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À la Une

À la UneEconomie

Le bien-fondé d’une Bourse congolaise dans un contexte national, africain et mondial

by admin9775 22 mars 2025
written by admin9775

La création et le renforcement d’une Bourse congolaise, incarnée par la Kinshasa Mercantile Exchange (KME), représentent une opportunité stratégique pour la République Démocratique du Congo (RDC). Dans un contexte où le pays cherche à diversifier son économie, à attirer des investissements et à s’intégrer dans les circuits financiers régionaux et mondiaux, une Bourse performante est un outil indispensable. Cet article explore en détail les aspects spécifiques qui justifient la nécessité d’une Bourse congolaise, en tenant compte des réformes nécessaires, des comparaisons avec d’autres Bourses africaines, des secteurs prioritaires à développer et des défis à surmonter.

1. Les réformes nécessaires pour une Bourse performante

Pour que la Bourse de Kinshasa (KME) atteigne son plein potentiel, plusieurs réformes structurelles doivent être mises en œuvre :

a. Amélioration de la gouvernance et de la transparence

  • Régulation stricte : Mettre en place une autorité de régulation indépendante pour superviser les opérations de la Bourse, garantir la transparence des transactions et protéger les investisseurs.
  • Lutte contre la corruption : Renforcer les mécanismes de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent pour rétablir la confiance des investisseurs nationaux et internationaux.

b. Modernisation des infrastructures technologiques

  • Plateformes de trading électronique : Investir dans des systèmes de trading modernes et sécurisés pour faciliter les transactions et attirer les investisseurs étrangers.
  • Connectivité internet : Améliorer l’accès à internet et la fiabilité des réseaux pour garantir des opérations fluides et en temps réel.

c. Formation des professionnels du secteur financier

  • Programmes de formation : Collaborer avec des institutions internationales pour former des professionnels locaux aux métiers de la finance, de la régulation et de la gestion de Bourse.
  • Échanges internationaux : Encourager les échanges avec des Bourses plus expérimentées, comme celles de Johannesburg ou de Nairobi, pour acquérir des compétences et des meilleures pratiques.

d. Sensibilisation et éducation financière

  • Campagnes de sensibilisation : Informer les entreprises locales et le grand public sur les avantages de la Bourse pour financer leur croissance.
  • Éducation financière : Intégrer des modules sur les marchés financiers dans les programmes scolaires et universitaires pour préparer la future génération d’investisseurs.

2. Comparaisons avec d’autres Bourses africaines

Pour comprendre le potentiel de la Bourse de Kinshasa, il est utile de la comparer avec d’autres Bourses africaines qui ont réussi à s’imposer sur la scène régionale et internationale :

a. La Bourse de Johannesburg (JSE)

  • Points forts : La JSE est la plus grande Bourse d’Afrique, avec une capitalisation boursière de plusieurs centaines de milliards de dollars. Elle bénéficie d’une régulation solide, d’une infrastructure technologique avancée et d’une large base d’investisseurs institutionnels.
  • Leçons pour la RDC : La KME pourrait s’inspirer de la JSE en matière de gouvernance, de transparence et de diversification des produits financiers (actions, obligations, produits dérivés).

b. La Bourse de Nairobi (NSE)

  • Points forts : La NSE est un hub financier majeur en Afrique de l’Est, avec une forte présence d’entreprises locales et internationales. Elle a également réussi à attirer des investisseurs étrangers grâce à une régulation claire et des incitations fiscales.
  • Leçons pour la RDC : La KME pourrait adopter des mesures incitatives pour attirer les entreprises locales et internationales, tout en renforçant sa collaboration avec d’autres Bourses africaines.

c. La Bourse de Casablanca

  • Points forts : La Bourse de Casablanca est un leader en Afrique du Nord, avec une forte intégration dans les marchés européens et une régulation alignée sur les standards internationaux.
  • Leçons pour la RDC : La KME pourrait s’inspirer de l’approche de Casablanca en matière d’intégration régionale et de partenariats internationaux.

3. Les secteurs prioritaires à développer

Pour maximiser l’impact de la Bourse de Kinshasa, il est essentiel de cibler des secteurs économiques prioritaires qui ont un fort potentiel de croissance et de rentabilité :

a. Les industries extractives

  • Potentiel : La RDC est l’un des plus grands producteurs mondiaux de cobalt, de cuivre et de coltan, des minerais essentiels pour les industries technologiques et la transition énergétique.
  • Stratégie : Encourager les entreprises minières à s’inscrire à la Bourse pour financer leur expansion et améliorer leur transparence.

b. L’agriculture

  • Potentiel : Avec ses vastes terres arables, la RDC pourrait devenir un grenier pour l’Afrique et au-delà.
  • Stratégie : Faciliter l’accès au financement pour les agriculteurs et les agro-industries grâce à des produits financiers adaptés (obligations vertes, fonds d’investissement).

