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Monde

À la UneMonde

La France va reconnaître l’État de Palestine en septembre

by admin9775 26 juillet 2025
written by admin9775

Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé sur son compte X, jeudi 24 juillet, que la France allait reconnaître l’État de Palestine en septembre prochain lors de l’Assemblée générale des Nations unies. La France deviendra ainsi la première puissance du G7 à prendre une telle mesure, que le groupe Hamas a qualifié d’« étape positive », alors que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a fustigé une décision qui « récompense la terreur ».

« Fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proche-Orient, j’ai décidé que la France reconnaîtra l’État de Palestine. J’en ferai l’annonce solennelle à l’Assemblée générale des Nations unies, au mois de septembre prochain. L’urgence est aujourd’hui que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue. La paix est possible », écrit le chef de l’État français sur les réseaux sociaux.

La France coprésidera alors avec l’Arabie saoudite une conférence internationale au niveau des chefs d’État et de gouvernement visant à relancer la solution dite « à deux États », palestinien et israélien. Depuis ce printemps, le président français avait plusieurs fois avancé cette reconnaissance. Elle devait initialement avoir lieu le mois dernier lors d’une conférence à New York avec l’Arabie Saoudite, mais le déclenchement de la guerre entre Israël et l’Iran l’avait conduit à renoncer. Paris avait également temporisé ces derniers temps, évoquant la difficulté de faire une reconnaissance unilatérale, en raison du statut de la France comme membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Avec cette décision, la France sera le premier membre du Conseil de sécurité à reconnaître l’État de Palestine.

« Il faut enfin bâtir l’État de Palestine »

« L’urgence est aujourd’hui que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue », a martelé le président français. Dans ce contexte, « il faut enfin bâtir l’État de Palestine, assurer sa viabilité et permettre qu’en acceptant sa démilitarisation et en reconnaissant pleinement Israël, il participe à la sécurité de tous au Proche-Orient », a-t-il ajouté.

En franchissant le pas de la reconnaissance, la France entend « apporter une contribution décisive à la paix au Proche-Orient » et « mobilisera tous ceux de ses partenaires internationaux qui souhaitent y prendre part », écrit également Emmanuel Macron dans une lettre adressée au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le ministre des Affaires étrangères français a déclaré que le Consul de la France à Jérusalem a remis une lettre du président Macron à l’Autorité palestinienne et que « la France procèdera à la pleine reconnaissance de l’État de Palestine en septembre. Le président de la République s’y est engagé, je confirmerai cet engagement à la tribune des Nations unies ce lundi », écrit Jean-Noël Barrot sur son compte X.

Depuis des mois, Emmanuel Macron avait évoqué l’hypothèse de la reconnaissance par la France d’un État palestinien, notamment en rentrant de sa visite en Égypte en avril où il avait dénoncé la situation humanitaire inacceptable à Gaza.

Dans l’espoir de faire bouger les choses et de mobiliser les partenaires internationaux d’ici septembre, Emmanuel Macron s’engage et ne pourra pas reculer. Ce, au moment où les négociations pour un cessez-le-feu à Gaza ont encore échoué et avant une conférence au niveau ministériel sur le sujet la semaine prochaine à New York.

Réactions palestiniennes et israéliennes

Le vice-président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Hussein al-Cheikh, a salué dans la foulée l’annonce de la France, remerciant le président français. « Cette position reflète l’attachement de la France au droit international et son soutien aux droits du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de notre État indépendant », a-t-il déclaré. Dans les rues, des Palestiniens ont déclaré à l’AFP qu’ils espéraient que d’autres pays suivraient désormais cet exemple.

Le Hamas a également réagi dans la soirée, y voyant « une étape positive dans la bonne direction pour rendre justice à notre peuple palestinien opprimé et soutenir son droit légitime à l’autodétermination », et appelant « tous les pays du monde – surtout les nations européennes et celles qui n’ont pas encore reconnu l’État de Palestine – à suivre l’exemple de la France ».

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a estimé que la décision de la France « récompense la terreur » et constitue une menace existentielle pour Israël. Il a déclaré dans un communiqué que cette initiative du président Macron « risque de créer un autre proxy iranien, tout comme Gaza l’est devenu », ce qui serait « une rampe de lancement pour anéantir Israël – et non pour vivre en paix à ses côtés ». « Soyons clairs : les Palestiniens ne cherchent pas à obtenir un État aux côtés d’Israël, ils cherchent un État à la place d’Israël », a-t-il ajouté.

Le vice-Premier ministre israélien et ministre de la Justice Yariv Levin a lui qualifié la déclaration du président Macron de « tache noire dans l’histoire française et d’aide directe au terrorisme ». Il a également déclaré que la « décision honteuse » de la France signifiait qu’il était désormais « temps d’appliquer la souveraineté israélienne » en Cisjordanie, territoire qu’Israël occupe depuis 1967.

Au moins 142 pays membres de l’ONU ont reconnu l’État palestinien

Les trois quarts des États membres de l’ONU reconnaissent l’État de Palestine, proclamé par la direction palestinienne en exil à la fin des années 1980, un acte diplomatique désormais réalisé par dix pays depuis le début de la guerre à Gaza. 

Selon le décompte et les vérifications de l’AFP, au moins 142 pays sur les 193 membres de l’ONU ont désormais reconnu l’État palestinien, en comptabilisant la France après l’annonce du président Emmanuel Macron. Ce n’est pas le cas de la plupart des pays d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, de l’Australie et la quasi-totalité des pays d’Océanie, du Japon ou encore la Corée du Sud, ainsi que d’une poignée de pays en Afrique et en Amérique latine.

Keir Starmer annonce un «entretien d’urgence» entre Paris, Londres et Berlin

Un « entretien d’urgence » entre Paris, Londres et Berlin se tiendra ce vendredi 25 juillet sur la situation à Gaza, a annoncé jeudi le Premier ministre britannique Keir Starmer. « Je tiendrai demain (vendredi) un appel d’urgence avec les partenaires de l’E3 (groupe qui rassemble la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ndlr), au cours duquel nous discuterons de ce que nous pouvons faire de toute urgence pour arrêter les massacres et fournir à la population la nourriture dont elle a désespérément besoin », a déclaré Keir Starmer dans un communiqué.

