L’ancien président de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Constant Omari Selemani, a vivement critiqué la gouvernance de la FIFA et appelé son président, Gianni Infantino, à « démissionner ou solliciter un vote de confiance ».
Dans un entretien accordé au quotidien français Le Monde, publié le mercredi 5 août, le membre honoraire du Conseil de la FIFA estime que l’instance dirigeante du football mondial traverse une période qui nécessite une remise en question de son leadership.
Constant Omari exhorte également les dirigeants africains à adopter une position plus affirmée au sein de la FIFA.
Omari a estimé que la crise actuelle de la FIFA était une crise de confiance interne et non exogène, contrairement à celle de 2015 qui avait été provoquée par une intervention judiciaire américaine. Selon lui, Infantino avait fragilisé son autorité en abandonnant son projet controversé de créer une société commerciale, bâtie pour ses propres intérêts et ceux de la famille régnante américaine, ce qui a provoqué la réaction hostile de trois confédérations continentales
« Les dirigeants africains du football doivent ouvrir les yeux et les bons », a-t-il déclaré, estimant que le continent ne peut plus rester simple spectateur des décisions prises au sommet de l’organisation.
Selon lui, les responsables du football africain doivent repenser leur rôle dans la gouvernance mondiale du football et défendre davantage les intérêts du continent.

Constant Omari a également accusé Infantino de « faire main basse » sur la CAF et l’Afrique, privant les membres du comité exécutif de leur indépendance et influençant les élections internes, notamment l’ascension de Patrice Motsepe à la tête de la CAF. Il a qualifié l’Italo‑Suisse de « grand manitou » qui décide aussi des élections continentales et de « guillotine » suspendue au‑dessus des dirigeants africains
Cette prise de position intervient dans un contexte délicat pour Gianni Infantino. Elle fait notamment suite à l’abandon, le 1er août, de son projet de création d’une société commerciale destinée à gérer certaines activités de la FIFA, une décision qui a ravivé les critiques sur sa gouvernance.
À travers cette sortie médiatique, Constant Omari relance le débat sur l’avenir de la gouvernance de la FIFA et invite les fédérations africaines à jouer un rôle plus actif dans les réformes de l’institution.
Par Marius Bopenga
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