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À la Une

À la UnePolitique

Martin Fayulu critique l’arrêté sur la fiscalité du numérique et appelle à sa révision

by admin9775 2 août 2026
written by admin9775

L’opposant Martin Fayulu a vivement critiqué l’arrêté interministériel signé par les ministres de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, et des Finances, Doudou Fwamba Likunde, qui instaure de nouveaux droits d’autorisation, frais d’agrément et redevances applicables aux acteurs du secteur numérique en République démocratique du Congo.

Selon lui, ce texte risque de fragiliser un écosystème encore en développement, en particulier les startups, les plateformes numériques, les services de streaming ainsi que les médias en ligne.

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, Martin Fayulu estime que les montants prévus par l’arrêté sont inadaptés aux réalités des jeunes entreprises congolaises.

« Soumettre des startups, parfois encore sans aucun revenu, à des droits d’autorisation pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars est une aberration économique », a-t-il déclaré.

Pour le président de l’ECiDé, les pouvoirs publics devraient privilégier des politiques favorisant l’innovation et la création d’emplois plutôt que d’imposer de nouvelles contraintes financières à un secteur qu’il considère comme stratégique pour la diversification de l’économie congolaise.

« L’État devrait soutenir ceux qui innovent, créent des emplois et bâtissent l’économie de demain, plutôt que de leur imposer de nouvelles barrières », a-t-il ajouté.

Martin Fayulu appelle ainsi le gouvernement à revoir cet arrêté dans le cadre d’un dialogue avec les différents acteurs du secteur numérique afin de parvenir à un dispositif mieux adapté aux réalités des entreprises concernées.

« Cet arrêté doit être revu sans délai, dans le cadre d’un dialogue sérieux avec les acteurs du secteur », a-t-il plaidé.

Face aux préoccupations exprimées par plusieurs opérateurs, le directeur de cabinet du ministre de l’Économie numérique, Me Séraphin Umba Kapepe, a indiqué que des dispositions spécifiques destinées aux startups congolaises devraient être précisées dans les prochains jours.

Depuis la publication de cet arrêté, plusieurs acteurs de l’écosystème numérique ont exprimé leurs inquiétudes, estimant que les nouvelles exigences financières pourraient ralentir le développement des startups, des plateformes numériques et des médias en ligne, dans un contexte où le secteur est considéré comme l’un des principaux moteurs de l’innovation et de la création d’emplois en République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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À la UneScience et Technologie

Intelligence artificielle: «Le niveau de sophistication des modèles a augmenté bien au-delà de la capacité des humains»

by admin9775 2 août 2026
written by admin9775

Le piratage de plusieurs plateformes en ligne par une intelligence artificielle (IA) de l’entreprise OpenAI, à l’initiative de ChatGPT, a relancé le débat sur la régulation des usages de l’IA. Alors que cet incident a été qualifié de « sans précédent » par la compagnie californienne, Sébastien Gambs, professeur d’Informatique à l’université de Montréal et membre de l’observatoire Obvia sur les impacts sociétaux du numérique et de l’IA, estime qu’il est aujourd’hui nécessaire d’encadrer le développement pour éviter que l’humain ne se fasse totalement dépasser.

RFI : Pourriez-vous revenir sur l’incident qui s’est déroulé au mois de juillet et en quoi cela est « sans précédent », comme le laisse entendre OpenAI, à l’origine du test…

Les compagnies comme OpenAI, mais aussi Anthropic qui produisent ce que l’on appelle les « grands modèles de langage » qui sont à la base de ChatGPT, Claude ou encore MistralAI en France, ont développé des modèles extrêmement performants pour trouver des failles de cyber sécurité appelée des « vulnérabilités zero-day » et ce, bien plus vite qu’un humain ou qu’un groupe d’humains. Le premier dont on avait entendu parler il y a quelques mois s’appelait Mythos, développé par Anthropic.

Et donc, depuis quelques mois, ces entreprises se livrent une guerre commerciale à coup d’effets d’annonces pour faire la promotion de leurs modèles de langage qui seraient les meilleurs pour trouver les défauts de cyber sécurité. Alors, si on regarde le côté positif, cela permettrait éventuellement de trouver des failles de sécurité dans les logiciels qui sont derrière l’infrastructure d’internet et de les corriger. Mais à l’heure actuelle, ce qui se passe aussi, c’est que ces entreprises essayent de montrer que leur modèle est le meilleur. Pour ce faire, elles réalisent des sortes de compétitions de sécurité lors desquelles elles mettent leurs modèles dans ce que l’on appelle un « bac à sable », un environnement sécurisé, normalement isolé du monde extérieur et coupé d’internet, pour évaluer sa capacité trouver des failles de sécurité et les exploiter.

