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À la Une

À la UneSport

CAF : Fiston Mayele marque dès sa première apparition avec Al Ahli Tripoli

by admin9775 6 septembre 2026

L’international congolais Fiston Kalala Mayele n’a pas tardé à se mettre en évidence sous ses nouvelles couleurs.

Pour sa première apparition avec Al Ahli Tripoli, l’attaquant congolais a trouvé le chemin des filets lors de la victoire 3-0 face à KMKM SC, en match aller du premier tour préliminaire de la Coupe de la Confédération CAF 2026-2027.

Une entrée en matière idéale pour Mayele, qui lance parfaitement son aventure avec le club libyen et affiche déjà son efficacité offensive.

Une prestation prometteuse qui confirme que Fiston Mayele n’a pas de temps à perdre.

https://x.com/WideEdson/status/2096232424938041594/video/1

Par Marius Bopenga
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4 Vues
6 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC–États-Unis : Karl Von Batten annoncé comme membre d’une commission présidentielle de Donald Trump

by admin9775 6 septembre 2026

Le nom de Karl Von Batten, associé directeur du cabinet de lobbying et de conseil politique Von Batten-Montague-York, s’est retrouvé au cœur de l’actualité diplomatique américaine après l’annonce de sa nomination par le président Donald Trump au sein d’une commission présidentielle.

L’annonce a été faite par le cabinet de Karl Von Batten, qui a indiqué que son dirigeant avait été désigné comme « Commissioner » au sein d’une commission présidentielle de la Maison-Blanche. Le communiqué ne précisait toutefois ni le nom de la commission ni l’étendue exacte de ses responsabilités.

Un lobbyiste actif sur les dossiers africains

À Washington, Karl Von Batten est connu comme lobbyiste et conseiller politique. Les documents publics du registre américain du lobbying identifient son cabinet comme une structure de conseil en politiques publiques et de plaidoyer.

Son nom est également associé à plusieurs dossiers africains. Son cabinet s’est notamment exprimé publiquement sur la situation dans l’est de la RDC et sur les relations entre Kinshasa, Kigali et Washington, avec des prises de position favorables aux intérêts défendus par les autorités congolaises.

Cette proximité avec les dossiers congolais alimente l’intérêt porté à son éventuelle présence au sein d’une structure présidentielle américaine.

Une nomination à surveiller pour Kinshasa

Si la nomination annoncée devait être confirmée officiellement, elle pourrait offrir à Karl Von Batten un accès supplémentaire aux cercles de décision de Washington. Pour Kinshasa, l’enjeu serait potentiellement important dans un contexte où les États-Unis jouent un rôle central dans les discussions concernant la sécurité dans l’est de la RDC, les ressources minières et les relations avec le Rwanda.

Il convient toutefois de distinguer l’influence personnelle d’un lobbyiste et une éventuelle fonction officielle au sein de l’administration américaine. À ce stade, aucune information publique ne permet d’affirmer que sa nomination lui confère une mission spécifique de défense des intérêts de la RDC.

Une annonce qui suscite des interrogations

L’annonce initiale a depuis été retirée des réseaux sociaux du cabinet, tandis qu’aucune confirmation officielle de la Maison-Blanche n’était encore disponible. Cette évolution a suscité des interrogations, notamment sur la nature exacte de la nomination et sur la commission concernée.

Le dossier reste donc à suivre. Une confirmation officielle américaine permettrait notamment de préciser le statut de Karl Von Batten, la commission concernée et les responsabilités qui lui seraient effectivement confiées.

Par Pascal Kabeya
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16 Vues
6 septembre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Rachel Kiposa, mariée depuis 45 jours, parmi les victimes du drame du mariage de ses amis

by admin9775 6 septembre 2026

Rachel Kiposa a perdu la vie dans la nuit du drame survenu lors du mariage de ses amis, Bernadette et Magloire.

