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À la Une

À la UneSport

Football: le technicien français Hervé Renard retrouve la Côte d’Ivoire

by admin9775 4 août 2026
written by admin9775

Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d’Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi 4 août la Fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Après avoir quitté l’Arabie saoudite et fait une pige au Mondial 2026 avec la Tunisie pour deux rencontres perdues, Hervé Renard retrouve les Éléphants. Âgé de 57 ans, il avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d’Afrique des nations en 2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

« Champion d’Afrique avec la Côte d’Ivoire en 2015, Monsieur Hervé Renard effectue son retour à la tête des Éléphants avec pour mission de conduire la sélection nationale dans la préparation et la participation aux prochaines compétitions internationales (…) Monsieur Hervé Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions. Il sera présenté aux médias et au public sportif lors d’une conférence de presse dont la date, l’heure et le lieu seront communiqués ultérieurement », explique la FIF.

Retour en Afrique

Hervé Renard succède à Emerse Faé, non reconduit, qui a mené au sacre la sélection ivoirienne lors de la CAN 2024 à domicile, puis guidé les Éléphants jusqu’en 16èmes de finale de la Coupe du Monde 2026. 

Depuis son intérim infructueux sur le banc de la Tunisie en pleine Coupe du monde 2026, le technicien français n’avait pas caché son envie de retrouver un nouveau projet pour la suite de sa carrière.

À la surprise générale, Hervé Renard avait remporté la Coupe d’Afrique des Nations avec la Zambie pour la première fois de son histoire en 2012. Il avait déjà mené les Zambiens en quart de finale de la CAN quatre ans plus tôt lors de son premier passage sur le banc des Chipolopolo.

Sur le continent africain, Hervé Renard a également été sélectionneur du Maroc, avec qui il a participé au Mondial 2018 en Russie. Les Lions de l’Atlas n’ont pas atteint la phase de groupes. Il est aussi passé par le Ghana et l’Angola.

Hervé Renard a connu des expériences plus mitigées notamment en Ligue 1 avec Lille, ou encore sur le banc de l’équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO 2024 à Paris.

RFI

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À la UneTribunes

Débat sur le dialogue national et la Constitution : une tribune relance la controverse

by admin9775 4 août 2026
written by admin9775

À mesure que le débat autour d’un éventuel dialogue national et d’une réforme constitutionnelle s’intensifie en République démocratique du Congo, les prises de position se multiplient au sein de la classe politique et de la société civile.

Dans une tribune largement relayée, son auteur estime que la Constitution de la RDC aurait déjà été mise à mal depuis la résurgence de la rébellion du M23 en 2021. Selon lui, les mécanismes de gouvernance instaurés dans les territoires contrôlés par l’AFC/M23 seraient contraires à la Constitution du 18 février 2006.

Il soutient notamment que la nomination des gouverneurs, la désignation de deux vice-gouverneurs, l’organisation de prestations de serment ainsi que le projet de République fédérale défendu par l’AFC/M23 et ses alliés constitueraient autant d’atteintes à l’ordre constitutionnel, rappelant que l’article 220 de la Constitution protège notamment la forme républicaine de l’État.

L’auteur de cette tribune estime dès lors qu’il existe une contradiction entre les critiques formulées contre un éventuel référendum constitutionnel et le silence observé, selon lui, face aux changements institutionnels imposés dans les zones sous contrôle de la rébellion.

Il affirme également que le recours au référendum permettrait de redonner directement la parole au peuple congolais, estimant que ceux qui affirment bénéficier du soutien populaire devraient accepter de le démontrer par les urnes plutôt que par des mobilisations de rue. Selon lui, il convient également de distinguer le débat sur un éventuel référendum de celui relatif à un troisième mandat présidentiel, rappelant qu’un mandat ne peut être obtenu que par voie électorale.

Réagissant aux conditions récemment avancées par le mouvement Sauvons la RDC, proche de l’ancien président Joseph Kabila, pour participer au dialogue national, l’auteur juge que ces exigences rappellent les négociations politiques ayant conduit à l’Accord global et inclusif de Sun City. Il s’interroge sur le coût humain des différentes crises qu’a connues le pays, évoquant les millions de victimes, les violences sexuelles, les déplacements de populations et les traumatismes laissés par des décennies de conflits.

