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À la Une

À la UneSanté

Ebola: la Belgique rejette la demande des États-Unis de fermer ses frontières aux Congolais

by admin9775 11 juin 2026
written by admin9775

Les États-Unis ont demandé à plusieurs pays européens de ne plus accueillir sur leur territoire de ressortissants de RDC, du Soudan du Sud et d’Ouganda, craignant de voir l’épidémie d’Ebola se propager sur leur territoire via l’Europe à l’occasion du Mondial de football. Washington a même menacé de ne pas admettre sur son territoire les ressortissants des pays qui n’appliqueraient pas ces mesures. La Belgique a rejeté cette demande. Une position élaborée en commun avec l’Union européenne.

Les ministres européens de la Santé ont débattu, vendredi 5 juin, de la réaction commune à adopter face à l’épidémie d’Ebola. Et la demande américaine d’interdire l’entrée des Congolais, Sud-Soudanais et Ougandais sur le territoire de l’Union européenne a été immédiatement écartée. Les Européens ont aussi décidé de répondre d’une seule voix à Washington. Le gouvernement fédéral belge a expressément annoncé le rejet de cette demande.

« Une interdiction d’entrée, personne ne propose cela en Europe. Et je vais aller encore plus loin. Les États-Unis, en tant que pays, portent une responsabilité écrasante dans ce qui se passe en Afrique, du fait qu’ils ont drastiquement réduit leur coopération au développement et leur aide médicale. Cette politique américaine aura bientôt des millions de morts sur la conscience », a déclaré Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé de Belgique.

La fermeture des frontières et la quarantaine automatique ne sont pour l’instant recommandées ni par l’Organisation mondiale de la santé, ni par le Centre européen de détection et de contrôle des maladies. Or, les pays de l’Union européenne ont décidé de se plier aux consignes de ces deux organisations. Les Européens préfèrent la mise en place de contrôles aéroportuaires au départ de la RDC et de l’Ouganda.

RFI

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À la UneProvince

Sud-Kivu : les FARDC annoncent la reprise de Mikenge, Kakenge et Kalingi et rassurent la population d’Uvira avant des exercices militaires

by admin9775 11 juin 2026
written by admin9775

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir repris le contrôle de plusieurs localités stratégiques dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, tout en informant la population de la tenue prochaine d’exercices militaires à Uvira.

Dans un communiqué publié mercredi 10 juin, l’armée congolaise affirme avoir reconquis les localités de Mikenge, Kakenge et Kalingi, situées dans les territoires de Fizi et de Mwenga. Selon les FARDC, ces agglomérations avaient été occupées depuis le lundi 8 juin par la coalition rebelle Twirwaneho-M23 à l’issue d’une offensive particulièrement violente.

L’état-major indique que les assaillants auraient eu recours à des drones militaires au cours de leur attaque, une méthode devenue de plus en plus fréquente dans les affrontements qui secouent les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu.

La reprise de ces positions serait intervenue après près de quarante-huit heures de contre-offensive menée par les FARDC avec l’appui des combattants Wazalendo. Les opérations auraient permis aux forces loyalistes de rétablir leur contrôle sur plusieurs zones stratégiques de la région.

L’administrateur du territoire de Fizi, Samy Kalonji Badibanga, a confirmé cette avancée militaire. Selon lui, les combats ont été particulièrement intenses avant que les forces gouvernementales ne parviennent à reprendre l’avantage sur le terrain.

D’après l’autorité territoriale, Mikenge, localité située à environ 130 kilomètres au nord du territoire de Fizi, dans le territoire voisin de Mwenga, est repassée sous contrôle des FARDC depuis le mardi 9 juin.

Samy Kalonji Badibanga soutient que l’offensive rebelle a bénéficié du soutien de groupes armés alliés, notamment Red Tabara et Twirwaneho, ainsi que de l’utilisation de drones attribués à la coalition AFC/M23. Il affirme que les forces armées restent pleinement mobilisées pour assurer la défense du territoire national et protéger les populations civiles.

