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À la Une

À la UneSociété

RDC : une organisation saisit la CPI contre Kabila, Kagame et des dirigeants de l’AFC/M23

by admin9775 17 septembre 2026

L’ASBL Front Uni pour la RDC a annoncé avoir saisi la Cour pénale internationale (CPI), mercredi 16 septembre 2026 à La Haye, à travers une plainte visant notamment l’ancien président congolais Joseph Kabila, le président rwandais Paul Kagame ainsi que plusieurs responsables de l’AFC/M23.

Parmi les personnes citées dans la démarche figurent Corneille Nangaa, présenté par l’organisation comme le dirigeant de l’AFC, ainsi que Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga, respectivement présentés comme responsables politique et militaire du M23.

Des accusations de crimes graves

Selon le Front Uni pour la RDC, la plainte porte sur des faits que l’organisation qualifie de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, notamment à l’encontre de populations hutues congolaises dans l’Est de la RDC.

Le dossier remis au Bureau du Procureur de la CPI contiendrait, d’après l’organisation, des éléments relatifs à des massacres, des actes de torture, des violences sexuelles, des disparitions et des déplacements forcés.

Les faits allégués concernent plusieurs territoires et villes de l’Est, parmi lesquels Goma, Bukavu, Rutshuru, Masisi, Nyiragongo, Lubero, Walikale, Kalehe, Kabare et Walungu.

Ces qualifications et accusations sont celles avancées par le Front Uni pour la RDC dans sa plainte. Le dépôt d’une plainte auprès de la CPI ne signifie pas que les faits dénoncés ont été établis par la juridiction internationale, ni que les personnes visées ont été déclarées coupables.

Kabila et Kagame également mis en cause

Dans son dossier, l’organisation met également en cause Paul Kagame, auquel elle attribue un soutien politique et militaire à l’AFC/M23.

Joseph Kabila est, pour sa part, accusé par le Front Uni pour la RDC d’avoir joué un rôle d’appui et d’accompagnement en faveur de cette coalition.

Ces accusations devront, le cas échéant, être examinées à la lumière des éléments de preuve et des procédures relevant de la CPI. Elles ne constituent pas, à ce stade, des conclusions judiciaires de la Cour.

Un sit-in devant la CPI

Après avoir remis son dossier au Bureau du Procureur, la délégation du Front Uni pour la RDC a organisé un sit-in devant le siège de la CPI à La Haye.

Une déclaration a été lue à cette occasion par Me Sonny Kabeya Mukanya, secrétaire général de l’organisation.

Le Front Uni pour la RDC a également appelé les autorités congolaises à renforcer leur coopération avec la juridiction internationale afin, selon lui, de faciliter l’examen des éléments qu’il affirme avoir réunis.

La suite donnée à cette démarche dépend désormais des procédures propres à la CPI et de l’examen que ses services pourraient réserver aux informations et éléments transmis par l’organisation.

Par Pascal Kabeya
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17 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC : Martin Fayulu répond à Nicolas Kazadi et l’accuse de mauvaise gestion des fonds publics

by admin9775 17 septembre 2026

Le débat autour de la portée de la marche de la Coalition C64 du 15 septembre se poursuit. Après les déclarations de l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi sur la faible mobilisation de l’opposition, Martin Fayulu a vivement réagi, mettant en cause la gestion des finances publiques et le comportement de l’ancien membre du gouvernement.

Nicolas Kazadi avait notamment relativisé la portée de la mobilisation de la C64, estimant que la participation enregistrée ne traduisait pas, selon lui, l’existence d’une crise politique intérieure majeure. Il avait également appelé à ne pas perdre de vue la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Fayulu conteste l’analyse de Kazadi

En réaction, Martin Fayulu a rejeté cette lecture et a appelé à un débat sur l’utilisation des ressources publiques.

L’opposant a demandé que « tous ceux qui se sont distribué l’argent de l’État » restituent, selon lui, les fonds concernés aux caisses publiques. Il a également mis directement en cause Nicolas Kazadi, affirmant que l’ancien ministre ne serait pas en mesure, selon lui, de justifier son train de vie et sa richesse.

Ces déclarations constituent des accusations formulées par Martin Fayulu. Elles ne permettent pas, à elles seules, d’établir l’existence d’un détournement de fonds ou d’une infraction commise par Nicolas Kazadi.

Une attaque personnelle contre l’ancien ministre

Martin Fayulu a par ailleurs demandé à Nicolas Kazadi de « se taire », l’accusant de chercher à améliorer son image publique dans la perspective, selon lui, d’un éventuel retour au gouvernement.