c. Les énergies renouvelables

  • Potentiel : La RDC dispose d’un énorme potentiel hydroélectrique, notamment avec le barrage d’Inga, ainsi que de ressources solaires et éoliennes sous-exploitées.
  • Stratégie : Attirer des investissements dans les projets d’énergie renouvelable en proposant des instruments financiers innovants (obligations vertes, fonds climatiques).

d. Les technologies de l’information et de la communication (TIC)

  • Potentiel : Avec une population jeune et connectée, la RDC pourrait devenir un hub technologique en Afrique centrale.
  • Stratégie : Soutenir les startups et les PME du secteur des TIC en leur offrant un accès facilité à la Bourse.

4. Les défis à relever

Malgré son potentiel, la création d’une Bourse congolaise performante fait face à plusieurs défis majeurs :

a. Instabilité politique et sécuritaire

  • Contexte : Les conflits armés dans l’est du pays et les tensions politiques persistent, créant un climat d’incertitude pour les investisseurs.
  • Solutions : Renforcer la stabilité politique et sécuritaire grâce à des réformes institutionnelles et à une meilleure gouvernance.

b. Manque d’infrastructures de base

  • Contexte : Les infrastructures technologiques, énergétiques et de transport sont insuffisantes pour soutenir une Bourse moderne.
  • Solutions : Investir dans les infrastructures critiques (électricité, internet, routes) et collaborer avec des partenaires internationaux pour combler les lacunes.

c. Déficit de compétences

  • Contexte : Le secteur financier congolais manque de professionnels qualifiés pour gérer une Bourse de niveau international.
  • Solutions : Mettre en place des programmes de formation spécialisés et encourager les échanges avec des Bourses plus expérimentées.

d. Perception internationale

  • Contexte : La RDC souffre d’une image négative en raison de la corruption, de l’instabilité politique et des défis économiques.
  • Solutions : Améliorer la transparence, renforcer les institutions et communiquer activement sur les progrès réalisés pour redorer l’image du pays.

Une vision ambitieuse pour l’avenir

La création d’une Bourse congolaise performante est un projet ambitieux, mais essentiel pour le développement économique de la RDC. En s’inspirant des meilleures pratiques africaines et internationales, en mettant en œuvre des réformes structurelles, en ciblant des secteurs prioritaires et en surmontant les défis existants, la KME pourrait devenir un moteur de croissance et un symbole de la renaissance économique du pays.

Cependant, le succès de cette initiative dépendra de la volonté politique, de la collaboration entre les secteurs public et privé, et du soutien des partenaires internationaux. Dans un monde en pleine mutation, la RDC a l’opportunité de se positionner comme un acteur clé du développement africain et mondial, à condition de transformer ses ambitions en actions concrètes.

Par Roger Mavungu , expert en finance et développement économique
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À la UneEconomie

RDC-BM : 600 millions USD injectés dans le projet électricité-eau

by admin9775 22 mars 2025
written by admin9775

Le secteur électricité-eau vient d’être oxygéné par un cofinancement RDC-Banque mondiale. Une bagatelle somme de 600 millions de dollars américains a été annoncée mardi par le ministre des Ressources hydrauliques pour appuyer le projet d’accès de gouvernance et de réforme des secteurs de l’électricité et de l’eau (AGREE) en RDC.

L’objectif est déjà fixé. Il s’agit d’accroître l’accès à l’électricité et à l’eau potable à base d’énergie renouvelable dans 14 villes ciblées dans les zones d’intervention de la BM, des nouvelles usines d’eau potable à Kinshasa et Kananga, le réseau électrique MT/BT de Kinshasa pour la SNEL ainsi que la modernisation de la centrale Mobayi-Mbongo. Teddy Lwamba a évoqué le contexte difficile pour le lancement de ce vaste projet, lequel intervient dans une période critique où une partie de la zone d’exécution du projet dans l’est du pays est sous occupation étrangère. La durée des travaux est prévue pour 7 ans.

Le projet AGREE s’inscrit dans la vision tracée par le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, consistant à fournir à la population congolaise et aux usagers productifs, une énergie électrique fiable, abordable et durable en vue d’assurer au pays, le développement sur les plans social et économique.

Par Alexis Emba
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À la UnePolitique

Le Président Félix Tshisekedi assiste à l’investiture de la première Présidente de Namibie

by admin9775 22 mars 2025
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 Le Président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, est arrivé ce vendredi 21 mars 2025 à Windhoek, la capitale de la Namibie, pour participer à la cérémonie d’investiture de Mme Netumbo Ndemupelila Nandi-Ndaitwah , nouvellement élue Présidente de la République de Namibie. Cet événement marque un tournant historique, faisant d’elle la première femme à accéder à la plus haute fonction de l’État namibien.