Parallèlement à ces opérations, les FARDC ont annoncé l’organisation d’exercices de tirs de matériels de guerre dans la zone de Katongo, à Uvira, ce jeudi 11 juin 2026.

Dans un communiqué signé par le commandant de la 33ᵉ Région militaire et de la Task Force Sud-Kivu, le général de brigade Fabien Dunia Kashindi, l’armée précise que ces manœuvres se dérouleront entre 6 heures et 10 heures du matin.

Les autorités militaires préviennent que d’importantes détonations pourront être entendues durant cette période et invitent la population à ne pas s’alarmer. Les habitants d’Uvira et des localités voisines sont encouragés à poursuivre normalement leurs activités.

Les FARDC soulignent que ces exercices s’inscrivent dans le cadre des activités régulières d’entraînement et ne sont liés à aucune menace immédiate contre la ville.

« La situation est sous contrôle », assure l’armée, qui entend ainsi rassurer les populations dans un contexte régional marqué par la poursuite des affrontements sur plusieurs fronts de l’Est de la République démocratique du Congo.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneSociété

RDC: Human Rights Watch accuse le Rwanda et l’AFC/M23 de nombreuses exactions dans deux camps du Nord-Kivu

by admin9775 10 juin 2026
written by admin9775

Recrutements forcés massifs, coups, déshydratation, exécutions sommaires… Dans un rapport rendu public ce mercredi 10 juin, l’ONG affirme que Kigali et le groupe armé se sont rendus coupables d’actes qualifiés de crimes de guerre dans les camps militaires de Rumangabo et de Tshanzu au lendemain de la prise de Goma, en janvier 2025. Le document ne ménage pas non plus Kinshasa, également pointé du doigt pour son soutien à des groupes armés responsables de graves abus.

Un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) publié ce mercredi 10 juin accuse l’AFC/M23 et l’armée rwandaise de nombreuses exactions qualifiées de crimes de guerre dans deux camps militaires du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC.

Au lendemain de la prise de la ville de Goma, le 30 janvier 2025, quand 11 camions quittent le stade de l’Unité avec environ 1700 personnes à leur bord et prennent la direction du nord, vers Rutshuru, débute alors une campagne de recrutement forcé qu’HRW, qui a mené quelque 200 entretiens avec d’anciens détenus, qualifie de systématique.

Soldats des forces armées congolaises (FARDC), policiers, fonctionnaires ou simples civils raflés dans des quartiers, des hôpitaux ou des églises : tous sont conduits de force dans les camps de Rumangabo et de Tshanzu où l’ONG estime que des centaines de personnes sont mortes au cours de l’année 2025. Des fosses communes ont été signalées par des témoins à Rumangabo, ainsi que des perturbations du sol relevées par imagerie satellitaire.

Les FARDC également mises en cause

Reste que le rapport ne ménage pas non plus la partie gouvernementale congolaise, pointée du doigt pour son soutien à des groupes armés responsables de graves abus. Le texte documente entre autre le soutien des FARDC aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et à certaines factions Wazalendo accusées de violences, de détentions arbitraires et d’actes d’extorsion à l’encontre de déplacés autour de Goma.

En conséquence de quoi, HRW demande à Kinshasa de cesser tout soutien matériel à ces groupes et d’ouvrir des enquêtes indépendantes visant l’ensemble des parties au conflit.

Kigali, comme l’AFC/M23, n’ont répondu à aucune de ses sollicitations, affirme par ailleurs l’ONG.

RFI

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À la UnePolitique

RDC : l’Assemblée nationale adopte la loi sur le référendum et se constitue en chambre constituante

by admin9775 10 juin 2026
written by admin9775

L’Assemblée nationale a franchi une étape majeure dans le processus de réforme institutionnelle en République démocratique du Congo. Réunis en séance plénière ce mardi 9 juin, les députés nationaux ont adopté la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum sur l’ensemble du territoire national.

Le texte, qui définit le cadre juridique de cette consultation populaire, renforce notamment les prérogatives du Président de la République en matière de convocation du référendum. Après son adoption par la chambre basse du Parlement, la proposition de loi a été immédiatement transmise au Sénat pour une seconde lecture conformément à la procédure législative en vigueur.

