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À la Une

À la UneMonde

États-Unis: qui est James Talarico, le séminariste qui redonne foi aux démocrates en terre républicaine?

by admin9775 30 mars 2026
written by admin9775

Sa popularité ne cesse de grimper, au point de mettre en péril l’hégémonie des républicains dans un de leurs bastions. James Talarico a été nommé le 4 mars le candidat démocrate pour les élections de mi-mandat aux États-Unis, espérant ravir un siège de sénateur au Texas. Depuis, ce séminariste de 36 ans au profil atypique s’attire les foudres de ses adversaires.

« Nous voulons qu’il soit crucifié avec le Christ », a lancé Brooks Potteiger, pasteur et conseiller spirituel le plus proche du secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth, lors d’une apparition à un podcast nationaliste chrétien mardi 17 mars. À ses côtés, l’hôte Joshua Hymes rajoute : « Je prie pour que Dieu le tue. En fin de compte, cela signifie tuer son cœur et le faire renaître à une vie nouvelle en Christ. » Le nom de l’épisode et l’objet de leurs attaques ? « James Talarico pense que les chrétiens sont des idiots ».

La réponse du principal intéressé ne s’est pas fait attendre. « Jésus aime. Le nationalisme chrétien tue. Vous pouvez prier pour ma mort, pasteur, mais je vous aime quand même. Je vous aime plus que vous ne pourriez jamais me haïr », a écrit le même jour le candidat démocrate James Talarico dans les réseaux sociaux.

Mais selon Brooks Potteiger, le démocrate a déformé ses propos : « Je n’ai pas appelé à sa mort. J’ai appelé à sa conversion », a-t-il déclaré lors d’un entretien accordé au New York Times, renvoyant à la conversion de Saul de Tarde, devenu ensuite saint Paul. Peu importe l’intention à l’origine de la diatribe, l’épisode l’illustre clairement : le très chrétien James Talarico est la cible principale des attaques républicaines et son nom est dans toutes les bouches aux États-Unis.

« Un accident de l’histoire » ?

Si le Texan de huitième génération semble redonner l’espoir aux démocrates, son profil détonne dans le parti. Ce séminariste presbytérien de 36 ans parle ouvertement de sa volonté de devenir pasteur et met sa foi chrétienne sur le devant de sa campagne – un discours plus habituel chez les républicains.

En 2018, lorsque cet ancien professeur se présentait à un siège au congrès local, il parcourt à pied les 40 kilomètres de sa circonscription… en un jour. Épuisé après ce périple, il est alors dépêché à l’hôpital, où il découvre qu’il est diabétique. Une fois élu, il se bat alors pour limiter les prix de l’insuline. En septembre, il annonce alors sa volonté de briguer un siège au Sénat lors des midterms, s’imposant parmi deux autres candidats démocrates.

« La présence d’un candidat comme lui est un accident de l’histoire, analyse pour RFI Pierre Martin, professeur de sciences politiques à l’université de Montréal et spécialiste de la politique américaine. On ne trouve pas souvent ce genre de démocrates qui, à la fois la capacité de s’exprimer de façon très éloquente et donc de rejoindre une partie de l’électorat qui est conservateur et religieux, tout en tenant un discours qui est compatible avec la [ligne] la plus libérale, voire radicale, de la gauche. » Un profil qui peut donc séduire à droite comme à gauche.

Dans un milieu politique surpolarisé, il est intervenu à de nombreuses reprises sur Fox News et a accordé une interview de deux heures et demie à Joe Rogan, l’un des animateurs de podcast les plus connus au monde. Connu pour ses diatribes et critiqué pour ses théories du complot, ce très conservateur podcaster a été ébloui par James Talarico, le qualifiant de « personne bien » et insistant qu’il devrait se présenter à la présidence.