Amie du couple, Rachel avait fait le déplacement pour prendre part à leur bonheur et célébrer avec eux leur union. Venue partager un moment de joie avec ses proches, elle ne quittera malheureusement pas cette cérémonie vivante.

Fille d’une révérende pasteure de l’Église Kimbanguiste, Rachel laisse derrière elle une famille, des proches et des amis profondément éprouvés par cette disparition brutale.

Rachel Kiposa n’était mariée que depuis 45 jours.

Son corps a été conduit à la morgue de l’Hôpital Kimbanguiste, où il a été placé en attendant la suite des dispositions prises par sa famille.

Son décès vient alourdir le bilan humain de ce drame qui a endeuillé plusieurs familles à l’issue d’une soirée qui devait pourtant être consacrée à la célébration de l’amour et de l’union.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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18 Vues
6 septembre 2026
À la UneMonde

Moyen-Orient: l’Iran réplique après des frappes américaines sur trois de ses pétroliers

by admin9775 6 septembre 2026

L’Iran a revendiqué tôt dimanche l’attaque d’un drone naval américain dans la région du détroit d’Ormuz, après des frappes des États-Unis contre trois de ses pétroliers dans le Golfe.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué avoir visé des pétroliers liés aux Gardiens de la Révolution, puissante force armée iranienne. Il précise en avoir « neutralisé de manière permanente » deux et avoir « complètement détruit » un troisième, tous ayant fait partie « d’un réseau occulte » finançant les Gardiens de la Révolution et leurs alliés à hauteur de « plusieurs milliards de dollars ».

Les Gardiens de la Révolution « ont attaqué un véhicule de surface militaire américain sans pilote (navire téléopéré) qui tentait de pénétrer dans la zone protégée du détroit d’Ormuz », a écrit l’armée idéologique de Téhéran dans un communiqué cité par la télévision d’Etat.

En cas de poursuite des hostilités, les frappes « contre les bâtiments militaires américains dans la région seront plus dures qu’auparavant et pourraient s’étendre », a menacé Khatam al-Anbiya, le commandement militaire central interarmées iranien.

RFI

16 Vues
6 septembre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Décès tragique de Rebecca Kabanga, alias « Mukalenga Mukaji »

by admin9775 5 septembre 2026

Rebecca Kabanga, connue sous le surnom de « Mukalenga Mukaji », est décédée tragiquement dans la nuit de samedi, à la suite d’une bousculade provoquée par un incendie qui s’est déclaré lors d’une soirée de mariage à Kinshasa.

Selon les premières informations, ce drame aurait également fait plusieurs autres victimes. Le bilan exact reste à établir.

J’ai connu Rebecca comme une femme à l’énergie débordante, une personnalité vraie, engagée et profondément attachée à ses convictions.

Son départ brutal laisse le souvenir d’une femme de caractère, militante et passionnée, dont la présence ne laissait personne indifférent.

Que son âme repose en paix. Condoléances à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui l’ont connue et aimée.

Par Marius Bopenga
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41 Vues
5 septembre 2026
À la UneSociété

Kinshasa : un mariage vire au drame après un incendie dans une salle de réception

by admin9775 5 septembre 2026

Une cérémonie de mariage s’est transformée en drame dans la nuit du 4 au 5 septembre à Kinshasa. Un incendie s’est déclaré dans la salle Panacée, située au premier étage d’un immeuble commercial de deux niveaux, à proximité du Musée national de la République démocratique du Congo.

Bernadette et Magloire y célébraient leur union entourés de nombreux invités lorsque le drame s’est produit.

Le feu se serait déclaré à l’arrivée du marié

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, l’incendie aurait éclaté peu après l’entrée du marié dans la salle.

Alors que la mariée s’apprêtait à prendre place, le siège qui lui était destiné aurait soudainement pris feu. Les flammes se seraient ensuite propagées rapidement vers le système de climatisation, provoquant un mouvement de panique parmi les participants.

Pris de panique, les invités auraient tenté de quitter les lieux dans la précipitation.