Dans la foulée, les députés nationaux ont également décidé de se constituer en chambre constituante, ouvrant ainsi une nouvelle phase du processus de réforme constitutionnelle porté par la majorité au pouvoir.

Selon les dispositions arrêtées, cette future assemblée constituante ne sera pas composée uniquement des parlementaires nationaux. Elle réunira également les sénateurs, les députés provinciaux, les gouverneurs de province ainsi que les conseillers municipaux. Cette composition élargie vise à associer davantage d’institutions et de représentants territoriaux aux travaux qui pourraient conduire à l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

L’élargissement de cette instance augmente considérablement le nombre de participants appelés à prendre part aux travaux constituants. Plusieurs observateurs soulignent déjà que cette configuration pourrait avoir un impact significatif sur le coût global du processus pour les finances publiques.

L’adoption de la loi sur le référendum et la mise en place de cette chambre constituante marquent une accélération notable du calendrier des réformes institutionnelles. Elles interviennent dans un contexte politique où le débat sur l’avenir de la Constitution suscite de vives discussions au sein de la classe politique, entre les partisans d’une refondation des institutions et ceux qui redoutent une remise en cause des équilibres constitutionnels actuels.

Le texte doit désormais être examiné par le Sénat avant de poursuivre son parcours législatif. Pendant ce temps, les discussions autour du processus constituant devraient continuer d’alimenter le débat public dans les semaines à venir.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Est de la RDC : combats intenses à Masisi et dans les Hauts-Plateaux, tandis que le décès d’un colonel des FARDC suscite des interrogations

by admin9775 10 juin 2026
written by admin9775

La situation sécuritaire demeure particulièrement préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo, où de nouveaux affrontements ont été signalés simultanément dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les combats opposent les groupes d’autodéfense Wazalendo aux rebelles de l’AFC/M23 et à leurs alliés, dans un contexte marqué par une forte mobilité des forces en présence et l’utilisation croissante de drones sur plusieurs fronts.

Dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, de violents affrontements ont éclaté mardi 9 juin 2026 à Kazinga, dans le secteur d’Osso Banyungu. Selon des sources sécuritaires locales, les rebelles de l’AFC/M23 auraient lancé une offensive dès les premières heures de la matinée contre des positions tenues par les combattants Wazalendo.

Des tirs nourris d’armes lourdes et légères ont été entendus durant une grande partie de la journée, provoquant un climat de panique parmi les populations environnantes. Les détonations étaient perceptibles à plusieurs kilomètres du théâtre des opérations.

Kazinga demeure un point stratégique majeur en raison de sa position géographique, donnant accès à plusieurs axes importants reliant notamment le sud du territoire de Masisi, les zones limitrophes de Walikale ainsi que la route Nyabiondo-Kashebere. Cette importance stratégique explique les affrontements récurrents observés dans cette localité depuis plusieurs mois.

En début de soirée, aucune source indépendante n’était en mesure de confirmer quelle force contrôlait effectivement la zone. Les informations recueillies sur place faisaient état d’un calme précaire après une journée marquée par d’intenses combats. Aucun bilan officiel n’était disponible.

Au Sud-Kivu, la situation reste tout aussi tendue dans les Hauts-Plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga. Le village de Mikenge a de nouveau été au centre des affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC), soutenues par les Wazalendo, et les rebelles de Twirwaneho et Red-Tabara, alliés à la coalition AFC/M23.

Selon l’armée congolaise, des bombardements attribués à cette coalition ont frappé la localité dans la nuit de dimanche à lundi, causant la mort d’au moins deux personnes et faisant six blessés, dont deux enfants. Plusieurs infrastructures auraient également subi d’importants dégâts matériels.

Des sources de la société civile rapportent par ailleurs une intensification de l’usage des drones dans cette zone de conflit. Depuis plusieurs jours, des appareils seraient utilisés pour des missions de surveillance et d’attaque, illustrant une évolution des méthodes de combat dans les Hauts-Plateaux.

Des mouvements de renforts rebelles en provenance de Bijombo auraient également été observés afin de soutenir les opérations militaires autour de Minembwe et Mikenge, où les combats se poursuivent.

