L’opposant Martin Fayulu a vivement critiqué l’arrêté interministériel signé par les ministres de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, et des Finances, Doudou Fwamba Likunde, qui instaure de nouveaux droits d’autorisation, frais d’agrément et redevances applicables aux acteurs du secteur numérique en République démocratique du Congo.
Selon lui, ce texte risque de fragiliser un écosystème encore en développement, en particulier les startups, les plateformes numériques, les services de streaming ainsi que les médias en ligne.
Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, Martin Fayulu estime que les montants prévus par l’arrêté sont inadaptés aux réalités des jeunes entreprises congolaises.
« Soumettre des startups, parfois encore sans aucun revenu, à des droits d’autorisation pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars est une aberration économique », a-t-il déclaré.
Pour le président de l’ECiDé, les pouvoirs publics devraient privilégier des politiques favorisant l’innovation et la création d’emplois plutôt que d’imposer de nouvelles contraintes financières à un secteur qu’il considère comme stratégique pour la diversification de l’économie congolaise.
« L’État devrait soutenir ceux qui innovent, créent des emplois et bâtissent l’économie de demain, plutôt que de leur imposer de nouvelles barrières », a-t-il ajouté.
Martin Fayulu appelle ainsi le gouvernement à revoir cet arrêté dans le cadre d’un dialogue avec les différents acteurs du secteur numérique afin de parvenir à un dispositif mieux adapté aux réalités des entreprises concernées.
« Cet arrêté doit être revu sans délai, dans le cadre d’un dialogue sérieux avec les acteurs du secteur », a-t-il plaidé.
Face aux préoccupations exprimées par plusieurs opérateurs, le directeur de cabinet du ministre de l’Économie numérique, Me Séraphin Umba Kapepe, a indiqué que des dispositions spécifiques destinées aux startups congolaises devraient être précisées dans les prochains jours.
Depuis la publication de cet arrêté, plusieurs acteurs de l’écosystème numérique ont exprimé leurs inquiétudes, estimant que les nouvelles exigences financières pourraient ralentir le développement des startups, des plateformes numériques et des médias en ligne, dans un contexte où le secteur est considéré comme l’un des principaux moteurs de l’innovation et de la création d’emplois en République démocratique du Congo.
Par Pascal Kabeya
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