Selon lui, aucune architecture institutionnelle, aussi inclusive soit-elle, ne pourra satisfaire l’ensemble des ambitions politiques. Il estime que la priorité devrait demeurer l’intérêt supérieur de la nation plutôt que les intérêts individuels ou partisans.

En conclusion, l’auteur rappelle que la paix, le respect de la Constitution et la cohésion nationale devraient constituer les principaux objectifs de tous les acteurs politiques. Profitant de la commémoration du Genocost, il exprime sa solidarité envers les victimes des conflits qui ont endeuillé la République démocratique du Congo et adresse ses condoléances aux survivants et aux familles touchées par ces violences, tout en appelant à privilégier durablement la paix et l’intérêt général.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Le Rwanda rejette le protocole de dissolution des FDLR conclu en RDC

by admin9775 4 août 2026
written by admin9775

Le gouvernement rwandais a rejeté le protocole portant sur le désarmement, la démobilisation, le cantonnement et la dissolution des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), récemment conclu dans le cadre des engagements pris par la République démocratique du Congo (RDC) en faveur de la stabilisation de l’est du pays.

Réagissant à cette initiative, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a estimé qu’aucune solution ne devait accorder une quelconque légitimité politique au mouvement armé.

« Aucune tribune politique ne saurait être offerte aux génocidaires. Les FDLR doivent être démantelées, conformément à l’Accord de Washington, et leurs combattants doivent être rapatriés au Rwanda, sans aucune autre condition », a déclaré le chef de la diplomatie rwandaise.

Le protocole avait été annoncé fin juillet 2026 par le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni. Il prévoit un processus progressif comprenant le dépôt des armes, le cantonnement des combattants, leur démobilisation puis la dissolution du groupe armé.

Selon les autorités congolaises, les combattants qui accepteront de retourner volontairement au Rwanda pourront le faire dans le cadre d’un mécanisme sécurisé. Pour ceux qui refusent ce retour, une relocalisation dans un État tiers ayant manifesté sa disponibilité est également envisagée. Les représentants des FDLR ont, de leur côté, conditionné leur adhésion au processus à l’obtention de garanties en matière de sécurité et de justice.

Ce mécanisme s’inscrit dans la mise en œuvre des engagements régionaux issus des discussions de Washington et prévoit un dispositif international de suivi destiné à accompagner son exécution.

Kigali considère toutefois que ce protocole s’écarte des engagements initiaux et accuse Kinshasa de chercher à différer le démantèlement effectif des FDLR. Le gouvernement rwandais qualifie ainsi cette initiative de « manœuvre dilatoire » et réaffirme que le rapatriement des combattants vers le Rwanda constitue, selon lui, l’unique option conforme aux accords conclus.

Les FDLR, créées après le génocide de 1994 au Rwanda et dont certains membres fondateurs sont accusés d’y avoir participé, demeurent l’un des principaux points de tension entre Kinshasa et Kigali. Leur présence dans l’est de la RDC est régulièrement invoquée par le Rwanda pour justifier ses préoccupations sécuritaires, tandis que la RDC accuse de son côté Kigali de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, une accusation que les autorités rwandaises contestent.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

États-Unis: le Parti démocrate se déchire lors des primaires dans le Michigan et le Missouri

by admin9775 4 août 2026
written by admin9775

Aux États-Unis, des primaires en vue des élections de mi-mandat sont organisées dans cinq États, ce mardi 4 août. Chez les démocrates, leurs résultats seront particulièrement scrutés dans le Michigan et dans le Missouri où l’aile progressiste du parti espère voir ses candidats au Sénat et à la Chambre des représentants remporter de nouvelles victoires.

