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À la Une

À la UneMonde

France: manifestations non syndicales interdites, Emmanuel Macron va recevoir les organisations étudiantes

by admin9775 23 octobre 2026

Après les manifestations du 17 octobre, Emmanuel Macron a indiqué que seules les manifestations syndicales seront tolérées samedi 24 octobre, alors qu’une nouvelle journée de mobilisation a été annoncée. À Paris, le couvre feu en place dans certains secteurs de la ville est reconduit jusqu’au lundi 26 octobre. Le président recevra les organisations lycéennes ce vendredi 23 octobre, à 15h, à l’Élysée.

Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi 24 octobre, sur des tracés qui protégeront « les commerces et les bâtiments publics », a indiqué ce jeudi Emmanuel Macron.

« Pour ce qui est des prochains jours, et en particulier de samedi, la recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira », a annoncé le chef de l’État à l’issue d’une réunion avec les services de renseignement, accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation du 17 octobre.

Emmanuel Macron recevra les organisations étudiantes ce vendredi

Jeudi soir, l’Élysée a également annoncé que le président Emmanuel Macron recevra des « lycéens et des représentants d’organisations lycéennes » vendredi à 15h afin d’« écouter leurs revendications et inquiétudes ». Le soir du 18 octobre, dans son allocution, le chef de l’État avait souhaité que la jeunesse soit « autour de la table », pour « construire ensemble des solutions », en indiquant que le Premier ministre les réunirait « dans les prochains jours », sans préciser de date.

Plus tôt ce jeudi, le chef de l’État avait annoncé que le Premier ministre Sébastien Lecornu réunirait lundi 26 octobre les organisations « lycéennes, étudiantes, enseignantes, syndicales, patronales, les collectivités territoriales et les parlementaires pour que le dialogue et le travail se poursuivent sur les demandes et les revendications légitimes, en particulier pour notre jeunesse ». Les organisations étudiantes avaient indiqué regretter que le rendez-vous arrive tardivement. 

Des manifestations déjà interdites ce jeudi

Une première manifestation prévue dès ce jeudi après-midi à Paris, entre la Pitié-Salpétrière et Bastille, a déjà été interdite par un arrêté de la préfecture de police, alors qu’elle était déclarée par Interfac Île-de-France, qui se présente comme l’assemblée générale des étudiants des facultés franciliennes.

La justice administrative a finalement suspendu en urgence cet arrêté, alors que les membres de l’Interfac se rendaient progressivement au lieu de rendez-vous de la manifestation. « Ce qu’il y a(vait) derrière cette interdiction de manifestation, c’est une tentative de toucher au droit même de manifester. Donc on s’est donné les moyens de contester ça, parce qu’on ne veut pas se laisser faire », a réagi auprès de l’AFP Coppélia Moreau, membre de l’Interfac.

Jeudi matin, des étudiants ont tenté de bloquer l’accès de Sciences Po Paris, mais ils ont rapidement été dispersés par la police. À Lyon aussi, la préfecture du Rhône a interdit des manifestations de lycéens et d’étudiants ce jeudi.

Manifestations interdites samedi à Marseille, Montpellier et Nice

Toutes les manifestations, déclarées ou non déclarées, seront notamment interdites samedi à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône « pour des raisons évidentes de sécurité et de disponibilité des forces de sécurité intérieure », a annoncé ce jeudi la préfecture du département. Invoquant « les pillages, dégradations et actes de vandalisme » survenus le week-end dernier, la préfecture annonce également dans un communiqué que les transports en commun seront suspendus de samedi, 5h, à dimanche, 5h, dans l’agglomération marseillaise.

Par ailleurs, le couvre-feu actuellement en vigueur pour les mineurs dans l’hypercentre de la ville et certaines zones commerciales va être élargi aux majeurs pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi. Dans les rues de la cité phocéenne, on s’inquiète de l’interdiction de manifester, considéré par beaucoup comme un droit fondamental. 

À Marseille, l’inquiétude des habitants face à l’interdiction des manifestationsSophie Bourlet

Pour préparer cette journée de samedi, Emmanuel Macron réunira un conseil de défense vendredi matin, où seront prises « des décisions supplémentaires ».

