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À la Une

À la Une

Massad Boulos appelle à la restauration de l’autorité de l’État comme priorité absolue après l’accord de Doha

by admin9775 21 juillet 2025
written by admin9775

Dans une déclaration forte, Massad Boulos a rappelé un principe fondamental de la souveraineté nationale : la nécessité impérieuse pour tout État d’exercer un contrôle effectif sur l’ensemble de son territoire. « Un pays qui ne maîtrise pas son sol ne peut prétendre à la stabilité ni protéger ses citoyens », a-t-il affirmé avec conviction, au lendemain de la signature de l’accord de Doha entre la RDC et le M23.

Pour Boulos, cet accord ne trouvera sa pleine légitimité que s’il se traduit par un retour concret et visible de l’autorité gouvernementale dans les provinces de l’Est. « Peu importe le gouvernement en place, peu importe les orientations politiques, la reconquête territoriale n’est pas négociable. C’est la condition sine qua non de toute paix durable », a-t-il insisté.

Trois exigences urgentes se dégagent selon lui :
– La fin immédiate des enclaves sous contrôle rebelle
– Le déploiement effectif des forces de sécurité légitimes et des services publics
– L’établissement de mécanismes crédibles de protection des civils

« Cette question dépasse les clivages partisans. Il s’agit de l’intégrité même de la nation congolaise », a martelé Boulos, pour qui la souveraineté territoriale constitue le socle non négociable de toute reconstruction étatique.

Son intervention intervient à un moment charnière, alors que commence la phase délicate de mise en œuvre des engagements pris à Doha. Un rappel salutaire qui place la barre très haut pour les parties prenantes au processus de paix.

« L’histoire jugera cet accord à l’aune d’un seul critère : le retour effectif et durable de l’État congolais sur chaque centimètre carré de son territoire national », a conclu Massad Boulos, lançant ainsi un défi ambitieux aux signataires de l’accord.

Cette prise de position forte souligne l’enjeu crucial que représente la restauration de la souveraineté nationale pour l’avenir de la RDC, au-delà des considérations politiques immédiates.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Tensions diplomatiques entre la RDC et le Rwanda sur le retrait du M23 : deux lectures divergentes

by admin9775 21 juillet 2025
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Les déclarations contradictoires des gouvernements congolais et rwandais sur le processus de retrait du M23 illustrent une nouvelle fois les profondes divergences persistantes entre les deux pays, malgré les récents accords de paix.

La position congolaise : un retrait lié au mécanisme de sécurité bilatéral

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a affirmé sur Top Congo FM que le retrait du M23 serait encadré par le Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (JSCM), prévu dans l’Accord de Washington du 27 juin 2025.

« Le JSCM est un outil crucial pour assurer le désengagement des groupes armés, y compris le M23, conformément aux engagements pris », a-t-il laissé entendre, suscitant l’espoir d’un retrait imminent des rebelles des zones occupées dans l’Est de la RDC.

Kigali dénonce une « désinformation flagrante »

Réagissant vivement sur X (ex-Twitter), le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a rejeté cette interprétation, qualifiant les propos de Muyaya de « désinformation flagrante ».

Il a rappelé que le JSCM est strictement bilatéral (RDC-Rwanda) et ne concerne que deux points :

  1. La neutralisation des FDLR (un groupe armé considéré comme terroriste par Kigali)
  2. La levée des mesures de défense rwandaises prises en réponse aux menaces sécuritaires

* »Associer le M23 à ce mécanisme est une erreur. Le dialogue avec l’AFC/M23 relève exclusivement de la Déclaration de Doha, qui traite des causes profondes du conflit »*, a-t-il martelé.

Doha vs Washington : deux processus distincts ?

Cette controverse révèle un fossé interprétatif entre Kinshasa et Kigali :

  • Pour la RDC, le retrait du M23 doit être accéléré via des mécanismes sécuritaires, comme le JSCM.
  • Pour le Rwanda, la question du M23 doit être résolue dans le cadre politique de Doha, incluant des réformes structurelles et un dialogue inclusif.

Nduhungirehe a insisté : « Le retrait du M23 dépendra des négociations en cours, pas d’un mécanisme bilatéral de sécurité. La priorité est la restauration de l’autorité de l’État congolais dans les zones concernées. »

Un processus de paix fragilisé par les malentendus

Alors que la Déclaration de Doha (19 juillet) avait ravivé l’espoir d’une sortie de crise, cette nouvelle polémique montre que la méfiance reste tenace. Les deux capitales continuent de s’affronter sur le terrain médiatique, chaque camp accusant l’autre de manipulation.