Cette journée du mardi 4 août s’annonce cruciale en vue des élections de mi-mandat qui auront lieu au mois de novembre aux États-Unis. Alors que des primaires pour le Sénat et la Chambre des représentants sont organisées dans cinq États – Kansas, Virginie, Missouri, Michigan et État de Washington –, leurs résultats seront scrutés avec attention dans le camp démocrate, notamment dans deux d’entre eux où, pendant la campagne, le parti s’est divisé entre son aile la plus progressiste et son aile pro-Israël.

Dans l’État pivot du Michigan, deux candidats entendent ainsi représenter la formation pour un siège au Sénat : Haley Stevens, une centriste de 43 ans soutenue par l’establishment du parti, qui siégeait jusqu’alors à la Chambre des représentants d’un côté ; Abdul El-Sayed, à peine plus jeune, qui a été comparé au maire de New York, Zohran Mamdani, de l’autre.

Médecin de formation, issu d’une famille d’origine égyptienne, ce dernier, qui est soutenu par l’aile gauche du Parti démocrate, veut en particulier dissoudre l’ICE, la police migratoire, et étendre le programme fédéral d’assurance maladie Medicare à plus de bénéficiaires afin de créer un système d’assurance maladie universel.

« Je n’en peux plus que l’argent de nos impôts soit utilisé pour lancer des bombes sur des enfants »

En matière de politique étrangère, celui-ci se montre en outre très critique vis-à-vis d’Israël, ce qui ne manque pas de diviser sa formation. « Je n’en peux plus que l’argent de nos impôts soit utilisé pour lancer des bombes sur des enfants », a-t-il écrit par exemple sur ses réseaux sociaux en référence aux bombardements à Gaza, ce qui lui vaut, depuis, l’hostilité du principal comité de soutien américain à l’État hébreu qui n’a pas hésité à dépenser contre lui 30 millions de dollars durant la campagne – un record depuis sa création.

Dans le Missouri, la tendance est la même, puisque ce même comité y a déboursé plusieurs millions de dollars contre Cori Bush, une autre candidate démocrate critique d’Israël qui brigue, quant à elle, un siège à la Chambre des représentants.

L’aile progressiste des démocrates ayant déjà enregistré plusieurs victoires lors des primaires dans le New Jersey, à New York ou encore dans l’Illinois, celle-ci espère continuer sur sa lancée. Les résultats de ces nouvelles primaires sont attendus dans la soirée.

RFI

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À la UneSociété

Inspection générale du Travail : l’intégration à la paie annoncée pour le quatrième trimestre 2026

by admin9775 4 août 2026
written by admin9775

Le processus de réforme de l’Inspection générale du Travail (IGT) franchit une nouvelle étape. Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a annoncé l’intégration des agents de ce service à la paie de l’État au cours du quatrième trimestre 2026.

Cette annonce est intervenue à l’issue d’une audience accordée, le jeudi 30 juillet, à une délégation de l’Inspection générale du Travail au Centre financier de Kinshasa.

À l’issue de la rencontre, le président du comité de suivi de la paie à l’IGT, Jean Paul Yamabo, a salué cette décision, qu’il considère comme une avancée majeure pour les agents du service.

« Aujourd’hui, nous pouvons dire sans hésitation qu’après arbitrage, notre service, l’Inspection générale du Travail, est programmé pour l’intégration au quatrième trimestre de cette année », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette intégration permettra de répondre à plusieurs revendications des agents, notamment la prise en charge salariale des personnels recrutés en 2023, l’application de la grille barémique ainsi que la régularisation de la rémunération des agents administratifs.

La réforme engagée au sein de l’Inspection générale du Travail depuis 2023 repose sur cinq axes principaux. Trois d’entre eux ont déjà été réalisés, à savoir le recrutement, le déploiement et l’affectation des agents sur l’ensemble du territoire national. Le processus entre désormais dans sa phase consacrée à la rémunération et à l’amélioration des conditions de travail.

À ce jour, l’Inspection générale du Travail compte 2 508 inspecteurs, contrôleurs et agents administratifs répartis dans les différentes provinces du pays.

Jean Paul Yamabo s’est félicité de l’écoute et de la disponibilité du Vice-Premier ministre Adolphe Muzito, affirmant quitter les échanges avec « beaucoup d’espoir » quant à la concrétisation des engagements pris.