Lors d’une interview, toujours en podcast, avec l’humoriste Marc Maron, l’ancien président Barack Obama a déclaré de son côté que l’authenticité et l’intégrité de James Talarico étaient remarquables. « C’est quelqu’un de formidable, a-t-il résumé en octobre dernier. Un jeune homme vraiment talentueux. »

Le député texan James Talarico s'adresse à ses partisans lors d'un rassemblement, samedi 16 août 2025, à Wrigley Square, dans le Millennium Park de Chicago.
Le député texan James Talarico s’adresse à ses partisans lors d’un rassemblement, samedi 16 août 2025, à Wrigley Square, dans le Millennium Park de Chicago. AP – Talia Sprague

Un engagement pro-droit à l’avortement fondé sur la Bible

Alors que la religion est pratiquement monopolisée par le camp conservateur, ce très charismatique texan justifie sa ligne politique… par l’Évangile, notamment. « La justice économique est mentionnée 3 000 fois dans nos Écritures, a-t-il déclaré dans l’émission The Ezra Klein Show. On n’en trouve aucune trace dans le nationalisme chrétien ni chez la droite religieuse », regrette-t-il. « Le vrai combat, dans ce pays, ce n’est pas la gauche contre la droite. C’est le haut contre le bas », déclare-t-il encore, appelant à réformer le système fiscal – trop avantageux pour les classes favorisées –, à mettre en place un système de santé universel et à ouvrir des crèches publiques.

Lorsque le pasteur Brooks Potteiger l’accuse d’être un « tueur de bébés », il défend bec et ongles le droit à l’avortement en pointant vers un passage biblique où l’ange Gabriel visite Marie, avant la conception de Jésus. « L’ange descend et demande à Marie si c’est ce qu’elle souhaite, et elle répond : « Si telle est la volonté de Dieu, qu’il en soit ainsi », avait expliqué James Talarico à Joe Rogan. Pour moi, c’est une affirmation, dans l’un de nos récits les plus fondamentaux, que la création doit se faire avec le consentement. »

« Judo politique »

Quand les évangélistes s’acharnent contre les personnes LGBTQ+, il affirme, de manière presque provocatrice, que « Dieu est non binaire », renvoyant à une affirmation également présente dans d’autres textes sacrés. « Les nationalistes chrétiens se promènent avec la bouche pleine de citations bibliques et le cœur rempli de haine, tacle-t-il. Ce qui se rapproche le plus du royaume des cieux, c’est une démocratie multiraciale et multiculturelle. » 

Il rappelle alors qu’être chrétien, c’est avant tout « aimer son prochain », qui qu’il soit. D’où son « je vous aime » à Brooks Potteiger. « Un de ses talents, c’est de pratiquer une sorte de judo politique, poursuit Pierre Martin. Il utilise l’agressivité de ses adversaires pour la retourner à son avantage. Lorsqu’on l’aborde de façon agressive, voire violente, il désamorce sans donner une réplique agressive, comme avec Brooks Potteiger. »

Pas de victoire démocrate au Texas depuis 1988

Il a beau susciter un engouement inédit, le natif d’Austin a encore beaucoup à surmonter avant de crier victoire. La dernière fois où le Texas a envoyé un démocrate au Sénat, c’était en 1988 – un an avant la naissance de James Talarico. À l’échelle de l’État, le Texas représente la plus longue période de disette électorale pour les démocrates de tout le pays, selon le magazine Time.

Mais les démocrates n’avaient pas eu de candidat comme James Tallarico depuis longtemps, leur permettant d’atteindre des électeurs de bords diamétralement opposés. « Il a une chance réelle, résume Pierre Martin, les derniers sondages lui donnent un cheveu d’avance : un, deux ou trois points maximum. »

« Ce qui va vraiment déterminer l’élection au Texas sera d’abord la capacité des deux partis à mobiliser leur base, poursuit l’expert. L’espoir démocrate vient également des changements démographiques dans cet État. La mobilité interne américaine y a amené de nouveaux électeurs, qui sont moins sensibles aux traditions texanes, ainsi que l’urbanisation »,poursuit-il.

Autre facteur démographique, la population hispanophone et latino qui avait majoritairement voté pour Donald Trump en 2024 pourrait, au contraire, sanctionner le camp républicain. Et ce pour les mêmes raisons. « Les mesures qui ont été prises par la police de l’immigration sont allées bien au-delà des attentes et la population hispanophone a vraiment réagi très négativement à la façon dont l’administration Trump s’y est prise pour faire sa « mode »des déportations de masse. C’est le cas pour l’ensemble du pays, mais aussi pour le Texas », explique Pierre Martin.

Selon l’expert, l’autre grand enjeu des midterms est le coût de la vie et l’inflation. La thématique, « qui avait aidé Donald Trump en 2024 », risque cette fois-ci « de s’opérer dans le sens opposé » : « Les gens sont très insatisfaits de l’état de l’économie, donc cela peut créer une vaguelette à l’échelle du pays. Puis dans des États comme le Texas, où les marges de victoire sont toujours relativement serrés et avec des enjeux défavorables aux républicains », cela peut ouvrir la voie à une victoire démocrate.