À Montpellier, une manifestation déclarée en préfecture pour samedi a été finalement interdite et les tramways ne circuleront pas. « Les rassemblements et attroupements » seront par ailleurs interdits dans le centre de Montpellier samedi entre 8h et 22h sur un périmètre élargi, a ajouté la préfecture de l’Hérault. Un couvre-feu concernera en outre les mineurs non accompagnés dans les centres-villes de Montpellier et de Béziers vendredi et samedi soir.

Nice, la cinquième ville de France, a également interdit « tous les regroupements et manifestations revendicatives » samedi dans le centre-ville. Le préfet des Alpes-Maritimes rappelle qu’un couvre-feu est en vigueur depuis lundi pour les mineurs, à partir de 21h jusqu’à 6h du matin.

Couvre-feu reconduit à Paris, plusieurs musées fermés samedi

À Paris, le couvre-feu est reconduit dans les périmètres de la place de la République et des Halles chaque nuit de 23h à 6h jusqu’à lundi matin, une mesure en vigueur depuis les violences et pillages du week-end, selon un arrêté de la préfecture de police publié jeudi. La préfecture de police a également de nouveau accompagné cet arrêté d’une interdiction visant « tout rassemblement non déclaré » dans la soirée et la nuit de jeudi à vendredi, notamment autour de l’Élysée, de l’Assemblée nationale, du Sénat, de l’avenue des Champs-Élysées ou encore des gares. Les deux interdictions valent pour les majeurs et les mineurs.

Les musées parisiens du Louvre, d’Orsay, Picasso et le Grand Palais seront exceptionnellement fermés samedi en raison des manifestations prévues dans la capitale française, a annoncé jeudi le ministère de la Culture dans un communiqué.

En vue de cette nouvelle journée de mobilisation nationale, le ministère appelle également « l’ensemble des établissements placés sous sa tutelle » à prendre toutes les mesures pour assurer « la sécurité des visiteurs », « la protection des agents » et « la préservation des oeuvres ».

Le président jette la faute sur « des actes séditieux » par l’« ultragauche »

Revenant sur les violences du 17 octobre et reconnaissant « des défauts d’anticipation, des éléments de surprise », Emmanuel Macron a dénoncé « des actes politiques et même séditieux qui ont été conduits par des groupes organisés d’ultragauche qui visent à faire tomber la République ».

Des actes politiques, et même séditieux, conduits par des groupes organisés d’ultragauche qui visent à faire tomber la République

Le président français Emmanuel Macron s’exprime après le Conseil de Sécurité

« C’est ce qui est assumé par ces derniers, avec une extrême dangerosité, une très grande violence et une planification. Et à côté de cela des actes de délinquance sur lesquels nous devons aussi avoir la plus grande dureté mais qui ne sont pas de la même nature », a-t-il souligné. « Il y a eu plusieurs milliers de gardes à vue, plusieurs centaines de personnes incarcérées, le travail va se poursuivre, mais c’est la plus grande sévérité qui a été demandée à juste titre par le garde des Sceaux au parquet », s’est-il félicité.

RFI

16 Vues
23 octobre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Simon Mboso Kiamputu, ancien ministre de l’Industrie, est décédé à 77 ans

by admin9775 23 octobre 2026

La République démocratique du Congo est en deuil après le décès de Simon Mboso Kiamputu, ancien ministre de l’Industrie et figure de l’administration publique congolaise. Ce grand serviteur de l’État est décédé le mercredi 21 octobre 2026 à Kinshasa, à l’âge de 77 ans.

Né le 22 juin 1949 à Kimpemba, Simon Mboso Kiamputu était originaire du secteur de Mfidi-Malele, dans le territoire de Madimba, au Kongo-Central. Son parcours professionnel, marqué par des responsabilités dans l’administration, le commerce extérieur, les institutions publiques et la politique, l’a conduit à collaborer avec plusieurs hauts responsables de l’État, notamment Léon Kengo wa Dondo.

Une formation en sciences commerciales et industrielles

Simon Mboso Kiamputu effectue ses études primaires à l’Armée du Salut, à Matete, à Kinshasa, puis ses études secondaires au Collège Albert 1er, aujourd’hui connu sous le nom de collège Boboto, en 1968.