Une arrivée marquée par un accueil chaleureux

Arrivé dans la matinée à Windhoek, le Président Tshisekedi a été accueilli à sa descente d’avion par une délégation officielle comprenant le ministre namibien des transports, l’ambassadeur de la RDC en Namibie, ainsi que des membres de la communauté congolaise résidant dans la capitale namibienne. Cet accueil témoigne des relations fraternelles et des liens diplomatiques solides qui unissent les deux pays. En effet, la présence du Président Tshisekedi à cette cérémonie souligne l’importance que la RDC accorde à ses relations avec la Namibie. Les deux pays entretiennent des liens étroits dans divers domaines, notamment l’énergie, les infrastructures et la coopération régionale.

Une cérémonie historique au palais présidentiel

Le Président Tshisekedi a rejoint de nombreux autres Chefs d’État et dignitaires internationaux au palais présidentiel de Windhoek pour assister à l’installation officielle de Mme Netumbo Nandi-Ndaitwah. Élue 5ème Présidente de la Namibie, elle devient la première femme à diriger ce pays d’Afrique australe depuis son indépendance en 1990. Son investiture représente une avancée majeure pour l’égalité des genres et un symbole fort pour le leadership féminin en Afrique.

Un symbole pour l’Afrique et le leadership féminin

L’accession de Mme Netumbo Nandi-Ndaitwah à la présidence de la Namibie est un événement historique non seulement pour son pays, mais aussi pour l’ensemble du continent africain. Elle incarne les progrès réalisés en matière de représentation des femmes dans les plus hautes sphères du pouvoir et inspire une nouvelle génération de leaders féminins. Le Président Tshisekedi, fervent défenseur de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes, a salué cette avancée et réaffirmé son engagement à promouvoir ces valeurs en RDC et à travers l’Afrique.

Perspectives de coopération renforcée

Cette visite du Président Tshisekedi en Namibie ouvre la voie à de nouvelles perspectives de coopération entre les deux nations. Des discussions sont prévues pour explorer des projets communs dans des secteurs stratégiques tels que les énergies renouvelables, les transports et l’éducation. En tant que membres de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC), la RDC et la Namibie continueront de travailler ensemble pour renforcer l’intégration régionale et promouvoir la stabilité et la prospérité en Afrique australe.

Par Mongo Boteki , correspondant à Windhoek

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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de George Foreman, légende de la boxe mondiale, à l’âge de 76 ans

by admin9775 22 mars 2025
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 La légende de la boxe poids lourd, George Foreman, est décédée à l’âge de 76 ans, a annoncé sa famille ce [jour]. Surnommé « Big George » sur le ring, il laisse derrière lui un héritage sportif exceptionnel, marqué par des titres prestigieux, des combats mémorables et une influence durable sur le monde de la boxe et au-delà.

Une carrière exceptionnelle

George Foreman a marqué l’histoire de la boxe par une carrière impressionnante qui s’est étendue sur plusieurs décennies. Il a remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques de 1968 à Mexico, avant de se lancer dans une carrière professionnelle qui l’a vu décrocher à deux reprises le titre de champion du monde des poids lourds. Connu pour sa puissance de frappe et son style agressif, Foreman a dominé le ring dans les années 1970 et a fait un retour retentissant dans les années 1990, devenant à 45 ans le plus vieux champion du monde des poids lourds.

Le « Rumble in the Jungle » : un combat légendaire

L’un des moments les plus marquants de la carrière de George Foreman reste son combat contre Muhammad Ali, le 30 octobre 1974, à Kinshasa, en République Démocratique du Congo (alors Zaïre). Ce match, surnommé le « Rumble in the Jungle », est entré dans l’histoire comme l’un des plus grands événements sportifs du XXe siècle. Bien que Foreman ait perdu face à Ali, ce combat a renforcé sa légende et a marqué un tournant dans l’histoire de la boxe.

Une vie au-delà du ring

Après sa retraite sportive, George Foreman est devenu une figure populaire bien au-delà du monde de la boxe. Il s’est reconverti avec succès en homme d’affaires, notamment grâce à la commercialisation des grills portant son nom, un produit qui a connu un immense succès mondial. Il a également été prédicateur et auteur, partageant son parcours inspirant et ses valeurs de persévérance et de résilience.

Un héritage durable

La disparition de George Foreman laisse un vide dans le monde du sport et bien au-delà. Il restera dans les mémoires comme l’un des plus grands boxeurs de tous les temps, mais aussi comme un homme qui a su se réinventer et inspirer des millions de personnes à travers le monde. Ses combats, ses triomphes et son parcours de vie continueront d’être une source d’inspiration pour les générations futures.

