devoir de mémoire, à la dignité et à la justice à l’occasion de la journée nationale de commémoration du GENOCOST

by admin9775 3 août 2026
written by admin9775

Ce dimanche 2 août 2026, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, accompagné de la Distinguée Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, a pris part à la commémoration de la Journée du GENOCOST (Génocide congolais pour des fins économiques).

Organisée au Mémorial du Genocost à Kinshasa sous le thème « Maintenant que tu sais, que fais-tu ? », la cérémonie s’est déroulée en présence des chefs des institutions nationales, des membres du corps diplomatique et de responsables de la société civile. 

Outre la série d’interventions des responsables du FONAREV, de la CIA-VAR et du Ministre des Droits Humains, l’assistance a suivi les témoignages poignants de survivants de différentes tragédies perpétrées sur le territoire congolais, de Kasika à Kishishe, en passant par Makobola, Katogota, Mwenga, Shabunda, Kamituga, Bukavu, Uvira, Tingi-Tingi, Kalima, Nyankunde, Kisangani, Rutshuru, Kitshanga, Bwito, Ituri, Maniema, Tanganyika et le Kasaï, pour ne citer que ces lieux.

Dans une adresse empreinte de gravité, le Chef de l’État a rendu un vibrant hommage aux millions de victimes des violences qui endeuillent la RDC depuis des décennies : « la République se tient debout, dans le silence, le recueillement et la dignité pour honorer la mémoire des victimes de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et du crime d’agression, ainsi que de tous les actes dont l’établissement rigoureux des faits et l’examen au regard du droit international sont susceptibles de révéler le caractère génocidaire ». 

Tout en insistant sur le fait qu’« aucune de ces vies ne saurait être réduite à un chiffre », il a clarifié le sens profond du GENOCOST. Le Président de la République a vigoureusement rejeté toute instrumentalisation de cette démarche, précisant qu’elle n’est « ni un appel à la haine ni une invitation à la vengeance », mais un engagement pour la dignité, et qui découle d’une conviction universelle : « il ne peut y avoir de paix véritable sans vérité, de réconciliation durable sans reconnaissance des souffrances, ni de justice lorsque la dignité des victimes est sacrifiée aux calculs de l’opportunité politique », a-t-il insisté.

Son discours a également opéré une distinction claire entre ce devoir de mémoire national et la qualification juridique de « génocide », qui relève des instances judiciaires internationales. L’objectif réaffirmé du gouvernement reste de faire progresser la préservation du souvenir et la lutte contre l’impunité.

Passant de la mémoire à l’action, le Chef de l’État a fermement dénoncé l’agression rwandaise persistante et l’occupation illégale des pans entiers du territoire congolais : « La République Démocratique du Congo reste confrontée à l’agression menée par le Rwanda et ses supplétifs, notamment l’AFC/M23. Cette entreprise meurtrière, fondée sur une logique de conquête et de prédation, viole notre souveraineté, menace notre intégrité territoriale et bafoue le droit du peuple congolais à vivre libre et en paix sur la terre de ses ancêtres ».

Face à cette situation, le Chef de l’État a invité la Nation à ériger la mémoire nationale en un « rempart contre le retour des atrocités ». Pour lui, « la mémoire ne saurait être un simple regard porté sur le passé. Elle est une exigence du présent et une responsabilité envers l’avenir. Elle nous commande de protéger nos populations, de consolider notre unité nationale, de défendre l’intégrité de notre territoire et de combattre sans relâche le négationnisme, la falsification de l’histoire, la manipulation de l’information ainsi que toute incitation à la haine et à la violence ».

Enfin, le Chef de l’État a annoncé trois mesures concrètes pour inscrire le devoir de mémoire dans la durée : tout d’abord, il a instruit le gouvernement de budgétiser la Stratégie nationale d’appropriation du GENOCOST afin de garantir aux survivants des réparations justes, qui ne sont « ni une faveur, ni un acte de charité ». 

Il a ensuite annoncé le passage à la phase opérationnelle du projet de Musée national du GENOCOST, dont les études préparatoires et les travaux de conception sont désormais engagés. 

Conçu selon les standards scientifiques et architecturaux les plus exigeants, cet édifice ambitionne de devenir une institution de référence à l’échelle africaine et mondiale. Le complexe centralisera les archives, les preuves matérielles et les témoignages des crimes internationaux perpétrés sur le sol congolais. Il fera office de centre de recherche, de sanctuaire de recueillement et d’outil de transmission patriotique pour la jeunesse.

Sur le plan législatif, le Chef de l’État a exhorté le Parlement à finaliser les textes nécessaires pour adapter le cadre juridique de la RDC aux exigences de la justice transitionnelle. Parallèlement, le Président de la République a fixé une nouvelle orientation à la politique étrangère du pays en invitant les missions diplomatiques et consulaires à porter activement une « diplomatie de la mémoire, de la vérité et de la justice » auprès des instances internationales.

