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À la Une

À la UneMonde

L’Arabie saoudite promet une réponse ferme à l’attaque meurtrière des Houthis du Yémen contre l’aéroport de Riyad

by admin9775 14 octobre 2026

Un missile tiré par les combattants houthis du Yémen a touché, samedi 10 octobre 2026, l’aéroport de Riyad vers 15h heure locale (12h TU), selon une source diplomatique à l’AFP. Des témoins avaient auparavant fait état d’une évacuation du site. L’autorité saoudienne de l’aviation civile a annoncé la suspension temporaire des opérations de l’aéroport et fait état de 12 morts et 309 blessés. Les autorités saoudiennes promettent de répondre « avec fermeté » à ce « crime de guerre ».

Les combattants houthis du Yémen ont attaqué l’aéroport de Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, avec un missile, a indiqué à l’AFP une source diplomatique informée du tir. « Les Houthis attaquent des cibles civiles. L’aéroport de Riyad est une cible civile », a déclaré cette source, précisant qu’« un missile » avait touché l’aéroport « vers 15h » samedi 10 octobre.

L’autorité saoudienne de l’aviation civile a annoncé dimanche que l’attaque avait fait 12 morts et 309 blessés. Quatre Saoudiens, deux Bangladais, un Américain, un Égyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien et un Soudanais ont été tués. Certains blessés souffrent de « blessures graves » et se trouvent dans un état critique, et des « dégâts matériels » ont également été constatés, selon l’autorité.

Des témoins avaient auparavant fait état d’une évacuation du site. Une source médicale avait indiqué à l’AFP que « des dizaines de personnes ont été blessées à l’aéroport, pour la plupart des ressortissants saoudiens. Au moins cinq d’entre elles, toutes saoudiennes, se trouvent en soins intensifs ». Certains blessés avaient été évacués de l’aéroport vers l’hôpital par hélicoptère.

Des médecins ont été appelés à rejoindre les hôpitaux de Riyad. « On nous a indiqué que nous faisions face à une « situation d’urgence grave ». Des blessés sont transférés vers différents hôpitaux de la capitale », a déclaré une source médicale à l’AFP.

L’attaque la plus meurtrière en Arabie saoudite depuis 2015

« J’ai vu des blessés. Tout le monde courait », a relaté à l’AFP un passager, qui attendait un vol tout près du terminal touché par le missile. Un témoin a déclaré plus tôt avoir entendu une explosion alors qu’il attendait d’embarquer sur un vol. Les opérations ont été temporairement suspendues dans l’attente de l’évaluation des dégâts et de la vérification de la sécurité des installations. Les Houthis, eux, n’avaient pas revendiqué dans l’immédiat de frappe sur l’aéroport.

Quelques heures après l’attaque, la coalition militaire menée par l’Arabie saoudite a annoncé la « chute d’un projectile à proximité de l’aéroport international King Fahd de Dammam », dans l’est du royaume. Cet aéroport constitue, avec celui de Jeddah, une alternative à l’aéroport de Riyad.

Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière dans le royaume depuis août 2015, quand un attentat suicide du groupe jihadiste État islamique avait fait 15 morts dans une mosquée au QG des forces spéciales à Abha, dans le sud du royaume.

L’émissaire de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, et le président américain, Donald Trump, ont été parmi les premiers à réagir à l’événement. « De telles actions constituent une grave menace pour la sécurité régionale, perpétuent les cycles de violence et compliquent encore davantage les efforts de paix pour le Yémen », a déclaré le premier dans un communiqué. « Ce qu’il s’est passé en Arabie saoudite n’est pas acceptable », a de son côté affirmé Donald Trump aux journalistes, indiquant qu’il allait s’entretenir avec le prince héritier Mohammed ben Salmane qui dirige de facto le pays.

L’Arabie saoudite « répondra avec fermeté à cette attaque terroriste »

L’ambassade des États-Unis en Arabie saoudite a indiqué être au courant « d’attaques » contre l’aéroport et recommandé aux ressortissants américains d’éviter le lieu et ses environs. Plusieurs autres ambassades occidentales ont également décidé, par précaution, d’interdire à leur personnel les déplacements au départ ou à destination de l’aéroport de Riyad au cours de la semaine à venir, a indiqué à l’AFP un diplomate occidental dans la capitale saoudienne. Kuwait Airways a annoncé samedi l’annulation de deux vols entre Koweït et Riyad, évoquant la « fermeture » de l’aéroport « liée à la situation sécuritaire ».

