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À la Une

À la UneSport

Mondial 2026: Didier Deschamps dévoile sa liste avec Kylian Mbappé et le Ballon d’Or Ousmane Dembélé

by admin9775 16 mai 2026
written by admin9775

À un mois du coup d’envoi du Mondial 2026, l’équipe de France de Kylian Mbappé fait figure d’épouvantail et Didier Deschamps, le sélectionneur, a dévoilé ce jeudi 14 mai sa liste de 26 joueurs pour sa dernière campagne à la tête des Bleus.

Didier Deschamps, 57 ans, a divulgué sa liste de joueurs pour le tournoi qui débute le 11 juin et se termine le 19 juillet. et nul doute que les attaquants convoqués feront pâlir d’envie ses homologues. 

Même si les vice-champions du monde 2022 devront se passer des services d’Hugo Ekitike, gravement blessé à un tendon d’Achille, aucun pays ne dispose d’un réservoir d’attaquants aussi large.

Ousmane Dembélé et le phénomène Michael Olise

Avec la superstar et capitaine Mbappé en chef de bande, le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, le phénomène Michael Olise et une escouade de jeunes talents comme Désiré Doué, Bradley Barcola, ou encore Rayan Cherki, la France peut compter sur une véritable armada qui a marqué les esprits lors de la tournée américaine en mars dernier avec une victoire de prestige contre le Brésil (2-1) suivie d’un large succès des doublures face à la Colombie (3-1).

Depuis un Euro 2024 d’une tristesse abyssale sur le plan du jeu (4 buts marqués en six matches, dont un penalty et deux contre son camp), Deschamps a effectué un tournant tactique en mettant l’accent sur l’attaque, aidé par l’émergence de la pépite Michael Olise. 

Pour son ultime phase finale en tant que sélectionneur, Didier Deschamps semble bien décidé à miser sur les points forts de son groupe pour tenter de quitter la scène sur un nouveau sacre, six ans après celui glané en Russie en 2018, et gonfler encore un peu plus son imposant palmarès. Il s’agit de sa septième liste pour une grande compétition.

67% des Français les voient atteindre au moins les demi-finales

Selon le baromètre Betclic, partenaire des Bleus, 67% des Français les voient atteindre au moins les demi-finales, 20% les voient en finale et 14% imaginent déjà les Bleus soulever le trophée le 19 juillet prochain.

Si les Bleus font figure de favoris naturels, la concurrence reste bien identifiée : l’Espagne, le Brésil et l’Allemagne ex-aequo représentent le trio des équipes les plus attendues après la France. 

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Selon le règlement de la Fifa, Didier Deschamps aura de toutes façons la possibilité de remplacer un joueur en cas de blessure jusqu’à 24 heures avant l’entrée en lice des Bleus, le 16 juin contre le Sénégal au MetLife Stadium d’East Rutherford (New Jersey).


Le programme des Bleus pour la phase de groupes :

Mardi 16 juin : France-Sénégal (à New-York)

Lundi 22 juin : France-Irak (à Philadelphie)

Vendredi 26 juin : France-Norvège (à Boston)

RFI

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À la UnePolitique

Denis Mukwege conteste l’idée d’un référendum avant la fin de la guerre dans l’Est

by admin9775 16 mai 2026
written by admin9775

Le prix Nobel de la paix 2018, Denis Mukwege, a réagi aux déclarations du président Félix Tshisekedi concernant l’organisation des élections de 2028 dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Dans une interview accordée à Africanews, le gynécologue congolais estime qu’il existe une contradiction entre l’impossibilité d’organiser des élections dans les provinces en conflit et la volonté de tenir un référendum constitutionnel dans les mêmes conditions.

« Il dit qu’on ne peut pas faire les élections, puisqu’il y a deux provinces qui sont en guerre. Si on ne peut pas organiser d’élections pour cette raison, alors on ne peut pas non plus organiser de référendum pour modifier la Constitution, car il faudrait que ces deux provinces puissent également se prononcer », a déclaré Denis Mukwege.