Rejetant toute logique de « concurrence des mémoires », le Chef de l’État a conclu son discours en s’appuyant sur l’universalité de la justice : «La justice ne peut se prétendre universelle si elle tolère une hiérarchie entre les victimes, les mémoires ou les souffrances. Elle ne devient véritablement universelle que lorsqu’elle reconnaît à chaque vie humaine la même dignité, à chaque victime le même droit à la vérité et à chaque peuple le même droit à la justice».

Com présidence RDC

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À la UneSociété

Affaire Vally Amisi : l’arrestation du principal suspect relance les interrogations sur les circonstances du meurtre

by admin9775 3 août 2026
written by admin9775

Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a annoncé dimanche l’interpellation à Brazzaville de Mukena Mwepu Bénie, principal suspect recherché dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Vally Amisi, vice-président du club Nouvelle Vie Bomoko FC et entrepreneur congolais établi en Afrique du Sud.

Le corps de la victime avait été retrouvé le 10 avril dernier dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, une affaire qui avait suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Le ministre a salué une « avancée importante » obtenue grâce à la coopération judiciaire entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Il a précisé que le transfèrement du suspect vers Kinshasa est en cours, tout en rappelant que celui-ci bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de la justice.

Selon les autorités, les investigations avaient progressivement conduit les enquêteurs à abandonner la piste d’un enlèvement commis par une bande armée après l’exploitation des images de vidéosurveillance, qui auraient permis d’identifier un proche de la victime parmi les dernières personnes l’ayant côtoyée avant sa mort.

Interrogé après son arrestation, Mukena Mwepu Bénie aurait affirmé avoir agi « sur instruction d’une autorité ».

Ce pendant, dans sa première vidéo diffusée sur les réseaux, le suspect affirme avoir tuer Wally Amisi sur instruction d’une haute autorité mais qui se retient de citer son nom par peur.

« on m’avait donné une arme pour tuer mais j’ai peur de parler pour ma famille à kin. Moi mon rôle était juste de l’amener à l’appartement et il y avait des gens bien avant. Je ne sais pas là où il a été enterré parce que quand j’ai fini, les gens sont venus et ils ont pris le corps. On a agit sur instruction », a-t-il déclaré

Cette déclaration, qui devra être vérifiée dans le cadre de l’enquête judiciaire, relance les spéculations sur l’éventuelle implication d’autres personnes dans cette affaire ainsi que sur les circonstances ayant permis au suspect de quitter Kinshasa pour Brazzaville avant son interpellation.

À ce stade, ces affirmations n’ont toutefois fait l’objet d’aucune confirmation officielle de la part des autorités judiciaires. Les investigations et le procès à venir devraient permettre d’établir les responsabilités de chacun et d’éclaircir les véritables mobiles de ce meurtre qui a profondément marqué l’opinion.

Du côté de la famille de Vally Amisi, l’arrestation du principal suspect est accueillie comme une avancée majeure. Après plusieurs mois d’attente, les proches de la victime espèrent désormais que la procédure judiciaire permettra de faire toute la lumière sur les circonstances de cet assassinat et d’identifier, le cas échéant, l’ensemble des personnes impliquées.

Pour la famille, au-delà de l’interpellation du suspect, l’enjeu est désormais de connaître les véritables raisons qui ont conduit à la mort de celui qu’elle décrit comme un jeune entrepreneur promis à un brillant avenir, dont le parcours a été brutalement interrompu.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Face à la polémique, le gouvernement suspend l’application de l’arrêté sur la fiscalité du numérique

by admin9775 3 août 2026
written by admin9775

Le gouvernement congolais a annoncé la suspension de l’application de l’arrêté interministériel n°015 du 20 juillet 2026 relatif aux droits d’autorisation et aux taxes applicables à certains acteurs du secteur numérique, à la suite de la vive polémique suscitée par ce texte.

Dans un communiqué publié par sa cellule de communication, le ministère des Finances précise que cette décision de surséance a été prise dans la soirée du samedi 1er août 2026, en concertation avec le ministère de l’Économie numérique, afin de lever toute ambiguïté sur la portée de l’arrêté.

Selon les autorités, le texte, proposé par le ministère de l’Économie numérique et signé conjointement avec le ministère des Finances, ne vise pas les startups labellisées ni les micro et petites entreprises formalisées, contrairement aux interprétations qui ont circulé ces derniers jours.

Le gouvernement rappelle que ces entreprises continuent de bénéficier des avantages fiscaux et des mesures incitatives prévus notamment par l’article 50 de l’Ordonnance-loi n°22/030 du 8 septembre 2022 (Startup Act) ainsi que par l’article 384 du Code du numérique.

Les deux ministères indiquent que cette suspension permettra d’apporter les clarifications nécessaires, de préciser le champ d’application des textes réglementaires concernés et de poursuivre l’élaboration des mesures destinées à promouvoir l’innovation, l’entrepreneuriat et le développement de l’écosystème numérique en République démocratique du Congo.