La coalition militaire menée par l’Arabie saoudite en soutien au gouvernement internationalement reconnu du Yémen a accusé les combattants houthis pro-iraniens du Yémen d’avoir mené l’attaque contre l’aéroport international King Khalid de Ryad samedi. Dans un communiqué, son porte-parole, Turki al-Malki a qualifié de « crime de guerre » cette attaque. Le commandement de la coalition « répondra avec fermeté à cette attaque terroriste », a-t-il ajouté. 

Deux grandes conférences internationales sous pression

La dégradation de la situation sécuritaire intervient alors que Riyad doit accueillir deux grandes conférences internationales. Le Congrès mondial du pétrole doit ouvrir dimanche 11 octobre, avec plusieurs ministres et grands patrons attendus. « Votre confort est notre priorité », ont tenté de rassurer les organisateurs dans un courriel envoyé aux participants, à quelques heures de l’ouverture.

Face à la rupture de nombreuses liaisons aériennes, les organisateurs assurent qu’il reste possible d’atterrir dans un autre aéroport du pays, puis de rejoindre Riyad par la route. Mais dès vendredi, le ministre italien de l’Énergie avait fait savoir qu’il renonçait à se déplacer et participerait finalement à la conférence par visioconférence.

La multiplication des attaques intervient également à quelques jours de la Future Investment Initiative, la grande conférence créée il y a dix ans par Mohammed ben Salman pour réinvestir l’argent du pétrole et diversifier l’économie saoudienne. Les organisateurs assurent pour l’heure qu’elle se tiendra comme prévu du 26 au 29 octobre et que toutes les mesures seront prises pour sécuriser l’aéroport et les salles de conférence.

RFI

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14 octobre 2026
À la UneEconomie

RDC : Bemba décroche 877 millions USD pour le métro de Kinshasa et relance le projet Kinshasa-Banana

by admin9775 14 octobre 2026

Le gouvernement congolais franchit une nouvelle étape dans ses projets ferroviaires. Le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, a signé lundi 12 octobre 2026, à Dubaï, deux accords stratégiques avec l’Africa Finance Corporation (AFC), portant sur le développement du réseau ferroviaire MetroKin à Kinshasa et le financement de l’étude de faisabilité de la ligne Kinshasa-Banana.

La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre du Portefeuille, Julie Shiku, du PDG de l’AFC, Samaila Zubairu, ainsi que des représentants de MetroKin et de l’institution financière.

MetroKin : 877 millions USD pour la première phase

Le premier accord, un contrat de co-développement (Joint Development Agreement, JDA), concerne la première phase du projet MetroKin, un réseau ferroviaire appelé à atteindre à terme 300 kilomètres.

Cette étape bénéficie d’un financement annoncé de 877 millions de dollars américains. Elle prévoit la construction d’une ligne ferroviaire électrifiée à double voie, entièrement clôturée, sur 25 kilomètres, dont 3 kilomètres de voies de garage, reliant la Gare centrale de Kinshasa à l’aéroport international de N’Djili.

Le projet comprend également huit gares aux standards internationaux, 52 passerelles, une centrale thermique, de nouveaux ponts et ouvrages d’assainissement, ainsi qu’un important viaduc ferroviaire destiné à franchir le boulevard du 30 Juin.

À terme, cette infrastructure ambitionne d’améliorer les déplacements entre le centre-ville et l’aéroport, dans une capitale confrontée à d’importantes difficultés de mobilité.

Kinshasa-Banana : une étude de faisabilité financée

Le second acte signé à Dubaï est un protocole d’accord (Memorandum of Understanding, MOU) portant sur le financement de l’étude de faisabilité du nouveau tracé ferroviaire Kinshasa-Banana.

Cette étude doit permettre de déterminer les conditions de développement, de financement, de construction, d’exploitation et de maintenance de la future ligne.

Contrairement au projet MetroKin, l’accord concerne à ce stade le financement des études et ne constitue pas encore une annonce de financement intégral des travaux de construction.

La modernisation du transport ferroviaire en ligne de mire

À travers ces deux engagements, le gouvernement entend accélérer la modernisation des infrastructures de transport et renforcer la connectivité en RDC.