La situation à Gaza « a atteint un nouveau seuil critique et continue d’empirer. Nous assistons à une catastrophe humanitaire », a insisté le dirigeant britannique. Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin aux souffrances des plus de deux millions d’habitants du territoire palestinien, soumis à un blocus qui les prive d’une aide humanitaire vitale.

Paris, Londres et Berlin s’accordent « sur la nécessité urgente pour Israël de changer de cap et de permettre à l’aide dont Gaza a désespérément besoin d’entrer sans délai », a encore affirmé Keir Starmer. Il a également insisté sur le fait que l’existence d’un État de Palestine est « un droit inaliénable du peuple palestinien ». « Un cessez-le-feu à Gaza nous mettra sur la voie de la reconnaissance d’un État palestinien et d’une solution à deux États qui garantira la paix et la sécurité pour les Palestiniens et les Israéliens », a-t-il ajouté.

RFI

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Monde

Un an après le retrait de Joe Biden, son fils Hunter règle ses comptes avec George Clooney

by admin9775 24 juillet 2025
written by admin9775

Dans des interviews publiées lundi, Hunter Biden s’en est violemment pris à George Clooney, qui avait appelé Joe Biden à se retirer de la présidentielle 2024. Le fils du président a fustigé l’acteur, un an jour pour jour après la décision de son père de quitter la course à la Maison Blanche.

Règlement de comptes après la présidentielle. Hunter Biden a vertement critiqué lundi 21 juillet l’acteur George Clooney pour avoir appelé son père Joe Biden à se retirer de la course à la présidentielle de 2024, lors d’interviews parues le jour anniversaire de l’abandon du démocrate.

« Qu’il aille se faire foutre, et tous ceux autour de lui », a lancé le fils cadet de Joe Biden dans un entretien de plus de trois heures au journaliste Andrew Callaghan, qui compte plus de 3 millions d’abonnés sur YouTube. « George Clooney n’est pas un putain d’acteur, (…) c’est une marque », a-t-il déclaré.

« Vraiment, vous pensez que dans l’Amérique moyenne, cette électrice à Green Bay, dans le Wisconsin, elle en a quelque chose à battre de ce que George Clooney pense qu’elle devrait voter ? », a aussi lancé Hunter Biden sur le podcast de Jaime Harrison, ancien chef du Parti démocrate.

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L’acteur avait été le 10 juillet 2024 l’un des premiers grands soutiens des démocrates à appeler Joe Biden à se retirer de la course à la présidentielle. 

Le président démocrate faisait alors face à des doutes croissants dans son propre camp sur son état de santé, après un débat calamiteux face à Donald Trump une dizaine de jours plus tôt.

« Pourquoi est-ce que je devrais t’écouter ? »

George Clooney avait écrit une tribune publiée par le New York Times et intitulée : « J’aime Joe Biden. Mais il nous faut un autre candidat ».

L’acteur et producteur oscarisé racontait avoir vu lors d’un gala le mois précédent un Joe Biden affaibli, loin du candidat qu’il était en 2020.

« Je le considère comme un ami et je crois en lui. Je crois en son caractère, sa morale », avait écrit George Clooney, avant d’ajouter : « Mais la seule bataille qu’il ne peut pas gagner, c’est celle contre le temps. »

Joe Biden avait finalement renoncé le 21 juillet 2024.

Dans les interviews de lundi, Hunter Biden est revenu sur cet épisode.

« Pourquoi est-ce que je devrais t’écouter ? Quel droit as-tu d’écraser un homme qui a donné 52 ans de sa putain de vie au service de ce pays, et de décider que toi, George Clooney, tu vas en somme acheter une pleine page de pub dans le putain de New York Times ? », a-t-il lancé dans celle donnée à Andrew Callaghan.

En proie pendant plusieurs années à des démêlés avec la justice et à des addictions, Hunter Biden avait été l’une des cibles privilégiées de la droite dure américaine, qui le considéraient comme le talon d’Achille de son père président.

Avec AFP

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À la UneMonde

Trump, Obama, Deepfakes : la menace touche aussi l’Afrique

by admin9775 23 juillet 2025
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Une vidéo virale montre Barack Obama arrêté par le FBI. Entièrement générée par l’IA, elle a été publiée par Donald Trump lui-même. Mais au-delà de la mise en scène, c’est l’explosion de la désinformation numérique, aux États-Unis comme en Afrique, qui inquiète.

La vidéo a fait le tour du web en quelques heures. Publiée dimanche 20 juillet sur le réseau Truth Social de Donald Trump, elle met en scène l’arrestation de Barack Obama par le FBI, suivie de son incarcération. Des images choquantes, mais surtout inventées, ou plutôt générées par intelligence artificielle (IA), avec en légende : « Personne n’est au-dessus des lois ». L’auteur de la publication n’est autre que le président américain lui-même.

Cette mise en scène fait écho à des accusations récemment formulées par Tulsi Gabbard, actuelle directrice du renseignement américain. « Nous avons publié plus de 100 documents détaillant la manière dont cette conspiration a été orchestrée par le président Obama », a-t-elle affirmé sur la chaîne Fox News, accusant ce dernier d’avoir manipulé les services de renseignement en 2016 pour nuire à Trump. Selon Mme Gabbard, l’équipe Obama avait « préparé le terrain pour un coup d’État » contre le milliardaire, après sa victoire face à Hillary Clinton.

La désinformation, menace mondiale n°1

Au-delà des rivalités politiques américaines, cette vidéo symbolise une nouvelle ère dans la guerre de l’information. Dans son rapport 2024, le Forum économique mondial (WEF) identifie la désinformation comme la principale menace globale à court terme. « C’est la première fois que ce risque est explicitement évoqué dans notre rapport, et il passe directement à la première place », souligne Saadia Zahidi, directrice générale du WEF.

Le secteur privé partage cette inquiétude. « L’intelligence artificielle fournit de nouvelles armes aux cybercriminels. Il n’y a même plus besoin d’être supérieurement intelligent pour manipuler l’opinion », prévient Carolina Klint, analyste en gestion des risques chez Marsh McLennan.