« Reflet d’un mouvement qui ferait gagner d’autres », voire le Sénat

Alors qu’il s’est attiré une visibilité nationale, bien au-delà de son Texas natal, James Tallarico ouvrira-t-il la voie à d’autres espoirs, voire des victoires dans tout le pays ? « Il va devenir une partie importante de la campagne nationale en 2026, parce qu’il va aider les autres candidats au Congrès à rassurer l’électorat centriste, voire au-delà », prédit Pierre Martin.

Et en cas de basculement de la chambre haute, « la gouvernance de Donald Trump deviendrait beaucoup plus difficile, car le Sénat a le pouvoir d’enclencher des commissions d’enquête ou des appareils de surveillance de l’exécutif », ce qui pourrait déclencher de véritables crises institutionnelles.

Mais le chemin est encore long jusqu’aux midterms, le 3 novembre. Le candidat démocrate comprend clairement la tâche qui l’attend et les conséquences nationales de sa campagne, comme il l’a signalé lors de son discours de victoire de la primaire démocrate : « Nous ne cherchons pas simplement à remporter une élection. Nous cherchons à transformer en profondeur notre vie politique. Et cela marche. »

RFI

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30 mars 2026 0 comments
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À la UneProvince

Est de la RDC : mouvements d’armes vers le Rwanda et signaux contradictoires autour d’un retrait militaire

by admin9775 30 mars 2026
written by admin9775

La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo reste marquée par une forte confusion, entre mouvements d’armes, retraits de troupes et déclarations divergentes des acteurs impliqués.

Selon plusieurs sources locales, un important convoi militaire a été observé samedi 28 mars à la frontière congolo-rwandaise de Kabuhanga, en territoire de Nyiragongo (Nord-Kivu). Des engins et munitions en provenance des axes de Rutshuru et Lubero auraient traversé vers le Rwanda.

Parmi le matériel aperçu figureraient des camions transportant des lance-roquettes multiples, communément appelés « 48 tubes », ainsi que des véhicules de type Kamaz, des jeeps chargées de munitions et des blindés. Certaines sources évoquent la possibilité que ces équipements proviennent des Forces armées de la République démocratique du Congo, notamment après leur capture lors de la prise de Goma en janvier 2025 par les rebelles du M23, soutenus selon Kinshasa par Kigali.

Des retraits signalés sur plusieurs fronts

Parallèlement, des mouvements de retrait attribués aux forces rwandaises ont été signalés dans plusieurs localités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment à Pitakongo, Bunyatenge (territoire de Lubero) et Minova (territoire de Kalehe).

Dans le territoire de Walikale, les groupes d’autodéfense dits wazalendo auraient pris le contrôle de plusieurs villages, dont Mpeti, après le retrait des rebelles vers des positions plus reculées comme Buleusa et Miriki.

Selon une source au sein de la rébellion, ce repli pourrait atteindre une profondeur d’environ 30 kilomètres, dans le cadre de mesures de confiance visant à favoriser un climat de désescalade.

Des versions contradictoires au sein du M23

Ces mouvements sont toutefois interprétés différemment par les responsables rebelles. Le maire de Goma, Katembo Ndalieni, a évoqué une désescalade concertée : « les FARDC vont reculer de 30 km et nous allons également reculer de 30 km », en lien avec des négociations en cours.

À l’inverse, le gouverneur rebelle du Nord-Kivu, Bahati Musanga, a minimisé la portée de ces mouvements, les qualifiant de simple rotation des troupes. Une position relayée par son entourage, notamment Manzi Willy.

Ces divergences traduisent un malaise interne au sein du M23. Certains cadres exprimeraient des inquiétudes quant à leur avenir, redoutant un désengagement militaire sans garanties.

Le porte-parole du gouverneur rebelle, Kambere Lumumba, a lui-même laissé transparaître ce climat d’incertitude en déclarant : « Certains n’aiment pas vraiment la paix. Ils veulent nous voir souffrir dans les camps de réfugiés ».

Soulagement prudent des populations

Sur le terrain, ces retraits partiels sont accueillis avec un certain soulagement par les populations locales. Des scènes de liesse ont été signalées notamment à Uvira (Sud-Kivu), à Kipese (Lubero) et dans certaines zones de Walikale.