L’opposant a également utilisé l’expression « l’un des plus grands voleurs de ce pays » pour qualifier l’ancien ministre. Cette qualification relève du jugement politique et de l’accusation de Martin Fayulu, et non d’une constatation judiciaire.

Le déploiement des forces lors de la marche

Martin Fayulu a aussi reproché à Nicolas Kazadi de ne pas s’être exprimé sur les conditions dans lesquelles la marche du 15 septembre a été dispersée à Kinshasa.

Il affirme notamment que des éléments venus de Kanyama Kasese auraient été déployés en uniforme pour disperser les manifestants sur plusieurs axes de la capitale.

Là encore, il s’agit d’une affirmation de Martin Fayulu qui doit être distinguée des faits établis. Les conditions exactes du déploiement des forces et les responsabilités dans les incidents survenus lors de la manifestation font l’objet d’accusations et de versions divergentes.

Au-delà de l’affrontement verbal entre Martin Fayulu et Nicolas Kazadi, leurs déclarations traduisent surtout deux lectures opposées de la situation politique actuelle, l’un mettant l’accent sur la mobilisation et la gouvernance, l’autre sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Par Pascal Kabeya
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17 septembre 2026
À la UneMonde

Face aux Houthis, l’Arabie saoudite constate les limites de son alliance avec les États-Unis

by admin9775 17 septembre 2026

Longtemps persuadée de pouvoir compter sur le parapluie sécuritaire américain, l’Arabie saoudite se heurte aux limites de son alliance avec Washington. Notoirement opposée à la guerre entre les États-Unis et l’Iran, par crainte des conséquences sur sa sécurité et son économie, la pétromonarchie se retrouve désormais entraînée dans le conflit, malgré elle, avec la reprise des attaques des Houthis yéménites.

Après plusieurs années d’accalmie consécutives à la trêve de 2022, le conflit qui oppose l’Iran aux États-Unis depuis le 28 février a ravivé la guerre au Yémen, dans laquelle Riyad est engagé depuis 2015, à la tête d’une coalition militaire arabe opposée aux rebelles chiites, alliés de Téhéran. 

Le 20 juillet, ces derniers ont annoncé un « blocus” maritime visant les navires saoudiens en mer Rouge, présenté comme une riposte au « siège” imposé selon eux au Yémen, avant d’intensifier leurs attaques contre le royaume et ses infrastructures pétrolières depuis début septembre. Des attaques qui se sont rapprochées du cœur du royaume. Mardi, la défense antiaérienne saoudienne a affirmé avoir intercepté un drone au sud de La Mecque. Riyad, accuse les Houthis d’avoir visé la ville sainte, ce qu’ils démentent. 

Yémen : le détroit de Bab el-Mandeb
Yémen : le détroit de Bab el-Mandeb Paz Pizarro, Sylvie Husson, Sabrina Blanchard, AFP

Même les débouchés commerciaux saoudiens ne sont plus à l’abri. Après avoir pris le contrôle de la rive yéménite du détroit de Bab el-Mandeb, passage stratégique entre la mer Rouge et le golfe d’Aden, les Houthis ont affirmé que seuls les navires saoudiens seraient visés, les autres bâtiments, notamment américains, restant autorisés à circuler. 

Un coup dur pour les exportations pétrolières du pays, qui doit déjà composer avec les perturbations affectant l’autre grande artère maritime de la région, le détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran, et la fermeture temporaire de son oléoduc Est-Ouest, endommagé par des drones lancés depuis l’Irak.

Trump « semble a tourné le dos aux Saoudiens »

C’est dans ce contexte que, selon le média américain en ligne Axios, le prince héritier et dirigeant de fait de l’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane (MBS), avait appelé Donald Trump à deux reprises, le 10 septembre, pour lui demander d’ordonner des frappes contre les Houthis. En vain, le président américain a éconduit son « ami” MBS.

Donald Trump a même expliqué le lendemain que c’est à la demande des Houthis que l’armée américaine n’intervient pas dans le conflit avec l’Arabie saoudite. « Nous avons eu des discussions. Les Houthis nous ont appelés » et « ils ne veulent pas que nous nous en prenions à eux », a-t-il déclaré. Promettant de « régler cela », le président a ajouté que les rebelles pro-iraniens laissaient passer la plupart des navires et qu’ils étaient en mauvais terme avec un seul pays.