L’Afrique, laboratoire de la désinformation numérique

Ce phénomène ne s’arrête pas aux États-Unis. En Afrique, où les institutions démocratiques sont parfois plus vulnérables, l’IA devient un outil de manipulation politique de plus en plus courant. Comme le note le rapport du WEF, la prolifération de fausses informations générées par IA pourrait exacerber la polarisation des sociétés, affaiblir la confiance dans les institutions et déstabiliser les pays.

Au Togo, une fausse édition du journal de Radio France Internationale (RFI), accompagnée d’un enregistrement audio attribué à Emmanuel Macron, lui aussi généré par IA, « a été écoutée plus de deux millions de fois sur TikTok et Facebook », selon le média français.

Même scénario au Burkina Faso, où des vidéos surréalistes circulent en ligne, montrant des célébrités comme R. Kelly, Beyoncé, Eminem, voire le pape, saluant le capitaine Ibrahim Traoré comme un héros panafricain. Si les images sont fausses, les effets sur la jeunesse connectée auprès de laquelle la junte veut renforcer son image sont eux bien réels.

Ces cas illustrent un phénomène de plus en plus difficile à endiguer : l’instantanéité et l’anonymat de la diffusion de contenus falsifiés via les réseaux sociaux, de Truth Social à TikTok, en passant par X (ex-Twitter) et Facebook.

« La crainte, c’est qu’un jour, plus personne ne croie en rien de ce qu’il lit ou voit », s’alarme John Scott, expert en risques mondiaux chez Zurich Insurance Group. Un constat partagé par les chercheurs. Dès 2019, une étude conjointe de l’Université de Baltimore et d’une entreprise de cybersécurité estimait le coût économique de la désinformation à plus de 78 milliards de dollars, voire 100 milliards si l’on inclut les pertes indirectes.

Servan Ahougnon

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Monde

Le poison de l’affaire Epstein s’immisce dans le camp trumpiste

by admin9775 17 juillet 2025
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Six ans après sa mort, « Jeffrey Epstein est en train de semer la zizanie dans la coalition trumpiste, » écrit le Figaro. Le scandale couve depuis plusieurs jours, sans s’éteindre, au contraire : il semble s’étendre, et gagne la presse des deux côtés de l’Atlantique. Il faut dire, souligne le Guardian, que Donald Trump « peine à contenir la crise politique naissante au sein de sa base Make America Great Again, habituellement loyale ». En cause ? « Des soupçons, selon lesquels l’administration cache des détails des crimes d’Epstein », accusé de diriger un réseau de trafic sexuel pédocriminel avant de se suicider en prison. Et ce silence serait orchestré « pour protéger les riches élites avec lesquelles Epstein était associé, dont Donald Trump ». 

Au premier abord, l’affaire a tout de la « théorie du complot, » reconnaît le New York Times. Pourtant, on le sait désormais, c’est bien vrai : « parmi les associés d’Epstein se trouvaient beaucoup des personnes les plus puissantes de la planète ». Bill Gates, le couple Clinton, ou encore le prince Andrew en font partie. Au point, retrace le Figaro, de devenir « une obsession chez nombre de membres de la faction d’extrême droite trumpiste (…). C’est un des éléments fondateurs de la philosophie de leur mouvement : les élites dirigeantes sont capables du pire, puisqu’elles ont pris la défense d’un ramassis de pédophiles ». Le camp MAGA a donc réclamé sans relâche la publication d’une supposée « liste de clients » qui permettrait d’y voir plus clair. 

L’arroseur arrosé 

Après avoir remué le sujet pendant sa campagne et « généré une profonde paranoïa » chez ses soutiens, écrit le Guardian, voilà que l’administration du magnat « affirme qu’il n’existe pas de liste de clients d’Epstein à publier ». Conclusion, constate le Figaro : « Donald Trump est coincé : s’il n’y a réellement pas de liste, cela signifie qu’il a menti, et exploité une affaire sordide à des fins politiques ; si elle existe, cela laisse entendre qu’il veut cacher son contenu, car elle comprend des noms qu’il veut protéger – dont peut être le sien ». Par ailleurs, renchérit le Washington Post, si les électeurs « ultra » de Trump « pensent que Trump peut trahir leur confiance pour protéger ce qu’il y a dans les supposés « dossiers Epstein », ils pourraient commencer à se demander si [le président] leur a menti à d’autres sujets », là aussi dans l’objectif de protéger ses amis « riches et puissants ». 

Pendant un temps, Trump et son entourage ont espéré que « la controverse se calme avec le temps, » comme cela a toujours été le cas jusqu’à présent. Raison pour laquelle, rappelle le Guardian, le président a balayé les interrogations, déclarant par exemple qu’ « il ne comprend pas pourquoi cette affaire plutôt ennuyante intéresserait qui que ce soit ». Sans succès. 

Une nouvelle stratégie 

Inspirée du célèbre dicton selon lequel la meilleure défense, c’est l’attaque, le président américain vise large : « il s’en est pris à ses propres supporters, raconte le Guardian, qu’il a qualifiés de « faiblards naïfs » ». Surtout, il fait ce qu’il sait faire de mieux : il s’en prend aux démocrates. « Dans son scénario, analyse ainsi le New York Times, les dossiers ne font plus partie d’un complot, mais sont en réalité un « canular » et une campagne de diffamation des démocrates à l’encontre de son administration ». La colère de ses soutiens ne serait plus liée à la gestion de l’affaire, mais, « un stratagème mijoté par la gauche ». Là encore, sans succès.

Pour le Post, ce moment est crucial pour les démocrates qui ont l’occasion de « rappeler aux votants que le véritable populisme consiste à demander des comptes au pouvoir, même quand il réside au Bureau ovale » – et pour ce faire, les élus de gauche devraient, juge le titre, « traiter l’affaire Epstein comme un scandale de corruption orchestré par les élites » plutôt que « comme une théorie du complot ». La gauche pourra-t-elle, avec cette affaire, éloigner certains électeurs du camp MAGA ? Seul l’avenir le dira, mais, une chose est sûre, pour le Figaro : « des tensions sont apparues ces dernières semaines » et « pas seulement sur l’affaire Epstein ». Bref, « cette rébellion de la base ultra semble signer la fin de la lune de miel avec le président ». 

