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À la Une

À la UneAfrique

Henri Sassou Nguesso enterré dans la discrétion : le fils aîné du président absent du récit du pouvoir

by admin9775 18 mai 2026
written by admin9775

Henri Sassou Nguesso semblait déjà avoir disparu du paysage politique et familial avant même sa mort. Fils aîné du président Denis Sassou Nguesso, colonel de l’armée et père de huit enfants, il portait pourtant l’un des noms les plus puissants du République du Congo. Mais depuis plusieurs années, différentes sources décrivaient un homme progressivement tenu à distance du premier cercle du pouvoir présidentiel.

Ni opposant officiel ni figure dissidente, Henri Sassou Nguesso aurait surtout souffert d’un éloignement croissant avec les mécanismes internes du système familial et politique construit autour du clan présidentiel, où la fidélité absolue demeure essentielle.

Le 11 avril 2026, il s’effondre dans un bus à Brazzaville, selon plusieurs témoignages relayés localement, avant d’être transporté à l’Hôpital militaire Pierre Mobengo. Aucune communication officielle n’est alors faite autour de son état de santé. Pas d’évacuation médicale spectaculaire ni de mobilisation visible des autorités autour du fils aîné du chef de l’État.

Henri Sassou Nguesso décède à l’âge de 61 ans dans une discrétion inhabituelle pour un membre de la famille présidentielle congolaise. Aucun communiqué officiel de la présidence n’annonce publiquement sa disparition. Jusqu’à présent, aucune apparition publique ni déclaration crédible n’a permis de confirmer une présence de Denis Sassou Nguesso auprès de son fils durant ses derniers moments.

Après son décès, le silence se prolonge autour de ses obsèques. Pendant plus d’un mois, son corps reste conservé à la morgue alors que des divergences apparaissent entre différentes branches de la famille concernant l’organisation des funérailles.

D’un côté, la famille maternelle, menée notamment par Germela, fille aînée du défunt. De l’autre, des membres du clan présidentiel favorables à une inhumation à Édou, village ancestral de la famille Sassou Nguesso. Selon plusieurs sources, les discussions ont été compliquées par des tensions familiales ainsi que par certaines exigences coutumières mbochi liées à la gestion des différends internes.

Le 16 mai 2026, Germela finit par organiser l’inhumation du corps au cimetière privé Bouka, à Brazzaville, entourée de proches maternels et de quelques membres de la famille. Aucun haut responsable du clan présidentiel n’apparaît publiquement lors de la cérémonie. Plusieurs figures de la famille Nguesso se trouvaient alors à Édou.

L’enterrement du fils aîné d’un président en exercice s’est ainsi déroulé sans hommage officiel, sans cérémonie d’État et loin des démonstrations habituelles du pouvoir.

Au Congo-Brazzaville, cette séquence suscite de nombreuses interrogations. Entre la mort survenue dans un bus, le long maintien du corps à la morgue et des funérailles organisées sans présence publique du père, une partie de l’opinion y voit le signe d’une fracture profonde au sein du clan présidentiel.

Pour beaucoup, Henri Sassou Nguesso avait déjà disparu des équilibres du pouvoir bien avant sa disparition physique.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

MMA : Francis Ngannou domine pour son grand retour, Salahdine Parnasse réussit ses débuts américains

by admin9775 18 mai 2026
written by admin9775

Le Camerounais Francis Ngannou et le Français Salahdine Parnasse ont marqué les esprits samedi 16 mai à l’Intuit Dome d’Inglewood, en Californie, en s’imposant avec autorité lors d’une soirée organisée dans la salle des Los Angeles Clippers, au sud de Los Angeles.

Ngannou signe un retour puissant en MMA

Très attendu après plusieurs mois d’absence dans l’octogone, Francis Ngannou a livré une prestation convaincante face au Brésilien Philipe Lins, ancien pensionnaire du PFL, du Bellator et de l’UFC.

L’ex-champion des poids lourds de l’Ultimate Fighting Championship a rapidement imposé sa puissance en striking avant de faire parler son agressivité au sol. Après plusieurs coups de coude, le Camerounais a envoyé son adversaire au tapis grâce à un crochet du gauche dévastateur avant la fin du premier round.

À 39 ans, Ngannou effectuait son retour en MMA après sa victoire expéditive contre Renan Ferreira en octobre 2024 lors de son unique apparition au sein de la Professional Fighters League. Entre-temps, il s’était essayé à la boxe anglaise face à Tyson Fury et Anthony Joshua.