Hommages et réactions

Les hommages affluent du monde entier pour saluer la mémoire de cette icône du sport. Les fans, les anciens adversaires et les personnalités du monde entier rendent hommage à l’homme, au champion et à l’ambassadeur de la boxe qu’était George Foreman. Sa famille a demandé à ce que son héritage soit célébré à travers des actes de bienveillance et de solidarité, en accord avec les valeurs qu’il a toujours défendues.

Par Pascal Marco , correspondant à Chicago
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À la UneSport

Les Léopards de la RDC s’imposent face au Soudan du Sud et se rapprochent de la qualification pour la Coupe du Monde 2026

by admin9775 22 mars 2025
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 Les Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC) ont remporté une victoire cruciale face aux Bright Stars du Soudan du Sud (1-0), ce vendredi au stade des Martyrs de Kinshasa, dans le cadre de la 5ème journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, zone Afrique. Ce succès permet à la RDC de se hisser provisoirement à la deuxième place du groupe B avec 10 points après cinq matchs joués, renforçant ainsi ses chances de qualification pour le Mondial 2026.

Une domination congolaise sans récompense immédiate

Dès le coup d’envoi, les Bright Stars du Soudan du Sud ont tenté de prendre les devants, mais les Léopards ont rapidement repris le contrôle du jeu. Les Congolais ont imposé un rythme soutenu, monopolisant le ballon et créant plusieurs occasions nettes. Avec six corners, deux balles arrêtées et trois situations franches, les Léopards ont montré leur supériorité technique et offensive. Cependant, malgré leur domination territoriale, les Congolais ont peiné à concrétiser leurs chances, face à une défense sud-soudanaise bien organisée et tactiquement disciplinée.

Théo Bongonda offre la victoire à la RDC

Le seul but du match est survenu dans les arrêts de jeu de la première mi-temps. À la 45ème minute, sur une action initiée par Simon Banza, Théo Bongonda a trompé le gardien sud-soudanais, Majak Maling Mawith, d’une frappe précise du gauche, à ras de terre, depuis le bord de la surface de réparation. Ce but, fruit d’une action collective bien menée, a permis aux Léopards de mener 1-0 à la mi-temps, un score qui reflétait leur domination.

Une défense congolaise solide en deuxième période

En seconde période, les Léopards ont su gérer leur avantage, malgré quelques tentatives sud-soudanaises de revenir au score. La défense congolaise, bien en place, a résisté aux assauts des Bright Stars, préservant ainsi le score acquis en première mi-temps. Les Congolais ont continué à contrôler le jeu, même s’ils n’ont pas réussi à ajouter un second but à leur tableau.

Une position favorable dans le groupe B

Grâce à cette victoire, les Léopards de la RDC terminent la phase aller des éliminatoires sur une note positive. Avec 10 points au compteur après cinq matchs, ils occupent provisoirement la deuxième place du groupe B, à seulement deux points du leader. Cette performance renforce leurs espoirs de se qualifier pour la Coupe du Monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Prochain rendez-vous : la Mauritanie en terrain hostile

Le prochain défi des Léopards se profile dès le 25 mars, avec un déplacement à Nouakchott pour affronter la Mauritanie. Ce match s’annonce décisif dans la course à la qualification, et les Congolais devront confirmer leur bonne forme pour consolider leur position dans le groupe. Les supporters congolais espèrent que cette dynamique positive se poursuivra, avec l’objectif de voir leur équipe briller sur la scène mondiale en 2026.

Par Christian Mbayo , correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Procès des officiers des FARDC et de la Police : huis clos décrété pour protéger les secrets militaires

by admin9775 21 mars 2025
written by admin9775

La Haute Cour militaire a décidé, ce jeudi 20 mars, de placer sous huis clos les audiences du procès des officiers supérieurs des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) et de la Police nationale congolaise. Ces officiers sont accusés de fuite devant l’ennemi, notamment lors des affrontements avec la rébellion du M23 à Goma et Bukavu. Cette décision, prise dès l’ouverture de l’audience, interdit à la presse et aux familles des prévenus d’assister aux débats, invoquant la sensibilité du dossier et la nécessité de protéger des informations classées secret militaire.

Contexte du procès

Le procès, qui a débuté le jeudi 13 mars, vise plusieurs officiers de l’armée congolaise accusés d’avoir abandonné leurs positions face aux rebelles du M23. Ces abandons auraient entraîné la perte de matériel militaire, d’armes et de munitions, ainsi que la désorganisation des troupes sur le terrain. Parmi les prévenus figurent le général-major Dieu-Gentil Alengbia, commandant de la 34ème région militaire, et Eddy Mukuna, commissaire divisionnaire adjoint de la police dans le Nord-Kivu.