Une évacuation rendue difficile

D’après les témoignages disponibles, la salle ne disposait que d’une seule issue de secours. L’étroitesse de l’escalier donnant accès à la salle aurait également compliqué l’évacuation, entraînant un mouvement de foule particulièrement chaotique.

Dans la confusion, plusieurs personnes auraient été prises au piège alors que les flammes et la fumée se propageaient dans la salle.

Un bilan provisoire particulièrement lourd

Le bilan reste encore à confirmer par les autorités. Des témoins font toutefois état de plus d’une vingtaine de morts, tandis que plusieurs blessés auraient été évacués vers différentes formations hospitalières de Kinshasa.

La mariée, qui venait de s’apprêter à prendre place au moment où le feu se serait déclaré, se trouverait, selon les mêmes témoignages, dans un état jugé préoccupant.

Les circonstances exactes du départ de feu, les conditions de sécurité de la salle ainsi que le bilan définitif devront être établis par les autorités compétentes.

Ce drame relance déjà les interrogations sur les normes de sécurité incendie, les issues de secours et les conditions d’évacuation des salles accueillant du public à Kinshasa.

Par Pascal Kabeya
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45 Vues
5 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC : Lambert Mende exclut Joseph Kabila et Corneille Nangaa du Dialogue national

by admin9775 5 septembre 2026

Le débat sur la participation de l’opposition au Dialogue national continue de diviser la classe politique congolaise. Invité dans un entretien avec Thierry Kambundi et Éric Ambago, Lambert Mende a adopté une position particulièrement ferme à l’égard des partisans de Joseph Kabila et de Corneille Nangaa, qu’il accuse d’être désormais liés à l’AFC/M23.

Pour l’ancien ministre, les acteurs qui ont choisi la lutte armée ne peuvent être considérés comme des composantes de l’opposition politique congolaise et ne devraient, à ce titre, pas prendre part au Dialogue national.

« Ils ne font pas partie de l’opposition »

Lambert Mende conteste notamment l’idée selon laquelle la plateforme « Sauvons la RDC », associée à Joseph Kabila, constituerait une composante de l’opposition susceptible de participer au processus de dialogue.

« Ils ne font pas partie de l’opposition. Parce qu’ils n’ont pas un statut au Congo. Ils sont hors circuit. Sauvons le Congo a été mis de côté parce qu’ils travaillent pour les Rwandais », a-t-il déclaré.

Une position qui s’étend également à Corneille Nangaa et aux autres acteurs de l’AFC, tant que ceux-ci poursuivent leur engagement armé.

Pour Mende, le Dialogue national ne peut être un espace destiné à intégrer des acteurs qui, parallèlement, continuent de porter les armes.

« Accuser Tshisekedi d’être le problème, c’est mentir »

Sur la crise sécuritaire dans l’Est, Lambert Mende rejette également les critiques qui attribuent au président Félix Tshisekedi la responsabilité principale de la situation actuelle.

« Accuser Tshisekedi d’être le problème, c’est mentir. La crise sécuritaire n’est pas née hier ! »

L’ancien ministre estime qu’il serait malhonnête, selon lui, d’analyser la crise actuelle sans prendre en compte les différents cycles de conflits qui ont marqué la RDC depuis les années 1990.

Il cite successivement les régimes de Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila, estimant que les difficultés sécuritaires actuelles s’inscrivent dans une continuité historique beaucoup plus ancienne que l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir.

1996 : le point de départ de son argumentaire

Lambert Mende remonte notamment à la guerre de 1996 et à l’arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, dans un contexte marqué par l’implication du Rwanda.

« Lorsque Paul Kagame a attaqué le Congo en 1996 en utilisant Laurent-Désiré Kabila, qu’il a ensuite éliminé après l’accomplissement de sa mission, Félix Tshisekedi était-il là ? », s’est-il interrogé.

Cette lecture historique lui permet de contester l’idée selon laquelle la crise actuelle serait essentiellement le résultat de la gouvernance de Félix Tshisekedi.