Désormais libre de tout contrat, le “Predator” nourrit toujours l’ambition d’affronter la légende américaine Jon Jones, présent samedi en tant que consultant. Ngannou n’a d’ailleurs pas hésité à le provoquer publiquement après sa victoire.

Salahdine Parnasse impressionne pour sa première aux États-Unis

Quelques minutes auparavant, Salahdine Parnasse avait lui aussi brillé pour ses débuts américains. Ancien champion de l’organisation polonaise Konfrontacja Sztuk Walki, le Français a largement dominé l’Américain Kenneth Cross dans un combat de poids légers conclu par un K.-O. technique avant la fin du premier round.

Après avoir contenu les tentatives de lutte de son adversaire, Parnasse a pris le contrôle au sol avant de faire parler la vitesse et la précision de sa boxe debout. Une série de coups au corps suivie d’un uppercut du droit a poussé l’arbitre à interrompre le combat.

« Je suis très satisfait, ce sont des années de travail qui paient », a déclaré le combattant français de 28 ans après sa victoire. « Je suis complet, je peux m’adapter partout », a-t-il ajouté.

Fort de cette prestation réussie pour son entrée sur la scène américaine, Salahdine Parnasse a affirmé être prêt à affronter « n’importe qui » pour la suite de sa carrière.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Aliko Dangote révèle pourquoi il n’a pas réussi à acheter le club de football d’Arsenal

by admin9775 18 mai 2026
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Le milliardaire nigérian Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique, a révélé pourquoi il a abandonné son rêve de longue date d’acheter le club de football d’Arsenal, expliquant qu’il avait choisi de consacrer ses ressources à l’achèvement du projet de raffinerie Dangote, d’un montant de 20 milliards de dollars.

L’industriel milliardaire a fait cette révélation lors d’une récente interview en podcast avec Nicolai Tangen, PDG de Norges Bank Investment Management.

Dangote a déclaré qu’Arsenal était évalué à environ 2 milliards de dollars au moment où il envisageait sérieusement un rachat , mais qu’il avait finalement conclu qu’investir dans son projet de raffinerie était la décision la plus judicieuse.

« Je suis un grand fan d’Arsenal, oui, j’ai failli acheter le club », a déclaré Dangote.

« Lorsque je me concentrais sur le rachat d’Arsenal, je veillais également à ce que la raffinerie soit achevée. À l’époque, Arsenal valait environ 2 milliards de dollars, alors je me suis demandé : devais-je investir mes 2 millions de dollars dans Arsenal et laisser l’entreprise péricliter, ou poursuivre les travaux et rester un fervent supporter du club ? »

Dangote a déclaré avoir finalement décidé de rester supporter plutôt que de tenter de prendre le contrôle du club, soulignant que la valorisation actuelle d’Arsenal FC rendait un rachat encore plus irréaliste.

« Aujourd’hui, elles valent des milliards, et ça ne vaut vraiment pas la peine que je m’y intéresse », a-t-il déclaré.

« À chaque fois qu’ils jouent, je porte toujours le t-shirt », a-t-il déclaré.

Dans son message aux jeunes Africains, Dangote a insisté sur l’importance du travail acharné et de la fierté continentale.

« Mon conseil aux jeunes Africains est de travailler dur et de croire que l’avenir est meilleur que la situation actuelle. L’Afrique est une terre d’avenir, et ils devraient y rester », a-t-il déclaré.

Le nom de Dangote est évoqué publiquement depuis plus de 15 ans comme potentiel prétendant au rachat d’Arsenal.

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À la UneProvince

Ebola en RDC : Jean-Jacques Muyembe dénonce les failles de surveillance mais appelle au calme

by admin9775 18 mai 2026
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Le professeur Jean-Jacques Muyembe, figure mondiale de la virologie et co-découvreur du virus Ebola en 1976 à Yambuku, a exprimé sa colère face au retard dans la détection de la nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo.

Dans une interview accordée ce dimanche 17 mai, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) venait de classer l’épidémie d’Ebola Bundibugyo comme urgence de santé publique de portée internationale, le scientifique congolais a néanmoins appelé la population au calme, affirmant sa confiance dans la capacité du pays à contenir cette 17ᵉ flambée épidémique.

Selon les chiffres communiqués par les autorités sanitaires, 246 cas suspects et 80 décès ont déjà été enregistrés. Pour Jean-Jacques Muyembe, ces données traduisent une situation préoccupante.

« En quelques semaines, nous avons déjà autant de décès. Cela veut dire que le virus circule dans la population », a-t-il averti.