Par ailleurs, selon Reuters, des responsables américains ont rencontré les Houthis le week-end dernier à Oman. Les rebelles ont assuré ne pas vouloir attaquer les navires américains et respecter le cessez-le-feu conclu l’an dernier avec Washington. En 2025, l’armée américaine avait bombardé les rebelles chiites après leurs attaques contre des navires commerciaux au large du Bab el-Mandeb, en soutien au Hamas dans la guerre contre Israël.

« Par ses déclarations comme par son absence d’action, et compte tenu de la manière dont Trump agit habituellement, on a le sentiment qu’il a tourné le dos aux Saoudiens”, note Ben Hodges, lieutenant-général américain à la retraite, ancien commandant des forces terrestres américaines en Europe et du Commandement terrestre allié de l’Otan.

Désormais analyste et commentateur des questions de défense et de sécurité, Ben Hodges, estime que face aux derniers développements de la guerre au Moyen-Orient, les États-Unis doivent épouser une approche stratégique plus large, permettant à la fois de faire pression sur l’Iran et de l’isoler, mais aussi de soutenir ses alliés saoudiens. 

« Je pense que nous risquons de perdre un allié si les Saoudiens constatent que nous ne viendrons pas à leur secours”, poursuit-il.

Pour l’instant, l’administration Trump semble avoir adopté une doctrine de soutien limité. Mardi, un responsable américain s’exprimant sous couvert d’anonymat a indiqué à l’AFP qu’une unité du Commandement central américain avait été mise en place pour renforcer le partage de renseignements avec Riyad et préparer un éventuel soutien aux forces saoudiennes. Une coopération qui, selon ce responsable, témoigne du maintien d’une « alliance sécuritaire forte” entre les deux pays. 

Washington « n’est plus un garant de sécurité fiable »

Pour Riyad et MBS, le réveil est rude. L’Arabie saoudite consacre depuis des décennies des sommes considérables à sa défense et a construit son alliance avec Washington sur la promesse implicite que les États-Unis seraient toujours garants de sa sécurité. 

Une promesse qui remonte à la rencontre entre le président Franklin D. Roosevelt et le roi Abdelaziz Ibn Saoud, en 1945, et au pacte informel qui en est issu : la protection américaine en échange d’un partenariat stratégique et pétrolier. Plus de 80 ans plus tard, les attaques des Houthis mettent à rude épreuve cette garantie. 

« Les États-Unis ne se sont pas révélés être un garant de sécurité fiable pour les pays du Golfe, qui ne voulaient pas d’une guerre contre l’Iran, mais Washington a décidé d’y aller malgré tout », indique H. A. Hellyer, chercheur au Royal United Services Institute. « Dans ce contexte, il n’est peut-être pas surprenant que les Saoudiens n’aient pas obtenu l’aide qu’ils espéraient », estime ce spécialiste du Moyen-Orient et des questions de sécurité. 

Déjà empêtré dans la guerre contre l’Iran, Donald Trump refuse donc d’ouvrir un nouveau front au Yémen, alors même que les capacités militaires américaines sont mises à rude épreuve : lundi, le Pentagone a reconnu une pénurie de munitions liée au conflit iranien, après des mois de dénégations de la Maison Blanche. 

« Le Commandement central américain a déclaré il y a près d’un mois qu’ils avaient atteint la limite de ce qu’ils pensaient pouvoir obtenir par des frappes militaires contre l’Iran pour tenter d’influencer les calculs du régime, rappelle Ben Hodges. Bombarder Mokha [port situé sur la côte ouest du Yémen désormais contrôlé par les rebelles], ne servira à rien”. 

Riyad a mené des frappes contre les Houthis pendant des années, principalement entre 2015 et 2022, année du cessez-le-feu qui a volé en éclats cet été, sans changer le rapport de force avec les rebelles chiites. Ces dernières semaines, l’armée saoudienne a multiplié les frappes aériennes contre les bastions rebellles, sans parvenir à ralentir leur progression.

Ben Hodges se dit certain que l’état-major du Commandement central a dû envisager toutes les possibilités et toutes les éventualités dans ce cadre. « Quant à savoir si l’administration les a écoutées ou non, c’est une autre histoire, ajoute-t-il. L’armée américaine étant déjà confrontée à une situation logistique difficile sur place, mener davantage d’opérations de l’autre côté de la péninsule Arabique serait difficile à soutenir ». 

Pas de nouveau front donc, surtout à quelques semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis, alors que la guerre fait flamber le coût de l’énergie, avec des prix de l’essence et du diesel qui pourraient peser lourdement sur les scores des Républicains. 