Depuis sa prise de fonctions, le ministre du Budget met en avant le dialogue social comme levier de gestion des revendications des agents publics, dans l’objectif de préserver un climat social apaisé au sein de l’administration et d’accompagner les réformes engagées par le Gouvernement.

Par Pascal Kabeya
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À la UneNouvelles nécrologiques

Haut-Katanga : la commissaire urbaine de Likasi, la colonelle Lydie Maloba, est décédée

by admin9775 4 août 2026
written by admin9775

La Police nationale congolaise (PNC) est en deuil. La colonelle Lydie Maloba, commissaire urbaine de la ville de Likasi, dans la province du Haut-Katanga, est décédée ce lundi matin.

L’information a été confirmée par le porte-parole de la PNC/Haut-Katanga, le major Charles Bin Lwamba.

Selon les informations communiquées par la police, la haute gradée s’est éteinte aux Cliniques Gécamines Sud, à Lubumbashi, où elle était prise en charge après plusieurs semaines de maladie.

Officier supérieur de la Police nationale congolaise, la colonelle Lydie Maloba dirigeait le commissariat urbain de Likasi, l’une des principales villes de la province du Haut-Katanga.

Le programme de ses obsèques n’a pas encore été communiqué. Son décès suscite une vive émotion au sein de la PNC ainsi qu’auprès de nombreux habitants de Likasi, où elle exerçait ses fonctions.

La hiérarchie de la Police nationale congolaise devrait rendre hommage à la défunte dans les prochains jours.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UneSanté

RDC : le Gouvernement transforme l’Hôpital du Cinquantenaire en Centre Hospitalier Universitaire public

by admin9775 3 août 2026
written by admin9775

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a officialisé la transformation de l’Hôpital du Cinquantenaire en Centre Hospitalier Universitaire (CHU) du Cinquantenaire, marquant une nouvelle étape dans la réforme du système hospitalier national.

Cette décision met un terme au modèle de partenariat public-privé qui régissait jusque-là le fonctionnement de l’établissement. Désormais, le CHU du Cinquantenaire relève entièrement de l’État congolais et sera géré comme un établissement public.

Au-delà du changement de statut, cette réforme vise à renforcer la vocation universitaire de l’hôpital. Le CHU du Cinquantenaire aura désormais pour mission d’assurer non seulement la prise en charge des patients, mais également la formation pratique des étudiants en médecine et des autres professionnels de santé, ainsi que le développement de la recherche médicale.

Les autorités estiment que cette évolution permettra d’améliorer la gouvernance de l’établissement, de renforcer son intégration au sein du système national de santé et de consolider son rôle comme hôpital de référence en matière de soins spécialisés, d’enseignement et d’innovation médicale.

À travers cette réforme, le Gouvernement entend également contribuer au renforcement des capacités de formation des futurs professionnels de santé, dans un contexte marqué par des besoins croissants en personnel qualifié et par la volonté de moderniser les infrastructures hospitalières du pays.

La transformation du Cinquantenaire en Centre Hospitalier Universitaire s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de consolidation des institutions publiques de santé et d’amélioration de l’offre de soins en République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Le Chef de l’État lance un appel au devoir de mémoire, à la dignité et à la justice à l’occasion de la journée nationale de commémoration du GENOCOST

by admin9775 3 août 2026
written by admin9775

Ce dimanche 2 août 2026, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, accompagné de la Distinguée Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, a pris part à la commémoration de la Journée du GENOCOST (Génocide congolais pour des fins économiques).

Organisée au Mémorial du Genocost à Kinshasa sous le thème « Maintenant que tu sais, que fais-tu ? », la cérémonie s’est déroulée en présence des chefs des institutions nationales, des membres du corps diplomatique et de responsables de la société civile. 

