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À la Une

À la UnePolitique

Le M23 en difficulté après l’accord entre la RDC et le Rwanda

by admin9775 1 mai 2025
written by admin9775

L’accord signé entre la RDC et le Rwanda à Washington le 25 avril représente un revers majeur pour le mouvement rebelle M23. Cet engagement, obtenu sous médiation américaine, prive la rébellion de son principal soutien et remet en cause sa survie.

Sur le terrain militaire, la situation devient critique pour le M23. Le Rwanda s’est formellement engagé à cesser tout soutien aux groupes armés, ce qui coupe la rébellion de ses approvisionnements et de ses renforts en troupes. Les observateurs notent que le mouvement, déjà impopulaire auprès des populations locales en raison de ses exactions, risque de s’effondrer rapidement sans l’appui de Kigali.

Sur le plan politique, les dirigeants du M23 se retrouvent isolés. Plusieurs de leurs cadres, comme Corneille Nangaa, font face à des sanctions internationales qui les excluent des négociations politiques. La Cour pénale internationale a par ailleurs commencé à documenter les crimes attribués au mouvement, réduisant les possibilités d’une issue favorable pour ses leaders.

Cet accord marque une rupture avec les précédents processus de paix dans la région. Contrairement aux solutions passées qui avaient abouti à l’intégration des rebelles dans l’armée et l’administration, le nouveau cadre exclut toute impunité et tout accès au pouvoir par la force.

Les prochaines semaines seront cruciales. Le Rwanda doit retirer ses troupes du territoire congolais avant le 2 mai, tandis que les combattants du M23 doivent déposer les armes. Les États-Unis, par la voix de Massad Boulos, ont prévenu qu’ils surveilleraient attentivement l’application de l’accord.

Dans une interview au quotidien britannique Le Telegraph, Corneille Nangaa déclare que son mouvement AFC/M23 va continuer à se battre, en dépit de la signature d’un accord de principes à Washington entre la RDC et le Rwanda, jusqu’au départ ou à la démission du président Félix Tshisekedi. « Nous devons tenir compte de l’opinion des Congolais, » a-t-il déclaré. « Le peuple congolais ne veut pas entendre un mot comme « cessez-le-feu »– non pas parce qu’il veut la guerre, mais parce qu’il ne veut plus voir Tshisekedi au pouvoir. »

Pour la RDC, le défi consistera maintenant à rétablir son autorité dans les zones libérées et à garantir la sécurité des populations civiles, tout en veillant à ce que justice soit rendue pour les victimes des violences. Cet accord pourrait ainsi marquer un tournant dans la sécurisation de l’Est du pays, à condition que les engagements soient pleinement respectés.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneAfrique

Kenya : un député tué dans une fusillade à Nairobi

by admin9775 1 mai 2025
written by admin9775

Un député de l’opposition kenyane a été abattu dans la capitale, Nairobi. 

Charles Were a été assassiné dans la nuit de mercredi à jeudi après que sa voiture se soit arrêtée à un rond-point sur une route principale très fréquentée.

La police a décrit comme un crime « ciblé et prémédité ».

Le président Willian Ruto a exhorté la police à mener une « enquête approfondie ».

« Nous étions avec lui aujourd’hui au Parlement, comme elle l’a dit, tout l’après-midi, et il est parti à peine 30 minutes avant de trouver la mort. Nous voudrions donc demander à la police de mener une enquête approfondie sur cette affaire et de partager avec les Kenyans, aussi vite que possible, ce qui est arrivé à notre collègue, l’honorable Ong’ondo Were. », a déclaré Junet Mohamed, membre du Parlement, circonscription de Suna East.

D’après le communiqué de la police kényane***, « M. Were était en compagnie de son chauffeur et de son garde du corps lorsqu’une moto-taxi s’est approchée de leur voiture et qu’un passager en est descendu. Il s’est ensuite approché de leur véhicule avant de tirer sur le député. »*** 

« Ce que nous avons, ce sont des rapports préliminaires sur ce qui s’est passé, mais les enquêtes sont en cours pour établir ce qui s’est réellement passé », a expliaué Raymond Omollo, Secrétaire Principal au Département d’Etat pour la Sécurité Intérieure et l’Administration Nationale.