Prochaines étapes à surveiller :

  • La mise en œuvre concrète des engagements de Doha
  • L’évolution des négociations directes entre Kinshasa et le M23
  • La réaction des médiateurs (Qatar, États-Unis, UA) face à ces tensions

En attendant, la population de l’Est, prise en étau entre discours politiques et réalités sécuritaires, attend des actes.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Le gouvernement assouplit les règles du quitus fiscal pour relancer l’activité économique

by admin9775 20 juillet 2025
written by admin9775

Le secteur privé congolais peut pousser un soupir de soulagement. À l’issue de la 52e réunion du Conseil des ministres, le Président de la République a demandé à la Première ministre de réviser les modalités d’application du quitus fiscal, une mesure dont les conditions strictes paralysaient depuis plusieurs mois les transactions commerciales et financières.

Une mesure bien intentionnée, mais aux effets pervers

Introduit pour renforcer la discipline fiscale, le quitus fiscal – attestation obligatoire prouvant qu’une entreprise est à jour de ses obligations fiscales – était devenu un frein majeur à l’activité économique. Les entreprises se plaignaient de retards dans l’obtention du document, bloquant ainsi les contrats interentreprises, l’accès au crédit et même les investissements étrangers.

Conscient de ces difficultés, le chef de l’État a reconnu la nécessité d’un rééquilibrage entre contrôle fiscal et fluidité des affaires.

Consultations urgentes pour un nouveau cadre fiscal

La Première ministre a été chargée de piloter, avec la Cellule Climat des Affaires, le ministère des Finances et la Direction générale des impôts (DGI), une large concertation avec le secteur privé. L’objectif : proposer une version amendée du quitus fiscal, plus efficace et moins contraignante, sans compromettre les recettes de l’État.

En attendant, un moratoire ciblé a été instauré pour alléger temporairement certaines obligations, une décision saluée par les opérateurs économiques.

Vers une fiscalité plus équilibrée et prévisible ?

Cette initiative s’inscrit dans la volonté affichée du gouvernement d’améliorer le climat des affaires, tout en maintenant une gouvernance fiscale rigoureuse. Les professionnels espèrent désormais une réforme durable, combinant transparence, efficacité et attractivité pour les investisseurs.

Les conclusions des consultations, attendues dans les prochaines semaines, qui devraient dessiner les contours d’un nouveau régime fiscal plus adapté aux réalités économiques du pays.

Par Marius Bopenga
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À la Une

Signature d’une déclaration de principes entre la RDC et le M23/AFC sous médiation qatarie : vers une paix durable dans l’Est ?

by admin9775 20 juillet 2025
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Dans le prolongement de l’accord de Washington conclu entre la RDC et le Rwanda, les délégations gouvernementales congolaises et les représentants de la rébellion M23/AFC ont signé ce samedi à Doha une déclaration de principes visant à établir les bases d’un accord de paix définitif pour l’Est de la RDC. Cette signature intervient après trois mois de négociations intensives facilitées par l’État du Qatar.

Une étape cruciale vers la paix

La ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner a salué cette avancée significative : « C’est un pas très important dans notre quête d’une solution durable à l’instabilité persistante dans l’Est du pays ». Tout en évitant de spéculer sur les chances de succès, la cheffe de la diplomatie congolaise a souligné la détermination du gouvernement à parvenir à « un accord contraignant pour toutes les parties, comme ce fut le cas avec l’accord de Washington ».

Calendrier serré pour les négociations

Le document signé prévoit un agenda ambitieux :

  • Mise en œuvre des dispositions d’ici le 29 juillet 2025
  • Ouverture des négociations directes avant le 8 août 2025
  • Signature d’un accord de paix global au plus tard le 17 août 2025

Ces discussions s’inscriront dans le cadre de l’accord de paix RDC-Rwanda du 27 juin dernier, avec pour objectif de traiter les causes profondes du conflit.

Réactions internationales positives

Le Rwanda a rapidement salué cette avancée, soulignant dans un communiqué « le rôle crucial de médiation joué par le Qatar ». Le gouvernement rwandais réaffirme son engagement en faveur d’une paix durable dans la région.