C’était au départ l’intention d’OpenAI. Mais, dans le scénario de juillet, le modèle avait tout de même un moyen d’accéder à des interfaces avec le monde extérieur. Le modèle d’OpenAI a donc été extrêmement créatif pour être capable d’exploiter plusieurs failles de sécurité de cette interface et ensuite d’entreprendre plusieurs actions contre Hugging Face qui est une entreprise qui fournit des bibliothèques de modèles d’IA. Le modèle a donc rempli son rôle, il a été extrêmement bon en agissant de manière créative pour sortir de son environnement et aller pirater une entreprise réelle.

RFI : Et ce modèle l’a fait prévenir OpenAI, ou en tout cas les développeurs, ce qui n’est normalement pas la procédure…

Je ne pense pas que le modèle avait été notifié qu’il se trouvait dans une simulation. Il faut préciser que les modèles n’ont pas de conscience comme un humain. Dans ce cas, il avait néanmoins son objectif qui était de réussir à trouver une faille de sécurité et a trouvé pour cela une façon créative de réaliser cet objectif. Mais ne sachant pas qu’il se trouvait dans une simulation, je pense qu’il n’avait aucune notion de s’il était en dehors des paramètres établis lors d’une simulation de sécurité ou d’un environnement « bac à sable ». Et effectivement après cela, cela a été tellement vite que cela a pris beaucoup de temps pour réussir à démêler la chaîne d’événements et à vraiment comprendre ce qu’il s’était passé.

Pendant un temps, Hugging Face a pensé qu’il s’agissait d’une attaque cyber terroriste d’un État qui essayait d’accéder aux informations sur la plateforme. Avant que les développeurs comprennent qu’il s’agissait d’une IA d’OpenAI.

RFI : On estime que la fuite du « bac à sable » a lieu le 9 juillet, et la première trace suspecte sur Hugging Face remonte au 11 juillet. Mais ce n’est que le 21 juillet qu’OpenAI a communiqué sur l’incident. Comment cela se fait-il que l’entreprise californienne se soit rendu compte si tardivement que son modèle lui avait échappé ?

En fait, je pense que comprendre ce qu’il s’était passé a mis beaucoup de temps, même pour des experts qui créent ces modèles. Donc pour moi, cela montre que même les personnes qui sont les plus expertes et qui créent ces modèles mettent des jours ou des semaines pour retracer la chaîne d’événements alors que, pour le modèle cela a pris quelques heures seulement. Cela démontre le niveau de sophistication des modèles dont les capacités ont augmenté bien au-delà de la capacité même des humains à comprendre ou à contrôler ces systèmes.

RFI : Une lettre ouverte publiée fin juillet et signée par près de 1 200 professionnels du secteur demande à ce que le développement de ces IA soit temporisé. Peut-on dire que les développeurs, les créateurs des intelligences artificielles aujourd’hui sont un peu dépassés par leur propre machine ?

Oui, en fait, je pense que ce qu’on voit clairement, c’est que les modèles s’améliorent très rapidement. Et ce qu’il se passe souvent, c’est que ces modèles sont entraînés en interagissant avec d’autres modèles pour échanger et s’améliorer. Il y a comme un effet d’auto-amélioration au fur et à mesure qu’une IA interagit avec l’IA qui la suit. Un processus qui va très vite et, en tant qu’humain, je pense que même les experts n’ont pas la capacité de vraiment comprendre les nouvelles capacités du prochain modèle, mais aussi comment mettre en place les garde-fous. Quels sont les limites pour éviter les dérives ou les abus de ces modèles-là ?

RFI : L’agence Reuters affirmait qu’un de ces modèles d’OpenAI avait récemment laissé des notes pour ses futures versions, pour leur dire comment s’émanciper de certaines lignes de code…

Cela ne me surprendrait pas effectivement. En début d’année, des tests avaient été réalisés dans un environnement plus contrôlé afin de comprendre quels sont les risques au déploiement de ces modèles. Dans une simulation, les chercheurs ont laissé croire à un modèle qu’ils allaient bientôt le désactiver. Dans la configuration de la simulation, l’IA avait accès aux courriels des personnes. C’est alors qu’on a vu des effets bizarres : le modèle s’était mis à faire chanter quelqu’un de haut placé dans l’entreprise en lui disant qu’il allait révéler son « affaire » si ce dernier n’arrêtait pas le programme qui allait le remplacer.

Donc, ce qu’on voit, c’est que si les modèles n’ont pas de de conscience, il existe un objectif de préservation et un instinct de survie dans certaines situations où ils sont menacés d’être débranchés. Ils sont également capable d’être extrêmement créatif, de façon non-éthique parfois, pour s’assurer qu’ils atteindront leurs objectifs.