Son argument est que les fragilités sécuritaires, institutionnelles et politiques accumulées au fil des décennies ont créé les conditions de la crise actuelle.

Le Dialogue pour écouter une population « qui souffre »

Mais Lambert Mende ne réduit pas pour autant le Dialogue national à un simple affrontement entre camps politiques.

Il estime que la population congolaise doit être entendue, notamment sur les difficultés qu’elle rencontre et sur les faiblesses persistantes de la gouvernance.

« Cette population va certainement répéter ce qu’elle nous dit matin, midi et soir. Mais, en même temps, nous avons besoin de l’écouter pour comprendre pourquoi, chaque fois que nous faisons remonter au sommet les problèmes de la population, cela ne se traduit pas par la mise en place d’une gouvernance suffisamment vertueuse et forte pour nous permettre de résister au type d’agression que nous vivons depuis 1996. »

Cette déclaration laisse apparaître une autre dimension de son argumentaire : au-delà de la question de l’agression extérieure, la crise congolaise poserait aussi celle de la capacité de l’État à construire une gouvernance suffisamment solide pour y résister.

Une ligne dure sur le Dialogue

À travers cette intervention, Lambert Mende défend donc une conception du Dialogue national fondée sur une distinction nette entre opposition politique et acteurs engagés dans la lutte armée.

Sa position exclut de facto du processus les acteurs qu’il accuse de collaborer avec l’AFC/M23, tout en appelant à une réflexion plus profonde sur les faiblesses de la gouvernance congolaise.

Au cœur de son message demeure une conviction : la crise sécuritaire de l’Est ne peut être comprise uniquement à travers le bilan du pouvoir actuel. Pour Mende, elle est le résultat d’une histoire de conflits et de fragilités qui remonte à plusieurs décennies, mais dont la résolution exige désormais un État plus solide et une gouvernance capable de répondre aux attentes de la population.

Par Pascal Kabeya
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28 Vues
5 septembre 2026
À la UneReligion

Moïse Mbiye : sa tenue dans « Dans ma tête » relance la controverse

by admin9775 5 septembre 2026

Il aura suffi d’une tenue, d’une couleur et d’une mise en scène pour relancer le débat. Dans son nouveau clip « Dans ma tête », le pasteur et artiste gospel Moïse Mbiye apparaît vêtu d’une chemise rouge pourpre en satin, à col montant et boutonnée, prolongée par une longue traîne pouvant dépasser un mètre. Ses choristes, eux, apparaissent en longues toges blanches.

Un choix esthétique qui n’est pas passé inaperçu. Depuis la diffusion du clip, les réseaux sociaux congolais se sont emparés de l’image de l’artiste, provoquant des réactions contrastées entre critiques, interrogations et messages de soutien.

Entre codes religieux et liberté artistique

Pour certains internautes, le choix vestimentaire de Moïse Mbiye relève simplement de la liberté artistique. L’apparence, estiment-ils, doit pouvoir évoluer avec les codes visuels de la musique contemporaine, sans que cela remette nécessairement en cause le message porté par l’œuvre.

D’autres, en revanche, considèrent que son statut de pasteur et de figure majeure du gospel devrait s’accompagner d’une certaine sobriété vestimentaire. La tenue rouge, sa coupe spectaculaire et la longue traîne sont perçues par ses détracteurs comme une rupture avec les codes traditionnels associés à l’image d’un responsable religieux.

Le débat dépasse ainsi largement la question de la mode. Il renvoie à une interrogation plus profonde : jusqu’où un artiste gospel peut-il moderniser son image sans brouiller les frontières entre musique chrétienne et codes de la musique profane ?

Une toile congolaise profondément divisée

Sur les plateformes numériques, deux lectures s’affrontent.

Les critiques dénoncent ce qu’ils considèrent comme une forme de « mondanisation » de l’image pastorale, estimant que certaines références visuelles empruntées à la mode et à la musique contemporaine sont difficilement compatibles avec les exigences de sobriété traditionnellement associées au ministère religieux.