Mais malgré ces signes encourageants, l’opacité entourant les mouvements de troupes et les contradictions entre acteurs militaires entretiennent une forte incertitude sur l’évolution réelle de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSport

Mondial 2026 : la RDC à 90 minutes d’un rêve historique face à la Jamaïque

by admin9775 28 mars 2026
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L’heure de vérité approche pour les Équipe de la RDC de football. La République démocratique du Congo affronte la Jamaïque ce mardi 31 mars à Guadalajara, au Mexique, en finale des barrages intercontinentaux de la Coupe du monde de la FIFA 2026.

À la clé, une qualification historique pour la phase de groupes, 52 ans après l’unique participation congolaise en 1974.

Un duel décisif à Guadalajara

La rencontre se jouera au stade Akron, dans un format à match unique qui rend l’issue particulièrement incertaine. Le vainqueur rejoindra le groupe K du Mondial, aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan.

Les Reggae Boyz ont validé leur billet pour cette finale en battant la Nouvelle-Calédonie (1-0), confirmant leur solidité, même si leur prestation a laissé entrevoir certaines limites.

Une RDC en confiance

De leur côté, les hommes de Sébastien Desabre arrivent avec des certitudes. Leur victoire (2-0) face aux Bermudes en match amical a renforcé la confiance du groupe.

Portés par une dynamique positive, les Léopards peuvent s’appuyer sur une cohésion renforcée depuis la CAN 2024, d’une bonne forme physique, avec davantage de repos que leur adversaire et d’un effectif composé de cadres évoluant en Europe

En défense, le leadership de Chancel Mbemba sera crucial pour contenir les offensives rapides jamaïcaines.

Un adversaire rapide et imprévisible

La Jamaïque, bien que moins bien classée au classement FIFA, reste une équipe dangereuse, notamment grâce à la vitesse de ses joueurs, majoritairement basés en Angleterre. Son jeu offensif et direct pourrait poser des problèmes à la défense congolaise.

Sur le papier, la RDC semble légèrement favorite, avec environ 60 % de chances de qualification, mais le contexte d’un match unique sur terrain neutre laisse place à toutes les surprises.

Au-delà du football, un choc culturel

Cette rencontre dépasse le cadre sportif. Elle oppose deux nations riches culturellement : la RDC, berceau de la rumba africaine, et la Jamaïque, terre du reggae popularisé par Bob Marley.

Mais sur la pelouse, seule comptera la performance.

Un rendez-vous avec l’histoire

À 90 minutes ou plus d’un retour en Coupe du monde, la RDC joue bien plus qu’un match : une page de son histoire footballistique.

Face à la Jamaïque, les Léopards ont l’opportunité de transformer un parcours héroïque en qualification historique et de faire vibrer tout un peuple.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Les États membres de la CPI divisés au sujet du procureur, visé par une enquête

by admin9775 28 mars 2026
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Le sort du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, reste toujours incertain. Dans un rapport confidentiel remis à des États membres de la CPI le 9 mars, trois juges le dédouanent d’inconduite sexuelle envers une employée de son bureau.

« Il n’y a pas de preuve suffisante pour soutenir une conclusion d’inconduite »de Karim Khan« au-delà du doute raisonnable »,écrivent trois juges indépendants de la CPI.

Les conclusions de ces juges sont basées sur une enquête de l’ONU, explique notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas. Et les trois magistrats critiquent âprement la qualité de cette enquête qui, selon eux, laisse intacts deux récits « diamétralement opposés » de Karim Khan et de la plaignante, et n’apporte pas la preuve d’une culpabilité du procureur.

Cette affaire empoisonne la CPI depuis bientôt deux ans. Karim Khan avait dû se mettre en retrait de son poste en mai 2025, le temps de l’enquête. À La Haye, les États se divisent sur les suites à donner à l’affaire.

Les deux rapports sont désormais entre les mains des 21 États qui forment le bureau de l’Assemblée. Ils ont jusqu’au 8 avril pour décider, de préférence par consensus. Si, selon plusieurs sources, la majorité souhaite admettre les conclusions des trois magistrats, d’autres veulent empêcher le retour du procureur à la Cour et procéder à son remplacement.  

Cette affaire complique un peu plus la situation de la CPI, sous menace de nouvelles sanctions de l’administration Trump, alors que les États-Unis demandent l’annulation des mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahu et l’ex-ministre de la Défense Yoav Gallant, émis en novembre 2024. Quelques semaines plus tôt, les accusations contre Karim Khan étaient divulgués.