Outre la série d’interventions des responsables du FONAREV, de la CIA-VAR et du Ministre des Droits Humains, l’assistance a suivi les témoignages poignants de survivants de différentes tragédies perpétrées sur le territoire congolais, de Kasika à Kishishe, en passant par Makobola, Katogota, Mwenga, Shabunda, Kamituga, Bukavu, Uvira, Tingi-Tingi, Kalima, Nyankunde, Kisangani, Rutshuru, Kitshanga, Bwito, Ituri, Maniema, Tanganyika et le Kasaï, pour ne citer que ces lieux.

Dans une adresse empreinte de gravité, le Chef de l’État a rendu un vibrant hommage aux millions de victimes des violences qui endeuillent la RDC depuis des décennies : « la République se tient debout, dans le silence, le recueillement et la dignité pour honorer la mémoire des victimes de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et du crime d’agression, ainsi que de tous les actes dont l’établissement rigoureux des faits et l’examen au regard du droit international sont susceptibles de révéler le caractère génocidaire ». 

Tout en insistant sur le fait qu’« aucune de ces vies ne saurait être réduite à un chiffre », il a clarifié le sens profond du GENOCOST. Le Président de la République a vigoureusement rejeté toute instrumentalisation de cette démarche, précisant qu’elle n’est « ni un appel à la haine ni une invitation à la vengeance », mais un engagement pour la dignité, et qui découle d’une conviction universelle : « il ne peut y avoir de paix véritable sans vérité, de réconciliation durable sans reconnaissance des souffrances, ni de justice lorsque la dignité des victimes est sacrifiée aux calculs de l’opportunité politique », a-t-il insisté.

Son discours a également opéré une distinction claire entre ce devoir de mémoire national et la qualification juridique de « génocide », qui relève des instances judiciaires internationales. L’objectif réaffirmé du gouvernement reste de faire progresser la préservation du souvenir et la lutte contre l’impunité.

Passant de la mémoire à l’action, le Chef de l’État a fermement dénoncé l’agression rwandaise persistante et l’occupation illégale des pans entiers du territoire congolais : « La République Démocratique du Congo reste confrontée à l’agression menée par le Rwanda et ses supplétifs, notamment l’AFC/M23. Cette entreprise meurtrière, fondée sur une logique de conquête et de prédation, viole notre souveraineté, menace notre intégrité territoriale et bafoue le droit du peuple congolais à vivre libre et en paix sur la terre de ses ancêtres ».

Face à cette situation, le Chef de l’État a invité la Nation à ériger la mémoire nationale en un « rempart contre le retour des atrocités ». Pour lui, « la mémoire ne saurait être un simple regard porté sur le passé. Elle est une exigence du présent et une responsabilité envers l’avenir. Elle nous commande de protéger nos populations, de consolider notre unité nationale, de défendre l’intégrité de notre territoire et de combattre sans relâche le négationnisme, la falsification de l’histoire, la manipulation de l’information ainsi que toute incitation à la haine et à la violence ».

Enfin, le Chef de l’État a annoncé trois mesures concrètes pour inscrire le devoir de mémoire dans la durée : tout d’abord, il a instruit le gouvernement de budgétiser la Stratégie nationale d’appropriation du GENOCOST afin de garantir aux survivants des réparations justes, qui ne sont « ni une faveur, ni un acte de charité ». 

Il a ensuite annoncé le passage à la phase opérationnelle du projet de Musée national du GENOCOST, dont les études préparatoires et les travaux de conception sont désormais engagés. 

Conçu selon les standards scientifiques et architecturaux les plus exigeants, cet édifice ambitionne de devenir une institution de référence à l’échelle africaine et mondiale. Le complexe centralisera les archives, les preuves matérielles et les témoignages des crimes internationaux perpétrés sur le sol congolais. Il fera office de centre de recherche, de sanctuaire de recueillement et d’outil de transmission patriotique pour la jeunesse.

Sur le plan législatif, le Chef de l’État a exhorté le Parlement à finaliser les textes nécessaires pour adapter le cadre juridique de la RDC aux exigences de la justice transitionnelle. Parallèlement, le Président de la République a fixé une nouvelle orientation à la politique étrangère du pays en invitant les missions diplomatiques et consulaires à porter activement une « diplomatie de la mémoire, de la vérité et de la justice » auprès des instances internationales.

