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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Kenya : un député tué dans une fusillade à Nairobi

by admin9775 1 mai 2025
written by admin9775

Un député de l’opposition kenyane a été abattu dans la capitale, Nairobi. 

Charles Were a été assassiné dans la nuit de mercredi à jeudi après que sa voiture se soit arrêtée à un rond-point sur une route principale très fréquentée.

La police a décrit comme un crime « ciblé et prémédité ».

Le président Willian Ruto a exhorté la police à mener une « enquête approfondie ».

« Nous étions avec lui aujourd’hui au Parlement, comme elle l’a dit, tout l’après-midi, et il est parti à peine 30 minutes avant de trouver la mort. Nous voudrions donc demander à la police de mener une enquête approfondie sur cette affaire et de partager avec les Kenyans, aussi vite que possible, ce qui est arrivé à notre collègue, l’honorable Ong’ondo Were. », a déclaré Junet Mohamed, membre du Parlement, circonscription de Suna East.

D’après le communiqué de la police kényane***, « M. Were était en compagnie de son chauffeur et de son garde du corps lorsqu’une moto-taxi s’est approchée de leur voiture et qu’un passager en est descendu. Il s’est ensuite approché de leur véhicule avant de tirer sur le député. »*** 

« Ce que nous avons, ce sont des rapports préliminaires sur ce qui s’est passé, mais les enquêtes sont en cours pour établir ce qui s’est réellement passé », a expliaué Raymond Omollo, Secrétaire Principal au Département d’Etat pour la Sécurité Intérieure et l’Administration Nationale.

Charles Were a été réélu en 2022 pour représenter la circonscription de Kasipul, dans l’ouest du Kenya, pour le parti Orange Democratic Movement.

Africanews

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À la UneAfrique

L’Union africaine lève les sanctions contre le Gabon après son retour à l’ordre constitutionnel

by admin9775 1 mai 2025
written by admin9775

Le ministre gabonais des Affaires étrangères qualifie la levée des sanctions de l’Union africaine de « fierté nationale » et de retour du Gabon sur la scène continentale

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a annoncé mercredi la levée, avec effet immédiat, de la suspension du Gabon de ses activités ainsi que des sanctions imposées après le coup d’État militaire de 2023 dans ce pays d’Afrique centrale.

Le Gabon avait été suspendu de toutes les instances de l’UA en 2023, au lendemain du renversement de l’ancien président Ali Bongo par l’armée, en réaction à ce changement de pouvoir jugé anticonstitutionnel.

Selon les instruments juridiques de l’UA, la suspension devait rester en vigueur jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel.

Dans une publication sur X, le CPS a indiqué que la décision faisait suite à une réunion consacrée à la transition politique au Gabon, au cours de laquelle les progrès réalisés vers le retour à l’ordre constitutionnel ont été jugés globalement satisfaisants.

Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Regis Onanga Ndiaye, a salué cette décision, la qualifiant de « fierté nationale » marquant le retour du Gabon sur la scène continentale.

Il a souligné que cette reconnaissance de l’UA venait saluer les efforts des autorités gabonaises, notamment l’organisation d’élections présidentielles jugées crédibles et la volonté affichée de respecter les principes démocratiques.

Ndiaye a par ailleurs réaffirmé l’engagement du Gabon en faveur de la démocratie, de la paix, du développement durable et de la solidarité africaine.

Le Gabon a organisé une élection présidentielle le 12 avril, au terme de laquelle le président de transition, Brice Oligui Nguema, a été déclaré vainqueur avec 94,85 % des voix.

Âgé de 50 ans, Nguema avait mené le coup d’État d’août 2023 qui a mis fin aux 56 années de règne de la famille Bongo à la tête de ce pays riche en pétrole.

AA

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À la UneAfrique

Est de la RDC : la Belgique est « totalement en désaccord » avec la politique du Rwanda

by admin9775 27 avril 2025
written by admin9775

Le 17 mars dernier, Kigali avait annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la Belgique, accusant Bruxelles d’avoir « pris parti » dans le conflit dans l’est de la RDC et de vouloir maintenir une forme de domination coloniale sur le Rwanda.