Les arguments de la défense

Me Bokolombe Tshitsha, l’un des avocats de la défense, a justifié le huis clos en soulignant que certaines informations liées au dossier pourraient compromettre les opérations militaires en cours. Il a déclaré à Radio Okapi :

  • « Il y a des forces en présence qui sont au niveau des fronts. Diffuser certaines informations qui sont secrètes et qui relèvent du secret militaire pourrait impacter l’évolution des combats sur le terrain. »
    Bien que les infractions reprochées aux prévenus aient déjà été médiatisées, la défense estime que certaines données sensibles doivent rester confidentielles.

Un procès exemplaire pour l’armée congolaise

Ce procès est présenté comme une initiative visant à restaurer la discipline au sein des FARDC. Le ministre de la Justice a souligné dans un communiqué que ces poursuites judiciaires ont un caractère pédagogique et exemplaire. Elles pourraient également permettre de clarifier les circonstances des abandons de positions et de révéler d’éventuelles complicités internes ayant facilité l’avancée du M23.

Enjeux et implications

Le huis clos soulève des questions sur la transparence du processus judiciaire, mais il est justifié par la nécessité de protéger des informations stratégiques. Ce procès pourrait marquer un tournant dans la gestion des affaires militaires en RDC, en envoyant un message fort sur l’importance de la discipline et de la responsabilité au sein des forces armées.

Alors que le procès se déroule à huis clos, il reste un symbole fort des efforts pour renforcer la discipline militaire et faire la lumière sur les échecs qui ont permis à la rébellion du M23 de progresser. Les conclusions de ce procès pourraient avoir un impact significatif sur la réorganisation des FARDC et sur la confiance de la population envers ses institutions militaires.

La Rédaction
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À la UneSport

Les Léopards de la RDC prêts à rugir face au Soudan du Sud dans un match crucial pour la Coupe du Monde 2026

by admin9775 21 mars 2025
written by admin9775

Le sélectionneur des Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC), Sébastien Desabre, a tenu une conférence de presse ce jeudi 20 mars 2025, à la veille du match crucial face aux Bright Stars du Soudan du Sud. Ce match, prévu pour le vendredi 21 mars à 17h00 au stade des Martyrs de Kinshasa, s’inscrit dans le cadre de la 5ᵉ journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, dans le groupe B.

Contexte et enjeux du match

La RDC occupe actuellement la 3ᵉ place du groupe B avec 7 points (2 victoires, 1 match nul et 1 défaite). Le classement reste très serré, ce qui rend ce match d’autant plus important pour les Léopards, qui visent une qualification pour la Coupe du Monde 2026. Le match se déroule dans un contexte difficile, marqué par la guerre dans l’Est du pays, ce qui ajoute une dimension symbolique et émotionnelle à cette rencontre.

La dynamique de l’équipe

Sébastien Desabre a souligné que la présence de tous les joueurs convoqués, y compris les nouveaux arrivants comme Jérémie Ngakya, renforce la dynamique de l’équipe. Ngakya, qui a récemment reçu son passeport, sera disponible pour le match. Le sélectionneur a exprimé sa confiance dans le groupe, affirmant que chaque joueur est conscient de l’importance de représenter la nation congolaise dans ce contexte particulier.

Les déclarations de Sébastien Desabre

Desabre a insisté sur la nécessité de se concentrer pleinement sur le match et de donner le meilleur d’eux-mêmes pour laisser une image positive à la population. Il a déclaré :

  • « Nous savons ce que nous devons faire demain si nous voulons aller à la Coupe du Monde. »
  • « Les joueurs sont conscients de l’importance de représenter le pays sur la scène sportive. C’est important de transmettre les messages de courage, de victoire et d’abnégation. »
  • « Effectivement, nous nous préparons pour un match de football, mais nous savons que l’image que nous allons laisser demain sera importante, et les joueurs vont donner le maximum. »

Stratégie et composition de l’équipe

Pour ce match à domicile, Desabre ne prévoit pas de grands changements dans la composition de l’équipe. Il dispose de 25 joueurs, dont le nouveau venu Jérémie Ngakya, qui pourra apporter une touche supplémentaire à l’équipe. Le sélectionneur mise sur la stabilité et la cohésion du groupe pour obtenir un résultat positif.

Prochain match

Après cette confrontation, les Léopards se rendront en Mauritanie pour affronter les Mourabitounes le mardi 25 mars, lors de la 6ᵉ journée des éliminatoires. Ce match sera également crucial pour le classement du groupe B.

Les Léopards de la RDC abordent ce match avec une forte motivation et une conscience aiguë des enjeux, tant sportifs que symboliques. Sous la direction de Sébastien Desabre, l’équipe espère offrir une performance à la hauteur des attentes de la nation et se rapprocher un peu plus de la qualification pour la Coupe du Monde 2026.