Entre 1968 et 1973, il poursuit des études supérieures à l’UNAZA, campus de Kinshasa, où il obtient une licence en sciences commerciales et industrielles.

Il entame ensuite sa carrière professionnelle à l’Union zaïroise de banques (UZB), où il exerce comme chef de service. En 1974, il rejoint le Centre zaïrois du commerce extérieur, avant d’occuper différentes fonctions de direction au Centre de commerce international du Zaïre (CCIZ), notamment celles de directeur, de directeur général et de directeur de la promotion.

Un parcours marqué par de hautes responsabilités publiques

Entre 1979 et 1981, Simon Mboso Kiamputu est appelé à travailler dans les cabinets ministériels. Il est notamment chef de cabinet de Kiakwama kia Kiziki, alors commissaire d’État à l’Économie, à l’Industrie et au Commerce extérieur, puis d’Emony Mondanga, chargé du Commerce extérieur.

En 1981, il est nommé représentant permanent adjoint auprès de la Communauté économique européenne à Bruxelles.

De retour au Zaïre en 1982, il rejoint le cabinet de Léon Kengo wa Dondo, où il exerce les fonctions de conseiller principal et de chef du staff économique. Il devient ensuite son chef de cabinet lorsque Kengo est nommé commissaire d’État aux Affaires étrangères, puis président de la Cour des comptes.

En novembre 1988, à la suite du retour de Léon Kengo wa Dondo à la tête du gouvernement, Simon Mboso Kiamputu est de nouveau nommé directeur de cabinet, fonction qu’il occupe jusqu’au 4 mai 1990.

Un engagement dans les institutions et le secteur économique

Parallèlement à ses responsabilités administratives, Simon Mboso Kiamputu s’engage en politique au sein du Parti démocrate et social chrétien (PDSC), dont il devient secrétaire national.

Son parcours comprend également plusieurs fonctions de gestion et d’administration. Il est notamment administrateur et secrétaire du conseil d’administration de l’Université du Bas-Zaïre, administrateur général de la SOGEDIC et de Smits Engineering, ainsi qu’administrateur de la Chambre de commerce et d’industrie franco-zaïroise.

Ces responsabilités témoignent de son implication dans les secteurs public, universitaire et économique.

Du Parlement au gouvernement

En juillet 2003, Simon Mboso Kiamputu est désigné député sur la liste du Mouvement de libération du Congo (MLC). En juillet 2006, il est élu député national sur la liste de l’Alliance pour le renouveau du Congo (ARC), le parti d’Olivier Kamitatu, dans le territoire de Madimba.

Le 5 février 2007, il fait son entrée au gouvernement d’Antoine Gizenga comme ministre de l’Industrie. Il conserve ce portefeuille lors du remaniement du 25 novembre 2007, avec l’ajout des attributions relatives aux Petites et Moyennes Entreprises.

Le 26 octobre 2008, il est reconduit au ministère de l’Industrie dans le gouvernement dirigé par Adolphe Muzito.

Avec la disparition de Simon Mboso Kiamputu, la RDC perd une personnalité dont la carrière aura traversé plusieurs périodes de son histoire politique et administrative, depuis les institutions du Zaïre jusqu’aux gouvernements de la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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32 Vues
23 octobre 2026
À la UnePolitique

Biennale de Luanda : Félix Tshisekedi plaide pour une gouvernance équitable de l’eau en Afrique

by admin9775 23 octobre 2026

Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a plaidé, jeudi 22 octobre 2026, à l’occasion de la Biennale de Luanda, en Angola, pour une gouvernance équitable des ressources en eau afin d’en faire un levier de prévention des conflits et de consolidation de la paix sur le continent africain.

Placée sous le thème « Renforcer la gouvernance de l’eau en Afrique comme outil de prévention, de médiation et de résolution des conflits », cette rencontre a permis au chef de l’État congolais de souligner le rôle stratégique de l’eau dans la stabilité et la coopération entre les pays africains.

« Une gouvernance équitable de l’eau peut contribuer à prévenir les conflits et donner à la paix des fondements durables », a déclaré Félix Tshisekedi.

