Le chanteur et rappeur congolais Gims a été placé en garde à vue en France, mercredi 25 mars, dans le cadre d’une enquête pour blanchiment en bande organisée, selon des informations confirmées par le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).
De son vrai nom Gandhi Djuna, l’artiste de 39 ans a été interpellé par les services du Service national des douanes judiciaires à sa descente d’avion à l’aéroport Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, avant d’être entendu dans le cadre d’une commission rogatoire de juges d’instruction.
Son avocat, David-Olivier Kaminski, n’a pas réagi publiquement dans l’immédiat. L’artiste, qui a été le plus gros vendeur de disques en France en 2025, se retrouve ainsi au cœur d’une enquête judiciaire d’envergure.
Figure majeure du rap francophone, de nationalité congolaise et détenteur d’un passeport diplomatique son interpellation suscite une vive attention. Le gouvernement de la RDC a saisi les autorités françaises pour obtenir des éclaircissements sur cette affaire.
Un réseau international dans le viseur
Selon les éléments révélés, les juges parisiens s’intéressent à un réseau de blanchiment international complexe, impliquant de nombreuses sociétés créées dans différents pays. Ces structures auraient servi à contourner la TVA et d’autres taxes, à émettre de fausses factures et à dissimuler l’origine de fonds issus d’activités illégales.
L’enquête viserait également plusieurs individus déjà identifiés, dont d’anciens trafiquants de drogue reconvertis dans la criminalité financière.
Les investigations portent notamment sur un projet immobilier de luxe à Marrakech, baptisé « Sunset Village Private Residences », promu par Gims. Ce projet, estimé à environ 100 millions d’euros, prévoit la construction d’une centaine de villas haut de gamme.
La société en charge du projet, Horizon Développement, est également dans le viseur des enquêteurs en raison de ses liens avec l’homme d’affaires franco-marocain Lahoucine Aourik Soussi, dont les activités financières font déjà l’objet de vérifications par les autorités françaises.
Les enquêteurs cherchent désormais à retracer les circuits de financement de ce projet et à déterminer l’origine des fonds engagés, dans le cadre d’une affaire qui pourrait avoir des ramifications internationales importantes.
Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online