RFI

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Monde

Syrie: Ahmed al-Charaa annonce transférer aux Druzes le maintien de la sécurité à Soueïda

by admin9775 17 juillet 2025
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Le président syrien Ahmad al-Charaa a annoncé, jeudi 17 juillet, le transfert « à des factions locales et des cheikhs » druzes la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueïda (sud), théâtre de sanglants affrontements communautaires depuis dimanche.

« Nous avons donné la priorité à l’intérêt des Syriens plutôt qu’au chaos et à la destruction », a déclaré Ahmed al-Charaa dans une allocution télévisée. « Nous avons décidé que des factions locales et des cheikhs avisés assumeraient la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueïda », a-t-il dit, en évoquant « la nécessité d’éviter de sombrer dans une nouvelle guerre de grande ampleur » après quatre jours de violences.

« Nous avions deux options : une guerre ouverte avec l’entité israélienne aux dépens de notre peuple druze, de sa sécurité et de la stabilité de la Syrie et de la région tout entière, ou bien donner aux anciens et aux cheikhs druzes la possibilité de revenir à la raison et de donner la priorité à l’intérêt national », a-t-il expliqué.

Dans son discours, Ahmed al-Charaa a promis de faire « rendre des comptes » aux auteurs d’exactions contre « notre peuple druze, qui est sous la protection et la responsabilité de l’État ». « L’État syrien est intervenu pour mettre fin aux affrontements entre les groupes armés de Soueïda et des régions avoisinantes », a affirmé le président intérimaire.

Médiation américaine, arabe et turque

Il a accusé Israël, qui a bombardé la Syrie en affirmant agir en soutien des Druzes, d’avoir « eu recours à un ciblage à grande échelle des installations civiles et gouvernementales pour saper ces efforts, ce qui a entraîné une complication significative de la situation et poussé les choses à une escalade à grande échelle, sauf pour l’intervention efficace de la médiation américaine, arabe et turque, qui a sauvé la région d’un sort inconnu ».

Ahmed al-Charaa n’a pas précisé quels pays arabes étaient intervenus dans la médiation. Mercredi, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait annoncé « un accord sur des mesures spécifiques qui permettront de mettre fin à cette situation troublante et terrifiante » en Syrie.

Ici, les gens ont de la famille à Soueïda. Des jeunes sont venus depuis le côté syrien pour montrer leur solidarité, mais Israël les en a empêchés, à coup de grenades assourdissantes et en allumant un feu.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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Monde

Syrie: après une journée de frappes israéliennes, l’armée syrienne entame son retrait de Soueïda

by admin9775 17 juillet 2025
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La Syrie a été ciblée par de nouvelles frappes israéliennes à Damas sur le secteur du quartier général de l’armée, ce mercredi 16 juillet. Les autorités syriennes ont annoncé mercredi un nouveau cessez-le-feu dans la ville à majorité druze de Soueïda après des violences meurtrières. L’armée syrienne a entamé son retrait de la ville, a annoncé le ministère de la Défense. Plus de 350 personnes ont été tuées depuis le week-end dernier dans des violences dans la province de Soueïda, dans le sud de la Syrie, selon l’OSDH.

Le chef de la diplomatie américaine a indiqué que les parties impliquées dans les affrontements en Syrie sont convenues de « mesures spécifiques » pour mettre fin aux violences. « Nous nous sommes mis d’accord sur des mesures spécifiques qui permettront de mettre fin à cette situation troublante et terrifiante dès ce soir », a écrit le secrétaire d’État américain sur le réseau X, disant attendre à présent que « toutes les parties tiennent leurs engagements ».

L’armée syrienne a entamé son retrait de Soueïda, a affirmé le ministère de la Défense, après l’annonce d’un cessez-le-feu pour mettre fin aux violences intercommunautaires meurtrières.

« Les forces de l’armée ont commencé à se retirer de la ville de Soueida en application des termes de l’accord conclu après la fin des opérations de ratissage contre les groupes hors-la-loi », a indiqué le ministère dans un communiqué. Il ne fait pas mention du retrait d’autres forces syriennes déployées dans la ville.

Bombardements israéliens à Damas et dans le sud du pays

La situation s’est tendue en Syrie tout au long de la journée du 16 juillet. Selon des témoins, plusieurs drones ont survolé dans la matinée la capitale et l’armée israélienne a déclaré avoir bombardé l’entrée du quartier général de l’armée à Damas. Les frappes ont fait trois morts et 34 blessés, selon un nouveau bilan du ministère syrien de la Santé. Plus de 350 personnes ont été tuées depuis le week-end dernier dans des violences dans la province de Soueïda, dans le sud du pays, selon l’OSDH. Un total de 79 combattants druzes, 55 civils, 189 membres de l’armée ou des forces de sécurité et 18 combattants bédouins ont été tués dans des violences communautaires, auxquels s’ajoutent 15 soldats et membres des forces de l’ordre tués dans des frappes israéliennes.

L’armée israélienne a dit également avoir frappé une « cible militaire » dans la zone du palais présidentiel. 

Les autorités syriennes ont annoncé de nouvelles frappes israéliennes mercredi soir sur les environs de Damas, après avoir visé le quartier général de l’armée syrienne et les environs du palais présidentiel au cœur de la capitale. Cette fois, les raids « ont visé les environs de l’aéroport militaire de Mazzé », un secteur « où se trouvent des dépôts de munitions », a indiqué une source au ministère syrien de l’Intérieur à l’AFP.

Les États-Unis se disent « très préoccupés » par les frappes israéliennes en Syrie et veulent que les combats cessent, a déclaré le secrétaire d’État américain Marco Rubio. « Nous discutons avec les deux parties, toutes les parties concernées, et nous espérons que nous pourrons parvenir à une conclusion, mais nous sommes très préoccupés », a-t-il affirmé au côté de son homologue de Bahreïn, ajoutant « nous voulons que les combats cessent ».

« Nous nous sommes engagés avec eux tout au long de la matinée et de la nuit, avec les deux parties, et nous pensons que nous sommes sur la voie d’une véritable désescalade », a affirmé M. Rubio dans le Bureau ovale aux côtés du président Donald Trump et du prince héritier de Bahreïn. « Dans les prochaines heures, nous espérons voir de réels progrès », a-t-il encore dit, évoquant « des rivalités historiques, de longue date, entre différents groupes du sud-ouest de la Syrie, les Bédouins, la communauté druze, et cela a conduit à une situation malheureuse et à un malentendu, semble-t-il, entre la partie israélienne et la partie syrienne ».