Le communiqué souligne également qu’en vertu du principe de la hiérarchie des normes, un arrêté interministériel ne peut en aucun cas remettre en cause des dispositions prévues par une loi. À ce titre, les avantages fiscaux accordés aux startups et aux micro, petites et moyennes entreprises demeurent pleinement en vigueur.

« La position du ministère des Finances demeure claire : pas de fiscalité qui étouffe l’initiative, l’innovation et l’entrepreneuriat », insiste le communiqué.

Cette mise au point intervient après une vague de réactions critiques provoquées par l’arrêté. Parmi les voix les plus virulentes figure celle de l’opposant Martin Fayulu, qui avait dénoncé une mesure susceptible d’imposer des droits d’autorisation de plusieurs dizaines de milliers de dollars à certaines entreprises du numérique, estimant qu’elle risquait de freiner l’innovation et la création d’emplois en RDC.

Par cette suspension, le gouvernement entend apaiser les inquiétudes exprimées par les acteurs du secteur et ouvrir la voie à une clarification du dispositif réglementaire avant toute éventuelle mise en œuvre.

Au-delà de la suspension de l’arrêté interministériel, ce nouvel épisode illustre une fois de plus les difficultés du gouvernement à faire accepter certaines réformes touchant au secteur numérique. À la lecture du texte, plusieurs dispositions apparaissent pourtant explicites quant à leur champ d’application. Cependant, les nombreuses critiques formulées sur les réseaux sociaux, relayées ensuite par plusieurs acteurs du secteur et amplifiées par la sortie médiatique de l’opposant Martin Fayulu, ont rapidement transformé le débat technique en polémique politique, poussant finalement les autorités à faire marche arrière.

Ce rétropédalage rappelle inévitablement le précédent de la taxe RAM (Registre des appareils mobiles), instaurée sous la responsabilité du même ministère de l’Économie numérique dirigé par Augustin Kibassa Maliba. À l’époque déjà, la mesure avait provoqué une vive contestation populaire avant d’être finalement abandonnée.

Plusieurs années après, de nombreuses interrogations demeurent quant à la gestion des importantes sommes perçues dans le cadre de cette taxe. Les appels réclamant davantage de transparence sur l’utilisation de ces fonds ainsi que l’établissement d’éventuelles responsabilités n’ont, à ce jour, pas donné lieu à des explications publiques jugées suffisantes par une partie de l’opinion.

Dans ce contexte, la nouvelle controverse autour de l’arrêté sur la fiscalité du numérique ravive les interrogations sur la méthode de conception et de communication des réformes publiques. Pour de nombreux observateurs, au-delà de la légalité du texte, c’est surtout la confiance entre les pouvoirs publics, les entrepreneurs et les citoyens qui se trouve une nouvelle fois mise à l’épreuve. Cette succession de polémiques alimente les questionnements sur les motivations réelles de certaines mesures fiscales et sur la capacité des autorités à conduire des réformes sensibles dans la transparence et la concertation.

Ci-dessous l’Arrêté Interministériel

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Haut-Katanga : huit morts dans une attaque attribuée aux Maï-Maï contre un cantonnement militaire à Mitwaba

by admin9775 3 août 2026
written by admin9775

Au moins huit personnes ont été tuées lors d’une attaque attribuée à des combattants Maï-Maï contre un cantonnement militaire de la localité de Kyubo Mamba, dans le territoire de Mitwaba, province du Haut-Katanga, selon des informations rapportées par la société civile locale.

L’attaque s’est produite dimanche matin, entre 5 heures et 8 heures. D’après les premiers éléments, les assaillants ont pris pour cible le cantonnement militaire avant d’y mettre le feu.

Le bilan provisoire fait état de huit morts, dont deux militaires ainsi que six membres de leurs familles. Parmi les victimes figurent l’épouse d’un militaire et cinq enfants, décédés dans l’incendie qui a ravagé le site.

Deux militaires ont également été blessés par balles, tandis que quatre femmes ont été brûlées lors de l’attaque et prises en charge pour recevoir des soins.

Selon la société civile, la situation est redevenue calme après le retrait des assaillants. Des renforts des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été déployés depuis Mitwaba-centre afin de sécuriser la localité et de poursuivre les auteurs présumés de cette attaque.

Deux militaires ont également été blessés par balles, tandis que quatre femmes ont subi des brûlures et ont été prises en charge.

Après le retrait des assaillants, le calme est progressivement revenu dans la localité. Des renforts des FARDC ont été déployés depuis Mitwaba-centre afin de sécuriser la zone, d’évaluer les dégâts et de poursuivre les auteurs présumés de cette attaque.