Rejetant toute logique de « concurrence des mémoires », le Chef de l’État a conclu son discours en s’appuyant sur l’universalité de la justice : «La justice ne peut se prétendre universelle si elle tolère une hiérarchie entre les victimes, les mémoires ou les souffrances. Elle ne devient véritablement universelle que lorsqu’elle reconnaît à chaque vie humaine la même dignité, à chaque victime le même droit à la vérité et à chaque peuple le même droit à la justice».

Com présidence RDC

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À la UneSociété

Affaire Vally Amisi : l’arrestation du principal suspect relance les interrogations sur les circonstances du meurtre

by admin9775 3 août 2026
written by admin9775

Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a annoncé dimanche l’interpellation à Brazzaville de Mukena Mwepu Bénie, principal suspect recherché dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Vally Amisi, vice-président du club Nouvelle Vie Bomoko FC et entrepreneur congolais établi en Afrique du Sud.

Le corps de la victime avait été retrouvé le 10 avril dernier dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, une affaire qui avait suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Le ministre a salué une « avancée importante » obtenue grâce à la coopération judiciaire entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Il a précisé que le transfèrement du suspect vers Kinshasa est en cours, tout en rappelant que celui-ci bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de la justice.

Selon les autorités, les investigations avaient progressivement conduit les enquêteurs à abandonner la piste d’un enlèvement commis par une bande armée après l’exploitation des images de vidéosurveillance, qui auraient permis d’identifier un proche de la victime parmi les dernières personnes l’ayant côtoyée avant sa mort.

Interrogé après son arrestation, Mukena Mwepu Bénie aurait affirmé avoir agi « sur instruction d’une autorité ».

Ce pendant, dans sa première vidéo diffusée sur les réseaux, le suspect affirme avoir tuer Wally Amisi sur instruction d’une haute autorité mais qui se retient de citer son nom par peur.

« on m’avait donné une arme pour tuer mais j’ai peur de parler pour ma famille à kin. Moi mon rôle était juste de l’amener à l’appartement et il y avait des gens bien avant. Je ne sais pas là où il a été enterré parce que quand j’ai fini, les gens sont venus et ils ont pris le corps. On a agit sur instruction », a-t-il déclaré

Cette déclaration, qui devra être vérifiée dans le cadre de l’enquête judiciaire, relance les spéculations sur l’éventuelle implication d’autres personnes dans cette affaire ainsi que sur les circonstances ayant permis au suspect de quitter Kinshasa pour Brazzaville avant son interpellation.

À ce stade, ces affirmations n’ont toutefois fait l’objet d’aucune confirmation officielle de la part des autorités judiciaires. Les investigations et le procès à venir devraient permettre d’établir les responsabilités de chacun et d’éclaircir les véritables mobiles de ce meurtre qui a profondément marqué l’opinion.

Du côté de la famille de Vally Amisi, l’arrestation du principal suspect est accueillie comme une avancée majeure. Après plusieurs mois d’attente, les proches de la victime espèrent désormais que la procédure judiciaire permettra de faire toute la lumière sur les circonstances de cet assassinat et d’identifier, le cas échéant, l’ensemble des personnes impliquées.

Pour la famille, au-delà de l’interpellation du suspect, l’enjeu est désormais de connaître les véritables raisons qui ont conduit à la mort de celui qu’elle décrit comme un jeune entrepreneur promis à un brillant avenir, dont le parcours a été brutalement interrompu.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Face à la polémique, le gouvernement suspend l’application de l’arrêté sur la fiscalité du numérique

by admin9775 3 août 2026
written by admin9775

Le gouvernement congolais a annoncé la suspension de l’application de l’arrêté interministériel n°015 du 20 juillet 2026 relatif aux droits d’autorisation et aux taxes applicables à certains acteurs du secteur numérique, à la suite de la vive polémique suscitée par ce texte.