MBS cherche de nouvelles garanties sécuritaires

Le refus de Donald Trump met en lumière la vulnérabilité de Riyad, qui dépend toujours autant du soutien militaire américain. Une vulnérabilité que la déroute des forces loyalistes yéménites, censées empêcher les Houthis d’atteindre Bab el Mandeb, est venue mettre cruellement en lumière, révélant les limites de la stratégie et de l’engagement militaire saoudiens au Yémen. 

« L’Arabie saoudite, qui dispose d’immenses ressources financières, mais aussi de capacités militaires considérables, doit prendre ses responsabilités », tranche Ben Hodges, qui pense que cette situation pourrait être un moment décisif pour les Saoudiens afin de savoir s’ils sont réellement capables de se défendre eux-mêmes.

« Les États-Unis travaillent avec l’armée saoudienne depuis longtemps et beaucoup s’attendent à ce que les Saoudiens utilisent les capacités qu’ils ont achetées et les compétences acquises grâce aux formations dispensées, poursuit-il. Certains pourraient légitimement demander pourquoi, malgré tous les investissements réalisés dans la région, ils ne sont pas capables d’aider leur allié yéménite face aux Houthis ».

Face à ces difficultés, Mohammed ben Salmane cherche à diversifier ses partenariats sécuritaires. Le 7 août, l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé à La Mecque un accord de défense mutuelle prévoyant qu’une attaque contre l’un des trois pays soit considérée comme une attaque contre les autres. Mais ce pacte ne vaut pas engagement automatique à intervenir militairement. Le 10 septembre, Islamabad a précisé qu’aucune réponse militaire aux attaques des Houthis n’avait été discutée dans ce cadre…

Le 15 septembre, le prince héritier s’est rendu au Caire, où le président Abdel Fattah al-Sissi a affiché sa solidarité avec Riyad et défendu la liberté de navigation en mer Rouge et autour de Bab el-Mandeb, sans toutefois annoncer d’engagement militaire contre les Houthis… 

« L’Arabie saoudite a également demandé de l’aide à d’autres pays, notamment au Royaume-Uni, insiste H. A. Hellyer, interrogé sur l’antenne anglophone de France 24. Reste à voir quels pays répondront à cet appel à l’aide, et ce que les Saoudiens seront capables de faire pour les repousser et soutenir le gouvernement yéménite ».  

En laissant planer le doute sur sa volonté de défendre le royaume, Donald Trump pousse Mohammed ben Salmane à chercher de nouvelles alliances qui ne peuvent, l’accord de la Mecque le démontre, permettre à Riyad de se détourner de Washington.

Une dépendance qui pourrait, à terme, contraindre le prince héritier à se rapprocher d’Israël et à rejoindre les accords d’Abraham, comme l’exige Donald Trump. Il conditionne l’accord nucléaire civil américano-saoudien à une normalisation avec Israël et à l’adhésion aux accords d’Abraham.

France 24

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17 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC : députés et sénateurs harmonisent les priorités de la session de septembre

by admin9775 17 septembre 2026

Les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat ont tenu, mercredi 16 septembre à Kinshasa, une réunion conjointe consacrée à l’harmonisation du calendrier des travaux de la session ordinaire de septembre 2026, ouverte officiellement la veille.

Co-présidée par les présidents des deux chambres, Aimé Boji Sangara et Jean-Michel Sama Lukonde, la rencontre avait pour objectif de coordonner les différentes matières appelées à être examinées au cours de cette session.

Plus de 42 matières en attente

Selon le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, les discussions ont porté notamment sur la rationalisation du calendrier et la définition des dossiers prioritaires.

Plusieurs matières figurent parmi les sujets retenus, dont le projet de loi portant reddition des comptes, les nouvelles initiatives législatives transmises par le Gouvernement, le suivi des réserves d’interprétation formulées par la Cour constitutionnelle ainsi que les arriérés législatifs issus des sessions de mars et de juin.

Au total, plus de 42 matières restent en attente d’examen. À ces dossiers s’ajoutent les travaux des commissions parlementaires, les activités de contrôle de l’action gouvernementale ainsi que différents rapports devant être présentés en plénière.

Le budget 2027 au cœur des priorités

Au Sénat, la rapporteure Néfertiti Ngudianza a particulièrement insisté sur l’examen du projet de loi de finances et du budget de l’État pour l’exercice 2027, présenté comme l’une des principales priorités de la session.

La chambre haute devra également se pencher sur la loi référendaire et poursuivre ses activités de contrôle parlementaire.