Cette nouvelle attaque met une fois de plus en lumière la persistance de l’insécurité dans plusieurs régions de la République démocratique du Congo, où les forces de sécurité continuent de faire face à l’activisme de différents groupes armés. Elle relance également le débat sur les défis auxquels sont confrontées les autorités pour rétablir durablement la paix et assurer la protection des populations civiles sur l’ensemble du territoire national.

La localité de Kyubo, située dans le territoire de Mitwaba, se trouve à environ 250 à 300 kilomètres au nord de Lubumbashi. Son éloignement du chef-lieu provincial, combiné aux difficultés d’accès à certaines zones du territoire, constitue un défi important pour le déploiement rapide des forces de sécurité et l’intervention des services publics.

Ces dernières années, le territoire de Mitwaba a régulièrement été confronté à des épisodes d’insécurité impliquant notamment des groupes Maï-Maï. Les incursions répétées alimentent le sentiment de vulnérabilité des populations locales et font craindre une dégradation durable de la situation sécuritaire.

Les autorités militaires n’avaient pas encore communiqué officiellement sur les circonstances de l’incident au moment de la publication de cette information. Une évaluation des dégâts et des opérations de ratissage se poursuivait dans la zone.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Martin Fayulu critique l’arrêté sur la fiscalité du numérique et appelle à sa révision

by admin9775 2 août 2026
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L’opposant Martin Fayulu a vivement critiqué l’arrêté interministériel signé par les ministres de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, et des Finances, Doudou Fwamba Likunde, qui instaure de nouveaux droits d’autorisation, frais d’agrément et redevances applicables aux acteurs du secteur numérique en République démocratique du Congo.

Selon lui, ce texte risque de fragiliser un écosystème encore en développement, en particulier les startups, les plateformes numériques, les services de streaming ainsi que les médias en ligne.

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, Martin Fayulu estime que les montants prévus par l’arrêté sont inadaptés aux réalités des jeunes entreprises congolaises.

« Soumettre des startups, parfois encore sans aucun revenu, à des droits d’autorisation pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars est une aberration économique », a-t-il déclaré.

Pour le président de l’ECiDé, les pouvoirs publics devraient privilégier des politiques favorisant l’innovation et la création d’emplois plutôt que d’imposer de nouvelles contraintes financières à un secteur qu’il considère comme stratégique pour la diversification de l’économie congolaise.

« L’État devrait soutenir ceux qui innovent, créent des emplois et bâtissent l’économie de demain, plutôt que de leur imposer de nouvelles barrières », a-t-il ajouté.

Martin Fayulu appelle ainsi le gouvernement à revoir cet arrêté dans le cadre d’un dialogue avec les différents acteurs du secteur numérique afin de parvenir à un dispositif mieux adapté aux réalités des entreprises concernées.

« Cet arrêté doit être revu sans délai, dans le cadre d’un dialogue sérieux avec les acteurs du secteur », a-t-il plaidé.

Face aux préoccupations exprimées par plusieurs opérateurs, le directeur de cabinet du ministre de l’Économie numérique, Me Séraphin Umba Kapepe, a indiqué que des dispositions spécifiques destinées aux startups congolaises devraient être précisées dans les prochains jours.

Depuis la publication de cet arrêté, plusieurs acteurs de l’écosystème numérique ont exprimé leurs inquiétudes, estimant que les nouvelles exigences financières pourraient ralentir le développement des startups, des plateformes numériques et des médias en ligne, dans un contexte où le secteur est considéré comme l’un des principaux moteurs de l’innovation et de la création d’emplois en République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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À la UneScience et Technologie

Intelligence artificielle: «Le niveau de sophistication des modèles a augmenté bien au-delà de la capacité des humains»

by admin9775 2 août 2026
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Le piratage de plusieurs plateformes en ligne par une intelligence artificielle (IA) de l’entreprise OpenAI, à l’initiative de ChatGPT, a relancé le débat sur la régulation des usages de l’IA. Alors que cet incident a été qualifié de « sans précédent » par la compagnie californienne, Sébastien Gambs, professeur d’Informatique à l’université de Montréal et membre de l’observatoire Obvia sur les impacts sociétaux du numérique et de l’IA, estime qu’il est aujourd’hui nécessaire d’encadrer le développement pour éviter que l’humain ne se fasse totalement dépasser.

RFI : Pourriez-vous revenir sur l’incident qui s’est déroulé au mois de juillet et en quoi cela est « sans précédent », comme le laisse entendre OpenAI, à l’origine du test…

Les compagnies comme OpenAI, mais aussi Anthropic qui produisent ce que l’on appelle les « grands modèles de langage » qui sont à la base de ChatGPT, Claude ou encore MistralAI en France, ont développé des modèles extrêmement performants pour trouver des failles de cyber sécurité appelée des « vulnérabilités zero-day » et ce, bien plus vite qu’un humain ou qu’un groupe d’humains. Le premier dont on avait entendu parler il y a quelques mois s’appelait Mythos, développé par Anthropic.