« Je pense que le Rwanda, et c’est légitime, recherche la sécurité […] mais je suis totalement en désaccord avec […] la manière dont il agit dans l’est du Congo », a déclaré vendredi 25 avril Maxime Prévot, lors d’un entretien accordé à l’AFP après une rencontre à Kampala avec le président ougandais Yoweri Museveni.

Ancienne puissance coloniale à la fois en RDC (ex-Zaïre) et au Rwanda, la Belgique a été l’un des pays les plus critiques de Kigali depuis l’offensive éclair du M23 lancée en décembre au cours de laquelle le groupe armé a pris le contrôle de Goma, capitale du Nord-Kivu, puis de Bukavu, capitale du Sud-Kivu.

Rupture des relations diplomatiques

Le chef de la diplomatie belge doit également rencontrer dans les prochains jours les présidents du Burundi et de la RDC, Évariste Ndayishimiye et Félix Tshisekedi, mais il ne se rendra pas au Rwanda en raison de la rupture diplomatique entre Kigali et Bruxelles annoncée le 17 mars.

Le Rwanda n’a jamais explicitement reconnu la présence du M23 sur le sol congolais. Kigali admet toutefois des préoccupations sécuritaires le long de sa frontière avec la RDC et réclame notamment l’éradication des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), fondées par des Hutu rwandais responsables du génocide des Tutsi. Près de 4 000 soldats rwandais soutiennent le M23 dans l’est de la RDC, selon des experts de l’ONU.

Le Rwanda avait accusé en mars l’ex-puissance coloniale d’avoir pris fait et cause pour Kinshasa, et de tenter de créer une « opinion hostile injustifiée » à son égard. Kigali avait aussi dénoncé des « tentatives pitoyables » de « maintenir des illusions néocoloniales ».

La Belgique est accusée d’avoir favorisé la division ethnique au Rwanda, qui a abouti au génocide des Tutsi en 1994 faisant plus de 800 000 morts. « La Belgique n’est certainement pas contre le Rwanda. Nous avons une longue histoire, a rétorqué Maxime Prévot. « Nous n’avons aucune nostalgie du colonialisme. Il n’y a aucun lien entre notre position actuelle et le génocide. » La Belgique, selon lui, réagit « pour la défense du droit international, du droit humanitaire, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale. C’est notre seule boussole ».

L’influence limitée de la Belgique

Maxime Prévot a également appelé au dialogue pour résoudre le conflit dans l’est de la RDC qui a fait ces derniers mois des milliers de morts, selon l’ONU et le gouvernement congolais. « Il n’y aura pas de solution militaire dans l’est du Congo. Nous avons besoin de dialogue », a-t-il ajouté, tout en reconnaissant l’influence limitée de la Belgique à l’heure actuelle. « J’espère qu’il sera possible dans les prochains mois de rouvrir, peut-être discrètement, peut-être de manière informelle, les canaux de communication », a-t-il toutefois déclaré.

Le ministre a également salué les récents efforts diplomatiques menés par les États-Unis et le Qatar pour faciliter les pourparlers entre le gouvernement de la RDC et le M23. Le Rwanda et la RDC se sont donnés jusqu’au 2 mai pour ébaucher un projet d’accord de paix.

Dans une déclaration signée sous l’égide des États-Unis à Washington, les deux pays se sont aussi engagés à respecter leur souveraineté respective et à s’abstenir de soutenir des mouvements rebelles. Mercredi, le gouvernement congolais et le M23, qui mènent des pourparlers au Qatar, avaient publié pour la première fois une déclaration conjointe inattendue dans laquelle ils disaient vouloir « œuvrer à la conclusion d’une trêve ».

AFP

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À la UneAfrique

Le général ougandais Muhoozi Kainerugaba affiche son soutien à Tshisekedi et rejette un retour de Kabila

by admin9775 26 avril 2025
written by admin9775

 Le général Muhoozi Kainerugaba, chef d’état-major des forces armées ougandaises et fils du président Yoweri Museveni, a exprimé clairement sa position sur la situation politique en RDC à travers une série de tweets percutants.