Une coalition africaine pour la sécurité hydrique

Le président congolais a proposé de renforcer la portée de la Coalition africaine pour la sécurité hydrique, dont il avait appelé à la création en juillet dernier à N’Djamena, au Tchad.

Il souhaite que cette initiative intègre davantage les mécanismes de prévention des crises et de médiation, afin de favoriser une gestion concertée des ressources hydriques et de prévenir les tensions liées à leur accès et à leur utilisation.

Cette approche vise à faire de l’eau non seulement une ressource essentielle au développement, mais également un instrument de dialogue et de coopération entre les États africains.

Souveraineté de la RDC et protection des populations

Abordant la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a insisté sur le respect de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale du pays et de la sécurité des populations civiles.

Cette prise de position rappelle que la prévention des conflits et la recherche de la paix doivent également s’accompagner du respect des principes fondamentaux du droit international et de la protection des populations.

Le transfert des eaux du fleuve Congo soumis à des garanties

Le chef de l’État a également réaffirmé la position de Kinshasa concernant les éventuels projets de transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins hydrographiques.

Il a souligné qu’aucun engagement ne pourrait être envisagé en dehors du respect de la Constitution et des lois nationales. Il a également insisté sur la nécessité d’une consultation préalable du peuple congolais par référendum, ainsi que de garanties scientifiques rigoureuses pour préserver les intérêts de la RDC et les équilibres écologiques.

Cette position met en avant les enjeux de souveraineté, de protection de l’environnement et de maîtrise des ressources naturelles dans tout projet susceptible d’affecter le bassin du Congo.

Faire de l’eau un facteur de paix

À travers son intervention à Luanda, Félix Tshisekedi a défendu une approche de la sécurité hydrique fondée sur l’équité, la coopération régionale et la prévention des tensions.

« L’eau nous relie. À nous de faire de ce lien une force de paix pour l’Afrique », a conclu le président congolais.

Son plaidoyer place ainsi la gestion durable et équitable de l’eau au cœur des réflexions sur la paix, la stabilité et la coopération entre les nations africaines.

Par Marius Bopenga
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20 Vues
23 octobre 2026
À la UneSociété

Le Parlement européen décerne le prix Sakharov à la Cour pénale internationale

by admin9775 22 octobre 2026

Le Parlement européen a attribué, le 22 octobre 2026, le prix Sakharov pour la liberté de pensée à la Cour pénale internationale (CPI), dans un contexte de tensions autour de la justice internationale et de pressions américaines contre cette juridiction. Cette distinction constitue un signal politique de soutien au multilatéralisme et à l’indépendance des institutions judiciaires internationales.

Un choix symbolique en faveur de la justice internationale

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a salué le travail accompli par la CPI dans la promotion du droit et de la justice à l’échelle internationale.

Elle a rappelé l’attachement de l’Union européenne au respect du multilatéralisme et des institutions internationales, soulignant l’importance de préserver leur capacité à exercer leurs missions.

Le choix de la CPI est notamment soutenu par l’eurodéputée Chloé Ridel, du groupe des Socialistes et Démocrates. Il est également interprété comme un message adressé à l’administration du président américain Donald Trump, qui a imposé des sanctions contre des responsables de la Cour.

Washington accentue la pression sur la CPI

Les relations entre Washington et la juridiction internationale se sont tendues à la suite des mesures américaines visant à restreindre les activités de la Cour. Ces sanctions comprennent notamment des restrictions financières et des limitations de visa destinées à exercer une pression sur les personnes concernées.

Dans ce contexte, la distinction décernée par le Parlement européen apparaît comme une marque de solidarité envers les magistrats et les autres acteurs de la justice internationale confrontés à des pressions politiques.

Pour les défenseurs de la CPI, l’enjeu dépasse la seule reconnaissance institutionnelle : il concerne la capacité de la justice internationale à poursuivre son travail sans subir d’ingérences politiques.

Trois finalistes en lice

En 2026, la CPI figurait parmi les trois finalistes du prix Sakharov. Les deux autres candidatures mentionnées étaient celles de l’opposant tanzanien Tundu Lissu et des sœurs iraniennes Taraneh et Romina Rahimi.