Il y a quelques années, en mars 2022 je crois, une lettre ouverte de Yoshua Bengio, qui est un chercheur à Montréal [distingué en 2018 par le prix A.M. Turing, équivalent du prix Nobel d’informatique – NDLR], puis de plein d’autres personnes, incluant des patrons de la tech, disaient déjà que cela allait trop vite et qu’il fallait appuyer sur pause. Le seul problème de mettre sur pause, ce qui est au demeurant une très bonne idée selon moi, c’est que tous les acteurs doivent être capables de jouer le jeu. Il y a toujours le risque qu’un acteur se dise « ok, si mes concurrents suspendent le développement de leur modèle, moi je vais continuer dans mon coin, d’une manière visible ou non, pour être capable d’avoir un avantage compétitif dans le futur avec mon modèle qui aura des meilleures capacités que les autres ».

RFI : Vous évoquez la question des garde-fous. Dans cette lettre ouverte, les professionnels de l’IA et du secteur demandent également un accompagnement du gouvernement américain. Qu’est-ce qu’on peut concrètement attendre d’un gouvernement ?

De mon point de vue, au regard des enjeux de sécurité et sociétaux que posent ces modèles, je pense qu’une régulation serait vraiment la meilleure solution. C’est-à-dire que les gouvernements mettent en place une façon d’encadrer les usages de ces modèles avec, selon les milieux, des garde-fous plus ou moins forts comme le prévoit l’« IA Act » en Europe. Idéalement, il faudrait qu’on ait un standard international pour que cela s’applique à une plus large échelle. Mais cela pourrait également être des régulations au niveau des États.

Sébastien Gambs, professeur d'Informatique à l'université de Montréal et membre de l'observatoire Obvia sur les impacts sociétaux du numérique et de l'IA.
Sébastien Gambs, professeur d’Informatique à l’université de Montréal et membre de l’observatoire Obvia sur les impacts sociétaux du numérique et de l’IA. © /

Il faudrait aussi évidemment un accompagnement pour évaluer la sécurité des modèles par un acteur externe. Des instituts de « AI safety » ont été créés dans plusieurs pays. Par exemple, au Royaume-Uni, un institut a embauché des équipes techniques qui sont en charge d’évaluer la sécurité des modèles d’IA. Donc, ce qu’on pourrait faire, c’est avoir une régulation qui encadre les risques et les dérives puis demander, avant que des modèles, soient relâchés dans certains contextes, à ce qu’on ait une entité indépendante du gouvernement qui soit capable d’évaluer, avec des méthodes systématiques, les risques de cyber sécurité et qui déciderait si l’on peut sortir le modèle de la boîte ou non.

Donc la grosse question est : se dirige-t-on vers une demande de régulation au niveau de certains pays qui permettra d’avoir un certain contrôle sur les données ? Il y avait évidemment la toujours la grande question de qu’est-ce que les États-Unis vont faire, vu que les plus grandes compagnies sont hébergées là-bas. On a vu au niveau de l’administration de Donald Trump un changement entre le début de son mandat, où le « zéro régulation » était prôné, et aujourd’hui où les compagnies elles-mêmes demandent la mise en place de garde-fous. Il faudra regarder comment cette régulation évolue dans les mois qui vont venir et voir si les États-Unis vont, ou non, changer leur fusil d’épaule.

RFI : Mais pour autant, dans l’esprit de certains, volonté de régulation est aussi synonyme de contrainte. Et cette contrainte peut aussi être rattrapée par une réalité géopolitique dans la course à l’IA. Donald Trump citait la Chine dans sa dernière prise de parole sur le sujet. Concrètement, pourquoi il y a une telle course et en quoi c’est si important ?

Je dirais que la grosse différence entre l’IA et d’autres technologies, que l’on a qualifié de « révolutionnaire » et même parfois de « disruptif », c’est que l’IA est une technologie qui est à multi usages. On peut l’utiliser pour améliorer la prédiction de maladies ou analyser des scans à rayons X. On peut l’utiliser aussi pour essayer de remplacer des humains dans les centres d’appels, comme on peut essayer de l’utiliser pour remplacer des humains dans d’autres contextes ou encore améliorer leur façon de travailler. Donc, un des gros enjeux, c’est que cette technologie peut potentiellement impacter beaucoup de domaines. Il y a donc une course à qui, pays comme entreprise, aura le meilleur modèle d’IA.

Après, les gens commencent à avoir des désillusions. Des milliards de dollars ont été investis dans l’IA. Mais, par exemple, je lisais un article il y a quelques jours qui disait que les entreprises qui avaient licencié une grande partie de leur personnel pensant que l’IA allait les remplacer, se sont rendues compte qu’il y avait beaucoup de problèmes avec les modèles d’IA, puis ont commencé à réembaucher. Il y a aussi le fait que les retours sur investissement des entreprises qui ont intégré l’IA dans leurs processus de production est moins fort que ce que ce qui était promis. Donc, finalement, pour des millions ou des milliards d’investissements, le retour est beaucoup plus faible que ce qu’on attendait tout en ayant un impact négatif énorme sur l’environnement.