RFI

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À la UneSociété

Sécurité : l’Union européenne met fin au financement du déploiement militaire rwandais au Mozambique

by admin9775 28 mars 2026
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L’Union européenne a décidé de ne plus financer le déploiement militaire du Rwanda au Mozambique, mettant ainsi un terme aux discussions visant à renouveler, pour une troisième fois, un soutien estimé à 20 millions d’euros.

Depuis 2021, les forces rwandaises étaient engagées dans la province de Cabo Delgado, en appui aux autorités mozambicaines dans la lutte contre des groupes djihadistes responsables d’une insécurité persistante dans cette région riche en ressources gazières.

Si l’Union européenne réaffirme son engagement en faveur de la stabilité et de la sécurité au Mozambique, elle exclut désormais tout nouveau financement direct de cette mission militaire rwandaise.

Cette décision intervient dans un contexte régional et international sensible, marqué notamment par les tensions autour du rôle du Rwanda dans les conflits sécuritaires en Afrique, en particulier dans l’est de la République démocratique du Congo.

Elle pourrait ainsi redéfinir les modalités de coopération sécuritaire entre Bruxelles, Kigali et Maputo, tout en soulevant des interrogations sur l’avenir des opérations de stabilisation à Cabo Delgado sans ce soutien financier européen.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Coupe du monde 2026 : la FIFA introduit de nouvelles règles pour accélérer le jeu

by admin9775 27 mars 2026
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Le football international s’apprête à connaître une évolution notable. En vue de la Coupe du monde de la FIFA 2026, la FIFA a validé une série de nouvelles règles visant à rendre le jeu plus fluide et à limiter les pertes de temps, avec pour objectif d’augmenter le temps de jeu effectif.

Des remplacements désormais chronométrés

Parmi les principales innovations, les remplacements seront strictement encadrés. Les joueurs sortants devront quitter la pelouse en 10 secondes maximum. En cas de non-respect de ce délai, le remplaçant devra attendre une minute avant d’entrer en jeu, laissant son équipe temporairement en infériorité numérique.

Remises en jeu accélérées

Autre changement important : les remises en jeu devront être effectuées en 5 secondes. Si ce délai est dépassé, la possession sera automatiquement accordée à l’équipe adverse. Une mesure destinée à maintenir un rythme élevé et à réduire les interruptions volontaires.

Encadrement des blessures

La FIFA s’attaque également aux simulations et aux arrêts abusifs. Désormais, tout joueur recevant des soins sur le terrain devra rester en dehors du jeu pendant au moins une minute avant de pouvoir revenir, sauf cas exceptionnels.

Une VAR élargie

L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) verra aussi son champ d’action étendu. Elle pourra intervenir non seulement sur les situations habituelles, mais aussi sur les deuxièmes cartons jaunes et certaines décisions liées aux corners en cas d’erreur manifeste.

Vers un football plus dynamique

Avec ces nouvelles dispositions, la FIFA ambitionne de proposer un tournoi plus dynamique, plus équitable et plus spectaculaire. L’objectif est clair : maximiser le temps de jeu réel et améliorer la qualité des décisions arbitrales lors de la prochaine Coupe du monde de la FIFA 2026.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Kinshasa : indignation après des violences sur une patiente à l’hôpital de Kinkole, un médecin interpellé

by admin9775 27 mars 2026
written by admin9775

Un grave scandale secoue le secteur de la santé en République démocratique du Congo après la révélation d’actes de violence physique et psychologique infligés à une patiente à l’Hôpital Général de Référence de Kinkole, à Kinshasa.

Dans un communiqué publié le 26 mars 2026, le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale s’est dit profondément indigné à la suite d’un rapport de l’Inspection générale de la santé confirmant les faits. Une patiente aurait été agressée par un membre du personnel médical lors de sa prise en charge, dans des circonstances jugées particulièrement graves.

Selon plusieurs témoignages, le médecin mis en cause, identifié comme David Balangakayi, aurait frappé une femme en salle d’accouchement après que celle-ci a refusé d’être filmée, alors qu’elle se trouvait en situation de vulnérabilité. La diffusion des images sur les réseaux sociaux a amplifié l’indignation, en raison de l’atteinte flagrante à la dignité de la victime.

Vives réactions des autorités et de la société civile

La commissaire nationale aux droits de la femme et de l’enfant à la Commission nationale des droits de l’homme, Gisèle Kapinga, a dénoncé des faits « inadmissibles » et appelé à une réaction urgente des autorités.