Créé en 1988, le prix Sakharov pour la liberté de pensée est une distinction annuelle du Parlement européen qui récompense des personnes ou des organisations engagées dans la défense des droits humains et des libertés fondamentales.

Un message en faveur du multilatéralisme

La Cour pénale internationale est chargée de poursuivre les personnes accusées des crimes les plus graves relevant de sa compétence, notamment le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression, dans les conditions prévues par son statut.

En lui attribuant le prix Sakharov, le Parlement européen met en avant l’importance d’une justice internationale indépendante et la nécessité de protéger les institutions chargées de faire respecter le droit.

Cette distinction prend ainsi une portée particulière dans un climat international marqué par les rivalités diplomatiques et les divergences sur le rôle des juridictions internationales.

Par Pascal Kabeya
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24 Vues
22 octobre 2026
À la UneSanté

Ebola au Kenya: la gestion des autorités critiquée, un nouveau cas contact ougandais recherché

by admin9775 22 octobre 2026

Au Kenya, les autorités sanitaires sont toujours à la recherche d’un cas contact, lié au premier patient victime d’Ebola à Nairobi le 5 octobre, a indiqué le 21 octobre le directeur général de la Santé. Le 20 octobre, le pays a annoncé un neuvième cas, toujours lié à ce premier patient. Les autorités assurent que la situation reste sous contrôle. Mais les critiques commencent à se faire entendre.

L’homme recherché est de nationalité ougandaise. Les autorités du Kenya disposent de ses numéros de passeport et de téléphone, mais ne parviennent pas à le localiser. « Nous soupçonnons qu’il ait voyagé par une route panya », explique le directeur général de la Santé, faisant allusion à un chemin clandestin qui permet d’éviter les contrôles aux frontières. Le docteur Patrick Amoth affirme que les autorités ougandaises ont été prévenues.

Mardi soir, un neuvième cas d’Ebola a été déclaré au Kenya, « toujours lié au premier cluster », assure dans un communiqué le ministère de la Santé. Ce cas était déjà en isolement, comme les 129 autres personnes identifiées comme contacts par les autorités sanitaires.

« Les centres de quarantaine se transforment en unités d’incubation »

Depuis quelques jours, les critiques fusent à l’encontre des autorités kényanes et notamment de leur manque de transparence dans la gestion de la crise.

« Il est clair que les centres de quarantaine se transforment en unités d’incubation du virus Ebola », a déclaré David Maraga, ancien président de la Cour suprême et candidat à la présidentielle 2027.

Après des jours de pression, le syndicat des médecins vient d’être intégré mardi au groupe de travail national de lutte contre Ebola.

La République démocratique du Congo (RDC) a déclaré mi-mai la 17e épidémie de maladie à virus Ebola de son histoire, devenue en quelques mois la plus meurtrière jamais connue en RDC.

Cette fièvre hémorragique virale mortelle s’est depuis propagée à plusieurs pays du continent, dont l’Ouganda, qui avait enregistré 20 cas et deux décès avant de déclarer fin-août l’épidémie éradiquée sur son territoire.

Le patron de l’agence de santé de l’Union africaine (Africa CDC), Jean Kaseya, a mis en garde mardi contre « une menace extrêmement grave » et appelé à la mobilisation internationale.

RFI

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22 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : La députée nationale Hermione Bolumbe Bakando annonce une motion de défiance contre Muhindo Nzangi

by admin9775 22 octobre 2026

La députée nationale Hermione Bolumbe Bakando, élue de Mont-Amba, annonce le dépôt prochain d’une motion de défiance contre le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi. Elle reproche au membre du gouvernement de n’avoir pas répondu de manière satisfaisante à ses préoccupations concernant la gestion de 57 millions de dollars américains de la Banque africaine de développement (BAD) destinés à des projets agricoles en faveur des jeunes.

Cette annonce fait suite à la réponse du ministre à la question orale avec débat lui adressée par l’élue lors de la plénière du mercredi 21 octobre, tenue dans la salle des congrès de l’Assemblée nationale.