Donc, deux réalités s’opposent. Il y a le fait que, effectivement, les pays se disent « moi, je vais être celui qui va avoir la meilleure entreprise, avec les modèles d’IA les plus performants ». Mais d’un autre côté, comme on l’a vu avec l’incident d’OpenAI, on voit que si’ l’on va trop vite, on fait n’importe quoi et l’on risque de retrouver un modèle d’IA qui sort de la boîte et qui commence à pirater les entreprises du pays.

Enfin, il existe un risque d’explosion de la bulle de l’IA. Les gens se rendent compte que, finalement, pour les milliards qui sont investis, le retour sur investissement est beaucoup plus faible. Sans parler du fait que la vitesse à laquelle l’IA se déploie impacte des métiers de manière tellement rapide que les gens n’ont pas le temps de s’adapter et que, je pense, il va aussi y avoir un effet de rejet.

RFI

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À la UneMonde

Afflux migratoire à Ceuta: une ONG marocaine réclame une enquête et pointe le désespoir de la jeunesse

by admin9775 2 août 2026
written by admin9775

À Ceuta, au moins 72 personnes sont mortes en tentant de rejoindre l’enclave espagnole, selon les autorités locales. Entre 50 000 et 60 000 personnes ont franchi la frontière ces derniers jours. Face à l’ampleur du drame et aux nombreuses questions encore sans réponse après l’afflux migratoire, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) réclame une enquête indépendante et met directement en cause les autorités marocaines. Cette association accuse notamment Rabat d’avoir laissé faire ces départs massifs.

À Ceuta, au moins 72 personnes sont mortes en tentant de rejoindre l’enclave espagnole, selon les autorités locales. Face à l’ampleur du drame et aux nombreuses questions encore sans réponse, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) réclame une enquête indépendante et met directement en cause les autorités marocaines. Cette association accuse notamment Rabat d’avoir laissé faire ces départs massifs. 

Pour l’Association marocaine des droits humains (AMDH), tout cela n’est pas venu tout seul. Une rumeur annonçant l’ouverture de la frontière a circulé dans tout le Maroc. Des milliers de jeunes ont alors convergé vers Fnideq, certains venus de plusieurs centaines de kilomètres.

Pour l’association, un tel mouvement n’a pas pu se produire sans l’accord des autorités marocaines. Elle réclame donc une enquête indépendante pour établir les responsabilités et clarifier le bilan humain. Les chiffres continuent de diverger : au moins 72 morts, selon Madrid, contre près de 130 victimes et des dizaines de disparus selon l’AMDH.

Profond malaise de la jeunesse marocaine

Au-delà des responsabilités, pour l’Association marocaine des droits humains, cette vague de départs révèle le profond malaise d’une partie de la jeunesse marocaine : chômage, vie chère et manque de perspectives. Beaucoup de jeunes n’attendent plus qu’une chose : partir. L’autre critique, c’est le silence de l’État marocain. L’AMDH reproche aux autorités de n’avoir toujours fourni aucune explication publique sur cette crise.

Enfin, l’association demande également des comptes à l’Espagne, notamment sur le renvoi de mineurs vers le Maroc, alors que leur situation devrait, selon elle, être examinée au cas par cas. Selon les autorités espagnoles, la « quasi-totalité » des 60 000 personnes ayant franchi la frontière ont depuis été renvoyées au Maroc.

RFI

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À la UnePolitique

Raphaël Katebe Katoto recentre sa mission à Lubumbashi : « Je suis venu pour la communauté, pas pour un individu »

by admin9775 2 août 2026
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Après plusieurs jours de consultations menées auprès des différentes composantes de l’espace Grand Katanga, le notable katangais Raphaël Katebe Katoto a tenu à préciser les objectifs de sa démarche, affirmant que sa mission est exclusivement consacrée aux préoccupations de la population et non à des intérêts individuels ou politiques.

Interrogé sur la situation de son frère, l’opposant Moïse Katumbi, Raphaël Katebe Katoto a écarté toute idée selon laquelle ses consultations seraient liées à son cas personnel.

« Je ne suis pas ici pour un individu. Ma préoccupation principale, c’est la communauté », a-t-il déclaré.

Le notable s’est montré encore plus explicite en insistant sur les priorités qui motivent son déplacement à Lubumbashi.

« Je ne vais pas perdre le temps pour un individu. Je ne suis pas venu ici pour traiter le cas d’un individu, c’est la communauté qui est principale », a-t-il affirmé.

Sans évoquer davantage le dossier de son frère, Raphaël Katebe Katoto a rappelé que les attentes de la population katangaise priment sur toute autre considération.