À l’inverse, les défenseurs de Moïse Mbiye et de son univers artistique voient dans cette esthétique une volonté de moderniser le gospel et de toucher une génération plus jeune. Pour eux, l’habit relève avant tout de la mise en scène artistique et ne saurait, à lui seul, déterminer la valeur spirituelle d’une œuvre.

Sur les réseaux sociaux, certains fidèles résument leur position ainsi : « L’habillement ne détruit en rien l’onction ni la portée du message spirituel. »

Moïse Mbiye, habitué à créer l’événement

La controverse n’est pas totalement étrangère à l’univers médiatique de Moïse Mbiye. À chacune de ses grandes productions, l’artiste accorde une place importante à l’image, à la mise en scène et à l’identité visuelle de ses œuvres.

Qu’elle soit spontanée ou simplement amplifiée par les réactions du public, la polémique autour de sa tenue contribue en tout cas à placer « Dans ma tête » au centre des conversations.

Une nouvelle fois, le pasteur-artiste démontre ainsi qu’au-delà de la musique, l’image constitue désormais une composante essentielle de la communication gospel. Et dans un environnement dominé par les réseaux sociaux, une tenue peut parfois suffire à transformer la sortie d’un clip en véritable événement médiatique.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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32 Vues
5 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC : Déo Bizibu défend le bilan de Tshisekedi et appelle à « mettre l’ennemi dehors »

by admin9775 5 septembre 2026

Le secrétaire général adjoint de l’UDPS/Tshisekedi, Déo Bizibu, assume une lecture essentiellement sécuritaire de la crise congolaise. Invité jeudi du Space live animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, il a appelé à l’unité nationale face à ce qu’il qualifie d’« agression rwandaise », tout en rejetant l’idée que la dégradation de la situation dans l’Est puisse être imputée au seul pouvoir de Félix Tshisekedi.

« D’abord l’ennemi dehors »

Pour Déo Bizibu, la priorité du moment ne réside pas dans les querelles politiques internes, mais dans la défense du territoire national.

« Il faut d’abord mettre l’ennemi dehors. Toutes les divergences qui existeraient entre nous doivent s’effacer devant la défense de la mère patrie », a-t-il déclaré.

Le dirigeant de l’UDPS inscrit la crise actuelle dans une histoire sécuritaire qu’il fait remonter à près de trois décennies. Il accuse notamment le Rwanda d’avoir joué un rôle majeur dans les différents conflits ayant affecté la RDC et appelle la communauté internationale, particulièrement les États-Unis, à reconnaître ce qu’il considère comme une agression contre le pays.

Il avance par ailleurs le chiffre d’environ dix millions de morts liés à la guerre, une estimation régulièrement évoquée dans le débat public congolais mais qui fait l’objet de controverses sur son origine et sa méthodologie.

De 1996 à aujourd’hui, une comparaison pour défendre le régime

Pour étayer son argumentaire, Déo Bizibu s’est livré à une lecture historique des guerres congolaises.

Il a notamment rappelé l’offensive de 1996-1997 qui avait conduit à la chute du régime de Mobutu en quelques mois, avant d’évoquer la rupture entre Laurent-Désiré Kabila et ses anciens alliés rwandais, suivie d’une nouvelle rébellion.

Selon lui, la situation actuelle serait différente : malgré plusieurs années de conflit, l’avancée des forces de l’AFC/M23 n’aurait pas atteint l’ampleur territoriale observée lors des précédentes guerres.

Le responsable de l’UDPS attribue cette différence à une résistance qu’il juge plus ferme sous Félix Tshisekedi. Il critique, en revanche, les politiques de « brassage » et de « mixage » des forces armées mises en œuvre par les régimes précédents, qu’il accuse d’avoir favorisé l’infiltration des services de sécurité.

« Trente ans de destruction ne se réparent pas en huit ans »

Face aux critiques visant directement le pouvoir actuel après la prise de Goma et de Bukavu par l’AFC/M23, Déo Bizibu refuse de considérer ces revers comme la preuve d’un échec du régime.