Dégâts causés par les frappes israéliennes sur le siège de l'armée syrienne et du ministère de la Défense, à Damas, le 16 juillet 2025.
Dégâts causés par les frappes israéliennes sur le siège de l’armée syrienne et du ministère de la Défense, à Damas, le 16 juillet 2025. AFP – LOUAI BESHARA

Washington appelle le gouvernement syrien à retirer ses troupes de la zone de conflit

Après la déclaration de Marco Rubio, c’est le porte-parole du département d’État Tammy Bruce qui s’est exprimé en appelant le gouvernement syrien à quitter la zone de conflit dans le sud du pays afin d’apaiser les tensions avec Israël. 

« Nous demandons au gouvernement syrien de retirer son armée afin de permettre à toutes les parties de désamorcer la situation et de trouver une solution », a déclaré la porte-parole du département d’État, Tammy Bruce, à la presse, sans préciser la zone exacte où le retrait devrait avoir lieu.L’Union européenne « exhorte Israël à cesser immédiatement ses frappes » en Syrie, a souligné un porte-parole de la Commission mercredi soir.

« Nous exhortons Israël à cesser immédiatement ses frappes sur le territoire syrien, y compris sur des institutions clés à Damas, qui mettent en danger la vie des civils et risquent de compromettre la transition en Syrie », a déclaré ce porte-parole de l’UE, Anouar El Anouni, auprès de l’AFP.

Israël annonce envoyer à la frontière de la Syrie une division opérant à Gaza

L’armée israélienne a annoncé dans la journée l’envoi de renforts à la frontière avec la Syrie, notamment une des divisions opérant à Gaza. « L’une des divisions (…) opérant actuellement à Gaza (…) se prépare à être déployée à notre frontière nord avec la Syrie », a déclaré le responsable militaire aux journalistes lors d’un point presse. La situation est très volatile, comme si Israël et la Syrie se dirigeaient vers une confrontation ouverte et directe.

Israël a dit agir « de manière responsable » et avec « retenue » en Syrie. « Les commandants et les soldats agissent de manière responsable et avec retenue », a déclaré le chef d’état-major Eyal Zamir lors d’une visite dans la partie du plateau du Golan syrien occupée par Israël, à la frontière avec la Syrie.

La Syrie a dénoncé « l’escalade dangereuse » d’Israël « La Syrie tient Israël entièrement responsable de cette escalade dangereuse et de ses conséquences », affirme un communiqué du ministère des Affaires étrangères, selon lequel les bombardements ont visé « des institutions gouvernementales et civiles ». Il affirme le droit de la Syrie à « défendre son territoire et son peuple par tous les moyens garantis par le droit international. »

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a « condamné » des frappes israéliennes et s’est dit « alarmé » par les affrontements meurtriers dans le sud du pays, a indiqué son porte-parole. Le secrétaire général « condamne les frappes d’escalade d’Israël sur Soueïda, Deraa et dans le centre de Damas, de même que le redéploiement rapporté des forces israéliennes dans le Golan », a indiqué son porte-parole Stéphane Dujarric dans un bref communiqué.

Mouvements de populations druzes dans les deux sens

Ce mercredi toujours, des dizaines de Druzes ont traversé la frontière entre la Syrie et Israël dans les deux sens, depuis la zone de Hader, un village du sud de la Syrie occupé par Israël après la chute de Bachar el-Assad, dans des scènes souvent chaotiques sous les gaz lacrymogènes des forces israéliennes qui tentaient de s’interposer.

Le Premier ministre israélien a exhorté les Druzes israéliens à ne pas franchir la frontière avec la Syrie, après l’envoi par Damas de forces gouvernementales dans le sud du pays pour mettre fin à des affrontements impliquant la communauté druze. « Ne franchissez pas la frontière », a déclaré Benyamin Netanyahu dans un communiqué où il estime que la situation à Soueïda est « très grave ».

Des dizaines de druzes ont franchi la frontière dans les deux sens,  le 16 juillet 2025.
Des dizaines de druzes ont franchi la frontière dans les deux sens, le 16 juillet 2025. AFP – JALAA MAREY

Des exactions rapportées à Soueïda

À Soueïda, de nouvelles violences ont opposé les combattants druzes et les groupes armés bédouins ce mercredi matin tôt après que les combattants druzes avaient hier repris le contrôle – au moins partiel – de la ville. Il est impossible d’entrer ou de sortir de la ville et des exactions sont rapportées contre des civils. RFI a pu joindre ce matin Sarah, une habitante druze de Soueïda, bloquée chez elle, sans eau et sans électricité. Elle nous décrit une ville assiégée (sa voix a été modifiée pour des raisons de sécurité).

Nous sommes bloqués. Totalement… On ne peut pas sortir de nos maisons parce qu’il y a des snipers. On ne sait pas qui sont les gens dans les rues: est-ce que ce sont des armées, des factions, des Bédouins, des factions locales? On ne sait rien. Et on ne peut pas sortir parce que la route de Soueïda à Damas par exemple, ou à Dera’a est bloquée. Et il y a beaucoup de factions là-bas. L’Armée syrienne a promis aux gens qu’elle n’allait pas commettre des violations, qu’elle allait protéger les civils. Et après ça, les membres de l’armée ont commencé à entrer dans les maisons des civils et à tuer les jeunes hommes. Ils ont aussi kidnappé des gens et torturé… Quand les habitants de Soueïda ont entendu parler de ces violations, les factions et les gens ont décidé qu’ils vont résister. Parce qu’il va se passer comme ce qui s’est passé avec les Alaouïtes à Lattaquié, à Jableh et à Banias. Ils ont promis aux gens qu’ils n’allaient pas commettre des violations contre les civils. Mais ils ont menti.

01:05

Sarah, Druze de Soueïda: «On ne peut pas sortir de nos maisons car il y a des snipers»

Dans un communiqué publié ce mercredi, la présidence syrienne « condamne fermement les actes honteux » et s’engage à « punir » les auteurs d’exactions à Soueïda, où les forces gouvernementales et leurs alliés ont été accusés d’exécutions sommaires par des ONG, des témoins et des groupes druzes.