Le médecin et défenseur des droits humains considère que les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, touchées par les affrontements entre les FARDC et les rebelles de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda selon Kinshasa, ne peuvent être exclues d’un processus aussi important que la révision de la Constitution.

Critiques sur le partenariat avec les États-Unis

Au-delà du débat institutionnel, Denis Mukwege a également exprimé ses réserves sur le partenariat stratégique conclu entre la RDC et les États-Unis, notamment autour des ressources minières et des enjeux sécuritaires.

Selon lui, les attentes de la population congolaise en matière de sécurité ne sont pas encore satisfaites malgré les accords annoncés.

« En ce qui concerne les minerais, il y a déjà des lots de minerais qui partent, mais en contrepartie, nous n’avons pas la sécurité. Et donc, c’est une diplomatie qu’on pouvait qualifier de transactionnelle au départ, mais aujourd’hui ça ressemble plutôt à de la prédation », a-t-il dénoncé.

Pour le prix Nobel, les retombées concrètes de cette coopération devraient d’abord se mesurer par une amélioration de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, où les violences armées continuent de provoquer déplacements de populations et crise humanitaire.

Un débat constitutionnel de plus en plus tendu

La sortie de Denis Mukwege intervient dans un climat politique marqué par de fortes divergences autour de l’éventualité d’un changement constitutionnel en RDC.

Lors de sa conférence de presse du 6 mai dernier, Félix Tshisekedi avait affirmé vouloir mettre fin « le plus rapidement possible » à la guerre dans l’Est afin de permettre l’organisation des élections de 2028. Le chef de l’État avait comparé la situation congolaise à celle de l’Ukraine, estimant qu’il est difficile d’organiser des scrutins dans un contexte de guerre active.

Pendant ce temps, plusieurs acteurs politiques et sociaux continuent d’afficher des positions opposées sur la question d’un référendum et d’une éventuelle révision de la Constitution, alimentant davantage le débat sur l’avenir institutionnel du pays.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : Bruno Tshibala rejette toute révision des matières verrouillées par l’article 220 de la Constitution

by admin9775 16 mai 2026
written by admin9775

L’ancien Premier ministre Bruno Tshibala Nzenzhe a exprimé son opposition à toute révision des dispositions protégées par l’article 220 de la Constitution congolaise.

Dans un communiqué signé à Kinshasa le 12 mai 2026, Bruno Tshibala réagissait notamment au point de presse tenu le 6 mai par le président Félix Tshisekedi, dans un contexte marqué par l’intensification du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.

L’ancien chef du gouvernement estime que toute initiative de modification constitutionnelle touchant aux matières dites « verrouillées » par l’article 220 devrait impérativement passer par un Dialogue National Inclusif.

Selon lui, ce dialogue devrait être organisé sous la médiation de Conférence Épiscopale Nationale du Congo afin de garantir un consensus national et d’éviter de nouvelles fractures politiques et sociales dans le pays.

Dans son communiqué, Bruno Tshibala avertit qu’en l’absence d’un cadre inclusif de concertation, les tensions politiques risqueraient de s’aggraver davantage.

« Le pays restera fragmenté et les souffrances à l’est ne cesseront pas », affirme-t-il, établissant un lien entre la stabilité institutionnelle, la cohésion nationale et la crise sécuritaire persistante dans l’est de la RDC.

L’article 220 de la Constitution congolaise interdit notamment toute révision portant sur la forme républicaine de l’État, le principe du suffrage universel, le nombre et la durée des mandats présidentiels ainsi que l’indépendance du pouvoir judiciaire.

La sortie de Bruno Tshibala intervient alors que plusieurs personnalités politiques, acteurs de la société civile et regroupements proches du pouvoir multiplient les prises de position autour de l’idée d’un référendum constitutionnel, alimentant un débat de plus en plus polarisé sur l’avenir institutionnel du pays.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : Christopher Ngoyi soutient une révision constitutionnelle et appelle à la continuité du leadership de Félix Tshisekedi

by admin9775 14 mai 2026
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Le président de la société civile de la République démocratique du Congo, Christopher Ngoyi Mutamba, s’est prononcé en faveur d’un changement de la Constitution, lors d’une interview accordée mercredi 13 mai 2026.