NM / CONGO PUB Online

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À la UneDiaspora

La RDC concernée par le nouveau système de restrictions de voyage des États-Unis classé par couleurs

by admin9775 20 mars 2025
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L’administration Trump prépare une nouvelle politique de restrictions de voyage classant les pays en trois catégories : rouge, orange et jaune. Selon des informations révélées par le New York Times, la République démocratique du Congo (RDC) figurerait dans la catégorie jaune, la moins restrictive, mais pourrait être soumise à des exigences sécuritaires strictes sous peine de passer dans une catégorie plus contraignante.

La RDC dans la catégorie jaune : un délai de 60 jours pour se conformer

La RDC fait partie des 16 pays africains sur les 22 inscrits dans la catégorie jaune, qui comprend également le Burkina Faso, le Bénin, le Tchad, le Mali et la République du Congo. Contrairement aux pays des catégories rouge et orange, ceux classés en jaune bénéficieraient d’un délai de 60 jours pour répondre aux exigences des États-Unis en matière de sécurité. Ces exigences portent notamment sur le partage d’informations concernant les voyageurs et les normes de délivrance des passeports.

Si la RDC et les autres pays de cette catégorie ne se conformaient pas à ces critères, ils risqueraient d’être reclassés dans la catégorie orange, voire rouge, ce qui entraînerait des restrictions plus sévères pour leurs ressortissants. À ce stade, aucune précision n’a été donnée concernant le sort des personnes ayant déjà obtenu un visa pour les États-Unis.

Les autres catégories : rouge et orange

La catégorie rouge, la plus stricte, imposerait une interdiction totale d’entrée sur le territoire américain aux ressortissants des pays concernés. Parmi eux figurent notamment la Libye et le Soudan, deux pays déjà soumis à des restrictions dans le cadre du décret migratoire de 2017.

La catégorie orange comprendrait quant à elle des pays comme l’Érythrée, la Sierra Leone et le Soudan du Sud. Les ressortissants de ces États se verraient refuser la délivrance de visas dans la majorité des cas, bien que certaines exceptions pourraient être envisagées.

Un système critiqué et en évolution

Ce projet de classification par couleurs s’inscrit dans la lignée des politiques migratoires restrictives de l’administration Trump, qui a déjà instauré plusieurs mesures controversées depuis 2017. Cependant, les critiques dénoncent une approche qui semble cibler de manière disproportionnée les pays africains, tout en créant des incertitudes pour les voyageurs et les diplomates.

Les sources anonymes citées par le New York Times indiquent que les catégories ne sont pas encore définitives et pourraient être modifiées avant leur officialisation. Reste à savoir comment la RDC et les autres pays concernés réagiront à ces exigences, et si cette nouvelle politique renforcera effectivement la sécurité des États-Unis, comme le prétend l’administration Trump, ou si elle risque d’exacerber les tensions internationales.

Par MN
CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Est de la RDC: «La force du Qatar, c’est d’être considéré comme un médiateur qui n’a pas d’agenda caché»

by admin9775 20 mars 2025
written by admin9775

À la surprise générale, les présidents rwandais et congolais se sont rencontrés mardi 18 mars sous l’égide de l’émir du Qatar pour évoquer la situation dans l’Est de la RDC, où Kigali soutient la rébellion de l’AFC/M23. Si la question est maintenant de savoir si le cessez-le-feu, en faveur duquel les deux dirigeants ont réaffirmé leur engagement, va se traduire dans les faits, la réunion a aussi été l’occasion pour l’émirat de signer un coup diplomatique. Selon Benjamin Augé, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l’Institut français des relations internationales (Ifri), Doha le doit entre autre aux bonnes relations qu’il entretient tant avec le Rwanda qu’avec la RDC. Entretien.

RFI : Le Qatar a réussi un joli coup diplomatique en parvenant à réunir chez lui Félix Tshisekedi et Paul Kagame, qui ont redit que leurs deux pays s’engageaient à un cessez-le-feu dans l’Est de la RDC. Avez-vous été surpris que, dans cette crise, Doha entre à son tour dans la danse des facilitations ?

Benjamin Augé : Non, car il s’agit d’un processus déjà très ancien. Le Qatar y travaille depuis de nombreuses années. Depuis le début de l’année 2023, plusieurs réunions ont déjà été envisagées avant d’avorter, non seulement au Qatar, mais aussi à Paris avec l’émir Tamim ben Hamad Al-Thani et Emmanuel Macron. Quant au ministre qatarien des Affaires étrangères, il s’est rendu à de nombreuses reprises à Kigali et à Kinshasa pour essayer de faire en sorte que ces deux acteurs puissent se parler.