Pour Kinshasa, le projet MetroKin représente une perspective de diversification des moyens de déplacement, tandis que la ligne Kinshasa-Banana s’inscrit dans les ambitions de développement des infrastructures ferroviaires du pays.

La concrétisation de ces projets dépendra désormais des prochaines étapes techniques, financières et opérationnelles, ainsi que de la mise en œuvre effective des engagements annoncés.

Par Pascal Kabeya
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164 Vues
14 octobre 2026
À la UneSport

Le Rwanda décroche un Grand Prix de Formule 1, le premier sur le continent africain depuis 32 ans

by admin9775 14 octobre 2026

L’Afrique retrouvera la Formule 1 au début des années 2030, avec un Grand Prix organisé au Rwanda. Formula 1, la société américaine qui gère le championnat, l’a annoncé ce mardi 13 octobre 2026. Rappelons que la dernière course du championnat du monde sur le continent remonte au 14 novembre 1993, à Kyalami, près de Johannesburg. Le Rwanda avait lancé sa candidature fin 2024, face à une Afrique du Sud qui réclame elle aussi le retour de la discipline sur son sol.

Une annonce portée par le président rwandais

Paul Kagame a pris la parole lors de la présentation, devant un décor aux couleurs de Formula 1, de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) et de Visit Rwanda. Le chef de l’État a affirmé que son pays est « heureux et enthousiaste à l’idée de prendre part à une aventure qui va changer la façon dont l’Afrique est perçue dans le monde du sport ». Le président rwandais avait dévoilé ce projet en décembre 2024, à Kigali, lors de l’assemblée générale de la FIA. À l’époque son pays ne possédait aucun circuit capable d’accueillir une épreuve de ce niveau. 

Un circuit permanent à construire près de Kigali

Le Grand Prix se tiendrait sur un nouveau circuit situé à une quarantaine de kilomètres de la capitale, près de l’aéroport international de Bugesera. Le Rwanda investit depuis plusieurs années dans l’organisation d’événements sportifs. En effet, le pays est partenaire des clubs de football d’Arsenal et du Paris Saint-Germain et a collaboré entre autres avec la NBA pour développer le basket-ball en Afrique. Quelques jours avant l’annonce, le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, avait salué le choix du Rwanda tout en maintenant les ambitions de son pays. Dans des propos rapportés par EWN, il a assuré que « l’Afrique du Sud aura la F1, même avant 2030 ».

Par Saturnin Bossa

La Nouvelle Tribune

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14 octobre 2026
À la UneMonde

Frappes en Russie : pour Elon Musk, Zelensky est allé trop loin

by admin9775 14 octobre 2026

Les frappes ukrainiennes en Russie ont valu au président Volodymyr Zelensky une critique d’Elon Musk, publiée sur X le samedi 10 octobre 2026. « Zelensky est allé trop loin », a écrit le patron de Tesla et de SpaceX, sans autre précision. Vu plus de 549 000 fois quelques heures après sa mise en ligne, ce message répond à une vidéo de la Maison-Blanche. 

Une réponse à une séquence de la Maison-Blanche

Dans cette vidéo, le président américain Donald Trump affirme avoir prévenu son homologue ukrainien : Kiev peut agir à sa guise contre la Russie, sauf sur les raffineries, un sujet qui concerne le monde entier. Selon lui, Zelensky a pourtant visé le diesel. « Il a intérêt à arrêter », conclut-il. 

D’après RT, ces propos s’ajoutent à d’autres critiques de Donald Trump, qui aurait évoqué l’idée que l’Ukraine change de président. Toujours selon cette source, Volodymyr Zelensky a jugé faible la décision américaine, et les négociateurs ukrainiens ont quitté les pourparlers de Miami avec une journée d’avance.

Des réserves exprimées dès 2022

Le positionnement d’Elon Musk n’a pas toujours été celui d’un critique. En février 2022, il avait activé Starlink en Ukraine à la demande du vice-Premier ministre ukrainien Mykhaïlo Fedorov. Il a ensuite chiffré à environ 80 millions de dollars le coût de ce service pour SpaceX. 