Charles Were a été réélu en 2022 pour représenter la circonscription de Kasipul, dans l’ouest du Kenya, pour le parti Orange Democratic Movement.

Africanews

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À la UneSociété

La ministre Raïssa Malu appelle à faire de l’école « le berceau de la résilience collective »

by admin9775 1 mai 2025
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À l’occasion de la Journée nationale de l’enseignement célébrée ce 30 avril, la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a prononcé un vibrant plaidoyer pour une école transformatrice. « Nos enseignants, véritables bâtisseurs de nation, méritent toute notre reconnaissance », a-t-elle déclaré devant les acteurs du système éducatif réunis à Kinshasa.

La ministre a dressé un bilan encourageant des réformes engagées, soulignant les avancées majeures réalisées grâce à la gratuité de l’enseignement primaire. Cette mesure phare a permis une augmentation significative des effectifs scolaires et une meilleure inclusion des enfants issus des milieux défavorisés.

Le programme de construction d’infrastructures scolaires a été particulièrement mis en avant avec déjà 400 nouvelles écoles bâties et 3 000 salles de classe supplémentaires en cours de réalisation. « Ces investissements concrets témoignent de la priorité absolue accordée à l’éducation par le gouvernement », a insisté Mme Malu.

Parmi les autres réalisations notables figurent la modernisation des méthodes pédagogiques par l’introduction du numérique et le renforcement des capacités des enseignants à travers des formations continues adaptées. « Nous devons offrir à nos enfants une éducation de qualité, en phase avec les défis du 21e siècle », a expliqué la ministre.

Pour les prochains mois, des mesures ambitieuses ont été annoncées dont l’extension progressive de la gratuité au premier cycle du secondaire et la mise en place d’un vaste programme d’alphabétisation des adultes. La généralisation des cantines scolaires et le développement de l’enseignement technique feront également partie des priorités.

Face aux défis qui persistent, notamment les conditions de travail des enseignants et les effectifs pléthoriques dans certaines classes, la ministre a promis une attention particulière. « La revalorisation de la profession enseignante sera au cœur de nos actions pour l’année scolaire à venir », a-t-elle assuré.

En conclusion de son discours, Raïssa Malu a appelé à une mobilisation collective : « Faisons de nos écoles des lieux d’excellence où se forge la citoyenneté de demain. L’éducation reste notre arme la plus puissante pour bâtir une RDC forte et prospère. »

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Le président Tshisekedi déterminé à instaurer un héritage de bonne gouvernance en RDC

by admin9775 1 mai 2025
written by admin9775

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, poursuit résolument son agenda de réformes et de bonne gouvernance, comme le rapporte un récent article du New Yorker. Le chef de l’État congolais a réitéré son engagement à quitter le pouvoir à la fin de son mandat constitutionnel, marquant ainsi une rupture avec les pratiques politiques du passé.

Lors de récentes rencontres avec des responsables américains de haut niveau, le président Tshisekedi a personnellement présenté sa vision d’un nouveau partenariat entre la RDC et les États-Unis. Ce projet ambitieux vise à établir une collaboration mutuellement bénéficiaire qui profiterait à l’ensemble de la population congolaise, tout en garantissant une gestion transparente des ressources naturelles du pays.

Cependant, cette orientation stratégique rencontre des résistances dans certains cercles européens, particulièrement en France. Des voix sceptiques continuent de mettre en doute la capacité du gouvernement congolais à gérer ses propres affaires. Ces réticences semblent motivées par la crainte de voir s’effriter l’influence traditionnelle de l’Europe en RDC au profit d’un rapprochement avec les États-Unis.