Des soldats israéliens montent la garde près d'une porte sur le plateau du Golan, près de la ligne de cessez-le-feu entre le plateau du Golan occupé par Israël et la Syrie, à Majdal Shams, le 15 juillet 2025.
Des soldats israéliens montent la garde près d’une porte sur le plateau du Golan, près de la ligne de cessez-le-feu entre le plateau du Golan occupé par Israël et la Syrie, à Majdal Shams, le 15 juillet 2025. © Reuters/Avi Ohayon

De nombreux civils ont été pris au piège des affrontements. Plusieurs blessés druzes se rendent à l’hôpital d’Izraa pour se faire soigner. Allongée sur un brancard, la jambe bandée et couverte de poussière, Aïcha, 44 ans, vient d’arriver à l’hôpital. Elle a été blessée alors qu’elle quittait précipitamment sa maison, prise sous les tirs. Sa fille et son fils l’ont accompagnée jusqu’ici.

« J’étais sortie de chez moi quand on a entendu les coups de feu… En plus, mon mari est en déplacement. Je ne sais pas ce qu’on a fait de mal pour en arriver là », dit-elle, déboussolée.

Nous avons besoin d’aide. Le personnel est débordé. Il faut des renforts médicaux et du matériel.

01:14

Des civils druzes blessés tentent de se faire soigner à l’hôpital d’IzraaMohamed Errami

Pour l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), le bilan des violences dans le sud s’élève à plus de 300 morts depuis dimanche. 

Faire du sud-ouest syrien une zone démilitarisée

« Notre but, proclamait plus tôt Benyamin Netanyahu, est de maintenir le sud-ouest du territoire syrien en tant que zone démilitarisée. Nous ne permettrons pas, dit-il encore, l’établissement d’un second Liban dans ce secteur. » Et ce mercredi matin, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, appelait à son tour la Syrie à « laisser les Druzes tranquilles à Soueïda ». « Comme nous l’avons clairement indiqué et averti, Israël n’abandonnera pas les Druzes en Syrie et appliquera la politique de démilitarisation que nous avons décidée », déclare-t-il dans un communiqué. Les forces syriennes devraient se retirer, a-t-il ajouté, et il a promis de maintenir les attaques militaires israéliennes jusqu’à ce que cela se produise, affirmant qu’Israël « renforcerait le niveau de riposte contre le régime si le message n’est pas compris ».

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Israël agit à la fois en tant que protecteur des Druzes, mais aussi pour ses propres intérêts, souligne notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Il faut rappeler qu’il existe une profonde alliance avec les Druzes israéliens qui servent au sein de l’armée israélienne. Contrairement aux autres Arabes israéliens, les Druzes sont soumis à l’enrôlement obligatoire dans l’armée. La situation est plus confuse en ce qui concerne la communauté druze du plateau du Golan, annexé par Israël.

Quant aux membres de cette communauté qui vivent en Syrie, ils sont profondément divisés sur la question de leurs liens avec Israël. Rappelons que les Druzes sont un groupe de plus d’un million d’individus qui, s’il est éclaté géographiquement entre Israël, le Liban et la Syrie, est soudé par une culture et une religion – une variante du chiisme – qui les cimentent très fortement. La communauté n’accepte pas de nouveaux convertis et décourage les mariages hors de la communauté, rapportent les experts.

L’émissaire américain a appelé toutes les parties à « faire marche arrière »

Plus tôt mercredi, le diplomate américain Tom Barrack a appelé toutes les parties à « faire marche arrière » et à engager un dialogue en vue d’un cessez-le-feu. « Nous condamnons sans équivoque les violences contre des civils à Soueïda. Toutes les parties doivent faire marche arrière et s’engager dans un dialogue constructif qui conduise à un cessez-le-feu durable », a écrit l’émissaire américain pour la Syrie sur son compte X.

Pour afficher ce contenu X (Twitter), il est nécessaire d’autoriser les cookies de mesure d’audience et de publicité.Il y a quelques jours encore, il était question de contacts entre Israël et le nouveau président syrien Ahmed al-Charaa, avec pour objectif une éventuelle normalisation entre les deux pays. Les États-Unis et Israël étaient parvenus à un accord pour que les frappes israéliennes en Syrie cessent au moins à la tombée de la nuit… Tout cela semble avoir volé en éclat. 

RFI

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17 juillet 2025 0 comments
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À la UneMonde

Ukraine : Trump menace les alliés de Moscou et donne 50 jours pour terminer la guerre

by admin9775 15 juillet 2025
written by admin9775

Donald Trump a menacé lundi d’appliquer des « droits de douane très sévères » contre les alliés de la Russie en cas d’absence d’accord sur la guerre en Ukraine « d’ici 50 jours ».

L’ultimatum du président américain à Moscou et ses alliés. Donald Trump, qui s’est dit lundi 14 juillet une nouvelle fois « déçu » par son homologue russe Vladimir Poutine, a donné à la Russie 50 jours pour mettre fin à la guerre sous peine de sanctions sévères, et annoncé l’envoi prochain à travers l’Otan d’un grand nombre d’armes à l’Ukraine.

Ce faisant, le président américain a clairement montré que sa patience vis-à-vis du président russe était arrivée à bout.

« Je suis déçu du président Poutine, car je pensais que nous aurions un accord il y a deux mois, mais ça ne semble pas se concrétiser », a déclaré le président américain à la Maison Blanche, aux côtés du secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, ajoutant que « par conséquent, nous allons mettre en place des droits de douane secondaires », c’est-à-dire sur les alliés de Moscou.

« Si nous n’avons pas un accord d’ici 50 jours, c’est très simple, (les droits de douane) seront à 100 % et c’est comme ça », a-t-il ajouté.

« C’est très positif, le président Trump adopte une position ferme à l’égard de la Russie. D’un autre côté, 50 jours, c’est très long si l’on voit qu’ils tuent aussi des civils innocents tous les jours », a affirmé devant la presse la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

« Nous pensions avoir un accord à quatre reprises »
Dans le même temps, l’Ukraine va recevoir une énorme quantité d’armes pour renforcer son effort de guerre contre la Russie.