Terminalpaiement

En octobre 2022, il a pourtant proposé à ses abonnés un plan de paix prévoyant la neutralité de l’Ukraine et le rattachement de la Crimée à la Russie. La proposition a été rejetée par plusieurs responsables ukrainiens. Volodymyr Zelensky y a répondu par un sondage demandant aux internautes quel Elon Musk ils préféraient : celui qui soutient l’Ukraine ou celui qui soutient la Russie. Elon Musk a répliqué qu’il soutenait toujours l’Ukraine, tout en estimant qu’une forte escalade nuirait à ce pays et peut-être au monde entier. Il a aussi reproché aux aides américaines d’être versées sans contrôle ni stratégie de sortie.

Un ton plus tranché depuis 2025

En février 2025, Elon Musk a accusé Volodymyr Zelensky de vouloir une guerre sans fin et affirmé que les Ukrainiens le méprisaient. Ces déclarations ont suivi la rencontre houleuse du président ukrainien avec Donald Trump à la Maison-Blanche.

par Charly Hessoun

La Nouvelle Tribune

59 Vues
14 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : le PPRD se fissure après le ralliement de Joseph Kabila à la rébellion

by admin9775 13 octobre 2026

La création à Goma du Front pour la refondation de la Nation (FRN), dirigé par l’ancien président Joseph Kabila, provoque des remous au sein du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Plusieurs cadres et militants annoncent leur départ ou prennent leurs distances avec l’ancien chef de l’État, dans un contexte de tensions politiques et sécuritaires accrues.

Après India Omari et Aristote Ngarime, qui ont exprimé leur prise de distance avec les orientations de Joseph Kabila, Patrick Nkanga Bekonda et Allegra Fosh Ngalula ont également annoncé leur démission du PPRD.

Patrick Nkanga quitte le parti après vingt ans d’engagement

Rapporteur du bureau politique du PPRD, Patrick Nkanga Bekonda a annoncé, dans un communiqué signé transmis lundi, la fin de son engagement au sein du parti pour des raisons de convenance personnelle.

Il décrit une décision « lourde et pénible » et indique vouloir prendre du recul avant de définir une nouvelle orientation politique.

Militant du PPRD depuis 2006, il rappelle avoir dirigé la ligue des jeunes avant d’occuper les fonctions de rapporteur du bureau politique. Il affirme avoir défendu, au sein du parti, l’objectif d’une reconquête démocratique du pouvoir, aussi bien lorsque le PPRD était au gouvernement que lorsqu’il est passé dans l’opposition.

Pour la suite, Patrick Nkanga dit vouloir contribuer, avec d’autres compatriotes, à la construction d’une alternative de gouvernance fondée sur les idées et les valeurs patriotiques, pacifiques et républicaines.

Son communiqué ne cite toutefois ni Joseph Kabila ni le FRN et n’établit pas explicitement de lien entre son départ et la création de ce nouveau mouvement.

Allegra Fosh Ngalula refuse toute initiative de déstabilisation

De son côté, Allegra Fosh Ngalula, vice-présidente de la ligue des jeunes du PPRD, a annoncé sa démission avec effet immédiat dans une lettre datée du 12 octobre 2026 et adressée aux instances dirigeantes du parti.

Elle affirme se désolidariser de toute initiative susceptible de perturber la paix, de déstabiliser les institutions ou de compromettre la sécurité de la population congolaise.

Elle insiste sur son attachement aux voies démocratiques et précise ne vouloir être associée, directement ou indirectement, à aucune action de cette nature. Elle demande aux responsables du PPRD de prendre acte de sa décision et de mettre à jour leurs registres.

Avant sa démission, Allegra Fosh Ngalula avait notamment exercé les fonctions d’assistante de la présidente nationale de la ligue des femmes et de responsable adjointe du département de l’emploi et du travail.

India Omari et Aristote Ngarime prennent leurs distances

Les départs et prises de distance concernent également d’autres figures du parti. India Omari, cadre du PPRD et soutien de Joseph Kabila, a déclaré que la fidélité à ses convictions l’obligeait à se dissocier des orientations qui s’éloignent de ses principes.

Depuis Kinshasa, où il réside, Aristote Ngarime a lui aussi annoncé son départ du PPRD.

Ces décisions interviennent alors que Joseph Kabila vient de prendre la tête du Front pour la refondation de la Nation, une structure politico-militaire créée à Goma et réunissant notamment des responsables de l’AFC/M23. Le mouvement affirme vouloir mettre fin à ce qu’il qualifie de « tyrannie » du président Félix Tshisekedi, sans exclure le recours à la force.