« Je ne peux pas donner de l’importance là où il n’y en a pas. L’intérêt de la communauté est plus important, tant pour moi que pour l’individu que vous venez de citer. Le reste ne m’intéresse pas », a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent alors que son retour à Lubumbashi, après plusieurs années d’absence, avait suscité de nombreuses spéculations sur une éventuelle mission politique. Depuis le 30 juillet, Raphaël Katebe Katoto a reçu à l’hôtel Pullman Grand Karavia plusieurs composantes de la société katangaise, notamment des leaders religieux, des représentants de la jeunesse, des femmes leaders, des associations socioculturelles, des notables, des personnalités politiques ainsi que des acteurs de la société civile.

Selon lui, ces échanges avaient pour objectif d’identifier les principales préoccupations des populations du Grand Katanga, notamment en matière de sécurité, de cohabitation entre les communautés et d’amélioration des conditions de vie.

Au terme de ces consultations, il indique avoir recueilli plusieurs mémorandums et cahiers de doléances qu’il entend transmettre au président de la République, Félix Tshisekedi, auquel il réserve la primeur de ses conclusions.

Raphaël Katebe Katoto rejette également les interprétations selon lesquelles cette initiative cacherait un agenda politique ou électoral.

« Aujourd’hui, le changement de la Constitution, ce n’est pas encore d’actualité. Je ne suis pas venu pour ça. Moi, je suis venu pour la communauté », a-t-il déclaré.

Il estime que les préoccupations exprimées par les différentes couches de la population devront désormais être examinées par les autorités compétentes.

« Quelles sont les solutions qu’il trouvera, parce que c’est lui le chef de la Nation, celui qui décide », a-t-il indiqué en évoquant le rôle du président de la République.

Si cette démarche est perçue par plusieurs participants comme une occasion de faire remonter les préoccupations locales au plus haut niveau de l’État, elle continue néanmoins de susciter des interrogations au sein d’une partie de l’opinion publique, certains observateurs s’interrogeant sur sa portée politique dans un contexte marqué par les débats autour du dialogue national et des prochaines échéances politiques.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Kasaï : une cinquantaine de détenus s’évadent de la prison de Luebo, les autorités évoquent une opération préparée

by admin9775 2 août 2026
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Au moins cinquante détenus se sont évadés dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 juillet de la prison de Luebo, dans la province du Kasaï, vidant entièrement cet établissement pénitentiaire. L’information a été confirmée samedi 1er août par l’administrateur du territoire de Luebo, Jean Tshiawuke wa Tshiawuke, qui qualifie cette évasion d’opération « bien préparée ».

Selon l’autorité territoriale, plusieurs éléments laissent penser que des agents des services de sécurité auraient facilité cette évasion, permettant à l’ensemble des détenus de quitter la prison.

L’administrateur du territoire s’est dit vivement préoccupé par les conséquences sécuritaires de cette fuite massive, soulignant que parmi les évadés figurent des détenus considérés comme dangereux.

« Aucun prisonnier ne se trouve encore dans l’enceinte de la prison. Nous sommes confrontés à une situation d’insécurité », a déclaré Jean Tshiawuke wa Tshiawuke.

D’après ses explications, les prisonniers n’ont pas ouvert les cadenas des cellules, mais ont plutôt détruit les portes ainsi que les dispositifs assurant la sécurité de la prison.

« Les cadenas étaient toujours fermés. Les évadés ont forcé les portes et endommagé les équipements de sécurité », a-t-il précisé.

L’administrateur a également indiqué que trois armes ont été emportées lors de l’évasion, tandis que les gardiens ont abandonné leur poste au moment des faits.

Face à cette situation, les autorités ont lancé une opération de recherche afin de retrouver les fugitifs et de les remettre à la disposition de la justice. Jean Tshiawuke wa Tshiawuke appelle également la population à collaborer avec les services de sécurité en signalant toute présence suspecte ou tout détenu évadé aperçu dans la région.

« Nous demandons à la population d’aider les autorités. Toute personne qui identifiera un évadé est invitée à alerter les services compétents afin qu’il soit arrêté et remis à la justice », a-t-il déclaré.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Dialogue national : le mouvement de Joseph Kabila pose sept conditions et rejette toute médiation sous l’autorité de Félix Tshisekedi

by admin9775 2 août 2026
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Le mouvement Sauvons la RDC, constitué autour de l’ancien président Joseph Kabila, s’est déclaré favorable au principe d’un dialogue national destiné à sortir la République démocratique du Congo de la crise politique et sécuritaire. Toutefois, dans une déclaration publiée le 1er août 2026, la plateforme conditionne sa participation au respect de sept exigences qu’elle présente comme des préalables indispensables à la crédibilité du processus.