Au cours de cet entretien, Christopher Ngoyi a estimé que le président Félix Tshisekedi demeure, selon lui, le dirigeant le mieux placé pour poursuivre la lutte contre l’insécurité dans l’est du pays et faire face à ce qu’il qualifie d’agression rwandaise.

Pour cet acteur de la société civile, le contexte sécuritaire actuel impose une certaine continuité à la tête de l’État afin de préserver les efforts militaires et diplomatiques engagés dans la région des Grands Lacs.

« En parcourant l’échiquier politique, Félix Tshisekedi est mieux disposé pour mener le combat contre Kagame jusqu’au bout. Je connais les politiciens congolais, il y a de ceux qui n’arrivent pas à citer le nom du Rwanda et de Paul Kagame. D’autres, pour se positionner en interne, allaient acquérir l’avis de Kagame. Tshisekedi est le joker que nous avons pour mener ce combat contre Kagame », a-t-il déclaré.

Christopher Ngoyi a également estimé que la question de la limitation des mandats ne devrait pas empêcher, selon lui, la poursuite de cette mission dans un contexte de guerre persistante dans l’est du pays.

« On ne peut pas mettre de côté le joker tout simplement parce qu’on doit être lié aux histoires des mandats. Nous risquons de nous retrouver encore dans l’inconnu », a-t-il ajouté.

Dans cette logique, le président de la société civile congolaise dit soutenir l’organisation d’un référendum afin de revisiter l’actuelle Constitution qu’il considère comme un texte ne reflétant pas suffisamment les réalités nationales.

« C’est une opportunité à saisir. Cette Constitution est venue de l’extérieur, elle n’est pas notre Constitution, pourquoi devrions-nous continuer avec », a-t-il soutenu.

Ces déclarations interviennent alors que le débat autour d’une éventuelle réforme ou modification de la Constitution continue de diviser la classe politique et sociale congolaise. Plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile s’opposent à toute révision qu’ils considèrent comme susceptible d’ouvrir la voie à un prolongement du pouvoir présidentiel, tandis que d’autres soutiennent l’idée d’une refonte institutionnelle adaptée aux défis actuels du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Kagame défend la ligne du Rwanda face aux sanctions américaines lors de l’Africa CEO Forum

by admin9775 14 mai 2026
written by admin9775

Interrogé en marge de l’édition 2026 de l’Africa CEO Forum, tenue les 14 et 15 mai à Kigali, Paul Kagame a réagi publiquement aux sanctions imposées par les États-Unis contre l’armée rwandaise et plusieurs hauts responsables militaires accusés de soutenir la rébellion du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo.

Dans une prise de parole au ton offensif, le président rwandais a affirmé ne pas céder face aux pressions internationales malgré les conséquences des mesures américaines.

« Je n’ai jamais capitulé dans une situation pire que celle-ci », a déclaré Paul Kagame, reconnaissant que les sanctions « font mal », tout en estimant qu’elles poursuivent précisément cet objectif. « Nous souffririons davantage si nous ne faisions pas ce que nous faisons actuellement. Il coûte davantage de dire oui à ce qui est mauvais », a-t-il ajouté.

Le chef de l’État rwandais a également exhorté les pays africains à ne pas se laisser influencer par les puissances étrangères qu’il accuse de vouloir maintenir leur domination sur le continent.

« Ne faites pas attention à ces puissances qui pensent qu’elles possèdent le monde », a-t-il lancé devant les participants du forum, appelant les dirigeants africains à défendre leurs intérêts stratégiques et à valoriser eux-mêmes leurs ressources naturelles.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de durcissement de la position américaine vis-à-vis de Kigali. Début mars, les autorités américaines avaient annoncé des sanctions visant l’armée rwandaise ainsi que plusieurs officiers supérieurs, parmi lesquels le chef d’état-major. Quelques jours plus tard, Washington imposait également des restrictions de visas contre des responsables rwandais accusés d’alimenter l’instabilité dans l’est de la RDC et de soutenir les rebelles du M23.