La France, par la voix du président Macron, a également appuyé cette initiative, y voyant un moyen de rétablir « la paix et la confiance » pour les populations locales. La MONUSCO s’est dite encouragée par cette évolution, appelant à une « mise en œuvre sincère et rapide » des engagements.

Contexte sécuritaire tendu

Cette avancée diplomatique intervient cependant dans un climat de méfiance persistante. Kinshasa accuse le M23/AFC, soutenu selon lui par Kigali, de préparer de nouvelles offensées vers Uvira et d’autres zones du Sud-Kivu. Les violences ont en effet redoublé depuis début 2025, faisant des milliers de victimes et aggravant une crise humanitaire déjà aiguë.

Prochaines étapes

Tous les regards sont désormais tournés vers la mise en œuvre concrète de cette déclaration. La communauté internationale, notamment les États-Unis et l’Union africaine, suivra attentivement le respect du calendrier établi et la bonne foi des différentes parties dans ce processus délicat mais essentiel pour la stabilité de toute la région des Grands Lacs.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Delly Sesanga salue l’accord de Doha mais met en garde contre les ambiguïtés

by admin9775 20 juillet 2025
written by admin9775

Delly Sesanga, président du parti politique ENVOL, a rendu publique ce samedi une déclaration dans laquelle il livre une analyse mesurée de la Déclaration de Principes signée à Doha entre le gouvernement congolais et le mouvement M23 AFC. Tout en reconnaissant le caractère positif de cette initiative diplomatique, il émet des réserves quant aux possibles ambiguïtés et plaide pour un processus plus inclusif.

Une avancée vers la paix entravée par des incertitudes

Delly Sesanga considère cet accord comme une étape encourageante vers la paix, marquant l’abandon progressif d’une résolution purement militaire du conflit. Cependant, il manifeste des inquiétudes concernant les formulations imprécises du document, soulignant les déclarations contradictoires des parties immédiatement après la signature.

Il met en garde contre les risques liés aux termes vagues employés dans l’accord, craignant que ces imprécisions ne compromettent la crédibilité de l’ensemble du processus.

Nécessité de clarifications immédiates

Le leader politique insiste sur plusieurs points cruciaux :
La nécessité de définir clairement les modalités de rétablissement de l’autorité étatique dans les zones sous contrôle du M23 AFC
L’importance d’établir un calendrier précis pour le cessez-le-feu et le retour des populations déplacées
L’urgence d’éviter toute interprétation symbolique qui pourrait conduire à une partition de facto du territoire national

Il avertit qu’en l’absence de ces garanties, l’accord risquerait d’être perçu comme une acceptation tacite d’une fragmentation progressive du pays.

Plaidoyer pour un dialogue élargi et un pacte national

Sesanga rejoint les positions exprimées par les institutions religieuses, notamment l’ECC et la CENCO, en appelant à l’établissement d’un Pacte social pour la paix. Il estime que les causes profondes du conflit, notamment les questions de gouvernance locale et d’exclusion des communautés, nécessitent une approche globale.

Il affirme que seule une solution impliquant toutes les parties prenantes – gouvernement, opposition, société civile et désormais le M23 AFC reconnu comme interlocuteur – pourra apporter une résolution durable, tout en maintenant l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale.

Perspectives et prochaines étapes

En conclusion, le président d’ENVOL formule trois propositions majeures :

  1. Le maintien de son soutien au processus de Doha comme base de travail
  2. La demande de précisions urgentes sur les aspects techniques de l’accord
  3. L’organisation prochaine d’états généraux du dialogue national

L’attention se porte désormais sur la réponse des autorités congolaises à ces propositions, alors que la communauté internationale observe attentivement l’évolution des négociations.

Delly Sesanga conclut son intervention par une formule évocatrice : « La paix ne se décrète pas, elle se construit avec la participation de tous », appelant ainsi à une mobilisation collective pour stabiliser durablement la région orientale du pays.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

L’AFC/M23 affirme ne pas être tenue de se retirer malgré l’accord de Doha

by admin9775 20 juillet 2025
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La déclaration fracassante de Benjamin Mbonimpa, chef de la délégation de l’AFC/M23, remet en question l’optimisme né de la signature, ce samedi, d’une déclaration de principes entre ce mouvement rebelle et le gouvernement congolais sous médiation qatarie.