Un retard de détection vivement critiqué

Le professeur Muyembe a dénoncé les défaillances du système de surveillance sanitaire, après la révélation d’un premier cas dont les symptômes remonteraient au 24 avril à Bunia.

« Notre système de surveillance n’a pas fonctionné. C’est une irresponsabilité collective », a-t-il regretté, pointant non seulement les autorités sanitaires, mais aussi les responsables politiques locaux qui auraient eu connaissance des décès sans alerter suffisamment tôt.

Le virologue explique également que les premiers tests effectués sur place étaient limités à la détection de la souche Zaïre du virus Ebola, plus fréquente en RDC, ce qui aurait retardé l’identification de la souche Bundibugyo.

« Les échantillons envoyés à l’INRB ont permis de confirmer rapidement la présence du virus grâce à d’autres techniques de diagnostic », a-t-il précisé.

Un cas confirmé à Goma

Jean-Jacques Muyembe a confirmé l’existence d’un cas positif à Goma, concernant une femme dont le mari serait décédé à Bunia.

Selon lui, les équipes épidémiologiques travaillent actuellement à identifier et suivre tous les contacts potentiels afin de limiter la propagation du virus dans cette ville stratégique de l’est du pays.

En revanche, il a démenti l’existence d’un cas confirmé à Kinshasa après des informations relayées par certaines organisations internationales.

« La personne testée à Kinshasa est négative pour la souche Bundibugyo », a-t-il assuré.

Une souche moins mortelle, mais sans vaccin

Le professeur Muyembe a expliqué que la souche Bundibugyo présente un taux de mortalité inférieur à celui de la souche Zaïre.

« Avec Bundibugyo, la mortalité tourne autour de 30 %, alors qu’elle dépasse souvent 80 % avec la souche Zaïre », a-t-il indiqué.

Cependant, contrairement à la souche Zaïre, aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’existe actuellement contre Ebola Bundibugyo.

Malgré cela, le scientifique estime que la RDC possède l’expérience nécessaire pour contenir cette épidémie grâce aux mesures classiques de santé publique : isolement des malades, suivi des cas contacts, enterrements sécurisés et respect strict des règles d’hygiène.

« Sur les 17 épidémies vécues en RDC, 15 ont été maîtrisées sans vaccin ni traitement spécifique », a-t-il rappelé.

Le défi sécuritaire en Ituri

Cette nouvelle épidémie intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement fragile dans la province de l’Ituri, où sévissent les rebelles des ADF ainsi que plusieurs groupes armés locaux.

Pour Jean-Jacques Muyembe, cette instabilité compromet sérieusement les efforts de surveillance et de riposte.

« Ce n’est pas la première fois que nous devons gérer une épidémie dans une zone de conflit. Nous avons déjà vécu cela à Beni et Butembo entre 2018 et 2020 », a-t-il souligné.

Le gouvernement mobilisé

Après plusieurs jours marqués principalement par les communications de l’Africa CDC et de l’OMS, le gouvernement congolais a officiellement déclaré l’épidémie le 15 mai dernier.

Face à la presse, le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, a reconnu les défis liés à la traçabilité des cas contacts et à l’absence de vaccin contre la souche Bundibugyo.

« Nous devons retrouver toutes les personnes qui ont été en contact avec les malades afin de prévenir les contaminations », a déclaré le ministre.

Samuel Roger Kamba a toutefois insisté sur l’expérience accumulée par la RDC dans la gestion des précédentes épidémies d’Ebola.

« La RDC possède les capacités, les connaissances et les moyens nécessaires pour répondre à cette épidémie », a-t-il assuré.

Le ministre a également annoncé son arrivée à Bunia afin de superviser personnellement les opérations de riposte et renforcer la coordination avec les équipes sanitaires et les partenaires internationaux.

« La RDC a déjà vaincu Ebola à seize reprises. Et pour la 17ᵉ fois, nous vaincrons encore cette épidémie grâce à l’unité, à la vigilance et à la mobilisation de tous », a-t-il affirmé.

La résurgence de l’épidémie d’Ebola en province de l’Ituri commence à produire ses premiers effets au sein des milieux humanitaires et expatriés opérant dans l’est de la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Ebola : fermeture des frontières RDC–Rwanda et premier cas confirmé à Goma

by admin9775 17 mai 2026
written by admin9775

Les principaux postes frontaliers entre la République démocratique du Congo et le Rwanda ont été temporairement fermés ce dimanche 17 mai à Goma, dans un contexte marqué par l’alerte liée à l’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans la province de l’Ituri, au nord-est du pays.