Des explications jugées insuffisantes

Au terme des échanges, Hermione Bolumbe a estimé que les réponses de Muhindo Nzangi n’avaient pas permis d’éclaircir l’utilisation des fonds concernés ni les réalisations financées grâce à cet appui de la BAD.

Elle a interpellé le ministre de l’Agriculture sur l’utilisation de 29,6 millions USD de la Banque africaine de développement pour le Projet d’entrepreneuriat des jeunes dans l’agriculture et l’agro-business (PEJAB)

La députée affirme également qu’une note émanant du directeur de cabinet du chef de l’État aurait alerté le ministre sur un détournement présumé de ces fonds.

« Le ministre n’a répondu à aucune de mes questions […] Il y a le directeur de cabinet du chef de l’État qui a fait une note bien avant pour alerter le ministre qu’il y avait détournement de 29 millions de dollars. Il faudrait qu’on arrête ce fléau ; il faudrait que cette hémorragie s’arrête », a-t-elle déclaré à l’issue du débat.

Ces accusations restent à établir et ne constituent pas, à elles seules, la preuve d’un détournement.

Une motion annoncée pour le lendemain

Insatisfaite des explications fournies, Hermione Bolumbe entend désormais engager une procédure parlementaire contre le ministre. Elle a annoncé que sa motion de défiance serait déposée le lendemain et indiqué que plusieurs de ses collègues avaient déjà apposé leur signature.

« Il me reste plus qu’à déposer demain mon interpellation […] Demain, je passerai pour déposer ma motion de défiance », a-t-elle affirmé, évoquant également l’exigence d’exemplarité des élus et des membres du gouvernement.

Par cette initiative, la députée entend obtenir davantage de transparence sur la gestion des financements destinés au secteur agricole, particulièrement ceux qui doivent soutenir les projets en faveur des jeunes.

La suite de la procédure dépendra des démarches engagées à l’Assemblée nationale et des suites qui seront réservées aux accusations formulées contre Muhindo Nzangi.

Par Marius Bopenga
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22 octobre 2026
À la UneAfrique

RDC-Rwanda : Paul Kagame accuse Félix Tshisekedi de vouloir instrumentaliser la diplomatie et les ressources minières

by admin9775 22 octobre 2026

Le président rwandais Paul Kagame a vivement critiqué la stratégie diplomatique de son homologue congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, l’accusant de chercher à exploiter le poids économique et les ressources minières de la République démocratique du Congo pour influencer les médiations internationales sur le conflit dans l’Est du pays.

Dans une interview accordée à la chaîne Al Jazeera, le chef de l’État rwandais a affirmé que Kinshasa aurait tenté d’orienter les processus de négociation de Doha et de Washington en sa faveur, en s’appuyant sur l’importance stratégique de la RDC.

« Son espoir, pour lui, c’était de pouvoir manipuler soit le processus du Qatar, soit le processus de Washington DC en sa faveur, parce qu’il pense que la RDC est trop grande, trop importante […] et qu’il allait payer son chemin et manipuler les gens pour obtenir les résultats qu’il voulait », a déclaré Paul Kagame.

Doha et Washington, des initiatives attribuées à Kinshasa

Le président rwandais a également contesté les accusations selon lesquelles Kigali serait responsable de l’éloignement de certains cadres de négociation ou de son retrait des initiatives diplomatiques africaines.

Selon lui, les démarches engagées à Doha et à Washington découleraient d’initiatives directement prises par les autorités congolaises. Il estime que cette réalité aurait été mal comprise par plusieurs dirigeants africains et partenaires internationaux, qui auraient, selon ses propos, attribué au Rwanda la responsabilité de l’abandon de certains processus.

« Les autres leaders africains et les autres pays blâmaient le Rwanda, en pensant que c’était nous qui avions quitté les processus, les initiatives africaines […]. Mais c’est ce même homme, Tshisekedi de la RDC, qui a en fait initié tout ça », a-t-il soutenu.

Ces déclarations traduisent la volonté de Paul Kagame de rejeter sur Kinshasa une partie de la responsabilité des difficultés rencontrées par les différentes initiatives diplomatiques visant à mettre fin au conflit dans l’Est de la RDC.

Kabila dans les calculs politiques de Tshisekedi ?