L’APDM réclame la dissolution du PPRD

La création du FRN a également suscité une réaction de Moussa Mondo, autorité morale de l’Alliance des patriotes démocrates pour le mouvement (APDM), qui avait quitté le PPRD depuis plusieurs années.

Dans une déclaration, il qualifie la création du mouvement de « non-événement », estimant qu’elle confirme, selon lui, les accusations précédemment formulées contre Joseph Kabila au sujet de son rôle présumé dans la déstabilisation de la RDC.

L’APDM réclame la dissolution immédiate du PPRD, qu’elle présente désormais comme une vitrine politique d’une rébellion, et appelle la population à soutenir Félix Tshisekedi.

Un parti confronté à des choix politiques majeurs

La multiplication des départs et des prises de distance intervient à un moment charnière pour le PPRD, confronté à la nouvelle orientation politique et militaire annoncée par son ancien président.

Si les motivations de chaque démissionnaire ne sont pas identiques ou explicitement liées au FRN, les déclarations d’India Omari et d’Allegra Fosh Ngalula témoignent de réserves concernant les orientations qu’ils ne souhaitent plus soutenir.

Reste à savoir si cette série de départs se poursuivra et quelles conséquences elle aura sur l’organisation et l’avenir politique du PPRD.

Par Marius Bopenga
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13 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Joseph Kabila lance le Front pour la refondation de la Nation à Goma

by admin9775 13 octobre 2026

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, prend la tête d’une nouvelle structure politico-militaire dénommée Front pour la refondation de la Nation (FRN), officiellement lancée lundi à Goma, dans l’est du pays. Cette nouvelle organisation réunit notamment des figures de l’AFC/M23 et affirme vouloir mettre fin à ce qu’elle qualifie de « tyrannie » du président Félix Tshisekedi.

La déclaration annonçant la création du mouvement a été lue par Claude Ibalanky. Joseph Kabila en assure la présidence, tandis que plusieurs responsables politiques et militaires occupent les principaux postes de direction.

Une direction réunissant des figures de l’AFC/M23

Selon la structure dirigeante annoncée, le FRN est organisé comme suit :

  • Joseph Kabila : président ;
  • Bertrand Bisimwa : vice-président ;
  • Corneille Nangaa : vice-président ;
  • Sultani Makenga : chef d’état-major, avec rang de vice-président ;
  • Freddy Kaniki : secrétaire général ;
  • Benjamin Mbonimpa : secrétaire général adjoint ;
  • Désiré Rukomera : secrétaire permanent du Collège des fondateurs.

Cette composition associe ainsi l’ancien chef de l’État à des responsables de l’AFC/M23, notamment Bertrand Bisimwa, Corneille Nangaa et Sultani Makenga.

Mettre fin à la « tyrannie » de Félix Tshisekedi

Dans sa déclaration fondatrice, le Front pour la refondation de la Nation affirme vouloir mettre fin à ce qu’il présente comme la « tyrannie » du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires en RDC, particulièrement dans l’est du pays, où les affrontements impliquant l’AFC/M23 continuent de peser sur les efforts de paix.

La création du FRN ouvre ainsi une nouvelle séquence dans la confrontation entre les autorités de Kinshasa et les acteurs réunis autour de cette structure politico-militaire. Les orientations concrètes du mouvement et les actions qu’il entend mener restent à préciser.

Par Pascal Kabeya
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13 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Jean-Pierre Bemba attaque Joseph Kabila et l’accuse d’avoir fragilisé la souveraineté nationale

by admin9775 13 octobre 2026

Le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, a vivement réagi à l’allocution de l’ancien président Joseph Kabila. Dans une déclaration au ton particulièrement offensif, il remet en cause la légitimité des deux mandats de son ancien rival, l’accuse d’avoir entretenu des divisions au sein de la population et l’associe aux violences ainsi qu’aux ingérences étrangères en République démocratique du Congo.

« Un imposteur et un usurpateur »

Jean-Pierre Bemba conteste ouvertement la légitimité électorale de Joseph Kabila, l’accusant d’avoir fraudé lors de l’élection présidentielle de 2006 et de ne pas avoir été élu par le peuple en 2011.