Parallèlement, d’autres affrontements ont été signalés dans les villages de Nyakigano et Runigi. Les combattants Wazalendo affirment avoir repris le contrôle du village de Kawele, occupé depuis plusieurs mois par les forces rebelles. Cette information n’a toutefois pas encore été confirmée par des sources indépendantes.

Dans ce contexte déjà tendu, des informations concordantes font également état du décès du colonel Makelele, commandant du secteur des FARDC à Baraka. Selon plusieurs sources locales et sécuritaires, l’officier supérieur aurait été retrouvé sans vie mardi en fin d’après-midi dans un hôtel de cette ville du Sud-Kivu.

Les circonstances exactes de sa mort demeurent inconnues à ce stade. Aucune déclaration officielle n’a encore été publiée par les autorités militaires pour confirmer les faits ou préciser les causes du décès. Une enquête pourrait être ouverte afin d’établir les circonstances réelles de cette disparition qui suscite déjà de nombreuses interrogations dans les milieux sécuritaires de la région.

Alors que les combats se poursuivent sur plusieurs fronts, les populations civiles continuent de payer le lourd tribut de cette instabilité persistante, marquée par de nouveaux déplacements de familles et une détérioration continue de la situation humanitaire dans l’Est du pays.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneSport

Mondial 2026 : la RDC s’incline face au Chili mais affiche des signes encourageants avant son entrée en compétition

by admin9775 10 juin 2026
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Les Léopards de la République démocratique du Congo ont conclu leur préparation pour la Coupe du monde 2026 par une défaite face au Chili (2-1), mardi 9 juin à Orléans, en France.

Pour leur deuxième et dernier match amical avant le début de la compétition, les hommes de Sébastien Desabre ont pourtant livré une prestation convaincante durant une grande partie de la rencontre. Dominateurs en première période, les Congolais se sont procuré plusieurs occasions franches sans parvenir à les concrétiser, laissant le score vierge à la pause malgré leur emprise sur le jeu.

Au retour des vestiaires, le Chili a su faire preuve d’efficacité. Osorio a ouvert le score à la 52e minute avant que Sepúlveda ne double la mise à cinq minutes du terme, profitant des rares moments de flottement de la défense congolaise.

Loin de se résigner, les Léopards ont réagi avec détermination. Joris Kayembe a réduit l’écart et relancé l’espoir dans les dernières minutes de la rencontre. Portés par cette réduction du score, les Congolais ont multiplié les offensives jusqu’au coup de sifflet final, sans toutefois parvenir à arracher l’égalisation.

Malgré ce revers, cette rencontre aura permis au sélectionneur Sébastien Desabre d’effectuer les derniers ajustements tactiques et d’évaluer l’état de forme de son groupe avant le rendez-vous le plus important de la saison.

Cette défaite ne remet pas en cause les ambitions d’une sélection congolaise qui s’apprête à retrouver la phase finale de la Coupe du monde pour la première fois depuis cinquante-deux ans. Les Léopards entreront en lice le 17 juin prochain à Houston, aux États-Unis, avec un premier défi de taille face au Portugal.

À quelques jours du coup d’envoi du tournoi, le staff technique retiendra notamment la qualité du jeu produit durant la première période ainsi que la capacité de réaction affichée par l’équipe, des éléments encourageants avant d’aborder la plus prestigieuse compétition du football mondial.

Par Pascal Kabeya
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À la Une

Moyen-Orient : la tension remonte entre Washington et Téhéran malgré l’arrêt des hostilités entre l’Iran et Israël

by admin9775 10 juin 2026
written by admin9775

Une nouvelle phase de tensions secoue le Moyen-Orient après une série d’incidents militaires impliquant directement les États-Unis et l’Iran, alors même que les hostilités entre Téhéran et Israël semblent s’être temporairement interrompues.