Les deux points de passage reliant Goma à la ville rwandaise de Gisenyi la grande barrière dite « La Corniche » et la petite barrière ont été concernés par cette mesure, provoquant d’importantes perturbations dès les premières heures de la matinée.

Sur place, plusieurs voyageurs congolais en partance vers le Rwanda, Kampala en Ouganda ainsi que vers les villes de Beni, Butembo et Bunia se sont retrouvés bloqués avec leurs bagages et marchandises. Selon des témoins, seuls les ressortissants rwandais étaient autorisés à traverser pour regagner leur pays, tandis que les Congolais présents au Rwanda pouvaient rentrer en RDC sans possibilité de retour immédiat.

Dans ce climat d’inquiétude sanitaire, l’AFC-M23 a confirmé dimanche depuis Goma l’existence d’un cas de maladie à virus Ebola dans la ville actuellement sous son contrôle. Le mouvement rebelle affirme avoir activé des protocoles d’urgence, placé le patient en isolement et lancé des opérations de traçage des contacts.

Une cellule spéciale de riposte composée d’experts en santé publique, de coordinateurs d’urgence et de leaders communautaires a également été mise en place afin de superviser les mesures de réponse sanitaire.

Cette confirmation élargit davantage la portée géographique de la 17ᵉ épidémie d’Ebola déclarée en République démocratique du Congo, dont l’épicentre demeure situé en Ituri, à plusieurs centaines de kilomètres de Goma.

Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités congolaises ou rwandaises au sujet de la fermeture des frontières. Toutefois, plusieurs sources évoquent une mesure préventive destinée à limiter les risques de propagation transfrontalière du virus.

Cette décision intervient alors que des cas suspects impliquant des ressortissants congolais en provenance de l’Ouganda auraient transité par le Rwanda via la frontière de Cyanika avant de rejoindre Goma.

Parallèlement, deux autres cas suspects avaient déjà été signalés samedi 16 mai dans la ville de Goma. Des prélèvements ont été effectués et les analyses sont en cours afin de confirmer ou non la présence du virus.

Face à cette situation, les autorités sanitaires assurent avoir renforcé les dispositifs de surveillance, de prévention et de prise en charge. La population est appelée au calme, au respect strict des mesures d’hygiène et à signaler rapidement tout symptôme suspect auprès des structures sanitaires.

Selon les informations disponibles, la souche Bundibugyo identifiée dans cette nouvelle flambée épidémique ne dispose actuellement ni de vaccin homologué ni de traitement spécifique, ce qui alimente les inquiétudes autour d’un risque élevé de propagation régionale.

L’inquiétude dépasse désormais les frontières congolaises. Le ministère kényan de la Santé a annoncé avoir renforcé ses mesures de surveillance sanitaire face à l’évolution de l’épidémie en RDC.

D’après les données communiquées par les autorités sanitaires, au moins 246 cas suspects et 80 décès ont déjà été recensés depuis le début de cette flambée. Kinshasa a officiellement déclaré, le 15 mai, la 17ᵉ épidémie d’Ebola sur son territoire, avec huit cas confirmés par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) dans les zones de santé de Rwampara, Mongbwalu et Bunia, en Ituri.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneMonde

Visite de Trump en Chine: après avoir vu Xi, le président des États-Unis met en garde Taïwan, qui répond

by admin9775 17 mai 2026
written by admin9775

Après deux jours de sommet à Pékin, Donald Trump repart en affichant une relation stabilisée avec Xi Jinping, mais avec aussi un message très clair sur Taïwan. Le président américain met désormais ouvertement en garde contre toute déclaration d’indépendance de l’île. Une prise de position qui intervient après un avertissement particulièrement ferme de Xi Jinping, pour qui la question taïwanaise reste la ligne rouge absolue dans les relations sino-américaines. Et à laquelle Taïwan a rapidement réagi.

Pendant toute sa visite à Pékin, Donald Trump avait soigneusement évité d’évoquer publiquement Taïwan. Mais dans l’avion du retour, le ton a changé, souligne notre correspondante à Pékin, Cléa Broadhurst.