« Vous êtes et demeurez un imposteur et un usurpateur », affirme-t-il, reprochant à l’ancien chef de l’État une mémoire sélective sur ses dix-huit années au pouvoir. Il évoque notamment les massacres, le pillage des ressources nationales et l’impunité, estimant que cette période reste marquée par de profondes souffrances.

Ces accusations s’inscrivent dans une confrontation politique renouvelée entre les deux hommes, sur fond de débats autour du bilan des anciens dirigeants et de la crise sécuritaire dans l’est du pays.

Kabila accusé de proximité avec Kigali

Le responsable politique accuse également l’ancien président d’avoir maintenu la RDC sous influence rwandaise, notamment en laissant, selon lui, des personnes liées à Kigali occuper des postes importants au sein de l’État.

Il va plus loin en imputant à Joseph Kabila une responsabilité dans le soutien présumé au M23 et à l’AFDL, qu’il présente comme des facteurs de déstabilisation du pays. Il lui reproche également de n’avoir pas suffisamment condamné les agressions contre la RDC durant sa présidence.

Ces déclarations constituent les accusations formulées par Jean-Pierre Bemba à l’encontre de son prédécesseur et ravivent la controverse sur les responsabilités politiques dans les crises successives qu’a connues le pays.

Le tribalisme et l’unité nationale au cœur de la polémique

Jean-Pierre Bemba reproche par ailleurs à Joseph Kabila d’avoir contribué à exacerber les divisions communautaires. Il oppose à ces accusations l’image d’un Congo riche de sa diversité culturelle et ethnique, dont les populations ont longtemps partagé une identité nationale commune.

« Le Congo et ses 2 345 409 km² appartiennent à tous ses enfants », soutient-il, rejetant toute tentative de division des Congolais sur la base de leurs origines.

Dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes, il insiste sur la nécessité de préserver l’unité nationale et de défendre l’intégrité territoriale du pays.

Bemba défend le bilan de Félix Tshisekedi

Dans sa déclaration, Jean-Pierre Bemba oppose les critiques adressées à Joseph Kabila aux réalisations qu’il attribue au pouvoir actuel, dirigé par Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Il cite notamment la gratuité de l’enseignement primaire, la gratuité de la maternité, l’augmentation du budget de l’État ainsi que des projets de construction et de réhabilitation d’infrastructures universitaires, routières, aéroportuaires, portuaires et ferroviaires.

Pour le vice-Premier ministre, ces réalisations illustrent une évolution du pays et la volonté de renforcer son autonomie face aux influences extérieures.

« Notre souveraineté ne se négocie pas »

Jean-Pierre Bemba conclut son intervention par un appel à la défense de la souveraineté congolaise, affirmant que l’avenir du pays ne doit être décidé ni à Kigali ni par d’autres puissances étrangères.

Il évoque également plusieurs personnalités congolaises mortes dans des circonstances violentes, parmi lesquelles Floribert Chebeya, Armand Tungulu, Luc Nkulula, Thérèse Déchade Kapangala et Rossy Mukendi Tshimanga, qu’il présente comme des victimes de la période qu’il qualifie de dictature.

Cette prise de position accentue la confrontation politique autour de Joseph Kabila, dont les récentes déclarations continuent de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise.

Par Marius Bopenga
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13 octobre 2026
À la UneSociété

RDC : succession Damseaux, un jugement contesté au cœur d’un nouveau bras de fer judiciaire

by admin9775 12 octobre 2026

L’affaire de la spoliation présumée des propriétés de la succession de l’homme d’affaires belge William Damseaux connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Au centre du litige figure le jugement RC 113.383, daté du 13 décembre 2016, dont l’existence est contestée par la famille Damseaux, qui le considère comme un faux.

Établie en République démocratique du Congo depuis plusieurs décennies, la famille dénonce une tentative de dépossession de ses biens immobiliers, couverts, selon elle, par des titres de propriété détenus depuis près de 80 ans.

En décembre 2025, elle aurait été déguerpie sur la base de ce jugement, qui aurait reconnu des droits immobiliers à Cécile Ngatshie, aujourd’hui décédée, sur les parcelles litigieuses.

Un jugement introuvable au greffe

Les vérifications effectuées au greffe du Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, lors d’une descente du Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe, auraient révélé que le jugement RC 113.383 ne figurait pas dans les registres sous cette référence pour les parties concernées. Un autre jugement portant le même numéro existerait, mais concernerait un litige différent.

