Le groupe minier anglo-suisse Glencore a annoncé, mardi 4 août 2026, une réorganisation de sa direction en République démocratique du Congo (RDC) qui maintient Marie-Chantal Kaninda à la présidence de Glencore RDC et à la tête du conseil d’administration de Kamoto Copper Company (KCC), tout en promouvant deux cadres congolais à des postes de direction opérationnelle et financière.
Marie-Chantal Kaninda préside Glencore RDC depuis janvier 2023, et conserve également la présidence du conseil d’administration de Kamoto Copper Company (KCC), l’une des principales filiales du groupe dans le pays.
Diplômée en économie de l’université de Liège (Belgique), elle totalise plus de 25 ans d’expérience dans le secteur minier, au sein d’Ashanti Goldfields, AngloGold Ashanti, De Beers et Rio Tinto, où elle a été directrice des relations extérieures pour l’Afrique. Elle a rejoint Glencore RDC en septembre 2019 comme directrice exécutive et responsable des affaires institutionnelles.
Deux promotions congolaises : Yannick Makola et Yves Ilunga
En parallèle, Glencore a promu deux autres responsables congolais à des fonctions de premier plan dans les domaines des opérations et de la gouvernance d’entreprise. En effet, Yannick Makola, jusqu’alors directeur des opérations (Chief Operating Officer) de KCC, est nommé est nommé directeur général de la même entreprise. L’ex de Glencore et MMG devient ainsi le premier Congolais à diriger KCC depuis sa création. Sa nomination avait été officialisée un peu plus tôt, le 23 juillet 2026.
Yves Ilunga est, pour sa part, nommé vice-président des finances de Glencore RDC. Il a auparavant dirigé Mutanda Mining (MUMI), occupé la vice-présidence du développement commercial de Glencore RDC et exercé les fonctions de directeur financier de KCC.
Contexte
Dans un contexte où la République démocratique du Congo occupe une place centrale dans la production mondiale de cuivre et de cobalt, ces évolutions de gouvernance sont perçues comme un signal de confiance envers l’expertise nationale et un levier pour consolider l’ancrage du groupe dans le pays.
Par ailleurs, cette réorganisation interne intervient alors que Glencore a annoncé en février 2026 la signature d’un protocole d’accord non contraignant avec l’Orion Critical Mineral Consortium, consortium américain, en vue de la cession potentielle de 40 % de ses actifs miniers en RDC (MUMI et KCC). L’opération, toujours en cours de négociation selon les termes de Glencore, est susceptible de modifier la structure de contrôle effective des deux sites concernés par la réorganisation du 4 août.
Financial Afrik Pour CONGO PUB Online