Dans ses déclarations publiques, l’officier supérieur a :

  1. Réaffirmé son soutien au président congolais Félix Tshisekedi : « Mon grand frère, Son Excellence Félix Tshisekedi, est le président de la RDC et je le soutiendrai autant que possible »
  2. Exprimé son opposition ferme à un retour de Joseph Kabila : « Je ne laisserai pas Joseph Kabila redevenir président de la RDC ! Vous pouvez oublier ça »
  3. Évoqué la puissance militaire ougandaise : « Il nous faudrait un jour pour prendre Kisangani. J’ai juste besoin de la permission de Mzee [surnom de son père] »

Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu en RDC, où la question d’un éventuel retour de l’ancien président Kabila fait débat. Le général Kainerugaba, figure montante de la politique régionale, n’a pas hésité à prendre position de manière spectaculaire.

Âgé de 49 ans, Muhoozi Kainerugaba occupe des postes clés en Ouganda :

  • Chef des forces de défense du pays
  • Président de la Ligue patriotique de l’Ouganda
  • Fils et potentiel successeur du président Museveni

Ses propos ont immédiatement suscité des réactions variées dans la région, certains y voyant une ingérence dans les affaires congolaises, d’autres une simple expression d’opinion personnelle. La référence à une possible intervention militaire à Kisangani a particulièrement retenu l’attention des observateurs politiques.

Ces tweets confirment l’implication croissante du général Kainerugaba dans les questions géopolitiques régionales, tout en révélant les lignes de fracture persistantes dans la politique congolaise. Le gouvernement de Kinshasa n’a pas encore réagi officiellement à ces déclarations.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneAfrique

Joseph Kabila à Eswatini pour les célébrations royales : entre diplomatie et rumeurs de retour

by admin9775 25 avril 2025
written by admin9775

L’ancien président congolais Joseph Kabila a été signalé ce vendredi à Eswatini (anciennement Swaziland) où il participe aux célébrations du 57e anniversaire du roi Mswati III. Cette apparition marque la dernière étape d’une tournée africaine qui alimente les spéculations sur un possible retour au pays.

Une présence remarquée dans les cercles diplomatiques


L’ancien chef d’État, invité parmi d’autres personnalités africaines de premier plan, maintient ainsi son réseau d’influence régionale. Selon des sources proches de son entourage, Kabila envisagerait de mettre fin prochainement à ce qu’il qualifie d' »exil forcé », avec un retour envisagé par l’Est de la RDC.

Controverse autour des conditions de vie et des accusations
Certaines réactions sur les réseaux sociaux ont suscité la polémique, notamment des propos ironiques sur sa situation financière présumée. Ces commentaires contrastent avec l’image d’un homme d’État toujours actif sur la scène internationale et disposant d’un réseau d’appuis politiques.

Clarifications sur les déplacements récents
Des sources contradictoires circulent concernant ses allées et venues :

  • Certains affirment qu’il serait déjà rentré clandestinement par Goma
  • D’autres maintiennent qu’il prépare seulement son retour
  • L’intéressé promet de s’adresser « très bientôt » à la nation

Analyse politique
Cette situation reflète les tensions persistantes entre l’ancien président et le pouvoir actuel :

  1. Le statut ambigu de Kabila, à la fois figure politique majeure et persona non grata
  2. Les stratégies d’influence régionale qui se jouent hors des canaux officiels
  3. L’importance symbolique de l’Est du pays comme base potentielle de retour

Alors que les célébrations se déroulent à Eswatini, la classe politique congolaise suit avec attention les mouvements de l’ancien président, dont le retour pourrait significativement modifier l’équilibre des forces dans un contexte électoral tendu. Les prochains jours devraient apporter des éclaircissements sur ses intentions réelles.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneAfrique

Côte d’Ivoire : Tidjane Thiam, écarté de l’élection présidentielle

by admin9775 23 avril 2025
written by admin9775

La justice ivoirienne a tranché et rendu son délibéré concernant le potentiel destin présidentiel de Tidjane Thiam.

Le principal opposant au président sortant Alassane Ouattara, chef du parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a été radié de la liste électorale ce mardi 22 avril.

La justice a estimé que le candidat avait perdu la nationalité ivoirienne quand il a acquis la nationalité française en 1987.