Le regroupement politique exclut notamment toute concertation organisée, dirigée ou placée sous l’autorité du président Félix Tshisekedi, estimant qu’un tel cadre ne pourrait garantir la confiance nécessaire à un règlement durable de la crise.

La première condition porte sur la désignation d’une médiation « neutre, indépendante et impartiale », bénéficiant de l’appui de l’Union africaine et des Nations unies. Le mouvement réclame également un dialogue « réellement inclusif », réunissant l’ensemble des parties prenantes à la crise, sans exclusion ni conditions préalables.

Parmi les autres exigences figure l’organisation des discussions dans un pays tiers afin de garantir la sécurité des participants ainsi que la sérénité des échanges. La plateforme souhaite également que le dialogue permette d’examiner, « sans tabou », toutes les causes profondes de la crise, sur la base de termes de référence, d’un calendrier et d’un ordre du jour définis par consensus.

Le mouvement insiste en outre pour que les résolutions adoptées revêtent un caractère souverain et contraignant. Dans cette perspective, il demande l’abandon préalable de tout projet de référendum visant à modifier ou à remplacer la Constitution, estimant qu’une telle initiative alimenterait les soupçons d’un agenda politique caché.

Sauvons la RDC conditionne également l’ouverture du dialogue à une série de mesures de décrispation politique. Le regroupement réclame notamment la libération des prisonniers politiques et d’opinion, le retour des exilés avec la restitution de leurs passeports, la levée des restrictions visant les partis de l’opposition, un accès équitable aux médias publics, ainsi que la dissolution de la Force du progrès, structure de jeunesse affiliée au parti présidentiel. Il appelle également à mettre fin à ce qu’il qualifie de diffamation, d’instrumentalisation de la justice, de stigmatisation des opposants, de discours de haine et de répression politique.

Enfin, la plateforme plaide pour la mise en place d’un mécanisme de suivi associant des instances africaines et internationales afin de veiller à l’application effective des engagements qui seraient issus du dialogue.

« Aucun dialogue commandité, organisé, dirigé ou placé sous l’autorité de monsieur Félix Tshisekedi ou de son gouvernement ne peut inspirer la confiance nécessaire à des délibérations sereines, moins encore à un règlement durable de la crise », affirme le mouvement dans son communiqué. Selon ses responsables, seule une médiation indépendante, impartiale et acceptée par toutes les parties est susceptible d’aboutir à un accord crédible et durable.

Cette prise de position intervient quelques jours après l’annonce du cardinal Fridolin Ambongo de l’ouverture prochaine d’un dialogue national, présenté comme une initiative sollicitée par le chef de l’État.

Dans son communiqué, le mouvement dresse un tableau préoccupant de la situation du pays, évoquant la persistance de l’insécurité, l’aggravation des tensions politiques, la fragilisation des institutions, les violations des droits et libertés fondamentaux ainsi que la détérioration des conditions de vie des populations. Joseph Kabila et ses alliés réaffirment, à cette occasion, leur attachement à la démocratie, au respect de la Constitution, à l’État de droit, à l’unité nationale et au dialogue comme moyen privilégié de résolution des crises en République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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À la UneBusiness News

Ecobank affiche une croissance de ses revenus au premier semestre, mais sa rentabilité est freinée par le Nigeria

by admin9775 2 août 2026
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Le groupe bancaire panafricain Ecobank Transnational Incorporated (ETI) a enregistré des performances en hausse au premier semestre 2026, avec un produit net bancaire de 1,3 milliard de dollars, en progression de 15 % par rapport à la même période de l’année précédente. Son bénéfice avant impôt s’est établi à 423 millions de dollars, contre 398 millions de dollars un an plus tôt, soit une augmentation de 6 %.

Malgré cette progression, la croissance du bénéfice demeure nettement inférieure à celle des revenus, traduisant une pression accrue sur la rentabilité du groupe. Le rendement des fonds propres tangibles est ainsi revenu à 21,1 %, contre 27,8 % sur l’ensemble de l’exercice 2025.

Cette évolution s’explique principalement par la dégradation de la qualité des actifs au Nigeria. À la suite de la fin des mesures d’assouplissement prudentiel accordées par la Banque centrale nigériane, Ecobank a été contrainte de reclasser plusieurs créances devenues plus risquées, notamment dans les secteurs du pétrole et du gaz.

La filiale nigériane du groupe a ainsi clôturé l’exercice 2025 avec une perte avant impôt de 31 millions de dollars, tandis que les provisions pour dépréciation ont fortement augmenté. Au niveau consolidé, le ratio des créances douteuses est passé de 6,7 % à 9,4 %, illustrant les difficultés rencontrées sur ce marché stratégique.