« Pas un mot sur un retrait »

Alors que Kinshasa et la communauté internationale espéraient un premier pas vers le désengagement militaire, Mbonimpa a fermement déclaré :
*« Nulle part dans la déclaration de principes, on n’a dit que l’AFC/M23 devait se retirer. L’AFC/M23 ne va pas reculer, même pas d’un seul mètre. Nous restons là où nous sommes. »*

Ces propos, en contradiction apparente avec l’esprit des négociations, jettent une ombre sur l’accord et pourraient relancer les craintes d’une reprise des hostilités dans l’Est de la RDC.

Un accord déjà fragilisé ?

La déclaration de principes, présentée comme une avancée vers une résolution pacifique du conflit, ne mentionnerait donc aucune obligation de retrait pour les combattants du M23. Cette position risque de susciter de vives réactions à Kinshasa, où les autorités insistent sur la nécessité d’un désarmement et d’un repli des groupes armés.

Les populations dans l’expectative

Dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, les civils, épuisés par des années de violences, attendaient un signal clair en faveur de la paix. La prise de parole de Mbonimpa pourrait raviver l’inquiétude, alors que des milices locales et des forces étrangères continuent de se disputer le contrôle du territoire.

Quelle suite pour les négociations ?

Si l’AFC/M23 campe sur ses positions, le gouvernement congolais et ses partenaires internationaux devront réévaluer leur stratégie. La médiation qatarie, qui se voulait un cadre de dialogue apaisé, se heurte désormais à une mise en cause publique de ses termes.

La balle semble désormais dans le camp de Kinshasa : accepter un statu quo militaire ou exiger des clarifications immédiates pour éviter un nouvel enlisement du processus de paix.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Le Vice-Premier ministre Shabani salue l’accord de Doha comme une avancée majeure pour la paix dans l’Est

by admin9775 19 juillet 2025
written by admin9775

Par une publication sur son compte X ce samedi 19 juillet 2025, Jacquemain Shabani, Vice-Premier ministre congolais chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, a exprimé sa satisfaction suite à la signature de la déclaration de principes entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 à Doha, au Qatar.

Dans son message, le membre éminent du gouvernement Suminwa a qualifié cet accord d' »étape clé vers un accord de paix global », soulignant particulièrement l’importance du rétablissement de l’autorité de l’État dans les régions concernées. « Les représentants de la RDC et la coalition AFC-M23 ont signé une Déclaration de Principes sous la médiation du Qatar et avec l’observation attentive des États-Unis », a-t-il déclaré.

Shabani a mis en avant les fondements de cet accord en gestation, précisant qu’il se base sur « la souveraineté, l’intégrité territoriale et la restauration de l’autorité de l’État ». Le ministre a conclu son message par une note patriotique : « Le Cœur du Grand Congo bat avec courage ».

Cet accord, fruit des négociations à Doha, établit un cadre pour un cessez-le-feu immédiat et prévoit un retrait progressif et supervisé des combattants du M23. Cette avancée diplomatique marque un tournant potentiel dans la résolution du conflit qui mine l’Est de la RDC depuis des années, bien que sa mise en œuvre effective reste à démontrer sur le terrain.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Franck Diongo contre-attaque : une charge violente contre Muzito et le régime Tshisekedi

by admin9775 19 juillet 2025
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Depuis Bruxelles ce samedi 19 juillet 2025, Franck Diongo, coordonnateur général du Mouvement radical pour le Changement, a publié une réponse cinglante à la 33ème tribune d’Adolphe Muzito. Dans un texte sans concession, l’opposant radical accuse l’ancien Premier ministre de participer à une entreprise de décrédibilisation de l’opposition congolaise.

Diongo ouvre les hostilités par une formule choc : « Quand l’analyse esquive la vérité, elle devient complicité silencieuse ». Il reproche vertement à Muzito ce qu’il considère comme une position trop conciliante avec le pouvoir en place, qualifiant sa démarche de « calcul politique visant à se rendre fréquentable aux yeux du régime Tshilombo ».

Le leader du MRC dresse un portrait accablant de la situation nationale. Il décrit un Congo déchiré entre, d’une part, les zones sous contrôle du M23 où s’installerait paradoxalement une certaine stabilité, et d’autre part, le reste du pays qu’il présente comme soumis à la répression et à une gouvernance autoritaire. « Le Congo est en guerre. Le nier, c’est fuir. L’esquiver, c’est trahir », martèle-t-il, accusant le gouvernement d’avoir abandonné des pans entiers du territoire national.