« Vous pensez qu’en huit ans, on peut tout réparer ? Absolument pas », a-t-il répondu.

Pour lui, l’état actuel des forces armées est d’abord le résultat d’une longue dégradation institutionnelle et militaire. Il affirme néanmoins que l’armée congolaise dispose aujourd’hui de moyens qu’elle n’aurait pas eus sous les gouvernements précédents.

Cette défense place l’UDPS face à une question récurrente : jusqu’où peut-on invoquer l’héritage des décennies précédentes pour expliquer les difficultés rencontrées après près de huit ans de pouvoir ?

Le bilan économique et social mis en avant

Relancé sur cette question, Déo Bizibu a choisi de défendre le bilan général du gouvernement plutôt que de limiter son argumentaire à la situation sécuritaire.

Il a cité plusieurs réalisations infrastructurelles, notamment dans le secteur de l’eau à Kinshasa, évoquant la desserte de communes telles que Ndjili, Selembao et certaines zones de Bandalungwa et Ngaliema, ainsi que la mise en service d’une nouvelle usine de production d’eau.

Il a également évoqué des investissements dans le secteur universitaire, citant notamment le règlement d’un conflit foncier à l’Université de Bunia, ainsi que des travaux d’infrastructures aéroportuaires à Kananga et Mbuji-Mayi.

Ces exemples constituent, dans son argumentaire, la preuve que le bilan du pouvoir ne saurait être réduit aux difficultés sécuritaires dans l’Est.

Entre héritage du passé et responsabilité du présent

La ligne défendue par Déo Bizibu repose ainsi sur un double argument : la guerre actuelle serait le produit d’une crise sécuritaire ancienne, tandis que le pouvoir Tshisekedi aurait engagé un processus de redressement dont les résultats doivent être évalués sur le long terme.

Mais cette lecture se heurte à une réalité politique : après près de huit années au pouvoir, l’UDPS ne peut plus totalement dissocier son bilan de l’évolution de la situation sécuritaire nationale.

C’est précisément sur cette question que l’échange s’est tendu. Invité à préciser à quel moment le parti au pouvoir entendrait pleinement assumer sa propre part de responsabilité plutôt que de renvoyer systématiquement au passé ou à l’action du Rwanda, Déo Bizibu a amorcé une comparaison avec le discours de Mobutu sur le « mal zaïrois » en 1978.

L’échange s’est toutefois interrompu avant qu’il puisse développer cette comparaison.

Au-delà des divergences d’interprétation, son intervention traduit une ligne politique claire : face à la guerre, l’UDPS veut placer la défense du territoire au-dessus des divisions internes et présenter le bilan de Félix Tshisekedi à l’aune d’un pays qu’elle estime avoir hérité d’un appareil sécuritaire profondément affaibli. La question demeure toutefois entière : comment articuler cet héritage avec la responsabilité du pouvoir en place sur les résultats obtenus après huit années de gouvernance ?

Par Pascal Kabeya
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5 septembre 2026
À la UneEconomie

RDC : la Kinshasa Stock Exchange annoncée pour 2027, un nouveau pari pour le financement de l’économie

by admin9775 5 septembre 2026

La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la structuration de son marché financier. La loi n°26/034 du 20 août 2026 relative aux marchés boursiers, promulguée par le président Félix Tshisekedi et publiée le 2 septembre au Journal officiel, établit le cadre juridique devant permettre la création d’un marché boursier congolais.

Baptisée Kinshasa Stock Exchange, la future Bourse des valeurs mobilières devrait enregistrer ses premières opérations de cotation et de transaction entre juin et décembre 2027, selon la feuille de route présentée par le ministère des Finances.

Un nouvel outil pour financer les entreprises

La réforme vise à créer de nouvelles possibilités de financement à moyen et long terme pour les grandes entreprises, les PME et les start-up. Elle doit également contribuer à mobiliser davantage l’épargne nationale en permettant aux Congolais d’investir dans des entreprises opérant dans différents secteurs de l’économie.