Lundi 8 juin, l’Iran et Israël ont mis fin à plusieurs heures de frappes réciproques, les premières enregistrées depuis la trêve conclue il y a deux mois. Malgré cette accalmie relative entre les deux pays, la situation régionale demeure particulièrement volatile. Dans le sud du Liban, l’armée israélienne poursuit ses opérations militaires contre plusieurs localités, notamment dans la région de Tyr, où les autorités locales font état de plusieurs victimes civiles.

Parallèlement, une nouvelle crise s’est ouverte entre Washington et Téhéran autour d’un incident survenu près du détroit d’Ormuz, zone stratégique par laquelle transite une part importante du commerce mondial des hydrocarbures.

Les autorités américaines ont annoncé avoir mené des frappes ciblées contre des installations iraniennes après une attaque attribuée à l’Iran contre un hélicoptère Apache de l’armée américaine. Selon Washington, cette opération constituait une réponse militaire proportionnée à ce qu’elle considère comme une agression directe contre ses forces déployées dans la région. Les deux membres d’équipage de l’appareil ont été secourus et sont sains et saufs. ()

Peu après l’annonce des frappes américaines, plusieurs médias iraniens ont signalé des explosions dans la province d’Hormozgan, notamment sur l’île de Qeshm et dans la zone portuaire de Bandar Abbas, à proximité du détroit d’Ormuz. Les autorités iraniennes ont dénoncé une violation de leur souveraineté et promis une réponse appropriée. ()

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que les forces armées iraniennes ne laisseraient « aucune attaque ni aucune menace sans réponse ». Dans le même temps, les médias d’État iraniens ont indiqué que la situation était revenue au calme après cette séquence de frappes et de contre-frappes. ()

De son côté, le président américain Donald Trump a défendu la nécessité d’une réponse ferme, estimant que l’attaque contre l’hélicoptère américain ne pouvait rester sans conséquence. Les autorités américaines continuent néanmoins d’affirmer qu’elles privilégient une désescalade et la recherche d’un accord plus large avec l’Iran. ()

Cette nouvelle confrontation intervient dans un contexte régional déjà fragile. Les échanges de tirs entre Israël et l’Iran, les opérations militaires israéliennes au Liban et les tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz alimentent les inquiétudes de la communauté internationale quant à un risque d’embrasement plus large du Moyen-Orient.

Les marchés pétroliers suivent également la situation avec attention, plusieurs analystes estimant qu’une aggravation des tensions dans la région pourrait affecter les flux énergétiques mondiaux et exercer une pression supplémentaire sur les prix du pétrole.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC: ces questions qui demeurent après le verdict en appel sur l’assassinat des experts de l’ONU en 2017

by admin9775 9 juin 2026
written by admin9775

La Haute Cour militaire de Kinshasa a condamné à mort 54 personnes dans l’affaire du double assassinat des experts de l’ONU, Michael Sharp et Zaida Catalan, tués au Kasaï en mars 2017. Un verdict en appel et en dernier ressort, après neuf ans de procédure. Mais pour plusieurs acteurs et sources ayant suivi ce dossier de près, ce verdict ne clôt pas l’affaire. Il l’élargit.

Qui a ordonné le meurtre ?

C’est la question que ni le procès de Kananga ni celui de Kinshasa n’ont tranchée. Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), affirme que des individus cités durant les auditions comme commanditaires ont été délibérément exclus du procès de Kananga en 2017. Ils n’ont jamais été jugés. « L’exécution des experts ne pouvait pas être décidée par une simple milice », dit-il.

Le président de la Cour militaire de Kananga l’avait lui-même relevé en janvier 2022, au moment du verdict de première instance. Il avait posé la question directement aux prévenus. Tous avaient nié. « La cour espère qu’au degré d’appel, les prévenus pourront parler », avait-il conclu sur un ton de regret. En appel, ils n’ont pas parlé davantage.

Des enregistrements attribués au colonel Jean de Dieu Mambweni, versés au dossier et présentés devant la cour, font état de propos dans lesquels il aurait exprimé que la présence des experts onusiens dans le Kasaï risquait de compromettre l’autorité de l’État et d’exposer des tentatives de dissimulation de fosses communes. Cette piste n’a pas été instruite publiquement.