La charge se fait plus violente encore lorsque Diongo aborde la gestion économique du pays. Il parle sans détour de « vente du pays à la découpe », évoquant des contrats opaques, un bradage des ressources minières et une mise sous tutelle étrangère de l’économie congolaise. Le silence de Muzito sur ces questions lui apparaît comme un choix délibéré plutôt qu’une simple omission.

Face à cette situation, Franck Diongo assume pleinement sa posture radicale. « Quand la Constitution est piétinée, quand les élections sont confisquées, résister devient un devoir », clame-t-il, rejetant avec force toute idée de dialogue sans conditions préalables ou d’élections sans réformes institutionnelles garanties. Pour lui, dans le contexte actuel, la modération équivaudrait à une compromission inacceptable.

Cette sortie musclée de l’opposant radical met en lumière les profondes divisions qui traversent l’opposition congolaise, entre partisans d’une ligne dure et ceux prônant un approche plus modérée. Elle intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, alors que le pays fait face à une grave crise sécuritaire dans l’Est et à des tensions politiques croissantes.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

RDC et M23 signent une déclaration de principes à Doha : Vers un cessez-le-feu permanent ?

by admin9775 19 juillet 2025
written by admin9775

Une avancée diplomatique majeure a été enregistrée ce samedi avec la signature d’une déclaration de principes entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23, sous médiation qatarie. Cette percée intervient après des mois de tensions et de combats dans l’Est de la RDC.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre qatarien des Affaires étrangères, Dr. Mohammed bin Abdulaziz Al-Khulaifi, avec comme principaux engagements :

  1. Cessez-le-feu immédiat :
    • Arrêt total des hostilités (terrestres, aériennes et navales).
    • Fin de la propagande haineuse et des prises de position par la force.
  2. Mécanisme de vérification :
    • Implication de la MONUSCO et éventuellement d’autres acteurs régionaux pour superviser le respect du cessez-le-feu.
  3. Mesures de confiance :
    • Mise en place d’un dispositif, facilité par le CICR, pour la libération des détenus liés au conflit.
  4. Restauration de l’autorité de l’État :
    • Une feuille de route sera définie dans le futur accord de paix pour le rétablissement de l’administration congolaise dans les zones contrôlées par le M23 (notamment Goma et Bukavu).
  5. Retour des déplacés et réfugiés :
    • Engagement pour un retour volontaire et sécurisé, en coordination avec le HCR et les pays voisins.

Des mesures de confiance ont été prévues, notamment la mise en place d’un dispositif facilité par le CICR pour organiser la libération des détenus liés au conflit. Les parties se sont également engagées à élaborer une feuille de route pour restaurer progressivement l’autorité de l’État dans les zones actuellement contrôlées par le M23.

Un volet important concerne le retour volontaire et sécurisé des déplacés et réfugiés, qui sera coordonné avec le HCR et les pays voisins. Le document reconnaît par ailleurs le rôle clé de médiation joué par le Qatar, avec le soutien des États-Unis et l’accompagnement de l’Union africaine.

Le gouvernement congolais était représenté par Sumbu Sita Mambu, envoyé spécial du président Tshisekedi, tandis que la délégation du M23 était conduite par Benjamin Mbonimpa, secrétaire permanent du mouvement.

Selon le calendrier convenu, les dispositions de cette déclaration doivent être appliquées au plus tard le 29 juillet 2025. Les négociations pour un accord de paix définitif débuteront le 8 août, avec une signature prévue avant le 18 août.

Cette avancée diplomatique intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’Est du pays, où le M23 contrôle plusieurs territoires dont les villes de Goma et Bukavu. Les observateurs soulignent cependant que le plus difficile reste à venir, notamment sur les questions sensibles du retrait des rebelles, du désarmement et du rôle présumé du Rwanda dans ce conflit.

Après signature déclaration principe, Kinshasa revendique avoir obtenu le retrait AFC/M23 de toutes les zones occupées, « faux », réplique la direction de la rébellion qui dénonce déjà « mauvaise foi » de la part de Kinshasa.