Né en Côte d’Ivoire, Tidjane Thiam avait la binationalité jusqu’en mars dernier où il a renoncé à sa nationalité française afin de pouvoir se présenter à la présidentielle ivoirienne prévue en octobre 2025.

Le tribunal a donc donné raison à ses détracteurs ce mardi qui invoquaient un article du code de la nationalité datant des années 1960 qui indique que l’acquisition d’une autre nationalité entraîne la perte de la nationalité ivoirienne. Une règle qui ne s’applique toutefois pas aux binationaux de naissance.

Les avocats de Tidjane Thiam avaient pourtant fourni en vain des documents indiquant que le politicien est français de naissance par son père mais cela ne semble pas avoir suffi à faire changer la décision de justice.

Pour l’heure, d’autres opposants sont également radiés de la liste électorale, à l’instar de l’ex-président Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé ainsi que l’ex-Premier ministre Guillaume Soro.

Africanews

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À la UneAfrique

Rwanda et Ouganda : Le triangle sécuritaire où le M23 fait office de « l’œil du cyclone »

by admin9775 23 avril 2025
written by admin9775

Alors que la crise dans l’Est de la RDC persiste, le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé, actuel médiateur dans ce dossier épineux, multiplie les consultations régionales. Après des échanges en Angola avec le président João Lourenço, ancien facilitateur du processus, puis une rencontre à Kinshasa avec Félix Tshisekedi, le chef de l’État togolais s’est rendu à Kigali et en Ouganda pour discuter de la situation sécuritaire avec Paul Kagame et Yoweri Museveni.

Un rôle de médiation dans une zone sous haute tension

La région des Grands Lacs reste un foyer de tensions, avec le groupe armé M23 au centre des accusations de déstabilisation. Kigali et Kampala, souvent pointés du doigt par Kinshasa pour leur soutien présumé aux rebelles, jouent un rôle clé dans toute résolution durable du conflit.

Faure Gnassingbé, qui ne souhaite pas « réinventer la roue », s’appuie sur les précédents efforts de médiation, notamment ceux de l’Angola. Son approche semble privilégier le dialogue discret, comme en témoignent ses récentes rencontres :

  • En Angola : Consultation avec João Lourenço pour s’aligner sur les précédentes initiatives.
  • En RDC : Entretien en tête-à-tête avec Tshisekedi, dont le gouvernement exige un retrait total du M23 et une clarification du rôle du Rwanda.
  • Au Rwanda : Discussions avec Paul Kagame sur la « sécurité régionale », sujet sensible entre Kigali et Kinshasa.
  • En Ouganda : Rencontre avec Yoweri Museveni, dont le pays est également impliqué dans des opérations controversées en RDC.

Kagame et Museveni : Des acteurs incontournables

Dans un tweet, Kagame a confirmé avoir évoqué avec Gnassingbé des « questions d’intérêt commun », sans plus de détails. De son côté, Museveni a souligné leur échange sur la coopération bilatérale et les défis sécuritaires.

Cependant, la RDC attend des actes concrets. Les récentes avancées militaires du M23 et les accusations répétées contre le Rwanda compliquent la tâche du médiateur. Gnassingbé parviendra-t-il à désamorcer la crise, ou celle-ci risque-t-elle de s’enliser davantage ?

Les prochaines étapes de la médiation, alors que la région retient son souffle.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneAfrique

Au Burkina Faso, la junte militaire affirme avoir déjoué un « grand complot »

by admin9775 22 avril 2025
written by admin9775

Le ministre de la Sécurité burkinabè, Mahamadou Sana, a révélé, lundi, l’existence d’un « grand complot » qui visait à prendre d’assaut la présidence du Burkina Faso. Il accuse les « cerveaux à l’extérieur du pays » de se trouver en Côte d’Ivoire.

Le régime militaire au pouvoir au Burkina Faso a affirmé, lundi 21 avril au soir, avoir déjoué un « grand complot en préparation » visant à « semer le chaos total » et dont les cerveaux seraient localisés en Côte d’Ivoire, régulièrement accusée par la junte au pouvoir d’héberger ses opposants.