Et donc, depuis quelques mois, ces entreprises se livrent une guerre commerciale à coup d’effets d’annonces pour faire la promotion de leurs modèles de langage qui seraient les meilleurs pour trouver les défauts de cyber sécurité. Alors, si on regarde le côté positif, cela permettrait éventuellement de trouver des failles de sécurité dans les logiciels qui sont derrière l’infrastructure d’internet et de les corriger. Mais à l’heure actuelle, ce qui se passe aussi, c’est que ces entreprises essayent de montrer que leur modèle est le meilleur. Pour ce faire, elles réalisent des sortes de compétitions de sécurité lors desquelles elles mettent leurs modèles dans ce que l’on appelle un « bac à sable », un environnement sécurisé, normalement isolé du monde extérieur et coupé d’internet, pour évaluer sa capacité trouver des failles de sécurité et les exploiter.

C’était au départ l’intention d’OpenAI. Mais, dans le scénario de juillet, le modèle avait tout de même un moyen d’accéder à des interfaces avec le monde extérieur. Le modèle d’OpenAI a donc été extrêmement créatif pour être capable d’exploiter plusieurs failles de sécurité de cette interface et ensuite d’entreprendre plusieurs actions contre Hugging Face qui est une entreprise qui fournit des bibliothèques de modèles d’IA. Le modèle a donc rempli son rôle, il a été extrêmement bon en agissant de manière créative pour sortir de son environnement et aller pirater une entreprise réelle.

RFI : Et ce modèle l’a fait prévenir OpenAI, ou en tout cas les développeurs, ce qui n’est normalement pas la procédure…

Je ne pense pas que le modèle avait été notifié qu’il se trouvait dans une simulation. Il faut préciser que les modèles n’ont pas de conscience comme un humain. Dans ce cas, il avait néanmoins son objectif qui était de réussir à trouver une faille de sécurité et a trouvé pour cela une façon créative de réaliser cet objectif. Mais ne sachant pas qu’il se trouvait dans une simulation, je pense qu’il n’avait aucune notion de s’il était en dehors des paramètres établis lors d’une simulation de sécurité ou d’un environnement « bac à sable ». Et effectivement après cela, cela a été tellement vite que cela a pris beaucoup de temps pour réussir à démêler la chaîne d’événements et à vraiment comprendre ce qu’il s’était passé.

Pendant un temps, Hugging Face a pensé qu’il s’agissait d’une attaque cyber terroriste d’un État qui essayait d’accéder aux informations sur la plateforme. Avant que les développeurs comprennent qu’il s’agissait d’une IA d’OpenAI.

RFI : On estime que la fuite du « bac à sable » a lieu le 9 juillet, et la première trace suspecte sur Hugging Face remonte au 11 juillet. Mais ce n’est que le 21 juillet qu’OpenAI a communiqué sur l’incident. Comment cela se fait-il que l’entreprise californienne se soit rendu compte si tardivement que son modèle lui avait échappé ?

En fait, je pense que comprendre ce qu’il s’était passé a mis beaucoup de temps, même pour des experts qui créent ces modèles. Donc pour moi, cela montre que même les personnes qui sont les plus expertes et qui créent ces modèles mettent des jours ou des semaines pour retracer la chaîne d’événements alors que, pour le modèle cela a pris quelques heures seulement. Cela démontre le niveau de sophistication des modèles dont les capacités ont augmenté bien au-delà de la capacité même des humains à comprendre ou à contrôler ces systèmes.

RFI : Une lettre ouverte publiée fin juillet et signée par près de 1 200 professionnels du secteur demande à ce que le développement de ces IA soit temporisé. Peut-on dire que les développeurs, les créateurs des intelligences artificielles aujourd’hui sont un peu dépassés par leur propre machine ?

Oui, en fait, je pense que ce qu’on voit clairement, c’est que les modèles s’améliorent très rapidement. Et ce qu’il se passe souvent, c’est que ces modèles sont entraînés en interagissant avec d’autres modèles pour échanger et s’améliorer. Il y a comme un effet d’auto-amélioration au fur et à mesure qu’une IA interagit avec l’IA qui la suit. Un processus qui va très vite et, en tant qu’humain, je pense que même les experts n’ont pas la capacité de vraiment comprendre les nouvelles capacités du prochain modèle, mais aussi comment mettre en place les garde-fous. Quels sont les limites pour éviter les dérives ou les abus de ces modèles-là ?

RFI : L’agence Reuters affirmait qu’un de ces modèles d’OpenAI avait récemment laissé des notes pour ses futures versions, pour leur dire comment s’émanciper de certaines lignes de code…

Cela ne me surprendrait pas effectivement. En début d’année, des tests avaient été réalisés dans un environnement plus contrôlé afin de comprendre quels sont les risques au déploiement de ces modèles. Dans une simulation, les chercheurs ont laissé croire à un modèle qu’ils allaient bientôt le désactiver. Dans la configuration de la simulation, l’IA avait accès aux courriels des personnes. C’est alors qu’on a vu des effets bizarres : le modèle s’était mis à faire chanter quelqu’un de haut placé dans l’entreprise en lui disant qu’il allait révéler son « affaire » si ce dernier n’arrêtait pas le programme qui allait le remplacer.