Pour défendre ses droits, Jean-Claude Damseaux, fils de William Damseaux, a engagé une action pénale. Celle-ci a conduit à la condamnation d’Alexandra Assuncao Dos Santos à une peine de servitude pénale, ainsi qu’à la confiscation et à la destruction du document litigieux.

Le jugement RP 30.445 du Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe avait, selon les éléments communiqués, constaté l’utilisation d’un titre exécutoire présenté comme faux.

La réinstallation ordonnée, mais toujours attendue

Le ministère de la Justice s’est également saisi du dossier. Dans une lettre datée du 31 décembre 2025, le ministre d’État, ministre de la Justice, avait instruit l’Inspecteur général des services judiciaires de procéder à la réinstallation de la famille Damseaux.

Sept mois après cette instruction, la mesure n’aurait toujours pas été exécutée. La famille attribue ce blocage à des résistances et à l’influence présumée de certaines personnalités civiles et militaires, des accusations qui restent à établir.

Un acquittement contesté en appel

Dans un autre volet pénal, Jean-Claude Damseaux a poursuivi devant le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe Ngasia Mungy Lyta, qui se présente comme liquidateur de la succession Ngatshie. Il lui reproche d’avoir utilisé le jugement RC 113.383 dans plusieurs procédures.

Malgré les constatations attribuées à la descente du tribunal au TGI/Gombe concernant l’absence du jugement sous la référence invoquée, le prévenu a été acquitté au bénéfice du doute.

La partie Damseaux conteste cette décision, qu’elle juge « inique ». Le ministère public a, de son côté, interjeté appel.

La décision du TGI/Gombe très attendue

Au-delà du différend entre les deux successions, cette affaire remet en lumière les enjeux liés à la protection de la propriété immobilière et à la sécurité juridique des investissements en RDC. Selon les informations communiquées, les autorités belges suivent également ce dossier avec préoccupation.

Saisi en appel, le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe a pris l’affaire en délibéré. Sa décision est attendue pour clarifier les contestations autour du jugement RC 113.383 et déterminer les suites judiciaires du dossier.

Pour la succession Damseaux, l’enjeu est notamment d’obtenir l’exécution des mesures annoncées et de retrouver la jouissance de ses propriétés. L’issue de la procédure devra permettre de préciser les responsabilités éventuelles et les droits des parties au regard des décisions de justice.

Par Pascal Kabeya
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12 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : le Panel des facilitateurs de l’UA consulte Tshisekedi et poursuit sa mission de paix dans les Grands Lacs

by admin9775 12 octobre 2026

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu, ce samedi 10 octobre, à la Cité de l’Union africaine, les membres du Panel des facilitateurs de l’Union africaine (UA), au terme de deux jours de consultations à Kinshasa consacrées aux efforts de paix en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs.

À l’issue de cette mission, l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde a salué la teneur des échanges, estimant qu’ils contribuent à la recherche d’une solution à un conflit qui perdure depuis de nombreuses années.

« C’était une mission fructueuse, surtout pour la substance que nous avons eue, dans le but de trouver une solution à un conflit sur le continent qui n’a que trop duré et qui est le plus coûteux dans tous les sens », a-t-elle déclaré.

Des consultations avec les autorités et la société civile

Durant son séjour dans la capitale congolaise, le Panel des facilitateurs a rencontré plusieurs acteurs, notamment des responsables officiels et des représentants de la société civile. Ces échanges s’inscrivent dans les efforts diplomatiques engagés pour favoriser une issue pacifique au conflit dans l’est de la RDC et contribuer à la stabilité régionale.

Une mission appelée à se poursuivre dans la région

Après Kinshasa, la délégation de l’Union africaine prévoit de se rendre en Ouganda et au Burundi, avant de poursuivre ses consultations dans l’est de la RDC, notamment à Beni, au Nord-Kivu, et à Bunia, en Ituri.

Cette tournée régionale doit permettre au Panel de poursuivre ses échanges avec les différents acteurs concernés par la crise sécuritaire et les initiatives de paix dans la région des Grands Lacs.

Par Marius Bopenga
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12 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : cartes Visa du Trésor, Jules Alingete contredit Jean-Claude Masangu et relance la polémique

by admin9775 11 octobre 2026

L’affaire des cartes Visa adossées au compte général du Trésor public prend une nouvelle tournure. Après les explications de l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Jean-Claude Masangu Mulongo, sur le fonctionnement de ce dispositif, l’ancien inspecteur général des finances Jules Alingete apporte une version nettement différente, évoquant des dépenses de luxe, des retraits en espèces et des cartes restées actives après le départ de leurs bénéficiaires.