Vers un calendrier commun

À travers cette réunion, les deux chambres cherchent à mieux synchroniser leurs agendas et à organiser le traitement des nombreuses matières inscrites ou restées en suspens lors des précédentes sessions.

L’élaboration d’un calendrier harmonisé doit ainsi permettre au Parlement de structurer ses travaux au cours des prochains mois, entre examen des textes législatifs, préparation du budget 2027 et contrôle de l’action publique.

Par Marius Bopenga
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17 septembre 2026
À la UneInsolite

États-Unis : il donne un rein à sa femme, puis réclame sa restitution après leur divorce

by admin9775 17 septembre 2026

L’histoire du Dr Richard Batista, chirurgien installé à Long Island, a marqué les esprits aux États-Unis par son étonnant mélange de sacrifice conjugal et de bataille judiciaire. En 2001, le médecin avait fait don de l’un de ses reins à son épouse, Dawnell Batista, afin de lui permettre de survivre à une grave insuffisance rénale.

À l’époque, le couple avait trois enfants et Richard Batista présentait son geste comme un acte destiné à sauver la vie de son épouse.

Un divorce qui change la situation

Quelques années plus tard, en 2005, Dawnell Batista a engagé une procédure de divorce. C’est alors que le don d’organe est devenu un élément inattendu du conflit conjugal.

Richard Batista a demandé que le rein qu’il avait donné à son épouse lui soit restitué ou, à défaut, qu’il reçoive une compensation financière de 1,5 million de dollars.

Le chirurgien estimait notamment que le rein pouvait être considéré comme faisant partie des biens du couple et que son don devait être pris en compte dans le règlement du divorce.

La justice refuse de considérer le rein comme un bien

L’affaire a finalement été examinée par la justice new-yorkaise. En 2009, un juge a rejeté la demande du médecin.

La justice a notamment rappelé qu’un organe donné dans le cadre d’une transplantation constitue un don, et non un bien susceptible d’être récupéré ou vendu. Aux États-Unis, la vente d’organes humains est par ailleurs interdite par la loi.

Le tribunal n’a donc pas retenu la possibilité d’une restitution du rein ni celle d’une compensation financière liée à l’organe.

Un geste médical devenu une affaire judiciaire

Cette affaire illustre les limites juridiques d’un don d’organe une fois la transplantation réalisée. Le geste accompli pour sauver une personne ne crée pas, après l’opération, un droit de propriété sur l’organe transplanté.

Ce qui avait commencé en 2001 comme un acte médical destiné à sauver une épouse s’est ainsi retrouvé, plusieurs années plus tard, au cœur d’un conflit judiciaire lié à leur séparation. Une histoire devenue l’un des cas les plus insolites associés aux procédures de divorce aux États-Unis.

Par Pascal Kabeya
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17 septembre 2026
À la UneProvince

Masisi : les combats se poursuivent autour de Kasake, les Wazalendo revendiquent plusieurs reconquêtes

by admin9775 17 septembre 2026

Les combats se poursuivent dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, où les affrontements entre une coalition de groupes armés Wazalendo, appuyée par les FARDC, et les rebelles de l’AFC/M23 ont repris mercredi 16 septembre autour de Kasake, dans la chefferie des Bahunde.

D’après plusieurs sources locales, les forces alliées aux FARDC cherchent à consolider les positions reprises ces derniers jours dans le groupement Ufamandu Ier. Ces opérations interviennent après les combats particulièrement violents enregistrés en août entre les deux camps.

Des villages passent sous contrôle des Wazalendo

Les affrontements ont repris tôt mercredi à Kasake, à quelques kilomètres de Remeka, sur l’axe menant vers Ngungu.

Selon les mêmes sources, environ cinq groupes armés Wazalendo participent aux opérations aux côtés des FARDC. Leur objectif serait de reconquérir plusieurs localités perdues lors des affrontements du 15 au 20 août dernier.

Mardi, après plusieurs heures de combats, les Wazalendo auraient repris le contrôle de Remeka, Katuunda, Miko, Kareta et de plusieurs villages environnants dans le groupement Ufamandu Ier.

Le porte-parole de la 34e région militaire, le major Dieudonné Kasereka, a également fait état de positions reconquises dans la zone d’Ufamandu, mais aussi dans les secteurs de Katoyi et d’Osso-Banyungu, toujours dans le territoire de Masisi.

Des mouvements similaires ont été signalés dans le groupement de Luberike, dans le territoire voisin de Walikale.