Pour les autorités, la création d’un marché boursier doit ainsi contribuer à diversifier les sources de financement de l’économie et à soutenir l’investissement privé.

Plusieurs étapes avant les premières cotations

Le lancement de la Bourse reste toutefois conditionné à la réalisation de plusieurs étapes institutionnelles et techniques.

La feuille de route prévoit notamment l’installation d’un comité chargé de l’opérationnalisation du marché, la mise en place de l’Autorité de régulation des marchés financiers (ARMF), l’élaboration de son règlement général et l’agrément de la Kinshasa Stock Exchange.

Le dispositif devra également intégrer un dépositaire central des titres, des banques de règlement ainsi que des infrastructures numériques permettant la cotation et le traitement des opérations. Ces infrastructures devront être compatibles avec le système national de paiement supervisé par la Banque centrale du Congo.

La loi prévoit enfin des mesures d’incitation fiscale, notamment une réduction du taux de l’impôt sur les bénéfices et profits pour les entreprises cotées.

Une Bourse ne fonctionne pas sans confiance

C’est ici que se situe probablement le principal défi de la réforme.

Une place financière ne repose pas uniquement sur des textes, des plateformes numériques ou des institutions de régulation. Elle fonctionne sur la confiance des investisseurs dans les règles du jeu, dans la solidité des entreprises cotées, dans la qualité de l’information financière et dans l’indépendance du régulateur.

La RDC devra donc démontrer qu’elle est capable de garantir une transparence suffisante, une gouvernance crédible et une sécurité juridique durable. La question de la corruption sera également centrale : un marché boursier ne peut durablement prospérer dans un environnement où les investisseurs doutent de la fiabilité des institutions ou de l’intégrité des opérations financières.

La stabilité politique et macroéconomique constituera, elle aussi, un facteur déterminant. Les investisseurs ne placent pas seulement leur argent dans une entreprise ; ils évaluent également l’environnement dans lequel cette entreprise évolue.

Le pari de l’épargne congolaise

L’un des enjeux les plus intéressants de la réforme réside dans la capacité à mobiliser l’épargne nationale.

Si les conditions de confiance sont réunies, la Bourse pourrait progressivement modifier la relation des Congolais avec leur épargne. Plutôt que de rester principalement conservée sous forme liquide ou orientée vers des placements traditionnels, une partie de cette épargne pourrait être investie dans des entreprises et contribuer directement au financement de l’économie.

Mais cette transformation suppose également une véritable culture boursière. Il faudra informer les épargnants, protéger les investisseurs, garantir l’accès à l’information et éviter que la Bourse ne devienne un espace réservé à une minorité d’initiés.

Un test grandeur nature pour l’État congolais

La réduction annoncée de l’impôt sur les bénéfices et profits pour les entreprises cotées constitue l’une des mesures destinées à encourager les sociétés à rejoindre le marché.

Reste à savoir combien d’entreprises seront effectivement prêtes à ouvrir leur capital, à publier régulièrement leurs résultats et à se soumettre aux exigences de transparence qu’impose une cotation.

C’est probablement là que se jouera le succès ou l’échec du projet.

La Kinshasa Stock Exchange ne devra pas seulement être inaugurée en 2027 ; elle devra convaincre. Convaincre les entreprises de se faire coter, les Congolais d’investir, les institutions de respecter les règles et les investisseurs étrangers de considérer Kinshasa comme une place financière crédible.

Après avoir frappé à la porte des marchés internationaux, la RDC veut désormais construire son propre marché de capitaux.

Le véritable défi ne sera donc pas de créer une Bourse sur le papier, mais de créer les conditions économiques, institutionnelles et éthiques qui permettront au marché de fonctionner. En finance, les discours peuvent annoncer une réforme. Seule la confiance peut lui donner de la valeur.

Par Marius Bopenga
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