Pourquoi le Qatar nourrit-il un intérêt pour le Rwanda et la RDC, ainsi que pour le conflit qui les oppose dans l’Est du Congo ?

Le Qatar n’a pas de politique africaine très déterminée. En revanche, il a une relation très forte avec ces deux pays. Au Rwanda, le Qatar va réaliser le plus gros investissement qu’il n’a jamais fait sur le continent africain avec la construction d’un nouvel aéroport situé à quelques dizaines de kilomètres de Kigali. Le chantier sera financé par Qatar Airways à hauteur d’1,6 milliard de dollars.

Mais Doha s’intéresse également à la RDC, où ses dirigeants ont effectué de nombreuses visites, là aussi autour des intérêts portuaires et aéroportuaires. Le Qatar voulait voir comment son écosystème pouvait investir dans le pays. De ce fait – comme avec Paul Kagame –, la relation entretenue par l’émir avec Félix Tshisekedi est assez bonne, ce qui a logiquement conduit à plusieurs reprises le président congolais à demander l’aide du Qatar pour tenter d’avancer dans la médiation avec le Rwanda. Paul Kagame, quant à lui, s’est toujours montré très disponible face à cette initiative en raison de ses liens avec Doha. Que ce soit l’un ou l’autre, on les voit d’ailleurs régulièrement au Qatar.

Doha s’est installé comme un pont entre les deux présidents ?

La problématique a été de déterminer la position du Qatar, de savoir s’il se trouvait vraiment à équidistance des deux partenaires, ou bien s’il n’a pas été plus proche du Rwanda que de la RDC ces derniers temps. On avait effectivement l’impression que, du point de vue de Kinshasa, les Qatariens s’étaient un peu trop rapprochés des Rwandais, donc qu’il était un peu difficile pour eux d’enfiler le costume de médiateur. Et puis, finalement, on a vu ce qu’il s’est passé : le Qatar a été le seul à pouvoir mettre à une même table les deux acteurs qui ont beaucoup de choses à se dire mais qui n’y arrivent pas par personnes interposées.

Qu’est-ce que le Qatar peut apporter dans cette crise ? Quels sont ses leviers ?

Comme dans toutes les médiations entreprises par le Qatar depuis déjà plus d’une décennie, je crois que celui-ci se voit comme un acteur qui n’a pas besoin de business, comme un acteur qu’on vient chercher pour avoir des fonds. Il se considère comme un acteur neutre qui met sa plateforme de médiation à disposition. Si le processus prend du temps, il prend du temps. S’il nécessite des moyens, l’émirat les mettra. S’il requiert d’éventuels investissements au Rwanda ou en RDC, il mettra la main à la poche. Quel que soit le temps que ça prendra, l’objectif, pour lui, est de faire en sorte de parvenir à un consensus.

Que ce soit du point de vue de la RDC ou du Rwanda, le Qatar est donc un acteur dont on ne pense pas qu’il a un agenda caché. C’est là sa grande force depuis longtemps, que ce soit dans les médiations qu’il a entreprises en Afghanistan, au Darfour ou dans bien d’autres cas.

Cela étant, quand on lit le communiqué de la réunion du 18 mars à Doha, il n’y a pas beaucoup de différences avec ce qui a déjà été dit à Dar es Salam le 8 février. Pensez-vous qu’il y aura une suite à cette médiation ? Ou bien, risque-t-elle d’être aussi vaine que les précédentes ?

Le Qatar marche sur des œufs parce qu’en 2023, sa première médiation dans ce conflit avait été mise à mal notamment par l’Angola, qui était alors en charge du dossier via l’Union africaine (UA). Comme il y avait eu quelques difficultés avec le président Lourenço, l’idée, ensuite, a été de ne gêner aucun processus. Mais là, avant de prendre la présidence tournante de l’UA, le président angolais a dit qu’il voulait prendre un peu de champ…

Le soucis du Qatar, c’est en fait d’éviter d’ajouter une couche supplémentaire de médiation à une quantité d’autres qui existent déjà en Afrique avec l’EAC, la SADC, etc. Plutôt que de se substituer à tous ces acteurs, l’émirat veut mettre en musique les différentes initiatives, apporter son aide, mettre de l’huile dans les rouages. Va-t-il y parvenir ? Je ne sais pas.

On avait également vu le Qatar à l’oeuvre lors de la transition tchadienne, avec l’organisation d’un pré-dialogue entre les groupes politico-militaires. Ces différentes initiatives signifient-elles que le Qatar entend développer ses travaux de médiation en Afrique ?