Selon une source ayant enquêté sur cette affaire, la condamnation à mort du colonel Mambweni en appel ne reposerait sur aucun élément nouveau à charge. En première instance, il n’avait écopé que de 10 ans de prison, la cour ayant jugé les preuves insuffisantes pour le condamner pour terrorisme et crime de guerre. En appel, la Haute Cour a affirmé qu’il avait piégé les experts, sans que les éléments ayant motivé ce revirement aient été rendus publics.

Le mystère Evariste Ilunga Lumu

Selon cette même source, Evariste Ilunga Lumu serait le premier prévenu à avoir avoué le meurtre, et celui qui aurait pu élucider l’affaire. Il s’est évadé de la prison de Kananga. Un co-évadé aurait été repris, selon cette source. Lui non. Aucune enquête n’aurait été ouverte sur cette évasion, toujours selon cette source. 

Le rôle des FARDC et les fosses communes du Kasaï

Une autre source ayant enquêté sur ce dossier soulève un problème de chaîne de commandement qui dépasse le seul meurtre des deux experts.

Jean-Bosco Mukanda, l’un des principaux accusés dans cette affaire, entretenait, selon cette source, des liens avec des militaires des FARDC qui procédaient à l’époque à des fosses communes dans la région du Kasaï.

Ces fosses communes sont documentées. En avril 2017, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein confirmait l’existence d’au moins 40 fosses communes dans les provinces du Kasaï Central et du Kasaï Oriental depuis août 2016. Des enquêteurs onusiens avaient établi que des militaires des FARDC auraient creusé plusieurs de ces fosses à la suite d’affrontements avec des miliciens présumés de Kamuina Nsapu. Au moins 74 personnes, dont 30 enfants, auraient été tuées par des militaires lors de ces affrontements entre les 26 et 28 mars 2017.

En juillet 2017, l’ONU recensait 80 sites possibles de fosses communes dans la région. Les violences avaient causé la mort de plus de 3 000 personnes, selon les chiffres collectés par l’Église catholique du Congo, et environ 1,3 million de personnes avaient fui leur foyer. « La découverte de nouvelles fosses communes témoigne de l’horreur persistante dans les provinces de Kasaï », avait déclaré le Haut-Commissaire. Il avait demandé une enquête immédiate, transparente et indépendante, et évoqué la possibilité de saisir la Cour pénale internationale si cette enquête nationale n’avait pas lieu.

Neuf ans après, le bilan définitif de ces fosses communes n’a jamais été établi publiquement. Selon une source ayant enquêté sur ce dossier, des responsables mis en cause auraient été déployés sur le terrain malgré les accusations qui pesaient contre eux.

Des dossiers bloqués

Selon cette même source, des dossiers liés aux crimes du Kasaï seraient bloqués au niveau de la Haute Cour de justice, qu’elle décrit comme « le goulot d’étranglement » de cette procédure. Human Rights Watch avait déjà relevé en 2022 que pendant quatre ans d’audiences, l’accusation n’avait jamais cherché à déterminer qui avait planifié et ordonné le meurtre des deux experts.

Les disparus

Quatre prévenus sont morts en détention au cours de ce procès : Kengayi wa Kengayi, José Tshibuabua, Tshibuabua Tshibert, décédé en pleine audience le 5 octobre 2021, et Ntumba Mpianga alias Damour, mort à la prison militaire de Ndolo en novembre 2022. Les causes de ces décès n’ont pas été établies publiquement. Au moins trois autres prévenus ont affirmé avoir été torturés par la police et à l’Agence nationale de renseignement.

L’interprète congolais Betu Tshintela est toujours porté disparu, tout comme les trois chauffeurs de moto Isaac Kabuayi, Pascal Nzala et Moïse, dont le nom de famille est inconnu. Neuf ans après les faits, leur sort n’est pas élucidé.

Dès août 2017, le Groupe d’experts de l’ONU avait recommandé au Conseil de sécurité d’ouvrir une enquête internationale indépendante sur ces meurtres. Cet appel est resté sans suite.