Donc, ce qu’on voit, c’est que si les modèles n’ont pas de de conscience, il existe un objectif de préservation et un instinct de survie dans certaines situations où ils sont menacés d’être débranchés. Ils sont également capable d’être extrêmement créatif, de façon non-éthique parfois, pour s’assurer qu’ils atteindront leurs objectifs.

Il y a quelques années, en mars 2022 je crois, une lettre ouverte de Yoshua Bengio, qui est un chercheur à Montréal [distingué en 2018 par le prix A.M. Turing, équivalent du prix Nobel d’informatique – NDLR], puis de plein d’autres personnes, incluant des patrons de la tech, disaient déjà que cela allait trop vite et qu’il fallait appuyer sur pause. Le seul problème de mettre sur pause, ce qui est au demeurant une très bonne idée selon moi, c’est que tous les acteurs doivent être capables de jouer le jeu. Il y a toujours le risque qu’un acteur se dise « ok, si mes concurrents suspendent le développement de leur modèle, moi je vais continuer dans mon coin, d’une manière visible ou non, pour être capable d’avoir un avantage compétitif dans le futur avec mon modèle qui aura des meilleures capacités que les autres ».

RFI : Vous évoquez la question des garde-fous. Dans cette lettre ouverte, les professionnels de l’IA et du secteur demandent également un accompagnement du gouvernement américain. Qu’est-ce qu’on peut concrètement attendre d’un gouvernement ?

De mon point de vue, au regard des enjeux de sécurité et sociétaux que posent ces modèles, je pense qu’une régulation serait vraiment la meilleure solution. C’est-à-dire que les gouvernements mettent en place une façon d’encadrer les usages de ces modèles avec, selon les milieux, des garde-fous plus ou moins forts comme le prévoit l’« IA Act » en Europe. Idéalement, il faudrait qu’on ait un standard international pour que cela s’applique à une plus large échelle. Mais cela pourrait également être des régulations au niveau des États.

Sébastien Gambs, professeur d'Informatique à l'université de Montréal et membre de l'observatoire Obvia sur les impacts sociétaux du numérique et de l'IA.
Sébastien Gambs, professeur d’Informatique à l’université de Montréal et membre de l’observatoire Obvia sur les impacts sociétaux du numérique et de l’IA. © /

Il faudrait aussi évidemment un accompagnement pour évaluer la sécurité des modèles par un acteur externe. Des instituts de « AI safety » ont été créés dans plusieurs pays. Par exemple, au Royaume-Uni, un institut a embauché des équipes techniques qui sont en charge d’évaluer la sécurité des modèles d’IA. Donc, ce qu’on pourrait faire, c’est avoir une régulation qui encadre les risques et les dérives puis demander, avant que des modèles, soient relâchés dans certains contextes, à ce qu’on ait une entité indépendante du gouvernement qui soit capable d’évaluer, avec des méthodes systématiques, les risques de cyber sécurité et qui déciderait si l’on peut sortir le modèle de la boîte ou non.

Donc la grosse question est : se dirige-t-on vers une demande de régulation au niveau de certains pays qui permettra d’avoir un certain contrôle sur les données ? Il y avait évidemment la toujours la grande question de qu’est-ce que les États-Unis vont faire, vu que les plus grandes compagnies sont hébergées là-bas. On a vu au niveau de l’administration de Donald Trump un changement entre le début de son mandat, où le « zéro régulation » était prôné, et aujourd’hui où les compagnies elles-mêmes demandent la mise en place de garde-fous. Il faudra regarder comment cette régulation évolue dans les mois qui vont venir et voir si les États-Unis vont, ou non, changer leur fusil d’épaule.

RFI : Mais pour autant, dans l’esprit de certains, volonté de régulation est aussi synonyme de contrainte. Et cette contrainte peut aussi être rattrapée par une réalité géopolitique dans la course à l’IA. Donald Trump citait la Chine dans sa dernière prise de parole sur le sujet. Concrètement, pourquoi il y a une telle course et en quoi c’est si important ?

Je dirais que la grosse différence entre l’IA et d’autres technologies, que l’on a qualifié de « révolutionnaire » et même parfois de « disruptif », c’est que l’IA est une technologie qui est à multi usages. On peut l’utiliser pour améliorer la prédiction de maladies ou analyser des scans à rayons X. On peut l’utiliser aussi pour essayer de remplacer des humains dans les centres d’appels, comme on peut essayer de l’utiliser pour remplacer des humains dans d’autres contextes ou encore améliorer leur façon de travailler. Donc, un des gros enjeux, c’est que cette technologie peut potentiellement impacter beaucoup de domaines. Il y a donc une course à qui, pays comme entreprise, aura le meilleur modèle d’IA.