« Cette déclaration tient compte des lignes rouges que nous avons toujours défendues notamment le retrait non négociable de l’AFC/M23 des parties occupées suivi du déploiement de nos Institutions (FARDC, PNC, justice, administration). », dit le porte-parole du gouvernement congolais

« les populations dans les zones AFC/M23 peuvent se féliciter de jouir de cette paix et de la protection dont elles bénéficient car c’est un acquis. », dit le Chef de la délégation AFC/M23

La communauté internationale suit de près ces développements, espérant que cette déclaration marquera le début d’un processus de paix durable pour une région meurtrie par des décennies de violence. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer la volonté réelle des parties à respecter leurs engagements.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

RDC : Vaste purge militaire après des soupçons de détournements et de trahison

by admin9775 19 juillet 2025
written by admin9775

La République démocratique du Congo traverse une crise sécuritaire et institutionnelle majeure, marquée par une série d’arrestations retentissantes au sein de son armée. Après le général Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major des FARDC, c’est au tour du général Franck Ntumba, ex-chef de la Maison militaire du président Félix Tshisekedi, d’être interpellé ce vendredi 18 juillet dans le cadre d’une enquête sur des détournements massifs de fonds et des accusations de trahison.

Un système de détournement à grande échelle

Selon des sources judiciaires, le général Ntumba est soupçonné d’avoir participé à une vaste fraude impliquant des mercenaires fictifs. Sur 2 000 noms inscrits sur les listes de paie, seuls 500 contrats auraient été retrouvés, entraînant un détournement estimé à 160 millions de dollars sur 18 mois.

Plus grave encore, Ntumba aurait reconnu avoir servi d’intermédiaire entre des banquiers et des proches du président, notamment la Première Dame et Jacques Tshisekedi, frère cadet du chef de l’État. Un proche du général a tenté de minimiser l’affaire, affirmant : « Le chef de la Maison militaire fait l’objet d’accusations tous les trois mois, et cela fait bientôt six ans que ça dure. »

Trahison et collusion avec l’ennemi ?

Outre les malversations financières, le général Ntumba est accusé d’avoir facilité la chute de Goma aux mains du M23 en janvier 2025, en collaboration présumée avec les services de renseignement rwandais. Ces allégations, si elles sont confirmées, pourraient expliquer l’urgence des arrestations alors que la situation sécuritaire dans l’Est reste explosive.

Nommé en 2020 à la tête de la Maison militaire, un organe clé de la présidence, Ntumba supervisait notamment les achats d’équipements militaires et le déploiement de sociétés militaires privées dans l’Est. Son influence considérable aurait suscité des tensions au sein de l’appareil sécuritaire.

Tshiwewe, un autre général dans la tourmente

Quelques jours plus tôt, le général Christian Tshiwewe, ancien numéro un des FARDC, était arrêté pour complot contre le président. Selon Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, Tshiwewe aurait avoué ses intentions lors de son interrogatoire : « Lui-même ne l’a pas nié. Il a dit qu’il allait tuer [le président]. » Placé en résidence surveillée, son cas illustre la paranoïa grandissante au sommet de l’État.

Une armée en pleine déliquescence ?

Ces arrestations s’inscrivent dans un contexte de purge massive visant des officiers supérieurs accusés de corruption, rétention d’informations ou collusion avec l’ennemi. Une source à la présidence confie : « Le pouvoir veut neutraliser toute menace potentielle au sein de l’armée. »

Les craintes d’une mutinerie, voire d’un coup d’État, semblent justifier cette chasse aux sorcières. « Les services étaient en alerte, et tout le monde est suspect », glisse un agent des renseignements.

Crise à l’Est et négociations au point mort

Cette instabilité militaire intervient alors que les pourparlers de Doha entre Kinshasa et le M23 piétinent. Chaque camp accuse l’autre de préparer une reprise des combats, tandis que les rebelles, soutenus par Kigali, consolident leurs positions.

Quelles conséquences pour la stabilité du régime ?

Si ces arrestations visent à resserrer les rangs, elles risquent aussi d’affaiblir une armée déjà fragilisée par des années de mauvaise gestion. Pour le président Tshisekedi, le défi est double : rétablir la confiance dans les FARDC tout en évitant une fracture au sein de l’appareil sécuritaire.

Une chose est sûre : la RDC traverse une période critique, où chaque décision peut basculer entre restauration de l’ordre et dérapage incontrôlé. La suite des événements dépendra de la capacité des autorités à maîtriser cette purge sans provoquer un séisme institutionnel.

Affaire à suivre de près.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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