Face à ces critiques, les partisans du président Tshisekedi répondent avec fermeté. « L’époque où les puissances étrangères pouvaient exploiter impunément les ressources congolaises est bel et bien révolue », a déclaré un proche collaborateur du chef de l’État. « Nous sommes déterminés à défendre les intérêts du peuple congolais et à établir des relations internationales fondées sur le respect mutuel et la réciprocité. »

Ce changement de paradigme dans la politique étrangère de la RDC soulève d’importantes questions sur l’avenir des relations économiques et diplomatiques du pays. Alors que les négociations avec les États-Unis progressent, les observateurs s’interrogent sur les répercussions de ce rééquilibrage géopolitique et sur ses conséquences pour le développement de la RDC.

Le gouvernement congolais maintient sa position : la priorité absolue reste le bien-être de la population et la gestion responsable des immenses ressources naturelles du pays. Cette approche, si elle se concrétise, pourrait marquer un tournant historique dans les relations entre la RDC et ses partenaires internationaux.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneMonde

Les États-Unis annoncent un accord avec l’Ukraine sur «un fonds d’investissement dans la reconstruction»

by admin9775 1 mai 2025
written by admin9775

Le ministère américain des Finances a annoncé mercredi 30 avril que les États-Unis et l’Ukraine ont signé un accord établissant « un fonds d’investissement dans la reconstruction », après des semaines de dures négociations sur l’accès aux ressources naturelles ukrainiennes.

Cet accord intervient en parallèle à de multiples tractations diplomatiques en cours pour trouver une issue au conflit, trois ans après l’invasion russe de l’Ukraine. « Je suis heureux d’annoncer la signature aujourd’hui de l‘accord historique de partenariat économique» avec l’Ukraine, a déclaré le ministre américain des Finances, Scott Bessent, dans un message vidéo.

« En reconnaissance du soutien financier et matériel important que le peuple des États-Unis a fourni à l’Ukraine depuis l’invasion de la Russie, ce partenariat économique met nos deux pays en position de collaborer et d’investir ensemble pour assurer que nos actifs, nos talents et nos capacités puissent accélérer la reconstruction économique de l’Ukraine », relève le communiqué, qui ne donne pas de détails sur le contenu de l’accord.

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« Avec les États-Unis, nous créons ce fonds qui attirera des investissements mondiaux dans notre pays », s’est félicitée pour sa part la ministre ukrainienne de l’Économie, Ioulia Svyrydenko, qui a fait le déplacement à Washington pour signer le document.

L’accord avec Washington financera des « projets d’extraction de minerais, de pétrole et de gaz », a précisé la ministre ukrainienne sur Facebook. Mais l’Ukraine « conserve l’entière propriété et le contrôle de ces ressources » y compris le sous-sol, et ce sera « l’État ukrainien qui détermine où et quoi extraire », a-t-elle dit. « Le document dans sa forme actuelle est une garantie de réussite pour nos deux pays – Ukraine et États-Unis », a écrit la ministre dans un message sur Facebook.

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Le président américain Donald Trump avait réitéré ce 30 avril, avant la signature, que les États-Unis souhaitaient, « pour nos efforts » vis-à-vis de l’Ukraine, avoir quelque chose en retour. « Et nous avons dit : les terres rares. Ils ont de très bonnes terres rares ». Les États-Unis ont fourni, sous l’ancienne administration de Joe Biden, des dizaines de milliards de dollars d’aide à l’Ukraine, après l’invasion de ce pays par la Russie en février 2022. « Nous avons conclu un accord qui garantit notre argent et nous permet de commencer à creuser et à faire ce que nous avons à faire », avait poursuivi le président américain, soulignant que « c’est aussi une bonne chose pour eux parce qu’il y aura une présence américaine » en Ukraine.

Le projet d’accord a été depuis des semaines au cœur de tensions entre Kiev et Washington, dont le soutien est crucial pour l’Ukraine. Une précédente mouture de ce texte aurait dû être signée lors de la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche fin février, mais son altercation inédite avec son homologue américain, sous les caméras, avait précipité son départ et annulé la signature de l’accord.