Après, les gens commencent à avoir des désillusions. Des milliards de dollars ont été investis dans l’IA. Mais, par exemple, je lisais un article il y a quelques jours qui disait que les entreprises qui avaient licencié une grande partie de leur personnel pensant que l’IA allait les remplacer, se sont rendues compte qu’il y avait beaucoup de problèmes avec les modèles d’IA, puis ont commencé à réembaucher. Il y a aussi le fait que les retours sur investissement des entreprises qui ont intégré l’IA dans leurs processus de production est moins fort que ce que ce qui était promis. Donc, finalement, pour des millions ou des milliards d’investissements, le retour est beaucoup plus faible que ce qu’on attendait tout en ayant un impact négatif énorme sur l’environnement.

Donc, deux réalités s’opposent. Il y a le fait que, effectivement, les pays se disent « moi, je vais être celui qui va avoir la meilleure entreprise, avec les modèles d’IA les plus performants ». Mais d’un autre côté, comme on l’a vu avec l’incident d’OpenAI, on voit que si’ l’on va trop vite, on fait n’importe quoi et l’on risque de retrouver un modèle d’IA qui sort de la boîte et qui commence à pirater les entreprises du pays.

Enfin, il existe un risque d’explosion de la bulle de l’IA. Les gens se rendent compte que, finalement, pour les milliards qui sont investis, le retour sur investissement est beaucoup plus faible. Sans parler du fait que la vitesse à laquelle l’IA se déploie impacte des métiers de manière tellement rapide que les gens n’ont pas le temps de s’adapter et que, je pense, il va aussi y avoir un effet de rejet.

RFI

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À la UneMonde

Afflux migratoire à Ceuta: une ONG marocaine réclame une enquête et pointe le désespoir de la jeunesse

by admin9775 2 août 2026
written by admin9775

À Ceuta, au moins 72 personnes sont mortes en tentant de rejoindre l’enclave espagnole, selon les autorités locales. Entre 50 000 et 60 000 personnes ont franchi la frontière ces derniers jours. Face à l’ampleur du drame et aux nombreuses questions encore sans réponse après l’afflux migratoire, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) réclame une enquête indépendante et met directement en cause les autorités marocaines. Cette association accuse notamment Rabat d’avoir laissé faire ces départs massifs.

À Ceuta, au moins 72 personnes sont mortes en tentant de rejoindre l’enclave espagnole, selon les autorités locales. Face à l’ampleur du drame et aux nombreuses questions encore sans réponse, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) réclame une enquête indépendante et met directement en cause les autorités marocaines. Cette association accuse notamment Rabat d’avoir laissé faire ces départs massifs. 

Pour l’Association marocaine des droits humains (AMDH), tout cela n’est pas venu tout seul. Une rumeur annonçant l’ouverture de la frontière a circulé dans tout le Maroc. Des milliers de jeunes ont alors convergé vers Fnideq, certains venus de plusieurs centaines de kilomètres.

Pour l’association, un tel mouvement n’a pas pu se produire sans l’accord des autorités marocaines. Elle réclame donc une enquête indépendante pour établir les responsabilités et clarifier le bilan humain. Les chiffres continuent de diverger : au moins 72 morts, selon Madrid, contre près de 130 victimes et des dizaines de disparus selon l’AMDH.

Profond malaise de la jeunesse marocaine

Au-delà des responsabilités, pour l’Association marocaine des droits humains, cette vague de départs révèle le profond malaise d’une partie de la jeunesse marocaine : chômage, vie chère et manque de perspectives. Beaucoup de jeunes n’attendent plus qu’une chose : partir. L’autre critique, c’est le silence de l’État marocain. L’AMDH reproche aux autorités de n’avoir toujours fourni aucune explication publique sur cette crise.

Enfin, l’association demande également des comptes à l’Espagne, notamment sur le renvoi de mineurs vers le Maroc, alors que leur situation devrait, selon elle, être examinée au cas par cas. Selon les autorités espagnoles, la « quasi-totalité » des 60 000 personnes ayant franchi la frontière ont depuis été renvoyées au Maroc.

RFI

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À la UnePolitique

Raphaël Katebe Katoto recentre sa mission à Lubumbashi : « Je suis venu pour la communauté, pas pour un individu »

by admin9775 2 août 2026
written by admin9775

Après plusieurs jours de consultations menées auprès des différentes composantes de l’espace Grand Katanga, le notable katangais Raphaël Katebe Katoto a tenu à préciser les objectifs de sa démarche, affirmant que sa mission est exclusivement consacrée aux préoccupations de la population et non à des intérêts individuels ou politiques.