RFI

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À la UnePolitique

Référendum en RDC : l’Assemblée nationale examine la proposition de loi fixant le cadre juridique de son organisation

by admin9775 9 juin 2026
written by admin9775

L’Assemblée nationale poursuit ce mardi 9 juin l’examen de la proposition de loi destinée à encadrer l’organisation des référendums en République démocratique du Congo. Déclaré recevable lors d’une précédente séance plénière, le texte entre désormais dans une étape déterminante de son parcours législatif avec l’étude approfondie de ses dispositions par les députés nationaux.

Les élus sont appelés à examiner le projet article par article avant de se prononcer sur son adoption éventuelle. Ce débat parlementaire revêt une importance particulière dans le contexte politique actuel, alors que les discussions autour de l’évolution du cadre institutionnel congolais occupent une place croissante dans l’espace public.

L’objectif affiché de cette initiative est de doter le pays d’un dispositif légal spécifique définissant les modalités d’organisation des consultations référendaires. Jusqu’à présent, la question du référendum est évoquée dans la Constitution, mais ne dispose pas d’une législation détaillée fixant l’ensemble des procédures pratiques relatives à sa tenue.

En cas d’adoption par l’Assemblée nationale, le texte sera transmis au Sénat pour une seconde lecture. Si les deux chambres du Parlement l’approuvent dans les mêmes termes, il sera ensuite soumis au Président de la République pour promulgation.

Au-delà de son aspect juridique, cette proposition de loi continue d’alimenter les débats au sein de la classe politique. Une partie de l’opposition exprime des réserves sur l’opportunité et le contexte de son examen, estimant que l’initiative pourrait ouvrir la voie à des discussions plus larges sur l’architecture institutionnelle du pays.

Le groupe parlementaire Ensemble pour la République, principale composante de l’opposition ayant initialement pris part aux travaux relatifs à ce dossier, a d’ailleurs suspendu sa participation aux discussions, marquant ainsi son désaccord avec la démarche engagée.

Malgré ces contestations, la majorité parlementaire poursuit l’examen du texte, considérant qu’il s’agit d’un instrument juridique nécessaire pour combler un vide législatif et renforcer les mécanismes d’expression directe de la souveraineté populaire.

Les débats en cours sont suivis de près par les acteurs politiques, les organisations de la société civile et plusieurs observateurs, qui y voient une étape susceptible d’influencer durablement l’évolution institutionnelle de la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Ebola : le médecin missionnaire américain Peter Stafford déclaré guéri après son traitement en Allemagne

by admin9775 8 juin 2026
written by admin9775

Le médecin missionnaire américain Peter Stafford, contaminé par le virus Ebola alors qu’il prenait en charge des patients au Centre médical évangélique (CME) de Nyankunde, dans la province de l’Ituri en République démocratique du Congo, a été déclaré guéri et autorisé à quitter l’hôpital universitaire de la Charité à Berlin.

L’information a été confirmée par l’organisation Serge, qui accompagne les activités du médecin en Afrique centrale. Transféré en Allemagne et admis le 20 mai 2026, Peter Stafford avait été diagnostiqué porteur du virus Ebola de souche Bundibugyo, une variante relativement rare de la maladie.

Selon les responsables de l’hôpital universitaire de la Charité, l’évolution de son état de santé a été favorable. Les examens réalisés ont montré l’absence de charge virale détectable depuis le 30 mai. Après plusieurs tests PCR négatifs et plus de 72 heures sans symptôme, les autorités sanitaires allemandes ont officiellement levé les mesures d’isolement auxquelles il était soumis.

L’établissement hospitalier a également indiqué qu’aucun membre de sa famille n’a contracté la maladie. Placés en quarantaine à titre préventif en raison de leur statut de contacts à haut risque, ses proches n’ont développé aucun symptôme et les tests effectués n’ont révélé aucune infection.

Cette guérison constitue une évolution encourageante dans la prise en charge de ce cas d’Ebola identifié en République démocratique du Congo. Elle intervient alors que les autorités sanitaires congolaises et leurs partenaires poursuivent leurs efforts de surveillance et de riposte afin de contenir toute propagation éventuelle du virus dans les zones concernées.

Par Pascal Kabeya
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