Une nouvelle version, proposée par Washington en mars, avait été jugée très défavorable par des députés ukrainiens et des médias. Au fil des négociations, ce document a pu être transformé en une version plus acceptable pour Kiev, selon des responsables ukrainiens.

L’Ukraine parle d’un « bel accord »

« C’est vraiment un bel accord international équitable entre les gouvernements américain et ukrainien concernant des investissements communs dans le développement et la reconstruction de l’Ukraine », s’était félicité à la télévision nationale le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal avant l’annonce de la signature du texte. Le document amendé ne reconnaît pas comme une dette vis-à-vis des États-Unis les dizaines de milliards de dollars d’aide militaire et financière américaine. « Aucune dette, aucune aide » accordée avant la signature « ne fait partie de cet accord », avait assuré Denys Chmygal.

Le document doit encore être ratifié par le Parlement ukrainien après sa signature. Il ne semble pas comporter de garanties de sécurité américaines face à la Russie, pourtant demandées par l’Ukraine, un point sur lequel insistait Volodymyr Zelensky. Le texte met en place un « fonds d’investissement pour investir dans la reconstruction » de l’Ukraine, lequel fonds sera financé et géré à parts égales par Ukrainiens et Américains.

La quantité de richesses minières que renferme le sol ukrainien reste peu claire, la plupart de ces ressources étant inexploitées, difficiles à extraire ou de facto sous contrôle russe, car se trouvant dans des territoires occupés par l’armée russe. Cette dernière a d’ailleurs revendiqué ce 30 avril la conquête d’une localité ukrainienne dans le nord de la région orientale de Donetsk, épicentre des combats où ses troupes poursuivent une lente avancée. Parallèlement, Kiev a accusé Moscou d’augmenter l’intensité de ses attaques sur le front, en dépit de l’annonce du président russe d’une trêve du 8 au 10 mai.

RFI

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À la UneAfrique

L’Union africaine lève les sanctions contre le Gabon après son retour à l’ordre constitutionnel

by admin9775 1 mai 2025
written by admin9775

Le ministre gabonais des Affaires étrangères qualifie la levée des sanctions de l’Union africaine de « fierté nationale » et de retour du Gabon sur la scène continentale

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a annoncé mercredi la levée, avec effet immédiat, de la suspension du Gabon de ses activités ainsi que des sanctions imposées après le coup d’État militaire de 2023 dans ce pays d’Afrique centrale.

Le Gabon avait été suspendu de toutes les instances de l’UA en 2023, au lendemain du renversement de l’ancien président Ali Bongo par l’armée, en réaction à ce changement de pouvoir jugé anticonstitutionnel.

Selon les instruments juridiques de l’UA, la suspension devait rester en vigueur jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel.

Dans une publication sur X, le CPS a indiqué que la décision faisait suite à une réunion consacrée à la transition politique au Gabon, au cours de laquelle les progrès réalisés vers le retour à l’ordre constitutionnel ont été jugés globalement satisfaisants.

Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Regis Onanga Ndiaye, a salué cette décision, la qualifiant de « fierté nationale » marquant le retour du Gabon sur la scène continentale.

Il a souligné que cette reconnaissance de l’UA venait saluer les efforts des autorités gabonaises, notamment l’organisation d’élections présidentielles jugées crédibles et la volonté affichée de respecter les principes démocratiques.

Ndiaye a par ailleurs réaffirmé l’engagement du Gabon en faveur de la démocratie, de la paix, du développement durable et de la solidarité africaine.

Le Gabon a organisé une élection présidentielle le 12 avril, au terme de laquelle le président de transition, Brice Oligui Nguema, a été déclaré vainqueur avec 94,85 % des voix.

Âgé de 50 ans, Nguema avait mené le coup d’État d’août 2023 qui a mis fin aux 56 années de règne de la famille Bongo à la tête de ce pays riche en pétrole.

AA

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À la UneSociété

La RDC engage des poursuites judiciaires contre l’ancien président Joseph Kabila

by admin9775 1 mai 2025
written by admin9775

Le gouvernement congolais a initié une procédure judiciaire à l’encontre de l’ancien président Joseph Kabila, l’accusant de trahison, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. L’Auditorat général des Forces armées a officiellement demandé au Sénat la levée de l’immunité parlementaire de Kabila, qui siège actuellement comme sénateur à vie.