Poursuivant ses critiques, le président rwandais a également évoqué une possible évolution des alliances politiques de Félix Tshisekedi. Il a laissé entendre que le chef de l’État congolais pourrait, à l’avenir, se rapprocher de l’ancien président Joseph Kabila, présenté dans ses propos comme le nouveau responsable du Front pour la refondation de la nation (FRN).

« Et ne vous étonnez pas, demain il va inviter Kabila, le nouveau patron du FRN », a affirmé Paul Kagame.

Cette déclaration relève d’une projection du président rwandais sur les choix politiques futurs de son homologue congolais. Elle intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions entre Kinshasa et Kigali et par la multiplication des initiatives diplomatiques pour tenter de régler la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.

À travers cette interview, Paul Kagame remet ainsi en cause la stratégie diplomatique de Félix Tshisekedi et la manière dont Kinshasa mobilise le poids économique et minier du pays dans ses relations avec ses partenaires internationaux. Les propos du dirigeant rwandais constituent toutefois sa propre lecture des négociations et des intentions prêtées aux autorités congolaises.

Par Marius Bopenga
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31 Vues
22 octobre 2026
À la UnePolitique

Perquisitions chez des proches de Tshisekedi : Bruxelles rejette tout lien avec sa position sur l’Est de la RDC

by admin9775 22 octobre 2026

Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a démenti tout lien entre les récentes perquisitions judiciaires visant des résidences de proches du président congolais Félix-Antoine Tshisekedi en Belgique et la position diplomatique de Bruxelles sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Le chef de la diplomatie belge rejette les soupçons d’une éventuelle orchestration politique de ces opérations et insiste sur l’indépendance de la justice belge vis-à-vis du pouvoir exécutif.

Maxime Prévot dénonce des accusations infondées

« Rien n’est orchestré, rien n’est prémédité par la diplomatie belge », a affirmé Maxime Prévot, qualifiant les rumeurs évoquant une implication diplomatique de son pays d’« aussi infondées que grotesques ».

Le ministre a rappelé que la justice belge agit indépendamment du gouvernement et a refusé de commenter le fond des procédures judiciaires en cours.

Cette mise au point vise notamment à écarter les interprétations présentant les perquisitions comme une manœuvre diplomatique liée aux désaccords ou aux tensions entre Bruxelles et Kinshasa.

Bruxelles met en garde contre la désinformation

Maxime Prévot regrette la manière dont ces opérations sont interprétées dans certains discours publics. Il estime que des acteurs entretiennent un « narratif hostile » susceptible de détériorer les relations entre la Belgique et la RDC.

Le chef de la diplomatie belge s’inquiète également de la circulation de fausses informations sur les réseaux sociaux, qu’il juge particulièrement préoccupante en raison de leur capacité à alimenter les discours de haine et à fragiliser les relations bilatérales.

Préserver les relations entre la Belgique et la RDC

Malgré cette polémique, Maxime Prévot réaffirme la volonté de la Belgique de maintenir des relations fondées sur la confiance avec la République démocratique du Congo. Il souligne l’« excellence » des liens entre les deux pays et appelle, implicitement, à ne pas laisser les procédures judiciaires interférer avec leur coopération diplomatique.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions autour de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et des relations entre Kinshasa et Bruxelles.

Reste à savoir si cette clarification permettra d’apaiser les soupçons et de préserver les relations bilatérales, alors que les procédures judiciaires se poursuivent en Belgique.

Par Pascal Kabeya
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25 Vues
22 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Noël Tshiani prend la défense de Fils Mukoko après ses propos sur la distribution d’armes

by admin9775 22 octobre 2026

L’économiste et homme politique Noël Tshiani réagit aux déclarations controversées de Fils Mukoko sur la distribution d’armes aux Congolais pour défendre le territoire national. Il remet en question les critiques visant ce dernier, dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires dans l’Est de la République démocratique du Congo et les accusations portées contre l’ancien président Joseph Kabila.

Noël Tshiani invoque la défense de la souveraineté nationale

Dans sa réaction, Noël Tshiani affirme que la RDC fait face à une violation de sa souveraineté, accusant le Rwanda et ses alliés de soutenir les violences, les pillages et les exactions dans le pays.