Des déplacements de population toujours importants

La reprise des combats maintient toutefois une forte pression sur les populations civiles. Une grande partie des habitants ayant fui les affrontements reste déplacée, notamment vers le territoire de Walikale.

De nouveaux combats ont par ailleurs été signalés dans le secteur de Katoyi, notamment autour de Bibatama, Mitimingi et Katoyi-Centre.

La société civile locale décrit une situation toujours préoccupante. L’insécurité persistante empêche de nombreuses familles de regagner leurs villages, tandis que les personnes déplacées continuent de chercher refuge dans les groupements voisins de Waloa, à Walikale.

Alors que les positions militaires évoluent rapidement dans cette partie du Nord-Kivu, la situation reste donc volatile, avec des affrontements susceptibles de provoquer de nouveaux déplacements de population.

Par Marius Bopenga
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17 septembre 2026
À la UneEconomie

RDC : le gouvernement prépare une banque de développement dédiée aux infrastructures

by admin9775 16 septembre 2026

La République démocratique du Congo veut se doter d’un nouvel instrument pour financer ses infrastructures. Le gouvernement envisage la création d’une banque de développement spécialisée dans les projets d’infrastructures, un projet présenté au Conseil des ministres du 11 septembre 2026 par le ministre des Infrastructures et des Travaux publics, John Banza.

L’objectif est de mettre en place une institution capable de transformer les priorités nationales en projets suffisamment structurés pour mobiliser des financements publics, privés et internationaux.

Des projets « bancables » pour attirer les investisseurs

La future banque ne devrait pas se limiter à apporter directement des financements. Elle aurait également pour rôle de préparer et structurer les projets sur les plans technique, juridique et financier.

Cette étape est déterminante pour permettre à un projet public de devenir suffisamment solide pour intéresser les banques commerciales, les investisseurs institutionnels et les bailleurs de fonds.

Le dispositif devrait ainsi contribuer à réduire l’un des principaux obstacles au financement des infrastructures en Afrique : l’existence de nombreux projets prioritaires qui ne disposent pas encore d’études, de montages financiers ou de garanties suffisants pour attirer les capitaux privés.

Des besoins qui se chiffrent en milliards

L’ampleur des besoins congolais donne une dimension particulière à cette initiative.

Sur un réseau routier de plus de 152 000 kilomètres, environ 2 % seulement seraient bitumés. Dans le secteur énergétique, le taux d’accès à l’électricité se situe autour de 21 % de la population, tandis que l’accès aux services de base d’approvisionnement en eau reste également limité.

Ces déficits représentent un frein au développement économique, mais constituent également un vaste portefeuille potentiel de projets dans les transports, l’énergie, l’eau et l’assainissement.

L’électricité comme priorité

Le secteur énergétique figure déjà parmi les domaines nécessitant les investissements les plus importants.

Dans le cadre du Pacte énergétique lié à l’initiative Mission 300, la RDC ambitionne de porter l’accès à l’électricité à 62 % de la population d’ici 2030, contre environ 21,5 % actuellement.

La réalisation de cet objectif repose sur des besoins estimés à 16 milliards de dollars d’investissements publics, auxquels devraient s’ajouter environ 20 milliards de dollars mobilisés auprès du secteur privé et d’autres partenaires.

Ces chiffres illustrent l’enjeu auquel devra répondre la future institution : utiliser les ressources publiques pour créer un effet de levier capable d’attirer des capitaux supplémentaires.

Un mécanisme de financement mixte

Le gouvernement entend ainsi privilégier un modèle associant ressources publiques, capitaux privés et financements du développement.

La future banque pourrait notamment faciliter les opérations de cofinancement avec les banques commerciales et les institutions financières internationales, tout en contribuant à mieux répartir les risques liés aux grands projets.

Sa crédibilité dépendra toutefois de plusieurs facteurs, notamment sa capitalisation, la qualité de sa gouvernance, la transparence dans la sélection des projets et la solidité de son modèle financier.

Un groupe de travail pour définir la future banque

La prochaine étape consistera à mettre en place un groupe de travail interministériel et technique, sous la coordination des ministères des Finances et des Infrastructures.

Cette équipe devra préciser le modèle institutionnel de la future banque, notamment son statut juridique, sa gouvernance, son mode de financement et son mandat. Une première liste de projets susceptibles d’entrer dans son portefeuille aurait déjà été présentée au Conseil des ministres.

Faire des infrastructures un portefeuille d’investissement

À travers ce projet, Kinshasa cherche donc à dépasser une logique où l’État porte seul le financement des infrastructures.