Les Qatariens ont connu une période pendant laquelle ils ont cherché à multiplier les médiations qu’ils voyaient comme un moyen d’exister sur la scène internationale. Mais aujourd’hui, c’est moins le cas, et pour une raison simple : ils sont totalement absorbés par la question de Gaza, qui leur prend beaucoup de temps, en plus de devoir gérer la nouvelle administration américaine dans tous les aspects que cela comporte.

Il ne faut effectivement pas oublier que le blocus qui a visé le Qatar (en raison de son refus de s’aligner sur leurs positions anti-Iran et anti-Frères musulmans, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte avaient décider de rompre toute relation diplomatique et commerciale avec l’émirat  entre juin 2017 et janvier 2021, NDLR) a eu lieu pendant la première présidence Trump. Pour les Qatariens, il convient donc absolument de s’assurer qu’il n’y ait pas de difficultés avec Washington.

Il en résulte qu’à leurs yeux, les dossiers africains en général sont vraiment mineurs, tant en terme de temps que de moyens à y consacrer, et ils ne s’y investissement que si les pays concernés le leur demande. C’est précisément ce qu’il s’est passé dans le cas présent, où il y a eu plusieurs appels du pied des protagonistes, que ce soit de la part de Félix Tshisekedi ou de Paul Kagame. Si tel n’est pas le cas, Doha donne alors la priorité aux dossiers qu’il considère comme les plus stratégiques et les plus proches de ses préoccupations.

RFI

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À la Une

Emmanuel Macron soutient le Pacte social pour la paix en RDC et appelle à la reprise des négociations

by admin9775 20 mars 2025
written by admin9775

Le président français Emmanuel Macron a rencontré, ce mercredi 19 mars à Paris, une délégation de leaders religieux congolais, comprenant des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et des pasteurs de l’Église du Christ au Congo (ECC). Ces derniers sont les initiateurs du Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans la région des Grands Lacs. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations menées par ces leaders religieux auprès des acteurs sociopolitiques nationaux et internationaux pour promouvoir leur initiative de paix.

Un soutien français au Pacte social

Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, a expliqué que la France, en tant qu’acteur clé des Nations Unies et de la diplomatie internationale, était un partenaire essentiel pour leur initiative. « Le président Macron nous a écoutés attentivement, il a partagé nos analyses et est d’accord avec les perspectives présentées dans le guide du Pacte social. Il a promis son soutien dans la mesure du possible », a déclaré Mgr Nshole.

Emmanuel Macron a confirmé son soutien sur son compte X (anciennement Twitter) :
« J’ai reçu une délégation des églises congolaises engagées pour la paix en RDC. J’appuie pleinement leur initiative. Pour dépasser la crise actuelle à l’Est du pays et permettre le rétablissement de la souveraineté congolaise, la France soutient le dialogue. »

Un appel au M23 et à la reprise des négociations

Fort de ce nouveau soutien, après ceux de plusieurs chefs d’État et personnalités politiques africains, les membres du Pacte social ont lancé un appel à la rébellion du M23/AFC, soutenue par le Rwanda, pour qu’elle revienne à la table des négociations. Cet appel fait suite à l’échec des pourparlers de Luanda, où les rebelles avaient refusé de participer à des discussions directes avec le gouvernement congolais.

Mgr Nshole a salué la récente rencontre entre les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame, organisée mardi dernier à Doha sous l’égide de l’Émir du Qatar. « Je crois que le plus urgent, c’est qu’on arrête les combats et qu’on s’engage dans la dynamique. Pour arrêter les combats, nous avons besoin du soutien de plusieurs acteurs, dont le président Macron », a-t-il déclaré.

Il a également appelé les combattants du M23 à ne pas rester dans une posture de refus : « Ce n’est pas un fiasco (échec des négociations de Luanda) ; ils se sont exprimés de cette façon-là pour des raisons qui sont les leurs, mais la dynamique peut bien continuer, c’est notre vœu. »

Un élan diplomatique régional

Emmanuel Macron a également exprimé son soutien aux efforts diplomatiques régionaux, notamment l’initiative qatarie :
« La rencontre entre le Président Tshisekedi et le Président Kagame organisée par l’Émir du Qatar hier à Doha et tous les efforts régionaux vont dans ce sens. Ils doivent se poursuivre. »

Cette déclaration renforce l’espoir d’une reprise des négociations et d’une résolution pacifique du conflit dans l’est de la RDC, où les violences persistent malgré les appels répétés à un cessez-le-feu.

Une lueur d’espoir pour la paix

Le soutien de la France au Pacte social pour la paix, porté par les églises congolaises, marque une étape importante dans les efforts pour stabiliser la région des Grands Lacs. Alors que les combats continuent de faire rage, les initiatives diplomatiques et les appels au dialogue restent plus que jamais nécessaires pour rétablir la souveraineté congolaise et garantir une paix durable.

La Rédaction
CONGO PUB Online

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