Ces mesures touchent un secteur central de la stratégie diplomatique et sécuritaire du Rwanda, dont l’armée est engagée dans plusieurs opérations internationales, notamment des missions de maintien de la paix des Nations unies et des opérations régionales comme au Mozambique.

Au-delà du volet sécuritaire, Paul Kagame a élargi son discours à la question de la souveraineté économique africaine et de l’exploitation des ressources naturelles. Selon lui, les sanctions internationales ne sont pas toujours motivées par des principes démocratiques ou humanitaires, mais servent souvent des intérêts géopolitiques et économiques.

Le président rwandais a dénoncé une forme de continuité historique dans les rapports entre certaines puissances et l’Afrique, accusant des acteurs internationaux de vouloir contrôler indirectement les ressources stratégiques du continent, notamment les minerais critiques tels que le cobalt, le coltan et le lithium.

« Nous devons être capables de dire non », a insisté Paul Kagame, appelant les États africains à rompre avec une posture qu’il juge trop dépendante des puissances étrangères et à construire une souveraineté économique fondée sur la maîtrise de leurs ressources.

Cette intervention s’inscrit dans un contexte régional particulièrement sensible, marqué par les tensions persistantes entre Kigali et Kinshasa autour de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC, alors que plusieurs initiatives diplomatiques internationales tentent de relancer les processus de paix dans la région des Grands Lacs.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Kongo-Central : réinstallé à la tête de l’Assemblée provinciale, Papy Mantezolo annule les actes de l’ancien bureau

by admin9775 14 mai 2026
written by admin9775

Réhabilité à la présidence de l’Assemblée provinciale du Kongo-Central à la suite d’un arrêt de la Cour constitutionnelle, Papy Mantezolo Diatezua a tenu, mercredi 13 mai 2026 à Matadi, son premier point de presse depuis son retour au perchoir.

Au cours de cette intervention, il a déclaré nuls les actes posés par le bureau qui avait assuré la gestion de l’organe délibérant durant sa destitution, tout en appelant à l’apaisement et à la réconciliation au sein de l’Assemblée provinciale.

Destitué en octobre 2025 dans un contexte marqué par des accusations de détournement, Papy Mantezolo a officiellement repris ses fonctions le 7 mai dernier. Le président réhabilité affirme toutefois ne pas vouloir transformer son retour en règlement de comptes politique.

« Nous ne pensons pas qu’il est temps de venir se battre dans cet hémicycle. Nous allons nous amender afin de travailler pour le compte du peuple », a-t-il déclaré, plaidant pour une nouvelle dynamique institutionnelle tournée vers la stabilité de la province.

Selon lui, les crises politiques répétées au sein des institutions provinciales ont eu des conséquences négatives sur les finances publiques et les recettes du Kongo-Central.

S’appuyant sur l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle, Papy Mantezolo estime que le bureau installé pendant son absence ne disposait pas de légitimité juridique. À ce titre, il considère que l’ensemble des actes et décisions pris durant cette période sont frappés de nullité.

Parmi les dossiers prioritaires qui attendent la nouvelle direction de l’Assemblée provinciale figure notamment l’examen du réquisitoire transmis par le procureur contre le gouverneur du Kongo-Central, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo. Le président réhabilité a rappelé que la décision finale concernant l’autorisation ou non des poursuites relèvera de la plénière des députés provinciaux.

Ce retour de Papy Mantezolo intervient dans un climat politique encore tendu au sein de l’Assemblée provinciale, où plusieurs élus demeurent divisés sur la légitimité de cette transition institutionnelle.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Est de la RDC: l’organisation Human Rights Watch accuse le M23 d’exactions à Uvira

by admin9775 14 mai 2026
written by admin9775

Dans l’est de la RDC, alors que l’AFC/M23 – soutenu par le Rwanda – s’est retiré cette semaine de plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi et des hauts plateaux dans le sud Kivu, l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) accuse le groupe armé et les forces rwandaises d’exactions lors de la prise et l’occupation d’Uvira en décembre 2025.