L’ambition est de transformer les besoins du pays en opportunités d’investissement structurées, capables de réunir l’État, les investisseurs privés, les banques et les partenaires au développement autour de projets à long terme.

La réussite de cette initiative dépendra désormais de la capacité du gouvernement à construire une institution financière suffisamment solide et crédible pour attirer les capitaux nécessaires au développement des infrastructures congolaises.

Par Pascal Kabeya
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16 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC : Nicolas Kazadi relativise la portée de la mobilisation de la C64

by admin9775 16 septembre 2026

Au lendemain de la marche organisée mardi 15 septembre à Kinshasa par la Coalition C64, l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi a livré une lecture critique de la mobilisation de l’opposition et de la situation politique en République démocratique du Congo.

Pour lui, la faible mobilisation observée lors de cette manifestation remet en question l’idée d’une crise politique intérieure majeure dans le pays.

« La faible mobilisation de l’opposition à la marche de ce jour remet les choses à leur juste place : la RDC ne fait pas face à une crise politique intérieure majeure que certains voudraient artificiellement mettre en scène », a déclaré Nicolas Kazadi.

Une lecture différente de la situation politique

La C64 avait organisé cette mobilisation pour dénoncer notamment le projet de changement constitutionnel et faire entendre ses revendications auprès des institutions nationales.

Pour Nicolas Kazadi, toutefois, les tensions politiques observées à Kinshasa ne doivent pas occulter ce qu’il considère comme le principal défi auquel le pays est confronté.

L’ancien ministre estime que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC constitue aujourd’hui l’enjeu majeur et que les efforts nationaux devraient prioritairement être concentrés sur la résolution de ce conflit.

« Le vrai problème est ailleurs »

Nicolas Kazadi affirme que la RDC fait face à une guerre venue d’un État voisin, avec, selon lui, l’appui de relais et de groupes locaux.

« Le vrai problème est ailleurs : notre pays subit une guerre venue d’un État voisin, menée avec l’appui de relais et de proxies locaux », soutient-il.

Cette position l’amène à relativiser la portée des affrontements politiques dans la capitale, estimant que l’agitation politique à Kinshasa ne permettra pas, à elle seule, de résoudre la crise sécuritaire dans l’Est.

Les accords de Washington comme voie de sortie

Pour Nicolas Kazadi, la réponse doit passer par la cessation effective des hostilités et par la mise en œuvre des engagements diplomatiques conclus entre les différentes parties.

Il appelle notamment à l’application « intégrale, sincère et de bonne foi » des accords signés à Washington le 4 décembre.

À travers cette réaction, l’ancien ministre oppose ainsi deux lectures de la situation nationale : celle d’une opposition qui place la question constitutionnelle et la défense de la démocratie au cœur de sa mobilisation, et la sienne, qui considère que la priorité doit rester la résolution de la guerre dans l’Est et l’application effective des accords de paix.

Par Marius Bopenga
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16 septembre 2026
À la UneEconomie

Les exportations de cuivre du Congo ont atteint des niveaux records alors que les ventes vers les États-Unis et l’Europe doublent

by admin9775 16 septembre 2026

Les exportations de cuivre de la République démocratique du Congo ont atteint un record de 1,72 million de tonnes au premier semestre 2026, tandis que la part expédiée aux États-Unis et en Europe a doublé par rapport aux niveaux de 2025 alors que Kinshasa a poussé à diversifier les exportations critiques de minerais loin de la Chine, a montré un rapport officiel de Reuters.

Le Congo, le plus grand producteur mondial de cobalt et le deuxième producteur de cuivre, est au centre d’une course mondiale pour les minéraux critiques. Les entreprises chinoises, notamment CMOC (SHA: 603993), Huayou Cobalt (SHA: 603799) et Zijin (SHA: 601899), dominent une grande partie du secteur, tandis que les États-Unis et l’Union européenne ont intensifié leurs efforts pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement alternatives.

Les exportations de cuivre sont passées à 1.724.217 tonnes en janvier à juin, contre 1.650.189 tonnes un an plus tôt, selon le rapport du ministère des Mines sur les statistiques minières du premier semestre. Les exportations de cobalt ont chuté de 6,4% à 41.140 tonnes contre 43.930 tonnes, reflétant les quotas d’exportation imposés par Kinshasa.

« L’offensive de diversification » du Congo

Depuis la signature d’un partenariat stratégique avec Washington en décembre 2025, le mineur d’État Gecamines a utilisé des arrangements de retrait avec les commerçants Mercuria et Glencore (LON: GLEN) pour commercialiser sa part de cuivre provenant de grandes mines, y compris des opérations liées à la Chine, vers des marchés alternatifs.