« Je vais vous dire une chose. Je ne souhaite pas que quelqu’un réclame l’indépendance. Et, vous savez, on est censés parcourir 15 000 kilomètres pour aller faire la guerre. Ce n’est pas ce que je veux. Je veux qu’ils se calment. Je veux que la Chine se calme. Nous ne cherchons pas à entrer en guerre, et si vous laissez les choses telles qu’elles sont, je pense que la Chine s’en accommodera. Mais nous ne voulons pas que quelqu’un dise : “Déclarons notre indépendance parce que les États-Unis nous soutiennent »

Trump reprend ici presque mot pour mot la logique du statu quo défendue depuis des décennies par Washington : pas d’indépendance officielle de Taïwan, mais pas non plus d’unification forcée avec la Chine. Depuis 1979 et le Taiwan Relations Act, Washington a toujours maintenu un savant équilibre dans ses relations avec Taipei. Mais en mettant en garde l’île contre toute déclaration d’indépendance, Donald Trump a fait un pas vers Pékin, explique le chercheur Marc Julienne. Il est interrogé par Eliott Vaissié. « Il se rapproche de ce que souhaiterait la Chine… c’est de passer du non soutien à l’indépendance à une opposition à l’indépendance. » 

Mais ses propos interviennent surtout après une mise en garde très directe de Xi Jinping pendant le sommet. Le président chinois a prévenu que si la question taïwanaise était « mal traitée », les deux puissances pourraient « entrer en conflit ».

Reste désormais une question centrale : Donald Trump ira-t-il jusqu’à ralentir, voire bloquer, les importantes ventes d’armes promises à Taïwan? Pékin pousse clairement en ce sens. Donald Trump a déclaré n’avoir pas encore pris de décision sur la poursuite des ventes d’armes à Taïwan. Or, toute annulation ou diminution des livraisons constituerait un signal inquiétant, explique Marc Julienne. « C’est la suspension ou l’abandon du soutien militaire étatsunien qui est prévu par la loi américaine, reprend Marc Julienne. C’est une forte préoccupation pour les autorités taïwanaises mais aussi je pense pour la population puisque les États-Unis sont le seul partenaire de défense de Taïwan. »

Le chercheur estime qu’il s’agirait aussi d’un signal extrêmement négatif envoyé aux alliés des Etats-Unis dans la région. Notamment à la Corée du Sud et au Japon. Les prochains mois diront jusqu’où Washington est prêt à aller pour préserver cette fragile stabilité avec la Chine. 

La réponse de Taïpei

En réponse à ces déclarations du président américain Donald Trump, le mettant en garde contre toute proclamation d’indépendance susceptible de déclencher une guerre avec Pékin, le gouvernement de Taïwan a affirmé samedi que l’île est une nation « indépendante ». « Taïwan est une nation démocratique, souveraine et indépendante, qui n’est pas subordonnée à la République populaire de Chine », a déclaré le ministère taïwanais des Affaires étrangères dans un communiqué, ajoutant que les ventes d’armes faisaient partie des engagements de sécurité des Etats-Unis à l’égard de Taïwan et qu’à cet égard, la politique de Washington demeurait « inchangée ».

« Il n’a fait aucune promesse à la Chine. C’est un signal très important. Certains pensent que les garanties américaines sont compromises : je pense que c’est surinterpréter », abonde Chen YouZhong du cabinet gouvernemental chargé des affaires inter-détroit. 

L’opposition taïwanaise, elle, jubile, et Zheng Liwen, la présidente du Kuomintang, s’imagine adoubée par Washington, relève notre correspondant à Taïpei, Jules Bois. « Trump a ouvertement dit que si Taiwan avait un président convenable, il n’y aurait aucune menace dans le détroit. La politique d’une seule Chine est soutenue par la communauté internationale, et les Etats-Unis, en tête, l’ont toujours accepté. Cette position est entièrement conforme avec la politique que le Kuomintang et moi-même mettons récemment en avant », s’est-elle vantée.

Donald Trump a beau affirmer que la position américaine vis-à-vis de Taïwan n’a pas changé, son ton a durci après le tête-à-tête avec Xi Jinping, de quoi garder Taiwan, dans l’incertitude.

RFI

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À la UneSport

Côte d’Ivoire: la liste d’Emerse Faé pour la Coupe du monde 2026 avec Nicolas Pépé

by admin9775 16 mai 2026
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Le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, Emerse Faé, a dévoilé sa liste des 26 pour la Coupe du monde 2026 ce vendredi 15 mai. Les champions d’Afrique 2023 affronteront la France le 4 juin à Nantes dans le cadre d’un dernier match amical.

Les Éléphants croiseront l’Équateur, l’Allemagne et Curaçao dans le groupe E. Dans la liste du sélectionneur des Ivoiriens, on note le retour de Nicolas Pépé. Celui qui évolue actuellement au poste d’ailier à Villarreal n’avait pas participé à la dernière CAN au Maroc. Le nouveau venu du dernier rassemblement Elye Wahi est aussi présent.