Le M23 et des éléments des forces rwandaises sont entrés dans Uvira (RDC) le 10 décembre 2025 après plusieurs jours de combats contre l’armée congolaise – et les milices wazalendo alliées – et ont occupé la ville pendant un mois. Selon HRW, leurs combattants y ont commis de graves violations du droit international humanitaire, dont beaucoup constituent des crimes de guerre.

Selon des témoignages recueillis par HRW, ces combattants tirent sur des civils qui tentent de fuir, notamment sur des hommes et des garçons accusés d’appartenir aux milices wazalendo. Un témoin relate comment son frère, sa femme et leurs deux enfants ont été abattus, dans le quartier de Kavim-vira, alors qu’ils tentaient d’atteindre le Burundi voisin. 

Exécutions sommaires et viols

Un autre raconte comment ces combattants ont tiré sur des pêcheurs dans le port du quartier de Kasenga depuis les toit de bâtiments. Le rapport de HRW, fait également état d’exécutions sommaires et de viols, alors que le M23 et les forces rwandaises allaient de maison en maison, notamment dans les quartiers de Kasenga et de Rugenge. 

Enfin, l’organisation rapporte des enlèvements et des disparition d’hommes et de garçons à proximité de la base militaire d’Uvira qui ont probablement été recrutés de force par le M23.

Les habitants d’Uvira ont décrit un mois d’horreur. C’était une zone de non-droit…

Philippe Bolopion, directeur exécutif de Human Rights Watch

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À la UneProvince

Sud-Kivu : les FARDC annoncent leur entrée à Luvungi après le retrait de l’AFC/M23

by admin9775 14 mai 2026
written by admin9775

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé, ce mardi, leur entrée dans l’agglomération de Luvungi, située dans la plaine de la Rusizi, en territoire d’Uvira au Sud-Kivu, après le retrait des rebelles de l’AFC/M23 et de leurs alliés rwandais qui occupaient la zone depuis plusieurs mois.

Selon l’armée congolaise, les premières unités FARDC sont arrivées dans la localité en début d’après-midi, poursuivant ainsi leur redéploiement progressif dans plusieurs positions de la plaine de la Rusizi et des hauts plateaux du Sud-Kivu.

Le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Kivu, le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, a toutefois indiqué que des éléments de l’AFC/M23 ainsi que des militaires rwandais demeuraient signalés dans l’agglomération voisine de Katogota.

L’armée affirme également avoir observé un renforcement des positions rebelles à Kamanyola, cité stratégique située près de la frontière rwandaise. D’après les FARDC, des armes lourdes auraient été installées sur les collines de Bugarama, côté rwandais, dans le but de maintenir une pression militaire et stratégique sur Kamanyola et ses environs.

L’entrée des forces loyalistes à Luvungi marque une nouvelle étape dans une série de mouvements militaires signalés depuis le week-end dans cette partie du Sud-Kivu. Depuis samedi, les FARDC annonçaient déjà le réinvestissement progressif de plusieurs localités abandonnées par l’AFC/M23, notamment de Sange à Mutarule, avant leur progression vers Luvungi.

Pour l’armée congolaise, ce retrait rebelle serait la conséquence d’une pression combinée, à la fois militaire et diplomatique. De son côté, l’AFC/M23 présente ces mouvements comme un repositionnement tactique et un geste de bonne volonté dans le cadre des initiatives de paix en cours, rejetant toute idée de revers militaire.

Cette évolution intervient dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires dans l’est de la RDC, malgré les efforts diplomatiques engagés autour des processus de paix régionaux.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

LINAFOOT/Play‑Offs : FC Les Aigles du Congo domine Maniema Union et prend la tête avec 8 points

by admin9775 14 mai 2026
written by admin9775

Le FC Les Aigles du Congo caracole en tête du classement provisoire des play‑offs de la LINAFOOT avec 8 points, après sa victoire face à l’AS Maniema Union sur le score de 2 buts à 1, mercredi 13 mai.

Cette rencontre, comptant pour la 4ᵉ journée, s’est disputée au stade Tata Raphaël, à Kinshasa.