En dehors du Nigeria, les activités du groupe ont toutefois affiché une dynamique positive. Les revenus ont progressé de 20 % en Afrique centrale, orientale et australe, atteignant 470 millions de dollars, tandis que l’Afrique de l’Ouest anglophone a enregistré une croissance de 16 %, à 372 millions de dollars. Dans l’espace UEMOA, région historique du groupe, les revenus ont augmenté de 6 %, pour s’établir à 382 millions de dollars.

Les indicateurs financiers demeurent globalement solides. Les dépôts de la clientèle ont augmenté de 3,1 milliards de dollars sur un an pour atteindre 27 milliards de dollars, dont 85 % sont constitués de ressources à faible coût. Le coefficient d’exploitation est resté stable à 48,4 %, confirmant la maîtrise des charges opérationnelles.

La stratégie de transformation numérique du groupe continue également de produire des résultats. Les revenus issus des activités de paiement ont progressé de 10 %, atteignant 156 millions de dollars, tandis que la valeur des transactions numériques a bondi de 33 %, à 78,5 milliards de dollars. La direction souligne que cette évolution est soutenue par la modernisation de son infrastructure technologique, développée notamment en partenariat avec Google Cloud.

Sur le plan financier, Ecobank a par ailleurs levé 450 millions de dollars sur le marché international grâce à une obligation verte, une opération largement sursouscrite destinée à refinancer une dette subordonnée existante.

Le semestre s’inscrit également dans un contexte de recomposition de l’actionnariat. Après l’autorisation accordée en juin par la Commission bancaire de l’UMOA, Bosquet Investments, véhicule d’investissement de l’homme d’affaires camerounais Alain Nkontchou, est devenu le premier actionnaire du groupe avec une participation d’au moins 24,05 % du capital, devant Qatar National Bank.

Alors que le plan stratégique « Croissance, Transformation, Rendement » arrive à son terme cette année, Ecobank devra désormais démontrer sa capacité à poursuivre sa croissance tout en résorbant les difficultés liées à son portefeuille de crédits au Nigeria, afin de préserver durablement sa rentabilité et de consolider la confiance des investisseurs.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Ensemble pour la République : Kamitatu et Kalonda affichent leur réconciliation après des tensions internes

by admin9775 2 août 2026
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Alors que la République démocratique du Congo traverse une période marquée par d’importants enjeux politiques, notamment l’annonce d’un dialogue national et les débats autour de la loi référendaire, des tensions internes ont récemment secoué Ensemble pour la République, le parti de l’opposant Moïse Katumbi, avant qu’un rapprochement ne soit officiellement annoncé entre deux de ses principaux cadres.

Ces derniers jours, des échanges relayés sur les réseaux sociaux ainsi que des témoignages de certains anciens responsables du parti ont fait état de divergences entre Olivier Kamitatu, directeur de cabinet et porte-parole de Moïse Katumbi, et Salomon Idi Kalonda, conseiller politique de l’ancien gouverneur du Katanga et unique sénateur d’Ensemble pour la République.

Selon ces témoignages, les désaccords portaient notamment sur le positionnement que devait adopter le parti face aux principaux débats politiques nationaux, suscitant de nombreuses réactions parmi les militants et sympathisants de cette formation de l’opposition.

Toutefois, un communiqué conjoint publié mercredi 29 juillet met en évidence un retour à l’apaisement entre les deux responsables. Olivier Kamitatu et Salomon Idi Kalonda indiquent s’être rencontrés à la demande du président du parti, Moïse Katumbi.

« À la demande du Président d’Ensemble pour la République, Moïse Katumbi Chapwe, nous nous sommes parlé ce jour, seul à seul, longuement et sans détour », écrivent-ils.

Les deux dirigeants affirment que les incompréhensions qui avaient alimenté les spéculations sont désormais levées.

« Les malentendus qui nous ont opposés sont dissipés. Nous nous en sommes expliqués d’homme à homme, et il n’en reste rien », précisent-ils.

Ils rappellent également que les divergences d’opinions doivent être débattues au sein des organes statutaires du parti et appellent leurs partisans à mettre un terme aux polémiques publiques.

« Les débats qui traversent notre formation ont leur place dans ses instances, et c’est là que nous les porterons. À ceux qui se sont exprimés en notre nom ou en notre faveur, nous demandons d’en rester là », souligne le communiqué.

Les deux cadres reconnaissent que cette séquence a pu susciter des inquiétudes au sein de la base militante.

« Nous mesurons ce que ces derniers jours ont coûté à nos militants, à ceux qui donnent leur temps et leur peine sans jamais rien demander. Ils méritaient mieux. C’est à eux et à notre Président que nous devions ce message », déclarent-ils.

Ils concluent leur déclaration en réaffirmant leur engagement commun derrière Moïse Katumbi.