« Le premier semestre 2026 a été marqué par la mise en œuvre de l’offensive de diversification des exportations », indique le rapport.

La part des ventes de cuivre destinées aux États-Unis et à l’Europe a doublé par rapport aux niveaux de 2025 alors que le Congo cherchait à réduire sa dépendance aux canaux commerciaux chinois et à monétiser les participations dans Tenke Fungurume Mining, Kamoto Copper Company et d’autres entreprises, selon le rapport. Il n’a pas fourni de volumes de ventes.

Le ministère congolais des Mines n’a pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires.

Le Congo a également interdit les exportations de cuivre et de cobalt en juin, bien que les exportations de premier semestre de concentré de cuivre totalisent encore 15.202 tonnes, contenant 50.629 tonnes de cuivre.

L’Eurasian Resources Group Frontier Mining, la société chinoise Kinsenda Copper Company, Everbright Mining et Sabwe Mining étaient les plus grands exportateurs de concentrés de cuivre.

La mine Kisanfu de CMOC était le plus grand exportateur d’hydroxyde de cobalt, expédiant 24.825 tonnes, devant le KCC de Glencore et le Metalkol d’ERG, selon le rapport.

(Reportage de Fiston Mahamba et Maxwell Akalaare Adombila.

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16 septembre 2026
À la UneEconomie

RDC-USA : Kinshasa met en place un groupe de travail pour accélérer le partenariat sur les minerais stratégiques

by admin9775 16 septembre 2026

La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de son partenariat stratégique avec les États-Unis dans le secteur des minerais critiques. Le gouvernement a décidé de mettre en place un groupe de travail RDC-USA chargé d’accélérer l’exécution des engagements convenus entre Kinshasa et Washington.

La décision a été adoptée lors de la réunion du Conseil des ministres du 11 septembre 2026. Cette nouvelle structure doit notamment contribuer à transformer les engagements du partenariat en projets et en retombées concrètes pour l’économie congolaise.

Passer des engagements aux résultats

Présentant cette initiative au Conseil des ministres, le ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, a souligné la nécessité de traduire les engagements pris avec les États-Unis en « résultats économiques et sécuritaires concrets » pour la population.

Le groupe de travail aura ainsi vocation à assurer le suivi de la mise en œuvre du partenariat et à faciliter la coordination entre les différentes parties prenantes. Les autorités n’ont toutefois pas encore détaillé sa composition ni arrêté la liste des projets prioritaires qui seront placés sous sa supervision.

Sa mise en opération, initialement envisagée depuis plusieurs mois, avait été retardée par des procédures administratives. Le gouvernement entend désormais donner un nouvel élan à ce mécanisme de coordination.

Le cuivre et le cobalt au cœur de la stratégie

Cette démarche s’inscrit dans la volonté de la RDC de mieux valoriser son potentiel minier et de diversifier ses partenaires dans un secteur stratégique pour son économie.

Le cuivre et le cobalt occupent une place centrale dans cette stratégie. La RDC dispose d’une position majeure sur le marché mondial du cobalt et figure parmi les principaux producteurs de cuivre.

Le partenariat avec Washington a déjà donné lieu à plusieurs initiatives dans le secteur minier et commercial, notamment autour des investissements et de la commercialisation du cuivre congolais sur les marchés occidentaux.

Pour Kinshasa, l’objectif dépasse toutefois la seule extraction. Il s’agit également d’attirer davantage de capitaux, de sécuriser les débouchés, de développer les infrastructures et de renforcer la contribution du secteur minier au développement économique national.

Une volonté de diversifier les partenariats

La création de ce groupe de travail intervient alors que les grandes puissances cherchent à sécuriser leur accès aux minerais indispensables aux industries technologiques et énergétiques.

Pour la RDC, cette dynamique représente une opportunité de renforcer ses relations économiques avec les États-Unis et d’autres partenaires occidentaux, tout en réduisant progressivement sa dépendance à l’égard d’un nombre limité de partenaires historiques.

Le gouvernement veut ainsi faire des minerais stratégiques un levier non seulement de croissance économique, mais également de sécurité, d’investissements et de développement des infrastructures.

Cette nouvelle structure devra désormais contribuer à donner une traduction opérationnelle aux engagements pris entre Kinshasa et Washington, avec pour enjeu principal de faire en sorte que les ressources minières congolaises produisent davantage de valeur pour l’économie nationale.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

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