Pourtant, c’est Maniema Union qui a ouvert le score dès la 16ᵉ minute grâce à Mbala Titane. Une avance de courte durée puisque, trois minutes plus tard, à la 19ᵉ minute, Kikwama Mujinga a remis les pendules à l’heure pour les Aigles du Congo.

Les deux équipes sont rentrées aux vestiaires sur un score de 1‑1.

Au retour de la pause, les Aigles ont accentué la pression et ont pris l’avantage à la 47ᵉ minute grâce à Tonny Talasi, scellant ainsi leur victoire.

Vita Club enchaîne, Don Bosco se positionne

Lors d’un autre match disputé mardi 12 mai au stade Tata Raphaël, l’AS Vita Club s’est imposée face à l’AS Simba sur la plus petite des marges (1‑0), également dans le cadre de la 4ᵉ journée.

Longtemps accrochés par une formation de Simba bien organisée, notamment grâce aux interventions décisives du gardien Dida Fatao, les Dauphins noirs ont trouvé la faille à la 87ᵉ minute par Mpiana Mozizi, auteur de l’unique but de la rencontre.

Cette victoire permet à Vita Club d’enchaîner un deuxième succès et de porter son total à 6 points.

Dans l’autre rencontre, le CS Don Bosco s’est imposé face à Céleste FC (1‑0), lors d’un match avancé de la 6ᵉ journée.

La partie, longtemps équilibrée, a basculé à la 70ᵉ minute, grâce à Molindo Mbala, qui a inscrit l’unique but pour les Salésiens.

Avec ce succès, Don Bosco totalise 7 points et se hisse à la 2ᵉ place du classement provisoire.

Prochains rendez-vous

  • Céleste FC vs FC Lupopo : vendredi 15 mai, stade Tata Raphaël
  • TP Mazembe vs CS Don Bosco : stade de Kamalondo

Classement provisoire

  1. FC Les Aigles du Congo – 8 points (+2)
  2. CS Don Bosco – 7 points (0)
  3. TP Mazembe – 6 points (+3)
  4. AS Vita Club – 6 points (‑1)
  5. AS Maniema Union – 6 points
  6. FC Lupopo – 4 points (0)
  7. AS Simba – 3 points (‑4)
  8. Céleste FC – 1 point (‑1)

Radio okapi

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À la UneMonde

Donald Trump en Chine pour une rencontre avec Xi Jinping aux enjeux multiples

by admin9775 13 mai 2026
written by admin9775

Le président américain Donald Trump est à Pékin, ce mercredi 13 mai, pour une rencontre très scrutée avec son homologue chinois, Xi Jinping. Officiellement, il s’agit de stabiliser une relation sino-américaine toujours fragile, après des mois de guerre commerciale et de tensions technologiques. Mais l’agenda s’est alourdi : Taïwan, les terres rares, l’intelligence artificielle, désormais la guerre avec l’Iran… Pour beaucoup d’observateurs, Pékin arrive à cette rencontre en position de force.

Dans ce sommet Trump-Xi de ce 13 mai, c’est la Chine qui se présente en position dominante. Elle a tenu face à l’escalade commerciale américaine, conserve un levier majeur sur les minerais critiques et sait que Washington a aujourd’hui besoin d’elle sur plusieurs dossiers.

Le président américain Donald Trump n’arrive pas seulement à ce sommet avec des exigences commerciales. Il arrive aussi avec des besoins : obtenir davantage d’achats chinois de produits agricoles ou d’avions américains, préserver une trêve commerciale fragile et surtout pousser Pékin à utiliser son influence sur l’Iran.

De son côté, la Chine dispose de plusieurs leviers : les terres rares, essentielles à l’industrie et à la défense, son rôle central dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, mais aussi ses liens avec Téhéran.

Le commerce au cœur des discussions

Le commerce reste le sujet central, mais il ne faut pas s’attendre à une vraie résolution. Le scénario le plus probable est une prolongation de la trêve commerciale ou des annonces ciblées : achats de soja, d’avions Boeing, mécanismes de dialogue économique…

Mais les désaccords de fond restent entiers : droits de douane, restrictions technologiques, puces avancées, et surtout contrôle chinois des terres rares.