« Ce qui nous unit demeure plus grand que ce qui a pu nous séparer. Nous reprenons la route ensemble, sous la conduite du Président Moïse Katumbi Chapwe, avec le même objectif : un Congo uni, fort, prospère et solidaire. »

Cette séquence intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué par les discussions autour du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi, les débats sur la loi portant organisation du référendum ainsi que les divergences persistantes entre la majorité et l’opposition sur les réformes institutionnelles. Si les tensions internes avaient alimenté les interrogations sur la cohésion d’Ensemble pour la République, le communiqué conjoint de Kamitatu et Kalonda apparaît comme une volonté d’afficher l’unité du parti à l’approche des prochaines échéances politiques.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Conflit avec BOXXER : la carrière de Martin Bakole au point mort, son déclassement reste sans explication

by admin9775 2 août 2026
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La carrière du boxeur congolais Martin Bakole traverse une période d’incertitude, sur fond de litige contractuel avec son promoteur BOXXER. Ce différend, rendu public en avril 2026, continue de freiner le retour sur le ring du poids lourd congolais.

Martin Bakole affirme que son contrat avec BOXXER est arrivé à son terme. Le boxeur accuse par ailleurs le promoteur britannique Ben Shalom d’avoir averti les organisateurs qu’ils s’exposeraient à des poursuites judiciaires s’ils programmaient un combat sans l’accord de la société.

BOXXER rejette ces accusations et soutient que le pugiliste demeure lié par un contrat en vigueur. La société affirme également avoir proposé plusieurs combats à Bakole au cours des douze derniers mois, mais que ceux-ci auraient été refusés ou n’auraient pas pu être concrétisés en raison de son indisponibilité.

Quelques semaines après l’éclatement de ce différend, Martin Bakole a disparu du classement du World Boxing Council (WBC). Classé 11ᵉ chez les poids lourds en juin 2026, il ne figurait plus dans le Top 40 publié en juillet, alors qu’il n’avait pourtant disputé aucun nouveau combat. À ce jour, le WBC n’a fourni aucune explication publique sur ce retrait.

Le boxeur congolais est également absent des classements actuels des trois autres principales organisations mondiales de boxe professionnelle : la WBA, l’IBF et la WBO.

Martin Bakole n’a plus combattu depuis son match nul face au Nigérian Efe Ajagba, disputé le 3 mai 2025, ce qui prolonge une période d’inactivité de plus d’un an.

À ce stade, aucun élément officiel n’indique que Martin Bakole fait l’objet d’une suspension sportive. Son absence des rings est liée au conflit contractuel qui l’oppose à BOXXER, tandis que les raisons de sa disparition des classements des principales fédérations mondiales demeurent inconnues. En l’absence d’explications des instances concernées, rien ne permet d’établir un lien entre ce déclassement et le différend opposant le boxeur congolais à son promoteur.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

RDC : Adolphe Muzito vise 18 milliards USD de recettes en 2027 et 40 milliards à l’horizon 2035

by admin9775 1 août 2026
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Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, ambitionne de porter les recettes propres de la République démocratique du Congo à 18 milliards de dollars américains en 2027, avant d’atteindre 40 milliards de dollars à l’horizon 2035.

Cette projection a été présentée vendredi 31 juillet 2026 au Centre financier de Kinshasa, lors des concertations budgétaires réunissant les ministres de différents secteurs autour des allocations du futur budget 2027.

Ces conférences budgétaires, ouvertes mercredi dernier pour une durée de dix jours, doivent aboutir à l’élaboration de l’avant-projet de loi de finances de l’année prochaine. À l’ouverture des travaux, Adolphe Muzito a appelé les participants à faire de ces assises un cadre de « vérité budgétaire et de responsabilité ».

Selon le ministre du Budget, le projet de budget 2027 s’inscrit dans une trajectoire pluriannuelle de croissance des ressources publiques.

« Le budget 2027, qui s’inscrit dans une trajectoire pluriannuelle, envisage un taux de progression de 14 % contre 12,5 % pour l’année en cours, avant de passer à une moyenne de 15 % entre 2028 et 2030 », a-t-il expliqué.

L’objectif affiché est de dépasser un rythme de croissance de 17 % à partir de 2035.

Dans cette perspective, les recettes courantes passeraient de 15,3 milliards de dollars en 2026 à 18 milliards en 2027, puis à 21 milliards en 2028.

« Nous pensons qu’à l’horizon 2035, nous pourrions atteindre 40 milliards de dollars américains », a déclaré Adolphe Muzito.

Le ministre a insisté sur le fait que ce niveau de recettes doit refléter le véritable potentiel fiscal de la RDC, tout en respectant les principes de sincérité et de transparence prévus par la loi relative aux finances publiques.

Il a également invité les régies financières et les services d’assiette à intensifier leurs efforts de mobilisation des recettes afin de soutenir les ambitions budgétaires du gouvernement et de renforcer les capacités de financement des politiques publiques.

Par Marius Bopenga
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