« C’est une très grosse affaire que nous avons conclue. Des équipements militaires d’une valeur de plusieurs milliards de dollars vont être achetés aux États-Unis, aller à l’Otan, etc., et seront rapidement distribués sur le champ de bataille », a dit le président américain.
« Cela signifie que l’Ukraine mettra la main sur un très grand nombre d’équipements militaires, à la fois pour la défense aérienne, mais aussi des missiles, des munitions », a renchéri le secrétaire général de l’Otan.

Le président américain avait multiplié ces derniers temps les signaux contradictoires sur l’Ukraine. Lundi, il a cependant déploré le fait que « nous pensions avoir un accord à quatre reprises environ », mais, à chaque fois, le président russe a continué à bombarder l’Ukraine.

Vladimir Poutine refuse de mettre fin à l’invasion à grande échelle lancée en février 2022.

Après son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a tenté de se rapprocher de Vladimir Poutine et de négocier avec lui une fin de la guerre. Mais le processus diplomatique est dans l’impasse après des sessions de pourparlers peu fructueuses entre Moscou et Kiev.

AFP

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À la UneMonde

Le CHU Renaissance en pleine métamorphose : entre réformes ambitieuses et résistances internes

by admin9775 14 juillet 2025
written by admin9775

Le Centre Hospitalier Universitaire Renaissance, anciennement connu sous le nom d’Hôpital Maman Yemo, connaît une profonde transformation depuis la nomination du nouveau comité de direction dirigé par l’ingénieur Al Kitenge. Cette restructuration ambitieuse, fondée sur les principes de transparence et d’efficacité, suscite cependant des résistances parmi certains acteurs habitués aux anciennes pratiques.

Les résultats tangibles de cette nouvelle gestion sont pourtant impressionnants. L’établissement a enregistré une augmentation significative de ses recettes, une régularité dans le paiement des salaires du personnel, ainsi qu’une nette amélioration de la qualité des soins et de l’accès aux médicaments pour les patients. Le plateau technique a été entièrement rénové pour répondre aux normes internationales, tandis que la bancarisation complète des opérations financières et la digitalisation des services hospitaliers ont permis d’éradiquer les pratiques douteuses du passé.

Malgré ces avancées remarquables, certains médecins, autrefois bénéficiaires de pratiques illicites comme le détournement de médicaments ou l’extorsion des patients, mènent une campagne de désinformation. Leurs méthodes incluent la propagation de fausses rumeurs, des insinuations à caractère tribaliste et la réactivation de réseaux clientélistes.

Le comité de direction, sous la conduite de l’ingénieur Al Kitenge, reste néanmoins déterminé à poursuivre les réformes engagées. Son objectif est clair : transformer le CHU Renaissance en un établissement hospitalier de référence à l’échelle nationale, moderne, accessible et entièrement dédié au service des patients.

Cette transformation du CHU Renaissance symbolise les défis plus larges de la réforme du secteur public en République Démocratique du Congo, où chaque progrès doit composer avec les résistances d’un système ancien. Le succès de cette transition pourrait servir de modèle pour d’autres institutions publiques du pays en quête de modernisation. Les prochains mois seront cruciaux pour consolider ces acquis et démontrer que ces réformes sont désormais irréversibles, au bénéfice des patients et du système de santé national dans son ensemble.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Crash d’Air India: «Il n’y avait absolument aucune raison logique» de couper les moteurs

by admin9775 13 juillet 2025
written by admin9775

En Inde, on en sait un peu plus sur les raisons du crash de l’avion de ligne d’Air India, survenu le mois dernier. 260 personnes ont péri après que le Boeing 787 Dreamliner s’est écrasé juste après son décollage de l’aéroport d’Ahmedabad, le 12 juin dernier. Le rapport préliminaire de cet accident vient d’être rendu public, et après l’analyse des boîtes noires, il envisage la possibilité d’une erreur humaine, car les interrupteurs des deux moteurs semblent avoir été abaissés, ce qui a coupé leur alimentation. Une situation qui serait extrêmement rare et étonnante, analyse Xavier Tytelman, consultant en aéronautique.

RFI : Quelles sont vos premières réactions à la lecture des conclusions de ce rapport ?

Xavier Tytelman : Ce rapport confirme d’abord ce que les premières vidéos nous ont suggéré : il y a bien eu une coupure des deux moteurs, et cela n’a pas été entraîné par des oiseaux par exemple. Il nous indique plutôt que les « switch » d’alimentation des moteurs, les interrupteurs, étaient en position coupée, c’est-à-dire que physiquement, ils avaient été désactivés dans le cockpit par l’un des deux pilotes. C’est vraiment étonnant, mais c’est ce que je comprends de ces conclusions préliminaires, car il faut savoir que ce système d’alimentation ne possède pas de moyen de sauter de manière automatique.

Pourquoi un pilote couperait-il lui-même les moteurs de l’avion ?

Soyons clairs, il n’y avait absolument aucune raison logique de le faire. Il n’y avait aucune panne ni moteur en feu qui rendrait nécessaire de couper un moteur. Nous sommes alors au décollage avec une poussée normale, et tout va bien. Le relevé des boîtes noires nous indique en fait qu’un des pilotes dit à l’autre : « C’est toi qui a coupé le moteur ? » Et le deuxième pilote répond, « mais non, j’ai rien fait ». Ils relancent donc les réacteurs, mais à l’altitude où ils étaient, ils n’ont pas eu le temps de reprendre de la puissance. Ils ont essayé de planer du mieux qu’ils ont pu, mais ils n’ont pas réussi à redécoller

Est-ce que cet interrupteur d’alimentation des moteurs peut être désactivé par erreur ?

Non, c’est impossible. Il faut d’abord savoir que ce n’est pas comme un bouton de lumière, sur lequel on pourrait appuyer par erreur, ou comme si on pouvait accrocher son pull par inadvertance pour déclencher cela. Non, il faut forcément réaliser une procédure, c’est-à-dire tirer le contrôle avant de changer la position. Et cela, c’est nécessairement quelqu’un qui le fait avec sa main. Et je n’imagine pas qu’ils puissent simplement se tromper de bouton et couper les moteurs plutôt que de rentrer les trains d’atterrissage par exemple. Ce n’est vraiment pas du tout le même endroit dans le cockpit.