Taiwan, « le plus grand risque » dans les relations Washington-Pékin

Taïwan est aussi un enjeu sensible dans cette rencontre. Pékin veut tester jusqu’où Donald Trump est prêt à aller, alors que la Chine réclame depuis longtemps que Washington réduise ses ventes d’armes à Taïwan et adopte un langage plus favorable à Pékin.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a récemment qualifié Taïwan de « plus grand risque » dans la relation sino-américaine. Donald Trump a lui-même affirmé qu’il discuterait des ventes d’armes à Taïwan avec Xi Jinping, ce qui inquiète fortement Taipei.

Face à l’Iran, les États-Unis ont besoin de la Chine

L’Iran change également l’équilibre de la rencontre. La guerre avec Téhéran place Donald Trump dans une position inhabituelle : il a besoin de la Chine. L’Empire du milieu est le principal acheteur de pétrole iranien et peut, potentiellement, peser sur Téhéran.

Mais la Chine n’a pas forcément intérêt à aider gratuitement Washington à sortir d’une crise qu’elle considère largement provoquée par les États-Unis. Ce dossier pourrait donc devenir une monnaie d’échange implicite dans les discussions.

Avant tout, l’objectif est de stabiliser les relations

Aucune grande percée n’est toutefois attendue de cette rencontre, mais plutôt une volonté affichée de stabiliser la relation : quelques annonces commerciales, peut-être une poursuite du dialogue sur l’intelligence artificielle, et un effort pour éviter une nouvelle escalade.

Derrière cette façade, le rapport de force évolue : Washington cherche des résultats rapides, tandis que Pékin veut gagner du temps, consolider ses positions industrielles et faire reconnaître ses lignes rouges, notamment sur Taïwan.

Les purges au sein de l’appareil diplomatique américain ont un impact sur la visite de Trump en Chine

Air Force One est attendu à Pékin à partir de 13h45 (heure française) ce 13 mai 2026. Le président Trump n’avait pas effectué le déplacement chez son homologue chinois Xi Jinping depuis 2017. Et, depuis son retour à la Maison Blanche, son administration a réalisé des coupes massives au sein du département d’État. Le ministre américain des Affaires étrangères a pointé encore plus de 250 licenciements confirmés pas plus tard que la semaine dernière. Y compris des spécialistes de la Chine. Comment le retrait forcé de ces diplomates spécialisés pèse sur la visite du président américain ?

Il y a dix jours, Rachael Cullins était encore diplomate au bureau de la coopération scientifique, écrit notre correspondant à Washington, Vincent Souriau. Son job : faire en sorte que les États-Unis conservent une longueur d’avance sur la Chine dans des domaines aussi sensibles que l’intelligence artificielle, le quantique ou les biotechnologies. Mais ça, c’est terminé depuis son licenciement définitif le 5 mai : « Contrer la Chine et nous assurer que les États-Unis restent numéro un dans le secteur de la tech, c’est l’un des objectifs affichés de cette administration. C’est aussi triste que déconcertant qu’ils décident d’éliminer un bureau comme le nôtre. »

Le plus grave, selon Rachael Cullins, c’est le flou qui règne sur ces sujets depuis les vagues de licenciements; Et ce flou va se manifester à l’occasion de la visite de Donald Trump à Pékin : « Les changements de doctrine de semaine en semaine… L’incohérence. Il n’y a plus d’experts capables d’expliquer pourquoi un sujet compte. Et ça a des implications énormes, pas seulement sur une visite présidentielle en Chine. Mais sur la manière dont on va mener la course technologique dans le futur avec la Chine. On combine un retard d’investissement dans la recherche et le développement. Avec des suppressions de postes massives chez les diplomates spécialisés, ça va avoir un effet dévastateur à long terme pour les États-Unis. »

Il y a aussi des dommages collatéraux, dit-elle ; dans ces conditions, « comment allons-nous prouver à des partenaires comme la France qu’entre la Chine et les États-Unis, il vaut mieux choisir les États-Unis »…

RFI

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