La Première ministre Judith Suminwa a également condamné des actes « profondément choquants et totalement inacceptables », insistant sur le fait qu’aucune circonstance ne peut justifier de telles violences dans un établissement de santé.

De son côté, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, Christian Bosembe, s’est dit « profondément outré », dénonçant une atteinte grave à la dignité humaine et aux principes fondamentaux de l’éthique médicale. Il a également mis en garde contre la diffusion répétée des images, appelant à respecter la dignité de la victime.

Réponse des autorités : sanctions et enquêtes en cours

En réaction, le ministère a annoncé une série de mesures immédiates. Le dossier a été transmis à la justice et le Conseil de l’Ordre des médecins a été saisi pour des sanctions disciplinaires. Une inspection extraordinaire de l’hôpital ainsi qu’un audit national des pratiques médicales ont été lancés.

Le personnel impliqué a été suspendu à titre préventif. Par ailleurs, David Balangakayi a été interpellé par la police judiciaire, marquant une étape clé dans la procédure.

Les autorités ont également annoncé la mise en place d’un dispositif national unifié de gestion des plaintes dans le secteur de la santé, afin de renforcer la transparence et prévenir de tels abus.

Un rappel à l’éthique médicale

Cette affaire relance le débat sur le respect de l’éthique dans les structures sanitaires en République démocratique du Congo. Les autorités insistent sur le fait que chaque patient a droit à des soins dignes, dans le respect strict des droits humains.

Le principe fondamental « Primum non nocere » d’abord, ne pas nuire apparaît ici comme gravement violé, dans un dossier qui continue de susciter une vive émotion à travers le pays.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

ONU : Kigali nie toute implication en RDC, Washington exige le retrait des troupes rwandaises

by admin9775 26 mars 2026
written by admin9775

Lors d’une séance du Conseil de sécurité des Nations unies tenue ce jeudi 26 mars, le représentant du Rwanda a une nouvelle fois rejeté toute implication de son pays dans le conflit armé qui secoue l’est de la République démocratique du Congo.

« Le conflit armé dans l’est de la RDC n’est pas de notre fait », a-t-il déclaré, reprenant la position officielle de Kigali. Une ligne contestée par plusieurs rapports d’experts de l’ONU, qui ont documenté un soutien militaire rwandais au mouvement rebelle AFC/M23, actif notamment dans le Nord-Kivu, où il contrôle des zones stratégiques, dont la ville de Goma.

Les États-Unis haussent le ton

Présidant la session, un haut responsable américain a insisté sur l’urgence de la situation humanitaire et sécuritaire dans la région. Sous l’impulsion du président Donald Trump, Washington met en avant les accords de Washington comme une avancée vers la désescalade.

Les États-Unis ont toutefois adopté un ton ferme, appelant au « retrait immédiat » des troupes rwandaises du territoire congolais, ainsi qu’au respect strict de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.

Dans le même temps, Washington a souligné les engagements de Kinshasa, notamment celui de neutraliser les Forces démocratiques de libération du Rwanda dans les zones sous son contrôle, considérées comme un facteur clé des tensions régionales.

Des positions toujours irréconciliables

De son côté, Kinshasa continue de dénoncer une agression directe, exigeant un retrait inconditionnel des forces rwandaises. Ces échanges au sein du Conseil de sécurité illustrent une nouvelle fois la profondeur des divergences entre les parties, malgré les initiatives diplomatiques en cours.

Dans un contexte marqué par une crise prolongée et des millions de civils affectés, la communauté internationale tente de maintenir la pression pour favoriser une désescalade, alors que la stabilité de toute la région des Grands Lacs reste en jeu.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

RDC : la guerre à l’Est pèse lourdement sur les finances publiques

by admin9775 26 mars 2026
written by admin9775

La dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo a eu un impact significatif sur les équilibres budgétaires du pays, selon les dernières données disponibles.

Les dépenses de défense ont ainsi fortement augmenté, triplant en une année pour atteindre 3,4 % du PIB en décembre 2025. Cette hausse s’explique par l’intensification des opérations militaires face à l’insécurité persistante, notamment liée aux activités des rebelles du M23. Dans ce contexte, le gouvernement a également procédé au doublement de la rémunération des militaires et des policiers, afin de renforcer leur moral et de limiter les risques de défection.