Les autorités judiciaires reprochent à l’ancien chef d’État (2001-2019) sa complicité présumée dans l’agression menée par le Rwanda via le mouvement rebelle M23, ainsi que son implication dans des massacres perpétrés dans l’Est du pays. Le ministre de la Justice, Constant Mutamba, a déclaré disposer de preuves tangibles étayant ces graves accusations.

Dans le cadre de cette procédure, le gouvernement a déjà pris plusieurs mesures drastiques : la saisie de l’ensemble des biens mobiliers et immobiliers de Kabila, des restrictions de mouvement imposées à ses proches collaborateurs, et la suspension des activités de son parti politique, le PPRD, jugé menaçant pour l’ordre public.

Cette décision intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par l’escalade des tensions entre la RDC et le Rwanda, ainsi que par la progression des rebelles du M23 dans le Nord-Kivu. Le retour de Kabila à Goma, ville partiellement sous contrôle rebelle, a été interprété par les autorités comme un geste de provocation.

L’issue de cette affaire historique dépendra désormais de la décision du Sénat concernant la levée d’immunité parlementaire. Si celle-ci est accordée, Joseph Kabila deviendrait le premier ancien président congolais à faire face à un procès pour des crimes d’une telle gravité.

Cette procédure sans précédent suscite déjà de vives réactions dans la classe politique congolaise et pourrait avoir des répercussions importantes sur l’équilibre institutionnel du pays, ainsi que sur ses relations internationales, particulièrement avec les voisins régionaux et les partenaires occidentaux.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

États-Unis et RDC : Vers un nouveau partenariat minier axé sur la transparence

by admin9775 30 avril 2025
written by admin9775

Les États-Unis et la République démocratique du Congo sont en train de finaliser un accord inédit dans le secteur minier, marquant un tournant dans leur coopération économique. Ce partenariat innovant repose sur une approche combinant investissements privés et supervision gouvernementale.

Le modèle proposé place les entreprises américaines au cœur des opérations minières, avec le soutien actif de l’administration américaine. Ce dispositif vise à garantir des pratiques commerciales transparentes et à maximiser les retombées économiques pour les deux pays. L’accord prévoit des mécanismes stricts de conformité avec les réglementations anti-corruption américaines et internationales.

Plusieurs conditions fondamentales ont été établies pour la réussite de ce partenariat. La stabilisation de la situation sécuritaire en RDC constitue un prérequis essentiel, de même que le respect des normes internationales en matière de transparence et de bonne gouvernance. Les autorités américaines ont insisté sur l’importance cruciale de ces éléments pour le démarrage effectif des projets.

Un système de contrôle rigoureux accompagnera la mise en œuvre de cet accord. Il comprendra notamment des procédures de vérification des investisseurs, des audits financiers indépendants et un mécanisme de signalement des irrégularités potentielles au Congrès américain. Ces mesures visent à prévenir tout risque de corruption ou de détournement.

Sur le plan économique, ce partenariat pourrait transformer le secteur minier congolais, particulièrement pour les minerais stratégiques comme le cobalt, le cuivre et le coltan. Les retombées potentielles incluent des investissements majeurs, la création d’emplois qualifiés et le développement d’infrastructures modernes.

Cependant, plusieurs questions restent en suspens, notamment concernant l’articulation avec la législation minière congolaise, la participation des opérateurs locaux et les garanties environnementales. Les prochaines semaines seront cruciales pour finaliser les détails de cet accord qui pourrait redéfinir les relations économiques entre les deux pays.