Les cadres comme Seko Fofana et Franck Kessié font partie du groupe. L’avant-centre de l’Inter Milan, Ange-Yoan Bonny (22 ans), vit sa première convocation. Celle-ci acte son changement de nationalité sportive, lui qui compte deux sélections avec l’équipe de France Espoirs.

Quatre joueurs convoqués évoluent en Ligue 1 avec le Monégasque Simon Adingra, l’Auxerrois Clément Akpa, le Niçois Elye Wahi et le Strasbourgeois Guéla Doué

Sébastien Haller, 31 ans, fait partie des réservistes, tout comme Martial Godo, attaquant de Strasbourg.

Ce sera la première Coupe du monde des Éléphants depuis l’édition 2014 au Brésil. 


Gardiens : Yaya Fofana, Mohamed Koné, Alban Lafont.

Défenseurs : Emmanuel Agbadou, Clément Akpa, Ousmane Diomandé, Guéla Doué, Ghislain Konan, Odilon Kossounou, Evan Ndicka, Wilfried Singo.

Milieux : Seko Fofana, Parfait Guiagon, Christ Inao Oulaï, Franck Kessié, Ibrahim Sangaré, Jean-Michael Séri.

Attaquants : Simon Adingra, Ange-Yoan Bonny, Amad Diallo, Oumar Diakhité, Yann Diomandé, Evann Guessand, Nicolas Pépé, Bazoumana Touré, Elye Wahi.

RFI

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À la UneProvince

Nord-Kivu : les Wazalendo reprennent Burubi après de violents combats contre l’AFC/M

by admin9775 16 mai 2026
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La localité de Burubi, située près de Kashebere dans le groupement de Luberike, en territoire de Walikale au Nord-Kivu, est passée sous le contrôle des combattants Wazalendo ce vendredi 15 mai, à l’issue de violents affrontements contre les rebelles de l’AFC/M23.

Selon plusieurs sources locales, les combats ont duré toute la journée avant que les rebelles ne soient contraints de se replier vers Kashebere aux alentours de 17 heures.

Le bilan humain de ces affrontements n’était pas encore connu vendredi soir. Toutefois, les habitants des villages environnants ont vécu la journée dans un climat de forte psychose, marqué par des échanges nourris de tirs et des mouvements de populations.

D’après des sources sécuritaires locales, une embuscade tendue sur l’axe Kibati aurait empêché des renforts rebelles de rejoindre la zone des combats.

En début de soirée, des détonations étaient encore entendues dans la zone de Burubi, où les Wazalendo poursuivaient des opérations de ratissage afin de consolider leur contrôle sur la localité.

Trafic paralysé sur la RN5 au Sud-Kivu

Pendant ce temps, la situation sécuritaire continue également de perturber la circulation dans la province du Sud-Kivu.

Le trafic entre les villes de Bukavu et d’Uvira est de nouveau interrompu au niveau de Luvungi, sur décision du gouverneur intérimaire Jean Jacques Elakano.

Selon des sources de la société civile, plusieurs camions, bus et voyageurs en provenance de Bukavu ou d’Uvira sont bloqués depuis l’avant-midi du 15 mai.

Face à cette situation, certains passagers ont été contraints d’emprunter des itinéraires alternatifs à travers les collines.

« Certains passagers prennent déjà la direction des collines passant par le tronçon Luvungi – Lubarika – Munanira – Kaziba – Nyangezi pour arriver à Bukavu », explique l’acteur de la société civile André Byadunia.

Quelques jours auparavant, le vice-gouverneur Jean Jacques Elakano avait annoncé la suspension du trafic sur la Route nationale numéro 5 (RN5), invoquant des raisons sécuritaires.

« Nous, comme gouvernement, nous avons réfléchi et avons décidé de rompre le trafic sur la RN5 », avait-il déclaré.

Une route vitale pour Uvira

La fermeture de cet axe routier intervient dans un contexte marqué par le retrait progressif de l’AFC/M23 dans certaines localités de la plaine de la Rusizi, mais également par des affrontements récents ayant coûté la vie à un combattant Wazalendo.

Cette interruption du trafic représente un sérieux défi pour la ville d’Uvira, fortement dépendante de Bukavu pour son approvisionnement en produits de première nécessité et pour les échanges commerciaux.