Dans le passé, il est déjà arrivé qu’un pilote, qui venait d’être atteint d’un accident vasculaire cérébral (AVC) de quelques secondes pendant le décollage, ait fait cette action. Et cela a effectivement coupé les moteurs. Cela n’est arrivé qu’une seule fois dans l’histoire, mais cela reste quelque chose d’envisageable.

Peut-on envisager qu’un pilote ait voulu se suicider ?

S’il y avait un suicide, on aurait plutôt entendu une affirmation telle que « c’est toi qui a coupé ? Oui, c’est moi qui ai coupé, » puis il aurait poussé les manettes vers le bas pour aller au tapis. Donc, si on part sur l’idée que c’est une action dans le cockpit qui a entraîné le crash, à mon avis, c’est une erreur involontaire qui aurait été provoquée par l’un des deux pilotes, potentiellement après une perte de conscience de quelques secondes. C’est pour cela qu’il y a des suivis médicaux très approfondis sur les pilotes. Encore une fois, pour l’instant, nous nous basons sur des suppositions qui seront peut-être fausses, mais les premiers éléments contenus dans le rapport nous orientent vers cette option.

Est-ce que ce rapport est complètement fiable ?

Le rapport préliminaire est techniquement infaillible. C’est l’analyse des boîtes noires, la retranscription des images et l’analyse des échanges radios. Cela a été réalisé par les inspecteurs indiens, en collaboration avec des représentants des États-Unis et du producteur du moteur. Donc, il n’y a aucun doute. Il y a d’ailleurs très peu de pays sur lesquels il y a des doutes et des suspicions de non-respect des procédures. C’est notamment l’Égypte qui a essayé de mentir plusieurs fois sur des accidents. Mais là, pour l’Inde, étant donné qu’ils ont eux-mêmes demandé la coopération internationale, il n’y a pas de doute sur la fiabilité des informations qu’ils ont diffusées.

Quand pourra-t-on avoir des éléments plus définitifs sur les causes de l’arrêt des moteurs ?

Cela va être long et peut prendre un an pour avoir les conclusions. Mais si c’est un problème technique, c’est-à-dire que si c’est lié à Boeing ou au fabricant du moteur, il y aura très rapidement des exigences de modification. Mais à l’inverse, s’il n’y a pas tout de suite une information dans ce sens, cela viendra plutôt confirmer qu’on est sur un facteur humain.

RFI

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À la UneMonde

Washington annonce des sanctions contre plusieurs dirigeants cubains, dont le président Miguel Diaz-Canel

by admin9775 12 juillet 2025
written by admin9775

Quatre ans exactement après des manifestations anti-gouvernementales inédites à Cuba, les États-Unis ont annoncé vendredi 11 juillet des sanctions contre plusieurs dirigeants de l’île communiste. Le président Miguel Diaz-Canel et ses ministres de l’Intérieur et de la Défense, notamment, sont visés par des restrictions de visas pour entrer sur le sol américain.

Quatre ans tout juste après les manifestations historiques qui ont secoué Cuba, Les États-Unis ont annoncé des sanctions inédites contre plusieurs dirigeants cubains, dont le président Miguel Diaz-Canel, vendredi 11 juillet, faisant monter d’un cran la pression sur l’île communiste. Ce dernier est sanctionné « pour son rôle dans la brutalité exercée par le régime à l’encontre du peuple » cubain, a indiqué le secrétaire d’État Marco Rubio sur son compte X, précisant que Miguel Diaz-Canel faisait désormais l’objet d’une restriction de visa pour entrer sur le territoire américain.

Deux ministres – celui de la Défense – Alvaro Lopez Miera, et celui de l’Intérieur – Lazaro Alberto Alvarez Casas – sont également sanctionnés, ainsi que de « nombreux responsables judiciaires et pénitentiaires cubains impliqués dans la détention injuste et la torture des manifestants de juillet 2021 » pour « leur implication dans des violations flagrantes des droits humains », précise par ailleurs le Département d’État dans un communiqué. Enfin, celui-ci a aussi ajouté un hôtel d’État de 42 étages récemment inauguré à La Havane sur la liste des lieux interdits aux Américains « pour éviter que les dollars américains financent la répression du régime cubain ».

Politique de pression maximale

Les États-Unis « peuvent imposer des sanctions migratoires contre des dirigeants révolutionnaires et maintenir une guerre économique prolongée et sans merci contre Cuba, mais ils n’ont pas la capacité de faire plier la volonté de ce peuple ou de ses dirigeants », a réagi le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez, là encore sur X.

Les 11 et 12 juillet 2021, des milliers de Cubains étaient descendus dans les rues de l’île pour réclamer plus de liberté et de meilleures conditions de vie. Ces manifestations antigouvernementales, d’une ampleur jamais vue depuis la révolution castriste de 1959, avait fait un mort, des dizaines de blessés et des centaines de personnes avaient été arrêtées. Le même jour, Miguel Diaz-Canel, au pouvoir depuis 2019, avait lancé à la télévision un « ordre de combattre » à tous les Cubains soutenant le gouvernement pour qu’ils sortent dans la rue s’opposer aux manifestants.

Washington a toujours condamné la répression du gouvernement cubain à l’égard des manifestants, dont plusieurs centaines ont été condamnés, parfois jusqu’à 25 ans de prison. Mais le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier dernier a tendu encore davantage les relations entre les deux pays. Fin juin, le président américain a par exemple signé un « mémorandum » destiné à renforcer sa politique de pression maximale sur l’île communiste, sous embargo économique depuis 1962, le Département d’Etat affirmant ce vendredi « prendre des mesures pour mettre en oeuvre » cette politique.

Selon les États-Unis, 700 personnes sont toujours emprisonnées pour leur participation aux manifestations de juillet 2021 à Cuba. Les organisations de défense des droits humains estiment, quant à elles, que leur nombre se situe entre 360 et 420. Parmi la centaine de manifestants condamnés, certains ont été libérés ces derniers mois après avoir purgé leur peine. D’autres ont été remis en liberté dans le cadre d’un accord négocié sous les auspices du Vatican après le retrait, en janvier, de l’île de la liste noire américaine des pays soutenant le terrorisme par l’ex-président Joe Biden. Une décision révoquée par la suite par Donald Trump…

RFI

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