Interrogé sur la situation de son frère, l’opposant Moïse Katumbi, Raphaël Katebe Katoto a écarté toute idée selon laquelle ses consultations seraient liées à son cas personnel.

« Je ne suis pas ici pour un individu. Ma préoccupation principale, c’est la communauté », a-t-il déclaré.

Le notable s’est montré encore plus explicite en insistant sur les priorités qui motivent son déplacement à Lubumbashi.

« Je ne vais pas perdre le temps pour un individu. Je ne suis pas venu ici pour traiter le cas d’un individu, c’est la communauté qui est principale », a-t-il affirmé.

Sans évoquer davantage le dossier de son frère, Raphaël Katebe Katoto a rappelé que les attentes de la population katangaise priment sur toute autre considération.

« Je ne peux pas donner de l’importance là où il n’y en a pas. L’intérêt de la communauté est plus important, tant pour moi que pour l’individu que vous venez de citer. Le reste ne m’intéresse pas », a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent alors que son retour à Lubumbashi, après plusieurs années d’absence, avait suscité de nombreuses spéculations sur une éventuelle mission politique. Depuis le 30 juillet, Raphaël Katebe Katoto a reçu à l’hôtel Pullman Grand Karavia plusieurs composantes de la société katangaise, notamment des leaders religieux, des représentants de la jeunesse, des femmes leaders, des associations socioculturelles, des notables, des personnalités politiques ainsi que des acteurs de la société civile.

Selon lui, ces échanges avaient pour objectif d’identifier les principales préoccupations des populations du Grand Katanga, notamment en matière de sécurité, de cohabitation entre les communautés et d’amélioration des conditions de vie.

Au terme de ces consultations, il indique avoir recueilli plusieurs mémorandums et cahiers de doléances qu’il entend transmettre au président de la République, Félix Tshisekedi, auquel il réserve la primeur de ses conclusions.

Raphaël Katebe Katoto rejette également les interprétations selon lesquelles cette initiative cacherait un agenda politique ou électoral.

« Aujourd’hui, le changement de la Constitution, ce n’est pas encore d’actualité. Je ne suis pas venu pour ça. Moi, je suis venu pour la communauté », a-t-il déclaré.

Il estime que les préoccupations exprimées par les différentes couches de la population devront désormais être examinées par les autorités compétentes.

« Quelles sont les solutions qu’il trouvera, parce que c’est lui le chef de la Nation, celui qui décide », a-t-il indiqué en évoquant le rôle du président de la République.

Si cette démarche est perçue par plusieurs participants comme une occasion de faire remonter les préoccupations locales au plus haut niveau de l’État, elle continue néanmoins de susciter des interrogations au sein d’une partie de l’opinion publique, certains observateurs s’interrogeant sur sa portée politique dans un contexte marqué par les débats autour du dialogue national et des prochaines échéances politiques.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Kasaï : une cinquantaine de détenus s’évadent de la prison de Luebo, les autorités évoquent une opération préparée

by admin9775 2 août 2026
written by admin9775

Au moins cinquante détenus se sont évadés dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 juillet de la prison de Luebo, dans la province du Kasaï, vidant entièrement cet établissement pénitentiaire. L’information a été confirmée samedi 1er août par l’administrateur du territoire de Luebo, Jean Tshiawuke wa Tshiawuke, qui qualifie cette évasion d’opération « bien préparée ».

Selon l’autorité territoriale, plusieurs éléments laissent penser que des agents des services de sécurité auraient facilité cette évasion, permettant à l’ensemble des détenus de quitter la prison.

L’administrateur du territoire s’est dit vivement préoccupé par les conséquences sécuritaires de cette fuite massive, soulignant que parmi les évadés figurent des détenus considérés comme dangereux.

« Aucun prisonnier ne se trouve encore dans l’enceinte de la prison. Nous sommes confrontés à une situation d’insécurité », a déclaré Jean Tshiawuke wa Tshiawuke.

D’après ses explications, les prisonniers n’ont pas ouvert les cadenas des cellules, mais ont plutôt détruit les portes ainsi que les dispositifs assurant la sécurité de la prison.

« Les cadenas étaient toujours fermés. Les évadés ont forcé les portes et endommagé les équipements de sécurité », a-t-il précisé.

L’administrateur a également indiqué que trois armes ont été emportées lors de l’évasion, tandis que les gardiens ont abandonné leur poste au moment des faits.

Face à cette situation, les autorités ont lancé une opération de recherche afin de retrouver les fugitifs et de les remettre à la disposition de la justice. Jean Tshiawuke wa Tshiawuke appelle également la population à collaborer avec les services de sécurité en signalant toute présence suspecte ou tout détenu évadé aperçu dans la région.

« Nous demandons à la population d’aider les autorités. Toute personne qui identifiera un évadé est invitée à alerter les services compétents afin qu’il soit arrêté et remis à la justice », a-t-il déclaré.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

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