Plusieurs organisations de la société civile appellent désormais les autorités à rouvrir rapidement la RN5 afin de permettre le passage de l’aide humanitaire, des marchandises et des voyageurs dans cette région déjà fragilisée par l’insécurité persistante.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneSociété

Moïse Mbiye dément les rumeurs et réaffirme son soutien à Félix Tshisekedi

by admin9775 16 mai 2026
written by admin9775

Le pasteur et artiste gospel congolais Moïse Mbiye est sorti de son silence vendredi soir à travers une vidéo publiée sur les réseaux sociaux afin de démentir plusieurs rumeurs circulant à son sujet et clarifier sa position dans le débat politique et religieux qui agite actuellement la République démocratique du Congo.

Dans cette intervention, le responsable de l’église Cité Béthel a rejeté les informations faisant état d’un prétendu blocage à l’aéroport ou d’une confiscation de son passeport.

« Il y a des rumeurs comme quoi on m’a bloqué à l’aéroport, on m’aurait ravi mon passeport. C’est faux. Je me porte bien. Le seul voyage que je prépare, c’est pour Accor Arena », a-t-il déclaré, affirmant se trouver à Kinshasa « en bonne santé ».

Un soutien assumé au pouvoir en place

Au cours de cette prise de parole, Moïse Mbiye a également affiché publiquement son soutien au président Félix Tshisekedi, à la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi ainsi qu’aux militants de l’UDPS.

« Je dis merci au président Félix Tshisekedi et à maman Denise. Surtout, je dis merci aux jeunes de l’UDPS, les Parlementaires Debout, pour tout ce que vous avez fait », a-t-il affirmé.

L’artiste a également pris ses distances avec l’opposition politique congolaise.

« Mes frères de l’opposition, désolé, je ne suis pas de votre camp et je ne serai jamais du camp de la rébellion parce que j’aime tellement ce pays », a-t-il lancé.

Il a rappelé avoir composé plusieurs chansons en soutien aux initiatives gouvernementales et contre les groupes rebelles actifs dans l’Est du pays.

Mise au point sur l’Église de Réveil du Congo

Le pasteur a aussi clarifié sa relation avec l’Église de Réveil du Congo, au cœur de plusieurs polémiques ces derniers jours.

« Moi, je ne suis pas membre de l’ERC », a-t-il insisté.

Moïse Mbiye a dénoncé certaines attaques verbales et accusations relayées dans des émissions impliquant des responsables religieux.

« Ils disent qu’ils ont des vidéos du mal que je fais et que ce sont eux qui les ont étouffées. Je suis vraiment surpris », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Vous n’avez pas besoin de me demander pardon, mais moi je vous demande pardon. »

Des tensions autour du débat constitutionnel

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de fortes divisions au sein du monde religieux congolais autour du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle.

Le 10 mai dernier, lors d’un culte à Kinshasa, Moïse Mbiye avait vivement critiqué certains rassemblements de pasteurs engagés politiquement, qualifiant ces regroupements de « camp des Lépreux ».

Ces propos faisaient notamment référence à un forum organisé par l’évêque Ejiba Yamapia, au cours duquel plusieurs responsables religieux avaient plaidé pour un changement de la Constitution du 18 février 2006 ainsi qu’une prolongation des mandats présidentiels.

Cette position continue de provoquer des réactions contrastées dans les milieux religieux et politiques congolais. Certaines figures influentes de l’ERC, notamment Sony Kafuta, ont exprimé leurs réserves sur cette initiative, tandis que l’Église catholique et plusieurs acteurs de l’opposition restent fermement opposés à toute modification constitutionnelle.

Dans ce climat tendu, Moïse Mbiye a appelé à éviter toute récupération politique de ses propos et a insisté sur le caractère spirituel de son église.

« Notre église est à Dieu, pas à la rébellion. Notre église n’est pas un parti politique », a-t-il conclu.

Moise Mbiye devrait à l’avenir rester constant, un vrai pasteur doit accepter les menaces,la torture, la croix et même le martyr au nom de la vérité qui fait partie des vertus évangéliques.

Par Pascal Kabeya
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Ebola : une nouvelle alerte sanitaire inquiète la région des Grands Lacs

by admin9775 16 mai 2026
written by admin9775

Une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola suscite une vive inquiétude en Afrique centrale. L’alerte a été donnée dans la nuit depuis Addis-Abeba par Africa CDC, avant même toute communication officielle des autorités congolaises.

Selon les premières informations relayées par les autorités sanitaires africaines, la zone touchée se situe à la frontière entre la République démocratique du Congo, l’Ouganda et le Soudan du Sud, une région déjà marquée par plusieurs précédentes flambées d’Ebola et du virus Marburg.