« Le travail minutieux du service de renseignement (a) révélé un grand complot en préparation contre notre pays dont le but ultime est de semer le chaos total », a indiqué le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, dans une déclaration lue à la télévision nationale.

« La manœuvre devait aboutir, selon le plan des comploteurs terroristes, le mercredi 16 avril 2025 à un assaut sur la présidence du (Burkina) Faso par un groupe de soldats recrutés par les ennemis de la nation », a-t-il indiqué.

« Les cerveaux à l’extérieur du pays sont tous localisés en Côte d’Ivoire », a-t-il ajouté, citant notamment le commandant Joanny Compaoré et le lieutenant Abdramane Barry, tous déserteurs.

Plusieurs dizaines d’officiers militaires arrêtés

Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré par un coup d’État en septembre 2022, les enlèvements ou arrestations extrajudiciaires, en particulier de civils considérés comme hostiles au régime militaire et de militaires accusés de complot, se sont multipliés.

Une dizaine d’autres officiers et de sous-officiers, dont le commandant Ouedraogo Frederic, ont été interpellés selon le ministre Mahamadou Sana.

Mercredi, le capitaine Élysée Tassembedo, commandant du 12e régiment d’infanterie Commando et du groupement des forces de sécurité du Nord, basé à Ouahigouya, chef-lieu de la région du Nord, a été arrêté à Ouagadougou. « Il a été emmené vers une destination inconnue alors qu’il devait prendre part à une rencontre à l’état-major », a indiqué une source sécuritaire.

Depuis plus d’un an, la junte a interpellé plusieurs dizaines d’officiers militaires dont l’ex-chef d’état-major de la gendarmerie Evrard Somda, tous accusés de « complot » ou de « tentative de déstabilisation des institutions républicaines ».

La Côte d’Ivoire est régulièrement accusée d’héberger des personnes qui « se sont activées dans une entreprise de subversion » contre le Burkina, selon les autorités militaires.

En juillet 2024, le capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir après un coup d’État en septembre 2022, avait affirmé qu' »un centre d’opérations pour déstabiliser » le Burkina était installé à Abidjan.

France 24

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À la UneAfrique

Côte d’Ivoire : Tidjane Thiam candidat du PDCI pour la présidentielle de 2025

by admin9775 19 avril 2025
written by admin9775

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principale formation d’opposition du pays, a officiellement investi Tidjane Thiam comme son candidat à l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025.

L’ancien patron du Crédit Suisse, rentré récemment dans l’arène politique nationale, a remporté l’investiture sans opposition, avec un score quasi plébiscitaire de 99,5 % des voix, lors d’un vote auquel ont participé plus de 5 300 délégués du parti.

Élu président du PDCI en décembre dernier, M. Thiam, 62 ans, s’affirme comme une figure de renouveau pour une opposition ivoirienne en quête de leadership. Mais si cette désignation marque une étape décisive, le chemin vers la magistrature suprême s’annonce semé d’embûches pour l’ex-banquier international.

Tidjane Thiam, longtemps tenu à distance de la scène politique ivoirienne, revient fort d’un parcours prestigieux à la tête de multinationales comme Aviva, Prudential ou encore le Crédit Suisse. Son image, encore peu connue d’une partie des Ivoiriens, séduit pourtant une base militante qui voit en lui une alternative aux figures historiques du pays.

Un retour controversé sur fond de polémique juridique

Malgré cette dynamique, la candidature de Tidjane Thiam est loin d’être assurée. Depuis plusieurs semaines, une polémique agite le débat : sa nationalité ivoirienne est contestée par ses détracteurs. Titulaire de la nationalité française depuis 1987, il y aurait renoncé officiellement en mars dernier, une démarche indispensable puisque la Constitution ivoirienne interdit aux binationaux de briguer la présidence.