Les négociations se poursuivent activement, avec la mise en place de groupes de travail techniques chargés de concrétiser ce partenariat ambitieux. L’enjeu est de taille : établir un modèle de coopération économique à la fois profitable et éthique, capable de servir de référence pour les investissements internationaux en RDC.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

La CENI soumet son rapport annuel à l’Assemblée nationale dans un cadre de redevabilité

by admin9775 30 avril 2025
written by admin9775

 La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a présenté ce mardi son rapport annuel d’activités au bureau de l’Assemblée nationale. Le président de la CENI, Denis Kadima, a personnellement remis le document au rapporteur de l’Assemblée, Jacques Ndjoli, conformément aux dispositions du règlement intérieur du Parlement.

Une obligation légale
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’article 224 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui impose à la CENI de soumettre un rapport annuel de ses activités pendant la session ordinaire de mars, ainsi qu’un rapport spécifique à l’issue de chaque processus électoral ou référendaire. Ce mécanisme vise à renforcer la transparence et la redevabilité de l’institution en charge des élections.

Procédure d’examen du rapport
Le document sera d’abord examiné en plénière pour vérifier sa recevabilité, avant d’être transmis à la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour une analyse approfondie. Une fois les travaux de la commission terminés, le rapport retournera en séance plénière pour adoption, comme le prévoit l’article 225 du règlement intérieur.

Un exercice de contrôle démocratique
Ce processus permet aux députés nationaux d’évaluer le travail de la CENI, notamment sur la préparation des élections, la gestion du fichier électoral et les défis logistiques rencontrés. Il offre également l’occasion d’émettre des recommandations pour améliorer la crédibilité et l’efficacité des futurs scrutins.

Prochaines étapes
Les députés se pencheront prochainement sur le contenu du rapport, qui devrait alimenter les débats sur les réformes électorales et les préparatifs des prochaines échéances démocratiques en République démocratique du Congo.

La CENI, de son côté, attend les observations des élus pour ajuster ses stratégies et renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

L’Assemblée nationale exige le respect de l’immunité parlementaire pour Matata Ponyo

by admin9775 30 avril 2025
written by admin9775

 Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, est intervenu auprès de la Cour constitutionnelle pour rappeler les dispositions relatives à l’immunité parlementaire dans le dossier judiciaire concernant l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo. Cette démarche intervient alors que le parquet a requis 20 ans de prison contre l’ex-chef du gouvernement dans l’affaire du parc agro-industriel de Bukangalonzo.

Dans une correspondance adressée au président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta, Vital Kamerhe a invoqué l’article 107 de la Constitution qui encadre strictement les poursuites contre un parlementaire en exercice. Le texte fondamental prévoit notamment qu’aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi ou arrêté sans l’autorisation préalable de l’Assemblée nationale, sauf en cas de flagrant délit.

« L’honorable Matata Ponyo est poursuivi et jugé sans que ses immunités n’aient été préalablement levées », a souligné le président de la chambre basse du Parlement. Tout en réaffirmant son attachement à la lutte contre l’impunité, Kamerhe a insisté sur le respect de ce « verrou constitutionnel » garantissant l’inviolabilité des représentants du peuple.

Cette prise de position intervient à quelques jours du verdict attendu le 14 mai dans le dossier Bukangalonzo, où Matata Ponyo est accusé d’avoir détourné près de 200 millions de dollars destinés à un projet agricole durant son mandat de Premier ministre (2012-2016). La défense de l’ancien chef du gouvernement a déjà contesté la légitimité de la cour chargée de ce dossier.

L’intervention de Vital Kamerhe suscite des réactions contrastées dans la classe politique et l’opinion publique. Certains y voient une nécessaire défense des principes constitutionnels, tandis que d’autres dénoncent une tentative de protection des « intouchables » du système. Le dossier Matata Ponyo fait écho au scandale des « 100 jours » impliquant Kamerhe lui-même, les deux affaires ayant selon les estimations fait perdre plus de 400 millions de dollars à l’État congolais.

La balle est désormais dans le camp de la Cour constitutionnelle, qui doit se prononcer sur cette requête tout en préservant l’indépendance de la justice. Ce dossier sensible met en lumière les tensions persistantes entre les principes d’immunité parlementaire et les impératifs de lutte contre la corruption au plus haut niveau de l’État.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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