Un bilan provisoire déjà lourd

Les premiers chiffres communiqués font état de 246 cas suspects et de 80 décès recensés principalement dans les zones de santé de Mongwalu et Rwampara, en province de l’Ituri.

Ces localités sont situées respectivement dans les territoires de Djugu et d’Irumu. Mongwalu, importante zone minière au nord de Bunia, et Rwampara, localisée à proximité immédiate de l’aéroport international de Bunia, représentent des zones stratégiques à forte mobilité de population.

Un responsable sanitaire de Mongwalu, cité anonymement, décrit une situation préoccupante :

« La situation n’est pas encore sous contrôle. Nous enregistrons plusieurs cas suspects similaires qui sont isolés, mais nous manquons d’intrants, d’équipements de protection et même de structures de prise en charge. »

Selon ce témoignage, les décès liés à des symptômes de fièvre hémorragique auraient commencé à augmenter depuis la mi-avril avant de s’intensifier au début du mois de mai.

La souche Bundibugyo suspectée

Des échantillons ont été envoyés à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa pour analyses. Les premiers résultats évoquent la souche Bundibugyo du virus Ebola, différente de la souche Zaïre identifiée lors de précédentes flambées en RDC.

Cette souche représente un défi particulier pour les autorités sanitaires puisqu’aucun vaccin homologué n’est actuellement disponible contre Ebola Bundibugyo.

La transmission du virus se fait par contact avec les fluides corporels. Les symptômes incluent notamment fièvre, vomissements, diarrhées et saignements. La période d’incubation varie entre deux et vingt-et-un jours.

L’Ouganda confirme un cas importé depuis la RDC

Le ministère ougandais de la Santé a officiellement confirmé, vendredi 15 mai, un cas positif à Ebola Bundibugyo sur son territoire.

Dans un communiqué signé par la secrétaire permanente du ministère de la Santé, le Dr Diana Atwine, les autorités précisent qu’il s’agit d’un ressortissant congolais âgé de 59 ans admis à l’hôpital musulman de Kibuli à Kampala le 11 mai.

Le patient présentait plusieurs symptômes sévères, notamment une détresse respiratoire, de fortes fièvres, des douleurs abdominales et des saignements. Son état s’est rapidement dégradé avant son décès le 14 mai en soins intensifs.

Les analyses effectuées par le laboratoire central de surveillance de Wandegeya ont confirmé qu’il s’agissait bien d’un cas d’Ebola de souche Bundibugyo importé depuis la RDC.

« Le pays n’a pour l’instant confirmé aucun cas de transmission locale », précise toutefois le ministère ougandais.

Des mesures d’urgence déclenchées

Face au risque élevé de propagation régionale, les autorités ougandaises ont activé plusieurs mécanismes d’urgence :

  • déploiement d’équipes de surveillance aux frontières ;
  • activation des dispositifs sanitaires dans les districts à haut risque ;
  • installation d’un laboratoire mobile à l’hôpital de Bwera ;
  • isolement des contacts à haut risque ;
  • quarantaine des personnes exposées ;
  • renforcement des campagnes de sensibilisation communautaire.

Les autorités sanitaires recommandent également à la population d’éviter tout contact avec des personnes symptomatiques et de renforcer les mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains.

Un contexte sécuritaire particulièrement fragile

Cette nouvelle épidémie survient dans une région déjà fragilisée par l’insécurité persistante.

En Ituri, plusieurs groupes armés, dont les ADF, la CODECO et d’autres milices locales, continuent de mener des attaques contre les populations civiles malgré les opérations militaires conjointes des FARDC et de l’armée ougandaise.

Cette instabilité complique considérablement le déploiement des équipes médicales, la surveillance épidémiologique et l’accès aux soins pour les populations affectées.

Le directeur d’Africa CDC, Jean Kaseya, a annoncé la tenue d’une réunion régionale d’urgence réunissant la RDC, l’Ouganda, le Soudan du Sud ainsi que plusieurs partenaires internationaux, dont l’Organisation mondiale de la santé et l’UNICEF.

« Ce qui est particulièrement préoccupant, c’est le risque élevé de propagation régionale en raison des importants mouvements de populations et du contexte d’insécurité », a-t-il déclaré.

Les efforts devraient désormais se concentrer sur le renforcement de la surveillance transfrontalière, la prise en charge des malades, la sensibilisation des communautés et le contrôle rapide de cette nouvelle flambée épidémique.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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