Dans un communiqué publié par sa cellule de communication, le ministère des Finances précise que cette décision de surséance a été prise dans la soirée du samedi 1er août 2026, en concertation avec le ministère de l’Économie numérique, afin de lever toute ambiguïté sur la portée de l’arrêté.

Selon les autorités, le texte, proposé par le ministère de l’Économie numérique et signé conjointement avec le ministère des Finances, ne vise pas les startups labellisées ni les micro et petites entreprises formalisées, contrairement aux interprétations qui ont circulé ces derniers jours.

Le gouvernement rappelle que ces entreprises continuent de bénéficier des avantages fiscaux et des mesures incitatives prévus notamment par l’article 50 de l’Ordonnance-loi n°22/030 du 8 septembre 2022 (Startup Act) ainsi que par l’article 384 du Code du numérique.

Les deux ministères indiquent que cette suspension permettra d’apporter les clarifications nécessaires, de préciser le champ d’application des textes réglementaires concernés et de poursuivre l’élaboration des mesures destinées à promouvoir l’innovation, l’entrepreneuriat et le développement de l’écosystème numérique en République démocratique du Congo.

Le communiqué souligne également qu’en vertu du principe de la hiérarchie des normes, un arrêté interministériel ne peut en aucun cas remettre en cause des dispositions prévues par une loi. À ce titre, les avantages fiscaux accordés aux startups et aux micro, petites et moyennes entreprises demeurent pleinement en vigueur.

« La position du ministère des Finances demeure claire : pas de fiscalité qui étouffe l’initiative, l’innovation et l’entrepreneuriat », insiste le communiqué.

Cette mise au point intervient après une vague de réactions critiques provoquées par l’arrêté. Parmi les voix les plus virulentes figure celle de l’opposant Martin Fayulu, qui avait dénoncé une mesure susceptible d’imposer des droits d’autorisation de plusieurs dizaines de milliers de dollars à certaines entreprises du numérique, estimant qu’elle risquait de freiner l’innovation et la création d’emplois en RDC.

Par cette suspension, le gouvernement entend apaiser les inquiétudes exprimées par les acteurs du secteur et ouvrir la voie à une clarification du dispositif réglementaire avant toute éventuelle mise en œuvre.

Au-delà de la suspension de l’arrêté interministériel, ce nouvel épisode illustre une fois de plus les difficultés du gouvernement à faire accepter certaines réformes touchant au secteur numérique. À la lecture du texte, plusieurs dispositions apparaissent pourtant explicites quant à leur champ d’application. Cependant, les nombreuses critiques formulées sur les réseaux sociaux, relayées ensuite par plusieurs acteurs du secteur et amplifiées par la sortie médiatique de l’opposant Martin Fayulu, ont rapidement transformé le débat technique en polémique politique, poussant finalement les autorités à faire marche arrière.

Ce rétropédalage rappelle inévitablement le précédent de la taxe RAM (Registre des appareils mobiles), instaurée sous la responsabilité du même ministère de l’Économie numérique dirigé par Augustin Kibassa Maliba. À l’époque déjà, la mesure avait provoqué une vive contestation populaire avant d’être finalement abandonnée.

Plusieurs années après, de nombreuses interrogations demeurent quant à la gestion des importantes sommes perçues dans le cadre de cette taxe. Les appels réclamant davantage de transparence sur l’utilisation de ces fonds ainsi que l’établissement d’éventuelles responsabilités n’ont, à ce jour, pas donné lieu à des explications publiques jugées suffisantes par une partie de l’opinion.

Dans ce contexte, la nouvelle controverse autour de l’arrêté sur la fiscalité du numérique ravive les interrogations sur la méthode de conception et de communication des réformes publiques. Pour de nombreux observateurs, au-delà de la légalité du texte, c’est surtout la confiance entre les pouvoirs publics, les entrepreneurs et les citoyens qui se trouve une nouvelle fois mise à l’épreuve. Cette succession de polémiques alimente les questionnements sur les motivations réelles de certaines mesures fiscales et sur la capacité des autorités à conduire des réformes sensibles dans la transparence et la concertation.

Ci-dessous l’Arrêté Interministériel

Par Pascal Kabeya
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