Cependant, des voix s’élèvent pour affirmer que cette naturalisation française l’aurait automatiquement privé de sa nationalité ivoirienne, en vertu d’un article du Code de la nationalité datant des années 1960. Le PDCI dénonce une manœuvre politique destinée à écarter un candidat qui inquiéterait le pouvoir en place. Si la commission électorale a rejeté jeudi les premières requêtes contestant son inscription sur les listes électorales, une procédure judiciaire reste en cours. Le camp Thiam, lui, se veut serein : « Je sais que je ne serai pas épargné », a-t-il reconnu dans une interview diffusée sur les réseaux sociaux. « Mais je suis honoré par cette investiture, malgré tout le venin distillé sur ma personne. »

Un climat politique crispé à six mois du scrutin

La candidature de Thiam intervient dans un contexte tendu. Le président sortant Alassane Ouattara, 83 ans, entretient le flou sur une possible quatrième candidature. En janvier, il avait déclaré être « désireux de continuer à servir son pays », laissant planer l’éventualité d’un nouveau mandat, malgré les critiques sur la concentration du pouvoir.

Par ailleurs, plusieurs poids lourds de l’opposition, Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et Guillaume Soro, déclarent leur intention de se présenter, bien que tous trois soient actuellement inéligibles en raison de condamnations judiciaires. Leurs noms ne figurent pas sur la liste électorale provisoire, dont la version définitive est attendue en juin.

Face à ce climat, le PDCI et le PPA-CI de Gbagbo ont suspendu leur participation à la Commission électorale indépendante (CEI), dénonçant un manque d’impartialité. Le parti au pouvoir, le RHDP, a répliqué en accusant l’opposition de vouloir « saboter » le processus démocratique.

À six mois de la présidentielle, la désignation de Tidjane Thiam offre au PDCI une occasion de rebattre les cartes. Mais ce pari sur un homme de l’extérieur, dont la notoriété nationale reste à construire, nécessitera une stratégie de communication robuste, selon les analystes.

Africanews

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Brice Oligui Nguema élu président du Gabon avec 90,35% des voix

by admin9775 14 avril 2025
written by admin9775

Le général Brice Clotaire Oligui Nguema a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle gabonaise avec un score écrasant de 90,35% selon les résultats provisoires annoncés dimanche 13 avril par le ministère de l’Intérieur Ce militaire de carrière qui dirigeait le Gabon depuis le coup d’État du 30 août 2023 contre Ali Bongo devient ainsi le nouveau président pour un mandat de sept ans.

Un produit du système Bongo


Né en 1975 à Ngouoni dans le Haut-Ogooué Brice Oligui Nguema est un pur produit de l’appareil sécuritaire bongoïste Formé à l’Académie royale militaire de Meknès au Maroc il intègre dès ses 25 ans la garde rapprochée d’Omar Bongo dont il devient l’aide de camp pendant huit ans jusqu’à la mort du patriarche en 2009.

Un parcours en dents de scie


Après une période d’éloignement comme attaché militaire au Maroc puis au Sénégal il revient en grâce en 2019 pour prendre la tête des services de renseignement de la Garde républicaine Son coup d’État du 30 août 2023 mettant fin au règne contesté d’Ali Bongo serait né selon plusieurs sources d’une rivalité avec l’entourage du président déchu notamment sa femme Sylvia et son fils Noureddin.

Une transition sous contrôle


Après avoir promis de « rendre le pouvoir aux civils » Oligui Nguema a habilement manœuvré pour se poser en seul recours possible Une nouvelle constitution adoptée par référendum en novembre 2024 et des conditions d’éligibilité drastiques ont écarté ses principaux concurrents potentiels.

Le nouveau président cultive une image d’homme du peuple renonçant au salaire présidentiel se montrant proche des traditions tout en reprenant les codes du pouvoir bongoïste Son slogan de campagne « C’BON » jouant sur ses initiales BCON résume cette ambivalence entre continuité et rupture apparente.

Les défis à venir

Si les grands travaux lancés pendant la transition (nouvel aéroport port en eau profonde) et la rhétorique patriotique ont séduit Oligui Nguema devra maintenant faire face aux attentes concrètes des Gabonais en matière d’emploi de lutte contre la corruption et d’amélioration des conditions de vie.

Avec cette élection le Gabon tourne une page de son histoire tout en maintenant nombre des codes politiques hérités des 56 années de règne des Bongo La communauté internationale observe désormais comment ce nouvel homme fort parviendra à concilier héritage et promesses de renouveau.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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