Il évoque également le rôle de Joseph Kabila, qui a récemment pris la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), une structure politico-militaire issue de l’AFC/M23, selon les informations rapportées.

Pour Noël Tshiani, les expériences passées, notamment les événements de 1996, devraient inciter les Congolais à se préparer à défendre leur territoire.

« Faut-il condamner Fils Mukoko lorsqu’il promet de distribuer des armes à tous les Congolais pour défendre leur pays au cas où Joseph Kabila et ses alliés rwandais tenteraient encore de prendre le contrôle de notre pays ? », s’interroge-t-il.

L’homme politique estime ainsi que les déclarations de Fils Mukoko peuvent être interprétées comme un appel à la mobilisation pour la défense nationale.

L’UDPS se désolidarise des déclarations de Fils Mukoko

La prise de position de Noël Tshiani intervient alors que l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a publiquement pris ses distances avec les propos de Fils Mukoko.

Dans un communiqué publié mercredi 21 octobre, le parti présidentiel dit mesurer la gravité de ces déclarations et condamne toute initiative visant à distribuer des armes à la population en dehors du cadre légal. Il réaffirme son attachement à la non-violence et précise que Fils Mukoko n’occupe aucune fonction au sein de l’UDPS/Tshisekedi.

Cette mise au point intervient alors que Fils Mukoko avait également annoncé l’organisation imminente d’un sit-in devant l’ambassade de Belgique à Kinshasa.

Une polémique autour de la distribution d’armes

Les déclarations de Fils Mukoko ont suscité de vives réactions, notamment en raison de son appel à distribuer des armes dans des universités et d’autres lieux publics. Elles ont également conduit les autorités à annoncer des mesures administratives et judiciaires.

En prenant sa défense, Noël Tshiani place le débat sur le terrain de la souveraineté nationale et de la capacité des Congolais à protéger leur pays. La position de l’UDPS souligne, en revanche, le rejet par le parti de toute distribution d’armes en dehors du cadre légal.

Cette controverse met ainsi en lumière les divergences sur les moyens de répondre à la crise sécuritaire, entre appels à la mobilisation patriotique et exigences de respect de la loi et de la non-violence.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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22 octobre 2026
À la UneProvince

RDC : dans les zones occupées, le FRN appelle à maintenir la circulation des billets usés du franc congolais

by admin9775 22 octobre 2026

Face aux difficultés d’approvisionnement en billets de francs congolais en bon état, attribuées à l’absence de livraison depuis la Banque centrale du Congo (BCC) à Kinshasa, le Front pour la refondation de la nation (FRN), dirigé par l’ancien président Joseph Kabila, appelle les populations des zones sous son contrôle à continuer d’utiliser la monnaie nationale, même lorsque les billets sont fortement dégradés.

Selon les consignes rapportées, les billets usés ou détériorés devraient rester en circulation dès lors que leur filigrane et leur numéro demeurent suffisamment reconnaissables.

Préserver les transactions commerciales

Cet appel intervient dans un contexte de difficultés liées à la disponibilité des espèces dans l’est de la République démocratique du Congo. L’utilisation de billets en mauvais état est présentée comme une mesure destinée à maintenir les échanges commerciaux et à limiter les perturbations dans les transactions quotidiennes.

La question de la qualité des billets en circulation devient ainsi un enjeu pratique pour les populations et les opérateurs économiques confrontés aux contraintes d’approvisionnement en numéraire.

Une réponse pragmatique ou un aveu de faiblesse ?

Si cette consigne peut être interprétée comme une tentative de répondre à l’urgence des besoins monétaires dans les zones concernées, elle soulève également des interrogations sur la capacité du FRN à assurer la gestion des services essentiels dans les territoires sous son contrôle.

Au-delà de la nécessité de maintenir les échanges, la situation pose la question des conditions de circulation de la monnaie nationale et des moyens disponibles pour garantir des transactions fiables.

Cette mesure constitue-t-elle une réponse pragmatique aux difficultés d’approvisionnement en espèces dans les Kivu, ou révèle-t-elle les limites du FRN dans la gestion des affaires publiques ?

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
CONGO PUB Online

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22 octobre 2026
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