Alingete met en avant les conclusions de l’audit

À l’origine de l’audit de la BCC couvrant la période 2010-2020, Jules Alingete conteste les explications de Jean-Claude Masangu, qui avait présenté ces cartes comme un moyen de faciliter les missions officielles des hautes autorités de l’État.

Selon les constats qu’il rapporte, des retraits d’espèces auraient été effectués à Kinshasa, tandis que certaines cartes auraient servi à régler des achats dans des supermarchés de la capitale et des commerces de luxe en Europe, notamment Weston et Louis Vuitton.

L’ancien patron de l’Inspection générale des finances (IGF) s’interroge également sur la présence présumée d’épouses et de maîtresses du gouverneur et du vice-gouverneur en fonction au moment de l’audit parmi les bénéficiaires du dispositif.

« À quel titre officiel » détenaient-elles ces cartes Visa ?, questionne-t-il, remettant ainsi en cause la justification de certaines attributions.

Plus de 5 millions de dollars de dépenses pour certains bénéficiaires

Jules Alingete avance que certains détenteurs auraient dépensé plus de 5 millions de dollars en cinq ans, tandis que d’autres auraient engagé plus de 100 000 dollars en un seul mois.

« S’agissait-il toujours de frais de mission ? », s’interroge-t-il.

Selon l’ancien inspecteur général des finances, ces dépenses suscitent d’autant plus de questions que les bénéficiaires percevaient également des frais de mission versés par le Trésor public par l’intermédiaire des comptables publics.

Il affirme par ailleurs que plus de 50 cartes Visa étaient encore opérationnelles en 2021, alors que certains de leurs détenteurs avaient quitté leurs fonctions depuis janvier 2019. Parmi les personnes citées figure Barnabé Kikaya, ancien collaborateur de Joseph Kabila.

Ces éléments, tels que rapportés par Alingete, soulèvent des interrogations sur le contrôle des dépenses, les conditions d’utilisation des cartes et les procédures prévues pour leur désactivation à la fin des fonctions officielles.

Les explications de Masangu restent au centre du débat

Invité du Space animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, Jean-Claude Masangu avait expliqué que le dispositif avait été instauré autour de 2002 afin de permettre aux responsables publics d’effectuer des déplacements officiels décidés parfois dans l’urgence.

Selon lui, les cartes, émises au nom de la BCC plutôt qu’à celui du gouvernement, devaient couvrir exclusivement les frais de transport, d’hébergement et de restauration. Il avait également évoqué des plafonds mensuels, dont un montant de 15 000 dollars pour certains bénéficiaires, ainsi que le retrait immédiat de la carte en cas d’utilisation abusive.

Le mécanisme aurait été étendu en 2003 à certains responsables de la formule politique « 1+4 », comprenant les quatre vice-présidents de la transition et leurs collaborateurs. Masangu avait précisé avoir restitué sa propre carte lors de son départ de la BCC en 2013.

L’ancien gouverneur n’avait toutefois pas indiqué le nombre total de cartes délivrées durant son mandat et avait déclaré ne pas être en mesure de commenter la période postérieure à 2013.

Des responsabilités à établir

Les révélations attribuées à Jules Alingete remettent ainsi au premier plan la question de la gestion des cartes bancaires financées par le Trésor public. Elles soulèvent notamment des interrogations sur l’identité des bénéficiaires, la nature des dépenses engagées et le maintien en activité de cartes après la cessation des fonctions de leurs titulaires.

Pour autant, les constats rapportés et les accusations formulées ne suffisent pas, à eux seuls, à établir la responsabilité pénale de chaque personne citée. Celle-ci doit être déterminée à partir des pièces de l’audit, des autorisations de dépenses et, le cas échéant, des conclusions d’une enquête judiciaire.

L’enjeu est désormais de déterminer qui a autorisé ces opérations, qui en a bénéficié et si les règles applicables aux dépenses publiques ont été respectées. Si des irrégularités ou des infractions sont établies, les responsabilités devront être engagées conformément à la loi.

Par Pascal Kabeya
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