Un déficit budgétaire en hausse

Cette pression sécuritaire a directement affecté les finances publiques. Le déficit budgétaire global est passé de 1,9 % du PIB en 2024 à environ 2,9 % en 2025. Cette dégradation résulte à la fois de l’augmentation des dépenses de sécurité et de la masse salariale publique, mais aussi de la baisse des recettes fiscales dans les zones affectées par le conflit.

La masse salariale de l’État a progressé de 0,6 point pour atteindre 4,9 % du PIB, représentant désormais près d’un tiers des dépenses totales.

Des recettes en baisse dans les zones en conflit

Les pertes de recettes sont également notables. La fermeture temporaire de plusieurs bureaux de l’administration fiscale dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, combinée au ralentissement de l’activité économique, y compris à Kinshasa, a entraîné un manque à gagner estimé à environ 0,5 % du PIB.

Des mesures d’austérité pour contenir la pression

Face à ces contraintes, les autorités ont mis en place des mesures d’ajustement budgétaire. Celles-ci ont permis de générer des économies équivalentes à 0,5 % du PIB, notamment à travers la réduction des dépenses en biens et services, une baisse de 20 % des salaires des hauts fonctionnaires, ainsi que la diminution de certains transferts et subventions.

Une priorité sécuritaire confirmée pour 2026

Dans le budget 2026, la priorité accordée à la sécurité se confirme. Les dépenses liées aux opérations sécuritaires et humanitaires sont estimées à 2,5 % du PIB, soit environ 12,3 % des dépenses totales. Le secteur de la sécurité représente à lui seul 15 % du budget sectoriel global.

Ces chiffres illustrent le coût élevé de la guerre pour l’économie congolaise, dans un contexte où la stabilité sécuritaire demeure un préalable essentiel au redressement économique et à la mobilisation des ressources publiques.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : guerre ouverte à l’AFDC-A, la direction officielle rejette la destitution de Bahati et annonce des poursuites

by admin9775 26 mars 2026
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La crise interne au sein de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et de sa plateforme alliée AFDC-A prend une nouvelle tournure. Dans un communiqué publié mercredi 25 mars 2026, le secrétariat général du parti a rejeté catégoriquement la destitution de son autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo, et annoncé des poursuites judiciaires contre les auteurs de cette initiative.

Selon le document, les individus ayant signé le communiqué suspendant Modeste Bahati Lukwebo sont « sans qualité » et n’engagent en rien le parti. Le secrétariat général insiste sur le fait que seules les instances régulièrement constituées et les responsables dûment mandatés sont habilités à prendre des décisions au nom de l’AFDC.

« Toute initiative contraire constitue une violation flagrante des textes fondamentaux et des règles de fonctionnement interne », précise le communiqué, appelant les membres du parti à la vigilance, à la discipline et au respect strict des statuts.

Dans la foulée, l’AFDC a réaffirmé sa loyauté envers le président Félix Tshisekedi ainsi que son soutien à son leader Modeste Bahati Lukwebo, accentuant davantage la fracture interne.

Une destitution contestée et une direction parallèle

Cette réaction intervient après l’annonce, le même jour à Kinshasa, de la destitution de Modeste Bahati Lukwebo par un groupe de cadres du regroupement. Ces derniers avaient mis en place un comité de crise et désigné Clovis Otto Bahizi comme coordonnateur intérimaire chargé de conduire la transition jusqu’à un congrès.

Clovis Otto Bahizi avait alors pris ses distances avec l’autorité morale, le qualifiant d’« ancien » leader du mouvement, entérinant une rupture spectaculaire au sommet de cette formation politique.

Un parti désormais divisé en deux camps

Avec cette contre-offensive du secrétariat général, l’AFDC-A apparaît désormais profondément divisée entre deux camps rivaux, chacun revendiquant la légitimité de la direction du parti.

D’un côté, les frondeurs dénoncent une gestion opaque, un manque de concertation et des pratiques de népotisme attribuées à Modeste Bahati Lukwebo. De l’autre, les fidèles du sénateur parlent d’une manœuvre illégitime, voire d’une « mise en scène » politique.

Cette escalade judiciaire et politique ouvre une période d’incertitude pour l’avenir de l’AFDC-A, acteur clé de la majorité au pouvoir en République démocratique du Congo, alors que les tensions internes risquent de redessiner les équilibres au sein de la coalition gouvernementale.

Par Pascal Kabeya
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